Nicolas Dupont-Aignan - le Grand Entretien Politique
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Bonsoir à toutes et à tous. Un nouvel entretien, un grand entretien politique. Ce soir, j'ai le plaisir de recevoir Nicolas Dupont-Aignan. Comment allez-vous, monsieur Dupont-Aignan ?
Ça va, je survis bien, ça va.
J'imagine que vous êtes déconfiné, ça y est, vous êtes passé, on est passé dans l'étape d'après en ce moment.
Oui, j'avoue que c'était étonnant, là, j'étais dans Paris, de réentendre les bruits de Paris. Vous voyez, ce qui m'a le plus surpris pendant le confinement, c'est le silence qu'il y avait dans les rues. Et le bruit, entendre le bruit de la vie. Et en revenant là tout à l'heure de l'Assemblée, je me disais, voilà, la vie reprend. Ça fait plaisir, ça fait plaisir.
Bon, tant mieux, tant mieux, tant mieux, tant mieux. Alors, je vous présente, Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes député de l'Essonne, président de Debout la France et ancien maire de hier. On va commencer, première partie, la crise du coronavirus, gestion de l'exécutif, la fracture entre les citoyens et le monde politique. Et ensuite, on parlera longuement d'Union européenne. Je sais que c'est votre sujet de prédilection et c'est extrêmement important aujourd'hui. C'est un sujet central à mes yeux et je pense au vôtre aussi. Une première petite question, Nicolas Dupont-Aignan. On a l'impression aujourd'hui que l'opposition politique, elle n'a pas trop la parole dans les médias.
C'est la fin de la démocratie. Moi, je dis les choses comme je le pense. Il y a une tentation autoritaire absolument extravagante. Le pluralisme démocratique n'a pas été respecté pendant trois mois dans les médias français et on n'a pas pu s'exprimer. Et donc, les Français, vous voyez comme quoi, c'est d'ailleurs le mérite de la dictature dans un sens, c'est qu'à un moment, il n'y a plus de crédibilité du tout du pouvoir. Et il a tellement été lamentable dans cette affaire qu'il a beau avoir 95% du temps en tant qu'elle, ça se retourne contre lui. Et puis, simplement, ce qui est dommage et terrible, c'est que les Français n'ont pas pu voir une offre alternative.
Et c'est là où le pourrissement est voulu par l'exécutif. C'est que les Français savent qu'ils sont mauvais. Ils ont été particulièrement lamentables et odieux pendant cette période qui s'est soldé par plus de 30 000 morts. Mais, si vous voulez, ça crée une sorte de résignation générale, puisque les Français n'ont pas le droit de voir d'autres personnalités qui proposent autre chose. Et d'ailleurs, c'est pourquoi les réseaux sociaux ont eu tant de succès. Moi, tous les soirs, je fais une vidéo et j'ai eu des millions de vues, tout simplement parce que quand vous mettez le couvercle sur la marmite, à un moment, ça bouge.
Et je souhaite simplement que les Français qui avaient le temps de regarder sur les réseaux sociaux continuent à s'intéresser à la vie politique. Parce qu'on ne peut pas continuer dans cette vie évanouie. La démocratie s'est évanouie dans notre pays.
Alors, un petit regard, un regard assez large, Nicolas Dupont-Aignan, sur la gestion de la crise par l'exécutif, les masques, les tests, les frontières. Aujourd'hui, il y a cette loi d'urgence sanitaire. Vous avez d'ailleurs pris la parole dans l'hémicycle et notamment dans certains médias pour la dénoncer. Vous, c'est quoi votre regard après deux mois et demi de cette crise-là ? On a l'impression que c'est très mébuleux, cette pergiversation, mensonge peut-être selon vous ?
Pire que ça, d'abord, moi je retiens plusieurs choses. Je retiens des dirigeants incompétents, profondément incompétents, pas du tout à la hauteur du moment historique. C'est-à-dire sans aucune vision prospective assez large qui aurait dû leur permettre de s'extraire du quotidien. Et en fait, on s'est aperçu que les dirigeants… C'est curieux d'ailleurs parce que nous, on nous traite, moi, de souverainistes, de recroquevillés sur la nation, ce que vous entendez parfois sur moi, alors qu'il n'y a pas plus ouvert sur le monde que moi.
Et si j'ai réagi très tôt par une première vidéo, le 27 janvier, à la surprise même de tous mes collaborateurs qui pensaient que j'étais dans un délire de paranoïa à l'égard de ce virus, c'est parce que j'ai des parents qui habitent à Hong Kong et que j'étais informé très tôt par un réseau de médecins aussi qui très tôt m'ont alerté.
Donc si moi, j'allais dire petit député à la tête d'un mouvement politique, mais pas au pouvoir, je n'ai pas le réseau d'informations du pouvoir, si moi j'étais au courant, comment se fait-il qu'un président de la République, de la sixième puissance mondiale, ait été autant en dehors de toute conscience du problème, au point d'aller sur les Champs-Elysées début mars, le 7 mars, pour dire que tout devait continuer comme avant. Donc ça montre qu'il y a eu un problème de personne, d'incapacité de vision, qu'il y a une défaillance profonde de l'appareil d'État, et qu'il y a enfin des conflits d'intérêts extrêmement graves.
Et si vous voulez, ce mélange d'incompétence, d'étroitesse d'esprit, de bureaucratie, d'intérêts privés, font, fait, ce mélange fait que les décisions n'ont pas été prises à temps de manière répétée, répétée. C'est complètement fou ce qui s'est passé pendant trois mois. Et la conséquence de ça, et ce qu'on ne dit pas, parce que c'est pour ça qu'il n'y a pas d'opposition à la télé, c'est que si vous regardez les chiffres, et je les ai regardés hier soir sur un site qui s'appelle World Matters, ou je ne sais plus, et c'est très intéressant ce chiffre, il y a trois catégories de pays.
Il y a les pays catastrophiques, comme nous, l'Italie, l'Espagne, principalement, l'Angleterre, les États-Unis, un peu moins. Il y a les pays qui ont commencé en retard, mais qui se sont rattrapés, c'est l'Allemagne, et les autres pays d'Europe. Et il y a les pays qui étaient habitués au virus, et qui ont anticipé tout de suite, et mis en place tout de suite les bonnes mesures, comme la Sud-Est asiatique. Quand vous pensez que des pays comme Hong Kong, Singapour, la Corée, je ne sais pas la Corée, mais Hong Kong et Singapour ont moins de 1 mort par million d'habitants. Nous sommes à 400 morts par million d'habitants. Je ne sais pas si vous voyez, de 1 à 400.
Si vous reprenez des pays comme, par exemple, la Pologne, la Pologne, 20 fois moins de morts par habitant que la France. 20 fois moins, la Pologne. La Grèce, ça va être 10 fois moins. Le Portugal, 5 fois moins. L'Allemagne, 4 fois moins. Donc, ce qu'on n'a pas voulu dire à la télévision, c'est que le bilan français, en termes de victimes, est abominable. Et la grande différence avec les pays avec lesquels on a ce triste record, l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre et les États-Unis, c'est que ce sont quand même des pays libéraux, entre guillemets, ou des pays à niveau de vie inférieur, je parlais d'Italie et l'Espagne, enfin l'Espagne surtout, qui n'ont pas du tout le même système de santé.
Donc, pour la France, le bilan est accablant. Comment un pays qui dépense autant, qui a le plus fort taux de prélèvement obligatoire, quand même, le record d'impôts du monde, a été à ce point complètement débordé par la crise ? Et c'est là où il y a besoin de tirer les leçons, pas pour dire il est méchant, c'est un sale type, etc. C'est pour dire pourquoi. Eh bien, moi, je vois trois choses, incompétence, conflit d'intérêt et bureaucratie. Et les trois ensemble, ça a fait l'explosion. Et le drame, c'est qu'en fait, ils ne tirent pas les leçons, ou très peu, très peu. Et c'est ça qui est profondément révoltant.
Moi, j'ai passé ces deux mois chez moi au téléphone, heureusement, avec tout mon réseau, parce que c'était révoltant, quoi. C'est révoltant d'entendre des ânes pareilles, nous dire qu'il n'y a pas besoin de masques, alors que tous les gens qui font de l'épidémiologie, tous les gens qui suivent les maladies, savent qu'il faut des masques. Enfin, c'est complètement délirant ce qui s'est passé. Sur les tests, pareil. Enfin, tout est délirant, tout est effrayant d'incompétence. C'est pourquoi j'espère qu'il y aura des sanctions.
Nicolas Dupoignan, je me permets, effectivement, on a vu chez le confrère du Quart d'Arenchaîné, cette semaine, c'est sorti mercredi, qu'Emmanuel Macron avait été informé par l'ambassadeur de France à Pékin dès le 27 décembre, où il l'alertait en disant que ce virus était très dangereux. On a l'impression quand même que là, on flirte avec la limite du scandale, non ? Parce que pour nous, journalistes, ça paraît inconcevable.
Enfin, c'est un triple scandale d'État, parce que vous pouvez accuser quelqu'un de ne pas être prêt à temps. Bon, c'est scandaleux, mais à la rigueur. Mais ce qui est insupportable, c'est qu'ils n'ont jamais tiré les leçons de leurs erreurs. Jamais. Et si vous voulez, moi, j'ai assisté à cinq réunions des dirigeants politiques avec le Premier ministre. Trois physiques, 27 février, mi-mars, je ne sais plus quand, la dernière, et puis ensuite deux par vidéoconférence. Si vous aviez vu le niveau intellectuel de ces réunions, les petits ricanements quand je prenais la parole, quand M.
Philippot l'a prise, quand Mme Le Pen l'a prise, il faut être honnête, aussi un président des radicaux de gauche, qui a été excellent, quand quelques personnes ont pris la parole pour alerter, quand M. Mélenchon, ce n'était pas M. Mélenchon, c'est M. Catenas, demandait comme moi la réquisition d'entreprise, très vite. Luxfer pour les bouteilles d'oxygène, j'ai oublié le nom de la production de chloroquine dans le Rhône, de remettre en état l'usine dans Bretagne de masques, enfin des choses simples. Mais si vous aviez vu le mépris, la morgue de ces gens-là, de M.
Le Maire, mais ils ne nous répondaient même pas, l'entreprise Famar, ça y est, je m'en souviens, ils ne nous répondaient même pas, je n'ai pas eu de réponse. J'ai demandé cinq fois, monsieur, cinq fois, que l'on réquisitionne la pharmacie centrale des armées, qui est l'organisme du ministère de la Défense, qui est là pour fabriquer des médicaments. Bon, je n'ai jamais eu une réponse du Premier ministre. Je ne prétends pas, enfin je représente autant la nation que les autres, et je ne vois pas au nom de quoi on ne répond pas. Donc si vous voulez, une espèce de suffisance de cet appareil d'État… C'est du mépris pour vous, Nicolas Ducoignan, finalement ? Une espèce de mépris ?
Oui, de mépris total. C'est-à-dire que ces gens-là savent, ils savent, ce sont des sachants. C'est exactement, si on prend un peu de recul historique, c'est exactement le livre de Marc Bloch, L'étrange défaite. De 1940. Vous relisez le livre et vous avez les abrutis de généraux qui ont tout loupé, qui vous expliquaient qu'il y avait la ligne Maginot et que l'armée allemande ne passera jamais, et elle est passée à côté. Mais c'est fou de voir ça. Et ce qui m'a le plus ulcéré, c'est de voir qu'ils ont commis l'erreur. Une première fois, par exemple le 27 février, à la première réunion de Matignon, je m'en souviens comme si j'y étais, je pose trois questions.
Je pose une question sur les masques, combien de masques on a, est-ce qu'ils en ont commandé, pour combien, où, etc. Je pose une question sur les médicaments, la relocalisation de la production de médicaments, en disant, ça prendra peut-être six mois, mais il faut peut-être s'y mettre maintenant. Et puis je pose une troisième question, je ne me souviens plus laquelle. Bon, sur ces deux-là, ils me mentent droit dans les yeux. Ils ne répondent pas sur la relocalisation des médicaments, ce qu'ils n'ont jamais voulu répondre, parce qu'en fait, ils ne veulent pas réquisitionner des entreprises de médicaments. Ils ne veulent pas se fâcher avec l'industrie pharmaceutique, c'est ça la réunion.
Et puis, sur les masques, il nous a menti, Olivier Véran nous a menti. Et on apprend après que fin février, ils ne s'étaient même pas préoccupés du fait qu'on était en train toujours de détruire des masques. Ça veut dire qu'ils n'ont pas fait le job pour que le monde le révèle. Pardonnez-moi, c'est pas le monde, n'est pas un journal d'opposition. Bon, donc pour que le monde ou Mediapart révèle qu'au courant mars, on détruisait des masques, ça veut dire qu'à aucun moment, ces gens n'ont eu le souci du détail, c'est-à-dire de dire où on en est de la production, combien il y en a, c'est-à-dire qu'en fait, les ordres ne sont pas passés. C'est facile d'accuser l'administration.
Je connais l'administration française, on a plein de défauts dans l'administration. Elle est bureaucratique, elle est procédurale. Mais si le pouvoir exécutif avait dit aux fonctionnaires, par un ordre écrit, vous ne vous occupez plus des appels d'offres, on paye comptant les masques en Chine, j'en ai rien à foutre des appels d'offres, il faut des masques en France dans un mois. L'administration aurait obéi. Donc, qu'on ne fasse pas passer, je ne voudrais pas qu'on reporte la faute sur les fonctionnaires. Les fonctionnaires ont plein de défauts, mais ils obéissent aux politiques en France. Il y a une chaîne très centralisée. Simplement, ils ne s'en sont pas préoccupés.
Et ils se sont réveillés fin mars, début avril. Voilà la réalité. Ils ont perdu deux mois. Sur les masques, on a progressé, mais encore on est très loin. Sur les tests, c'est accablant. Il y a une très bonne enquête du journal Le Monde, où ils n'ont pas été foutus d'utiliser les tests des laboratoires départementaux vétérinaires, ni des laboratoires scientifiques des universités. Et il y a encore 15 jours, ils n'avaient pas signé les conventions. Donc c'est ahurissant. On a perdu comme ça 100 000 tests par semaine, deux fois. Troisièmement, sur les relocalisations de médicaments, rien. Sur les réquisitions d'usines, rien. Et là, c'est idéologique.
Ils ne veulent pas réquisitionner des usines. Oui, ça c'est important Nicolas Dupont-Union. Pour vous, c'est idéologique. Donc on n'est plus dans l'amateurisme, on est dans l'idéologie pure.
Idéologie ou conflit d'intérêt, je ne sais pas. C'est-à-dire que je me demande, mais je n'ai pas la solution. Je me demande s'ils ne veulent pas se fâcher avec certains chefs d'entreprise, avec des entreprises pharmaceutiques. En fait, si je devais résumer, je suis peut-être trop long, je ne veux pas non plus monopoliser. Non, non, non, allez-y, on a le temps. Je vous dis ce que je ressens. C'est la démission du politique. En fait, si vous voulez, moi, ce que je ressens depuis le début de cette crise, c'est qu'on est au paroxysme de la fin du politique.
C'est-à-dire que ces gens ont des schémas mentaux qui font que l'homme politique, l'homme d'État, ne peut pas taper du poing sur la table vis-à-vis d'une entreprise. C'est-à-dire, par exemple, ils n'ont pas tapé du poing sur la table sur l'industrie pharmaceutique, ils n'ont pas tapé du poing sur la table sur les réquisitions d'usines, ils n'ont pas tapé du poing sur la table, sur la grande distribution, rien, quoi, rien. Le contrôle des prix, enfin, qu'est-ce que ça coûtait de mettre un contrôle des prix pour trois mois ? Non. En fait, ils ont des schémas mentaux, et bien, le maire est très clair là-dessus.
Il a répondu, oui, on verra plus tard pour Luxfer, c'est l'entreprise qui produit des bouteilles d'oxygène. Ça veut dire quoi ? C'est un cas symbolique, ce que Mélenchon en a parlé, j'en ai parlé. Ce cas est très symbolique. Donc, aujourd'hui, la production des bouteilles d'oxygène dépend d'un seul fabricant en Europe, qui est en Angleterre. Et c'est ce fabricant qui a fait mourir l'usine de Luxfer dans le Puy-de-Dôme. Cette usine est rentable. Cette usine peut être redémarrée, ça mettra entre trois et un an. Donc, et ce n'est pas une question d'argent. Cette crise va coûter 100 milliards d'euros au budget de l'État, minimum.
Ils ne sont pas foutus de mettre un fonds de relocalisation de 50 millions d'euros. Ils ont fait au dernier moment un espèce de petit fonds merdique de 40 millions d'euros. Mais attendez, évidemment, il y a des règles. C'est que le fonds ne peut pas donner plus de 30% de la somme que le chef d'entreprise va investir. Donc, il y a un décalage saisissant entre les belles intentions, qui ont mis du retard d'ailleurs, ils ont mis deux mois, sur les masques, les tests, etc. Et puis, la logique de guerre, qui est une logique de production nationale.
Et moi, je considère, et c'est là la grande différence, je considère qu'on aura des résultats que si on met de l'argent sur la table pour aider des chefs d'entreprise à créer des lignes de production. J'ai contacté par exemple des chefs d'entreprise dans les Vosges. Très tôt, mi-février, j'ai demandé à mon responsable départemental, Pierre-Jean Robineau, d'appeler des entrepreneurs. Et je lui ai dit, tiens, nous, Debout la France, on va fabriquer des masques. Et comme ça, on va livrer des masques. Et c'était très intéressant, on a eu des chefs d'entreprise qui avaient été appelés par l'État, mais ils n'avaient jamais plus de nouvelles. Et qu'est-ce qu'ils nous ont dit ?
Ils nous ont dit, écoutez, nous, nos tissus, on les fabrique en Tunisie. Donc, on peut relocaliser en France, mais il faut que je sorte, aller, un million pour acheter des machines, il faut que je retrouve du personnel, bon, on va trouver, on va se démerder, mais je n'aurai jamais le prêt bancaire. Donc, il faut qu'il y ait un fonds d'État qui mette deux millions pour monsieur machin sur la table pour qu'il importe la machine de Chine qui va produire le masque, pas un sorcier, hein. Bon. Mais ça veut dire qu'il faut tout reconstruire. Parce qu'en fait, on a tellement délocalisé.
Un ventilateur, je lisais ça d'un Chinois, alors je ne sais pas si c'est vrai, mais c'était sur un site Internet d'un Chinois, d'un général chinois, qui disait que le respirateur, ou le ventilateur ou le respirateur, il y a 1 500 pièces, et que sur les 1 500, il y en a 1 100 qui sont fabriqués en Chine. Donc, si vous voulez, en fait, cette crise révèle le schéma mental de nos dirigeants mondialisés qui pensent en fait qu'ils ne vont pas revenir sur la mondialisation. Et cette crise révèle le désastre industriel français. Et ce n'est pas étonnant s'il y a eu plus de morts en Italie, en Espagne, en France et en Angleterre qu'en Allemagne. C'est parce que l'Allemagne a pu réagir vite.
Pourquoi ? Parce que l'Allemagne avait gardé une capacité productive nationale. Et que dès le 15 janvier, c'est-à-dire qu'ils ont des dirigeants déjà plus intelligents, plus prospectifs, et une industrie. Et dès le 15 janvier, les chercheurs allemands et l'industrie allemande ont travaillé ensemble pour fabriquer les tests. Nous, on est dans un désert industriel. Et notre MEDEF était réfugié sans doute à l'île de Ré ou à Biarritz, mais on ne les a pas entendus. À part demander que les gens travaillent plus, est-ce que vous les avez entendus parler de réquisition d'usines, parler d'efforts de guerre, parler de réindustrialisation ? Nada, rien. Pitoyable, déplanqué.
Donc, vous le voyez, l'enjeu, il est... Parce que moi, j'ai vu des chefs d'entreprise, il y a des chefs d'entreprise locaux, des PME extraordinaires qui sont prêts à produire. Simplement, l'État n'a pas mis l'argent sur la table pour leur permettre de relocaliser. Et c'est ce qu'a fait le Japon. Le Japon a mis 2 milliards sur la table de dollars pour relocaliser les productions de Chine. Pour moi, c'est la question...
On va...
Désolé, je suis trop...
On va en parler après. Non, non, non, vous avez raison, vous êtes là pour ça, on est sur Pouchaï, vous avez le temps de vous exprimer, c'est pour ça qu'on vous aime, Nicolas Bulte-Poignan. Non, non, non, pas du tout. Vous inquiétez pas, je vous arrêterai si c'est le cas. En tout cas, il y a beaucoup, beaucoup de monde actuellement sur le live. Merci beaucoup d'être présent. Je voudrais qu'on parle liberté publique, Nicolas Bulte-Poignan. Qu'est-ce que ça vous inspire aujourd'hui, cette loi d'urgence sanitaire ? Les Français sont assez stupéfaits, même nous, en tant qu'éditorialistes politiques ou journalistes indépendants, on essaie de faire un chat, n'y retrouverait pas ses petits.
Aujourd'hui, qu'est-ce qui vous inquiète le plus ? Est-ce qu'il y a véritablement pour vous un recul des libertés publiques en France ?
Oui, pire que ça. En fait, un pouvoir incompétent, si j'étais sévère, je dirais criminel, mais bon, je ne veux pas aller jusque-là, mais je reviendrai à ce qui s'est passé dans les EHPAD et la limite d'âge mis de fait avec instruction déguisée pour ne pas surcharger le système hospitalier, comme on dit élégamment, fait qu'on a envoyé quand même à la mort des gens de plus de 75 ans qui auraient très bien pu guérir en réanimation. Car, bien sûr, je ne suis pas pour l'acharnement thérapeutique de personnes de 95 ans, mais entre 95 ans et 75 ans, il y a une marge. Et ce qui s'est passé dans nos EHPAD, pourquoi je parle de mots criminels, mériterait une enquête pénale ?
Parce qu'il n'y a que la presse allemande qui a pu enquêter. Et il y a eu un article du 25 mars dans Courrier international, de mémoire, qui reprend des articles de presse allemande où il y a le témoignage du chef des urgences de Mulhouse qui dit qu'au-dessus de 75 ans, il ne prend pas. Et moi, j'ai eu le témoignage d'un pompier qui a sauvé quelqu'un dans son camion de pompier de 75 ans, qui l'a emmené à l'hôpital, et à l'hôpital, on lui a dit qu'on ne le prend pas. Et vous imaginez ce qu'a ressenti ce pompier qui avait sauvé cette personne en ventilation dans son camion ? Eh bien, il l'a laissé mourir dans son camion. Il en est malade, il n'endort plus le type.
Donc, ça, ça s'est passé dans notre pays. Et ça s'est passé dans notre pays. Pourquoi ? Parce qu'on a plafonné à 7 000 lits, à 5 000 lits, l'hospitalisation. Et si l'Allemagne, la Suisse, ont deux fois moins de morts, ou quatre fois moins de morts pour l'Allemagne, c'est parce qu'ils ont accepté tout le monde à l'hôpital, et qu'ils ont sauvé plus de monde. Donc, ce n'est pas la faute des hospitaliers. Les hospitaliers, ils en sont malades de ce qui s'est passé. Mais ça, on n'a pas eu le droit d'en parler. Et moi, j'ai été accusé de fake news quand j'en ai parlé. Bon, passons.
Donc, quand je dis que incompétence, et on pourrait parler d'être plus dur même, en tout cas, une responsabilité dans la mort de gens qui sont morts pour rien, il faudrait même le dire, c'est gravissime. Eh bien, un pouvoir a tendance, bien évidemment, à chercher un dérivatif, à se durcir. Et moi, j'interprète le durcissement sur les libertés publiques et sur les libertés médiatiques comme la conséquence de leur incompétence. Parce qu'ils ne sont pas idiots, ils voient bien ce qui s'est passé. Je ne peux pas croire que la naïveté ou l'incompétence soit à ce point. Donc, ils sont débordés, mais ils ne changent pas de schéma.
Et ce que vous avez vu, c'est mon combat d'aujourd'hui, parce que le masque, on a quand même gagné le combat, on a mis trois mois avant de l'avoir gagné. Les tests, on a quand même gagné, c'est l'évidence. Mais il y a un dernier combat que je mène, c'est sur les lits de réanimation. Je ne sais pas si vous avez vu ce qu'a dit le Premier ministre tout récemment. Il a dit, on va revenir à nos 5000 lits. C'est complètement délirant. C'est complètement fou, ce qui se passe. Oui, c'est retour à zéro, finalement.
On reste à la capacité minimale déjà prévue.
Voilà, c'est-à-dire qu'ils se sont inventé une fable qu'on a tangenté les 7000 lits et le système a tenu. Ah ben oui, il a tenu, il y a 9000 morts dans les EHPAD. Bon, il a tenu, on n'a pas soigné les gens de 75 ans pour beaucoup. Donc, on aurait peut-être pu en sauver 1000 ou 2000, je ne sais pas. Bon, donc, il a tenu au prix d'une indignité morale. Bon, donc, moi, si j'étais au pouvoir aujourd'hui, j'aurais dit à mes équipes, j'aurais dit, écoutez, on va déconfiner parce qu'il faut déconfiner. Mais il y a quand même un risque que ça reprenne. Quel est l'enjeu ?
L'enjeu, il est d'augmenter le nombre de lits de réanimation pour le passer de 5 000 à 10 000 de lits fixes pour se rapprocher de l'Allemagne pour que s'il y a un retour d'épidémie, on puisse concilier, puisque maintenant, il y a les masques, il y a les tests, on pourra tout à fait ne pas être confiné, avoir quand même un retour d'épidémie et soigner les gens. C'est dément. Eh bien non, la technocratie totale est là, c'est-à-dire qu'on vous dit à la télévision, on va déconfiner, j'espère que ça va se passer bien, mais on va revenir au nombre de lits de réanimation. Vous voyez la folie ? Alors, je reviens sur les libertés.
Ça veut bien dire que pour que le truc tienne, il faut mettre le couvert sur la marmite. Donc, il faut interdire aux gens comme moi de parler à la télévision. Je n'ai pas eu une seconde d'antenne, j'ai dû avoir 30 secondes sur BFM en trois mois. Donc, j'ai... Oui, ça fait peu
pour développer une idée. 30 secondes,
ça fait peu pour développer une idée. Ça peut vous dire que j'ai saisi le CSA, même le président du CSA d'antenne, voilà, mais on ne peut rien faire. Donc, premier point, la fin du pluralisme démocratique à la télévision. Deuxième point, des lois libertissibles, c'est-à-dire une tentative d'étouffer la vie du pays avec des mesures bureaucratiques complètement débiles qui ne seront pas efficaces, qui, je crois, sont un substitut à l'inaction dans les domaines importants. Je prends un exemple pour ce qu'on est très concret. On nous dit, on va faire un traçage. Alors, on va mettre des brigades. Le terme brigade, d'ailleurs, est très intéressant psychologiquement.
Alors, ils changent, maintenant, ils appellent l'ange gardien. Merci. On nous prend vraiment pour des cons de cons. Alors, c'est des pauvres gens de l'assurance maladie, fonctionnaires, qui sont très gentils, mais qui vont être obligés d'aller... Est-ce que vous imaginez le truc ? Un médecin, il va avoir d'ailleurs deux euros, parce que, vous voyez, c'est pas... C'est mesquin, c'est petit... C'est la carotte, non, n'est-ce pas ? Non, mais c'est pitoyable. Enfin, c'est indigne pour les médecins. Alors, tu as deux euros si tu as au nombre de gens. Passons. C'est une société de défiance. Or, pour résoudre la crise, il faut, oui, tester.
Mais il faut que les gens aient conscience de ce qu'ils font. On n'y arrivera pas par la défiance. Si les gens ont peur d'aller voir leur médecin en se disant, je suis malade, je tousse beaucoup. Putain, si je vais voir mon médecin, il va me dénoncer à l'assurance maladie. Mon employeur va le savoir peut-être. Et puis, je vais devoir dénoncer tous les gens que j'ai vus. Non, mais attendez, on est dans quel pays ? Alors, ça veut dire, j'ai vu ma copine, j'ai vu mon copain, j'ai vu Madame Michu. Et attendez, il faut transmettre le numéro de sécurité sociale, des contacts. Mais c'est tellement con, pardonnez-moi d'être vulgaire, c'est tellement débile.
Parce que, d'abord, en plus, ils en sont incapables parce qu'on n'est pas l'Allemagne ou la Suisse. C'est-à-dire que c'est vraiment la bureaucratie. Ce n'est pas comme ça qu'on y arrivera. Comment on y arrivera ? En multipliant les tests. C'est-à-dire qu'au lieu de se dire qu'est-ce qu'on n'a pas fait de bien pour les tests et qu'est-ce qu'on pourrait faire pour tester les Français, ils inventent tout un truc qui ne marchera pas de toute façon. Parce que, heureusement, d'ailleurs, on n'est pas trop édoué pour le flicage. Les Allemands, malheureusement, étaient beaucoup plus loués. Donc, heureusement, nous, on est bordélique, donc ça ne marchera pas.
Mais ça veut dire que c'est la tentation, ce que j'appelle, je vais être provocateur, mais la tentation vichiste, c'est-à-dire une espèce de stéréotype, on va mettre des usines complètement bureaucratiques qui ne vont pas marcher. Moi, je pense qu'au contraire, c'est par la confiance, c'est par l'éducation, c'est en s'appuyant sur les médecins, c'est en s'appuyant sur les tests et en faisant des tests de porteurs asymptomatiques. Par exemple, on aurait dû tester tous les gens qui reprenaient le travail aujourd'hui. Mais ils ne veulent pas parce qu'ils savent qu'ils n'ont pas les tests. Alors, on a...
Pourtant, Olivier Véran nous a assuré qu'on aurait 700 000 tests ce matin, à 9h, on avait 700 000 tests, on les avait.
Oui, mais je vais vous dire, par exemple, je prends un exemple dans ma ville ailleurs, avec le maire, on a demandé, on a dit, on veut bien rouvrir les écoles si on teste le personnel de la ville et des enseignants qui vont être dans l'école. Ça paraît quand même de bon sens. Eh bien, le préfet nous a dit « Ah ben non, mais moi, je ne peux pas. » On n'a pas les tests. Vous avez encore des EHPAD qui n'arrivent toujours pas à tester leurs pensionnaires. C'est dans le monde, donc ce n'est pas un journal réactionnaire, encore que c'est une autre forme de réaction. Mais, mais, la réaction petite bourgeoise financière.
Bon, bref, tout ça pour vous dire que tout ce beau monde est en train de partir dans un délire. En fait, comme ils ne maîtrisent rien, ils ont la volonté de tout maîtriser. Mais, la seule solution, la seule, c'est des masques, des tests, ne pas rouvrir les écoles tout de suite, attendre un mois, voir comment ça prend, et s'appuyer sur l'éducation et la confiance des Français. Parce que moi, j'étais me balader tout à l'heure dans Paris en train de l'Assemblée et là, j'étais un peu inquiet quand même parce que j'ai vu énormément de gens sans masque dans des boutiques, des machins et ce n'est pas sérieux.
C'est-à-dire, d'un côté, on va faire une usine à gaz pour tester, qui ne marche pas, une bureaucratique et puis de l'autre, on ne dit pas assez aux gens. Moi, j'aurais osé dire, ce n'est pas obligatoire, on va mettre des contraventions, mais il faut que les gens portent des masques. Entre nous à Hong Kong, tout le monde vit avec… Enfin, moi, je connais quelqu'un de très…
ma famille qui habite Hong Kong, il n'y a jamais eu de confinement, les écoles sont fermées, les gens vont dans les bars, dans les restaurants, ils ont tous un masque, ils sont testés, la frontière est fermée, il y a une quarantaine pour celui qui arrive de l'extérieur, 0,5 morts par million d'habitants, c'est-à-dire 800 fois moins que la France. Je ne sais pas si vous réalisez… Oui, ça fait beaucoup, ça fait beaucoup. Sans confinement. Donc, le confinement, c'est l'arme du tiers-monde, c'est l'arme du pauvre, c'est horrible à dire, mais c'est ça, parce qu'on est des incompétents, voilà. Alors, on peut multiplier les trucs, voilà.
Donc, il y a un vrai problème de liberté publique, le traçage, l'application Covid, vous imaginez, vous rentrez dans un magasin, ça va sonner… D'ailleurs,
du pognon, on a une alerte info qui dit qu'effectivement le Conseil a validé, mais à supprimer des notions sur le tracking, voilà. Donc, ça se vient de tomber à l'instant, vous voyez, c'est les joies du direct et du temps long. Je voudrais qu'on parle… Vous avez parlé de confiance tout à l'heure et c'est un thème que je voudrais aborder. Est-ce que vous ne pensez pas finalement que c'est le champ du signe aujourd'hui de la parole publique, de la parole politique avec les mensonges qu'on a entendus sur la crise du Corona de l'exécutif ?
Est-ce que vous ne pensez pas, vous, en tant que président de parti, que les gens vont mettre finalement une partie des gens vont mettre dans le même sac le politique en disant « il nous ment, il nous ment, il y en a marre, il nous ment. » D'ailleurs, c'est ce qui remonte depuis les Gilets jaunes, Nicolas Dupagnan, vous le savez mieux que moi. Mais bien sûr. Comment on fait
en tant que président de parti ? C'est très difficile. C'est très difficile parce que tout le monde nous met dans le même sac. D'abord parce qu'on ne nous entend pas aussi. Donc, ne nous entendons pas, c'est quand même difficile d'exprimer un point de vue différent. Et puis, la parole politique est complètement discréditée. D'ailleurs, même parfois la parole rationnelle n'est plus que des énormités toujours. C'est-à-dire qu'on ne peut pas non plus dire, je ne peux pas faire comme je ne peux pas dire non plus que le gouvernement a tort sur tous les sujets. Parfois, il y a des quelques paroles qui sont de bon sens dans un îlot d'incohérence. Voilà.
Donc, l'enjeu, c'est de reconstruire une parole politique en essayant d'être le plus franc possible, d'être le plus honnête possible, de dire ce qu'on pense. Moi, j'essaye de faire ça modestement, mais si je n'ai pas l'effet de seuil médiatique qui permet de passer au-delà des réseaux sociaux où on a progressé beaucoup, ça va être difficile. Mais moi, je pense quand même que cette crise va accélérer beaucoup de choses parce que pendant cette crise, quand même, beaucoup de gens ont pu réfléchir par eux-mêmes parce qu'ils ont eu le temps chez eux. Et en tout cas, moi, je le vois, je vais vous dire, on a multiplié par 10 en gros notre auditoire.
C'est ce que disait Florian Philippot qui était à votre place il y a 10 jours. Il disait pareil, que vous avez augmenté énormément les audiences.
Les deux dernières semaines, j'étais le premier homme politique sur Facebook. Je ne le dis pas pour me vanter, mais alors que j'ai beaucoup moins de followers qu'un Emmanuel Macron ou une Marine Le Pen, et j'étais nettement en tête. Mais parce qu'on a bossé, enfin, je veux dire, j'ai bossé, je n'ai pas raconté, je n'ai pas fait des vidéos pour faire des vidéos. J'ai essayé de bosser avec des propositions à chaque fois, critiques, propositions, essayer de faire remonter de l'information honnête, faire notre boulot comme vous le faites vous, d'ailleurs, à votre façon. Il n'y a que comme ça, et ça viendra.
Vous savez, regardez dans les pays de l'Est, ils sont bien arrivés à faire tomber le mur de Berlin, on va bien y arriver. Moi, je suis plutôt, je crois en la personne humaine, je crois que, je crois que ce qui se passe va quand même faire beaucoup réfléchir nos concitoyens. Je pense que le gouvernement s'est totalement décrédibilisé, bien qu'il ait eu tous les pouvoirs. Il a tous les pouvoirs, tous les médias, tous les pouvoirs, et il est à la ramasse. Donc, il y a un moment, les gens vont chercher autre chose, et c'est à nous de se préparer.
Moi, je dis à toutes mes troupes, préparons les élections régionales, ça paraît con, c'est une élection, et je dis surtout aux Français, préparons les échéances électorales futures, et je dis aux Français, faites gaffe, parce que si vous n'utilisez pas le bulletin de vote, et bien après, vous allez être en dictature, parce qu'ils vous testent là. Si vous ne réagissez pas sur le traçage, si vous ne réagissez pas sur l'incompétence, si vous ne réagissez pas sur les 30 000 morts, si vous ne réagissez pas sur le chômage qui va exploser, parce qu'on pourrait parler de l'économie aussi, c'est-à-dire comment on aide les grandes entreprises et comment on n'aide pas les PME.
Bon, donc, les frontières, là, je voyais que les travailleurs détachés arrivent, alors on nous interdit de faire 100 km en France pour un Français, mais on fait venir des mecs de Roumanie, je n'ai rien contre eux, mais c'est complètement délirant.
Oui, et puis, on oublie de reprobulguer la loi aussi, en même temps, donc comme ça, c'est...
Non, mais c'est... On devient dingue. Donc, moi, je pense que les Français vont comprendre. je pense que... Moi, j'ai fait confiance dans le peuple français, je pense que les nouveaux moyens de communication vont être utiles, je pense qu'il y a une nouvelle génération qui prend conscience des mensonges permanents, je pense que leur grosse ficelle ne va plus marcher, et en tout cas, j'ai cette espérance, et il faut qu'on l'alimente en essayant de ne pas tomber dans le piège et d'être le plus sérieux possible.
Ils ont essayé de me prendre en délit de fake news, ils n'ont pas réussi parce que j'ai toujours pris des sources sûres, j'essaye de faire le mieux possible, voilà, maintenant, on essaye, voilà, après, vous savez, les révolutions naissent toujours au moment où on les attend moins. Lénine repartait en Russie et pensait que la révolution serait dans 20 ans, elle a été trois jours après. Vous savez, que va-t-il se passer dans les mois à venir ? Personne ne sait rien.
Je voulais vous faire réagir là-dessus, Nicolas Dupont-Aignan, on n'en a pas eu tout par un an de médias qui s'est passé aujourd'hui, mais on a vu quelques rassemblements, les premiers rassemblements, ça et là, il y en a eu place de la République aujourd'hui à Paris, il y a eu un rond-point, un bandol qui a été repris, des manifestations à Rennes, il n'y avait pas beaucoup de monde, mais des manifestations à Rennes, il y a des gilets jaunes qui sont allés au ministère de la Santé tout à l'heure, donc on voit, et à Foua également, on voit que spontanément, dès le premier jour du confinement, il y a déjà des gens, alors même s'ils ne sont pas nombreux, ils commencent à se mobiliser immédiatement.
Comment voyez-vous les prochaines semaines ? Donc, Nicolas Dupont-Aignan, vous l'avez dit, vous n'êtes pas devin, on l'entend, mais bon, socialement, ça va être compliqué, quand même, ça va être… Moi, je pense
qu'il y a plusieurs impératifs si on prend les choses dans l'ordre. Il y a d'abord un impératif sanitaire, l'impératif sanitaire où on est tous dans le même bateau, gouvernement, opposition, médias, gilets jaunes, tout ce que vous voulez, c'est de réussir le déconfinement et pour cela, de marteler, en tout cas moi, c'est ce que je ferais, mes obsessions, les masques pour tout le monde, produits en France, produits en France gratuits, gratuits, ça devrait être remboursé par la Sécurité sociale, on rembourse tellement de médicaments inutiles et on ne rembourse pas les masques. Bon, ça c'est fondamental.
Ensuite, les tests, ensuite, la chloroquine, je ne suis pas un avocat du professeur Raoult, mais je suis quand même ébranlé par beaucoup de médecins que je connais qui le prescrivent de manière quasiment clandestine et qui voient des bons résultats, mais hors d'elle de l'industrie pharmaceutique qui veut vendre des médicaments 100 fois plus cher, je ne fais pas de Raoult un dieu vivant, il peut se tromper, mais enfin, c'est curieux quand même que ce soit prescrit en Israël, au Maroc, partout et pas en France, c'est un truc qui me paraît subsuré.
Oui, on peut se poser la question, on peut légitimement se poser la question.
En tout cas, d'ailleurs, entre nous, vous seriez malade ou moi, on demanderait quoi à notre médecin qu'on essaye le seul traitement qui existe ? Après, on peut nous dire qu'il n'est pas utile, mais en fait, il n'a jamais tué personne, contrairement à ce qu'on nous dit. il a été utilisé depuis 1930, prescrit pour quantité de maladie et il était sans ordonnance avant le 13 mars quand même. Bon, donc on nous raconte n'importe quoi là-dessus et on met en danger les Français et on aurait peut-être pu sauver des vies.
Je ne suis pas non plus médecin et je ne vais pas dire Raoul, génial et tout le monde a raison, mais je dis que c'est quand même très bizarre ce qui se passe en France sur cette affaire. Les lits de réanimation, si déjà on réussit la sortie de crise sanitaire, en appelant les Français, parce que les Français sont aussi leurs défauts, il n'y a pas les méchants politiques et les gentils Français. Le Français, il y a le Français sérieux et puis il y a beaucoup de Français qui n'en ont rien à foutre et je ne porte pas de masque et tout. Non, il faut quand même faire attention. Il faut vaincre cette épidémie. Premier point. Deuxième point, il y a un vrai problème économique et social.
Et là, je me permets d'insister, c'est que le gouvernement aide les copains, les grandes entreprises, sans condition. Je suis scandalisé que le PDG d'Air France ait gardé des salaires exorbitants, je suis scandalisé qu'on donne de l'argent pour sauver des cours de bourse sans prendre des participations. Je veux dire, je suis désolé, Air France, on aurait dû redevenir actionnaire à 100%. On va donner 7 milliards d'euros à Air France et on ne devient pas actionnaire. Mais c'est délirant ce qui se passe. C'est quasiment le détournement d'argent public. Donc, on doit redevenir actionnaire et puis on revend quand ça va remonter.
Enfin, on ne va pas sauver une compagnie aérienne sans devenir actionnaire de cette compagnie aérienne. J'ai proposé que, ah oui, ça aussi c'est grandiose, j'avais proposé qu'on réduise tous nos salaires de 16%. Personne ne m'a suivi. Je ne me retournais à personne. Bon, deuxièmement, j'avais proposé que les plus hauts salaires acceptent de faire une sorte d'impôt, enfin, je ne sais pas, au-dessus de, je ne sais pas combien de salaires, mais au-dessus de 15 000 euros par mois. Il devrait y avoir... D'ailleurs,
ça se murmure en Allemagne, Nicolas Dupont-Aignan, cette mesure. Comment ? Ça se murmure en Allemagne. Ça se murmure en Allemagne, actuellement, cette mesure. Enfin,
c'est indécent ce qui se passe. Les gens souffrent, il y a des millions de gens que tout le monde continue à se gaver dans les grandes entreprises avec de l'argent public. Enfin, bon, c'est le monde à l'envers. Donc, moi, parce que l'argent, il ne va pas tomber du ciel. À un moment, il va falloir payer, même s'il y a la banque centrale, etc. Donc, premièrement, je voudrais que les mesures de soutien économique soient plus axées sur le tissu local et que si on aide les grandes entreprises, parce qu'il faut les sauver, je ne sais pas, pourquoi on abandonne nos grandes entreprises. Voilà, qu'est-ce qui se passe ? Il y a quelqu'un qui a peur. Oui, c'est bon. C'est bon. Il y a des conditions.
Pourquoi ? Parce qu'il est très important que cette crise n'accélère pas la désertification des PME françaises. Car, vous avez bien compris que cette crise va favoriser, toutes les crises favorisent une, comment dire, une actualisation des rapports de force économique. Or, vous le voyez bien, les grands vainqueurs, c'est quoi ? C'est les GAFA. C'est qu'on a vécu par Internet. D'ailleurs, on passe sur un truc, Sprima, Miard, je ne sais pas ce que c'est. Bon. Oui, et qui est diffusé sur YouTube donc vous voyez, on a tout là. On a tout. C'est très bien. Mais il y a une nouvelle économie.
Comment l'Europe, et là, c'est ça le vrai enjeu, comment on profite de cette crise pour reprendre en main notre outil productif, comment on fait pour qu'on ne ne foute pas en l'air déjà un tissu de PME déjà très fragile et comment on fait pour que ce qui est en train de se produire dans les habitudes de consommation soit utilisé à des fins positives. Et là, il y a un vrai enjeu. C'est-à-dire faire descendre l'argent sur le bas, favoriser le localisme, favoriser la production locale.
Par exemple, j'avais une mesure toute simple que je voulais proposer, mais c'est qu'on exonère de charges sociales les ouvriers agricoles tout de suite, les salariés agricoles, notamment français, pour éviter qu'on fasse venir des gens de loin, alors même qu'on va avoir des millions de chômeurs en plus. de fait, parce qu'il y a beaucoup de gens qui vont être dans la merde. On n'a pas le droit de les laisser tomber. On pourrait imaginer mon idée d'emploi d'utilité collective, c'est-à-dire que ce n'est pas le salaire, comment on appelle ça, le travail universel. Ce n'est pas le salaire universel, moi je suis pour le travail universel.
C'est-à-dire qu'on donne un travail payé par l'État, mais au moins il y a un travail. Bon, bref, il y a cette réforme économique. Or, on voit qu'il n'y a pas grand-chose. L'Union européenne est toujours en train de signer des accords de libre-échange pendant le...
Alors, je voulais qu'on en parle Nicolas Dupont-Aignan là-dessus, parce que si vous avez un problème...
Oui. Le dernier enjeu, c'est l'enjeu social. Et c'est ce que je vous disais avec le travail universel, comment on fait pour remettre au travail, au service de la société, tous ceux qui ont beaucoup souffert de cette crise. Il faut être honnête, toutes les personnes qui travaillent un peu au noir sont explosées. Il faut être honnête aussi, beaucoup de gens qui avaient des toutes petites structures, les indépendants, n'ont pas bénéficié du système d'aim. Sur 3 millions d'indépendants, à peu près 1 million seulement. Donc, il y en a 2 millions qui n'ont pas eu de revenus pendant 2 mois. Donc, moi, j'aimerais qu'on parle de ça.
J'aimerais qu'il y ait un débat à la France Télévisions, tiens, par exemple, là-dessus.
Le rappel est passé, Nicolas Dupont-Aignan, là-dessus, parce que je pense qu'il y a pas mal de questions à se poser. Je voulais qu'on parlera...
Il y a des choses à dire là-dessus.
Il me semble aussi, effectivement, c'est les premiers concernés. On aborde le gros morceau de l'Union européenne. Si vous le voulez bien, vous avez commencé un peu à aborder le sujet. Si vous avez encore 25 minutes devant vous, demi-heure, on peut vraiment aborder ce sujet parce que je sais que là-dessus, il y a des choses très importantes à dire. Première question, vous l'avez dit, on fait pas mal de vidéos sur Facebook, sur votre page Facebook, Nicolas Dupont-Aignan. Et dans une vidéo du 9 mai, vous dites, vous parlez de l'Union européenne comme un coup d'État de fonctionnaire et de technocrate. On imagine que vous visez immédiatement Bruxelles.
Oui, mais je dis que cette Union européenne n'a rien à voir avec l'idée européenne et que la grande confusion de l'opinion naît de cela. C'est-à-dire que, en vérité, c'est un coup d'État caché. Et en vérité, comme l'idée européenne est séduisante parce que, idée européenne, vous pensez à quoi ? Vous pensez la guerre, la paix. Si tu es contre l'idée européenne, tu veux faire la guerre à l'Allemand, tu es un salaud et tout. Bien évidemment que l'idée européenne est née tous pour la paix et éviter les horreurs de la guerre. Mais ensuite, l'idée européenne, il y a eu deux phases. J'essaie d'expliquer simplement.
Il y a eu une première phase qui était une idée de coopération où les États restaient nations. La France avait sa frontière, sa monnaie, son budget. Il n'y avait pas de directive. Et en revanche, on a fait Airbus, Ariane. Ce n'était d'ailleurs pas dans l'Union européenne. Et puis, il y a eu aussi la PAC qui était une bonne politique intégrée, mais qu'on maîtrisait. Et puis, il y a un moment, à partir de 1990, l'acte unique, le traité de Maastricht, les traités de Lisbonne, de Barcelone et tout, hop, ça dérape. Et le système devient supranational. Et ça, les Français, l'opinion ne l'a jamais su. Et ce n'est plus la belle idée européenne.
Ce sont des gens qui s'accaparent l'idée européenne et qui, en fait, tirent les ficelles derrière. Et on le paye très, très cher. Et je vous renvoie au magnifique discours de Philippe Séguin qui avait tout écrit, discours pour la France, qui s'était le 28e anniversaire il y a peu de temps. C'était en 92, si je m'abuse. Oui, pour ma fiche. Et tout est écrit, tout s'est passé simplement. Je voyais un sondage dans le JDD de ce dimanche. la préoccupation européenne des Français vient en dernier, à 9%. Parce qu'en fait, les Français ne savent pas et en premier, la relocalisation des activités.
Mais en fait, ce que les Français ne savent pas, c'est que la relocalisation des activités n'est pas possible tant qu'on garde l'Union européenne. Et donc, alors je sais qu'il y a le grand débat sortir, pas sortir, etc. Moi, j'ai toujours refusé le mot sortir. Parce que ce n'est pas...
Et on va en parler de ça. Votre position sur dedans ou dehors ?
Voilà. Voilà, parce qu'on m'accuse. Je sais ce qui se passe, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui disent « Ouais, Dupont-Aignan, il n'est pas très fiable parce qu'en fait, il ne veut pas quitter. » Mais je prends une image horrible. Mais je pense que c'est la seule valable. Une femme qui est... qui fait l'objet de violences conjugales. Elle n'a pas à partir de chez elle. Elle a chassé le mari violent. Et jusqu'à maintenant, c'est la femme qui s'en va. Et les nouvelles lois et tout ce qu'on essaye de faire, c'est que ce soit le salaud qui s'en aille. Bon. Eh bien, moi, je veux la même chose pour l'Europe. Ce n'est pas la France de partir. Nous sommes européens.
Nous avons le droit d'être européens. Nous avons le droit de bâtir une Europe intelligente. Mais c'est à la Commission de dégager, à la Cour de justice de dégager. Et donc, pourquoi je n'aime pas l'argument de certains qui disent « Il faut sortir Article 50, machin et tout ? » Parce que ça fait peur aux Français, là-bas, qui n'ont pas envie de se retrouver tout seuls. Ils veulent le racheter dans leur foyer. Et ça fait… En fait, c'est une sorte de… C'est nous qui avons les torts. Alors, je suis désolé, l'Europe, c'est notre propriété. Et donc, moi, je veux chasser les bureaucrates, je veux chasser les lobbies. Mais vous voulez rester sur une structure politique du Coignan ?
Je veux qu'on renégocie… Vous voulez rester sur une structure politique, quand même ? Oui, mais on peut renégocier les traités. J'ai fait même… On a publié en 2000… C'était après le… Avec des Danois, un peu de tous les pays, on avait publié un traité en 2006, après le référendum. Un traité alternatif d'une Europe des nations. C'est-à-dire, bien sûr, qu'il faut un cadre. Mais c'est la seule manière de convaincre les Français, c'est de leur expliquer qu'on peut tout à fait être un bon Européen tout en se débarrassant de l'Union Européenne. Le mari violent, on le dégage et on se remarie.
Et pourquoi pas faire une Europe des nations, Nicolas Dupont-Union ? Une Europe des nations avec des relations multilatérales comme Airbus, Ariane…
Oui, mais Airbus, Ariane, il y a eu des organisations qui ont été faites. Ariane Espace, Airbus, il y a une organisation. Ce que je veux dire, c'est d'ailleurs ce qu'on propose. On propose un traité avec un mécanisme de coopération parce qu'il y a quand même des points communs, il y a quand même des normes, il y a des choses qu'on peut garder. On ne va pas tout reséparer, c'est absurde. Pourquoi s'emmerder à tout redéfaire ? Il y a des choses qui ont été faites qu'on peut garder. Et puis en revanche, on enlève tout ce qui est excessif, on supprime la Commission européenne, on crée un organisme allégé et on fait des coopérations à la carte par secteur sur la base du volontariat.
Je prends un exemple, mais j'ai répété ça à toutes les Européennes, ça n'intéressait personne. Je suis désolé de le dire, ça n'a pas été brillant, le résultat du mois. Alors, je n'ai peut-être pas été convaincu.
Vous êtes là pour le dire au plus grand nombre.
Non, mais ça m'a fait de la peine parce qu'on avait quand même expliqué les choses simplement. Je prends un exemple, la lutte contre le cancer, on peut très bien avoir une coopération à deux ou trois pays avec les industries pharmaceutiques, de manière à investir. On ne va pas. Ce que je veux expliquer, c'est que je suis convaincu qu'on pourra se débarrasser de l'Union européenne si on arrive à convaincre les Français qu'on ne va pas lâcher la proie pour l'ombre. Vous voyez ce que je veux dire ? qu'on est tout à fait capable de bâtir quelque chose d'utile. Mais là, il y a urgence. Parce que pendant…
Oui, mais vous allez avoir, Nicolas Dupont-Aignan, je permets, vous allez avoir un problème. Vous allez voir l'Allemagne face à vous. Mais bien sûr. Regardez ce qui se passe actuellement entre la Cour de Flashroux et la Commission européenne qui s'enlève une procédure d'infraction.
Vous voyez ? Oui, mais justement, l'Allemagne peut être un allié parce qu'en fait, si vous voulez, ce que ne comprennent pas les gens, l'Allemagne a instrumentalisé l'Union européenne à son propre profit. D'accord ? Et la France, c'est la France qui a été stupide. Et l'Italie, puisque en fait, l'euro, c'est une pompe à finances qui prend l'argent en France et en Italie et l'envoie en Allemagne. Point. Ce que les gens n'ont jamais compris. Mais l'Allemagne a utilisé l'Union européenne et tant que ça marchait, elle a pris. Et puis, il y a un moment là où l'Union européenne commence à la gêner parce que les dettes augmentent et qu'elle ne veut pas être solidaire des autres.
Donc, elle a pris l'argent, mais elle ne veut pas être solidaire de la France et de l'Italie. Et ça va être l'instant de vérité. Et le jugement de la Cour de Karlsruhe, il est à la fois négatif et positif. Il est négatif pour les européistes, mais il est très positif pour ceux qui veulent revenir aux nations. C'est le Conseil constitutionnel qui est bien stupide dans cette affaire parce que lui, il a tout avalé. Mais la Cour de Karlsruhe, elle défend le peuple allemand et la démocratie allemande. Elle dit une chose très simple. D'ailleurs,
ça n'est jamais caché. Ça n'est jamais caché.
Elle défend la démocratie allemande. Elle dit quoi ? Elle dit que la Constitution allemande n'a pas donné pouvoir à Mme Merkel et au Parlement allemand pour porter la dette de l'Italie et de la France. C'est assez logique. C'est aux Allemands de choisir s'ils veulent payer notre dette. Comme nous, on aurait dû choisir si on voulait continuer comme ça. Mais nous, on nous a écrasés. Donc, si vous voulez, il y a une ambiguïté. Tout ça est très complexe. La plupart des gens ne comprennent rien et tout est fait pour qu'ils ne comprennent rien et qu'on les ramène à l'état de degré zéro de la pensée qui est tu es un gentil européen alors tu es pour l'Union européenne.
Tu es un méchant européen un peu fasciste sur les bords et tu es contre l'Union européenne.
D'ailleurs, je me permets, Nicolas Fognan, vous avez vu le rapport de la SQ. Jacques Delors qui vient de sortir. La méconnaissance des Français, finalement, il y a une espèce de lien gênant entre la méconnaissance de l'Union européenne et leur côté, finalement, un peu souverainisant. Ils ne comprennent rien à l'Union européenne donc ils sont souverainistes. J'ai trouvé ça assez fort de café, ce rapport a fait fort de café d'ailleurs.
Et je pense que c'est plutôt l'inverse. Je pense que les Français restent souvent, comment dire, indulgents avec l'Union européenne car au fond, ils ne savent pas à quel point nos dirigeants ont abandonné les pouvoirs que leur confère la démocratie à une instance non démocratique. Et pour moi, c'est un problème de démocratie. Et tout revient à la démocratie. Et aux libertés, en fait, vous parliez des libertés tout à l'heure. Nous sommes, et j'avais intitulé, mais j'ai fait, j'ai écrit un livre en 2009 sur l'euro, ou 2009, 2010, je ne sais plus. Et j'avais mis un chapitre au chapitre 6, je ne m'en souviens bien, vers la dictature.
Parce qu'en vérité, il faut bien comprendre que le système qui a été mis en place au niveau supranational européen ne peut fonctionner que sur la destruction des démocraties nationales. Et c'est là où nous sommes face à un verrou à la fois médiatique, d'oligarchie, des gros intérêts, parce que qui est propriétaire des chaînes de télévision ? C'est les oligarches, les dits oligarches français. Ce qui n'existe même pas aux Etats-Unis, entre nous. Donc, parce que c'est interdit. Vous ne pouvez pas dépendre des commandes publiques de l'État américain et détenir des chaînes. Donc, il y a un vrai problème démocratique en France.
Et on voit bien que les oligarches ont besoin de l'Union européenne, puisqu'en fait, la politique de l'Union européenne, c'est une politique qui favorise les multinationales et qui désavantage les productions locales. Et que les Allemands, paradoxalement, ont gardé leur tissu parce qu'ils sont beaucoup plus patriotes que nous. Les banques allemandes aident l'industrie. Ils ont un réflexe de patriotisme. Et les pays qui survivent en Europe sont des pays patriotes. Et donc, il y a une immense ambiguïté là-dessus. Je ne sais pas si je suis clair parce que tout ça est très... Oui, non, non, mais... Mais...
Mais donc, ça veut dire que pour résumer, moi, je pense que les Français vont quand même comprendre à l'occasion de cette crise sanitaire que l'Europe de Schengen, ouverte, a favorisé le virus. Ce n'est pas étonnant si la principale région du monde en termes de décès est l'Union européenne. Beaucoup plus que les États-Unis. Alors, à la télé, pour faire de l'anti-Trump stupide, il y a marqué les États-Unis, premier pays du coronavirus. Tu parles ? Ce n'est pas vrai. C'est deux fois moins de morts par habitant qu'en Union européenne. Parce que ils comparent les États-Unis à l'Italie, à la France, à l'Espagne. Non.
Si on compare l'Union européenne et les États-Unis, c'est l'Union européenne où il y a le plus de morts. Pourquoi ? Parce que c'est un système sans frontières. Donc, ils n'ont pas fermé les frontières. Attends. Deuxième point, c'est un système qui a foutu en l'air les productions nationales. Et donc, on dépend pour les masques et pour les thèses des Chinois. Et on dépend pour les médicaments des Indiens et des Chinois. Alors, il ne faut pas s'attendre à ce qu'on guérisse. Donc, l'enjeu, l'Union européenne en fait, a accéléré la crise du coronavirus.
Et je pense... Mais est-ce qu'elle n'a pas accéléré aussi son explosion ? Parce que vous le savez mieux que moi, Nicolas Dupont-Aignan, les européistes nous ont dit pendant des années que l'Union européenne pouvait nous protéger, nous, petits Français, contre la méchante Chine comme la très méchante Inde. Et aujourd'hui, on se rend compte que tout le monde est allé sur les aéroports chinois pour aller essayer de s'accroquer des masques au cul des avions. Donc là, on est vraiment... Est-ce que ce n'est pas la fin de l'Union européenne peut-être ? Je pense.
Je pense. C'est pour ça que quand je vous disais que le rouleau compresseur du bon sens et de la raison avance, c'est triste d'ailleurs parce que... D'ailleurs, je vais vous dire, j'ai toujours pensé que malheureusement pour que les Français ouvrent les yeux, et ce n'est pas de leur faute, c'est qu'on ne les informe pas, il va falloir que malheureusement ils souffrent beaucoup. Et c'est terrible d'attendre des souffrances pour réagir. Mais il a fallu 30 000 morts dans notre pays pour que les gens comprennent que nos dirigeants étaient des incompétents, pour ne pas dire des criminels.
Il va falloir malheureusement des millions de chômeurs pour que les gens comprennent que cette Union européenne qui a tout délocalisé est une pure folie. C'est terrible de se dire ça, mais c'est comme ça qu'on va réagir. En revanche, pour qu'on réagisse, il faut que nous, responsables politiques, on ait l'intelligence de proposer des solutions rassurantes et efficaces. Et souvent, chez les souverainistes, je trouve, je le dis, c'est pour ça parfois même pas, chez certains, je trouve que l'excès fait peur. Or, nos concitoyens ont vécu, ont été traumatisés par l'histoire, par la guerre. La Seconde Guerre mondiale est encore très présente dans les prix collectifs.
Et nous savons tous qu'a apporté aussi la réconciliation. heureusement, la jeunesse ne voit pas un jeune allemand, un jeune italien ou un jeune espagnol comme nos arrières-grands-parents ou grands-parents se voyaient, heureusement, dans un sens. Et donc, moi je pense, en tout cas, c'est ce que j'essaye de faire de vous la France, c'est ce qu'on ne fait pas assez bien encore et je voudrais qu'on y arrive, c'est à présenter un projet de réconciliation qui montre qu'on ne va pas casser. Parce que sinon, on se met dans le piège de la pensée unique qui veut nous faire passer toujours comme les méchants, destructeurs, etc.
Et donc, je pense qu'on a besoin d'être plus compétents que les autres encore. Nicolas Dupoignon,
est-ce que Florian Philippot, à notre antenne, à votre place, avait appelé à un grand rassemblement des souverainistes ? Est-ce que ça, ça vous paraît envisageable à un moment donné ? Peut-être que j'avais discuté avec Florian Philippot, je ne le sais pas et ça restera votre propriété, mais à un moment donné, est-ce qu'il ne faut pas
créer un mouvement fort ? C'est évident qu'il faut un grand mouvement des souverainistes. Mais il va venir naturellement parce que d'abord, on a pris des coups sur la figure et que je pense que tout le monde a compris qu'il fallait s'unir. Mais ce mouvement des souverainistes, cette union, ne marchera que si on a un programme limpide, compréhensible par nos concitoyens et qui est rassurant. Et ce programme, souvenez-vous du second tour de la présidentielle où Marine Le Pen s'est fracassée au débat parce qu'en fait, on peut dire que c'est la faute de Macron. Non, c'est aussi le fait que ce n'était pas clair. Et ce n'était pas clair et j'en ai ma part aussi indirectement.
C'était que moi, je suis arrivé au second tour avec un projet un peu différent, que tout ça n'a pas eu le temps de s'être assimilé suffisamment. Et je pense que les Français sont prudents. Ils ont tellement été trompés. Moi, je n'en veux pas, mes concitoyens. Vous savez, l'homme politique a toujours tendance à dire que c'est la faute des Français. Non, c'est notre faute si on n'est pas compris. Donc, je crois qu'il y a un énorme travail à faire pour dire aux Français on va y arriver, on peut relocaliser. Et là, je pense que les Français le ressentent.
On a une petite coupure avec Nicolas Dupont-Agné. On va prolonger l'interview. Ça va revenir immédiatement, vous allez voir. Non, non. D'accord, très bien. On vous entend, très bien.
Ça va revenir, je ne sais pas pourquoi. Il y a un petit... Ce n'est pas grave, on vous entend en tout cas. Comment on fait ? Est-ce que ça marche ? Ça va remarcher.
Voilà. Mais j'ai une question donc je l'oublie, Nicolas Dupont-Agné. Est-ce que finalement, quand on parle de marge de paix...
Oui, allez-y. Je vais aller au bout de mon idée, peut-être que je suis trop long. Allez-y. C'est tellement agréable de pouvoir expliquer le fond de sa pensée et que les gens comprennent ce que je pense vraiment parce que c'est terrible. Les gens ne me connaissent pas au fond. Ce que je pense, si vous voulez, c'est qu'il faut qu'on arrive à faire le lien entre la vie quotidienne des Français, ce qu'ils ressentent et l'explication, j'allais dire, macroéconomique, géopolitique. C'est-à-dire que on veut pouvoir consommer les carottes du champ du voisin. Mais pour ça, on ne peut pas y arriver tant qu'on ne prend pas le pouvoir chez nous. On veut éviter que le virus circule.
Mais pour ça, il faut rétablir les frontières nationales. On veut élever le niveau de vie et éviter le chômage. Mais pour ça, il faut oser dire non au travail détaché. Ce n'est pas être méchant à l'égard des Roumains que de dire stop. On ne peut pas tout reprendre. Et d'ailleurs, ce n'est même pas bon pour eux parce qu'il n'y a plus de med-oeuvres là-bas. Vous voyez, il faut qu'on arrive à faire le lien entre la vie quotidienne où ils sont convaincus de ce qu'on dit. La relocalisation des médicaments, tout le monde est d'accord. Mais ça ne se fera pas dans le cadre de l'Union européenne. Et ça, on n'a pas réussi à l'expliquer suffisamment. Pourquoi ?
Parce que quand moi, j'ai une seconde de temps de parole, les tenants du système en ont une heure. Et donc, c'est par Internet, c'est par les réseaux, c'est par cette prise de conscience collective qu'on y arrivera. Voilà, j'étais un peu long, mais...
Non, non. Mais, alors, la question que j'ai envie de vous poser, moi, en tant qu'éditoriste politique, j'ai l'impression, vous parlez de Marine Le Pen, tout à l'heure. Est-ce que finalement, dans le plan des souverainistes, le point d'achoppement, ce n'est pas sur le Frexit ? Finalement, on se dit, par exemple, l'Union européenne, si vous voulez, la souveraineté sanitaire, la souveraineté alimentaire ne passera que par la souveraineté politique. Sur les traités de libre-échange, est-ce qu'on en sort ? Est-ce qu'on les dénonce ou est-ce qu'on ne les dénonce pas ? Il y a toute une série de choses qui ne pourront pas se faire à un local de l'Union européenne.
Donc, à un moment donné, est-ce qu'il ne faut pas dire oui, on sort ou on ne sort pas, voyez-vous ? Ou est-ce qu'on reste sur l'idée qu'on peut la changer de l'intérieur ? Vous voyez ? C'est ça. Alors,
ça n'a pas été clair peut-être là-dessus et c'est peut-être parce que c'est une pensée trop complexe, mais moi, je pense, ce que j'avais proposé à la présidentielle et je n'ai jamais changé d'avis aux européennes, mais peut-être que je n'ai pas été clair, c'était exactement ce qu'a fait le général de Gaulle sur l'OTAN, c'est-à-dire, on propose un projet de réforme à nos voisins, c'est-à-dire un nouveau traité, on l'a même publié. Soit les nouveaux voisins l'acceptent, soit on s'en va et on fait un référendum. Donc, je dirais, mais je ne suis pas, ça je maintiens, pour dire on s'en va tout de suite pour deux raisons.
Parce que, d'abord, si on peut transformer par un rapport de force, pourquoi pas essayer ? Et si on ne le peut pas, à ce moment-là, les Français assumeront leur Frexit parce que ce sera en connaissance de cause, parce que les autres ont refusé. Mais moi, je n'ai pas à voir les torts. Et c'est aussi une petite différence conceptuelle, c'est que je pense que les Français ne veulent pas d'un Frexit sec. Les Français voudraient qu'on change l'Union européenne. Donc, moi, je propose qu'on essaye de la changer, mais sur une ligne très claire.
si je comprends bien, Nicolas Dupont-Aignan, vous seriez prêt à proposer un traité alternatif ?
Voilà.
Un traité alternatif comme une espèce d'ultimatum aux petits copains européens ? Voilà, c'est ça ? C'est mon terme. Un ultimatum ? C'est mon terme.
C'est un ultimatum. C'est exactement... Là, j'ai compris. On change les règles. D'accord. On change les règles. On change le contrat de mariage où on se barre. Voilà. D'accord. C'est ça. Et après, on propose un référendum français sur ça ? Et référendum là-dessus, ce que j'avais dit. Mais vous avez raison, je l'ai mal... Vous voyez comme quoi on apprend toujours de chaque... Je marque parce que ultimatum, c'est le terme. En fait, c'est le bon terme. Ultimatum. Pourquoi ? Parce que... Il ne faut pas oublier que les choses changent aussi dans les autres pays. Le départ de la Grande-Bretagne est très positif parce que... Imaginez que demain, l'Italie et la France s'en aillent.
Moi, vous savez, je pense qu'en fait, paradoxalement, ceux qui étaient pour un fric si dur, c'était l'objet du débat avec Philippot ou avec Asselineau, n'avaient pas finalement confiance dans le poids de la France. Moi, je me suis persuadé que moi, président de la République, désolé de le dire, comme ça, dans le contexte actuel, à partir du moment où je le veux vraiment, je propose quelque chose, je n'applique plus, j'avais dit, on contrôle nos frontières, on n'applique plus sur les services publics, on n'applique plus sur le travail détaché, on n'applique plus sur les délocalisations et sur l'immigration. Je peux vous dire qu'à Bruxelles, ça va réfléchir.
Mais la Commission, elle va tomber comme un château de cartes. Elle n'existe plus. Le jour où la France dit stop, ça n'existe plus, la Commission. Et donc, c'est un manque de confiance en nous, surtout dans le contexte italien d'aujourd'hui. Donc, c'est pour ça que moi, je ne voudrais pas, c'est exactement l'image horrible que j'ai citée tout à l'heure, c'est la femme qui n'a pas confiance assez en elle. Elle est la maîtresse de maison. Le mec, elle va le dégager et elle en prendra un autre. Je suis désolé
de le dire comme ça. Vous parlez pour les souverainistes, mais par exemple, Nicolas Dupont-Aignan, quand vous voyez Emmanuel Macron et tous les gens qui sont au pouvoir depuis 25 ans, finalement, on a l'impression qu'ils se sont détournés de la France pour se mettre dans des espèces d'idéologies néolibérales. Et ils ont oublié la nation. Donc, eux, ils n'ont pas peur. Ils sont convaincés. Ils ne font jamais rien.
Mais eux, ils ne font jamais rien. C'est pour ça, d'ailleurs, que la France n'a aucun résultat et qu'elle est le dindon de la farce de tout. Mais entre le Frexit pur, j'arrive au pouvoir, je me présente devant les électeurs en demandant un Frexit, outre le fait que c'est le meilleur moyen de jamais être élu. Mais même, et de partir et de laisser l'Europe fonctionner sans nous, je pense que ce serait une erreur. Alors qu'au contraire, parce que la France n'est pas la Grande-Bretagne, au contraire, d'aller voir nos partenaires en disant « Nous, c'est fini. » Sur ces points-là, on l'a déjà décidé. Dans mon programme présidentiel, le premier jour, quatre points.
Rétablissement des frontières, suppression des travailleurs détachés, suppression du versement de l'argent, etc. Et on dit maintenant, de toute façon, le choix, c'est très simple. Ou on reconstruit quelque chose ensemble sur des basses saines. Ou on s'en va et on fait comme la Grande-Bretagne. et on consultera les Français. Et on gagnera le référendum en France parce que si vous faites demain matin un référendum sur le Frexit en France, je ne suis pas sûr qu'on le gagne entre nous. Et il n'y aurait rien de pire. Imaginez, on est élu. Je suis élu président de la République. Je fais un référendum sur le Frexit, je le paume. Pas brillant.
Donc, et je ne pense pas que je sois élu président de la République en disant, le Frexit, je m'en vais, je casse tout, je m'en vais. Parce que dans l'esprit des gens, c'est ça. On n'est pas les Anglais, on est les Français. On a une histoire continentale. On a des liens. Donc, moi, je pense qu'il faut dire la vérité aux Français en disant, cette Union européenne nous tue. Elle nous tue à petit feu. Je n'en veux plus. Je remets en cause ces règles-là. Mais je propose une coopération avec nos voisins. Et sur cette coopération, je suis convaincu que je peux convaincre nos voisins, certains de nos voisins. Et puis, il y aura une négociation, ça durera six mois. Deux solutions.
Soit, on n'arrive pas à convaincre nos voisins. Eh bien, à ce moment-là, on fait un référendum en France. Et on le gagne parce qu'on a vu notre bonne volonté. Et on part dans des... On a préparé les choses. Soit, au contraire, on a réussi à convaincre nos voisins. Et pourquoi, pourquoi, on ne peut pas aussi se dire qu'il y a une Europe des nations, une belle Europe des nations, de la coopération scientifique qui peut exister et qui peut rassembler les Français ? Voilà. Donc, moi, je pense que, en fait, si vous voulez, les souverainistes qui veulent aller au maximum se font plaisir. On se fait plaisir, mais on reste dans une opposition stérile et on attend trop.
En revanche, peut-être que ma position est peut-être parfois trop complexe à expliquer et que je ne l'ai pas expliqué au du moins suffisamment clairement. Donc, il ne faut pas peut-être parler d'ultimatum, être plus clair. Mais je pense que c'est la seule voie possible.
Là, pour moi, c'est plus clair personnellement. Là, maintenant, je comprends votre stratégie, du moins,
votre conviction politique. c'est peut-être trop subtil, c'est peut-être trop subtil. Il faudra peut-être attendre le ras-le-bol de nos concitoyens pour qu'on ait un fréquent.
Attention Nicolas Dupont-Unihan, le dernier qui a utilisé ma pensée trop complexe et trop subtil, il a eu beaucoup de... de... de... médiatique, je rappelle, de Gilles de Gendre. Non,
mais ce n'est pas ça que je veux dire. Quand je veux dire par prétention, Gendre le disait par prétention, c'est que ce que je veux dire, c'est que... quel est l'enjeu ? C'est de rassembler les Français pour que notre destin collectif puisse avoir un sens. Et pour rassembler les Français, je pense que la question européenne les effraie, ils ne la connaissent pas bien et elle est instrumentalisée contre nous. Donc j'aimerais que peut-être on parle des relocalisations, qu'on parle de la protection de l'environnement, que l'on parle de tout ça et qu'après, on en tire la conséquence que naturellement, ça veut dire revoir les règles européennes.
Ce que nous ne sommes pas les adversaires. Encore deux petites questions que l'Union européenne après on passera à la loi de 73 parce qu'il nous reste... On a dépassé le temps mais ce n'est pas grave, on est là aussi pour avoir le temps. On imagine que le CETA, si vous êtes élu président de la République, on l'abroge.
Non mais immédiate, là on n'attend pas la renégociation. L'accord de libre-échange, le chèque, les frontières nationales et le travailleur détaché, c'était les quatre points mais vous pouvez retrouver dans un petit livre que j'avais fait. Donc Schengen, par et sa tombe ? Ah mais d'autorité, moi j'arrive du premier jour. Non, mais ils ne respectent que la force. Mais la Commission de Bruxelles, c'est rien, c'est nous. Ce que ne comprennent pas les souverainistes, c'est que c'est nous. Donc le jour où la France dit stop, mais c'est fini, c'est la crise. Mais pourquoi le référendum négatif en France a été un tremblement de terre en Europe ?
Parce que ce n'est pas l'Angleterre, ce n'est pas l'Irlande, pardonnez-moi. C'est le pays constitutif. Donc ça veut dire que rien ne peut se faire sans la France. Rien. Il n'y a pas un camion qui peut passer d'Allemagne en Espagne sans la France. Donc la France est beaucoup plus puissante que ne le croient les Français. C'est ça que j'aimerais tellement dire au souverainiste. C'est qu'un souverainiste doit être fier de son pays et se croire fort. Sinon ça veut dire qu'il est faible, qu'il est là dans la fuite. Et alors je pars, je vais où ? Je suis au cœur de l'Europe. Alors bien sûr qu'il y aura un bing-bang franco-allemand, mais il y a beaucoup d'Allemands.
Moi j'ai vu beaucoup d'Allemands qui sont tout à fait convaincus que la faiblesse française est une des causes aussi du déséquilibre. Les Allemands… Donc j'imagine que le traité d'Aix-la-Chapelle
aussi s'en va avec. Comment ? Le traité d'Aix-la-Chapelle aussi s'en va avec… Oui d'accord. On imagine que si… Avec grand plaisir. On imagine que si vous arrivez au pouvoir, Nicolas Dupont-Aignan, le lendemain de votre triomphe, vous ne prendrez pas l'avion pour aller à Berlin. Sûrement. Il nous reste en… Ah peut-être. Alors ça, ça va.
C'est différent. D'ailleurs je vous renvoie parce qu'il y a toujours d'actualité que vous pouvez le commander. Ça s'appelle Les 100 premiers jours. C'est un tout petit livre que j'avais fait sur mes 100 premiers jours. C'est très intéressant à lire. Non pas parce que c'est les miens, mais parce qu'en comparaison de ce qu'a fait Macron, je l'ai relu récemment, j'avais fait vraiment par jour ce que j'aurais fait les 100 premiers jours. Et c'était très utile parce que c'était un exercice prospectif. Il a bien marché, mais pas assez parce qu'on l'avait sorti trop tard.
Mais c'était intéressant parce que ce qu'il faut montrer aux Français, ce qui est très difficile dans l'état de dictature médiatique, il faut quand même appeler un chat, c'est de montrer… C'est qu'on est trop souvent dans la critique et pas assez dans la prospective. Moi, le premier, d'ailleurs. Et il faut montrer aux Français qu'est-ce qu'on pourrait faire d'autre et que ce n'est pas si compliqué. Bien sûr qu'on ne réussira pas tout si on a au pouvoir. Bien sûr qu'il n'y aura pas le jour et la nuit. Mais il y a quand même des orientations fondamentales.
même pendant cette crise du coronavirus, nationaliser Luxfer et Famar, deux entreprises qui coûtent, ils doivent coûter quoi, 10 millions d'euros chacune. Enfin, c'est à la portée de n'importe qui. Dire que le traitement du professeur Raoult est en circulation libre, sous prescription médicale. Enfin, je veux dire, produire des masques. Il y a une usine de couche qui va enfin produire des masques en Bretagne. J'ai demandé depuis deux mois. Enfin, je veux dire, les Français n'ont pas conscience à quel point le pays pourrait se redresser vite si une autre politique était menée. Souvenez-vous du général de Gaulle en 1958.
Dans les livres d'histoire, on ne comprend jamais pourquoi la France qui était en faillite en 1957, en 1959, est repartie comme miraculeusement. Mais tout simplement parce que quand vous avez des nuls au pouvoir et des gens qui ne défendent pas l'intérêt national, si vous mettez des gens normaux, ça peut changer très vite. La preuve des entreprises en difficulté. Pourquoi des gens arrivent, quand ils reprennent une entreprise en faillite, à lui faire gagner de l'argent au bout de deux ans ? Expliquez-moi. Tout simplement parce que vous savez, les cartes des bateaux, si vous prenez un cartes différent, vous avez vite des résultats.
Donc, moi, j'en ai assez de cette sinistrose de la France que s'en sortir. On a tout pour s'en sortir. Simplement, on a tellement gavé les Français de mauvaises nouvelles. On les a tellement éteints en leur faisant croire que c'était foutu qu'ils le croient eux-mêmes. C'est un énorme problème pour nous. Ça, c'est un problème national. Alors,
je voudrais qu'on aborde d'abord, pardon, excusez-moi, une dernière question. La fameuse loi 73, je crois que vous avez écrit un livre là-dessus sur la loi dite Pompidou-Rothschild sur les banques. Aujourd'hui, les Gilets jaunes en ont beaucoup, beaucoup, beaucoup parlé sur les réseaux. Ça a énormément été un sujet de discussion sur les ronds-points. Donc, je me suis un peu plongé dans l'histoire. Je voudrais avoir là-dessus votre idée. Vous vous rappeliez ce que vous disiez déjà, mais pour nos téléspectateurs. Et parce que j'ai vu qu'aussi, je le savais un peu, qu'il y avait beaucoup d'articles qui avaient dit c'était des fake news. Non, la loi Pompidou n'a jamais créé la dette.
Est-ce que ça,
quel est votre bonjour ? Je vais vous dire, le juge de paix, je vais vous envoyer quelqu'un du système. C'est Michel Rancard. C'est drôle. Michel Rancard, à la fin de sa vie, à la fin de sa vie, a reconnu que si on n'était pas passé par les banques privées pour faire de la dette, la dette de la France ne serait pas de 2 000 milliards d'euros, mais de 800 milliards en je tue le chiffre, c'est-à-dire que les intérêts n'auraient pas à être payés. Le point clé est très simple. La puissance publique doit rembourser sa dette. Moi, je ne suis pas pour ne pas payer la dette de la France, mais ne doit payer que le principal de la dette, mais pas d'intérêt.
Il n'y a aucune raison de considérer la puissance publique qui fait la monnaie à passer pour l'endettement par des banques privées. La loi de 73 était une loi, d'ailleurs, en fait, c'est un peu faux parce que la loi de 73 ne donnait pas la possibilité de tout financer par le trésor. Elle l'encadrait, mais elle donnait des contingents de possibilités et ça a été rompu. En fait, elle a restreint le contingent de possibilités. La loi de 73, c'est quoi ? C'est qu'après la période d'inflation, il y a eu la volonté de cadenasser la création monétaire d'État et certains y ont vu un avantage de transférer l'endettement de l'État par des banques privées qui, au passage, allaient se servir.
Et ce que j'ai écrit dans un livre qui s'appelle « L'arnaque de la dette » de 2009, que vous pouvez retrouver je ne sais plus sur quel éditeur, « L'arnaque de la dette, les banquiers et la mondialisation », j'expliquais comment l'organisme qui est fou, c'est que l'organisme public qui s'appelle, j'ai un trou de mémoire, à Bercy qui gère la dette de la France, il y a un chapitre dessus, j'ai retrouvé, vous pouvez regarder sur Internet, le conseil d'administration de cet organisme public comprend des banquiers privés. C'est surréaliste et personne ne l'avait dit. Je n'ai pas eu une dépêche AFP sur mon livre, pas un article de presse.
On n'en a pas beaucoup aussi, Nicolas Dupont-Aignan sur le putsch et la dépêche AFP, je vous rassure, vous n'êtes pas le seul.
Donc, c'est très intéressant. Ça veut dire quoi ? Donc, qu'est-ce que je vous propose pour être clair ? Il y a deux phénomènes. Il y a le problème de l'euro et le problème du financement. Ce que je propose déjà, c'est que la France représente 16-18% de l'euro. Donc, moi, je propose, ce que j'ai proposé aux Européennes, c'est que déjà, dans la création monétaire que fait la Banque centrale, puisque vous savez qu'elle a depuis le président italien de la BCE, elle crée de la monnaie. Moi, j'estime que chaque pays devrait avoir son contingent et en faire ce qu'il veut.
c'est-à-dire, les 16% de 1 000 milliards, ça fait 160 milliards, et bien, on en fait ce qu'on veut, c'est-à-dire que si je veux émettre des titres d'État à 0%, je les émets. Si je veux financer les piscines, je fais des piscines. Si je veux financer les hôpitaux, je finance des hôpitaux. Si je veux financer de la recherche, je fais de la recherche. C'était l'agence France Trésor, ça y est, je m'en souviens. Donc, qu'est-ce que je veux dire déjà ? C'est que la question principale, c'est la gestion qu'on fait de notre monnaie, du financement de l'État, qu'on déjà, on ne soit à 0% d'intérêt.
Alors, les partisans du système vous diront, oui, mais avec l'euro, vous avez la chance qu'on est à 0,0, très peu, mais ça, on ne tient pas l'euro, on le tient au travestissement des statuts de la Banque Centrale Européenne par Draghi. C'est-à-dire qu'en fait, il l'a mis en place, mais il l'a mis en place pour qui ? Pour le monde financier, pour sauver les marchés financiers, pas pour sauver les États. Donc, moi, je veux qu'on récupère le levier de la politique monétaire. Après, une fois qu'on a récupéré le levier de la politique monétaire, dans le cadre de l'euro, ce que les Allemands refuseront d'ailleurs, ils se tireront de l'euro et ce sera la fin de l'euro.
À ce moment-là, on récupérera notre politique monétaire. C'est évident qu'il faudra récupérer notre politique monétaire, un jour ou l'autre. Comment dire ? Flécher les montants, c'est un peu compliqué, de quantitativiser. Si déjà, et c'est le projet que nous proposons pour guérir de la crise du coronavirus, évidemment, la cour de Karlsruhe, il sera totalement opposé. Mais la France représente 16% de l'euro ou 18%, je n'ai pas le chiffre exact, mais enfin, un peu moins de 20%. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que quand la Banque centrale fait du quantitativising, c'est-à-dire, fait de la création de papier et rachète la dette des États, eh bien moi, je veux pouvoir avoir 16% et faire ce que je veux de mon argent. Et ça voudrait dire, par exemple là, qu'on peut utiliser 100 milliards d'euros, 160 milliards d'euros si on a envie de relocaliser, d'investir dans des hôpitaux, dans de la recherche, etc. Alors, attention, pourquoi c'est venu au moment de la loi de 73 ? C'est qu'il y avait quand même un excès inflationniste. Donc, il ne faut pas non plus créer de la monnaie de papier.
Mais ça, c'est la responsabilité du pouvoir politique avec une banque centrale, ce que fait très bien l'Angleterre maintenant. L'Angleterre va le faire là. Donc, il faut le faire avec intelligemment, avec intelligence. Et c'est pour ça que l'euro, pour moi, reste condamné, mais que les Français ont tellement été, tellement été, comment dire, abreuvés de pro-euro qu'aujourd'hui, ça fait peur aux Français. Les Français ont souffert du passage à l'euro, ils ont peur de souffrir d'un passage aux francs. Et moi, je pense qu'il faut reprendre par étapes.
d'abord, retrouver notre capacité de financement d'avant la loi, enfin, d'avant la loi 73, c'est plus compliqué que ça, mais bref, de reprendre notre liberté de financer l'État à 0% d'intérêt. On ne doit plus passer par des banques privées pour se financer. C'est tout. Le financement doit être direct, mais maîtrisé, bien sûr, pour éviter une inflation galopante. Sinon, on va finir comme l'Argentine, ce qui n'est pas l'idéal.
Effectivement, on n'espère pas. En tout cas, merci Nicolas Dupont-Aignan. Vous êtes le plus long interview, près d'une heure et quart. Vous avez pu vous exprimer, nous en sommes contents. Non, non, pas du tout, c'était passionnant. C'est pour ça qu'on vous a invité. C'est pour ça aussi que je vais vous laisser parler parce que c'est notre but de Média Indépendante de vous donner la parole. On donne la parole à tous les partis politiques. Merci en tout cas d'avoir répondu à mes questions. Merci pour le travail
que vous faites et plein d'espérance parce que la révolution va arriver. Il faudrait qu'elle soit intelligente, ce qui est rare, paisible, ce qui est rare, mais il ne faut pas tomber dans le piège du régime qui veut de la violence. Et je rappelle toujours les phrases de Gandhi. Gandhi a fait peut-être la plus belle révolution face aux Britanniques. Il a réussi par une sorte d'effet très long. Mais parce que le pouvoir, je veux juste dire ça pour conclure, le pouvoir n'attend que ça.
Et ça m'a fait tellement de peine de voir les Gilets jaunes piégés parce que ce n'étaient pas les vrais Gilets jaunes et la manipulation qu'il y a eu autour des Gilets jaunes pour déconsidérer un phénomène qui était profondément sincère, sain, beau au démarrage. Et donc, il ne faut pas tomber dans le piège macroniste. Et j'ai vraiment envie de dire aux gens qui nous écoutent, reprenez le chemin des urnes. Parce que vous ne pouvez pas nous demander de faire le boulot si au moment des élections, personne ne va voter. C'est un drame.
Le message est passé, le message démocratique est passé, Nicolas Dupont-Uniard. Merci d'avoir accepté votre invitation. Merci, vous étiez très, très nombreux ce soir sur live. Beaucoup de commentaires, beaucoup, beaucoup de choses. Merci beaucoup. Bonne soirée à tous. Bon déconfinement. Bye bye à la démocratie. Salut.
Au revoir.
Nicolas Dupont-Aignan