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interviewLe Média (sur YouTube)· 10 octobre 2025 17 min

TABASSÉE ET ÉTRANGLÉE PAR LA POLICE, LA JUSTICE S’ACHARNE SUR CETTE FEMME NOIRE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247 et d'activer la cloche. Bien sûr que j'ai subi la mijine noire et franchement, je suis pas la le genre de personne à dire à crier racisme partout, mais c'est réel. La France est un pays où il y a des racistes.

La France est un pays où il y a du racisme et il y a du racisme dans notre police. Et je ne dis pas que tous les policiers sont racistes, loin de là et encore heureux. Mais il y en a à travers mon témoignage.

J'espère que beaucoup de personnes vont se réveiller, que vous soyez noir, blanc, peu importe parce que ça touche tout le monde au final. Christelle Victoire, 28 ans, étudiante en droit et coach de basket au gymnase Jeanz de Saint-Gracien dans le Valdoise en région parisienne. Le 16 novembre 2024, alors qu'elle va chercher les enfants qu'elle entraîne, elle est arrêtée une première fois par la police lors d'un banal contrôle routier.

Motif invoqué, un prétendu franchissement de ligne blanche. Les policiers la laissent repartir mais la suivent en voiture jusqu'à l'arrêter une deuxième fois, quelques rues plus loin. Mais très vite, le contrôle dégénère.

Attention, les images peuvent être choquantes. Doucement, monsieur, c'est sa tête. Doucement, monsieur, doucement.

C'est une femme. C'est une femme. Nous l'avons rencontré.

Elle raconte l'horreur qu'elle a vécu. Je vois que les gyophares font sont de plus en plus proches. Donc je me retourne comme si je regarde mon angle mort et je m'aperçois que c'est la même voiture de police nationale qui m'avait interpellé au départ pour me dire attention ne passez pas là qui était là.

Je reconnais la dame qui me dit arrêtez-vous défaut d' tempérer arrêtez-vous tout de suite éteinez votre moteur. Donc quand la policière arrive à la hauteur de ma voiture elle me dit vous avez fait un défaut d'eau tempéré. Pourquoi ?

Quand vous êtes parti, vous m'avez chipé. Son avocat, maître Bertrand Julier, dénonce le traitement discriminatoire dont elle fait l'objet. Il y a peut-être une surréaction, il voit une personne noire, disent "Ah, c'est noir, c'est une délinquante en puissance." Parce qu'il laisse passer la personne devant, c'est un blanc qui est en voiture.

La personne qui est en voiture qui qui fait une infraction et on laisse, c'est peut-être le cas, mais en fait, on connaît pas les motivations des policiers. Mais surtout, je comprends pas, on comprend vraiment pas pourquoi ils se mettent à la suivre. Elle elle a elle a pas accéléré, elle est pas partie en commettant excès de vitesse.

Elle a pas elle a rien fait de en voilà rien fait de répréhensible d'un point de vue routier. Donc on lui on on lui reproche la policière lui dit "Tu tu vas chiper." Le chip le fait c'est le fait de faire qui est soi-disant une marque de mépris que font souvent en tout cas les personnes africaines.

En tout cas elle c'était pas son habitude de chiper les gens et là en l'occurrence elle l'avait pas du tout chipé. Donc elle lui répond "Ma non, je comprends pas. Peut-être que ça serait raciste le fait de considérer qu'elle que parce que c'est une femme noire et que les africains ça leur arrive de chiper.

Euh ça serait raciste de considérer qu'elle a nécessairement chipé. Mais non, elle a pas chipé. Puis ça consiste pas un délit.

Non, ça consiste pas un délit. Alors il pourrait dire oui si si c'est un outrage mais non. En plus, elle a dit clairement "Mais non, j'ai fa j'ai pas j'ai pas fait ça." Par la suite, euh je vois qu'il s'énerve un peu et il y a son troisè collègue qui arrive et qui lui vraiment euh très méchant, très autin qui me crie dessus, qui me demande à plusieurs reprises d'éteindre mon moteur.

Euh je leur dis que non, je connais mes droits. Malheureusement pour eux, ils sont tombés sur une personne qui est juriste, donc je connais mes droits. Le policier qui est arrivé en dernier fait le tour de la voiture et vraiment comme un cow-boy, vraiment comme un cow-boy, il ouvre ma portière côé passager et à partir de ce moment-là pour moi c'est une agression.

Il rentre dans ma voiture, il me prend mon téléphone, il le jette par terre, il arrache mon câble, il me fait mal à l'épaule, il me fait mal au poignet et il se permet d'éteindre mon moteur. Donc à ce moment-là euh moi je sais ce que ça veut dire. C'est c'est il a pas de mandat pour rentrer dans ma voiture, c'est ma propriété.

C'est comme s'il rentrait chez moi et là je là je vois rouge donc il refait le tour de la voiture et il me dit il met ses deux mains sur mon ma vitre. Il me dit maintenant vous descendez d'un temps très fort, vous descendez, vous avez plus le droit à la parole, vous descendez et tout vous enlevez votre ceinture, ils me prennent un peu brutalement, les deux policiers me tirent un peu des part et d'autres. Donc si les deux me tirent en même temps, bah forcément à un moment donné, en sachant qu'il me donnent des coups par derrière, bah je tombe.

Je tombe et on arrive là où vous voyez la vidéo où euh tout simplement j'ai ma tête en dessous de la voiture de police. Sergio sergo, Sergio Sergiochez pas, vous me touchez pas touchez pas touchez pas. Et euh ce qui se passe, c'est que je crie le nom de mon frère parce que de un, je me sentais oppressé.

Euh, j'arrivais pas à respirer. Je le dis à plusieurs reprises. Je vois qu'il y a vraiment du monde qui commence à venir autour de moi.

Euh, un policier qui essaie de me parler en me criant dessus comme si j'étais un enfant alors qu'il voit bien que je suis en crise d'angoisse totale. Une policière qui est sur mes genoux où j'ai mal parce que je tiens quand même à préciser où j'ai un ligament croisé sur un de mes genoux et elle appuie dessus malgré que je leur dis que j'ai mal. et un autre policier qui est clairement en train de m'étouffer, très clairement.

Et euh malgré à chaque fois que je lui disais "J'arrive plus à respirer, j'arrive plus à respirer," l'empêchait pas de continuer, de mettre sa main sur mon cou et de continuer à m'écraser la tête. Et à un moment donné, franchement, je perds patience, je perds mon souffle. Euh je me dis "Christelle, tu vas mourir, c'est sûr." Donc qui t'a qui t'a entre guillemets laissé ta vie, essaie de te dégager de là parce que je sais que quand on pince ou on mort une personne, bah c'est un réflexe qui enlève sa main.

Donc j'ai mordu le policier qui était sur ma tête et en fait lui en fait non, il a continué en fait à m'écraser la tête par terre mais vraiment très fort. Euh auquel cas j'ai cru vraiment que je perdais mes dents parce que j'étais vraiment appuyé sur le bitum. Lève-toi lève elle va rien faire.

Elle est elle est innocente. Elle s'est évanouie. Elle s'évanouie.

Voilà. Voilà. Elle a pas Elle elle a un malaise.

Elle a un malaise. Elle a un malaise. Bravo.

Bravo la police. Et donc du coup euh j'ai perdu connaissance. Pendant combien de temps ?

Je sais pas. Je pense que j'ai dû perdre de connaissance pendant 2 3 minutes. Mais euh c'est vrai que sur le coup dès l'instant que je ferme les yeux, je me dis "Ça y est, c'est fini, genre je vais plus me réveiller, c'est fini quoi." Ils ont appelé la BAC. là-bas qui arrive avec des fusilles à pompe, c'est n'importe quoi.

Et il y a du monde mais les gens sont très calmes et il y a le fameux Sergio, son frère qui est là qui est très calme. Et euh on sent les policiers en panique. Il dans l'équipage, ils étaient trois je crois euh deux de l'équipage, la fille et le conducteur la mettent dans la voiture avec quelqu'un de la BAC et ils partent au commissariat d'Angien et Bain. sur le commissariat d'An et Bain sur le chemin, le policier de la BAC fait des remarques inappropriées et il me dit "Ah, je vois que vous êtes au Cameroun à Douala.

Franchement, j'adore les femmes noires. Vous avez des belles formes, vous faites bien à manger. Franchement, vous inquiétez pas, tout va bien se passer pour vous.

Vous êtes une belle femme noire, franchement, vous inquiétez pas, tout va bien se passer pour vous. Là, vous êtes conduit dans une voiture de la police à Hanguin les bains. Il fait beau pour aller au commissariat, déstressé, tout va bien se passer.

Et en fait, moi ce qui m'a sidéré dans ça, c'est que les deux policiers devant, ils disaient rien. Au moment où ils essayent de me palper enlever mes affaires et cetera et tout, j'ai dû forcer, voir crier pour que ça soit une femme qui vienne le faire. Euh, on me pose des questions très indiscrètes.

Euh, est-ce que vous portez une perruque sur vous ? Alors, je réponds que non. Dis vous êtes sûr ?

Parce que bon, on sait que les gens de chez vous en général, voilà, pouvent avoir des perruques. Et après, ce qui se passe tout simplement, c'est que je pars me faire auditionner enfin. Donc au bout de 3 4 heur et pareil intimidation vraiment intimidation.

Donc euh pendant tout l'audition, on m'a intimidé, on m'a dit que je connaissais rien, on m'a dit que je n'étais rien. Et euh à la fin euh on me sort de la cellule en me disant que le procureur a dit queon me laisse sortir et que ben je serai euh jugée le 23 décembre 2025 euh et que euh je dois je suis jugée pour violence, outrage à agent, rébellion et que je défaut d'obtempéré aussi et que je risque 45000 € d'amende maximum et 50 ans de prison. Voilà, son avocat a porté plainte quelques semaines après les fait et a saisi l'IGPN, la police des polices.

Après plusieurs mois de silence, le procureur classe ensuite le 17 juin 2025 la plainte de Christelle car je cite "L'infraction des policiers est insuffisamment caractérisée" et ce malgré la vidéo qui témoigne de la gravité des violences. Son avocat déplore une justice à deux poids de mesure. En gros, ils disent circuler, il y a rien à voir.

Votre cliente elle eu des problèmes avec les policiers. Il y a une procédure contre elle le 23 décembre. Donc on va voir ce que ça va donner.

Et de toute façon, vous avez porté plainte devant le vous avez saisi le procureur et donc vous serez entendu et on ça tirera les choses au clair. Mais ils font pas d'enquête. Elle est pas convoquée devant les uniques unités médico-judiciaires bizar.

Donc elle a dû faire tous les examens elle-même. Mais Nico pour la plainte des policiers, j'ai demandé les pièces parce que elle est convoquée le 23 décembre. J'ai demandé les pièces, je à 5 à six reprises.

Pas de en fait des réponses me disant on les a pas, on les a pas. Donc j'ai je viens d'écrire moi seulement au procureur euh vendredi dernier, vendredi euh 19 septembre pour qu'il ordonne aux policiers euh du commissariat d'Angen et Bain qui ont conservé le dossier de communiquer les pièces pour qu'on puisse se défendre, de communiquer les pièces au tribunal et qu'on puisse nous les avoir. Voilà.

Et je ne sais pas où çaen est. Les policiers sont censés allumer leur caméras piéton lors des situations à risque ou conflictuelles, notamment dans le cas d'outrage à agent. ce qui est précisément accusé contre Christelle.

Mais selon les dirs des policiers, ces caméras n'auraient pas été allumées. Et en fait, ne pas les avoir ne pas avoir allumé, ça constitue une faute. Ça constitue aussi un indice peut-être peut-être euh bah ça constitue un indice que les policiers sont pas des policiers très rigoureux sauf à démontrer que le leur matériel serait défectueux.

Ce qui est anormal, c'est que les ces ces bandes elles sont conservées un mois. avant c'était 6 mois et c'est la loi a changé mais ça a tendance à en fait c'est c'est une fausse protection des des citoyens. On a fait ces caméras pour protéger les citoyens mais finalement on a réduit la durée de conservation mais c'est quand même anormal que c'est que la la machine judiciaire ne se mette pas en branle sauf contre elle.

On a fait une les policiers ont fait une procédure ce qu'on appelle une procédure billon. Vous savez c'est les procédures fait pour bayonner les gens pour éviter que vous que vous vous rebelliez que vous plaigniez. Donc souvent les policiers font ça font des procédures d'outrage pour pour vous bayonner.

C'est courant en matière immobilière pour quand vous contestez un permis de construire, des fois les promoteurs font contre vous des recours pour vous dire attention vous faites un recours, je vais demander beaucoup d'argent. C'est ce qu'on appelle les procédures billons, c'est pour vous faire terire ou euh d'autres personnes font euh porte-punte pour diffamation quand on fait quelque chose et cetera. Voilà.

Mais c'est inadmissible en tout cas dans un état de droit, c'est inadmissible et euh Ouais, il y a il y a un grave problème euh de justice et et de police. Christelle a rendu publique son affaire en août 2025 en publiant la vidéo sur les réseaux sociaux. Quelques semaines après, la députée LFI Gabriel Catala a saisi le procureur et la défenseur des droits afin d'alerter sur cette affaire particulièrement grave.

Moi, j'ai vu cette vidéo, ça m'a ça m'a beaucoup choqué. Ça m'a fait penser à Cédric Chouvia, ça m'a fait penser à George Floyd et euh je crois qu'on est des millions à être choqué par cette vidéo a été partagée des millions de fois et vu des millions de fois en France. Donc j'attends que la justice se saisisse de l'affaire et d'ailleurs je crois qu'en matière de violence policière, il faudrait en réalité que les affaires soient systématiquement dépaysées.

Parce que là, qu'est-ce qui se passe ? On a une dame qui est victime de violence à Saint-Gratien dans le Valdoise de la part de policiers qui sont du commissariat d'anguin les bains. Il me semble qu'elle est allé porter plainte dans le même commissariat.

Et c'est le tribunal de Pontoise qui va le procureur qui va lancer mener l'enquête avec la collaboration des policiers qui viennent du commissariat euh où elle a été victime de violence et où elle a porté plainte. Dans ces cas-là, il faudrait que ce soit le tribunal judiciaire d'une autre juridiction. qui soit chargé de l'enquête et un autre procureur d'un département voisin euh pour ne pas que il y ait de collusion avec la police nationale qui est impliqué.

Le système judiciaire, il a un gros problème, c'est que la justice, si elle travaillait en toute indépendance, les magistrats, les procureur seraient des magistrats indépendants. Or, ce n'est pas le cas selon la Cour européenne des droits de l'homme et surtout la police judiciaire devrait être rattachée au ministère de la justice et pas au ministère de l'intérieur. Donc, qu'est-ce que ça fait ?

Le les procureurs qui ne sont pas des magistrats indépendants sont les personnes en charge de l'enquête. Là, en l'occurrence, ils doivent enquêter sur des policiers qui d'habitude sont leur subordonnés pour des enquêtes. Donc, il y a une une collusion évidente et les procureurs n'ont jamais envie de se mettre à dos les policiers avec lesquels ils travaillent sur tout le reste des affaires.

Donc, il y a il y a évidemment une manière permanente de noyer le poisson qui crée une omerta et une impunité sur les sur les violences policières. C'est pas c'est pas la première fois, c'est pas la première affaire. toutes les les techniques policières qu'il faut revoir aujourd'hui.

Il y a une une logique confrontationnelle permanente. Il y a aucune formation adéquate au dispensé aux policiers au gendarmes sur la désescalade. On a des techniques policières en France qui sont dangereuses.

Le plaquage ventral, le le pliage ventral, toutes ces techniques d'immobilisation des gens qui les étouffrent, qui les violentes devraient être totalement interdites. Et c'est ce qu'on voit sur la vidéo où on voit Christelle qui est qui est au sol et qui est maîtrisé par plusieurs agents de police. On voit qu'elle a qu'elle subit en fait un un plaquage un plaquage ventral, ce qui empêche les personnes de respirer et peut les conduire à la à la mort.

Toutes ces techniques devraient être prohibées. Bah ce qu'on veut ce qu'on veut c'est qu' que les que les policiers soient sanctionnés et qu'elle elle obtient une réparation que ça peut être une réparation symbolique mais c'est surtout morale surtout pour que du moins elle souffre de de problèmes psychiques depuis et euh il y a une perte de confiance dans la police et et voilà. Et il y a aussi moi je pense que ça pose des problèmes plus fondamentaux de formation des policiers et je pense que ces problèmes-là on on les paye maintenant.

On les on les paye fortement. En fait, le problème c'est pas d'opposer la police au reste de la population puis qu' évidemment qu'il y a des des dizaines de policiers qui font correctement leur travail. C'est pas le sujet.

Euh le problème c'est qu'on a le droit de dire lorsque la police est défaillante, on a le droit de dire que l'institution policière en tant que telle laisse ou fabrique une impunité lorsqu'il y a des violences physiques et des violences racistes. Mais moi ce que j'espère en principal, c'est que ça soit recogue comme une agression, comme un défaut de procédure, comme un défaut de en gros qu'ils ont mal fait leur leur manœuvre. qu'il reconnaissent qu'ils ont eu tort.

Ça c'est la première chose, que ça soit reconnu comme défaut quoi, comme agression. La deuxième chose que j'espère c'est déjà que mon affaire soit supprimée de mon casier judiciaire parce que moi, je fais des études de droit. Je veux passer certains concours qui sont quand même des concours assez importants et si j'ai un casier judiciaire pour une chose comme ça à cause d'eux, je pense que là dans ma tête ça va pas ça va pas aller.

Donc déjà ça et euh je pense que j'ai le droit je pense de demander des dommages et intérêts. Euh parce que à l'heure actuelle moi avec ma famille je paye tous les frais avocat user. Vous savez que pour faire une simple constatation c'est pas 50 € hein.

Ça coûte très cher. les frais médicaux parce que forcément je vois des spécialistes que ça soit un rheumatologue pour mon genou et pour mon dos que ça soit ça coûte pas du tout 10 €. Donc toute cette procédure depuis 1 an à mes frais et franchement j'en souffre, je suis étudiante je je gagne pas des masses.

Je suis en alternance, je gagne pas des masses. L'histoire de Christelle n'est pas un fait isolé mais contrairement à tant d'autres victimes, elle a une preuve. Cette vidéo filmée par une témoin et dans ce rapport de force, c'est peut-être la seule arme capable de faire pier la justice.

Car sans ces [musique] images, la parole des victimes est trop souvent étouffée par celle de la police.