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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 1 septembre 2020 24 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉducation & rechercheTravail & emploiSécurité

Covid et rentrée scolaire, port du masque en entreprise, appel d'Estrosi en faveur de Macron... Le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Que dites-vous aux 12 millions d'écoliers, collégiens et lycéens qui reprennent le chemin des cours ce matin ?

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Vous diriez, comme Jean-Michel Blanquer, on est préparé à tout ?

  • 1:24RelanceRéponse partielle

    Comment on remonte les cas contacts dans une cour de récré quand les résultats tombent trois jours après ?

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Pour la cantine, par exemple, ce midi, comment ça va se passer ?

  • 2:28OuverteRéponse directe

    Qui prend la décision de fermer une classe ou un établissement ?

  • 2:34OuverteRéponse partielle

    Et dans ce cas-là, qu'est-ce qui se passe pour les parents qui doivent garder les enfants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38Locuteur 7Fait
    « on a mis en place un protocole sanitaire, des mesures pour garantir que les risques en matière de contamination sont réduits au maximum dans le cadre de l'école. »
  • 0:50Locuteur 7Fait
    « Je dis qu'on a mis en place tous les scénarios. »
  • 1:03Locuteur 7Fait
    « Si un cas est détecté dans une école, d'abord, on isole l'élève concerné. »
  • 1:10Locuteur 7Fait
    « On demande un avis médical. On fait un test le cas échéant si on considère qu'il y a une suspicion. »
  • 1:28Locuteur 7Fait
    « On fait beaucoup pour accélérer les tests, pour accélérer le diagnostic et le résultat. »
  • 1:41Locuteur 7Fait
    « de faire en sorte qu'il y ait le moins de brassage possible des élèves, notamment de fonctionner par groupe. »
  • 2:16Locuteur 7Fait
    « si jamais un cas est détecté, il y a une évaluation de la situation épidémique. Si on a le sentiment que le virus a pu circuler dans une classe ou dans un établissement, on pourrait être amené, si c'est nécessaire, à fermer une classe ou un établissement. »
  • 2:28Locuteur 7Fait
    « La décision est prise par le rectorat et l'Agence régionale de santé au niveau local. »
  • 2:43Locuteur 7Fait
    « il y aura une continuité pédagogique, puisqu'on a beaucoup appris de la première vague et de ce qui s'est passé en mars dernier, qu'on a un système qui a été mis en place, qui a fonctionné. »
  • 4:36Locuteur 7Fait
    « Ce qu'on a décidé de faire depuis le début de cette crise, c'est de garantir qu'il n'y ait pas de Français, que ce soit des parents ou des enfants, qui soient empêchés de se protéger pour des raisons financières. »
  • 4:40Locuteur 7Chiffre
    « on a distribué et envoyé par la poste 100 millions de masques à des familles modestes, parents et enfants, pour garantir qu'ils puissent accéder à une protection. »
  • 4:44Locuteur 7Chiffre
    « Il y a 50 millions de masques grand public réutilisables qui ont été envoyés à, je crois, près de 8 millions de Français, qui leur permettent de tenir pendant 3 mois. »
  • 5:41Locuteur 7Fait
    « il y a peu de pays au monde qui ont eu cette politique aussi volontariste pour distribuer des masques gratuitement à la population. »
  • 15:15Locuteur 7Fait
    « on ne réfléchit pas à la présidentielle de 2022, on réfléchit à la rentrée scolaire, évidemment, la relance du pays qu'on va annoncer jeudi avec un plan de 100 milliards d'euros pour relancer l'économie et à cette petite épidémie qui nous faut gérer. »
  • 21:23Locuteur 7Chiffre
    « on a augmenté le budget d'un milliard d'euros parce qu'on a recruté 10 000 policiers et gendarmes »
  • 21:28Locuteur 7Fait
    « on a payé les heures supplémentaires ça faisait des années qu'elles n'étaient pas payées »
  • 21:31Locuteur 7Fait
    « on a mis en place une prime de nuit »
  • 23:37Locuteur 7Fait
    « il y a eu une loi qui a été portée par Nicole Belloubet qui fait que pour les peines supérieures à 1 an il ne peut plus y avoir de dérogation d'adaptation »

Temps de parole

  • Locuteur 766 %
  • Locuteur 513 %
  • Locuteur 310 %
  • Locuteur 29 %

3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur 5

Gabriel Attal, que dites-vous aux 12 millions, un peu plus même, d'écoliers de collégiens et de lycéens qui reprennent le chemin des cours ce matin ?

0:12
Locuteur 7

D'abord, je leur souhaite bon courage, parce qu'une rentrée, c'est toujours un moment particulier, un moment qui peut être stressant, un moment où on est content de retrouver ses camarades, mais c'est la fin des vacances. Et puis, je leur souhaite bon courage aussi, ainsi qu'aux professeurs, en cette année particulière. Parce qu'on voit bien que les conditions sont particulières, avec notamment le port du masque, mais au-delà de ça, un climat qui peut entraîner des inquiétudes quand on retourne dans un lieu collectif.

Ce que je leur dis, ensuite, c'est qu'ils peuvent avoir confiance qu'on a mis en place un protocole sanitaire, des mesures pour garantir que les risques en matière de contamination sont réduits au maximum dans le cadre de l'école. Vous diriez, comme Jean-Michel Blanquer, on est préparé à tout ? Je dis qu'on a mis en place tous les scénarios. On a mis en place des scénarios en fonction de ce qui peut se passer en termes de contamination, avec la réaction et les mesures qu'il faut prendre si jamais, par exemple, un cas a été détecté dans une école. Alors, qu'est-ce qui se passe ? Si un cas est détecté dans une école, d'abord, on isole l'élève concerné.

On s'assure qu'il ait bien son masque sur lui, qu'il n'est pas en contact avec d'autres élèves. On demande un avis médical. On fait un test le cas échéant si on considère qu'il y a une suspicion. Puis ensuite, on va faire le travail qu'on fait d'une manière générale autour de cette épidémie. Regardez les cas contacts. Les élèves, les enseignants qui ont pu croiser cet élève, on va les inviter à s'isoler.

1:24
Locuteur 5

Comment on remonte les cas contacts dans une cour de récré quand les résultats tombent trois jours après ?

1:28
Locuteur 7

Alors, d'abord, on va faire en sorte que les résultats ne tombent pas trois jours après. On fait beaucoup pour accélérer les tests, pour accélérer le diagnostic et le résultat. Ensuite, il y a une consigne qui a été donnée aux établissements. Ça dépend évidemment aussi de la circulation du virus, mais de faire en sorte qu'il y ait le moins de brassage possible des élèves, notamment de fonctionner par groupe. Et dans certains départements, d'ailleurs, on va même faire en sorte que les élèves ne changent pas trop de classe dans la journée, mais que ce soit les enseignants qui tournent et qui changent de classe pour qu'il n'y ait pas trop de groupe qui se croisent.

Mais oui, c'est sûr que c'est compliqué, mais il y a beaucoup de professionnels.

1:57
Locuteur 3

Pour la cantine, par exemple, ce midi, comment ça va se passer ?

2:00
Locuteur 7

Pour la cantine, il y a des consignes qui ont été données. Faire en sorte qu'il n'y ait pas trop d'élèves au même moment dans la cantine, c'est-à-dire fonctionner par groupe. Faire en sorte qu'il y ait des services qui soient peut-être un peu plus étalés pour qu'on n'ait pas une cantine bondée. Voilà, tout ça a été mis en place. Et puis, en fonction, pour revenir à la question que vous posiez, si jamais un cas est détecté, il y a une évaluation de la situation épidémique. Si on a le sentiment que le virus a pu circuler dans une classe ou dans un établissement, on pourrait être amené, si c'est nécessaire, à fermer une classe ou un établissement, évidemment. Qui prend la décision ?

La décision est prise par le rectorat et l'Agence régionale de santé au niveau local. Et dans ce cas-là, qu'est-ce qui se passe pour les parents qui doivent garder les enfants ? Il y a des solutions qui devront être mises en place. D'abord, ce que je veux assurer, c'est qu'il y aura une continuité pédagogique, puisqu'on a beaucoup appris de la première vague et de ce qui s'est passé en mars dernier, qu'on a un système qui a été mis en place, qui a fonctionné. Alors, pas pour tous les élèves. Il y a des élèves, malheureusement, qui ont décroché à cette occasion, mais qui a fonctionné. Et donc, il y aura une continuité des enseignements.

2:57
Locuteur 3

Mais si l'école est fermée, si une classe est fermée, vous dites qu'il y a des solutions qui vont être trouvées pour la garde d'enfants. Mais c'est quoi, les solutions ?

3:03
Locuteur 7

On me proposera, j'imagine, au niveau local, des solutions. Des solutions de garde.

3:08
Locuteur 3

C'est-à-dire que ce n'est pas prêt, là, encore ? Comment ? Vous imaginez, donc c'est que ce n'est pas prêt ?

3:10
Locuteur 7

C'est sans doute imaginé. Je n'ai pas tous les détails de ce qui est prévu, mais en tout cas, moi, la garantie que j'ai, et pour avoir entendu Jean-Michel Blanquer s'exprimer aussi, c'est qu'on ne laissera pas les parents sans solution et que si jamais une décision lourde de fermer une classe ou de fermer une école est prise, évidemment qu'on proposera des solutions aux familles.

3:27
Locuteur 5

On pourra prendre un congé garde d'enfants, dans ces cas-là, si, non pas son enfant est malade, mais s'il y a un cas dans son école et que l'école est fermée. Les parents qui travaillent pourront prendre un congé garde d'enfants ?

3:36
Locuteur 7

Écoutez, je n'ai pas la réponse précise à cette question. Je ne connais pas tous les détails sur ce point-là en particulier, mais ce que je peux dire, c'est qu'on donne des garanties aux parents. Pas d'inquiétude à avoir. Il y aura des solutions qui seront proposées. Le cas échéant, cette solution pourra...

3:50
Locuteur 5

Alors, contrairement à l'Italie, par exemple, Gabriel Attal, la France a fait le choix de ne pas distribuer de masque à l'ensemble des enfants, mais uniquement aux familles les plus modestes. Écoutez ce qu'on disait il y a quelques jours sur le plateau de France 2, l'ancien chef de l'État, l'ancien président François Hollande.

4:03
Locuteur 6

Je pense que le masque étant maintenant quasi obligatoire, il doit être dans l'enseignement public, comme privé d'ailleurs, gratuit. Pour tous. Pour tous. Et fourni par l'État aux élèves. Et fourni par l'éducation nationale. On va bientôt, j'approuve d'ailleurs cette mesure, fournir des ordinateurs. On fournirait des ordinateurs et on ne donnerait pas de masque ? Tout cela n'a pas de sens.

4:23
Locuteur 5

On n'avait pas les moyens de le faire.

4:25
Locuteur 7

Ce n'est pas une question de moyens. Ce qu'on a décidé de faire depuis le début de cette crise, c'est de garantir qu'il n'y ait pas de Français, que ce soit des parents ou des enfants, qui soient empêchés de se protéger pour des raisons financières. Et donc, on a distribué et envoyé par la poste 100 millions de masques à des familles modestes, parents et enfants, pour garantir qu'ils puissent accéder à une protection. Il y a 50 millions de masques grand public réutilisables qui ont été envoyés à, je crois, près de 8 millions de Français, qui leur permettent de tenir pendant 3 mois. Et puis, il y a des masques non réutilisables, jetables, qui sont distribués via des associations.

4:57
Locuteur 5

Pour les chiffres, s'il y a 50 millions de masques qui ont été distribués à 8 millions de personnes, ça n'en fait même pas 10.

5:03
Locuteur 7

C'est des masques réutilisables.

5:04
Locuteur 5

Réutilisables.

5:04
Locuteur 7

C'est des masques réutilisables. Je crois que c'est un jeu de 6 masques par personne, si je ne me trompe pas, qui sont réutilisables un certain nombre de fois. Et donc, l'évaluation, c'est que chaque personne qui a reçu un masque peut réutiliser son stock pendant 3 mois. Et on renouvellera cet envoi, évidemment, fin octobre ou début novembre.

5:19
Locuteur 3

Donc, vous dites qu'il n'y a pas de défaillance de l'État sur le sujet, même si les départements, les régions, eux aussi ont pris la décision de distribuer des masques, puisque vous, vous ne l'avez pas fait.

5:26
Locuteur 7

Mais depuis le début de cette crise, il y a des régions, des départements, des collectivités qui ont pris la décision de distribuer des masques et qui l'ont refait. Et c'est d'ailleurs dans leur droit absolu et dans leur compétence, puisque les collèges sont sous la responsabilité des départements et les lycées sont sous la responsabilité des régions. Mais moi, ce que je veux dire, c'est qu'il y a peu de pays au monde qui ont eu cette politique aussi volontariste pour distribuer des masques gratuitement à la population. Et je ne suis pas là à dire, il faut claironner, etc.

On considère que c'est normal et qu'on ne peut pas avoir des Français qui sont empêchés de se protéger pour des raisons financières. Maintenant, la question qui était posée finalement, si on considérait qu'il fallait distribuer des masques à tous les élèves dans les écoles parce que c'est obligatoire dans les écoles, aura été plus largement de dire, comme il est obligatoire aussi dans la rue, comme il est obligatoire dans un certain nombre d'établissements pour tous les Français, est-ce qu'il ne faut pas se lancer dans une distribution de masques pour tout le monde, tout le temps ? Et là, il y a assez peu de pays au monde, je ne crois pas du tout, qui ont mis en place cette politique-là.

Il y a effectivement, je crois, deux ou trois pays au niveau européen. La Grèce. La Grèce, je crois... La Suisse, ils pensent aussi. Voilà. Mais les autres pays n'ont pas fait ce choix. Je pense notamment à nos voisins allemands et autres. Voilà. L'important, c'est qu'il y ait cet engagement très fort pour les Français les plus modestes. On a aussi augmenté l'allocation de rentrée scolaire de 100 euros par enfant pour répondre à cet enjeu. Un adolescent, pardon.

6:38
Locuteur 5

Alexis, Salia ?

6:39
Locuteur 3

J'allais dire juste une question technique. Il se passe quoi si un enfant ne veut pas porter un masque ?

6:42
Locuteur 5

J'allais poser la même question. La vie est bien faite.

6:45
Locuteur 7

Vous savez, les enseignants et les équipes encadrantes dans les établissements, ils savent faire face à des situations difficiles, parfois avec des enfants. Il va y avoir des discussions avec lui, une explication. Il sera mis à l'écart.

6:59
Locuteur 5

Je parle de quelqu'un qui, sciemment, ne voudrait pas porter le masque, peut-être parce que ses parents ne veulent pas.

7:04
Locuteur 7

Je ne veux même pas rentrer dans cette réflexion-là. Mais c'est possible. Il faut l'imaginer. Tout est toujours possible. On peut toujours tout s'imaginer. Mais je ne crois pas du tout que ce soit l'esprit. On verra à l'occasion de cette rentrée. Et ce que je peux vous dire aussi, c'est que si jamais un enfant se présente ce matin ou s'est présenté ce matin à l'école sans masque, on ne va évidemment pas le renvoyer chez lui. Il y a des petits stocks de masques qui ont été constitués dans les établissements pour être en mesure de l'équiper d'un masque. Voilà. Mais on fait preuve à la fois de bon sens, de pragmatisme et surtout de confiance vis-à-vis des enfants et des familles.

7:32
Locuteur 5

Après l'école, on va parler des entreprises dans quelques instants. Le protocole sanitaire a été dévoilé hier soir assez tard puisqu'il entre en application dès ce matin partout en France. On va essayer d'y voir plus clair avec vous, Gabriel Attal, juste après le fil d'info à 8h40 avec Mélanie Delonnet.

7:47
Locuteur 2

La joie de retrouver les copains et un peu d'inquiétude aussi. Ce matin, 12 millions d'élèves font connaissance avec leur nouvel enseignant masqué pour les collégiens et les lycéens. Le masque est également obligatoire. C'est aussi désormais le cas pour vous au travail sauf si vous êtes seul dans votre bureau. Dérogation également dans les ateliers en cas d'efforts physiques intenses. Toutes les règles sont à retrouver sur franceinfo.fr et puis à Lyon et à Villeurbanne, le port du masque devient obligatoire aujourd'hui dans la rue.

Sur France Info, le secrétaire général Les Républicains, Aurélien Pradié, parle de lâcheté et d'opportunisme à propos de l'appel de Christian Estrosi à passer un accord avec Emmanuel Macron pour qu'il soit le candidat de la droite en 2022. Emmanuel Macron qui est au Liban, il revient ce matin sur le port de Beyrouth près d'un mois après l'explosion qui a fait 190 morts. Il vient faire le point sur l'aide humanitaire. Il va rencontrer également les chefs des partis politiques libanais. France Info.

8:48
Locuteur 4

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

8:51
Locuteur 5

Toujours avec le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal et une précision sur ce que nous disions il y a quelques minutes dans le cas où des classes seraient fermées pour des parents qui travaillent dont l'enfant ne serait pas forcément malade mais dont la classe ou l'école serait fermée qui ne pourrait donc plus aller dans leur établissement. J'espère que je suis clair. Salia, le congé parental pour de garde d'enfants va bien exister ? Oui, pour répondre à la question que vous me posiez,

9:11
Locuteur 7

pendant le fil Info, mon équipe a pu me préciser qu'effectivement le congé parental sera possible dans le cas où la classe ou l'école est fermée pour les parents. Précision importante.

9:20
Locuteur 5

Salia Brakia, les entreprises.

9:21
Locuteur 7

Il vaut mieux parfois se taire que dire une bêtise et vérifier les choses. C'est pour ça que c'est important.

9:26
Locuteur 3

C'est toujours mieux. Aujourd'hui, c'est aussi l'entrée en vigueur du port obligatoire du masque en entreprise. Quels sont les cas de figure où le salarié peut être dispensé de porter ce masque ?

9:38
Locuteur 7

Alors, il y a une obligation du port du masque qui a été annoncée en entreprise il y a 15 jours. Évidemment, il faut que ça puisse s'adapter. Il y a des situations particulières et donc on a saisi le Haut Conseil à la santé publique pour regarder dans quelle mesure des adaptations étaient possibles. Il y en a déjà deux. D'abord, si vous êtes dans un bureau individuel, si vous êtes seul dans votre bureau, vous pouvez ne pas porter le masque pendant que vous travaillez.

Ensuite, si vous travaillez dans des ateliers de production avec des métiers qui sont pénibles et où le masque vient rajouter de la pénibilité, si vous portez par exemple des charges lourdes qui a une ventilation suffisante et qu'il n'y a pas trop de monde, là aussi, pour porter le masque. Après, il y a d'autres adaptations possibles en fonction de la circulation du virus dans votre département.

10:18
Locuteur 3

Alors justement, dans les départements rouges, on a regardé avec Marc il y a plusieurs critères pour enlever son masque. Alors il faudra qu'il y ait une ventilation, des écrans en plexiglas entre les bureaux, une visière pour ceux qui le demandent, que le plafond mesure au moins 3,50 mètres, un référent Covid dans l'entreprise, que l'extraction d'air soit de haute performance, que chaque salarié dispose d'au moins 4 mètres carrés.

10:39
Locuteur 7

Ça ne fait pas un peu beaucoup, Soussard ? Ça fait un certain nombre de critères qui permettent d'aller travailler avec confiance et de pouvoir temporairement dans la journée retirer son masque avec confiance.

10:48
Locuteur 5

Si un seul de ces critères n'est pas rempli, les 7 critères, je crois que ça vient de rappeler, il sera hors de question d'enlever le masque même quelques minutes dans la journée.

10:57
Locuteur 7

Je vais vous dire quelque chose. on fait preuve de bon sens, de pragmatisme et surtout on fait confiance aux entreprises. Il n'y a pas une entreprise, un chef d'entreprise qui a envie de mettre en danger la santé ou la sécurité de ses salariés. Justement,

11:08
Locuteur 5

tous les chefs d'entreprise à la lecture de ces critères vont sans doute se dire le seul moyen pour me protéger dans le doute et protéger mes salariés, c'est de dire on porte le masque en permanence.

11:17
Locuteur 7

Ce n'est pas ce que j'ai entendu hier. D'abord parce que ce protocole sanitaire il a été fait avec eux. Il a été diffusé hier soir parce qu'il y avait encore hier une réunion avec eux pour le définir. Ensuite parce que j'ai entendu des réactions, notamment le patron de la CPME qui représente les patrons de PME de notre pays qui disait voilà, c'est du bon sens. Il y a des situations qui n'étaient pas réglées avant qui se sont réglées dans ce protocole. Je vous donne un exemple sur les véhicules utilitaires. Le précédent protocole disait si un salarié est en voiture, il ne peut pas y avoir un autre salarié à la place à côté mais il doit être sur la banquette arrière.

Si vous avez un véhicule utilitaire, il n'y a pas de banquette arrière et donc comment on fait ? Voilà, c'est des sujets qui sont réglés dans ce protocole et sur ces questions-là.

11:52
Locuteur 3

Est-ce que l'État a prévu de faire des contrôles dans les entreprises, des contrôles aléatoires ?

11:55
Locuteur 7

Il y aura des contrôles. Évidemment, ils ne vont pas commencer tout de suite. Il y a un délai de mise en place de ce protocole. Mais encore une fois, moi je veux vraiment...

12:01
Locuteur 3

Mais alors il se passe quoi s'il y a des défaillants, si des salariés ne portent pas le masque ?

12:04
Locuteur 7

Je veux vraiment insister sur le fait que personne ne pense qu'un chef d'entreprise voudrait ne pas respecter les consignes, voudrait mettre en danger ses salariés. Je pense que c'est important aussi d'avoir ce message de confiance. Tout le monde fait au mieux dans cette situation. Et les outils qui ont été diffusés, ils viennent comme un guide pour les aider, pour les accompagner. Ensuite, les services dont on dit qu'ils font les contrôles, ils font aussi de l'accompagnement. Il y a une entreprise aujourd'hui qui se pose des questions, elle peut contacter les services de santé au travail, elle peut contacter sa directe, avoir des conseils pour adapter les choses dans son entreprise.

Et après, évidemment, il y aura des contrôles. Et si jamais, manifestement, il y a une entreprise qui ne souhaitait pas respecter les consignes, bien sûr qu'il peut y avoir des sanctions. Mais c'est comme la question que vous me posiez tout à l'heure sur l'école. On se projette toujours dans le pire cas dont on se dit qu'a priori, ça sera epsilon. Parce que tout est possible. J'entends que tout est possible. Vous gouvernez, c'est prévoir. Oui, mais on est dans un moment où il y a beaucoup d'inquiétude, où il y a beaucoup d'anxiété.

Et moi, je pense que c'est important aussi d'instaurer un climat de confiance et de faire confiance aux gens, en leurs entreprises en particulier, aux salariés et à tous ceux qui, aujourd'hui, font une rentrée dans des conditions difficiles avec de l'inquiétude.

13:09
Locuteur 5

Vous parlez du climat d'anxiété, Gabrielle Attal. Je pense aux téléspectateurs qui nous regardent peut-être en ce moment sur le canal 27 et qui se demandent pourquoi eux, E3, deux journalistes et un ministre ne sont pas masqués. Est-ce qu'on a un passe-droit à la télé ?

13:21
Locuteur 7

Alors, sur ce sujet-là, qui est un sujet très important qui nous concerne effectivement tous les trois aujourd'hui, la profession, c'est-à-dire les représentants de l'audiovisuel ont fait des demandes au ministère de l'Intérieur en disant qu'ils considéraient que c'était compliqué quand les journalistes ou les invités sont en train de parler de porter le masque pour des raisons sonores, etc. Et donc, il y a une discussion entre le secteur et le ministère du Travail mais c'est le cas aussi pour d'autres secteurs. Je vous donne un exemple. Les conférences qui sont organisées. Vous avez des conférenciers qui, pendant plusieurs heures, parlent devant un public. On fait aussi des demandes.

13:50
Locuteur 5

Mais il n'est pas exclu qu'on voit bientôt Anne-Sophie Lapix ou Gilles Boulot le soir aux 20h masqué.

13:54
Locuteur 7

Il n'est pas exclu du tout qu'à un moment... Non, il n'est pas exclu que ce soit décidé. Il y a des discussions en cours en attendant que ces discussions aboutissent. C'est la décision de l'entreprise et en l'occurrence, vous n'avez pas demandé de mettre un masque en rentrant sur ce plateau.

14:08
Locuteur 5

Non, mais si vous en aviez mis un, vous aurez évidemment laissé le porter. En tout cas, je crois que... Jean-François Delphrécy, le président du conseil scientifique qui était assis à votre place il y a quelques jours est venu masquer. Il a fait le choix d'enlever le masque et s'il souhaitait être masqué, il pouvait le faire. Mais en tout cas, c'était son droit.

14:26
Locuteur 7

Moi, comme tous les responsables politiques et j'imagine tous les journalistes, on se fira la décision qui sera prise. Ensuite, évidemment, j'ai porté mon masque jusqu'à l'entrée dans le studio et je le porte le plus régulièrement possible. En tout cas, dès que c'est nécessaire et que c'est obligatoire. J'étais en déplacement à Strasbourg, à Mulhouse en fin de semaine. Je portais mon masque toute la journée. Voilà, c'est normal. Et je comprends que ces questions puissent se poser et que pour des gens qui nous regardent, ils se disent « Mais attendez, ils sont dans un lieu clos, etc. » Bon, là-dessus, il y a des précisions qui seront données dans les prochains jours. Salia Braclia.

14:51
Locuteur 3

Gabriel Attal, un tout autre sujet. Pour ne pas gâcher tous les talents de la droite, passons un accord avec Emmanuel Macron pour qu'il soit notre candidat commun à la présidentielle. Cette phrase allait signer Christian Estrosi, maire les Républicains de Nice dans le Figaro. Elle vous a fait plaisir, cette interview ?

15:05
Locuteur 7

D'abord, pour nous, la question de la présidentielle n'est pas du tout d'actualité. C'est-à-dire qu'en ce moment, on ne réfléchit pas à la présidentielle de 2022, on réfléchit à la rentrée scolaire, évidemment, la relance du pays qu'on va annoncer jeudi avec un plan de 100 milliards d'euros pour relancer l'économie et à cette petite épidémie qui nous faut gérer. Mais vous n'étiez pas content ce matin en disant ça ?

Je vais vous dire, moi je suis un marcheur, je me suis engagé avec Emmanuel Macron en 2016 parce que je crois au dépassement des clivages et je pensais déjà en 2016 que des personnes qui viennent d'horizons politiques différents peuvent se rassembler pour l'intérêt général et je le pense encore plus aujourd'hui. On est dans un moment historique de crise et qu'il nous faut aider le pays à se relever. Donc évidemment, moi je suis toujours satisfait quand des personnalités qui aujourd'hui ne font pas partie de la majorité apportent leur soutien au président de la République. Mais pour moi l'important c'est de soutenir l'action qui est menée aujourd'hui pour relever la France.

La question de la présidentielle elle n'est pas à l'ordre du jour aujourd'hui.

15:57
Locuteur 3

Mais alors qu'est-ce que vous dites aux membres des Républicains qui sont un peu récalcitrants et qui n'ont peut-être pas envie de vous rejoindre ? Vous leur dites quand même on peut discuter ensemble ?

16:05
Locuteur 7

Mais nous depuis le début on tend la main à tous ceux qui ont envie de s'engager avec nous pour le pays. Donc je ne vais pas changer de discours aujourd'hui. Évidemment. On tend la main à toutes les bonnes volontés et à tous ceux qui ont envie de nous aider.

16:15
Locuteur 3

J'allais dire en même temps quand on regarde la composition du gouvernement Jean Castex, Premier ministre issu de la droite Gérald Darmanin issu de la droite Bruno Le Maire issu de la droite qu'est-ce qu'il reste de gauche d'Emmanuel Macron ?

16:25
Locuteur 7

D'abord moi je n'aime pas quand on regarde le gouvernement réfléchir en termes d'origine enfin un gouvernement c'est pas une honte d'avoir été une droite non c'est pas une honte je veux dire un gouvernement ce n'est pas une course hippique on ne regarde pas les écuries des uns et des autres l'important c'est pourquoi on est là et quel est le projet et je vais vous dire quand vous demandez ce qui reste de gauche il y a quelques semaines on a annoncé le Ségur de la santé avec presque 10 milliards d'euros pour revaloriser les salaires de ceux qui travaillent à l'hôpital dans les EHPAD dans le médico-social je n'ai pas le souvenir qu'un gouvernement de droite de gauche non plus d'ailleurs se soit engagé à ce point avec ce caractère social voilà l'important c'est ce qui est fait et aujourd'hui des électeurs de gauche des responsables de gauche selon moi après on ne peut pas être d'accord ont des raisons de se reconnaître

17:05
Locuteur 5

dans l'action qui est menée le porte-parole du gouvernement Gabriel Attin l'invité de France Info jusqu'à 9h on s'interrompt quelques instants pour retrouver Mélanie Delonnet pour le fil info à 8h50

17:14
Locuteur 2

il y aura une période de tolérance pour permettre l'adaptation du protocole aux réalités du travail assure la CFDT sur France Info ce matin le nouveau protocole sanitaire s'applique depuis ce matin dans les entreprises et le masque est la règle sauf si vous êtes seul dans votre bureau à l'école des enseignants masqués de la maternelle au lycée pour le retour en classe de plus de 12 millions d'élèves si jamais une école ou une classe ferme à cause de cas positifs au coronavirus le congé parental sera possible sur les parents vient d'assurer sur France Info le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal c'est une mesure pour lutter contre le trafic de cannabis le trafic de drogue et surtout le trafic de cannabis une amende de 200 euros à partir d'aujourd'hui dans la rue appliquée pour usage de stupéfiance et du populisme carcéral commente sur France Inter la présidente du syndicat de la magistrature et puis une première arrivée au sommet aujourd'hui dans le Tour de France 160 kilomètres entre Cisteron et la station d'Orsière-Merlette dans les Hautes-Alpes Julien Alaphilippe porte toujours le maillot jaune

18:19
Locuteur 6

France Info

18:23
Locuteur 4

le 830 France Info Salia Braquia Marc Fauvel Gabriel Attal est-ce qu'il vous arrive d'acheter ou de lire

18:31
Locuteur 5

Valeurs Actuelles ?

18:32
Locuteur 7

il m'est arrivé de le lire

18:33
Locuteur 5

de l'acheter ?

18:35
Locuteur 7

pas de l'acheter je crois mais en tant que porte-parole du gouvernement je reçois toute la presse

18:39
Locuteur 5

c'est un bon journal

18:40
Locuteur 7

moi je enfin j'imaginez je suis porte-parole du gouvernement je vais pas commencer à dire ce qui est un bon et ce qui est un mauvais journal je suis censé m'adresser à tout le monde et respecter tout le monde maintenant si vous faites référence à ce qui s'est passé avec le dessin de Daniel Obono

18:53
Locuteur 5

Daniel Obono député de la France Insoumise dessiné, caricaturé en esclave dans le cadre d'une fiction le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour injure à caractère raciste une bonne chose

19:04
Locuteur 7

c'est pareil c'est la décision du Parquet de Paris moi ce que je peux vous dire c'est que j'ai évidemment été indigné par cette image il y a peu de députés à l'Assemblée Nationale dont je me sens aussi éloigné sur le fond que Daniel Obono et pourtant j'ai été indigné par cette image comme je l'aurais été pour n'importe qui d'autre parce qu'on ne peut pas représenter d'une manière générale quelqu'un et viser quelqu'un et le représenter en esclave et en particulier une élue de la République qui a été qu'on le veuille ou non élue par ses concitoyens par des Français dans sa circonscription pour les représenter à l'Assemblée Nationale

19:34
Locuteur 5

vous regrettez d'avoir par le passé accordé des interviews à Valeurs Actuelles ou vous le referiez au nom de ce pluralisme dont vous parliez il y a quelques instants c'est-à-dire il faut parler à tout le monde

19:42
Locuteur 7

je ne sais pas répondre à votre question pour l'avenir s'ils vous appellent demain

19:47
Locuteur 5

pour demander une interview s'ils appellent le porte-parole du gouvernement vous dites oui ou vous dites non

19:51
Locuteur 7

je pense que je ne refuserai pas mais je pense que je dirai ce que je pense de leur ligne éditoriale sur ce sujet-là dans l'interview

19:58
Locuteur 3

donc vous pourriez encore leur parler est-ce que vous avez conscience qu'en accordant des interviews à Valeurs Actuelles comme l'a fait le Président de la République vous participez à cette respectabilité du magazine

20:08
Locuteur 7

d'abord comme l'ont fait je crois des responsables politiques de tous les partis y compris de la France Insoumise oui mais je vous pose la question non mais c'est assez important de redire les choses

20:15
Locuteur 5

ils disent tous ça quand on les interroge ils disent il y a les autres aussi donc je ne suis pas tout ça oui bien sûr

20:18
Locuteur 7

je veux dire l'important c'est on vous propose une interview vous répondez aux questions vous passez un certain nombre de messages vous faites le choix de répondre y compris pour contester des messages qui sont portés dans le cadre d'une ligne éditoriale d'un journal voilà mais encore une fois la situation en plus porte-parole du gouvernement je ne considère pas qu'il faille exclure des médias

20:37
Locuteur 3

donc vous pourriez répondre à nouveau à Valeurs Actuelles l'insécurité c'est le sujet le thème sur lequel la droite a décidé de vous attaquer le gouvernement l'immense faillite du quinquennat la sécurité dit Xavier Bertrand le président de la région des Hauts-de-France il vous reste donc deux ans pour redresser la barre

20:55
Locuteur 7

d'après Xavier Bertrand non d'ailleurs on voit bien que Xavier Bertrand qui régulièrement rappelle sa candidature à l'élection présidentielle considère que lui on y est déjà et a priori il ne pense qu'à ça puisque à l'écouter on a l'impression que le quinquennat est terminé il reste deux ans évidemment qu'on va continuer à agir et ensuite non je ne suis pas d'accord avec ce qui est dit la sécurité c'est un sujet extrêmement difficile c'est un sujet de vie quotidienne pour beaucoup de français c'est un sujet où vous pouvez mettre des moyens

21:19
Locuteur 3

vous pouvez mettre

21:21
Locuteur 7

des moyens très importants au niveau national et on l'a fait depuis 2017 parce qu'on a augmenté le budget d'un milliard d'euros parce qu'on a recruté 10 000 policiers et gendarmes parce qu'on a payé les heures supplémentaires ça faisait des années qu'elles n'étaient pas payées parce qu'on a mis en place une prime de nuit qu'il y a moins de délinquance aujourd'hui

21:33
Locuteur 5

qu'au début du quinquennat

21:34
Locuteur 7

je ne dis pas ça ce que je dis c'est qu'on est à la hauteur en termes de moyens et que maintenant il faut que sur le terrain ça se ressente ça prend du temps mais on agit et maintenant il y a un autre enjeu qui est posé c'est celui de l'effectivité de l'efficacité des peines et des sanctions

21:46
Locuteur 5

on voit bien c'est à dire qu'on peut investir un milliard comme vous venez de le rappeler pour l'instant ça ne fonctionne pas ça coince où

21:52
Locuteur 7

non mais je vais vous dire il y a des résultats je ne dis pas qu'ils sont rendez-vous partout je ne vous dis pas tout va très bien c'est parfait j'ai fait moi-même des déplacements je suis allé dans ce qu'on appelle des quartiers de reconquête républicaine qui sont des quartiers qu'on a visé spécifiquement parce qu'il y avait beaucoup de délinquance parce qu'il y avait des enjeux d'insécurité très forts et on s'est dit sur ces quartiers-là on va mettre le paquet on va mettre les moyens et on voit que vous avez des gendarmes des policiers supplémentaires qui arrivent et que vous avez des réseaux de trafic qui sont démantelés et que cette action elle est là mais encore une fois ce n'est pas réglé partout pour tout le monde et il y a beaucoup de français aujourd'hui qui ressentent mais qui vivent l'insécurité

22:25
Locuteur 3

Gabriel Attal vous parliez justement il y a quelques minutes des peines hier Valérie Pécresse la présidente de la région Île-de-France a été l'invité de la matinale de France Inter et elle a pointé un problème écoutez-la

22:34
Locuteur 1

nous avons un problème aujourd'hui dans le pays c'est un problème avec la sanction la sanction il n'y a pas d'éducation il n'y a pas de respect de la loi sans une sanction immédiate rapide proportionnée adaptée

22:48
Locuteur 3

vous avez à caisser en l'écoutant ça veut dire que la justice est trop laxiste

22:52
Locuteur 7

non je ne dis pas ça je dis que quand quelqu'un commet un acte de délinquance un crime évidemment mais un acte de délinquance du quotidien en particulier parce que c'est souvent ça qu'on entend sur le terrain ce sentiment d'impunité face à soit des incivilités soit de la délinquance du quotidien il faut qu'il y ait une réponse pénale une réponse de la justice immédiate et que la peine soit et que la sanction soit effectuée immédiatement c'est trop lent aujourd'hui oui ça peut être trop lent c'est trop lent et Edric Dupond-Moretti l'a dit ça va être un de nos chantiers très importants j'étais chez certains de vos confrères dimanche je disais il faut qu'on en revienne à ce principe tu casses tu répares tu salis tu nettoies voilà ça paraît tout bête comme ça mais c'est important tu as trouvé d'autres peines

23:33
Locuteur 5

que la prison

23:34
Locuteur 7

bien sûr évidemment qu'est-ce que ça pourrait être ça peut être des travaux d'intérêt général mais on a commencé on a commencé depuis maintenant 3 ans il y a eu une loi qui a été portée par Nicole Belloubet qui fait que pour les peines supérieures à 1 an il ne peut plus y avoir de dérogation d'adaptation parce que c'est des actes particulièrement graves et puis pour les peines inférieures on va vers des travaux d'intérêt général un gamin comme je le disais qui tague un mur il faut que le lendemain matin il soit en train de nettoyer le mur

23:57
Locuteur 3

mais ça c'est réel ça marche ça existe vraiment vous avez des chiffres

24:00
Locuteur 7

ça peut exister et c'est ce qu'on va faire ce que je vous dis c'est qu'aujourd'hui ça n'existe pas suffisamment et qu'on va avoir un séminaire du gouvernement la semaine prochaine autour du président de la République que le président de la République a demandé que ce sujet là figure à l'ordre du jour et qu'il y ait des mesures qui soient portées par le garde des Sceaux et le ministre de l'Intérieur rapidement pour qu'on puisse tendre vers cet objectif

24:18
Locuteur 5

Merci à vous Gabriel Attal porte-parole du gouvernement invité ce matin de France Info

Covid et rentrée scolaire, port du masque en entreprise, appel d'Estrosi en faveur de Macron... Le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal — Gabriel Attal · Pourquijevote