Louis Vogel : « Il faut juger plus vite et mettre fin à la surpopulation carcérale »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On accueille ce matin aujourd'hui Louis Vogel. Bonjour. Bonjour.
Vous êtes sénateur de Seine-et-Marne, membre du groupe Les Indépendants, Républiques et Territoires au Sénat et membre du parti Horizon, le parti d'Édouard Philippe. On parlera du président d'Horizon, candidat à la présidentielle dans quelques minutes. Mais d'abord on va revenir sur les différentes actualités et on va commencer par regarder la presse régionale avec comme d'habitude, comme chaque jour, trois titres de presse régionale aujourd'hui que nous allons regarder ensemble.
La une de la Marseillaise carburant, comment faire baisser la note ? Ensuite il y a la une de la dépêche du midi sur les zones à faible émission qui restreignent la circulation dans les grandes villes pour les véhicules polluants. Ces ZFE ont été supprimées par l'Assemblée nationale et puis la une du télégramme est consacrée à la lecture, objectif lecture pour les adolescents qui lisent de moins en moins.
Louis Vaugel, quelle une de la PQR vous choisissez ? Carburant. Sur le carburant.
On a l'impression que le gouvernement hésite à prendre des mesures supplémentaires. Il parle d'encadrer les marges des distributeurs mais ne met pas en action ce dispositif. Il y a une forme d'hésitation, d'atermoiement ?
La situation est compliquée parce que le gouvernement n'a pas la main sur les prix mondiaux. Nous, on est à l'arrivée. On a des conséquences.
Il n'y a pas 36 solutions possibles. Soit c'est une baisse de la TVA sur l'essence. C'est la première à laquelle on a pensé.
Tout à l'heure, d'ailleurs, on a vu que les politiques parlaient de ça. Le sont assujettis à un taux réduit. C'est contraire au droit européen.
La Rassemblement nationale s'assoit souvent sur le droit européen, mais en tout cas, c'est le droit. Ensuite, ça représenterait une masse budgétaire considérable. Là, on parle de 12 à 17 milliards.
Donc il faut trouver cet argent parce que l'État n'est pas un tiers. C'est nous qui payons ça. Donc il faudra bien trouver l'argent.
Il faudra le prendre ailleurs. Et puis je crois que ce serait une mesure générale qui aiderait des personnes qui n'ont peut-être pas besoin d'être aidées. Voilà.
Donc tout ça fait que c'est pas idéal comme terrain. Alors après la deuxième chose, c'est le plafonnement des marges. Alors le plafonnement des marges, c'est plus intéressant. – Envisagé par le gouvernement ? – Envisagé par le gouvernement.
Le problème, c'est comment choisir la marge. Et puis le plafonnement des marges, c'est possible en cas de circonstances exceptionnelles. Donc, il y aura du contentieux.
Qu'est-ce que c'est ? Est-ce qu'on est dans des circonstances exceptionnelles ? Et surtout, les marges sont déjà très réduites des distributeurs.
Ils le disent d'ailleurs. Vous avez vu, il y a une montée de levée de bouclier. Il n'y aura pas vraiment d'impact sur les prix pour les francs.
Vous allez même plus vite que moi. Le parfumage, c'est la seule chose possible si on reste dans un cadre légal, c'est sûr. Ça n'aura pas un impact considérable.
Donc, nécessairement, il faut aller vers des mesures structurelles le plus vite possible. En fait, pas seulement des aides ciblées par rapport à certaines personnes, ce qui est tout à fait justifié. Il faut le faire.
Les agriculteurs, on en a parlé. La ministre va venir en parler. Mais il faut privilégier des solutions structurelles.
Donc au-delà de la régulation des prix, il faut une fois pour toutes réduire notre dépendance par rapport aux hydrocarbures. Il faut prévoir des mesures de transition écologique. Mais ça, ça se fait pas tout de suite.
Électrifier nos usages, c'est à moyen terme. Exactement. Mais il faut profiter de cette crise pour prendre des mesures immédiates conjoncturelles sur ce que j'ai dit, les marges plafonnées.
C'est la seule qu'on puisse prendre dans l immédiat, mais tout de suite mettre en œuvre des mesures structurelles pour traiter sobriété. Enfin, toute chose dont on parle beaucoup et qu'on ne fait pas vraiment. Et c'est le moment peut-être de sortir par le haut de cette crise et d'en profiter.
Et pourquoi ne pas demander un effort au secteur pétrolier qui fait des profits avec cette crise ? En taxant, c'est super profit. Pourquoi pas ?
C'est une bonne idée. Pourquoi pas ? Ça fait partie d'un ensemble.
Ça ne va pas être une réponse immédiate non plus, mais ça fait partie d'un nouveau cadre structuré qu'il faut construire. Est-ce qu'il y a un risque qu'il y ait quand même des profiteurs de crise, notamment dans le secteur pétrolier ? Il y aura des profiteurs.
Regardez, par exemple, si on prend une mesure générale, qui profitent à tout le monde. Par exemple, la première mesure sur la baisse de TVA. Sans le faire exprès, certains vont en profiter.
Donc ça ne me semble pas, rien que pour cette raison, être la bonne direction. Vous voyez ? Une fois de plus, Rassemblement national, mauvais choix.
Alors on ne l'avait pas forcément vu venir, mais il y a depuis quelques jours un débat électrique au Parlement sur le 1er mai, l'autorisation du travail de certains commerces de proximité pour leurs salarié le jour de la fête du travail, le 1er mai qui normalement est férié, chômé et payé. On l'a vu ces derniers jours, le gouvernement a interrompu le débat parlementaire sur cette proposition de loi qui prévoyait cette réforme. Et Sébastien Lecornu veut recentrer la discussion, notamment pour autoriser les boulangers à travailler le 1er mai prochain.
Sébastien Lecornu a eu raison d'interrompre ce débat et de recentrer la discussion. – Il a eu raison à mon sens entièrement raison parce qu'il y a un 1er mai qui arrive tout de suite le premier mai 2026 on va pas pouvoir faire grand chose donc il faut faire l'essentiel ensuite Vous avez vu qu'il a annoncé au moment de sa réponse au QAG, qui était très longue, qu'il fallait prendre des mesures plus globales par rapport au 1er mai suivant, qu'on ne peut pas faire pour le 1er mai 2026, mais le 1er mai 2027. Et organiser une négociation dans chaque branche professionnelle.
Bien sûr, si on prend une mesure globale, on peut prendre une mesure immédiate, le cœur de cible tout de suite 2026, c'est simple à faire. lu il y a des choses à revoir et il a lu la liste des professions qui font les dérogations à la loi je pense qu'il faut il faut revoir tout ça prévu dans un texte voté l'an dernier par le sénat mais on n'a pas le temps de régler ça maintenant d'ici le 1er mai on a autre chose à faire moi je trouve qu'il faut arrêter à faire autant de mousse avec si peu de savon oui voilà mon voilà ma réponse il a tout à fait raison le premier ministre n'est pas d'accord avec la critique de certains sénateurs à droite on entend pas d'accord l'immobilisme sébastien lecornu qui gouvernerait avec la gauche non non non c'est une chose dont on ne parlait plus ça sort on se demande pour des raisons politiciennes moi je crois qu'il faut oublier le débat politicien aujourd'hui la france situation est une situation extrêmement difficile il faut qu'on faut arrêter ce debate sur des petites choses comme ça, c'est quand même pas...
Notre avenir ne dépend pas de ça. Notre avenir dépend beaucoup plus des carburants. Notre avenir dépend de la réforme de la justice criminelle dont on va parler.
Et donc il faut passer aux choses importantes. Et il faut que tous les sénateurs, tous les députés du socle commun travaillent ensemble pour offrir une solution aux Français pour nous sortir de la situation désastreuse dans laquelle nous nous trouvons. On parlera tout à l'heure notamment du travail sur le programme de la présidentielle mais justement une dernière question quand même sur cette polémique autour du Premier mai.
Qu'est-ce que ça dit peut-être de notre rapport au travail avec cette question de travailler, du pouvoir d'achat, d'avoir un revenu, peut-être de travailler plus pour gagner plus comme le disait Nicolas Sarkozy en 2007 ? Il est sûr que le rapport au travail évolue, la société chante, etc. Mais cet exemple précis, ça nous renseigne plutôt sur la situation à l'Assemblée nationale, la situation de désordre qui règne à l'Assemblée nationale, plutôt que sur le rapport au travail, à mon avis.
Allez, on va parler de justice et du projet de loi sur la justice criminelle qui est examinée cette semaine au Sénat, la Haute Assemblée qui a adopté mardi à 219 voix contre 11. Cette réforme portée par Gérald Darmanin, le garde des et une réforme qui comprend notamment le dispositif très controversé du plaidé coupable. Alors Clémentine Louise, on va revenir avec vous sur ce dispositif.
Oui, on parle d'une procédure de jugement des crimes reconnus ou d'un plaidé coupable. Alors ça existe déjà pour les délits, mais ça n'existait pas pour les crimes. Alors concrètement, un accusé qui reconnaîtrait les faits avant son procès bénéficierait d'une peine négociée et souvent réduite.
La négociation aurait ensuite lieu entre le procureur et les deux avocats, de la victime et de l'accusé. Tous les trois discutent pour s'accorder sur une peine, une peine qui ne peut pas dépasser les deux tiers du maximum prévu par la loi. Donc c'est une peine forcément moins lourde que dans un procès classique.
Le juge va ensuite examiner l'accord lors d'une audience publique sans témoin et sans expert. Et si le juge valide cette proposition de peine, eh bien elle est appliquée. Sinon le dossier retourne vers un procès classique.
Petite précision, les sénateurs ont exclu certains crimes sexuels du champ de cette nouvelle procédure comme le viol sur les mineurs de moins de 15 ans, le viol aggravé et le proxénétisme sur mineurs. Et l'objectif de ce texte, c'est de désengorger le système judiciaire. Oui, aujourd'hui en France, il faut en moyenne 8 ans pour attendre le jugement d'un crime lié au narcotrafic ou d'un homicide.
Le garde des Sceaux souhaite donc accélérer la procédure. On l'écoute, c'était mardi au Sénat. Nous avons un sujet structurel que d'autres pays ont connu également de traitement de la justice criminel et nous ne jugeons plus les crimes dans un temps raisonnable à tel point que l'utilisité sociale n'est plus au rendez -vous, mais aussi que ces peines n'ont parfois plus vraiment d'intérêt 8 ans, 9 ans, 10 ans, 15 ans après les faits pour les victimes, pour les accusés comme pour la société.
Dans le débat au Sénat, les oppositions de gauche ont essayé de supprimer cet article sur le plaidé coupable. La gauche dénonce un mécanisme inefficace pour désengorger les cours criminels. C'est la sénatrice socialiste Marie Pierre de la Gontry qui a fait remarquer aux élus que l'étude d'impact du garde des Sceaux indiquait qu'entre 10 et 15 % des procédures seraient concernées, 10 à 15%, moins les cas où les victimes ne seraient pas d'accord pour pour accélérer la peine.
Pour elle, ce n'est pas très parlant. Elle juge que le principal problème est ailleurs. On l'écoute, c'était mardi dans l'hémicycle.
Ce texte voudrait répondre à la difficulté de durée de l'audiencement criminel. Que les juges d'instruction, ils sont 600 à peu près en France, ont entre 60 et 100 dossiers par juge d'instruction et que donc ils peuvent consacrer à peu près une journée et demi à deux jours par an, par dossier. Et donc vous auriez pu faire le choix de doter la France de plus de juges d'instruction pour qu'ils puissent travailler dans de meilleures conditions et donc travailler plus rapidement.
Vous n'avez pas fait ce choix. Et puis parallèlement à ce débat parlementaire, dans la rue, les avocats ont dénoncé massivement ce projet de loi. Oui et notamment devant le Sénat où nous étions la La colère était palpable pour eux se plaider coupable.
Réduit le droit des victimes à être entendus car un procès à huis clos ne permettrait pas à la presse de médiatiser l'affaire et donc à la société de s'emparer du sujet le texte sera désormais examiné à l'assemblée nationale au mois de juin monsieur vaugel est ce que vous ne craignez pas justement cette invisibilisation de la parole des victimes non je crois qu'il faut replacer ce plaidé coupable c'est un plaidé coupable à la française c'est pas l'importation des règles américaines chez nous comme certains n'ont prétendu justement vous connaissez bien le droit américain vous avez été avocat au barreau de new york tout à fait alors on va pas vers le système américain non justement vraiment dans la négociation permanente oui vous savez dans le monde la procédure criminelle et les pays occidentaux se divisent en deux groupes un et là où quand on les juge d'après la procédure criminelle qui est en place il ya des systèmes à procédures inquisitoires comme chez nous et des systèmes à procédures accusatoires s'il y a une telle résistance c'est parce que c'est une importation nous on a un système inquisitoire ça vient d'où ça vient de l'inquisition il y avait un inquisiteur qui cherchait la vérité d'où le juge d'instruction qui est instruit à charge et à décharge ils cherchent la vérité aux états unis c'est pas du tout ça dans les systèmes anglo-saxons général c'est pas du tout ça c'est un système accusatoire où il ya deux personnes le procureur l'avocat qui se battent l'un contre l'autre c'est un combat et d'ailleurs dans cette idée quand il y a un combat c'est facile d'admettre une négociation après le combat, d'où chez eux la justice négociée. Donc chez nous c'est très difficile d'importer le système tel qu'il est, d'où toutes les limites qu'a introduit le Gardesseau parce que c'est une réforme pragmatique, ça va aller plus vite vous l'avez très bien expliqué on va passer moins de temps et ça répond à un problème énorme c'est 36 mois la durée d'une instruction chez nous en moyenne c'est énorme, les premières victimes de cette durée ce sont les victimes elles-mêmes donc ça me semble être quand même essentiel de faire plus vite est-ce que ça a encore du sens d'infliger une peine, 36 mois et plus, vous allez donner les chiffres de la durée des procédures complètes. En médiane il y a la moitié aujourd'hui des affaires où c'est 29 mois d'instruction donc il faut accélérer le système d'où toutes les garanties qui ont été mises on n'a pas du tout importé système américain vous avez l'avait dit très justement la victime peut s'y opposer pour les les crimes les plus graves ça ne joue pas c'est très encadrés il y a des limitations de peine à négocier enfin c'est vraiment donc si la victime souhaite un procès et être entendu être visible elle l'aura mais bien sûr donc on a essayé de garder l'esprit de notre système on importe une technique qui va nous permettre de diminuer les délais et c'est quand même une priorité parce que le notre système pénal aujourd'hui souffre de quoi il souffre des retards de la durée des procédures la peine n'a plus de sens quand elle arrive trop et souffre du point de vue pénal pénitentiaire de la surpopulation carcérale qui est le prochain nax c'est la réforme suivante prévue par le garde des sceaux on a un garde des sceaux pratique et qui fait des vraies réformes la première c'est celle là il faut juger plus vite et la deuxième c'est il faut vraiment mettre fin à ce problème inadmissible aujourd'hui qui est la surpopulation carcérale dans beaucoup de prisons chez nous il ya 200 % de taux d'occupation, ça veut dire qu'il y a des gens qui dorment par terre.
Vous ne craignez pas l'invisibilisation de la parole des victimes ? Vu tout ce que je viens de dire, c'est vraiment complètement accessoire. Aucune mesure n'est à 100 % parfaite.
Mais il y a des priorités à mettre dans la vie. Et la première priorité, aujourd'hui, pour les victimes, c'est qu'elles aient un résultat beaucoup plus rapide que ceux dont elles bénéficiaient aujourd'hui. C'est l'un des principaux défauts de notre justice, qui met en cause tout le système pénal.
Une peine qui arrive trop tard n'est plus une peine, n'a plus aucun sens pour la victime. Évidemment, ma réparation va arriver trop tard. Et pour le coupable, pareil.
Comment voulez-vous que celui qui a été condamné puisse comprendre que ce qui lui arrive, si la condamnation arrive beaucoup trop tard ? Est-ce que c'est pour ça que les sénateurs ont retiré le viol aggravé de cette proposition pour éviter l'invisibilisation de la parole des femmes – Oui, bien sûr. Il y a plein de garanties.
Le débat au Sénat était très intéressant. Justement, les violences intrafamiliales, les violences faites à l'égard des femmes, c'est revenu tout le Il y a eu la victime en général, il ne faut pas l'oublier. Et il y a eu beaucoup d'améliorations qui ont été apportées en commission des lois par les deux rapporteurs pour justement la mettre en avant, vous voyez, ce qui n'existe pas dans les pays anglo-saxons.
Je veux dire, on n'est pas en train d n'importe quel, le grand anglo-saxon chez nous. Donc, première...
Et puis, la spécifique...
C'était très difficile, c'était tout un débat de savoir quels sont les crimes graves. Vous l'avez dit tout à l'heure, crime sexuel, graves qu'on pourrait exclure du système. C'était très intéressant comme débat.
Je pense qu'on a amélioré le texte ici au Sénat très sensiblement, le texte d'origine. Et le ministre a été très ouvert pour introduire toutes ces modifications. donc je crois que c'est ça la démocratie vous voyez, c'est quand même l'image c'est du débat et l'opposition a fait plein de propositions madame Delagontry que vous avez fait passer tout à l'heure elle a fait plein de propositions et il y en et certaines qui ont été reçues, d'autres pas.
Mais je trouve qu'on a fait du bon travail. Le Sénat a fait du bon travail. C'est ça le travail d'un législateur. – Alors, et ce n'est pas fini, puisque vous le disiez là, c'était l'objectif de désengorger le système judiciaire, et il y a un autre objectif pour Gérald de Darmanin, c'est de lutter contre la surpopulation carcérale.
Qu'est-ce qui va être prévu concrètement par le gouvernement ? – Alors je suis parlementaire en mission sur le deuxième sujet. – Sur les prisons – Voilà, par exemple je vais ranger demain pour, je visite, il y a des centres d'expérimentation, il y en a 5 en France, donc je vais les visiter.
Alors comment ça se passe ? Quand vous parlez à un magistrat, vous parlez à un procureur. Et dis-moi, en comparaison immédiate, c'est quand même le moteur de l'alimentation des peines de prison.
Je reçois la personne, ça doit aller très vite. Si je ne veux pas condamner à de la prison, si je ne veux pas requérir des peines de prison, il faut que j'aie des éléments. Ce qui peut donner les éléments, c'est les les fameux services de protection et à l'issue il y a eu des états généraux de ce qu'on appelait la probation et on s'est dit mais il ya des peines alternatives possibles seulement il faut que quand on en décide il faut qu'il y ait deux choses d'une part qu'on est indossé sur la personne pour savoir si une peine alternative peut être appliquée à cette personne il ne faut pas qu'elle soit trop dangereuse et deuxième chose il faut que le procureur ait la liste de toutes les peines alternatives possibles dans sa circonscription de façon très concrète et donc il pourra demander autre chose que simplement de la prison et sinon donc on va le plus on va de nouveau vers des peines alternatives à la prison on va vers la mise en oeuvre concrète d'alternatives à la prison on essaie de sécuriser c'est celui qui va décider en ajoutant des spécialistes autour de lui qui pourront lui dire un des gens formés à la criminologie qui pourront lui dire cette personne est dangereuse non cette personne a un logement oui cette personne a un emploi oui cette personne n'est pas susceptible de récidiviser c'est ce que Gérald de Darmanin va porter des peines alternatives à la prison les peines existent et sont pas utilisées c'est ça notre problème vous voyez notre sujet c il faut les utiliser sinon on ne réglera jamais le problème de la surpopulation carcérale en construisant des nouvelles prisons on n'arrivera jamais il faudrait construire une prison par mois vous êtes d'accord avec moi c'est impossible et on verra et on verra et on verra et on on verra ce que propose sur ce sujet notamment Edouard Philippe puisqu'on va parler politique Louis Vaugel et on va retrouver nos partenaires du journal Le Télégram Pascal Baudéré qui est rédacteur en chef adjoint au journal Le Télégram en direct de Morlaix bonjour Pascal bonjour à vous et justement Edouard Philippe était en déplacement en Bretagne un déplacement de deux jours alors hier il a tenu une réunion publique à Brest notamment oui il a été avant cette réunion publique il a été sur le terrain de la France qui travaille c'est son slogan qu'il a amené ici en Bretagne c'est vrai que c'est un trait de caractère des bretons on nous prête souvent l'idée d il a dit une chose forte sur un débat local qui n'est pas neutre quand même pour l'ensemble de l'activité économique du Finistère il a misé et dit qu'il serait aux côtés de ceux qui travaillent à la réalisation du stade Arkea Parc qui est le futur stade brestois qui qui fait aujourd'hui l'objet d'une polémique sur le secteur de Brest et il a dit qu'il se rangerait lui du côté de ceux qui défendent ce projet avant cela il avait voulu donc parler aux agriculteurs comme je le disais mais également aujourd'hui ce matin au marins pêcheurs on sait que ce sont des populations de travailleurs en Bretagne qui sont particulièrement impactés par la crise de la hausse du pétrole aujourd'hui la crise en Iran impacte lourdement on le sait le prix du baril et ses métiers de la pêche et du monde paysan sont lourdement impactés donc ils voulaient à leur côté leur assurer de leur présence c'était un message du candidat Philippe d'être à côté de ceux qui travaillent en Bretagne du candidat Philippe du candidat Philippe à la présidentielle il a repris son tour de France dans le cadre de sa candidature à la présidentielle après sa réélection au municipal au Havre mais pourquoi ce déplacement Pascal précisément en terre bretonne je crois que la terre bretonne est une terre d'élections à choyer pour Edouard Philippe puisque la Bretagne est une des régions de France on le sait qui historiquement a montré une forme d'hermétisme aux idées du rassemblement national lors des précédentes élections présidentielles en tout cas c'était vrai la Bretagne est une terre plutôt social-démocrate ici on vote rose, on vote bleu, on vote beaucoup moins qu'ailleurs, bleu marine sur le papier on dit donc que les bretons pourraient voter Edouard Philippe en 2027 sauf que les dernières élections municipal ont un peu rebattu les cartes ici.
Elles viennent de montrer que les temps changent aussi à la pointe armoricaine, puisque plusieurs villes phares de Bretagne, comme Saint-Malo ou Lorient, et des villes moyennes comme Lagnon, Fougères, ont vu parfois le score des candidats doublé ici donc c'est un indicateur qu'il ne faut pas ignorer. Je pense à Maëlle de Calan, président du conseil départemental du Finistère qui invitait Edouard Philippe aujourd'hui sur ces terres, Victor Bonneau du côté de Saint-Brieuc et le nouveau maire Horizon, il fallait des piliers aussi régionaux forts pour Edouard Philippe pour arriver ici en Bretagne avec cette notion qu'il y avait des appuis sur cette zone où il peut avoir des électeurs. Mais il y a effectivement en face la menace RN.
Je vous parlais tout à l'heure des agriculteurs et des marins-pêcheurs, c'est vrai que la petite musique et le discours anti-européen du RN ici commencent à faire chemin puisqu'on sait que beaucoup de décisions prises par Bruxelles impactent lourdement le métier des agriculteurs et des marins-pêcheurs. Donc il y a une vigilance particulière à avoir je pense sur la Bretagne pour Edouard Philippe parce que peut-être qu'avec une vision européenne qui est parfois un petit peu en déliquescence ici dans certains ports de ces métiers que je viens de citer, il y a un risque de voir peut-être un vote du RN s'affirmer davantage en Bretagne, donc je pense qu'il y a une volonté de marquer le terrain, un terrain qui lui est a priori plutôt favorable mais attention, le RN est en embuscade avec les évolutions du monde, on peut voir effectivement peut-être un un électorat breton peut-être plus diffus qu'à l'habitude, donc je pense qu'il y avait une volonté aux côtés de Maël Decalan et de Victor Bonneau dans les Côtes d'Armor, peut-être d'ancrer sa position et de dire qu'il était là aux côtés des bretons parce qu'il aura besoin de leur vote pour la présidentielle. Merci beaucoup Pascal pour votre intervention et on va regarder la une du télégramme qui est consacrée à la lecture, ados, objectif, lecture pour les adolescents qui lisent de moins en moins.
Merci beaucoup. Louis Vaugel, une question sur Edouard Philippe, candidat à la présidentielle. En quoi peut-il le mieux rassembler finalement l'électorat de droite et du centre ?
D'abord, je pense vraiment personnellement qu'il faut une candidature unique d'un droit et du centre si on veut gagner la prochaine présidentielle. Et Edouard Philippe, depuis le début, il l'a dit. Il l'a dit en 2022.
C'est le premier à le dire. Il l'a dit en 2024 et il l'a répété en 2026. Si on n'arrive pas à se mettre d'accord sur un candidat dans ce socle commun et sur un programme qui corresponde à ce candidat pour qu'on ait quelque chose à dire aux Français, eh bien les élections sont perdues à mon sens. – Pour se mettre d'accord, il faut une primaire rapidement pour conclure ? – Peu importe, ça sera discuté entre les partis, on est tous d'accord pour que… D'ailleurs ici au Sénat, il y a un groupe de sénateurs qui se réunis toutes les deux semaines. – Pour un programme commun ? – Pour travailler un programme commun et qui a appelé dans une tribune à une candidature unique en disant bien que c'était au parti, ce n'est pas à nous de dire comment ils vont s'arranger, il fait au
Louis Vogel