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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 17 juin 2025 21 min

Mourir pour être heureux

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Vous écoutez le sifleur, un podcast issu des archives de rep. [Musique] [Applaudissements] Paris. Jacqueline Fleurier bavarde avec son ami Florence qui l'a invité à déjeuner.

La chair était délicate et maintenant les voici dans un luxueux boudoir. À travers la fenêtre, les arbres du bois de Boulogne our de neige apportent cette petite note glaciale qui fait mieux goûter la bonne chaleur du chauffage central. Cigarette.

Merci chérie, tu sais bien que je ne fume pas une petite fille. Mais tu sais bien que je ne bois pas d'alcool. Ah sacré Jacqueline, aucun défaut.

Comment trouves-tu mon nouvel ensemble ? Très joli. Avec l'écharpes de vison que Xavier vient de m'offrir, je crois que dans un cocktail, je ferai mon petit effet.

Ton mari t'a offert une écharpe de vison ? Tu ne te l'avais pas dit ? Non.

Je vais te la montrer. Regarde, qu'est-ce que tu dis de ça ? Ouh !

Ravissant. Dire que j'en aurais jamais une comme celle-là. Il ne faut pas désespérer.

Jamais Bernard ne gagnera assez d'argent pour m'en payer une. Il a déjà assez de mal à boucler les fins de moi. On ne sait jamais.

Oh, tu sais, je me fais aucune illusion. Je suis vouée jusqu'à la fin de mes jours au petit ailleurs classique et au manteau sport qui ne se démote pas et qui durent des années. Mon seul luxe, c'est les premières dans le métro et encore pas tous les jours quand il y a de si jolies bagnoles.

Tu sais que Xavier m'a commandé un amour de petit coupé rouge garni de cuir blanc pour faire mes courses dans Paris. Sais-tu Florence que je suis jalouse de toi ? C'est pas vrai.

Abominablement. En classe, tu ne fichais rien. Tu courais les garçons, tu as été recalé au bac.

Tu ne t'intéresses pas à grand-chose. Tu n'as aucun cœur et pas de sens moral. Cependant, tu as un mari qui t'adore et qui gagne un fric fou.

Moi, j'étais sérieuse. Je travaillais dur, j'ai réussi tous mes examens. Je suis bonne fille, bonne épouse et j'ai des scrupules.

Pourtant, j'ai un mari qui gagne très mal sa vie et qui n'est même pas capable de me donner un enfant. Et en fin de compte, je crois bien de l'avoir jamais aimé. Bref, tu es un bonheur que tu ne mérites guerre et moi une existence que j'étais en droit de ne pas espérer.

Prends un amant. C'est vite dit. Philippe enrichement est candidat.

Je sais. Qu'est-ce que tu attends ? Je suis incapable de tromper Bernard.

Idiot. Oh, j'ai horreur des complications. Moi ma petite, je ne suis pas très intelligente mais je sais que dans la vie il y a une chose importante.

Quoi ? Donc savoir ce qu'on veut. Si tu sais ce que tu veux, si tu connais le but à atteindre, il n'y a plus qu'à marcher tout droit sans s'occuper de ce qui te gêne à droite et à gauche.

Tu écras tout. Ça m'a réussi. Fais comme moi.

Qu'est-ce que tu veux exactement ? Être heureuse, c'est-à-dire épouser l'homme que tu aimes. Et comme l'homme que tu aimes est fout de toi et gagne beaucoup d'argent, qu'est-ce que tu attends pour être heureuse ?

De qui parles-tu ? De Philippe. Je t'ai jamais dit que je l'aimais. comme si ça ne se voyait pas à chaque fois que tu prononces son nom.

Il va falloir que je me méfie. Puis enfin, tu me dis qu'il est fout de moi. Il ne t'a jamais fait de confidence ?

Non, mais quand on se voit, il ne me parle que de toi, hein. Plaque ton mari et sois heureuse dans les bras de Philippe. Florence, tu es une fille abominable.

Je ne te reverrai plus jamais de ma vie. Tu t'en vas ? Oui, il est déjà 4h.

Alors, à vendredi ? à vendredi à Freuse. [Musique] Jacqueline va chercher le métro et une demi-heure plus tard, elle retrouve Philippe dans un bar du quartier de la Madeleine.

Encore un peu de thé ? Non merci. D'ailleurs, il faut que je me sauve.

On ne trouvait pas que des heures comme celles que nous venons de passer ici, l'un auprès de l'autre fleurisse la vie. Oui, je voudrais que ces minutes là durent toujours. Jacqueline, pourquoi ne pas essayer de construire ensemble un bonheur solide, durable, celui auquel vous avez droit ?

Je vous ai déjà dit que j'étais incapable de tromper mon mari. Mais divorcé. Je vous épouse Philippe.

Oui. Quand vous aurez divorcé, je mets mes grands blancs et je vous demande un mariage. Ah, ça vous étonne.

Un célibataire qui rencontre la femme de sa vie et qui lui offre son nom, sa liberté, enfin tout. Oh Philippe, c'est merveilleux. Malheureusement, c'est impossible.

Mon mari m'aime profondément et n'acceptera jamais de divorcer. Vous aussi vous l'aimez. C'est-à-dire que Oh, j'ai pour lui une grande affection, une espèce de tendresse quasi maternelle.

C'est un faible. Il a besoin de moi. Si je n'étais pas auprès de lui, je me demande ce qu'il deviendrait.

Il n'est pas sans talent, remarqué. Son premier livre était loin d'être mauvais, mais pour être franche, je ne crois pas qu'en lui il y a de grandes possibilités. Al en fait, il n'a rien à dire pour un écrivain.

Oh, vous savez, s'il n'écrivait que ceux qui ont quelque chose à dire, les libraires n'auraient pas avant 20 ouvrages par an. Heureusement, il y a des gens qui gagnent très bien leur vie à écrire des choses dont il ne reste rien. Ils sont quand même utiles puisqu'ils aident leurs prochains à ne pas s'embêter.

Que votre mari fasse du commercial. Mais c'est qu'il se prend très au sérieux, il ne veut pas écrire n'importe quoi. Ah, le drame, c'est qu'il n'a ni l'étoff d'un grand écrivain, ni la souplesse d'un bon fournisseur.

Après bien du mal, il a réussi deux romans policiers qui n'ont pas mal marché. Il vient de remettre un nouveau manuscrit à son éditeur, mais à mon avis, ce n'est pas assez angoissant pour un suspense et c'est trop superficiel pour un bon bouquin. Il ne faut pas vous illusionner Jacqueline, avec ce genre d'homme là, vous n'avez aucune chance d'en sortir.

Je sais. C'est pourquoi il faut que vous réfléchissiez et très vite. Jacqueline, écoutez-moi.

Je suis nommé aux États-Unis. Je quitte Paris dans quelques semaines. Oui.

À vous de décider si vous voulez être heureuse ou non. À vous de décider si nous devons partir ensemble ou ne plus jamais nous revoir. [Musique] Pendant ce temps-là, le mari de Jacqueline fait antichambre chez son éditeur.

Les quarts d'heure succèdent au quart d'heure. Enfin, le patron reconduit un visiteur et il lui fait signe d'entrée. Assez-vous, mon cherz vous.

Merci. Alors, monsieur Motif, vous avez lu mon manuscrit ? Euh moi non.

Attendez. Cigarette ? Non merci, je ne fais pas.

Mais voici la note des deux lecteurs à qui je l'ai confié. Voilà, un livre bien écrit mais intrigue banal qui n'apporte rien dans l'ensemble un ouvrage plat et assez m c'est ben comment voulez-vous que des gens qui lisent des manuscrits à longueur de journée puissent encore être intéressés par quelque chose peut-être mais c'est pas pour eux que j'écris ça de toute façon je suis quand même bien obligé de me fier à leur jugement ou qu'est-ce que vous comptez faire de mon manuscrit e mon pauvre ami qu'est-ce que vous voulez que j'en fasse moiême je vous leur rend mais pour moi c'est la catastrophe ça alors pas avec vous monsieur Mentier j'ai pas besoin de crâner et pour tout vous dire je comptais que vous me donneriez une avance je suis envie mais là vraiment je peux rien faire ma maison est en société vous le savez et vis-à-vis de mon conseil d'administration j'ai pas le droit de verser une avance sur un manuscrit que nous n'éditons pas évidemment quoi il y a pas que nous comme éditeurs sur la place de Paris voyez un autre il s'emballera peut-être sur votre bouquin Par vous, je ne connais personne. Vous savez, le fait d'avoir été édité chez nous est une excellente carte de visite.

Mais ils se demanderont pourquoi ce manuscrit là, vous ne l'éditez pas. Oh, je vois bien que j'ai plus qu'à refaire des papillotes. J'ai un conseil à vous donner.

Oui. Lequel ? Rentrez chez vous et pensez tout de suite à un autre roman policier.

Vous m'en avez fait deux qui se sont bien vendus. Vous avez raté le troisème. Ce sont des choses qui arrivent.

C'est pas une raison pour tout fich en l'air. Besoin d'argent. Bon, amenez-moi à la carcasse d'une bonne histoire, rédiger les deux ou trois premières pages pour que je vois le ton et à ce moment-là, si ça colle, je verrai à vous dépanner.

J'avais pensé à un thème. Oui, vous permettez. Oui, allez-y.

Allez-y. Voilà. Une vieille femme qui ne pardonne pas son gendre de lui avoir enlevé sa fille.

Ah, elle l'assassine. Oh, ça c'est pas de chance. Alors, comment quelqu'un l'a déjà traité avant vous ?

Qui ? Gérardo, il m'a amené son manuscrit l'autre jour. J'ai commencé la lecture après le dîner.

J'ai pas pu aller me coucher avant d'avoir fini. Je tire tout de suite à 80000. Donc il faut que je trouve autre chose.

Alors oui, le sujet manque pas. Le diable hein. Allez, au revoir mon vieux et bonne chance.

Merci. Au revoir monsieur Montier. [Musique] Bernard rentre chez lui, la bouche à mer et la rage au cœur.

Bonsoir Jacqueline. Bonsoir chérie. Qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui ?

Et bien, je suis allée déjeuner chez Florence puis j'ai fait des courses. Ah, je suis passée dire bonjour à mon vétérinaire de père puis je suis rentrée faire un peu de lavage et préparer le dîner. B J'ai pas faim.

Tu as vu monier ? Oui. Alors alors il trouve mon manuscrit formidable.

Non. Seulement en ce moment para qu'il a trop de bouquins en route. Faut qu'il attende un peu.

Bernard, pourquoi fais-tu cette tête là ? Il te le prend ou il te le prend pas ? Non, il me l'a refusé en fait.

Tu viens de me dire "Ouais, ouais, je mentais. Je mentais. Il trouve mon truc sans intérêt.

Tu veux que je te dise ? Ben, je suis un type foutu, fini. Je suis incapable de trouver une idée un peu neuve, un peu originale.

Que je te défends dire des choses pareilles. Et ben, c'est pourtant la vérité, tu le sais bien. Dans de mois, on a reliquidé des quats qui mis péniblement de côté.

Il me restera plus qu'à me faire sauter le caisson. Oh, écoute, je t'en prie, dis pas de bêtises. Tu traverses une mauvaise passe, ben ça arrive au meilleur.

Tu sais ce qu'il faut faire ? Non, ça non, je sais pas. Tu remettes tout de suite sur un autre sujet.

Écoute, tu m'avais parlé l'autre jour d'une idée qui me semblait pas mauvaise du tout. Laquelle ? Mais cette vieille femme.

Oui, celle qui tue son genre. Et ben, Gérardo a eu la même. Il a écrit le bouquin et Monti à 80000.

Et ben, ça prouve au moins que tu es capable de trouver des idées qui tirent à 80000. Et ben si tu veux tout savoir, cette idée là, je l'ai piqué dans un fait divers. Je je l'ai même pas trouvé tout seul.

Qu'est-ce que tu as été te marié avec un pauvre type comme moi ? J'en ai marre, marre. J'en ai marre.

Marre ! Elle vient dîner. [Musique] Le repas est silencieux.

Jacqueline fait semblant de manger mais elle regarde son mari. Elle observe sans indulgence ce visage mou, ce regard de chien battu, ses cheveux trop longs, ses épaules voûées et soudain, elle se met à le détester. Qu'-telle a gâché sa vie avec ce type qu'elle n'a jamais aimé ? finir une fois pour toutes.

Voilà ce qu'il faut pour construire avec Philippe ce bonheur durable dont elle rêve depuis toujours. Seulement jamais Bernard ne divorcera. Elle le sait bien, il s'accrochera comme unon.

Alors la solution extrême, la solution terrible vient à l'esprit de Jacqueline. Son regard, sa décision est prise. Après le dîner, elle passe avec son mari dans le bureau.

Crève de froid ici. Quand est-ce que la salamande va être réparée ? Elle l' hein.

Je ne suis pas allée la chercher. Il y a 6000 francs à payer. Bon, je vais remettre un peu de coque dans la grille.

C'est joli. Une flamme dans une cheminée, je trouve. Tu sais ce que tu devrais faire, chérie ?

Oh non, ça je sais pas. Écoute, je vais me mettre à tricoter au coin du feu. Toi, tu vas t'installer à ton bureau.

Pousse la machine à écrire. Prends du papier blanc ton stylo et laisse courir ta plume. Mais je n'ai pas de sujet.

Je Enfin, tu sais très bien qu'ils ne viennent jamais quand tu t'obstines à les chercher. Tu m'as dit toi-même qu'au fur et à mesure que tu avançais, l'intrigue se dessinait dans ta tête. Au début, tu ne sais pas où tu vas.

Puis peu à peu, les détails arrivent, les possibilités de développement surgissent, puis après ça va tout seul. Encore faut-il partir sur quelque chose ? Écoute, il me vient une idée.

Je je te la donne pour ce qu'elle vaut. Bien sûr. Oui.

Pourquoi ne prendrais-tu pas ton propre cas ? Comment ça ? Bah, je ne crois pas qu'on ait encore lu l'histoire d'un auteur de roman policier qui est à sec, incapable de trouver un sujet.

Alors, il décide d'en finir avec la vie. Oui. Dans les premières pages, il explique sa détresse, pourquoi il va se suicider.

Enfin, tu vois ce qu'on peut faire avec ça ? Oui oui oui. Bien entendu, il ne se tue pas parce qu'il survient à un événement imprévu.

Enfin, rebondissement, coup de théâtre, ça je suis bien tranquille. Tu vas nous trouver quelque chose de très bien. C'est pas bête ton idée, chérie.

Elle m'accroche formidablement. Tu as assez d'encre dans ton stylo ? Oui oui.

Non, ne me parle plus, je sens que ça vient. Il m'arrive la chose la plus atroce pour un romancier. Je n'ai plus d'idée.

Depuis des semaines, je suis à sec, vidé toute substance. J'ai perdu le petit talent qu'on me reconnaissait. Je suis à bout de mon rouleau.

Ma tête est vide comme un tambour. Oui. Oui.

Toi toi. Et malgré ce vide, c'est un impuissance, il faudrait que je gagne ma vie. C'est ça.

C'est la misère qui nous guettete Monique et moi. Monique ? Monique qui a Monique ?

Bah ça serait ma femme. Appelle la Jacqueline hein. Oui, appelle-la Jacqueline, ça me ferait plaisir.

Bah, va pour Jacqueline, je te dois bien ça. D'ailleurs, j'entrevois les 1000 humiliations réservées à un auteur qui part. [Applaudissements] Jacqueline fixe un regard impitoyable sur ce médiocre qui écrit maintenant sur le thème qu'elle vient de lui donner.

À l'école, il devait déjà copier sur ses voisins. Dans la pièce, on entend plus que le crissement de sa plume sur le papier. Un quart d'heure passe.

Tu veux que je te lise ce que je viens d'écrire ? Ah ben je pense bien. Bah écoute, j'entrevois les 1000 humiliations réservées à ceux qui n'ont pas d'argent.

Dette, emprunt, petit mensonge, échappatoire. Ma femme va être obligée d'aller donner, Dieu sait tout, des répétitions de mathématiques à 800 francs l'heure. Je la vois perdre sa jeunesse et sa beauté dans cette course harrassante au billet de 1000 francs.

Et moi, pendant ce temps-là, je resterai des heures, le cerveau vide devant des feuilles désespérément blanches. Non, ce soir, je n'en peux plus de dégoût, de velerie et d'impuissance, hein. Oui.

Et en finir avec la vie, c'est pour moi la seule issue possible. Je demande pardon à Jacqueline, tu vois. J'ai Oui, mais je la supplie de comprendre.

Le geste que je vais faire n'est pas seulement pour me libérer d'une insupportable existence, c'est aussi pour lui permettre de refaire sa vie et d'être heureuse. Oui, ma mort est la seule issue. Voilà.

Qu'est-ce que tu en penses ? C'est excellent. Je suis sûr que ça m'a plaît à mon Je vais lui faire lire dès demain matin.

Tu as pensé à un titre ? Oui. Oui.

La seule issue ou bien quelque chose comme le bonheur dans la mort ou alors mourir pour être heureux. Ah, pas mal. Mourir pour être heureux.

Oui. Tiens, écoute, pour la peine, je vais te donner un petit verre de whisky. Tiens.

Oui, ça ça va me doper. Sec sans glace, hein. Tu sais que je l'aime nature.

Et puis je le bois d'un seul coup et après dans mon siboulot, ça se met drôlement à fonctionner. Allez, va vite, va vite, va vite. La bouteille est dans le buffet de la cuisine.

Je t'apporte verre tout de suite. Oui, oui, oui. [Applaudissements] [Musique] Et quelques gouttes de sianure. [Musique] Là, ça sert d'avoir un père vétérinaire et de savoir où il range ses ampoules. [Musique] Voilà ton verre, chérie.

Mets-le là, je suis en train de supprimer quelques adjectifs. Bon, appu-moi pendant ce temps, je descends en dessous chez madame Chenal pour lui emprunter son fer à repasser parce que le mien ne marche plus. S va va [Musique] présence chez madame Chenal me donnera un alibi parfait.

Il va voir le whisky au cianur suicide. La page qu'il a écrite de sa propre main en sera la preuve absolue, irréfutable. [Musique] Bonsoir madame Chenal.

Est-ce que vous pourriez me prêter votre faire à repasser parce que le mien est en panne et j'ai une chemise à repasser ? Un quart d'heure plus tard, Jacqueline remonte. Comme prévu, elle trouve son mari mort empoisonné.

Suicide ! Qu'a-t-il fait de la page qu'il a écrite à la main ? Il a une feuille sur la machine à écrire.

Qu'est-ce que ça signifie ? Il m'arrive la chose la plus atroce. Bon dieu !

Il a tapé son texte à la machine proprement pour son éditeur. La première page de son nouveau roman avec le titre. Mais sa page manuscrite, la preuve de son suicide, où est-elle ?

Regarde Jacqueline, regarde dans la cheminée. La preuve, il l' acheté tout bêtement dans la grille. Il en reste encore un petit coin pas tout à fait consumé.

Vous venez d'écouter le siffleur, un podcast issu des archives de rep. Réalisation Julien Tarot. Production Romy Azouet.

Patrimoine sonore Sylven Denis, Latitia Casanova et Antoine Reclu. Promotion Marie Corp. Le siffleur est disponible sur le site et l'appli européen.

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