Face à Canteloup - Michel-Édouard Leclerc - Gabriel Attal profondément attaché à nos plus belles régions - 28/05
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour, l'info revisité par Nicolas Canteloup, Michel-Edouard Leclerc a été mon invité ce matin et il est resté. Rebonjour, Michel-Edouard Leclerc. Rebonjour. Et Gabriel Attal souhaitait réagir.
Bonjour, Péline de Malherbe. Écoutez, je voulais dire à Michel-Edouard Leclerc que j'étais très attentif à son discours. La preuve, j'avais les yeux grands ouverts, écarquillés même, parce que ça fait toujours le gars passionné, j'ai toujours les yeux écarquillés. Oui, j'ai remarqué, oui. Vous savez, Michel-Edouard Leclerc et moi, on a le même combat. Montrer que nos régions ont du talent. Vous savez, j'ai débuté ma campagne présidentielle, Apolline de Malherbe, dans l'Aveyron. Oui, j'ai vu, oui. Cette belle région aux portes de Paris, où j'ai pu apprécier les spécialités locales, dont le fameux nougat de Montargis.
Vous vous trompez, là, vous vous trompez, c'est pas une spécialité de l'Aveyron, ça. Non, et que c'est, Apolline de Malherbe, n'essayez pas de me piéger. Je sais très bien qu'il y a aussi du nougat à Montélimar. D'ailleurs, je salue au passage tous nos amis bernés. Oui, bon. J'ai un attachement profond à toutes nos belles régions françaises. La Toscane, l'Andalousie, la Bavière.
Non, mais ça, c'est pas la France, ça.
C'est fou, ça. Les journalistes parisiens, non, mais dès que ça dépasse le périph, vous êtes perdus. Moi, je tiens à ma France, Apolline de Malherbe, celle des paysages de mon enfance, celle des Champs d'Olivier, de Dunkerque à Bétune, les Parcs à huîtres de Savoie, les Calanques d'Orléans à Blois, les Marais Salants, des Vosges jusqu'au Massif Central.
Bon, arrêtez, c'est ridicule, quand même, de vouloir tout provincialiser, là, comme ça. Tout le monde le sait que vous êtes parisien. Apolline de Malherbe. Vous êtes grandi à Paris. Apolline de Malherbe.
Je me sens plus chaud, là, pour l'enfer. Oui, je suis aussi chaud que Michel-Edouard Leclerc. Vous m'empêchez jamais d'aimer cette France des terroirs dont je suis su. C'est pour ça que j'aime aller dans les magasins de M. Leclerc. Sabouer, le bon camembert d'Alsace, la saucisse de Bayonne, le cidre de Provence, les coquilles Saint-Jacques de la baie de Crochevel. Bon, je vous laisse, parce que j'ai un train pour le sud, je suis attendu à Saint-Malo pour la Feria. J'adore les champs corse.
Merci beaucoup, Gabriel Attal. Roland Descure, tiens, vous êtes le ministre de l'économie. C'est un peu tendu, là, quand même, avec Michel-Edouard Leclerc, au sujet des chiffres de l'inflation, dis donc. Ce n'est pas tendu. Je ne peux juste pas l'encadrer. Écoutez, chacun son travail. Est-ce que moi, je viens à la radio dire que pour un pack de 16 yaourts paniers de Yoplait achetés, le deuxième est à moitié prix, jusqu'à samedi, dans tous les magasins, je dis « non, non, non, je ne fais pas. » Donc, il reste à sa place, voilà. Lui met les prix qu'il veut sur ses étiquettes, et moi, je trafique et j'affiche les chiffres de l'inflation que je veux. Voilà.
Chacun son territoire, chacun son qui est car. Merci, Roland. J'ai mis les ordres de clair, tiens. Vous maintenez vos déclarations, là, sur l'inflation ?
Bonjour, Apolline. Oui, ça va. Écoutez, en tant que Michel-Édouard Leclerc que je suis, fils de mon papa, écoutez, oui, je maintiens. La courbe de l'inflation, vous l'avez vu, augmente. Les charges augmentent. La température augmente. Sauf dans les magasins Leclerc, qui sont des havres de fraîcheur, avec nos climatisations. Bref, tout augmente, même ma cote de popularité augmente, vous l'avez noté, vous êtes une journaliste invertée, Apolline. Et d'ailleurs, je suis prêt pour cette élection, souvenez-vous, au début de la guerre, en Iran, j'avais promis, vous vous souvenez, une baisse des prix sur l'essence ? Oui, c'est vrai. Et finalement, ben non, ce n'était pas vrai.
Bon, mais moi, je le dis, voilà, je n'ai pas tenu promesse. Mais vous voyez, je me suis déjà mis dans la peau d'un vrai politique. Vous avez déjà un programme, Michel-Édouard Leclerc ? Oui, alors tout à fait. Mon programme, c'est sourire. Voilà, je souris tout le temps sur tous les sujets, toutes les problématiques, la guerre, la canicule, tout. Du coup, ça passe beaucoup mieux. Je peux même vous dire que Roland Lescure, à Bercy, est un gros naze. Ah oui ! Voilà, pour moi, c'est Bruno Le Maire que Le Maire marque repère. Vous voyez, je le dis avec aucune agressivité, en souriant, ça passe tout seul. Merci beaucoup. Vous voulez que je parle de vous aussi ?
Non, je ne préfère pas, du coup. Tout de suite, on retrouve Stéphane Bern pour les titres de la télé.
Oh oui, oh oui ! Oh oui, Apolline, tout le monde est là, je suis ravi de vous retrouver, ravi de cette canicule. Enfin, mais oui, la canicule, j'adore, parce qu'enfin, Cyril Ferraud, mon grand concurrent, mon espèce de carrefour à moi, eh bien, mon concurrent va perdre des téléspectateurs, oui ! Allez, on leur souhaite un bon dernier voyage aux téléspectateurs de Cyril Ferraud. Avec cet arrivée d'air chaud, on leur dit « arrivée d'air chie ». Non, non ! Moi, je suis ta canicule. Allez, canicule toujours. On vous répète toujours les mêmes choses. Hydratez-vous, mettez un chapeau, fermez les volets. Mais le vrai conseil, c'est quoi ? Mais c'est d'être riche, hein ?
Parce que vous verrez, avec un beau jardin arboré, une belle villa climatisée et une piscine, vous verrez, vous aurez tout de suite moins chaud. Oui, c'est chaud ! C'est malin. Canicule toujours. Depuis le début de la semaine, plusieurs visiteurs du château de Versailles ont été pris de malaise. Mais c'est pas étonnant, il faut être complètement en con, en pleine canicule, d'aller visiter la demeure du Roi Soleil.
Allez, merci beaucoup Stéphane Bern. De nouvelles plaintes ont été déposées contre Patrick Bruel. Et on retrouve tout de suite Gérard Rolz pour faire un point sur l'affaire.
Eh oui, eh oui, bonjour, bonjour Apolline. Eh oui, Apolline, on va parler de ce compteur qui a bougé, le compteur a bougé, il a bougé le compteur. Nous sommes désormais à 12 plaintes. Je rappelle les chiffres, 12 plaintes, 30 témoignages, 250 tactiques de presse. C'est vrai que les chiffres sont... Ah, vous venez de l'entendre, ça bouge sur le terrain. On part tout de suite. Retrouvez Nelson Montfort. Nelson, vous l'entendez, Nelson ? Oui, mon cher Gérard, ici, mon cher Gérard, je suis très heureux de vous dire, écoutez, ici en Suisse, c'est confirmé, une masseuse, une masseuse vient à nouveau de déposer plainte contre le talentueux Patrick Bruel.
Bien, eh bien, écoutez, cette affaire, vous l'aurez compris, va de rebondissement, rebondissement. Cela fait donc, je revois les chiffres, 13 plaintes, pardon, 14 plaintes. Et d'ailleurs, l'avocat du chanteur, on l'a vu. Oui, pardon de vous interrompre, mon cher, mon cher Gérard, mais le parquet de Nanterre annonce à l'instant qu'il réouvre une enquête qui a été classée sans suite. Il s'agit donc cette fois d'un, apparemment, d'un mannequin dans la vitrine d'une boutique de lingerie. Patrick Bruel se serait frotté à la jambe de ce mannequin. J'ai presque un mannequin en plastique dans la vitrine du BHV. Non. Et merci, Nelson, d'être précis.
Donc, n'oubliez pas, il est 22h40, ce numéro spécial de Faites Entrer l'Accusé, rebaptisé pour l'occasion. Ne faites pas entrer Patrick Bruel. Alors, bien sûr, bien sûr. Oui, pardon, excusez-moi, mon cher Gérard, mais je reprends l'antenne puisque Mediapart, à l'instant, vient de publier le témoignage d'une femme. Écoutez, ce témoignage est véritablement invraisemblable et elle n'aurait pas été touchée par Patrick Bruel. J'espère que nous aurons une interview de cette jeune femme qui nous... Attendez, pardon, on m'a dit dans l'oreillette que ça y est. Elle aurait croisé le chanteur, une plainte serait déposée dès demain. Écoutez, le score s'alourdit, ça devient très, très, très lourd.
Le compteur n'arrive plus à suivre ce que je propose, ce que je propose à Régi. Ce sera beaucoup plus lisible pour nos téléspectateurs. On va afficher le nombre de femmes en France qui n'ont pas encore déposé plainte contre Patrick Bruel. Voilà, ça s'affiche. Il en reste encore 177 en France qui n'ont pas été... Attendez, non, ça bouge, ça bouge 176, 175, 164. Ça a l'air de se stabiliser. Ouh là non, 19, 8, 7, 6, 5, 4. Voilà, c'est parti pour connaître les chiffres définitifs. On se donne rendez-vous dans 10 ans. Même jour, même heure, mais pas le même score. Merci Nicolas. Pas de ça dans tout.