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interviewBFM TV (sur YouTube)· 16 mai 2026 8 min

"L'Iran a intérêt à conclure un accord": Donald Trump répond à BFMTV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Donald Trump a donc répondu à BFM TV Antoine Lard on vous retrouve, vous êtes en direct de Washington c'est vous qui avez eu le président américain en direct au téléphone cet après midi oui exactement un coup de fil dans un contexte où donald trump et bien s'impatiente on l'a vu ces derniers jours et dans sa dernière déclaration il semble à bout alors que les négociations sont dans la passe alors que l'iran refuse de faire la moindre concession sur le nucléaire et j'ai donc voulu savoir si le président américain croyez encore en la possibilité d'un corps s'il croyait encore en une sortie de crise diplomatique je lui ai donc posé la question et au ton de sa réponse on comprend que Donald Trump ne semble plus vraiment y croire. En tout cas il dit qu'il ne sait pas ce que vont faire les Iraniens et il explique que les Iraniens en tout cas feraient mieux de conclure un deal sinon dit dit Donald Trump, ils vont passer un très mauvais moment. Je vous propose d'écouter cet échange exclusif que j'ai eu tout à l'heure avec le président américain.

Bonjour, bonjour Monsieur le Président, je suis correspondant avec la télévision française et BFM TV. Je me suis demandé, si je peux te demander, Monsieur le Président, comment est-ce que vous êtes optimiste que l'Iran va faire un accord ? Je n'ai aucune idée si ils sont ou non.

Si ils ne sont pas, ils pourraient avoir une très difficile. Ils vont avoir une période très difficile. Ils devraient faire un déjeuner.

Merci beaucoup, j'ai envie de partir, merci. Sous-titrage Société Radio C'est une particularité chez Donald Trump. Il répond aussi à des numéros qu'il ne connaît pas, il répond à des journalistes qu'il ne connaît pas.

Donc je me suis dit qu'il y avait peut-être effectivement un coup à jouer. Donc j'ai réussi à obtenir le numéro de téléphone de Donald Trump auprès de certains confrères. En fait, le numéro Trump circule parmi les journalistes américains ici à Washington.

Trump, lorsqu'il a perdu les élections en 2020 et retourné s'installer en Floride, à ce moment-là, il a pris un nouveau numéro de téléphone et il a pris l'habitude, alors qu'il était un peu au creux de la vague à ce moment-là, d'échanger avec certains journalistes et cette habitude a continué. Lorsqu'il est revenu à la Maison-Blanche, il a gardé le même numéro de téléphone et ces échanges ont explosé, si on peut dire, au moment où la guerre a commencé. Je me souviens, au début des frappes américaines, c'était cinq, six échanges par jour, au moins avec différents médias.

Parfois même Donald Trump se contredisait d'un entretien à l'autre. On avait un peu du mal à suivre. Donc du coup, j'ai tenté ma chance.

Ça faisait plusieurs semaines que je l'appelais sans succès. Finalement, il a décroché ce matin. Je me trouvais ici même dans les jardins de la Maison Blanche.

Donald Trump était derrière moi dans le grand bâtiment que vous apercevez derrière moi, le grand bâtiment de la Maison Blanche. C'est là qu'il a ses quartiers, qu'il a ses appartements. Je savais que l'entretien serait bref parce que Donald Trump ne me connaît pas.

Donc je vais poser une question assez ouverte. Mais sa réponse, vous l'avez entendu, est intéressante. On voit que Donald Trump vraiment à nouveau est à bout de patience et réitère des menaces de plus en plus explicites de reprendre les hostilités contre l'Iran.

Antoine, vous avez eu cet échange alors qu'aux Etats-Unis, la presse se fait l'écho de préparatifs militaires intenses. Oui, c'est la presse israélienne en particulier qui dit ça. La presse israélienne dit que Donald Trump va se décider sous 48 heures, ou sous 24 heures, quant au fait de reprendre ou non les bombardements, la presse israélienne qui évoque une possible réunion avec ses équipes de sécurité nationale.

Ce qui est certain en tout cas, c'est que tous les plans d'attaque sont prêts et que sur le terrain, les forces américaines sont prêtes également au cas où Donald Trump décide d'y aller. Il y a même un nom qui a été trouvé pour cette nouvelle opération, ce sera l'opération Massu, opération Sledgehammer. On ne sait pas exactement en quoi elle pourrait consister, mais Donald Trump ces derniers jours a évoqué plusieurs cibles possibles, les dépôts pétroliers de l'île de Cargue, les ponts, les usines d'électricité, les centrales électriques des infrastructures civiles.

Donc il y a toujours un peu l'idée chez Donald Trump qu'il pourrait porter un coup fatal au régime avec ses bombardements pour finalement faire céder les Iraniens et obtenir les concessions qu'ils souhaitent sur le nucléaire. Les deux autres pistes possibles ce serait, ça c'est le New York Times qu'il évoque, un déploiement de troupes pour aller récupérer les 450 kg d'uranium en enrichi, mais ça c'est une mission extrêmement risquée, extrêmement dangereuse donc pas sûr que Donald Trump souhaite aller jusque-là. Et puis la dernière option ce serait d'aller débloquer le détroit d'Hormuz par la force en, eh bien ce serait un peu une réédition de l l'opération Liberté qui avait un peu tourné au fiasco la semaine dernière.

Trump cette fois-ci lancerait une version un peu plus musclée de cette opération, qui consisterait notamment à aller bombarder la côte autour du détroit d'Hormuz pour pour éliminer ces lances-missiles iraniens qui menacent la navigation sur le D3. Donc on ne sait pas quel scénario Donald Trump va choisir, on ne sait pas non plus d'ailleurs s'il a décidé, enfin pour l'instant il n'a pas encore décidé d'y aller ou ou pas, mais en tout cas effectivement tout est prêt et selon le New York Times, si Donald Trump décide d'appuyer sur le bouton et de relancer les hostilités, eh bien les frappes pourraient reprendre dès la semaine prochaine. – Juan Eulard en direct de Washington, Patrick Sos, il y a ce coup de fil.

C'est le président américain qui répond à Antoine Lahr. Le tout dans un contexte où on dit que Donald Trump doit décider dans les heures qui viennent de frappe ou pas Oui, oui. Et le coup de force, c'est évidemment le fait qu'il ait répondu à Antoine Hollard, mais aussi qu'il a donné de l'info à BFM TV et qu'effectivement, il se fait de plus en plus menaçant vis-à-vis de l'Iran.

Les enjeux, on les connaît, ils se retrouvent face à une impasse. Il n'y a aucune sortie absolument diplomatique de prévue dans les prochains jours. On sait qu'il y a encore un fil, un léger fil diplomatique qui est tenu par les deux parties.

Mais pour l'instant, personne n'a fait de concessions. Il faudra donc une rupture pour arriver à un rapport de force dans la prochaine série de négociations. Il n'y aura pas de capitulation de l'Iran.

Ils ne le feront pas, ça c'est absolument certain, mais il faut trouver. Et Antoine l'a expliqué aussi, il y a deux totems qu'on a bien compris qui sont les mêmes depuis le début. C'est Hormuz et le nucléaire.

Eh bien, on comprend que le but de Donald Trump va être d'aller chercher l'un de ces deux totem une bertrand galichie comment vous analysez la réponse de donald trump à antoine là il faut un accord et s'il n'y en a pas ça va mal se passer moi j'y vois surtout une adresse à destination du public américain, de ses électeurs, parce que les Iraniens eux ont bien compris dans quelle situation se trouve le rapport de force actuellement. Et donc ils s'attendent à une attaque américaine à un moment ou à un nôtre pas forcément dans les heures ou les jours qui viennent mais ils savent que s'il ne bouge pas ça va intervenir après il faut simplement pour trump arriver à convaincre son opinion que ça vaut le coup qu'il y a encore un gain politique et stratégique à obtenir c'est ça le plus compliqué pour lui parce que naturellement ça ne sera pas neutre et après sur les trois options qui ont été évoquées tout à l'heure je crois qu'il faut pas se limiter à imaginer que ça sera l'une des trois ça peut être deux des trois ça peut être les trois à la fois parce que notamment sur le plan de l'intervention de l'efficacité de cette opération militaire ce serait peut-être payant mais ça des experts naturellement peuvent disserter là dessus d'intervenir pour au fond attaquer l'iran sur des fronts différents c'est à dire à la fois le détroit d'hormuz les infrastructures nucléaires et puis les objectifs civils les centrales électriques les ponts les routes les voies de chemin de fer s'il y a une opération de grande ampleur comme celle là là ça peut effectivement ébranler le régime alors encore une fois ils ne capituleront pas ça ne suffira pas mais ça peut inverser le rapport de force ou en tout cas l'infléchir alors les états unis et israël prêts à