France/Maroc : le voyage « gagnant-gagnant » ? | Ça vous regarde - 30/10/24
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonsoir et bienvenue je suis très heureuse de vous retrouver dans sa vousour g regarde ce soir France Maroc la grande réconciliation on va revenir sur la visite d'État d'Emmanuel Macron à Raba elle s'est achevée aujourd'hui Sahara Occidental contrats économiques immigration 3 jours en grande pompe pour sceller la fin de plusieurs années de brouille grand décryptage dans un instant avec mes invités sur ce pl une ministre dans l'interview franc parl ce soir sa mission éviter à tout prix la chute du gouvernement dans ce contexte inédé à l'Assemblée Nathalie de lâre est en charge des relations avec le Parlement elle sera avec nous dans la deuxème partie enfin la question qui fâche ce soir faut-il supprimer un deuxème jour férier pour faire des économies le gouvernement y réfléchit tire croisé avec nos chroniqueurs à la fin de cette émission voilà pour le programme ça vous regarde installez-vous c'est parti [Musique] tout est pardonné ou presque Emmanuel Macron et le roi Mohamed VI ont donc scellé la réconciliation entre la France et le Maroc on va revenir ce soir sur ces 3 jours à Rabat de Fast et de contrat les images les personnalités et surtout les actes pour réchauffer une relation diplomatique en froid depuis 6 ans peut-on parler de succès ce soir Gilles kpel bonsoir bonsoir merci d'être parmi nous ce soir professeur des universités spécialiste du Moyen-Orient de l'islam contemporain votre dernier ouvrage vous étiez venu ici même nous en parler le bouleversement du monde chez plomb bonsoir Charles Rodwell bonsoir bienvenue député ensemble pour la République des Yvelines vous connaissez bien le Maroc vous y avez vécu vous êtes membre du groupe d'amitié entre nos deux pays bonsoir Michel Darbon bonsoir bienvenue éditorialiste politique qui a i24 news et coréalisateur avec Yve deay d'un documentaire remarquable le parcours d'un roi le Maroc de Mohamed VI enfin bonsoir fadlaons bienvenue à vous journaliste à Jeune Afrique spécialiste du Maghreb alors que faut-il retenir de cette visite d'État c'est Bruno donet dans son recap qui nous plante le décor tout de [Musique] suite bonsoir Bruno bonsoir Miriam bonsoir à tous dans votre récap ce soir Emmanuel Macron et Mohamed VI enfin réconcilier oui ça faisait 3 ans mirriam 3 ans que ces deuxlà ne s'étaient plus parlé pourquoi et bien parce que dans le conflit hautement géopolitique qui oppose le Maroc et l'Algérie sur l'épineux sujet du Sahara occidentale la France soutenait jusqu'ici plutôt l'Algérie seulement voilà tout ça c'était avant avant qu'Emmanuel Macron ne change de pied et n'apporte son soutien au Maroc et je pense bien sûr en premier lieu au Sahara occidental pour la France le présent et l'avenir de ce territoire s'inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine applaudissement standing ovation tapis rouge Mohamed 6 a mis les petits plats dans les grands pour recevoir son nouvel ami Emmanuel Macron qui a donc eu droit à la Mercedes limousine au bain de foule et surtout surtout à la signature d'accords économiques juteux pour la plus grande satisfaction de notre ministre de l'Économie la France est déjà très présente au Maroc après cette visite d'État elle le sera encore davantage voilà car en échange du retournement d'Emmanuel Macron sur la question du Sahara occidental le Maroc a accepté de signer 22 contrats pour un montant total de 10 milliards d'euros la France a notamment vendu 18 gv fabriqué par Alstom des centrales solaires et éoliennes produites par Total énergie et une usine de traitement des déchets développé par le Tricolore suè et pourtant elle revient de très loin cette relation diplomatique oui les deux pays étaient plus que brouillés hein Myriam et l'an dernier par exemple au moment du terrible séisme au Maroc Mohamed VI avait carrément ignoré ignoré les propositions d'te de la France au point qu'à l'époque un certain Bruno retaillot avait fustigé très vertement les positions d'Emmanuel Macron ce silence opposé à la proposition d'aide de la France c'est finalement le signe de l'échec de la politique africaine d'manuel Macron 13 mois plus tard tout a changé Bruno rotillot est devenu ministre de l'Intérieur il accompagne Emmanuel Macron en visite d'État et il est heureux je voudrais dire que l'amitié entre la France et le Maroc connaît un nouveau départ et je m'en réjouis voilà alors réjouis-toi tout le monde l'IT enfin presque avant-ier Emmanuel Macron et Mohamed VI ont signé une déclaration de partenariat d'exception renforcé seulement voilà dans cette atmosphère guillerette un homme a fait fait part de son profond mécontentement il s'appelle abdelmjib de tboun le président algérien furieux contre la France et ses déclarations à propos du Sahara occidental à croire Myriam que pour solutionner une crise diplomatique Emmanuel Macron est en train d'en ouvrir une nouvelle merci merci beaucoup coup Bruno donnait Gilles kpel est-ce que la phrase d'Emmanuel Macron qu'on vient d'entendre sur le Sahara Occidental souveraineté marocaine c'est la plus importante selon vous de de ce voyage est-ce que c'est un véritable tournant ça avait déjà été annoncé avant bien sûr mais en effet c'est un tournant géopolitique très important puisque Paris avait cherché à maintenir un équilibre entre Alger et et Raba à la fois pour des enjeux extérieurs et aussi pour des des enjeux internes puisque la relation entre la France d'un côté le Maroc l'Algérie dans une certaine mesure la Tunisie aussi voir la Turquie maintenant est aussi très liée à la présence de très nombreux ressortissants originaires de ces pays et on a vu monsieur rotaillot notamment ce qui avait déclenché les crises ça avait été le fait que les ooctf c'està-dire les ordres de quitter le territoire français était peu ou pas appliqué ou était géré dans une relation de négociation on va y revenir sur l'immigration mais sur le Sahara occidental pour ceux qui comme moi ne connaissent pas assez bien ce dossier qu'est-ce qui explique qu'il soit si disputé entre le Maroc c'est un territoire donc qui appartenait autrefois à l'Espagne qui s'en est retiré dans sitations confuses et qui a abouti à ce que une marche verte à l'époque du règne de hassand 2 a amené les Marocains donc dans la zone concernée et le Maroc considérant que ce territoire fait partie du Maroc alors que l'Algérie elle estimait que le front Polissario qui représenterait selon elle donc les populations de cette région réclame en réalité l'indépendance et donc le le front poliissario est soutenu par par l'Algérie avec des incidents armés nombreux la France a tenu globalement une position de distance parce que les instances internationale avait plutôt euh refusé le fait accompli marocain qui était jugé comme tel et favorisait les référendum d'autodétermination c'est une affaire assez assez complexe et en fait le moment où les choses ont basculé à l'échelle internationale c'est lorsque lors des Accords d'Abraham h HM le Maroc voilà le Maroc en 2020 dans qui faisait en sorte que Israël le les Émirats arabes un le Bahrain et également le le le Maroc donc on ont signé des ont signé des accords sous l'égide de Donald Trump président des États-Unis à l'époque et le Maroc a d'une certaine manière obtenu en échange la reconnaissance d'Israël la reconnaissance par les États-Unis de la marocanité du Sahara occidental à partir de ce momentl les choses le rapport de force a basculé et un certain nombre d'États européens et qui ont qui étaient plutôt sur des positions de disons neutres donc considéré comme pas pas proarocaines par les Marocains ont commença à basculer et bien sûr le principal enjeu c'était la France ancienne puissance coloniale principalement avec l'Espagne au nord mais surtout la France et avec lesquel les relations évidemment sont intenses osmotiques si vous voulez et euh il y avait eu beaucoup de friction je me souviens d'un voyage fait au Maroc il y a quelques temps qui était assez complexe effectivement de ce point de vue là et je crois que après la visite du président de la République à à Alger il y a maintenant un peu plus d'un an le les espoirs attendus de cette relation ne se sont pas concrétisés on est il faut bien se rappeler qu'on est quand même dans un moment très difficile pour la France en Afrique avec les coups d'État qui antifrançais pro-russes qui se sont multipliés les élection au Sénégal et Alger finalement est dans ce campl oui alors on verra si on je crois que ça ça fait enfin ça fait par en ouvrir une autre mais le panorama géopolitique est est très bien posé Michel d'Armon l'amitié francomarocaine elle est elle est ancienne elle est historique on se souvient de Jack Chirac Nicolas Sarkozi là c'était rompu vous qui avez travaillé sur le royaume chérifien sur la personnalité de Mohamed VI il ne se parlait plus avec Emmanuel Macron comment on en est arrivé là ça c'est ça s'est fait progressivement al il y a toute une série effectivement de contentieux qui est venu un peut aggraver la la la relation personnelle très compliquée entre donc les deux dirigeants dès le dès le début parce qu'en fait faut bien préciser que c'était pas une brouille entre les les Français et les Marocains c'était c'était une brouille entre les deux dirigeants personnel quasiment av une rapide en 2018ès r justement avjà madame Macron qui avit posé déjà la difficulté de la relation le point d'org a été ce qu'on appelait l'affaire Pegasus hein c'est-à-dire le le les les les écoutes donc du de de bon nombre de responsables français via un logiciel de Pegasus qui qui était en possession du Maroc là il y a eu pour faire vite à un moment donné une une discussion au téléphone extrêmement dure à serbe entre le président français et le roi du Maroc parce que Emmanuel Macron a voulu absolument faire reconnaître et dire faire dire au au roi du Maroc Mohamed VI que c'était le Maroc était responsable de ces écoutes là son propre téléphone he son propre téléphone ça s'est très mal passé et de ce point de vue-là ça a contribué en plus au au gel au quasi gel de toutes les de toutes les relations et puis il y avait effectivement cette dimension géopolitique importante parce que pour le Maroc c'est une matrice quasi identitaire le le Sahara occidental et à partir de là le le le roi du Maroc avait décidé depuis déjà 2 ans environ de de de de de mettre une fait une sorte de grille de lecture entre tout simplement amis du Maroc soutenant le le Sahara euh non ne soutenant pas avec moi ou contre moi et à partir de là il disait à tout le monde ne faites pas comme les français si vous voulez être amis avec moi ne faites pas comme les Français bref le 30 juillet la déclaration et la lettre d'engagement on va dire a permis que cette visite puisse exister et aujourd'hui donc le le PO marocain semble rassuré fa cette visite est quelle visite parce que là on n'est pas dans un aller-retour rapide on a une délégation de stars de sportifs d'artistes de patron on a des images on les voyait plus ces images hein comme ça avec la voiture les bains de foule sur la forme ça envoie quel message c'est une visite d'État c'est la première d'Emmanuel Macron donc la dernière visite d'état d'un président français remonte à à François Hollande et à 2013 je crois et il y avait une volonté de donner corps à cette réconciliation une réconciliation qui vient enfin une reprise des relations puisque l'amitié et les relations économiques elles n'ont jamais été rompu néanmoins il y avait un froid même un glacial ces dernières années après le séisme le Maroc a refusé l'aide de la France séismero de cette le point culminant de cette crise entre les deux pays un pays deux pays qui ont une relation très très forte he qui a plusieurs siècles ça ne date pas de la colonisation ça ne date pas de l'indépendance des ambassadeurs français étaient là déjà sous François Ier donc il y a quand même une relation d'amitié extrêmement forte des diaspora d'un côté comme de l'autre néanmoins comme vous l'avez souligné il y avait cette question du Sahara qui contra au-delà des relations personnelles la question du Sahara est une question existentielle aux yeux du royaume et le roi en avait fait un un un let motive qu'il rappelait dans tous ses discours et la France puissance coloniale était au au début au commencement de ce conflit elle était présente et témoin ce dont voilà ce qui est bien ce que reflète bien cette phrase du général de Gaulle qui avait invité le sultan Mohamed V à examiner cette question du Sara dès 1960 donc bien avant l'indépendance de de l'Algérie ce à quoi le sultan avait répondu nous verrons ça avec nos frères algérien et bon après la suite et a été la guerre des sables donc il fallait donner corps à cette réconciliation le point d'étape de la réconciliation après des petits pas de réchauffement tout ça ne s'est pas fait à en faveur de de ces de ces tris jours charudwell moisson de contrat à la clé he 10 milliards total des TGV des centrales des des usines tout ça vaait bien une véritable fureur et une véritable nouvelle brouille là elle est acté elle était déjà ancienne avec Alger je crois surtout que un l'impact économique et est fondamental est bénéfique à nos deux pays mais surtout les contrats économiques qui ont été signés servent une vision une vision politique qui est partagée par nos de pays que rappelait Gilles kpel du côté du président de la République et et du gouvernement des différents ministres qui se sont rendus il y avait vraiment cette volonté en fait de réaffirmer que la France considère un le Maroc comme une puissance de premier plan du continent africain et deuxièmement que le Maroc est une puissance d'équilibre entre nos deux continents un du fait de sa géographie tout simplement deux du fait d'un héritage diplomatique l'un des événements marquants de ces dernières décennies c'est par exemple que le Maroc a été longtemps exclu de l'Union africaine et donc que le pays a dû se tourner vers d'autres nations et a construit cette position d'équilibre et les accords d'Abraham en sont je crois une bonne un bon une bonne conclusion et puis bien sûr une volonté politique et la continuité notamment de plusieurs monarques Mohamed V Hassan 2 et le roi Sa Majesté Mohamed 6 aujourd'hui et cette position d'équilibre elle a un impact très concret dans plusieurs domaines pour nous on va investir au Sahara Occidental on va aider les marocains à dévelpper diploma c'est déjà le cas un impact diplomatique un impact économique on peut ptionner des entreprises comme Royal Maroc qui est un une entreprise qui fait exactement le lien entre nos deux continents qui est une entreprise qui incarne parfaitement cette puissance d'équilibre on peut citit une autre entreprise qui a signé des gros contrats avec des entreprises françaises c'est l'OCP leofil chérifien des phosphates qui repose sur la production et sur l'export de phosphat qui est une des grandes richesse du du Maroc et qui investit qui est en train de déployer la politique à la fois diplomatique et économique du Maroc sur une bonne partie de l'Afrique sub-saharienne et l'objectif de ces investissements communs c'est aussi que les entreprises françaises puissent bénéficier en parti de ce déploiement et puis j'indiquerai aussi que le Maroc incarne une forme de puissance d'équilibre aussi dans ses institutions décrit souvent ouvertement comme une monarchie constitutionnelle ou parlementaire alors ça je serai bien sûr aux experts du du sujet en tirer des conclusions mais il y a pas si longtemps pendant le printemps arabe le Maroc a su résister entre guillemets à la à la foudre qui frappait une bonne partie de ces pays en réformant sa constitution en 2014 me semble-t-il et donc a réussi à créer une forme de pôle de stabilité qui est toujours extrêmement positif pour cl pour l'investissement alors on on va parler de la question migratoire dans un instant je vais vous montrer un sujet parce que ça reste quand même le gros sujet discorde même si on nous parle de coopération mais sur les conséquences avec l'Algérie fureur du président teboun pas une ligne dans les médias algérien sur cette visite d'État la rupture était déjà consommée d'une certaine façon où il y a un pas franchi de plus qui peut avoir des conséquences diplomatiques économiques importantes migratoires avec la France sur le plan économique les relations avec l'Algérie sont assez faibles par rapport au Maroc et ce que disait monsieur le député je crois qu' est très juste c'est que il il y a une très grande dynamique dans la société marocaine une dynamique industrielle une dynamique économique et cetera et qui se le Maroc se se conçoit dans ce qu'ils appellent la la verticale Atlantique c'est-à-dire facilitant les relations à un moment où justement elles sont très difficiles où sont rendu difficil par le bouleversement du monde par la mondialisation entre la France et l'Europe et les états entre guillemets du Sud global donc il y a il y a un point là important et en contrepartie le système algérien reste quand même fondamentalement crispé sur la gestion de la rente pétrolière et donc il y a très peu de dynamisme interne et c'est ça qui je crois Infiné l'a emporté en terme de en terme de basculement et puis bon il faut bien reconnaître que vous avez 44 écoles je crois de la Mission française au Maroc les élites sont for à titre modestement j'ai fa bien j'ai un certain nombre d'anciens ministres marocains ministres marocains et leur directeurs qui sont mes anciens élèves à sciencep ce qui n'est pas du tout le cas pour ceux qui sont passés qui sont de leur contreparties algériennes si vous voulez et donc je crois qu'il y a cette ce souhait de faire les choses pour la pour anticiper sur la question migratoire il y a aussi la perspective que à partir du moment où il y a des emplois dans un pays la pression migratoire le le FL flux extérieur baiss alors justement la question migratoire et la difficulté a expulsé des Marocains en situationrégulière ou sous auqtf Raba avait très mal pris hein la réduction de moitié du nombre de visa accordés au Maroc en 2021 aujourd'hui c'est la coopération le mot maître de cette visite d'État comme nous l'explique Marco Pomier retour sur ce bras de fer multiples rebondissements dans le bras de fer qui oppose le Maroc à la France sur l'épineuse question des expulsions fin septembre le nouveau ministre de l'Intérieur tape du point sur la table en pleine affaire philippine cette jeune fille violée et assassiné dans le bois de Boulogne le meurtrier présumé Tao un ressortissant marocain récidiviste sous auqtf il avait l'obligation de quitter le territoire français et pourtant la justice française le libère sans laisser passer consulaire du Maroc ce document indispensable pour renvoyer un étranger en situation irrégulière dans son pays il faut assumer de conditionner notre politique de visa à la délivrance des laissés passer nous sommes très trop généreux sans être payé de retour une menace déjà mise à exécution à l'automne 2021 le gouvernement baisse de 50 % le nombre de visa accordé au Maroc à l'Algérie et à la Tunisie objectif inciter ces pays du Maghreb à délivrer plus de laisser passé consulaire bilan mitigé selon la Cour des comptes cette politique a été décidée unilatéralement par la France et peu préparé de plus cette mesure a dégradé la relation avec ces trois pays sans que ceux-ci n'acceptte de réadmettre davantage leurs ressortissant fin 2022 la France fait marche arrière etlève ses restrictions une coopération en Dany ces dernières heures Bruno rotillo a négocié personnellement avec son homologue marocain en marge de la visite d'État d'Emmanuel Macron un accord a été conclu à sur le ministre de l'Intérieur pour augmenter le nombre d'extraditions et en raccourcir les délais nous avons convenu avec mon homologue de suivre directement cette question à notre niveau avec des points d'étape réguli l'année dernière 865 marocains ont fait l'objet d'un éloignement forcé alors cette politique de restriction des visas n'a pas marché Charles Rodwell ça va marché aujourd'hui vous y croyez ah moi je crois au contraire que cette forme de rapport de force qui a eu il y a quelques temps a été nécessaire à la relation entre la France et vous avez vu les mots de la Cour des comptes mal préparé en 2023 238000 visas accordés aux ressortissants marocains pour seulement 1680 retours forces justement les crédits qu'on est en train d'examiner en ce moment je rapporteur sur le budget de l'immigration et donc aussi sur qui concerne le retour au pays d'origine il deux raisons à cela je crois qu' qui compte dans une relation fondamentale entre ces trois pays le Maroc notamment et la France c'est que ce sont à la fois des pays d'origine et de transit même si certains flux sont réduits par rapport à d'autres pays du Maghreb ils le sont quand même et on était dans une logique en 2020 2021 la sortie de la crise covid qui était extrêmement déséquilibrée entre la délivrance de visa qui était large et des contreparties qui étaient trop trop en tout cas moindre notamment dans les considérations du gouvernement de Géral harmanin en tête je crois qu'il a eu raison d'affirmer à ce moment-là ce rapport de force mais une fois que vous inscrivez ce rapport de force il faut trouver tous les moyens ensuite de signer des accords de coopération pour le coup Breno rillo a fait de la coopération avec les pays de transit et les pays d'origine une des clés une des pièces maîtresses de sa politique migratoire notamment Turquie à quel point cétait difficile aussi par ave d'autres pays et et je crois qu'on est rentré dans ce temps-là et honnêtement l'accord qui a été signé entre le ministre de l'Intérieur Bruno retaillo et ministre de l'Intérieur marocain est en sign politique très fort aussi pour ces autres pays dans une coopération globale que nous avons alors je vois des noms qui font la tête fadla Michel dararmond vous partagez l'analyse le diagnostic absolument pas alors le Maroc d'abord a toujours enfin a fait figure de bon élève sur cette question de des retours et des qtf et cetera je pense que évidemment on peut toujours améliorer mais alors se concentrer sur ça c'est vraiment se tromper de sujet la relation entre le Maroc et la France et autrement enfin il y a des enjeux autrement plus importants et aujourd'hui en matière pour un pays qui qui a des intérêts de souveraineté industrielle économique énergétique le Maroc représente un allié extrêmement important c'est une puissance régionale très importante comme on l'a souligné tout à l'heure et il ne s'agit pas de de d'à nouveau remettre de l'huile sur le feu en focalisant sur ce sujet qui n'est pas un problème et qui fonctionne alors on a parlé de tous les sujets mais il y a aussi des attentes vous avez vu comme moi euh que euh le l'assassence présé de Philippines était l'orégine marocaine sousoccup je ne dis pas que je ne dis pas que ça n'a même valeur simplement euh ce sujet-là il était dans la liste euh des sujets importants de cette visite d'État est-ce que vous avez l'impression que en coulisse Bruno rotillo en rencontrant son homologue le fait avancer je pas beaucoup pas beaucoup je crois que c'est simplement que ça peut fluidifier mais maintenant mettre dans la balance des visas euh qui sont des visas délivrés à des gens qui Vinent pour faire du tourisme ou des affaires ou des études face à des gens qui sont sous qtf et qui donc et qui parfois sont des délinquants alors sur les étudiants sur les étudiants marocains dans les universités françaises au contraire il y a des mots très clairs dans l'accord pour favoriser leur venu mais mais en fait on part de loin parce qu'il faut pas sous-estimer monsieur le député dit que c'était une bonne politique c'était une très mauvaise politique parce qu'en fait ça a laissé à la porte de la France les élites marocaines euh tous ceux qui ont qui participent quotidiennement à la à la à la fluidité et à la l'intensité de de ces de la relation entre ces deux pays et de ce point de vue-l ça c'est pas du tout la la bonne la bonne politique à mener on on l'a bien compris là aujourd'hui ce qu'on entend les mots de la part du Bruno rotaillo de l'accord annoncé c'est un accord de on va dire de concertation de baromètre de point d'étape il y a rien pardon il y a pas du tout encore de de sujet on verra ça à la à l'usage et puis la dernière chose c'est que ce sujet il montre bien à quel point dans ce voyage de manière générale c'est quand même le Maroc à la main le Maroc a eu la main sur la date le Maroc a la main sur le wording sur la la sur les phrases qu'il fallait entendre sur les mots qu' fa que le président devait dire sinon il venait pas si s'il ne prononçait pas le mot sur la souveraineté marocaine avec évidemment l'assemblée qui se levait spontanément comme c'était prévu euh il ne venit pas mais ces mots prononcés peuvent-ils faire adoncier d'autres dossiers on verra on verra parce que les Marocains ont une vision très claire de la situation en France ils savent que c'est un président affaibli ils savent que c'est un président fin course ils savent que la situation française de politique intérieure est très compliquée pour Emmanuel Macron donc on leur dit ok vous aurez un problème de visa mais ilss ont pas attendu la France ils sont déjà en train de parler depuis très longtemps avec d'autres pays en train de développer des des des cursus universitaires qui ne passent plus par la France qui ne passent plus par le Français qui passe par l'anglais donc de ce point de vue-là il faut avoir une vision beaucoup plus globale ne pas penser que 3 jours de face avec la moitié des artistes de Paris va changer va changer la donne Gill kppel sur cette question migratoire c'est vrai que on peut s'étonner que à la fois le ministre de l'intérieur soit de ce cette visite d'État rencontre son homologue on sent bien que tout ça ne va pas changer du jour au lendemain mais que la question du chantage au visa n'est plus sur la table c'est une autre politique qui est menée et en même temps circulaire fermeté au préfet avant même que la visite d'État ne soit terminée pour justement accélérer et favoriser les expulsions est-ce que c'est de la bonne diplomatie il ne vous a pas échappé qu'il y avait une opinion publique française et que le Front national le rassemblement national avait obtenu plus de 10 millions de voix aux dernières élections avec une principale focalisation sur la question migratoire et donc bien évidemment un gouvernement surtout celui-ci en ce moment qui est suspendu entre entre la volonté le véau des deux des des deux des deux extrêmes de l'hémicycle est extrêmement attentif à enjeu puisque le comme on l'a dit là c'est une question géopolitique une question rapport avec l'Afrique développement économique tout ça on l' vu au fond il s'adresse davantage aux opinions hexagonal en France avec aussi jeu un enjeu de politique française immédiate et c'est pourquoi la la relation avec notamment les trois pays de de l'Afrique du Nord est une à la fois un enjeu de politique étrangère et un enjeu de politique intérieure et ça c'est quelque chose qui est très frappant et et euh mais vous savez c'est un peu la même chose du côté du côté marocain aussi puisque à l'intérieur du Maroc vous avez des des visions qui sont pas toutes les mêmes de la relation avec la France il y a une partie de l'establishement qui justement en réaction à l'histoire des visas et des rapatriments forcés à dit puisque c'est comme ça on va tous apprendre l'anglais on l' entend d'ailleurs dans dans les malls au Maroc les jeun jeun se parl plutôt dans un slang mélangé d'anglais et de darija alors que leur mère se parle un français parfait quand elle font leur cours à côté voyez il y a il y a des il y a des évolutions vous arrivez au Maroc tout est écrit maintenant en arabe en anglais et en chinois dans les aéroports donc il y a plus enfin dans les indications les les les boutiques ça c'est en français mais ça donc les choses bougent alors je vous demanderai un mot pour conclure sur cette visite à votre avis qu'est-ce qu'il restera et qu'est-ce que ça va changer avec ce petit euh bémol de de la polémique béatar parce que je voulais qu'on en dise un mot on va pas s'éterniser mais Yassine beléatar qui faisait partie de la délégation c'est un horis qui a été euh condamné après avoir fait des des menaces de mort euh FAD wasala à l'invitation donc de d'Emmanuel Macron beaucoup de bruit pour rien oou il y a il y a un sujet adress pour moi ça reste très anecdotique et c'est une question euh totalement on va dire franco-française et qui montre probablement euh des des des des histoires de maladresse interne en terme de casting ou de protocole d'ailleurs je pense que même du point de vue marocain je suis pas certaine qu'il est sa place aux yeux des Marocains ce que j'ai envie de retenir et ce qui restera de cette visite c'est que euh Emmanuel Macron après avoir longtemps privilégier ses relations avec Alger a choisi finalement de prendre le train de l'histoire qui est le train de l'histoire est de l'avenir qui que le Maroc aujourd'hui est une puissance régionale le Maroc aujourd'hui permet de offre une plateforme de production mondiale avec des accords de libre échange il en a 55 donc ça permet de produire à 14 km de l'Europe à moindre coût avec de l'énergie décarbonée quand on sait ce que ça représente on comprend qu'Emmanuel Macron a enfin mis les bonnes lunettes et que ce n'est pas pour les beaux yeux du Maroc que qu'il est venu allez je vous donnerai le mot de la fin politique oui bon et géopolitique alors politique on va laisser de de côté le le au fond le côté bon plaisir de la de la délégation président ciel hein voilà qui qui aime bien montrer qu'il est encore dans la transgression et ça n'a pas grand intérêt en réalité le le le le le sujet géopolitique c'est effectivement que le Maroc vient tenter de sauver aussi la France qui est en grande difficulté en Afrique et qui peut effectivement éventuellement retrouver la main s'il continue à lire correctement ce qui se passe avec le Maroc donc le rapport de force a changé compl pour vous merci infiniment pour ce grand décryptage et à très bientôt sur LCP je l' pre bonsoir Nathalie de lâre bonsoir et merci d'être mon invité Fran parl dans un instant nouvelle ministre en charge des relations avec le Parlement c'est peut dire que c'est un job plus que périlleux comme nous le montre l'invitation de thbao Enoc interview juste après si on vous invite Nathalie de lâre c'est que vous êtes une actrice clé d'un jeu parlementaire redevenu centre de gravité de la vie politique française ministre chargé des Relations avec le Parlement issu du parti radical dont vous êtes présidente ancienne sénatrice le Premier ministre Michel Barnier vous a choisi pour une mission que beaucoup pont refusé tant elle semble impossible maintenir à flot la barque du gouvernement dans une assemblée où la majorité relative peut à tout moment prendre l'eau première vague à franchir le budget 2025 il y a 10 jours vous réunissez pour la première fois l'ensemble des élus du socle commun au côté du Premier ministre la recherche d'une unité quand déjà tout angue sur des points clés comme la taxation des plus aisés où les charges des entreprises des divisions se font jour face à des bands du socle commun clairsé les oppositions prennent la main déjà le doute s'installe sur la méthode je n'ai pas beaucoup vu de volonté d'aller au compromis de part et d'autre de part et d'autrre c'estàdire de part et d'autre du gouvernement il faut un gouvernement qui soit en capacité d'assurer ce cette construction de compromis un compromis d'autant plus difficile à trouver qu'il se fait sous la menace d'une censure par le rassemblement national il n'est évidemment pas trop tard pour revoir votre copie nous espérons vous en convaincre pour ne pas être obligé de vous y contraindre alors comment sortir de cette ornière le recours à l'article 493 est une option j'ai cette capacité constitutionnelle dans les mains mais je je veux donner une chance au débat démocratique et parlementaire de se dérouler parmi les autres possibilités laissz le temps écoulé à l'Assemblée pour éviter un vote il court déjà le bruit que vous comptez vous dispenseer de la vie de l'Assemblée nationale cela se fera à vos risques et périls alors Nathalie de lâre la ministre que vous êtes a-t-elle la solution pour sortir de ce péril budgétaire bienvenue sur ce plateau Nathalie de lâre vous aimez l'émission impossible tout à fait j'aime relever les défis en tout cas oui alors c'est Michel Barnier he qui vous a cherché qui est venu vous vous voir au Sénat en fait ce choix interroge un peu parce que vous êtes sénatrice et vous êtes pas député vous êtes issu d'un petit parti le Parti radical qui n'est pas représenté ici au Palais Bourbon alors que l'enjeu politique l'enjeu tactique c'est ici à l'Assemblée est-ce que vous comprenez qu'on puisse se poser la question de votre profil oui bien sûr ça je le comprends mais je comprends aussi le choix de Michel Barnier d'abord effectivement je suis issu d'un petit parti mais un parti historique qui a connu rad le Parti radical et qui a connu euh des compromis des gouvernements successifs 3e et 4e République donc nous avons dans notre ADN cette façon de pouvoir organiser ce type de d'épisode un peu inédit de de la 5e République et ensuite euh qu'estce vous a accep du coup je connais la procédure parlementaire je maîtrise effectivement les stratégies des scénaris possibles procéduraux et et je n'ai pas de passif avec des députés moi j'en connais beaucoup des députés je c'est pas un monde inconnu pour moi l'Assemblée nationale mais je n'ai pas de Paf avec eux parce que je ne suis issue d'aucun groupe et et c'est aussi ça c'est aussi un atout un atout alors le premier mur à franchir c'est le budget le Premier ministre a fait le choix politique de laisser le débat se dérouler dans l'hémicycle plutôt que de dégainer le 493 tout de suite est-ce que vous l'assumez toujours ce choix au vu de la surenchère fiscal de ce weekend ah oui oui c'est assumé c'est la méthode Barnier et c'est une volonté euh de ne plus être dans l'hyperprésidentialisation mais de laisser effectivement s'exprimer nos institution de la 5e et la base c'est le bicamérisme c'est le parlementarisme et c'est les débats à l'Assemblée nationale et au Sénat et le weekend c'est 40 milliards d'euros d'impôts supplémentaires à l'Assemblée votter dans l'hémicycle à la faveur euh d'une alliance entre euh le NFP et le RN c'est quand même très anxiogène comme climat pour euh les Français ça vous le reconnaissez oui tout à fait mais euh ce qui avait été annoncé c'est ça c'est de dire nous n'avons pas l' panage des bonnes idées nous souhaitons que le débat vive nous souhaitons regarder les solutions qui sont proposées d'un autre côté on voit bien qu'il y a des coalitions LFI RN à certains moment qui se font euh avec des taxations massives et que la solution la solution que la solution n'est pas là mais pour pourquoi couper court je veux dire que nous sommes des démocrates et que nous avons envie de de de pouvoir discuter et de faire en sorte que les Français s'aperçoivent aussi de de situations qui ne sont pas tenables et de propositions qui ne sont pas tenables va continuer effectivement à laisser vivre ce débat madame de lâre les Français s'aperçoivent aussi et bien qu'il n'y a pas grand monde dans votre camp dans l'émicycle regardez cette image c'est vendredi dernier 18 c'est ban vide ce sont les vôtres du socle commun des macronistes et de la droite républicaine où était-il écoutez c'est vrai que nous avons eu deux années avec 493 donc sur les textes financiers avec une une une nonhitude de ce débat et euh nous ne pouvons pas ignorer qu'il y a eu le traumatisme de la dissolution et l'envie pour nos parlementaires euh de continuer à arpenter le territoire et et de pouvoir euh continuer à à dialoguer et à faire remonter les les problématiques ma présence ne sert à rien puisquau fond on est minoritaire parceque NFP plus'est pas le cas parce que on voit bien que sur certains votes si nous avions été quatre ou cinq de plus nous aurions pu faire changer le Le Vot donc oui nous avons perdu des votes je crois que c'est de la responsabilité de chacun mais je pense qu'il y a aussi un un changement culturel un changement culturel à avoir par rapport à des pratiques euh qui sont fait jour et effectivement une absence de débat sur les textes financiers les deux dernières années donc B alors il faut dire au paton de groupe de battre le rappel très clairement Laurent voquier Gabriel Attal faites votre boulot en tout cas c'est ce que nous transmettons au groupe c'est de dire il faut arriver à se mobiliser moi j'y crois enfin je veux dire que vous savez le socle commun sont des députés qui à un moment donné on pu être dans une opposition frontale pendant des années donc on a un changement de braqu on a effectivement des des des des positions à obtenir oui bien sûr mais ça demande un peu de temps alors justement cet exercice sauf que nous sommes en train de de de de vivre cet exercice en temps réel nous n'avons pas eu d'entraînement possible et ce budget a été préparé très rapidement certains de ces patrons de groupe dans la coalition au pouvoir ce fameux socle commun craignent que que Michel Barnier ne leur laisse pas assez initiative l'exemple c'est l'annonce surprise du ministre de la Fonction publique Guillaume casbarian sur l'instauration de 3 jours de carence pour les fonctionnaires on entend souvent les députés dire qu'ils avaient des amendements en ce sens est-ce que vous allez feuilletonner comme ça des annonces gouvernementales sur le budget ou est-ce que vous allez leur faire confiance pour déposer des amendements non je crois qu'effectivement ce que nous avions à déposer a été déposé euh il faut que nous organisions cette coordination et c'est vrai que c'est aussi du rôle des des des ministres thématiques mais aussi du rôle du du ministère des Relations avec le Parlement mais bien sûr qu'il nous le disent mais nous sommes là depuis 30 et quelques jours ils vous disent aussi attention au Sénat c'est l'assemblée qui doit avoir le dernier dernier mot c'est l'Assemblée nationale qui alors on on entend beaucoup cette idée que 493 forcément inévitable à la toute fin vous allez nous le confirmer ça peut pas se passer autrement puisque vous n'avez pas de majorité sur le budget mais il s'inquiète dans vos rangs dans votre coalition que la copie budgétaire soit réécrite par les sénateurs qu'est-ce que vous leur répondez qu'il n'y a pas de demi-parlement il y a deux chambres effectivement qui sont complémentaires et donc nous avons laissé le débat et nous continuons à laisser le débat s'opérer à l'Assemblée nationale évidemment il y aura transmission au Sénat et nous allons laisser aussi cette chambre s'exprimer cette chambre qui qui s'exprime comporte effectivement une majorité gouvernementale mais aussi euh des groupes d'opposition et nous sommes très intéressés de voir ce que ce débat peut amener que cette chambre qui a peut-être plus l'habitude du compromis euh pe effectivement donner on travaille différemment je je je ne veux pas mettre voilà nous avons deux chambres c'est le bicamérisme chacun chaque chambre à son rôle encore une fois il y a pas euh euh une des demi-parlementaires d'un côté de l'autre Absolum le cas effectivement il y a deux suffr un suffrage universel direct pour l'Assemblée nationale et un direct pour le Sénat ce n'est pas ce qui fait du du Sénat une chambre inférieure une chamb supérieur supprime complètement les économies sur les collectivités locales vous savez que ce sont leurs électeurs pour les sénateurs les les maires en particulier est-ce que vous pensez que dans votre bloc central ça va passer écoutez en tout cas nous avons le Premier ministre qui voit l'ensemble des présidents de groupe de la majorité a été clair en disant que il avait un ancrage sur les 60 milliards il avait un ancrage très fort sur la répartition 40 milliards 20 milliards 40 milliards d'effort de sur la dépense publique de de l'État il a à la fin il faudra trouver des compensations il faudra trouver des compensations c'est-à-dire qu'il laisse une marge de manœuvre à ce débat en disant mais si vous trou une compensation avec un gage crédible qui puisse permettre de d'effacer une partie par exemple de la contribution des collectivités locales et territoriales je ser intéressé je verrai si effectivement nous poursuivons sur cette VO pour ceux qui nous regardent il découvrent le processus parlementaire et il est technique certains parlent même de cuisine parlementaire pour être très très clair vous ministre en charge des relations avec le Parlement vous leur dites ce soir à la fin du processus parlementaire il aura un 49 3 écoutez en tout cas c'est pas c'est pas de la cuisine parlementaire vous savez tout ça est encadré par la Constitution par exemple j'entends dire que nous avons raccourci le débat de l'Assemblée nationale il a été simplement décalé d'une semaine nous avons répondz pas 40 jours effectivement de de débat il y aura transmission je peux pas présager vous vous espérez un vote sur le budget écoutez en tout cas nous verrons nous verrons ce que ce qui sortira nous verrons si nous avons une commission mixte paritaire si elle est conclusive et et alors pense qu'il faut se laisser se dérouler tout le tout le processus avant de d'envisager déjà la saz mieux que moi le premier ministre va décider de quel 493 si 493 il y a et c'est là tout l'enjeu quel d'amendement il retiendra aujourd'hui l'article 6 du projet de loi de financement de la sécurité sociale a été purement est simplement supprimé il est très important parce qu'il augmentait le coût du travail via un remodelage des charges sociales et il a été supprimé par votre camp par les macronistes et par la droite républicaine est-ce que Michel Barnier doit en tenir compte de tout manière il en parlera au président de la majorité essayant de comprendre pourquoi ce vote ce qui a pu achop président majorit les présidents des groupes majoritaires Gabri le renqué c'est centrale cette position quand on leur parle ils disent c'est notre but de guerre on veut ça c'est une ligne rouge oui et nous ce que nous leur alors disons c'est que aujourd'hui nous le pays dans tel dans un tel état que nous pouvons tous et nous avons le devoir de de faire un pas et de trouver ce compromis que cherchent les Français euh effectivement pour les Français ce sont des discussions qui sont parfois qui peuvent leur paraître stériles ou qui effectivement sont compliqués je crois que nous leur devons de la clarté et nous leur devons des lignes claires et c'est ce que nous recherchons au fur à mesure de l'avancée des débats c'est de pouvoir trouver ensemble ce ce consensus vous savez je crois que depuis le début il y a beaucoup beaucoup de lignes rouges et que nous avançons dans la discussion de l'ensemble des groupes ensemble c'est ça qui est intéressant c'est que de pouvoir construire ensemble et vous avez aussi la charge Nathalie delat de fluidifier les relations avec tous les groupes y compris l'opposition comment ça se passe avec Marine Le Pen écoutez je l'ai à ma droite en conférence des présidents chaque semaine nous nous saluons et nous n'avons pas eu encore l'occasion euh est-ce qu'elle vous semble disposer ne pas censurer le gouvernement je ne sais pas je ne lui ai pas posé cette questionlà je n'ai pas eu encore comme je vous disais l'occasion de de de de la voir et de la recevoir au MRP je la recevrai comme je reçois l'ensemble des présidents de groupe comme je recevrai Mathilde Panau aussi Michel Barnier lui a promis une noix immigration en échange de sa clémence sur le budget aucune promesse de de de ce type- là et pourquoi une nouvelle loi immigration franchement alors que les décrets d'application ne sont même pas encore sortis de la précédente pour l'instant la commande que j'ai c'est de pouvoir trouver dans les textes dans les fenêtres de tir de l'ordre du jour du du gouvernement la transcription euh du pacte européen asile immigration je n'ai pas d'autrre demande d'introductionction de texte surà la question sur les octf l'augmentation des des carrence dans les centres de rétention donc il y aura une loi au-delà de la transcription une obligation de de transcription puisque la loi européenne se mettra sera en vigueur en 2026 nous devons faire ce travail en 2025 donc pour l'instant c'est la commande que j'ai c'est la seule commande pour terminer madame la ministre si cette haie budgétaire est est passé sans censure Michel Barnier se projette he d'ailleurs dans Le Parisien il a même un plan d'action à 5 ans à quoi peut-on s'attendre à partir du du mois de janvier par exemple est-ce que la loi sur la fin de vie va redémarrer dans l'hémicycle là où elle s'était arrêtée oui nous avons plusieurs textes importants et qui demandent du temps et c'est ça qui est un peu compliqué à bâtir sur les différentes séances il y a le projet de loi d'orientation agricole qui sera inscrit en en commission des finances puis au Sénat commission des finances puis séance voilà sur projet de loi agriculture et nous avons le projet de loi de la simplification qui demande là aussi l'é à l'Assemblée nationale et nous nous avons aussi le la loi sur la sécurisation des transports savez l'expérimentation sur les camér et la fin de vie bien évidemment c'est un sujet qui tient énormément à cœur au premier ministreend il n'en parle pas il souhaite d'abord avoir un entretien il téléphone beaucoup hein sur le sujet avec les différents parlementaires ou différentes personnes expertes sur le sujet mais on sait pas exactement où reprendre le texte vous voulez pas nous dire ça alors je il effectivement dit qu'il reprendrait le texte de qui a été vu à l'Assemblée nationale nous sommes en train de regarder si c'est le texte qui a été introduit ou bien la PPL d'Olivier fallorni mais en tout cas le débat est sur la table il n'y a pas absolument pas de volonté de ne pas inscrire ce c'est trop important Merci à VOUS Nathalie delade bon courage pour cette mission délicate et à très vite sur CP on termine avec la question qui fâche avec nos [Musique] [Applaudissements] chroniques tir croisé ce soir avec deux excellents journalyste économique Fanny guinochet de la tribune et de France Info la radio Marc Vigot de l'opinion bien installé bien préparé voici la question qui fâ supprimé un jour férier la petite musique prospère depuis quelques jours à l'heure où l'exécutif est en quête d'économie des parlementaires plaident pour la création d'une deuxème journée de solidarité et des ministres n'ont pas fermé la porte c'est une proposition très intéressante qu'on instruit qu'il faut regarder de près pour une raison que vous connaissez bien en France on travaille moins que dans les autres pays faut-il y voir une alternative aux mesures décricrié comme le couraabau sur les allègements de charge ou encore le report de l'indexation des retraites c'est tout l'enjeu du car la mesure permettrait de dégager 2,4 milliards d'euros selon un rapport des sénateurs l'idée c'est que l'effort soit réparti sur tout le monde sur l'entreprise sur les salariés la journée de solidarité est créée en 2004 par le gouvernement rafarin avec le lundi Pentecôte une journée travaillée mais non payée par les salariés à l'époque la mesure faisait débat je aucune objection quelque chose qu'on nous a donné je vois pas pourquoi on le retire quoi mais aujourd'hui la perspective d'une telle mesure se heurte à l'hostilité des syndicats on a déjà eu une réforme des retraites trois réformes de l'assurance chômage une réforme du Code du travail le gel des salaires dans le privé et dans le public donc faut arrêter de se moquer du monde alors que les Français ont déjà été priés de se préparer à travailler plus longtemps avec la réforme des retraites la question qui fâche la voici faut-il supprimer un jour férier allez honur au Dam fanoch effectivement c'est une question qui fâche ça c'est sûr parce que c'est vécu comme un acquis les temps de travail et que revenir sur enfin trouver une autre journée ça veut dire reprendre sur les jour ferriers il y en a 11 en France quel jour férier en plus on peut prendre alors à part le le premier mec auquel on ne peut pas toucher ça veut dire un certain nombre de débats rien que pour trouver ce fameux jour Ferrier est-ce que ce sera plutôt le 8 mai ou des jours de de cérémonie le 11 novembre plutôt que des jours plutôt attachés à une trad religieuse française ça c'est le premier point ensuite ça rapporte de l'argent 2,4 milliards voilà alors c'est pas négligeable par les temps qui court étant donné le budget on voit que le gouvernement est en train de faire tous les fonds de vois mais ça pose un vrai problème c'est que ça fait reposer encore une fois le modèle social sur le travail essentiellement parce que les retraités ils payent quand même une petite contribution le travail c'estàd les salariés et les employeurs et c'est vrai que Sophie Binet l'a aussi rappelé les salariés et bien il paye lourdement quand même le modèle social dans une France qui vit parce que ce que il faut rappeler peut-être au tout départ c'est que cette journée de solidarité elle est faite pour payer en tout cas celle que l'on a déjà pour payer la dépendance c'est-à-dire la perte d'autonomie c'est la partie après la retraite parce qu'on vit de plus en plus vieux donc si on en met une deuxième c'est parce que on vieillit on a une population qui vieillit et qui et ça coûte de plus en plus cher cette dépendance 2,4 milliards pour la dépendance on est loin du comp suffit pas voilà Marc Vigot mais je crois que c'est ça un peu le débat c'est qu'est-ce qu'on veut faire de cette suppression de de jour férier si c'est pour financer la dépendance en fait c'est pas euh travailler plus pour gagner plus c'est pas gagnant pour l'entreprise en fait c'est une sorte de taxe qui repose soit sur le salarié soit sur l'entreprise parce qu'on sait que celle de 2004 he il y a des entreprises qui ont dit bon bah on va pas vraiment vous faire travailler plus on va vous offrir ce jour puisqu'il y a la liberté euh de choisir le jour qu'il faudrait travailler il y a des entreprises qui on dit bon bah on vous l'offre donc en fait c'est soit c'est un nouveau prélèvement euh donc euh ça veut dire qu'effectivement on prélève sur les actifs de quoi financer la dépendance alors que déjà le modèle social est financé énormément par le travail de l'argent pour les déficites personne n'imagine que ça irait ailleurs bien politiquement par exemple les les partis du du bloc gouvernemental disent ah bah si on récupère 2,4 milliards grâce à cette journée de solidarité nous on voudrait que le gouvernement nous entende on n' pas par exemple l'exmajorité relative Gabriel tal dit bah nous on voudrait pas que le gouvernement tape dans les allègements de charges pour les entreprises donc on va prendre cet argent pour finalement atténuer la facture pour les entreprises euh le les républicains eux ils sont plutôt sur on veut pas décaler l'indexation des retraites de 6 mois donc toute la question c'est que qu'est-ce que ça va financer et et c'est pas travailler plus pour gagner plus et augmenter le potentiel de croissance de l'économie en fait normalement quand vous z plus vous avez des revenus en plus et donc vous êtes vous payez plus d'impôts sur le revenu vous payez plus de cotisation là c'est vraiment l'État qui dit Bonz je me sers 03 % de la messe salariale de l'entreprise et puis je finance la dépend traver plus pour gagner moins c'est sûr que ça passe pas dans toute la société française oui et c'est vrai qu'on voit bien que la difficulté en France c'est qu'on travaille moins mais moins longtemps que les autres pays pour un modèle social qui est plus généreux mais la difficulté c'est qu'on travaille moins en début de carrière et en fin de carrière et que toucher à ce temps de travail finalement c'est très difficile c'est parce que le gouvernement les gouvernements successifs aimeraiit bien parfois revenir sur les 35 heur ou en tout cas faire en sorte que les Français travaillent un petit peu plus et qu'il n'y arrivent pas supprimer des jours du RTT c'est une petite bombe sociale mettre une journée de solidarité au final ça revient à peu près à la même chose mais ça passe m ça passe mieux parce qu'on se sent impliqué on se sent impliqué la difficulté c'est que en plus si on part sur ce système on peut se dire que c'est quand même un puit passe en fond mais presque parce que ce sont des dizaines de milliards de qu'il faut pour financer la la la dépendance j'ai regardé les chiffres 1200000 personnes âgées dépendantes 2015 d'ici 2030 on sera déjà à 1500 et en 2050 ce sera 2200000 personnes dépendant vous voyez c'est exponentiel donc c'est-à-dire qu'on peut aussi se dire que le risque c'est une boîte de Pandor on en a fait une on en fera une deuxème et puis dans 5 an parce qu'on aura pas vraiment posé le problème on fera une 3è voir une 4è tout à fait et puis le problème est mal posé parce que si on dit dit le l'économie française a un problème elle manque de volume de travail on ne dit pas ça va être une journée obligatoire pour financer quel une dellar redistribution il faut que juste que ça serve la croissance de l'activité la croissance des entreprises si les entreprises n'ont rien a gagner en fait ça revient à prélèvement sur elle ça pourquoi les entreprises disent que finalement c'est pas forcément parce qu' en fait concrètement ça revient dans l'application concrète ça revient à prélever 0,3 % l'équivalent d'un jour de travail sur l'entièreté des jours de travail travailler dans l'année on l'état dit bah voilà moi je vous fais ce prélèvement concrètement c'est ça conduire à des suppressions d'emploi bah enfin en tout cas ça alourdit le le coût du travail et en plus on si on veut tuer dans l'œuf l'idée qu'il faut que les Français travaillent plus si on leur dit bah vous allez travailler mais vous allez le faire gratuitement et ça va pas être un deal avec dans les branches professionnelles dans les secteurs professionnels ou dans votre entreprise bah il y a c'est c'est quand même la meilleure façon de le faire et du coup on part sur l'idée est-ce qu'il faut travailler plus le ministre de l'Économie Antoine Armand à dit il faut qu'on pose la question travailler plus ça peut passer par ce jour de solidarité ça peut passer par d'autres moyens quand on dit qu'il faut travailler plus c'est pas à la shlag il faut que les Français sont déjà un Perrier on est payé 10 % de plus donc là c'est le contraire et il faut que les les Français collectivement arrive qu'on arrive à mettre plus de personnes au travail et ça passe par quoi comme le disait très bien Fanny par le fait que les jeunes se retrouvent pas sans formation ni en étude ni en emploi ni en formation très jeune ça c'est augmenter le taux d'emploi des seniors c'est-à-dire essayer de les faire travailler un peu plus longtemps et donc ça ça passe par le relèvement de l'âge de départ à la retraite mais aussi de d'un changement de culture des entreprises pour les garder plus longtemps et donc en fait on mélange un peu tout et si on commence à dire au français bon bah là voilà travaillz plus comme ça ça devient un peu anxiogène pour tout ça devient anxiogène vous avez le mot de la fin Fanny guinochet pour le coup le seul point positif qu'il y a quand même dans cette idée c'est de se dire que quand même on se soucie de la dépendance et c'est vrai que on a quand même créé une range supplémentaire dans la sécurité sociale en se disant faut quand même se tra l'argent du jour de solidarité bien fléché vers la dépendances la dépendance c'est-à-dire les épades ça parle à tout le monde on sait combien la vie dans les épades est difficile et on manque d'argent ça va vers l'autonomie vers le handicap donc ça c'est quand même il faudrait bien sûr que on trouve c'est encore les actifs en emploi qui vont régler la facture en un mot oui non aucune chance de survie oui non ah bah ça une chance de survie puisqueil y a plusieurs Parlement entend t les ministr oui oui je pense QUETIN est favorable pour le budget on verra les arbitrages merci merci pour ce tier croisé question qui fâche effectivement j'en conviens parfaitement la suite de cette semaine américaine à retrouver tout de suite et moi je vous retrouve demain soir même lieu même heure très belle soirée sur LCP [Musique]
Emmanuel Macron