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interviewPublic Sénat· 3 avril 2024 32 min

Déficit : Attal face à une majorité divisée

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et avec nous pour ce club Nicolas Prisset bonjour Nicolas merci d'être là éditorialiste politique à la tribune dimanche et Michell darmond éditorialiste politique également il y a votre livre qui sort aujourd'hui Michel on va en parler évidemment ça s'appelle le pape et la matriarche histoire secrète des relations entre Israël et le Vatican vous nous en dites un mot à la fin de ce club avec plaisir en attendant on va parler des conséquences politique du dérapage du déficit Gabriel hatal tente de ressouder sa majorité divisée sur la taxation des super profits en Prom ant une mission sur la taxation de la rente et puis les oppositions quant à elle elle pilon les républiquains ont annoncé vouloir une commission d'enquête sur l'aggravation de la dette sous la présidence Macron on en parle dans quelques instants Steve il y a une partie de l'invier institutionnel de la Nouvelle-Calédonie qui s'est jou au cén oui et ben on va voir les enjeux he tout le monde ne sait pas qu'il y a des élections en nouvelle caléonie avant le 15 décembre on en parle dans quelques instant grâce à vous ils vont tout savoir ils vont t savoir d'abord on regarde l'actualité dans nos régions et l'actualité dans nos région avec nos partenaires de la presse régionale on va Orléan où on retrouve Erric Richard bonjour éc merci beaucoup d'être avec nous journaliste à La Nouvelle République Éric l'actualité aujourd'hui c'est également ce projet de loi agricole qui est présenté en Conseil des ministres ouais c'est un texte qui vient enfin devrait-on dire il avait été annoncé par Marc fen le ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire pour le début 202 4 c'était sans compter bien sûr la colère agricole bien sûr inédite depuis le début de la présidence d'Emmanuel Macron colère obligeant évidemment le gouvernement à revoir sa copie mais désormais bien ce projet de loi d'orientation et d'avenir agricole est sur les rails législatifs présenté ce matin en conseil des ministres il devrait être ainsi examiné par le Parlement début mai pour une adoption espérée avant l'été c'est du moins ce qu'indiquait Marc fenau la semaine passée lors du congrès de la FNSEA la principale innovation du texte on connaît déjà ce sera l'affirmation du caractère d'intérêt général majeur de l'agriculture alors c'est un peu technique mais cette classification a toute son importance elle placerait elle placera l'agriculture en équilibre en quelque sorte des priorités avec l'environnement ça signifie que bien pour des arbitrages à venir ça rebat les cartes mais aussi ça peut modifier le rapport de force entre la cause environnementale et celle de l'agriculture cette dernière que l'on va tenter ici on l'a bien compris d'entendre mais surtout de choyer le gouvernement semble aussi vouloir réaffirmer la priorité accordée à la souveraineté alimentaire ouais le premier article de cette nouvelle loi devrait même en faire un objectif structurant des politiques publiques voilà pour le principe mais concrètement de quoi parle-t-on et bien de plusieurs mesures d'assouplissement disons allant dans le sens de la pratique agricole c'est le cas de la présomption d'urgence que le gouvernement s'était engagé à accorder en cas de contentieux sur la construction d'une réserve d'eau pour l'irrigation notamment le cas aussi d'un millefeuille administratif celui qui concerne en particulier les ha souvent jugé trop contraignant et source de lenteur qui freine évidemment l'activité la loi là encore promet une réglementation unique là où les textes jusqu'alors séparpi cette loi qui promet aussi une nouvelle formation à bac+ 3 et des mesures visant à renforcer l'attractivité des métiers agricoles et bien entend donc apaiser la profession en lui accordant une place accrue dans les priorités du pays de quoi vous l'avez bien compris néanmoins un débat parlementaire qui promet sans doute d'être vif le moment venu merci merci beaucoup ériic et on en parlera évidemment on en parlera notamment demain Marc fau sera notre invité en attendant on regarde la Une de La Nouvelle République un plan pour lutter contre la pauvreté c'est à la Une de votre journal merci beaucoup Éric Richard d'avoir été avec nous on va parler du déficit public et du dérapage du déficit public et le gouvernement qui cherche donc des pistes d'économie hier Gabriel hatal a évidemment répondu aux questions des députés lors de la séance deux questions d'actualité au Gouvernement parmi les pistes il a l'assurance chômage et Gabriel hatal a défendu cette piste cette action et ce bilan en matière d'emploi et de chômage il a évidemment un impact direct sur les finances publiques s'il n'y avait pas eu cette baisse du chômage ce serait 40 milliards d'euros de recette en moins pour l'État et pour la sécurité sociale oui nous le croyons profondément agir en faveur de l'emploi lutter contre le chômage c'est évidemment agir pour nos finances publiques c'est une réforme non pas d'économie mais d'activité et de prospérité pour qu'il y ait davantage d'emplois dans notre pays alà on entend le gouvernement Nicolas prissettin lui il dit que le plein emploi va aider à rétablir les finances publiques et pour qu'il y ait plein emploi il faut inciter les gens à retrouver un emploi et donc faire une réforme de l'assurance chômage est-ce que c'est un raisonnement viable c'est un raisonnement qui qui se tient quand on est en période de croissance économique et et que des emplois sont à pourvoir donc les naturellement le marché de l'emploi fait en sorte que des chômeurs qui qui retrouvent du travail et ça c'est vrai qu'il a raison abri c'est totalement vertueux pour les finances publiques mais enfin bon c'est un un raisonnement qui a un raisonnement de cours d'économie au lycée euh la difficulté aujourd'hui c'est que le le marché de l'emploi est ralenti on est dans une conjoncture qui qui qui est pas très bonne et et donc pour recréer des emplois il y a aussi le le levier de la croissance sur lequel Gabriel Attal essaie d'insister mais on voit bien que il est dans dans un raisonnement qui est un un réson qui est un peu inabouti parce qu'il ne donne pas l'objectif dit ça puie sur l'opinion qui pense que les demandants d'emploi s'il faisaient des efforts c'est ce qu'on voit dans tous les dans tous les sondages sur le sujet s'il faisaient des efforts ils retrouveraient du travail donc il suffit qu'il se bouge et puis ça fera baisser le chômage euh on sait que c'est pas aussi simple que ça en réalité parce que ça dépend vraiment de la conjoncture et puis de la qualification des demeur d'emploi euh et on na pas non plus les résultats des premières mesures qui av été prises par le gouvernement sur cette réforme d'assurance chômage c'estd qu'il y a déjà eu des restrictions sur l'indemnisation du chômage est-ce que ça a permis de faire baisser le chômage bah ça on en est pas sûr il y a pas d'études qui permettent de l'étaayer et Gabriel Atal je j'insiste ne donne pas d'objectif c'estàdire quel est son objectif sur l'emploi quel est qu'est-ce qu' souhaite comme baisse du chômage c'est c'est un peu incantatoire comme comme propos mais c'est un moment politique où il a besoin d'avancer sur ce terrain là ça lui permet aussi de de de montrer voilà sa personnalité politique et l'idée que il soit quelqu'un qui soit capable de prendre des décisions courageuses mais on est plus dans une stratégie politique que dans une réalité économique là-dessus Michel on est avec Gabriel Atal en tout cas surtout pour lui dans une gestion de crise toujours sur la défensive en réalité il depuis qu'il est arrivé à Matignon et avec la crise agricole et les autres crises politiques et en particulier celle-ci maintenant la crise économique en le cas la situation des finances publiques il est en gestion de crise en défensive donc on comprend bien et d'ailleurs c'est c'est je ça ça ça suscite beaucoup d'incompréhension comme on vient effffectivement l'entendre de la part de l'opinion de de vis-à-vis de cette de cette gestion et cette manière de de de mettre au fond le sentiment qu'on met le poids sur sur les chômeurs en disant si vous voulez que les finances publiques soit rétabli et bien écoutez mettez-vous au travail c'est c'est quelque chose qui commence à se répandre au seinopinion et qui au fond déconnecte aussi le gouvernement vis-à-vis de je dirais de de cette capacité à pouvoir gérer les choses la réalité surtout c'est que gabrielata le premier le sait euh et il la réalité c'est que la crise est telle sur le plan des finances publiques que plus rien n'est finançable que au fond quand on parle avec les les représentants de l'État profond comme on dit et qui connaissent parfaitement la situation réel des pouvoirs des finances publiques qui disent le quinena est économiquement terminé tout ce à quoi on va assister maintenant ce sera du bricolage entre guillemets jusqu'à la fin du du mandat donc ce que ce à quoi on assiste c'est effectivement cette tentative de vouloir colmater les brèches alors que au sein même de la majorité déjà on voit bien que ça ça ne suscite pas donc de de consensus que un débat existe que il y a une fracture au niveau de la question de la fiscalité que cette réforme l'assurance chômage est attaquée parce que on comprend que socialement ça va être de plus en plus difficile à tenir dans le contexte maintenant électoral dans lequel entre ce quinquena ouais et Mel le poin c'est division de la majorité sur les pistes d'économie à trouver il y a notamment Lian brun pivé qui a remis sur la table la question des super profits hier Gabriel Atal il s'est rendu devant le groupe Renaissance à l'Assemblée nationale il a dit qu'il allait lancer un travail de réflexion sur les rentes c'est une de ressouder la majorité alors c'est à la fois une manière de de de souder la majorité en ayant un objectif commun assez consensuel parce que qui va s'opposer à la taxation des rentes bon c'est c'est une idée aussi qui est largement partagée par les partenaires de la majorité je pense notamment au modem chez qui il y a déjà eu des des propositions qui allaient en en ce sens donc là il a il y a une vertu de de rassemblement pour pour Gabriel Atal après quand on regarde les choses concrètement qu'est-ce qui qu'est-ce qu'il est possible de faire en terme de taxation de ce qu'on appelle les super profits euh bien les les les les pistes se ferment toutes les unes après les autres assez rapidement pour des raisons parfois purement techniques il y a cette volonté qui va d'ailleurs été exprimé par Emmanuel Macron de d'aller taxer les rachats d'actions vous savez les rachats d'actions c'est quand une entreprise a des profits euh et elle va racheter ses propres actions ça fait monter le cours au détriment de d'investissement ou de création d'emplois qu'elle pourrait faire euh pour son pour son activité donc c'est euh une technique euh financière qui qui qui est pas particulièrement vertueuse ça le gouvernement aimerait bien s attaquer mais dès qu'il rentre dans le en tout cas quand on discute avec les experts qui conseillent le gouvernement et qui essayent de trouver les solutions sur le plan technique on se rend compte que assez rapidement c'est compliqué parce que il peut y avoir des des tas d'exceptions alors après il reste la piste de des super profits en tant que tel ça a déjà été fait il y a une grosse insatisfaction au sein de l'exécutif c'est de pas avoir gagné enfin en tout cas pour les finances publiques assez d'argent sur les les énergéticiens l'année dernière il y avait un dispositif qui a été mis en place qui qui qui n'a pas atteint ses objectifs financiers sans doute qu'il a été mal calculé au départ et donc idée au sein de l'exécutif c'est peut-être de de remettre voilà une sorte de un calcul un nouveau calcul qui permettrait de de de de capter les les super profits des énergéticiens euh ça c'est c'est la piste principale mais on voit bien Sun partie de la majorité dit c'est pas suffisant on voit bien la différence entre un discours sur la taxation des rentes qui qui qui est un discours idéologique et programmatique qui qui qui voilà qui est intéressant et puis ce que ça peut générer comme décision concrète sera nécessairement un peu insatisfaisant à la fin ouais on est sur des lignes qui sont irréconciliables Michell entre d'un côté Bruno Lemire qui dit on va pas toucher aux impôts Gabriel Atal qui dit ben on va travailler sur les rentes brun pivé qui dit bah non on va il faut s'attaquer au super profit Édouard Philippe lui qui dit benah on réforme pas assez déjà 3 % 2027 c'était trop tard est-ce que tout ça est réconciliable non c'est pas c'est c'est difficilement conciliable en tout cas c'est c'est certain parce que ce sont que des enjeux contradictoires et une fois de plus on est rentré dans dans dans la seringue politique de du du quin he dès dès cette année puis ensuite on le sait jalonné jusqu'en 2027 donc bien évidemment les prises de position et on le voit vont être aussi influencé par ces par par ces par ces échéances ce ce que au fond la question qui est en train main de se poser de plus en plus clairement dans la majorité c'est comment se fait-il qu'on nit pas envisagé cela plutôt comment se fait-il que le budget a été construit sans faire vraiment sans prendre en compte cette situation qui était plus ou moins connue occultée on va dire sous-estimer on laissera la voilà s'il y a d'autres investigations on verra comment ça se conclut mais en tout cas ça n'a pas été abordé et n traité et il est compliqué à la fois pour une partie des macronistes et à la fois pour une grande partie des Français et on le voit bien sûr pour l'opposition de dire mais comment peut-on maintenant envisager le fait qu'on ait pu construire un budget sachant que quelques temps plus tard on allit avoir ce cette cette ce chiffre et cette réalité qui est d'autant plus puissante on entend des demandes d'audit je crois que hier Xav Bertrand sur sur une radio a demandé un audit de la nation des compes de la nation qui est aussi une démarche assez au fond exceptionnel là aussi c'est un acte politique évidemment parce qu'il y a pas eu de voilà de de réaction mais on voit bien que cela maintenant est géré par le contexte électoral ouais alors a il y a Xavier Berton il y a les républicains qui ont annoncé hier qu'il voulaient utiliser leur droit de tirage pour une commission d'enquête sur je cite les raisons de la très forte aggravation de la dette sous la présidence d'Emmanuel Macron et ses conséquences pour au pouvoir d'achat des Français évidemment Gabriel Atal il va se retrouver face aux oppositions sur ce sujet oui bien sûr parce que là c'est du parbéni quand vous voyez les les les comptes se dégrader c'est très facile d'accuser le le gouvernement l'exécutif et éventuellement ses prédécesseur d'avoir mal tenu les finances de la France après je suis pas sûr qu'on apprenne grandchose de vraiment intéressant si une telle commission est est mise en place parce que les chiffres on les connaît les explications économiques et politiques on les connaît c'estement politique oui c'est c'est vraiment c'est c'est c'est un geste de posture politique pour appuyer là là où ça fait mal mais est-ce que c'est est-ce que ça porte vraiment dans l'opinion ça j'en suis pas sûr est-ce qu'on apprendra quelque chose je pense que que non donc bon c'est c'est un peu du temps que que veulent utiliser les les républiquains pardon qui pourra être utilisé à autre chose les raisons si on fait si on les résume rapidement il y a une dégradation de la conjoncture depuis 2 ans donc forcément il y a moins de recette fiscal et sociale donc forcément le déficit est tiré vers le bas et puis a des pense exceptionnelle que tout le monde a vu et que tout le monde a pu constater il y en a assez régulièrement encore récemment 400 millions d'euros pour les agriculteurs donc bah bout à bout effectivement les les comptes de la France se dégradent il faut emprunter et donc la dette augmente enfin voilà bon et si on peut résumer d'avance le rapport s'il y a rapport à mon avis ça dir ça dira quelque chose comme ça et l'énergie non mais ça c'est entièrement vrai c'est exactement le jalon auquel on pourrait s'attendre mais ce qui est aussi intéressant c'est que les LR font cette cette demande parce qu'ils ont aussi un problème à gérer vont-ils être capables de déposer une motion de censure vont-ils être capables vont-ils décider au moment on sent qu' on sait qu'il y aura pas de de texte rectificatif pour éviter celain hein qu'il y ait une motion de censure et un vote mais au moment du budget à la rentrée ce sera l'heure de vérité aussi pour l il faudrait on verra dans quel état ils sortiront d'ailleurs des élections européennes donc il il y aura un acte politique à poser ou à décider de poser qui est de censurer le gouvernement avec toutes les conséquences que cela ils ont inérê à faire ou pas les ils ont aujourd'hui s'ils veulent retrouver un peu je dirais de de d'Uras politique pour se préparer à la à l'échéance finale de ce qu'inina il y a intérêt à à à à à poser des actes politiques forts mais à va prendre les risques qui vont qui vont avec sachant qu'une censure et une chute de gouvernement ne signifie pas automatiquement une dissolution donc là aussi il pourrait être piégé pris à le propre piège mais en tout cas on sent bien que cette ce ce cette démarche de de la commission d'enquête vient pour l'instant aussi gagner du temps oui ça permet aussi au OLR d'essayer de se racheter une crédibilité sur le plan des finances publiques parce qu'ils sont de plus en plus concurrencé par Marine Le Pen sur ce terrain là c'est un peu inattendu mais elle-même se range progressivement au vertuus de de l'orthodoxie budgétaire et elle apparaît on l'avait vu dans dans dans un sondage que que nous avion fait à la tribune dimanche comme étant relativement c'était pas majoritaire mais mais en tout cas elle a gagné la crédibilité sur sur ce terrainl donc pour les républicains il y a aussi cette concurrence qui est qui est prise en compte et et il y a une petite urgence pour eux à réhabiliter leur statut de voilà de gardien rigoureux des des finances publiques qu'ils avaient jusqu'ici et que c'est un peu effrité ces derniers temps avec beaucoup de de propositions de de dépenses et de et de gestes fiscaux donc il y a aussi cet enjeul là électoral à court terme pour Eric soti et il y a un angj électoral qui est qu'on est en pleine campagne des européennes est-ce que le refus de taxer les super profits pour le moment est-ce que la réforme de l'assurance chômage finalement c'est tout BF pour raphaë gluxman qui peut récupérer desmacronises de gauche un peu plus en tout cas il il est il en récupère selon effectivement les sondages on verra à la fin si c'est effectivement tout BF pour lui et si dans quelle mesure il il il va être amené ou capable de créer aussi une des surprises euh de cette enfin surprise tellement annoncée que on verra bien mais en tout cas de pouvoir être capable de de de de régénérer un espace socialdémocrate euh et une gauche non méenchoniste qui permettra de à à d'autres de pouvoir reprendre une activité politique euh mais il est vrai que euh cette situation est un appel d'air de la part des macronistes de gauche qui sortent particulièrement quand même voilà claudiquant de cette de cette présidence par le sentiment de pas avoir été jamais entendu et qui regarde à nouveau vers un Rapha glusman qui qui les appelle au retour vers la maison donc on verra dans quelle mesure cette élection permettra de de de comprendre que des lignes bougent mais avant de vous faire réagir Nicolin on va l'écouter raphaë Luxman il était hier au Sénat présent à la réunion la réunion hebdomadaire des sénateurs socialistes et lui il se défend de viser l'électorat macronist s' il était au micro d'Adrien P et Jérôme ravier on on arrête de se focaliser sur j'ai une cible électorale voilà la stratégie pour la conquér non on maintient le cap on dit ce qu'on pense on dit ce qu'on porte on explique notre projet on explique à quel point ces élections sont fondamentales pour l'Europe qui va peut-être se retrouver seule face à la guerre sur son territoire pour une Europe qui doit faire face face au péril climatique et qui doit apporter des changements économiques et sociaux puissants en fait on arrête de de se focaliser sur les cibles on tient le même discours et des gens qui ont voté des choses très différentes auparavant peuvent se retrouver dans ce discours là voilà il tient sa ligne Raphael glxman mais il espère quand même que de sa ligne il va pouvoir attisser large oui il a raison parce que le le à ce stade les sondages lui lui donne plutôt raison et puis il y a un électorat de de centre gauche ou même centriste qui peut être tout à fait séduit par Raphaël gluxman alors est-ce que ça viendra des débats budgétaires qui conduiront des électeurs à macronistes à aller vers gluxman ça c'est pas sûr à 100 % parce que lui-même ne parle pas beaucoup de ces sujets il est essentiellement sur la construction européenne la guerre les sujets internationaux donc il est pas très identifié comme étant porteur d'idées de solution autour des de de de l'économie et et du social al peut-être que dans son discours ça s'entendra euh au fur et à mesure de la de la campagnef on verra bien que si si vraiment c'est ça c'est sa stratégie il devrait en parler il devrait se saisir de de de ce de ce sujet là pour l'instant c'est pas le cas et et et puis de l'autre côté il y a peut-être aussi des des électeurs qui sont plus à l'extrême gauche mais qui sont proeopéens et qui se retrouvent pas du tout dans les positions de de de LFI et peut-être pas tellement non plus dans celle d'Europe Écologie Les Verts pour d'Europe Écologie pardon non les écologistes il faut suivre les changement de nom des partis pour pour pour pour d'autres raisons donc là il a effectivement un coup à jouer et puis on voit bien que à gauche il y a voilà cette cette concurrence depuis depuis plusieurs années savoir qui sera qui incarnera le le le leadership et au Parti socialiste il y en a beaucoup qui espèrent et au-delà d'ailleurs que Raphael glman puisse ouvrir une voie vers vers 2027 en rassemblant peut-être pas autour de lui mais en tout cas autour de ses idées et autour de de sa façon de faire de la politique en rassemblant le l'ensemble de la gauche bon ça c'est un Paris un peu plus hasardeux ok oui en fait il est perçu par par d'ailleurs entre autres l'invité qui était là vous avant nous sur ce plateau Stéphane Lefol il est perçu comme un agent d'ambiance c'est-à-dire qu'en fait il va il doit revitaliser ce terrain de la gauche non mélanchoniste de cette social démocratie avec maintenant de l'écologie pour pouvoir réorganiser repenser un corpus pour l'élection présidentielle d'ailleurs ce qui est intéressant c'est que le Parti socialiste l'ancien président de la République François Hollande en 2019 avait beaucoup critiqué euh la la la tête de liste donc gluxman euh pour les européennes et cette cette cette année il a soutient et dit partout qu'il faut effectivement soutenir euh donc Raphaël gluxman lequel on a bien compris quand il dit je ne pense absolument aucune cible il faut traduire exactement l'inverse en pleine campagne électorale quelqu'un comme lui évidemment travaille les cibles et on suivra évidemment cette campagne des européennes on va passer à l'actualité du Sénat on parlait de Nouvelle-Calédonie hier ici au Sénat Steve parce que le Sénat a adopté un projet de révision constitutionnel sur la Nouvelle Calédonie alors de quoi on parle exactement et pourquoi maintenant alors il y a des élections vous saviez des élections provinciales qui auront lieu avant le 15 décembre en Nouvelle-Calédonie c'est un scrutin très important puisque les les provinces qui sont au nombre de TR détiennent un grand une grande partie des compétences celle par exemple qui sont chargé de l'enseignement dans les écoles primaires cell aussi qui conditionne la répartition des sièges au Congrès c'est le Parlement local bref c'est un scrutin avec beaucoup d'enjeux politiques Oren et le gouvernement veut donc réviser la Constitution pour changer le corps électoral de ses élections ou article 77 de notre Constitution seules les personnes inscrites sur les listes électorales avant 1998 peuvent voter aux élections provincial très concrètement ça signifie par exemple que les résidents arrivés après 98 ne le peuvent pas en 99 on parlait de seulement de seulement 7,5 % de la population en 2023 c'est près d'un électeur sur 5 pour la ministre de l'outrem ce n'est plus tenable écoutezla cela n'est conforme ni au principe et son de la démocratie ni aux valeurs de la République le Gouvernement s'est donc engagé à corriger cette distorsion devenu contraire à la Constitution comme l'ont rappelé les sénateurs mdeviel et guillol et si que prévoit le texte il vient ouvrir le vote aux personnes ayant au moins 10 ans de résidence en Nouvelle-Calédonie c'est 25000 personnes selon les estimations du gouvernement 25000 personnes qui seront ajoutées au corps électoral pour le sénateur indépendantiste Robert rou cette révision bouleverserait complètement les équilibres locaux écoutez-le quel responsable politique français serait d'accord avec ce rajou avant des élections nationales cette ouverture ne ferait que d lier la citoyenneté calédonienne dans la société française avec une volonté affirmée du gouvernement de faire disparaître toute perspective d'indépendance du peuple CAN et le Sénat a ajouté des modifications pour rendre le texte plus acceptable par les deux camps ou ement important a été adopté sur proposition du rapporteur Philippe B permet de reporter la date des élections et donc le dégel du corp électoral à tout moment si un accord global est trouvé d'ici là entre les les partis le texte a été largement adopté par les sénateurs malgré l'opposition de la gauche mais la route est encore longue il doit être voté dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale puis par le Parlement réuni en Congrès ça pourrait être au mois de juillet vous avez une question pour Michel pour Michel ouais non on a entendu beaucoup dans ce débat l'opposition de gauche qui critiquait un passage en force du gouvernement c'est aussi votre avis vous partagez cet avis Michel c'est un passage en force un passage de nécessité comment dirais-je économique et stratégique en réalité c'est la campagne du nickel ce qui compte pour la France c'est de protéger et de faire en sorte de que le l'exploitation stratégique du nickel puisse continuer puisse être capable de pouvoir affronter la concurrence chinoise extrêmement forte et permettre à la France de continuer à avoir son discours de positionnement dans la région parce que ça ça participe également de grand positionnement de la France dans la région c'est la seule raison pour laquelle la France construit un discours dans cette région de d'influence française c'est le fait de défendre le nickel maintenant c'est on le sait c'est une situation toujours évidemment très très complexe la difficulté c'est que on a pensé que tous les accords qui avaient été passés étaient des accords de paix en réalité ce sont des accords très pragmatiques euh l'insigne parce que miteran a gagné la fleur en 88 signe parce que mitteron a gagné jibou signe parce qu'il veut faire pardonner UVA on a bien compris qu'au-delà de de des enjeux institutionnels et effectivement démocratique souvent évidemment bien loin des grands discours sur pas de communautarisme République et tout cela et bien les intérêts politiques et stratégiques et économiqu et une fois de plus la Nouvelle-Calédonie doit protéger sa capacité pour la France d'exploiter le nickel et c'est pas gagné Nicolas il y a aussi un processus politique euh très clair qui a eu lieu c'est celui des référendum et donc le le l'électorat de Nouvelle-Calédonie même réduit à sa portion euh majoritaire enfin générale euh de des des habitants de souche et de ceux qui sont arrivés depuis au moins 10 ans euh et ben cet électorat s'est prononcé pour le maintien dans la République donc le le les ures ont parlé tris fois trois fois trois fois au terme du processus qui a été euh décider avec les accords de numea et qui fait qu'aujourd'hui euh euh en Nouvelle-Calédonie vous avez des des gens qui peuvent voter aux élections euh pour le président de la République ou pour euh voilà pour les les les les les élections nationales françaises mais qui peuvent pas voter pour les élection locale en Nouvelle-Calédonie donc ça c'est c'est le le le problème que euh cette ce texte de loi constitutionnel va essayer de résoudre euh et donc malgré le processus que qu'on vient de décrire et et les référendum et bien reste une fraction importante d'indépendantistes qui n'en démordent pas et qui Contin continuent leur lutte pour l'indépendance c'est ça la difficulté c'est que le fait que les urnes a parlé que le la population se soit exprimé n'a pas totalement résolu les tensions et les difficultés au contraire là on a une situation qui qui est particulièrement délicate et qui évidemment nécessite beaucoup d'attention de de la part des des sénateurs on l'a vu mais aussi du gouvernement la date des élections est un c'est un sujet crucial euh et et et peut-être qu'il y a il y aura d'autres choses à à mettre en œuvre alors le gouvernement espérrait qu'il puisse y avoir un accord localement entre les différentes formations politiques de l'archipel qui permettent d'organiser les les la la vie politique en tout cas de rénover la la la vie politique ça n'est pas le cas parce que les tensions sont trop vives et donc aujourd'hui on est dans une situation où certains sont très inquis en disant ça peut dégénérer à tout moment ouais un dernier mot Mel parce que effectivement il y a encore des tensions avec les indépendantistes qui F qui euh sont pas forcément dans une stratégie de dialogue est-ce que ça finira par aboutir cette ré effectivement des tensions extrêmement fortes sur le sur sur le terrain parce que les il y a le clan la terre sont sont des sont des déterminants et donc on est évid bien loin des des des des considérations de notre chronique politique quand on est ici en métropole et qu'on parle de de ces sujets de ces mécanique politique ce que je retiens moi c'est c'est au fond à quel point la Nouvelle-Calédonie sert de je dirais de de laboratoire des des pour homm d'État euh recard Darmanin on on s'implique énormément dans ce dossier parce que de loin on y comprend pas grand-chose en cas les Français considèent que c'est très c'est très c'est très complexe mais si on voit qu'on abouti à un accord alors que c'est la personne qui a réussi à faire cet accord c'est qu'elle est capable et donc c'est une sorte de de de showroom de la négociation qui permet aussi de pour les pour les les les futurs ou les apprentis hommes d'État de se frotter à des réalités difficiles allez avant de se quitter comme tous les jours on regarde sielle a une de nos quotidiens [Musique] régionaux et siiv on commence par l'affaire du petit Émile l'enquête avance oui direction les Alpes de HauteProvence où le crâne et quelques vêtements du petit Émile 2 ans et demi ont été retrouvés le quotidien La Provence nous dit que malgré ses trouvailles le mystère reste entier il s'épissie même rien ne permet de dire quelle est la cause de sa mort a affirmé le procureur ce mardi chute accidentelle homicide involontaire meurtre toutes les pistes restent ouvertes les opérations place net se poursuivent opération commando contre les trafics titre La Dépêche du Midi hier matin à Toulouse la police a déclenché une opération place net une dizaines d'arrestations avec des saisies d'argent et de stupéfiants ont eu lieu des opérations du même type ont été organisées le même jour à Strasbourg et à Nant c'est ce que rapporte Presse Océan ce matin à Nantes 450 policiers et gendarmes ont été mobilisés l'opération doit durer plusieurs jours que veulent vraiment nos agriculteurs pour savoir il faut lire Le Télégramme ce matin on peut aussi suivre le conseil des ministres aujourd'hui où le projet de loi agricole est présenté des représentants bretons de la profession expriment leurs attentes dans les pages du journal renouvellement des générations changement de braquet sur la pâack ralentissement sur les transitions et les normes écologiques c'est à lire dans téégram aujourd'hui 30 ans requis contre l'intermédiaire du dihadis de Strasbourg oui les Dernières Nouvelles d'Alsace reviennent sur les réquisitions du parquet antiterroriste contre celui qui a aidé shérif chekat en toute connaissance de cause 30 ans de réclusion criminelle ont été requis contre Audret Monji 42 ans rappeur amateur délinquant chevronnais il est jugé pour avoir aidé le terroriste qui a assassiné 5 personnes en décembre 2018 sur le marché de Noël de Strasbourg il l'aurait aidé à se procurer son arme on termine par du foot vous voulez parler de PSG Marseille non non c'est du passé plutô l'Olympique Lyonnais l'Olympique Lyonnais tient sa finale évidemment le progrès est content on va voir cette une l'OL qui s imposé hier 3-0 face à Valencienne doublé d'Alexandre Lacazette les Lonis se qualifi pour le pour la 9e c'est ça 9e finale de Coupe de France de son histoire finale qui aura lieu le 25 mai ce sera contre le vainqueur de PSG Rennes ce soir donc contre le PG merci merci que d'expertise que d'expertise merci beaucoup Michel on parle de votre livre il sort aujourd'hui ça s'appelle le pape et la matriarche histoire secrète des relations entre Israël et le Vatican vous nous en dites un petit motou effectivement 30 ans 30 ans que auj cette année il y a eu un premier échange d'ambassadeur aussi étonnant que ça puisse paraître entre entre ces deux états qui au fond sont dépositaires d'une histoire millénaire mais c'est ce qui m'a justement intéressé de de de de de de raconter parce que il y a à travers cette rencontre inédite en en janvier début janvier 73 entre Paul 6 et Gold pour la première fois un pape reçoit en audience un dirigeant de l'État d'Israël se trouve que c'est la meilleure et ce sont deux ce sont deux rockstars qui se rencontrent deux rockstars du 20e siècle qui voulaient absolument changer leur monde Paul VI lui avait combattu le fascisme avait énormément contribué à à créer aussi la démocratie chrétienne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et goldamir elle aussi c'était investi de toute sa vie pour la création de l'État d'Israël et ces deux ces deux géants du 20e siècle se retrouvent dans une bibliothèque pour essayer de de rapprocher les points de vue on est à la fin de de Vatican I la le peuple déicide dogme du peuple déïde qui a tué le peuple juif qui a tué Jésus est sorti du catéchisme et elle vient demander la la reconnaissance politique de l'État d'Israël ce qui se fera beaucoup plus tard il lui dit que c'est le temps n'est pas encore venu mais de là naissent des relations officieuses et secrètes qui vont jalonner la vie entre ces deux états timbre poste qui se fascinent et qui sont dépositaires de d'une d'une d'une matrice judéochrétienne mire éclairant avec l'actualité actuelle avec l'actualité en ce moment évidemment merci Michel merci c'est aux éditions passé composé merci beaucoup d'avoir été avec nous dimanche on lit la tribune Nicolas j'espère mais évidemment comme tous les dimanches merci merci beaucoup Nicolas merci Steve on se retrouve demain à 18h vous avez rendez-vous avec S public très bonne journée à demain

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