Mélanie Vogel : « Le retour de la loi Duplomb est un crachat à la figure du débat démocratique »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Mélanie Vogel, vous êtes sénatrice écologiste des Français de l'étranger. On va dérouler toutes ces actualités avec vous. Mais d'abord comme tous les jours, je vais vous montrer trois unes de la presse régionale.
On commence avec la une de Sud-Ouest, des aerts médicaux. Une solution qui roule. La région expérimente des camionnettes médicalisées qui vont à la rencontre des patients dans des zones qui connaissent des pénurées de spécialistes.
Midi libre consac une au gazilant, le fameux protoxyde d'azote qui a provoqué une série d'accidents mortels. Plusieurs élus demandent un changement de la loi. Et puis enfin, je crois que vous êtes né à Marseille, Mélanie Vogel, la une de la Provence nulle, nulle comme la défaite de l'OM hier en Ligue 1, 5-0 face au Parissag-Germain.
Quelle une inspire de de laquelle avez-vous envie de nous parler aujourd'hui ? Alors, je suis désolée, je vais pas prendre la Provence parce que pour être très franche, le football, c'est pas trop mon truc. Euh, je vais prendre les déserts médicaux.
Oui. Alors, expliquez-nous pourquoi. Ben parce que c'est un enjeu majeur euh du service public en France.
Parce que la situation dans laquelle nous sommes et la raison pour laquelle on se retrouve à avoir des camionnettes qui doivent circuler en France pour combler ces ces vides, ce sont les décisions qui ont été prises par les gouvernements successifs ces dernières années. On a traversé de longs mois de débats budgétaires très importants et je crois que il faut avoir conscience que derrière ces déserts médicaux, il y a pas de fatalité. Il y a des choix politiques.
Est-ce qu'on investit dans les services publics ? Est-ce qu'on investi dans l'hôpital public ou pas ? Et je pense que le réarmement des services publics, en particulier la santé et l'éducation, la santé fait partie des priorités des Français.
Ça doit être un des grands débats qui va animer la présidentielle. L'actualité, c'est aussi Mélanie Vogel, cette affaire Epistine, hein. Le scandale qui se répend en France, Quentin l'évoqué tout à l'heure, c'est l'affaire euh du weekend.
Jacques Lang a annoncé cette émission de la direction de l'Institut du monde arabe. Vous êtes euh soulagé ce matin, vous dites "Il était temps qu'il s'en aille." Ouais, je veux dire enfin euh je vais pas l'applaudir pour avoir fait ce qui s'imposait.
Par ailleurs, je pense que Jack Lang est vraiment un épi phénomène dans cette histoire. L'affaire Epsteine, le sujet de l'affaire Epsteine et je crois qu'il faut pas s'en détourner, c'est les hommes puissants et riches qui font réseau, se retrouve dans une situation de jouissance, d'impunité. Il y a pas que des hommes qui sont impliqués dans cette affaire, il y a aussi des femmes.
Il y a aussi des femmes victimes. Oui. Enfin, je pense à la la notamment en Norvège et cetera.
Il y a pas que les hommes qui sont mais majoritairement le sujet de société que révèle l'affaire, c'est un réseau d'hommes riches et puissant qui utilisent leur richesse et l'impunité dont ils jouissent pour commettre ensemble des crimes en particulier des crimes sexuels. C'est ça le sujet de l'affaire Reptine et c'est ça qui doit nous animer. Vous demandez une commission d'enquête sur cette affaire comme le demande la France insoumise ?
Je pense que c'est tout à fait un sujet qui peut faire l'objet d'une commission d'enquête parlementaire. Oui. que vous porterez peut-être ici au Sénat.
Peut-être il faut mettre à l'agenda potentiellement. Jacques Long, c'est aussi l'homme qui a incarné une culture politique, le culture la culture politique de la gauche. Est-ce que cette affaire vient remettre en cause aussi peut-être un héritage politique ?
Non, comme je vous disais tout à l'heure, je pense que l'affaire c'est pas Jack Lang, c'est pas la gauche. L'affaire c'est euh les réseaux euh d'hommes riches et puissants qui se connaissent à travers le monde, qui ont des intérêts communs. Et c'est ça euh l'affaire.
C'est pas on entend tout un tas de théories complotistes autour de cette affaire qui doivent pas nous détourner du sujet principal. Le sujet principal, c'est euh les hommes riches qui euh se mettent ensemble pour bah jouir d'une forme d'impunité et qui à cette occasion commettent différents crimes dont des crimes sexuels. Euh l'association Innocence en danger demande la réouverture de l'enquête en France.
Elle avait été clôturée, vous savez, à la suite de la mort de de Jean-Luc Brunel en prison 2022. Est-ce que vous demandez aussi vous la réouverture de cette enquête ? Je suis pas au fait du sujet.
Veuillez m'en excuser, mais s'il y a des nouveaux éléments dans une enquête criminelle, évidemment qu'il faut qu'elle soit réouverte. On va parler d'un autre actualité, la programmation pluréannuelle pour l'énergie. La PPE, c'est la feuille de route de la France en matière de transition énergétique.
Elle est attendue depuis 3 ans. Elle sera signée en fin de semaine, annonce Sébastien Lecornu. Ça se fera par décret, donc sans consultation du parlement.
Juste déjà sur la méthode, ça pose un problème ? Moi, je regrette qu'on en soit arrivé là. On a près de 3 ans de retard en France sur un sujet qui est un sujet absolument majeur.
La PPE, la programmation plurannuelle de l'énergie, c'est la détermination de l'avenir énergétique de la France sur les 10 prochaines années. Et derrière ça, il y a l'enjeu évidemment de souveraineté énergétique qui est aujourd'hui, nous le savons, un enjeu de paix. Il y a un enjeu de souveraineté industrielle et derrière ça des emplois.
Aujourd'hui, le secteur des renouvelables emploie directement ou indirectement 150000 personnes en France. Il y a un enjeu de climat évidemment et un enjeu de prix et donc de pouvoir d'achat. Donc c'est un c'est des enjeux absolument majeur et on n' pas été capable pendant 3 ans d'adopter cette PPE.
Donc je regrette qu'on en soit arrivé là. Oui. Maintenant elle arrive et sur le fond alors je vous donne ce qu' ce qu'elle prévoit.
Le gouvernement va réduire la progression du solaire et de l'éolien terrestre. et Sébastien Lecornu qui confirme la relance du nucléaire décidé par Emmanuel Macron. Est-ce que c'est une politique antiolo ?
Est-ce que c'est ce que vous dites aujourd'hui ? Alors, on a un gouvernement qui, c'est évident à travers, nous l'avons vu, euh la loi grémier et cetera, euh porte dans son cœur, en tout cas euh s'allie avec celles et ceux à droite et à l'extrême droite qui par climatoscepticisme, par antienouvelable à ces primaires et par idolâtrie du nucléaire veulent nous amener dans une direction à mon sens parfaitement inverse à ce que nous devrions faire donc la relance pour moi relancer le nucléaire donc dépenser des milliards dans une technologie dont on ne sait pas à quel horizon elle va nous produire 1 kW puisque vous savez que le PR de Flamandville a quand même eu 12 ans de retard alors qu'on a des énergies des technologies les renouvelables qui sont matures, qui sont sûres qui sont peu chers qui assurent notre souveraineté énergétique et qui assure la décarbonation c'est irrationnel donc la relance du nucléaire pour moi est une aberration économique absolue. Maintenant, sur les renouvelables, nous avons pour moi un enjeu majeur, c'est de refuser le moratoire de fait qui était demandé par la droite et l'extrême droite.
Nous avons des dizaines de milliers d'emplois en France qui dépendent des renouvelables. C'est l'avenir énergétique du continent européen. C'est ce qui nous permettra d'assurer nos objectifs climatiques.
Et donc il serait absurde de reculer. On va reparler juste du nucler. Je veux juste vous faire écouter Marine Tondelier.
Marine Tondelier qui a demandé une convention citoyenne sur le sur l'énergie. Cé en fin de semaine dernière et puis je vous fais réagir tout de suite. Mais si je suis candidate de la gauche et des écologistes à la présidentielle, ce que je proposerai c'est de rendre la parole au français.
Un truc très simple, une convention citoyenne sur l'énergie. On tire sur toute l'énergie contre l'énergie nucléaire. Je pense qu'on tire au sort 150 citoyens après ce qui s'est passé depuis la guerre en Ukraine, il contre le nucléaire.
On le explique, on leur explique les tenants et les aboutissant de manière neutre. Je suis persuadé que les gens en sortent nuucléaires. Vous lâchez pas l'affaire sur le sur le nucléaire mais la niveau gène ?
Non, je pense que c'est enfin il y a il y a très peu de pays dans le monde qui choisissent d'investir des milliards d'argent publics dans le nucléaire. En fait, c'est pas l'avenir énergétique ni économique de de notre industrie sur le les renouvelables. Ce que nous savons aujourd'hui et c'est je pense que c'est c'est à ça enfin c'est ça que nous devons conclure de l'affaire de la PPE. les informations qui ont fuité, on n' pas les décrets, ils devront être publiés dans la semaine.
Les informations qui ont circuler, c'est que nous éviterions le moratoire de fait hm h en ayant un scénario qui n'est pas réjouissant mais qui n'est pas totalement catastrophique pour les renouvelables. Si c'est le cas, alors ces décrets doivent être publiés puisque l'industrie, le secteur en a absolument besoin. On n pas vu les moi je les ai pas vu les décrets donc je voilà et je je j'attends de voir quels sont les chiffres doivent être publiés mais on fera pas l'économie dans la campagne présidentielle d'un vrai débat sur l'avenir énergétique de notre pays.
Est-ce qu'on relance le nucléaire à coup de milliards dans une technologie qui est très chère, qui n'est pas sûre et qui ne garantit pas notre souveraineté énergétique ? Où est-ce qu'on fait comme la plupart des pays européens, on investit dans le renouvelable majoritairement pour faire la transition ? Majoritairement, vous dites mais on investit dans le on est obligé de dépenser de l'argent dans le nucléaire parce qu'on a un parc nucléaire.
Donc il faut le maintenir. Par contre, je crois qu'on ne doit pas réentrer dans le nucléaire. On doit investir dans les renouvelables et petit à petit réduire la part du nucléaire jusqu'à être sur du renouvelable uniquement. 100 % du renouvele.
C'est l'objectif. C'est l'objectif à terme. Mais la niveau Vogel, l'actualité politique, elle se fait aussi au Sénat avec le sénateur Laurent Duplomb qui revient à la charge.
On en parle avec vous Quentin. L'explosive proposition de loi du plomb fait donc son retour. Le sénateur LR a déposé un nouveau texte pour réintroduire deux molécules dans certaines filières agricoles.
Exactement. Le sénateur qui repart en bataille. L'idée avec ce texte déposé début de semaine dernière est de réintroduire deux molécules clées parmi les néonicotinoïdes.
Le Conseil constitutionnel avait retoqué cette partie de la loi du plomb. On s'en rappelle, c'était à l'été dernier. Le sénateur qui a donc modifié son texte, il propose de réintroduire ses pesticides uniquement pour 3 ans pour trois filières : betterve, noisette, pommes.
Une manière de s'assurer que son texte ne soit pas censuré. Cette fois-ci, écoutez, Laurent Duplomb à notre micro mercredi. Il rappelle que ces molécules sont autorisées dans le reste de l'Union européenne.
Écoutez, on est dans une hypocrisie bien française qui consiste à ne pas vouloir regarder la réalité en face de filières qui vont disparaître et de continuer à manger des produits qui ne seront plus produits en France mais qui seront produits à l'autre bout de la planète ou de l'autre côté de la frontière en Europe. Les sénateurs qui déposent cette proposition de loi au moment où le gouvernement a annoncé une nouvelle loi d'urgence agricole. Sans doute en espérant que l'exécutif reprenne les articles de la loi du plomb.
Mais Sébastien Lecnu dans la presse régionale a écarté l'idée de reprendre cette proposition de loi du plomb car je cite si elle peut résoudre certains problèmes, elle en pose d'autres. Steve et Quentin, il y a une polémique dans la polémique. Voilà, vendredi, l'Eurodéputé Rima Hassan a qualifié le rendu plomb d'ordure sur le réseau social X.
Les LR ont annoncé lancé une procédure judiciaire contre ce tweet au en espérant notamment faire lever son immunité parlementaire. Mais on le comprend, Laurent Duplomb est devenu un symbole et ses collègues LR sont en rang serré pour soutenir son combat. Écoutez vendredi le sénateur Olivier Pacoot.
Je connais personnellement Laurent Duplomb. C'est un parlementaire très courageux, efficace, qui travaille sur ses problématiques depuis très longtemps. Il avait fait un rapport dès 2019 sur la compétitivité de la ferme France.
Il a été à partir de l'été dernier menacé de mort et c'est reparti. On voudrait le le le faire brûler en place publique comme les sorcières au 16e siècle. C'est une honte absolue.
Le dépôt du texte qui intervient alors qu'un débat doit être organisé à l'Assemblée nationale mercredi, donc après-demain, à la suite de la pétition, vous vous souvenez qu' avait réuni 2,1 million de signatures pour demander l'abrogation de la loi. D'ailleurs, on a vu des mobilisations ce weekend à l'appel de plus de 80 organisations contre le retour de la loi du plomb. Alors Mélanie Vogel, ce retour de la loi du plomb, qu'est-ce que ça vous évoque ?
Est-ce que vous reconnaissez à la droite une forme de constance et d'obstination ? Ah oui, ça c'est sûr qu'il y a de la constance, mais la loi du plomb 2 après la censure du Conseil constitutionnel, après la pétition, pour moi, c'est un crachat à la figure des 2,1 million de personnes qui ont signé cette pétition. C'est un crachat à la figure du débat démocratique et du débat parlementaire parce que le débat parlementaire suite à la pétition doit avoir lieu le 11 février et qu'il a pas attendu ça pour déposer son sa version numéro 2.
C'est un crache à la figure du Conseil constitutionnel qui lui a dit que la réautorisation des néonicotinoïdes concernés était contraire à la charte de l'environnement parce que malécrite visiblement parce que en fait nous avons dans l'état de droit une protection du droit à vivre dans un environnement sain qui fait que réintroduire des produits et qui sont dangereux pour la santé humaine, dangereux pour la biodiversité, dangereux pour l'environnement. Les les néonicotinoïdes sont des neurotoxiques. Ils passent la barrière placintaire et on a des études qui s'accumulent pour démontrer le lien entre les néonicotinoïdes et toute une série de maladies, la maladie de Parkinson et cetera.
Donc le sujet de l'agriculture française aujourd'hui, c'est un sujet de modèle. Est-ce que on fait enfin la transition vers l'agroécologie et donc on sort progressivement des pesticides en changeant les usage ou bien est-ce qu'on fait ce que propose du plom, c'est-à-dire un retour en arrière, on réautorise des néonicotinoïdes, des pesticides qui avaient été interdits pour des raisons sanitaires et on replonge encore une partie du secteur agricole dans de la dépendance à la chimie. Je suis désolé mais oui, vous avez vu aussi l'argument de la droite qui dire que Laurent du Pont est devenu comme ça quelqu'un qu'on vise particulièrement.
On a vu le tweet de Rimaan, il y a une chasse aux sorcières aujourd'hui envers le rendre compte, c'est devenu la cible des écologistes. Non mais dans l'hémicycle, nous on s'est fait traiter de cancer de la France par la droite. Donc ça va en fait à un moment donné c'est un c'est un débat politique, il porte un modèle agricole qui est catastrophique pour la santé publique, pour l'environnement et pour les agriculteurs et les agriculte qui sont les premières victimes de l'usage des pesticides.
Donc c'est est-ce est-ce que c'est normal de se faire traiter d'ordure ? Est-ce que vous apportez votre soutien quand même à à monsieur Duplomb face au tweet de de Rima Hassan ? Écoutez, c'est c'est pas c'est une insulte.
Nous, on reçoit enfin je veux dire les écologistes se font insulter à longueur de journée. On se fait traiter de tous les noms. Vous dénoncez pas particulièrement le tweet de Rima Hassan ?
Ça ça me moi j'aurais pas fait ça je parce que je traite pas les gens d'ordure mais on est dans un débat politique c'est qui est enfin il faut voir les modèles qui sont portés. C'est-à-dire que le modèle qui est porté par Laurent Duplomb est un modèle pour moi qui qui nous nous amène à la perte de notre agriculture et de la santé publique et de l'environnement. Alors on va continuer à parler effectivement de cette loi du plomb avec vous Stéphane Beier.
Bonjour. Vous êtes directeur de l'information de TV Renn en duplexe depuis Renn. Ce weekend, Quentin le disait, des manifestations euh ont eu lieu dans toute la France pour s'opposer à ce nouveau texte.
Certains euh certaines manifestations ont lieu en Bretagne. Bretagne, première région agricole de France. Quelles sont les réactions à cette loi du plomb 2 ?
Est-ce est-ce qu'elles sont unanimes dans le monde agricole ? Dites-nous. Bonjour Steve.
Bonjour madame la sénatrice. Oui, la Bretagne, vous l'avez signalé, véritable terraicole. n'était pas en reste hein de ces manifestations.
Il y en avait à Cloire Carnoette ou à Brest où plus de 400 euh personnes sont venues dire non à cette nouvelle proposition de loi, vous l'avez bien expliqué, qui vise à réintroduire des pesticides interdits en France. Alors madame la sénatrice Ogel, j'ai j'ai une question à vous poser. Ce sujet semble un peu diviser le le monde agricole si la confédération paysane et vend debout face à cette nouvelle proposition de loi du plomb qu'elle juge destructive pour l'environnement mais aussi la santé publique.
Que dites-vous aux agricultures, aux agriculteurs plutôt issus des rangs de la FNSEA ou de la coordination rurale qui ont le sentiment de ne pas travailler à Armégal avec des agriculteurs européens qui eux ont le droit d'employer ces pesticides. Alors d'abord merci de rappeler qu'effectivement le monde agricole n'est pas un bloc monolithique où tout le monde défendrait le même modèle. Effectivement, il y a chez les agriculteurs différents intérêts et différents modèles défendus.
Ce que je vous répondrai, c'est que tout d'abord, moi je ne je pense qu'il est fort possible qu'à terme l'Union européenne aille dans le sens de la France aujourd'hui et finisse parce qu'il y a une évaluation aujourd'hui de dangerosité de ces néonicotinoïes et finissent également par suivre la France. C'est donc à mon avis, on ferait mieux d'inciter l'Union européenne toute entière à protéger davantage la santé publique en allant dans le sens de la France et en interdisant également les néonicotinoïdes plutôt qu'en faisant reculer la France pour réautoriser des produits qui sont dangereux. Et la deuxième chose, c'est que vous l'avez dit, il y a une concurrence desloyales envers les agriculteurs français.
La solution pour moi, c'est justement de résoudre cette concurrence desloyales en ne permettant pas qu'on puisse importer en France des produits qui ont été produit en utilisant euh des des produits interdits en France. C'est pas de les interdire en France, c'est d'empêcher qu'on qu'on importe des produits qui les des produits qui les utilisent. Donc sinon on nivelle cause miroir mais au sein de l'Union européenne.
Sinon on nivel par le bas et en fait on va pas s'en sortir et les premières victimes de ça ce sera les agriculteurs. Merci beaucoup euh Stéphane, merci pour votre intervention, salutation à toute la Bretagne. À très bientôt cher cher Stéphane.
Mélanie Vogel, mercredi à l'Assemblée nationale, il y aura un débat euh autour de cette pétition non à la loi du plomb. Vous attendez quoi vous personnellement de ce débat ? ben que ça pose le sujet de du modèle.
En fait, c'est pas qu'une histoire de cette molécule en particulier, même si encore une fois les études scientifiques s'accumulent pour démontrer euh leur dangerosité. La question agricole en France, la crise agricole en France, c'est une crise de modèle. Hm hm.
Le modèle agricole en France, il est fondé sur trois acteurs. D'un côté, l'industrie phytosanitaire en amont. Hm hm.
On avale la grande distribution et au milieu les agriculteurs et les agricultrices qui en fait se font pressuriser des deux côtés et qui n'ont pas leur leur juste part des richesses produites. Vous attendez rien de ce débat si je résume. Ce débat il sert à rien mercredi.
Il y aura pas de vote en plus. C'est pas mais oui d' manifestation devant l'Assemblée nationale. Vous allez participer des manifestations et Oui.
Et je pense aux manifestations, il y aura des manifestations, les écologistes y seront et je pour moi enfin ce que j'en attends c'est qu'on pose la question du modèle agricole. La crise agricole, c'est une crise qui est liée à à l'absence de revenus juste et décent pour les agriculteurs. Et c'est pas en leur permettant d'utiliser des produits dangereux qu'on va régler le fait qu'ils n'ont pas de quoi euh se payer dignement à la fin du mois.
Quentin, oui, une question. Comment va se passer le salon d'agriculture cette année ? Il doit s'ouvrir le 21 février prochain, se terminer le 1er mars.
On peut s'attendre à des mobilisations des syndicats agricoles. Qu'est-ce que vous leur dites ? Vous allez pas leur dire il faut qu'on revoie le modèle agricole.
Eux, ils demandent voilà des des choses à court terme, des des choses pour bien pouvoir travailler à court terme. Ou mais ce qui demande c'est ce que je disais, la crise agricole qu'on a qui qui a émergé en 2024, le la demande des agriculteurs, c'était pas s'il vous plaît on veut des pesticides. La demande des agriculteurs c'était on veut vivre dignement avec des revenus justes.
Et à ça, à cette question le gouvernement n'a pas répondu. Et la loi du plomb qui veut se raconter comme une loi agricole, c'est pas une loi agricole. C'est pas une loi qui va résoudre la crise et qui va permettre aux agriculteurs de dégager des revenus.
Donc ce que je leur dis c'est que s'il y a un sujet qui doit être posé pendant le salon de l'agriculture cette année, c'est comment on résout le fait que des agriculteurs et des agricultrices qui sont en grande difficulté, qui essayent de produire dans le respect de l'environnement et de la santé puisse dégager des revenus dignes et décents à la fin du mois. Il nous reste peu de temps mais niveau Gel quelques questions euh sur euh les élections qui arrivent sur les municipales. Il y a beaucoup de tensions hein qui parcourent votre partie à l'approche de ces municipal.
La direction euh des écolos a suspendu une trentaine de militants à qui on reproche d'avoir signé une tribune. He vous avez vu sur sur Media Part, tribune qui dénonce l'alliance avec les socialistes. Est-ce que vous comprenez cette décision de la direction du parti ?
En tout cas, euh quand on est les écologistes, on fait des choix démocratiquement dans chacune de ces villes h qui ont été animés par un cap, celui de conserver pour la gauche et les écologistes les villes que nous gouvernons et celui d'essayer d'en conquérir de nouvelles. Moi, le choix qui ont qui a été fait par chacun des des groupes locales écologistes dans les différentes villes, je trouve qu'ils ont fait les bons choix. Donc que ce soit clair, vous comprenez la la décision de suspension de ces militants.
Quand on est écologiste, euh moi le fait qu'on exprime des désaccords en interne, qu'on débatte, je n'ai aucun problème avec ça. Je pense même que ça fait partie de notre force. Il y a il y a je ça ne me pose aucun problème qu'il y ait des débats, des désaccords, y compris des divergences importantes.
Euh maintenant, je pense que les signataires de cette tribune font une erreur d'analyse, que euh les écologistes ne sont pas, puisque c'est un peu ce qui est raconté par la tribune, les écologistes en fait, ce n'est pas une force politique qui se situe entre les socialistes et la France insoumise. Moi, je ne suis pas entre les socialistes et la France insoumise. Je suis écologiste et l'écologiste n'est pas au milieu de l'insoumission de la sociételle.
Marine Tondelier ve être le trait d'union entre les socialistes et les insoumises. C'est une erreur. C'est pas l'écologie n'est pas un trait d'union.
C'est un projet politique qui est un projet politique en soi et qui ne se situe pas entre l'insoumission et la social-démocratie. Et quand on est écologiste, à mon avis, et bien on fait campagne pour les écologistes et on respecte les décisions qui ont été prises encore une fois démocratiquement. Et pour moi, et c'est pour moi le sujet le plus important de cette affaire, c'est que dans chacune des villes, dans chacune des villes dont on parle, à Lyon, à Paris, à Marseille et cetera, les écologistes ont fait le choix qui était le meilleur pour pouvoir garder des villes et pour pouvoir en conquérir de nouvelles.
Et c'est ça qui compte. Certains parlent de débauchage piloté par les insoumis. Vous reprenez cette formulation ?
Et qui n'est pas Il y a plusieurs plusieurs cadres qui ont quitté votre partie. Oui, d'accord. Ils sont euh au maximum une dizaine en 12 mois.
H permettez-moi de dire que enfin le débauchage est quand même léger. Oui, mais c'est peut-être aussi quand même un débauchage. Peut-être oui, d'accord.
Piloté par les insoumis de l'extérieur. Nous en fait on fait pas des communiqués de presse et des tweets à chaque fois qu'il y a des militants issus de la France insoumise qui rejoignent les économies. Ça raconte quand même une histoire peut-être.
Est-ce que les insoumis essayent de vous déstabiliser aujourd'hui ? Oui, c'est une histoire qu'ils veulent raconter mais qui n'est pas une histoire vraie. L'histoire vraie, c'est pas qu'il y a euh une fuite des il y a quelques militants qui ont choisi de rejoindre mais c'est on parle de 5 à 10 personnes, pardonnez-moi.
Et donc vous reconnaissez qu'ils essayent de vous déstabiliser les insoumis. Est-ce qu' En tout cas, ils il ils construisent un discours pour faire croire à une fable qui serait que beaucoup des pas du tout. encore une fois 5 à 10 personnes, c'est pardon, c'est pas un mouvement très important.
Vous avez parlé de 30 personnes suspendues, je suis désolé, c'est pas quelque chose de majeur. Et le le moi mon message le plus important, c'est au aux écologistes qui font campagne dans des campagnes qui sont difficiles et qui sont majeures pour nous. Parce que la question de savoir si les villes écologistes vont pouvoir continuer de changer et de changer la vie en mieux des habitants, c'est une question majeure et je leur apporte tout mon soutien.
Ils font campagne dans des conditions difficiles et le rôle des écologistes, c'est de faire ces campagnes de les faire gagner. Petite dernière question, Mélanie Vogel, pour les prochaines élections municipales, les candidats précisément investis par LFI seront regroupés dans le bloc extrême gauche et non plus dans le bloc gauche. Est-ce que vous trouvez ça normal ?
C'est une circulaire du du gouvernement. Alors le moi la catégorisation des forces politiques, je c'est je je aujourd'hui le Conseil d'État euh n'a pas classé. On verra le Est-ce que pour vous les insoumis sont d'extrême gauche ou de gauche ?
Plusieurs personnalités ont réagi à ça. Olivier Fort dit non c'est pas c'est pas exactement ça. Non pour moi, quand on connaît l'histoire politique de la gauche, les insoumis c'est pas l'extrême gauche.
C'est la même gauche que vous. C'est la c'est la gauche écologiste socialiste. Non, c'est pas ça.
Mais c'est pas l'extrême gauche. C'est pas ça. Enfin, regarder les programmes de l'extrême gauche.
Non, la France insoumise n'est pas ne prenne pas ce que prône l'extrême gauche. Il faut un peu se renseigner sur ce que c'est la véritable extrême gauche. Je pense que voilà, ces gens ont peut-être besoin de lire quelques manuels de théorie politique.
Merci beaucoup Mélanie Vogel. Merci beaucoup d'avoir été avec nous euh ce matin.
Mélanie Vogel