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Discours / meetingChristian HUTIN· 9 octobre 2013 5 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraites

Intervention en Séance Christian HUTIN PL RETRAITES

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Collègues, la parole est à monsieur Hutin. [Applaudissements] Merci. Merci monsieur le président.

Je suis le dernier intervenant de cette discussion générale. Alors, vous ne m'envoulerez pas, madame la ministre, madame la présidente, monsieur le rapporteur, madame la présidente, monsieur le rapporteur, pour avis euh plutôt qu'un discours convenu de vous donner un sentiment sur cette réforme des retraites. D'abord, je voudrais dire et je pense qu'on l'a peut-être pas dit assez, mais on peut le dire, c'est une réforme de gauche, disons-le clairement.

C'est une réforme de gauche. Pourquoi c'est une réforme de gauche ? parce que c'est une réforme qui est parce que c'est une réforme qui est réaliste parce que c'est une réforme qui est réaliste qui est réaliste et qui est progressiste.

Clim disait en période de crise la seule politique possible c'est le réalisme. Nous sommes en période de crise il y a du réalisme dans cette réforme. Il y a du réalisme parce qu'il y a risque il y a risque majeur pour pour notre régime de retraite.

Je ne fais pas campagne. Elle est progressiste. Pourquoi est-elle progressiste ?

Parce que des quatre réformes de ce début de siècle, c'est la première qui nous donne des droits nouveaux. disons-le clairement, nous ne l'avons pas encore dit, ce sont des droits nouveaux qui sont octroyés aujourd'hui qui vont être octroyés grâce à cette préforme. Alors, les femmes, les femmes, la maternité, les les les familles soignantes, aidantes, les les agriculteurs, Germinal Per en parlait tout à l'heure, ce sont des droits nouveaux qui existent aujourd'hui et un droit essentiel est celui de la pénibilité.

La pénibilité, s'il vous plaît. La pénibilité c'est quelque chose qui est quelque chose d'essentiel. La pénibilité je crois que c'est on en a parlé beaucoup avec madame le ministre.

Nous avons travaillé lors du dernier mandat sur une mission parlementaire avec Jean-Frédéric Poisson, mission qui est adoptée à l'unanimité sur les risques psychosociaux. Perm dire permettez-moi de dire un petit mot sur risque psychosociaux qui sont quelque chose d'essentiel dans l'ensemble des décrets qui sont pris par le gouvernement. Je pense que les risques psychosociaux est c'est vraiment quelque chose de nouveau.

C'est essentiel. En Italie par exemple, je pense qu'on c'est en Italie et peut-être en Norvège, on calcule la pénibilité avec les calories dépensées. Vous imaginez, on est au 19e siècle quoi.

Je Il y a il y a la la pénibilité physique, mais il y a aussi la pénibilité des risques psychosociaux. On peut imager et on en a parlé encore extrêmement de nombreuses fois récemment, on peut penser aux plateformes, ces gens qui travaillent longueur de journée à répondre à des tas de gens, c'est quelque chose de terrible et je pense qu'il faudra imaginer ça. Cette réforme est éminemment politique aussi parce qu'elle est critiquée aussi par euh la gauche de la gauche, mais je pense qu'on peut aussi s on peut aussi s'en satisfaire parce que il faut des avocatus diaboli les avocats du diable de la bétification.

Alors, je ne pense pas que maître Marc Delet pense à la béatification de Sainte-Marie Sol, Sainte-Catherine, Saint-Michel, mais on peut imag mais on peut penser qu'il y a quand même une forme de courage dans cette réforme parce que on ne peut pas donner ce qu'on a pas et il y a des efforts qui sont faits et ces efforts doivent être consentis et ça semble tout à fait légitime. C'est une réforme éminemment politique aussi. Pourquoi ?

Parce que parce que il y a une réforme alternative, monsieur Mariton, il y a une réforme alternative que vous proposez 44 ans, 65 ans, avouer qu'elle est quelque peu brutale. Je pense que le terme est encore, elle est extrêmement brutale et je ne suis pas sûr qu'elle serait comprise par les Français. Je terminerai mon propos puisque je suis puisque je suis le dernier orateur.

On les les fonctionnaires ont été, je va pas dire stigmatisés mais souvent mis sur le grille en particulier en commission. Je pourrais vous raconter simplement pour terminer une petite histoire qui est celle de mon mon prédécesseur député de D qui s'appelait Albert d'envers qui a fait un de mandat et qui était particulièrement respecté dans cet hémicycle. dans les années 70-80 se créent les EPCI, les communautés urbaines et dans ses permanences, il avait beaucoup de difficultés à trouver des fonctionnaires qui voulaient bien travailler dans les EPCI et lui-même disait qu'il allait avec son bâton de pèlerin taper le soir bonjour Jean, bonjour Raymond, dit ton gamin, il veut pas travailler, il veut pas être fonctionnaire, il voudrait pas travailler la communauté de Nquererk.

Et la plupart des parents répondaient "Non, non, non, il va travailler à Usinor, il va travailler au port." Et je pense qu'il ne faut pas oublier euh que dans ces années-là, être fonctionnaire euh c'était pas forcément un avantage immédiat et pensé et imaginé. Et ce sont les gens qui parlent la retraite aujourd'hui au tempora au Moress. au Tempora au Morest, les temps ont changé mais n'oublions pas que les gens qui partent à la retraite aujourd'hui sont des gens qui se sont engagés dans des dans dans des EPCI, dans des communautés urbaines alors que ce n'était pas la priorité et qu'il ne pensait pas à un quelconque privilège.

Je vous remercie. Merci. Yeah.