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DébatC dans l'air (sur YouTube)· 21 décembre 2024 65 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeBudget & impôtsRetraitesInstitutions & élections

Bayrou : ça se complique…- C dans l'air - 20.12.24

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 40 %Défensif 35 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Quels sont les noms qui circulent pour le futur gouvernement ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous pensé de la séquence à Mayotte ?

  • 3:11RelanceRéponse directe

    Le président devait forcément s'attendre à ce genre d'accueil.

  • 7:22RelanceRéponse directe

    Emmanuel Macron a répondu, puisqu'il voit bien que ça monte.

  • 16:44OuverteRéponse directe

    Comment l'avez-vous trouvé ? Qu'avez-vous ressenti ?

  • 36:56OuverteRéponse directe

    La vie sous bracelet électronique, restée à son domicile, droite sortie dans les horaires définis, hors de ses règles, demande au cas par cas au juge, c'est Patrick Balkany qui racontait qu'il pouvait à peine aller chercher son courrier parce que son bracelet...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:02InvitéPromesse
    « Nous ne pouvons pas nous en sortir si nous ne sommes pas ensemble. »
  • 13:34InvitéPromesse
    « J'accepte qu'on rouvre tous les sujets. »
  • 14:39InvitéFait
    « Il a dit qu'il ne souhaitait pas en abuser mais qu'il se gardait la possibilité de l'utiliser néanmoins. »
  • 15:04InvitéPromesse
    « J'ai dit, moi, je n'utiliserai pas le 49-3, sauf s'il y a blocage absolu sur le budget. »
  • 22:27PrésentateurChiffre
    « 57% des Français ont une mauvaise opinion du Premier ministre. »
  • 35:20InvitéFait
    « Nicolas Sarkozy se verra donc probablement poser un bracelet électronique autour de la cheville »
  • 35:24InvitéFait
    « La justice lui imposera des horaires d'autorisation pour sortir de son domicile de 7 à 18 heures par exemple »
  • 35:30InvitéFait
    « Interdiction de changer de travail de résidence ou de se rendre à l'étranger sans accord préalable des autorités »
  • 36:42InvitéFait
    « Les ennuis sont loin d'être terminés pour Nicolas Sarkozy qui sera jugé pour deux autres affaires en 2025 dès le 6 janvier avec le procès des soupçons de financement libyen pour sa campagne de 2007 puis de nouveau à la cour de cassation dans le cadre cette fois de l'affaire du Malie »
  • 40:08PrésentateurFait
    « Il dit on a écouté les discussions avec mon avocat ce qui est contraire à tout ce qui se fait dans toutes les démocraties »
  • 43:07PrésentateurFait
    « Il y a des chances qu'il fasse annuler cette décision de justice c'est comme l'a dit Louis la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme considère qu'on n'avait pas écouté les discussions entre Nicolas Sarkozy et son avocat »
  • 49:08InvitéChiffre
    « En 2023 24 sanctions ont été prononcées par le bureau de l'Assemblée nationale pour non-respect du règlement un record »
  • 1:00:25InvitéChiffre
    « Michel Barnier avait fait le choix d'un gouvernement alors assez pléthorique 41 membres issus de la droite et du centre macroniste »

Temps de parole

  • Présentateur80 %
  • Invité6 %
  • Invité 25 %
  • Invité 33 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. Un gouvernement pour Noël et idéalement dès ce week-end. François Bayrou prépare son équipe ministérielle. Question, quels sont les noms qui circulent pour le futur gouvernement ? Que pensaient les premiers pas de François Bayrou une semaine jour pour jour après sa nomination à Matignon ? Alors qu'Emmanuel Macron, lui, a quitté Mayotte après une soirée très tendue où face à la colère des habitants, le président a fait remarquer à l'assistance que les Mahorais devraient se féliciter d'être en France. On regardera la séquence.

Et puis autre président en difficulté, c'est Nicolas Sarkozy qui s'est vu condamné cette semaine à un an sous bracelet électronique dans l'affaire Paul Bismuth. C'est le sujet de cette émission de ce C'est dans l'air, intitulé ce soir Bayrou, ça se complique. Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Nathalie Sincry, vous êtes éditorialiste politique à France Télévisions. Cécile Cornudet, éditorialiste politique aux Echos, à la une du journal aujourd'hui, réforme des retraites, reprendre sans suspendre. Et votre édito, retraite, il ne suffit pas d'un signe. Louis Ouzalter, vous êtes journaliste politique au Figaro.

Votre dernier article, gouvernement, François Bayrou, toujours dans l'impasse. Et Mathilde Sirot, vous êtes rédactrice en chef du service politique du Point dans le dernier numéro double du Point. Votre article sur Bayrou, un moment de vérité. Merci de participer, bonsoir à cette émission en direct. Alors, je l'ai dit, le président a quitté Mayotte au terme d'une soirée agitée, où il a été longuement interpellé par des Mahorais en colère. Et vous allez voir ce qui s'est passé. On regarde la séquence. Non, non, non, non, je ne suis pas d'accord que tout va bien dans l'île. Soit les militaires, ils rentrent dans la maison pour mettre ce qu'il faut, mais là, ça ne va pas, ce n'est pas vrai.

Alors, j'ai passé la journée avec vous, j'ai essayé de parler, et depuis tout à l'heure, je m'ai aussi réussi pour parler. Si quelqu'un m'a entendu dire, tout va bien, levez le doigt. Alors pourquoi vous me faites dire ça ? Donc, moi, je vous dis, tout le monde se bat. Vous avez vécu quelque chose de terrible. Tout le monde se bat, quelle que soit la couleur de peau. Et n'opposez pas les gens. N'opposez pas les gens. Si vous opposez les gens, on est foutus. Est-ce que vous êtes content ? Et dire que ça ne marche pas dès que la France est en solidarité. De cette région comme ailleurs, qui livre de l'eau. Voilà, Mathilde Siro, et alors à la fin, en plus, le micro ne marche plus.

Qu'avez-vous pensé de la séquence ? On s'est réveillé ce matin avec cette vidéo virale qui tournait en boucle.

3:17
Invité

Le président devait forcément s'attendre à ce genre d'accueil. C'est-à-dire qu'il arrive dans un département qui est dévasté. Notre reporter au point, Bartholomé Simon, parle d'un paysage de désolation. C'était évident qu'il allait se retrouver confronté à la colère de la population. Et même, si j'ose dire, c'est ce qu'il attendait. C'est-à-dire qu'on connaît Emmanuel Macron.

3:39
Présentateur

Ces images, on les a déjà vues dans un autre genre à plein d'occasions. Donc, il fait du Macron, c'est-à-dire qu'il recherche aussi le contact, se confronter à l'adversité, aux colères, aux ressentiments, pour prendre la foudre quelque part. Mais ce qui pouvait, au tout début, quand on a découvert ce président dynamique, passer pour du courage, aussi pour une forme de modernité, ça fait sept ans qu'il est au pouvoir. Donc, on a déjà vu, revu ce genre de mise en scène. On se souvient, il y a quelques mois, par exemple, le Salon d'Agriculture, il avait aussi eu des écarts de langage sur « arrêtez de me raconter des craques ». Là, il nous dit « ce n'est pas moi le cyclone ».

Si ce n'est pas la France, vous seriez 10 000 fois plus dans la merde.

4:25
Invité

Donc, voilà, c'est quand même des écarts de langage qui peuvent un tout petit peu aussi interpeller. Et puis, au bout d'un moment, le nombre de promesses qui ont été faites.

4:35
Présentateur

Il a même dit, par exemple, que c'était fini les bangas à Mayotte, alors qu'on sait déjà qu'ils sont en train d'être reconstruits, les bidonvilles. Donc, c'est très compliqué d'être dans cette posture, avec tant de promesses qui n'ont pas pu être réalisées, sachant que Mayotte subit aussi la vacance du pouvoir, puisqu'il y avait des projets de loi qui étaient prévus et qui ont été stoppés par la dissolution et toutes les campagnes successives. – Louis Osalter, c'est vrai que le président descend dans l'arène, mais du coup, il s'expose et il expose sa fonction présidentielle.

On imagine mal un Édouard Balladur, alors peut-être que c'était d'autres styles, mais est-ce qu'il ne se met pas dans des situations qui l'exposent à se retrouver avec un micro qui ne marche pas, à se retrouver à échanger avec… – Si, bien sûr, mais c'est tout le risque du déplacement compassionnel, parce que c'en est un, enfin, en tout cas, ça devrait en être un. Quand le président se déplace rapidement sur un territoire qui vient de subir un drame, ce n'est pas d'abord pour l'efficacité, c'est d'abord pour la compassion, pour la symbolique, pour montrer que l'État est là et il ne peut mieux être là que par la présence de son chef.

Donc, le chef de l'État se déplace, mais dans ces cas-là, l'exercice de style, entre guillemets, veut que l'attitude de la compassion soit permanente et qu'on n'aille pas à la confrontation avec des habitants qui, aux yeux de l'opinion publique et dans la réalité, viennent d'être frappés par un drame. Sur le fond, moi, je ne donne pas tort à Emmanuel Macron, quand un cyclone passe dans l'océan Indien, évidemment, il vaut mieux habiter à Mayotte que dans les îles Comores, que à Madagascar, que sur la côte est de l'Afrique. – Même si ça véhicule toujours cette idée que Mayotte, ce n'est pas tout à fait la France et que vous êtes content d'être français.

– Justement, Mayotte, c'est la France et d'ailleurs, le chef de l'État français y va. Le problème, c'est que le dire comme ça, aussi brut de décoffrage, à des gens qui viennent de subir une désolation et qui non, visiblement, et on voit les images des dégâts et notre reporter en rend compte, ça va prendre des années à reconstruire, c'est effectivement pas l'attitude à adopter dans le cadre d'un déplacement compassionnel.

Ce n'est pas une attitude compassionnelle, peut-être que le président, qui en plus a mis en scène le fait qu'il restait une journée de plus à Mayotte puisqu'il a voulu dormir sur place, peut-être qu'à la fin, quand vous êtes au bout d'un déplacement comme ça, c'est souvent le cas. – La fatigue. – La fatigue, l'usure, la multiplication des échanges fait que ce genre de séquences arrivent. Ça ne cadre pas avec ce qu'on a vu sur d'autres images, à savoir des gens qui le remerciaient d'être venus, qui lui tombaient dans les bras.

Il n'y a pas eu que ça dans ce déplacement, mais bien sûr qu'on ne va retenir que ça, parce que ça ne s'inscrivait pas, je vous dis, dans le cadre communicationnel ordinaire d'un déplacement qui est la symbolique du chef d'État qui vient pleurer avec les sinistrés. – Alors Cécile Cornudet, Emmanuel Macron a répondu, puisqu'il voit bien que ça monte. Il dit avoir répondu à des gens du Rassemblement National qui insultaient la France, et c'est pour ça qu'il les montait au créneau. Louis Ozelter disait, le problème c'est qu'on risque de ne retenir que cette séquence.

Est-ce que c'est malheureusement à l'heure où tout est filmé, où tout est découpé et circule le matin quand on se réveille sur les réseaux sociaux, c'est devenu la nouvelle règle du jeu ? – C'est un exercice impossible. Il y va pour prendre la colère. Et du coup c'est vrai qu'il est confronté pendant 36 heures, je crois qu'il est resté sur place à des scènes comme ça. Mais il y a eu la veille ou la matinée, une séquence aussi qui a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux, où il prenait dans ses bras une femme, et là il était critiqué pour faire de l'excès de compassionnel, etc. Donc c'est un exercice absolument impossible. Il faut y aller quand même.

Ce qui est intéressant c'est que le début de la semaine a commencé avec la polémique sur François Bayrou, qui ne va pas à Mayotte. Lui il va à Mayotte, mais il n'en tire aucun bénéfice. Mais bon, il y a une dimension comme ça où il faut y aller quand même pour absorber cette colère. On trait symboliquement quand même que l'État est là. Et peut-être, espérons, jouer le rôle d'accélérateur, comme il l'avait fait pour Notre-Dame, en disant « bon ben voilà, on va déployer tous les moyens, et dans deux ans, je vous promets, ce sera debout, on nous vous aura raccordé, etc. » Mais là, la détresse est telle, les gens ne boivent plus. En fait, depuis six jours, il n'y a plus d'eau.

– C'est de l'eau souillée, oui. – Oui, ou de l'eau souillée, donc c'est ça le principal problème. Donc, qu'est-ce que vous voulez répondre à ça ? Donc, il est venu avec des… on voit les images là. Il est venu avec une cargaison de bouteilles d'eau, mais évidemment, rien ne suffit. Ils ont vécu tellement l'enfer que rien ne suffit. – Nathalie Saint-Cricq, votre regard sur cette séquence ? J'ai un regard un petit peu différent, parce que je trouve que c'est une succession de paradoxes. Il est venu, j'en ai entendu un certain nombre dire que ça paralysait les secours, que ça mobilisait les gendarmes, que ça mobilisait les forces de sécurité.

Il ne serait pas venu, on aurait dit, comme le disait Cécile, qu'il n'en avait rien à faire, et qu'il ne l'est pas au-devant des gens qui souffrent. Premier paradoxe. Deuxième paradoxe, je ne suis pas persuadée que ce soit les gens qui souffrent le plus, qu'il l'ait agressé le plus. Du moins, l'a-t-il ressenti comme ça ? Moi, je pense que vous l'avez dit, il est fatigué comme tout le monde, il fait 30 degrés, je ne vais pas dire comme tout le monde, et qu'à un moment donné, quand on lui dit effectivement qu'il a propagé une parole en disant que tout allait bien, Mme Marquise, qu'il n'y avait pas de problème, il répond, ce n'est pas vrai.

Et puis, il s'énerve, il est de sa génération, donc il parle avec des mots. Je ne vous dis pas que c'est bien, je vous dis que je trouve ça assez logique, ce qui me semble un peu douteux. Et de fait, il y a plein de scènes où il prend des bébés dans les bras, donc on peut aussi... Il prend les bébés dans les bras, où la vieille dame qui lui dit « Tu as l'âge d'être mon fils », non pas le bénit, mais presque, là, on aurait dit « Ah, il fait du... » Le roi Thomas Turch, c'est les écrouelles, c'est un numéro de com'. Bon, moi, je pense que ça, ça a le mérite de ne pas être totalement un numéro de com', donc je trouve ça plutôt plus authentique, donc ça remonte le moral.

Et puis, c'est vrai, quand on voit ce qui se passe dans les îles, ce que les Comores font, c'est le président comorien qui ne s'occupe pas spécialement des choses qui ne font rien pour arranger les choses, il y a un moment donné, et en plus, quand il dit « Si vous avez choisi d'être français », ce n'est pas du tout comme j'ai entendu la France insoumise que c'est un discours néocolonialiste, c'est parce qu'on a voté et que cette île, Mayotte, a choisi de rester française. En 74. Il est devenu un département français et il explique juste qu'on fait les choses.

Alors, pas assez vite, mais en termes de protection civile, en termes de démultiplication des forces, on est quand même jugé à l'échelon international comme des bons. C'est-à-dire que là, c'est spécifique, mais bon, alors il n'y a pas assez d'eau, évidemment, mais en termes d'infrastructures, les pompiers, l'eau, l'approvisionnement, on n'est quand même pas les bras ballants. Et d'ailleurs, tous les pays nous aident, l'Europe va nous aider, les États-Unis ont proposé de l'aide et les territoires qui sont autour de nous aussi. Donc, moi, je dirais que lui tomber dessus, là-dessus, ne me semble... Alors, c'est très à la mode en ce moment, c'est très tendance.

Et paradoxalement, je ne suis pas certaine que les Français ne trouvent pas normal qu'ils répondent, tout en disant on va vous aider jusqu'au bout, plutôt que de le laisser se faire cracher à la figure pendant plusieurs séquences. Qu'est-ce que vous voulez ? Vous voyez un président qui a dit des horreurs comme ça et qui ne dit rien ? Ils ont souffert, on le sait. Tout le monde, la mobilisation financière, les dons, les associations disent parce que c'est la première fois. Il y a autant de dons, on a aussi peu de temps. Donc, c'est plutôt bien par rapport, non pas à la France, mais par rapport à l'hexagone, comme on doit dire, à la métropole.

Donc, effectivement, ce n'est pas souhaitable de mal parler d'employer des mots pareils. Mais, moi, je trouve que c'est assez logique. On ne sait pas, cette dame, si c'est... Vous voyez, il y a eu des choses, il y a eu des... Elle a parlé longuement avant. Oui, puis le démission, démission, quand on vient, il y a un moment donné où ce n'est pas totalement... Elle lui tournait le dos après, quand il répondait, bon... Il s'est fait tutoyer aussi, bon... Oui, mais bon, ça, ce n'est pas très... C'est le jeu. Ce n'est pas très grave. Alors, aura-t-on un... On revient à la politique française, parce que... Non, nationale, métropolitaine. Oui, métropolitaine. Ah, oh là là. Attention, on a...

Attention, c'est ce que c'est Bairou. Voilà. On revient à la politique hexagonale. Aura-t-on un gouvernement pour Noël ? C'est la promesse de François Bayrou, qui a réuni hier les principaux représentants des partis politiques. Les oppositions, elles, sont beaucoup moins optimistes. Sujet de Nicolas Bidard, Léosseux et Pierre de Horne.

12:46
Invité

À son arrivée à Matignon, il a promis de rassembler. Une semaine plus tard, le pari est loin d'être gagné. Alors, hier soir, François Bayrou tente d'accélérer. Coup de pression en direct à la télévision. Nous ne pouvons pas nous en sortir si nous ne sommes pas ensemble. L'obstacle est immense, j'ai dit un Himalaya, et c'est exactement ce que je pense. Tous les prévisionnistes, tout le monde dit, mais vous n'y arriverez pas. Mais franchement, vous vous rendez compte. Et il choisit, ou plutôt, tout le monde spécule sur le chaos. Si on ne réussit pas dans cet essai, alors c'est la dernière station avant la falaise.

Un ton alarmiste, mais une main tendue aux oppositions sur la réforme des retraites. J'accepte qu'on rouvre tous les sujets. J'accepte que chacun des syndicats mette sur la table ce qu'ils considèrent comme souhaitable, comme acceptable. Comme un appel de la dernière chance. Car depuis lundi, les négociations avec les formations politiques patinent. Hier, François Bayrou réunit autour de la table tout ce qu'il veut convaincre. Trois heures de discussion, mais à la sortie, toujours pas de solution.

Quand ils nous faisaient cette proposition sur les retraites de dire on va ouvrir un débat et dans neuf mois, on fera une autre loi, on avait l'impression qu'ils croyaient sincèrement que c'était le bouger politique de l'année et qu'on allait ressortir en le remerciant. Je pense que si on faisait un pari par les médias français de qui pense que François Bayrou sera encore là dans neuf mois, pas beaucoup de gens ne prennent le pari. Et donc vraiment, c'est des promesses pour la Saint-Glang-Glang. Je le dis avec en réalité une forme de désarroi. Nous n'avons pas trouvé de raison de ne pas le censurer.

Des participants pas non plus convaincus par la promesse du Premier ministre, cette fois sur le 49-3. Il a dit qu'il ne souhaitait pas en abuser mais qu'il se gardait la possibilité de l'utiliser néanmoins, ce qui est une réponse d'un normand, même si c'est un béarnais qui la prononce. Alors le soir même, François Bayrou tente de clarifier les choses. J'ai dit, moi, je n'utiliserai pas le 49-3, sauf s'il y a blocage absolu sur le budget. Faute d'arriver à convaincre les partis, François Bayrou opte en parallèle pour une autre stratégie, celle du débauchage de personnalité. Ces derniers jours, plusieurs anciens ministres socialistes ont été approchés pour intégrer le gouvernement sans succès.

Bernard Cazeneuve, Stéphane Le Foll, Pierre Moscovici ont refusé, Marisol Touraine, elle, semble sceptique.

15:30
Présentateur

Compte tenu de la gravité de la situation, j'aurais souhaité un gouvernement d'union nationale pour sauver les finances publiques

15:36
Invité

à l'issue duquel tout le monde reprendrait ses billets. Seul nom donné par François Bayrou pour l'instant, celui du très-droitier ministre démissionnaire de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qu'il souhaite reconduire. Tandis que le patron des Républicains, Laurent Wauquiez, ménage le suspense sur la participation de son parti au gouvernement, entretien téléphonique avec le Premier ministre cet après-midi. Les pressions viennent aussi des partis qui n'ont pas été conviés aux discussions, France Insoumise et Rassemblement National.

Si François Bayrou mène la même politique, qui n'est pas une politique de rupture avec le macronisme à budget qui ressemble à celui de Michel Barnier, il en tirera les mêmes conséquences et nous en tirons nous aussi les mêmes conséquences. C'est évident. En réalité, il n'y a rien à négocier parce que M. Bayrou est nommé pour continuer la politique économique et budgétaire de M. Macron. Donc je dis à mes camarades du nouveau Front populaire, bon, il faut peut-être que maintenant on se resserre les coudes et qu'on se prépare à censurer ce gouvernement. Le nouveau locataire de Matignon promet un gouvernement avant Noël et l'espère même ce week-end.

16:43
Présentateur

Alors, Nathalie Saint-Cricq, vous étiez hier sur le plateau de l'événement, vous avez interrogé François Bayrou. Comment l'avez-vous trouvé ? Qu'avez-vous ressenti ? Donnez-nous les coulisses un peu. Je l'ai trouvé assez optimiste en fait. C'est parce que, effectivement, même le timing qu'il avait donné... Alors, on l'a vu dans le reportage, les socialistes sortent en disant qu'on ne voit pas de motif de ne pas censurer.

Bon, mais moi, je me dis bêtement, si François Bayrou est aussi optimiste puisque son idée à lui, ce n'était pas de faire comme Barnier, c'est-à-dire centre et la droite, c'était plus centre et la gauche, je me dis, va peut-être se passer quelque chose dans la nuit qui fait que les socialistes ont bougé. Là, à l'heure où on parle, il ne s'est rien passé. Donc, je me suis dit, peut-être qu'il se passe des choses qui m'échappent, mais je l'ai trouvé un peu, comment dire, un peu probablement, non pas présomptueux, mais étrangement optimiste. Sur le style Bayrou, vous trouvez qu'il a l'air d'être complètement aux manettes ou il est sur les grands principes ?

Jean-Marie Colombani, ce matin, il était fait pour être président, pas pour être le mécanicien de Matignon. Peut-être, peut-être. C'est en tout cas ce dont il rêvait. Et là, il est obligé de se mettre. Mais ce qu'il explique, c'est que s'il veut mettre tout le monde d'accord ou mettre momentanément un petit peu tout le monde d'accord sur quelques textes, il ne peut pas déjà leur imposer. Parce que beaucoup de gens ont dit, on ne sait pas sur quoi on va signer parce que le projet, on ne sait pas ce que c'est que son projet. sur les impôts, sur les charges. Il lui réplique, écoutez, je ne peux pas déjà vous imposer quelque chose puisque ce que j'aime, c'est le compromis.

Moi, je le trouve un peu flou, mais je considère aussi que chacun est dans une posture. Et que là, on nous a fait une scène de théâtre qui est sympathique pour nous, ça nous occupe, comme si on n'avait que ça. C'est-à-dire qu'en gros, à l'air, on sait très bien que ça va être oui. Retailleau, c'est depuis une semaine qui reste, non ? D'accord. Oui, tout ça, c'est réglé. On sait très bien que quand on regarde de près le discours de Bruno Retailleau, il dit, je ne suis pas sûr. Et puis après, il dit qu'il n'y a pas de fétichisme sur la loi immigration. Bon, et que les socialistes...

Alors, moi, je pense que peut-être qu'ils vont finir dans le soutien sans participation, mais ils ne sont pas d'accord entre eux du tout. D'où cette impression ? La moitié considère que jouer au tir au pigeon avec les premiers ministres est quelque chose qui va leur être nuisible auprès de l'opinion. Il ne faut pas oublier qu'ils ont en plus un congrès au printemps. Et l'autre partie considère qu'il ne faut faire aucun compromis et que tout compromis est une compromission.

Et il y a, quand on a entendu Sébastien Chénu tout à l'heure et Éric Coquerel, il y a les deux autres, ceux qui n'ont pas été invités, bien que François Bayrou ait dit que le moment venu, il les associerait, c'est ceux qui veulent qu'il y ait une présentielle anticipée. Donc, ils basculent. Donc, il y en a qui ont envie éventuellement de faire quelque chose, d'autres qui n'en ont pas envie. Quant à Pierre Moscovici, Bernard Cazeneuve, ce sont des gens qui considèrent... Ils ont déjà dit non. Oui, parce qu'ils considèrent que ce n'est pas forcément leur intérêt ni leur... et qu'il n'y a pas de débauchage et que s'il y a des accords, c'est parti à parti.

Mais ils ne sont pas d'accord avec le Parti Socialiste. Donc, tout ça, c'est un peu... Cécile Candudé, sur le style Bayrou, question de Yves. Apparemment, la méthode Bayrou, c'est la méthode Barnier, le dynamisme et la clarté en moins. Comment pourrait-il réussir ? Vous avez trouvé que c'était clair hier ? On est ressenti ? Non. Non. Et en réalité, pour poursuivre ce que dit Nathalie, c'est vrai que ce qu'on attend là, maintenant, c'est de voir que font les socialistes. Parce qu'effectivement, on aura le socle commun, manifestement, centriste, macroniste... Comme Barnier, quoi. ...et la droite qui serait au gouvernement.

La question, c'est obtenir la mensuétude du Parti Socialiste comme Barnier pensait avoir la mensuétude du RN, mais on voit que ça n'a pas marché. Donc ça, c'est le changement de stratégie. Sincèrement, j'ai l'impression que le PS avait envie de bouger, de se détacher de la France insoumise, de ne pas être celui qui censure parce qu'il avait peur du regard de ses électeurs au bout d'un moment. Est-ce que vous n'êtes pas les fauteurs du chaos ? Etc. Ils avaient envie de bouger.

Mais ce qu'il nous raconte, c'est que dans les entretiens qu'ils ont eus en tête à tête avant cette réunion, là, il y en a eu deux, je crois, cette semaine, ils ont été effondrés par François Bayrou, par son impréparation, par son incapacité à répondre. Ils sont très sévères. Ils l'ont trouvé très mauvais, en réalité. Et en plus, il y a une autre difficulté, c'est qu'en réalité, du point de vue socialiste, le budget de Barnier était assez à gauche, entre guillemets. En tout cas, il y avait beaucoup d'impôts. Et ils l'ont censuré, mais ce n'est pas du tout évident, et j'ai l'impression que c'est même le contraire, que François Bayrou veut faire un gouvernement avec autant de hausses d'impôts.

Il l'a même déjà un petit peu dit, en disant qu'il y aura quand même moins de hausses d'impôts et plus d'économie. Donc, ils ont fait un pas en arrière par rapport à leur volonté première, leur volonté spontanée. Et aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on est quand même plutôt dans une idée de pas d'accord de non-censure. Donc, dans ces cas-là, pour répondre à la question de notre auditeur, on serait dans un attelage plus fragile encore que celui de Michel Barnier. Parce que ce serait un gouvernement, effectivement, droite-centre plus quelques figures ex-socialistes, mais très peu, manifestement. Qui ? Alors, on cite des noms. François Rebsamen.

François Rebsamen et peut-être Didier Migaud qui, du coup, resterait à la justice. Donc, en fait, en tout cas, ce n'est pas du tout un tiers comme avait envisagé François Béroux. Mais pour la discussion budgétaire, aucune certitude que les socialistes ne censureraient pas à la fin. Donc, une grande, grande incertitude dans le mois qui vient. Mathilde Sirot, on sait que François Béroux s'est battu pour avoir le poste. D'ailleurs, il en a convenu. Hier, on a compris que c'était lui ou Sébastien Lecornu et que c'est lui qui a gagné. Parce qu'il s'est battu. Une semaine après, les Français sont assez sévères. Je vous livre ces deux sondages. 57%, c'est les sondages Rodoxa, le Figaro.

57% des Français ont une mauvaise opinion du Premier ministre. Et 65% se disent insatisfaits des débuts de François Béroux.

22:36
Invité

C'est assez logique parce que quand on a vu les premiers pas de François Béroux, c'était assez déroutant. En effet, vous aviez quelqu'un qui se tenait prêt depuis des mois, voire des années, qui avait expliqué à la télévision et même au président de la République que lui avait un plan et que même

22:52
Présentateur

son gouvernement était quasiment prêt ainsi que son programme d'action. Il est nommé et là, il y a quand même un flottement qui s'installe et un nombre de faux pas où on se dit à un moment donné mais est-ce qu'en fait il va vraiment y avoir un gouvernement Béroux 1 ? Est-ce qu'il va vraiment

23:10
Invité

réussir à former une équipe ou est-ce qu'il ne va pas rester encore moins longtemps que Michel Barnier voire de l'Eastruss ? C'est ce qu'on a entendu cette semaine, l'ancienne première ministre britannique.

23:20
Présentateur

Qui a tenu 41 jours. C'est ça, 49. En Grande-Bretagne. 49, oui.

23:23
Invité

Là, on sent que ça s'inverse un tout petit peu. Il a repris quelques couleurs

23:27
Présentateur

je dirais depuis la réunion d'hier qui ne s'est pas non plus mal passée. Cette intervention télévisée où il a quand même essayé de poser un cadre et je dirais que sa chance dans la configuration actuelle c'est que les acteurs politiques se divisent en deux catégories. Ceux qui ont intérêt à ce que les gouvernements se tombent les uns après les autres pour provoquer le départ d'Emmanuel Macron et là, on peut mettre dedans Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ainsi que leurs députés respectifs

23:56
Invité

et tous les autres y compris le Parti Socialiste n'y ont pas intérêt. Pourquoi ? Parce qu'ils ne sont pas prêts du tout à partir en campagne présidentielle. Donc ça peut être la chance d'un François Bayrou

24:06
Présentateur

qu'il laisse un peu naviguer qu'il ne censure pas au moment de la déclaration de politique générale qu'il ne censure pas non plus au moment du budget parce que je pense qu'à un moment donné on a besoin quand même de voter un budget et pas non plus dans des délais irraisonnables et que ça peut être pour lui un moyen de se maintenir disons quelques mois. Son objectif c'est quand même l'été c'est-à-dire le moment où Emmanuel Macron aura de nouveau la possibilité de dissoudre s'il le souhaite l'Assemblée.

Louis Ozelter votre regard sur cette première semaine de François Bayrou qui hier quand même a dit la réforme des retraites on peut la rouvrir et les 64 ans on a compris que c'était un chiffre qui pouvait bouger.

Oui mais du coup on a eu une semaine à avoir les premiers indices sur ce que mettait sur la table François Bayrou donc ça fait effectivement une semaine je crois heure pour heure d'ailleurs quasiment qu'il est à Matignon en tout cas en termes de passation de pouvoir et cette semaine a été une série de rencontres avec les responsables politiques où François Bayrou leur a dit alors quelles sont vos priorités eux leur ont dit mais vous qu'est-ce que vous proposez et lui a dit mais vous qu'est-ce que vous enfancez et en fait on n'a pas avancé sur le fond les premières avancées sur le fond elles se passent en effet sous les jeux Nathalie Saint-Cricq hier soir quand il dit quand même je suis prêt à revenir sur la retraite de 64 ans sur le nouvel âge de départ à la retraite qui est quelque chose auquel au passage Emmanuel Macron tient comme la prunelle de ses yeux donc il pourrait d'ailleurs se mettre à dos François Bayrou certains membres du bloc central du camp macroniste en faisant ça même si eux ne sont pas en capacité de contrecarrer il veut acheter la neutralité des socialistes il veut acheter la neutralité des socialistes qui effectivement ne donne pas de réponse claire en fait il y a deux flous il y a celui de François Bayrou parce que depuis le début effectivement il ne met pas sur la table un package très clair en termes de programme parce qu'il veut consulter et qu'il veut essayer de bricoler quelque chose avec ce qu'on lui dit à droite à gauche à droite ça devient assez clair visiblement sur le régalien il y a un alignement avec François Bayrou il s'est entendu avec Bruno Retailleau ils ont beaucoup parlé ces derniers jours Bruno Retailleau a la certitude de rester au gouvernement et François Bayrou l'a confirmé hier et ce qui intéresse beaucoup la droite en fait c'est les postes ils ont bien aimé cet exercice du gouvernement beaucoup à droite maintenant considèrent qu'il faut être au gouvernement pour redevenir justement un parti de gouvernement après des années de privation du pouvoir donc Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand pourraient entrer au gouvernement de François Bayrou alors Laurent Wauquiez la question est posée dans les discussions Xavier Bertrand ça dépend beaucoup du Rassemblement National à supposer que François Bayrou se tienne en dehors de ses crives quelque part il n'a pas été spécialement convié non mais il y a son nom quand même revient beaucoup comme celui de Laurent Wauquiez a envoyé des signes d'après ce que j'ai connu quant aux 12 LR qui sont là ils ne rêvent que de rester mais tous les ministres rêvent de rester donc celle qui a obtenu quelque chose c'est Anis Genevard d'abord parce qu'il y a un manque de femmes enfin un manque de femmes la parité ça va être quelque chose de difficile à atteindre mais on risque de se retrouver avec un gouvernement LR LR et puis avec un peu de centriste ce qui est le gavre comme le disait Cécile c'est encore plus fragile parce que le RN laisse Marine Le Pen laisse entendre que de toute façon il n'y a aucune enfin même si François Bayrou faisait plutôt partie des gens qu'elle estimait pour des raisons diverses à savoir le fait qu'il ait proposé de signer pour elle quand elle n'avait pas ses signatures qu'il ait proposé la banque de la démocratie quand elle n'avait pas de financement qu'il ait vécu et qu'il ait pris sa défense au moment du réquisitoire elle a quand même continué à dire qu'elle ne laissait aucun blancin à personne donc s'il y a les socialistes le RN c'est bien pire encore que parce qu'il ne faut pas oublier que les LR sont quand même moins nombreux les socialistes sont 66 et les LR sont 44 Cécile Cornudet il a dramatisé quand même les enjeux hier François Bayrou en disant si l'on ne réussit pas dans cet essai c'est la dernière station avant la falaise les français qui entendent ça Jean-Luc Mélenchon là il vient de dire François Bayrou ne passera pas l'hiver donc c'est la falaise pour le mois de janvier il pousse dans la falaise il sait qu'effectivement ça ça parle aux acteurs ce que disait Mathilde tout à l'heure tous les partis de gouvernement LR et partis socialistes n'ont pas envie d'une présidentielle anticipée qu'est-ce qui se passe si François Bayrou tombe c'est un nouvel échec d'Emmanuel Macron et la cible Emmanuel Macron devient encore omniprésente et vous avez des pressions ils appellent à la démission qui vont revenir voilà donc il sait que ni le que les socialistes n'ont pas envie de cette présidentielle anticipée mais ce que disent les socialistes ils disent c'est vrai mais ils comptent trop dessus nous il nous faut quand même quelque chose dans la corbeille de la mariée pour qu'on puisse vendre à la France insoumise à l'électorat de gauche que maintenant on est plutôt constructif d'où la question des retraites mais pour donc il y a eu effectivement cette ouverture faite hier par François Bayrou mais les socialistes pour l'instant disent c'est du flanc si c'est pour dire dans neuf mois présentez-moi autre chose que les 64 ans mais qui rapporte autant d'argent tout le monde sait qu'il n'y a pas de solution alternative il n'a pas dit on va faire 63 ou 62 ans il a dit moi j'étais pour la réforme à point donc en fait ça ne veut rien dire donc ils n'ont rien compris les socialistes de cette ouverture de François Bayrou et ils se sont dit comme dit Martine Aubry toujours quand c'est flou c'est qu'il y a un loup donc ils n'y croient pas donc pour l'instant ce n'est pas assez alors est-ce que ça peut être un peu plus loin mais moi je pense que François Bayrou est un peu coincé parce qu'avec tous les épisodes de tensions qu'il y a eu depuis une semaine avec Emmanuel Macron Emmanuel Macron d'une certaine façon a repris l'ascendant sur son premier ministre qui s'était imposé à lui depuis une semaine et Emmanuel Macron n'a aucune envie qu'on détricote sa réforme des retraites donc il ne peut pas aller plus loin en réalité donc il y a une impasse Louis Osalter dans ces conditions le gouvernement avant Noël vous avez une date ?

Noël c'est le 25 décembre j'ai une date pour vous c'est mercredi ne me remerciez pas donc en fait le créneau c'est où ? dimanche, lundi, mardi ?

en général il faut que le président soit sur le territoire national donc il revient dimanche matin d'un déplacement à Djibouti puis en Ethiopie donc ça ouvre une fenêtre de dimanche jusqu'à Noël le 25 décembre mercredi, gîle, mâle que ce soit le 24 au soir quand on est en train de déballer ou lundi, jour de d'oeil à national lundi, jour de d'oeil national en réalité il y a très peu de créneaux de temps possible lundi on est le 23 donc mardi 24 et sans doute qu'il y aura des discussions dans la journée de dimanche pour finaliser parce que c'est pas encore très avancé cette histoire pour avoir posé la question une fois de plus à François Bayreau à la fin après par intérêt personnel si j'ose dire oui pour savoir si vous pouvez prendre un jour de vacances voilà à quelle heure je mets la dinde il a dit qu'il faisait le maximum pour dimanche mais avec en disant j'espère il faut préserver le Noël pour des français mais il ne maîtrise pas tout comme le disait Cécile c'est-à-dire qu'à un moment donné c'est le président qui l'a ou oui et puis dimanche matin Emmanuel Macron s'il était aussi bonne humeur qu'il était à Mayotte ça risque d'être un peu compliqué dans la journée quand Cécile Candudet disait avec François Bayreau c'est flou quand c'est flou il y a un loup est-ce que ce n'est pas le style Bayreau d'ailleurs est-ce qu'il n'est pas compliqué à interviewer parce que quand on lui pose une question il fait des digressions en plus et on a du mal à avoir une réponse oui mais il croit à des choses quand même comment dire il y a deux choses il est dans une période pendant laquelle il n'a pas intérêt à être trop précis parce que chaque fois s'il est trop précis s'il dit il y aura une loi immigration il perd la gauche enfin là il ne l'a pas encore gagné s'il dit il n'y aura pas de loi immigration la droite peut dire mais s'il y en a une même si on contourne on ne fasse pas une grosse loi immigration au printemps mais en prenant une loi sénatoriale bon voilà il est obligé d'être comment dire de zigzaguer donc plus il est précis plus il perd de gens moins il est précis plus on dit on ne comprend rien de ce qu'il veut faire et donc de ce point de vue c'est un as c'est un as c'est un centriste non mais la fin c'est-à-dire la fin qu'on connaîtra dans deux jours la réponse des socialistes ce soir ou demain nous donnera finalement un éclairage si les socialistes acceptent de ne pas censurer pendant six mois on dirait c'est bien débrouillé si ça marche pas on dira mon dieu c'est encore pire que Barnier donc pour l'instant on ne peut pas savoir mais il faut quand même dire qu'un certain nombre de sujets c'est quand même quelqu'un il s'est affronté au RPR à l'UMP à Sarkozy tout le monde n'a pas eu le courage de le faire non pas que ce soit une preuve de chevalerie d'être capable d'aller contre Nicolas Sarkozy mais il a des convictions au moment des retraites il a dit un certain nombre de choses au moment de l'abrogation de l'impôt sur la fortune il a considéré non pas que c'était pas bien mais qu'il aurait on aurait dû ne pas plus ou moins l'enlever le maintenir pour des gens qui n'investissaient pas c'est quand même quelqu'un qui n'est pas une espèce de béni oui oui macroniste en disant à chaque fois que tout est bien donc c'est pas un centriste au sens du droit de plus gauche divisé par deux il a un certain nombre de convictions il a beaucoup de convictions mais là il n'a pas trop intérêt à les mettre sur la table voilà et mais Emmanuel Macron non plus parce que s'il tombe la question de la démission d'Emmanuel Macron se posera c'est direct ils sont dans le même bateau ils sont liés ils sont totalement liés alors dans l'actualité politique il y a aussi ce dénouement judiciaire pour Nicolas Sarkozy hier l'ancien président a été définitivement condamné à un an de prison de ferme dans la ferme Paul Bismuth l'ancien président a évoqué une injustice après la décision de la cour de cassation sujet de Romain Besnénou et Erwann Illion

33:28
Invité

c'est une première pour un ancien chef de l'état cette semaine la cour de cassation a confirmé la peine prononcée contre Nicolas Sarkozy trois ans de prison dont un ferme aménagé sous bracelet électronique à la sortie du tribunal son avocat encaisse le coup c'est évidemment une défaite pour Nicolas Sarkozy mais c'est aussi une défaite pour les libertés fondamentales pour les droits de la défense pour le droit au secret professionnel qui est absolument fondamental après dix années de feuilleton judiciaire Nicolas Sarkozy est définitivement déclaré coupable de corruption et de trafic d'influence dans l'affaire dite

34:09
Présentateur

des écoutes

34:10
Invité

l'ancien président

34:11
Présentateur

qui dans un long message continue de nier

34:14
Invité

toute responsabilité je veux redire je veux redire ma parfaite innocence et demeure convaincue de mon bon droit ma détermination est totale sur ce dossier comme sur les autres la vérité finira par triompher les faits remontent à 2014 des enquêteurs découvrent alors ce que la justice qualifiera plus tard de pacte de corruption entre l'ancien président son avocat et le magistrat Gilbert Azibert ce dernier devait influer en faveur de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt en échange d'un poste à Monaco après 18 heures de garde à vue Nicolas Sarkozy en colère dénonce un acharnement ces chefs d'accusation sont grotesques dans notre pays qui est le pays des droits de l'homme et de l'état de droit il y a des choses qui sont en train d'être organisées les français doivent les connaître et en leur conscience et en toute liberté doivent juger de ce qu'il en est dans les semaines qui viennent Nicolas Sarkozy se verra donc probablement poser un bracelet électronique autour de la cheville la justice lui imposera des horaires d'autorisation pour sortir de son domicile de 7 à 18 heures par exemple interdiction de changer de travail de résidence ou de se rendre à l'étranger sans accord préalable des autorités du jamais vu pour un ancien président ce qui fait réagir la classe politique ça m'a fait peine ça m'a fait peine pour lui ça m'a fait peine pour les siens et je sais ce que c'est que de se trouver devant l'appareil de la justice et ce sentiment là je ne l'efface pas dans son propre camp Nicolas Sarkozy ne semble plus faire l'unanimité ils n'ont été qu'une poignée

36:03
Présentateur

à afficher publiquement et timidement leur soutien au dernier parrain de la droite je respecte la justice

36:10
Invité

je pense qu'elle doit travailler en toute indépendance mais dans cette affaire j'avoue ne pas comprendre du tout un tel verdict je ne vous cache pas que je lui ai fait un mot personnel un mot de confiance et d'amitié parce que je n'oublie pas ce qu'il a apporté au pays

36:26
Présentateur

à gauche

36:27
Invité

on salue au contraire une justice indépendante nous sommes toutes et tous

36:32
Présentateur

des citoyens des justiciables et on ne peut pas se plaindre d'une justice trop laxiste pour les uns et qui serait trop dure pour les autres

36:39
Invité

les ennuis sont loin d'être terminés pour Nicolas Sarkozy qui sera jugé pour deux autres affaires en 2025 dès le 6 janvier avec le procès des soupçons de financement libyen pour sa campagne de 2007 puis de nouveau à la cour de cassation dans le cadre cette fois de l'affaire du Malie

36:56
Présentateur

Alors Cécile Cornudet la vie sous bracelet électronique restée à son domicile droite sortie dans les horaires définis hors de ses règles demande au cas par cas au juge c'est Patrick Balkany qui racontait qu'il pouvait à peine aller chercher son courrier parce que son bracelet on va voir d'ailleurs à quoi ça ressemble son bracelet bipé en traversant dans son jardin à un moment il a dû aller en prison parce qu'il y avait trop d'enfreintes à ce qu'il avait le droit de faire je crois qu'il avait le droit d'aller à 200 mètres de son domicile c'était en Normandie et comme son portail était loin pour prendre le courrier ça bipait à chaque fois qu'il allait chercher le courrier donc on voit que c'est très très strict après pour Nicolas Sarkozy ça va se discuter avec le juge d'application des peines qui va lui faire voilà un programme lui un peu sur mesure pas parce que c'est Nicolas Sarkozy mais que ça se passe toujours comme ça il va prendre en compte son activité professionnelle combien de fois par semaine vous avez besoin d'aller au bureau si vous faites des conférences à l'étranger comment ça se passe etc il ne pourra pas aller à l'étranger faire un voyage mais peut-être pour son activité professionnelle il obtiendra le droit de le faire Mathilde Siro question d'Alain dans le Val-de-Marne un ancien président condamné à de la prison ferme a-t-on déjà vu cela en France ?

alors il ne fera pas de prison ferme mais c'est quand même très humiliant on imagine que les photographes vont essayer de prendre en bas de ses chaussettes pour voir un ancien président avec ce bracelet électronique

38:22
Invité

bah oui c'est du jamais vu donc il faut imaginer ce que ça représente pour Nicolas Sarkozy pour son image sa vie aujourd'hui à Nicolas Sarkozy c'est quoi ? c'est celle d'un d'un ancien président qui veut toujours quand même compter sur la vie politique du pays qui reçoit toute la journée à son bureau tout ce que la France compte d'acteurs politiques de premier plan

38:45
Présentateur

plutôt à droite et côté macroniste qui comme le disait Cécile voyage aussi pour assurer des conférences à l'étranger donc c'est vraiment c'est un coup énorme et sachant que comme vous l'avez rappelé dans votre sujet c'est que le début puisque les sujets judiciaires voilà il y a d'autres rendez-vous qui sont prévus dans d'autres affaires donc voilà c'est du jamais vu avec la question sous-jacente enfin le débat sous-jacent qui est cette remise en cause

39:18
Invité

de la justice qui est assez malsaine et qui risque en plus peut-être de se prolonger parce qu'on sait qu'il y a d'autres échéances judiciaires pour d'autres personnalités de premier plan on pense à Marine Le Pen Nicolas Sarkozy aussi ça aubert complètement pour le moment son retour sur la scène politique s'il l'avait envisagé

39:36
Présentateur

puisqu'il a une peine d'inéligibilité et c'est ce qui aussi menace Marine Le Pen dans son procès à elle sur les assistants parlementaires et donc là on voit qu'il y a potentiellement une remise en cause de la justice la question d'une justice politique qui est extrêmement délétère alors c'est vrai que Louis Osalter on a une justice qui maintenant qui condamne et qui condamne avec fermeté puisque Marine Le Pen il y a cette exécution provisoire dont on a dit que c'était un petit peu le raffinement Nicolas Sarkozy je ne veux pas me faire son avocat mais il dit justement il dit on a écouté les discussions avec mon avocat ce qui est contraire à tout ce qui se fait dans toutes les démocraties et donc ces décisions de justice sont effectivement contestées par les politiques qui disent on a une justice politique oui en fait d'autant que le cheminement judiciaire qui a conduit à la condamnation de Nicolas Sarkozy celle-là ne serait plus possible aujourd'hui par exemple parce que les enquêtes préliminaires leur durée a été réduite depuis que celle-ci avait été ouverte contre Nicolas Sarkozy parce qu'il a été restreint le fait de pouvoir saisir les factures téléphoniques détaillées d'un avocat donc en réalité depuis parce que là c'est son effet qui remonte à 2014 je crois mais depuis on a estimé on a estimé qu'il y avait peut-être un problème que ça allait trop loin et par ailleurs je précise que la Cour de cassation n'a pas tenu compte d'une jurisprudence de 2016 de la Cour européenne des droits de l'homme qui concerne justement les droits de l'avocat et la confidentialité de l'avocat dans ces conversations avec son client d'où le recours de Nicolas Sarkozy devant le juge européen pour essayer de faire condamner la France pour non-respect de la confidentialité et donc des droits Donc un ancien président fait condamner le pays qui l'a présidé Exactement on pourrait en arriver là donc il y a quand même un cheminement assez tortueux dans ce qui mène à la condamnation de Nicolas Sarkozy alors après bon un c'est pas la seule affaire judiciaire qui le concerne en janvier il y a le procès du supposé financement libyen qui s'ouvre et plus tard en 2025 il y a un résultat aussi de la Cour de cassation le résultat d'un pourvoi sur l'affaire Big Malion donc le financement de sa campagne de 2012 donc il a à nouveau un calendrier toujours chargé je pense aussi au-delà des accusations de politisation de la justice il faut aussi quand même bien voir que les juges ne s'en prennent aux politiques en général maintenant ça tire tous azimuts et je crois que cette condamnation elle confirme de manière définitive et implacable un changement de paradigme total dans les relations entre juges et politiques les juges n'hésitent plus à avoir recours à la plus grande sévérité que leur permet la loi pour condamner les politiques c'est le sens du réquisitoire qui a été demandé contre Marine Le Pen c'est le sens des affaires des poursuites contre Nicolas Sarkozy et en fait l'appareil ce ne sont pas les politiques qui sont plus véreux c'est la justice qui ne laisse moins de choses passer exactement et c'est un processus de très long cours et on vient de très long là-dessus sous la troisième république les juges avaient été mis au pas ils avaient interdiction de se syndiquer interdiction de faire de la politique et ils ne pouvaient pas aller toucher à des agents publics c'était très clair dans les relations entre juges et politiques il y a eu un mouvement de très long terme qui maintenant on verra jusqu'où va le balancier parce que tout ça a quand même des conséquences assez dommageables sur l'image de la classe politique et sur le calendrier électoral parce que je vous rappelle que si Marine Le Pen est condamnée avec exécution provisoire c'est-à-dire immédiate de sa peine d'inégibilité elle ne peut pas se présenter à l'élection présidentielle accessoirement Nicolas Sarkozy ne pourra pas voter à cette élection présidentielle il est privé de ses droits civiques pendant trois ans Nathalie Saint-Cric d'ailleurs devant la Cour européenne des droits de l'homme il y a des chances qu'il fasse annuler cette décision de justice c'est comme l'a dit Louis la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme considère qu'on n'avait pas écouté les discussions entre Nicolas Sarkozy et son avocat là je ne vois pas grand monde qui considérait que c'est totalement normal de faire ce genre de choses donc effectivement quand alors le problème de Nicolas Sarkozy c'est qu'il a tellement dit qu'il était victime tellement dit que la justice était politique tellement jouait la victimisation alors qu'il a probablement eu beaucoup beaucoup d'affaires c'est que maintenant il est assez inotible mais que la justice ait été politique en cette occurrence c'est probable c'est probable il fait les frais elle lui fait payer les petits points mais comme le disait une succession de choses et comme le dit Louis la différence c'est qu'on a parlé de juges de gauche à la grande époque du juge de charrette où on disait les juges rouges et tout mais maintenant c'est une spéciale enfin on a l'impression qu'il y a eu une sévérité particulière vis-à-vis des politiques c'est-à-dire qu'il ne leur passe rien je ne dis pas qu'il faudrait leur passer des choses mais il n'y a aucune c'est des citoyens comme les autres alors sauf si on considère qu'on rentre dans la morale et qu'ils doivent être plus exemplaires bien sûr oui d'accord mais le droit c'est le droit enfin vous voyez ce que je veux dire c'est pas une notion morale parce qu'on en aura chacune une différente donc il y a les choses qu'on fait et il y a les choses qui sont condamnables après il y a une autre chose qui est spécifique au droit français c'est que l'intention vaut l'action c'est-à-dire qu'en l'occurrence M.

Asibert n'a été nommé nulle part en l'occurrence rien ne s'est passé mais il est accusé parce qu'on le soupçonne d'avoir eu l'intention l'intention d'offrir un vote en échange en échange d'infos ça c'est une info mais il faut quand même faire attention à l'idée que alors dans le temps c'était que vous soyez puissant ou misérable vous serez jugé différemment et c'était en l'avantage des puissants il ne faut pas qu'on en arrive à un truc à quelque chose qui soit totalement le contraire non plus avec des humiliations comme le bracelet même si le fait qu'il ait 70 ans en janvier enfin janvier fait qu'il peut faire une demande auprès du JAP juge d'application des peines de manière à avoir à pouvoir être exonéré de son bracelet voilà bon alors dans cette période d'instabilité politique beaucoup d'élus sont encore victimes de violences ou d'agressions un climat d'hostilité qu'on retrouve également au sein même de l'Assemblée nationale le mois dernier on s'en souvient deux députés ont failli en venir aux mains en plein hémicycle sujet de Mathieu Lignot Stéphane Lopez et Juliette Vallon

45:34
Invité

et puis écoute c'est une vraie chate d'entreprise pas toujours facile de faire de la politique en toute sérénité

45:42
Présentateur

bonjour enchantée si il y a des petits cadeaux on voit des choses sympas aussi

45:47
Invité

Violette Spilbou députée ensemble de Lille n'est jamais seule sur le terrain toujours accompagnée par un collaborateur au moins question de sécurité elle est victime de harcèlement en ligne de mails d'insultes et parfois de menaces physiques

46:02
Présentateur

je me souviens d'un épisode où dans un petit supermarché de quartier près de la place Sébastopol à Lille j'étais avec ma fille et dans le supermarché j'ai commencé à sentir plusieurs jeunes avec des capuches qui arrivaient et qui parlaient de moi de manière agressive et qui avaient l'intention de faire une action on va dire d'intimidation j'espère que c'était pas pire

46:19
Invité

et donc là j'ai dû me mettre à l'abri avec le responsable du magasin la députée a sorti un rapport parlementaire et une loi pour mieux protéger les élus contre les violences l'électrochoc ce sont des dégradations sur sa propre maison c'était pendant la réforme des retraites

46:35
Présentateur

voilà voilà c'est ça c'est ça qui s'est passé vous voyez aux aurores et ça ça marque ça marque une élu et ça marque une famille on voit le mur qui empêche en fait d'entrer et sortir de mon domicile

46:51
Invité

selon elle cette violence ne s'est pas calmée elle se serait même intensifiée avec la dissolution

46:57
Présentateur

l'instabilité politique dans notre pays la peur de l'avenir

47:01
Invité

fait que de plus en plus de jeunes de moins jeunes se sentent autorisés finalement à transgresser toute règle et à considérer que l'élu n'a plus de valeur inquiétude générale cette semaine la propriété de Jean-Luc Mélenchon est attaquée intrusion état graciste le leader de la France insoumise accuse directement l'extrême droite tout ça fait que je sais que ça finira mal j'imagine pas qu'il puisse y avoir un dirigeant du rassemblement national qui veuille qu'on finisse notre affaire à coup de poing les uns avec les autres dans le domicile des uns et des autres mais il y a une manière de chauffer les gens pour les amener jusqu'au point où il n'y a plus de limite à la violence les esprits sont aussi chauffés à blanc à l'assemblée nationale régulièrement des députés s'insultent et parfois ils oublient qu'ils sont filmés ce jour-là le député LFI Thomas Porte persénaire face au RN le député est sanctionné privé d'un quart de son indemnité pendant un mois même punition pour le centriste Nicolas Turquois le 28 novembre dernier l'élu voulait s'en prendre physiquement à son collègue insoumis Antoine Léaumant en plein milieu de l'hémicycle malgré tout Antoine Léaumant considère qu'il n'y a pas plus de violence entre politiques qu'auparavant

48:29
Présentateur

C'est pas devenu un lieu de tension et même de violence il y a eu des moments qui étaient beaucoup plus violents où les gens se battaient littéralement il y avait des provocations en duel à certaines périodes pour régler les conflits personnels qui pouvaient y avoir donc le niveau de conflictualité à l'intérieur de l'Assemblée nationale il y a plutôt eu tendance à baisser néanmoins c'est vrai qu'il existe parfois des oppositions politiques qui peuvent conduire à des oppositions personnelles parce que certains vont faire la provocation de trop vont dire le propos qui va dépasser parfois la pensée aussi des fois ça arrive de s'agacer puis de dire ah bon bah désolé je suis allé un petit peu trop loin

49:07
Invité

en 2023 24 sanctions ont été prononcées par le bureau de l'Assemblée nationale pour non-respect du règlement un record

49:16
Présentateur

Louis Oselter on a entendu l'Assemblée des ferme ta gueule des on va s'occuper de toi c'est Michel Barnier qui dit avoir été très surpris par l'agressivité des députés dans cette Assemblée qu'ils ne connaissaient pas ça ressemble à quoi quand on va à l'Assemblée quand on est un simple touriste ça c'est intéressant parce que la disposition des lieux à l'Assemblée d'une certaine façon peut favoriser les échanges le fait que ce soit un chaudron parce que comme vous voyez vous avez des sièges disposés de manière verticale vous avez le gouvernement qui est assis au milieu de l'arène quelque part avec des gens qui crient tout autour alors c'est beaucoup plus vocal sur la gauche de l'hémicycle vous avez cette espèce de brouhaha permanent quand on est dans les tribunes de presse on entend tout le monde papoter sans arrêt la moitié des gens n'écoutent pas l'orateur qui doit souvent élever la voix et bien parler dans le micro pour se faire entendre et puis vous avez les séances de nuit c'est à dire que vous avez des séances qui commencent à l'Assemblée à 21h qui se terminent à 1h ou 2h du matin tout le monde est fatigué les esprits peuvent s'échauffer assez vite et vous avez ça c'est un peu un tabou mais vous avez la buvette qui est pas très loin et en fait la réalité de certaines des échaufferées dans l'Assemblée il y a une raison d'alcoolémie derrière ça c'est clair et net député j'ai trouvé cet article je ne veux pas donner une image dégradée du Parlement député Yves rupture de stock à la buvette quand l'alcool coule à flot il y a déjà eu des récits là-dessus donc je ne résume évidemment pas la vie du Parlement à cela mais ça existe et il semble que la disposition même des lieux le fait que les sièges soient très étroits vous voyez des simples petits détails peuvent conduire au fait que les esprits s'échauffent plus vite il y a des parlements dans d'autres pays où par exemple l'inclinaison des sièges est moins forte donc on a moins l'impression d'une arène et d'un chaudron et par conséquent voilà cette disposition des lieux les horaires tardifs et parfois les consommations peuvent conduire à ce que la violence éclate ça ne date pas de notre époque ça ne date pas de la 5ème république vous pouvez relire des comptes rendus de séances sous la 3ème république notamment où peut-être le langage était un petit peu plus littéraire mais des mots fleuris pouvaient survenir assez souvent Nathalie Saint-Cricq elle est vraiment comment dire cette violence elle est agressive ou bien il y a un côté cirque il y a un côté classe d'enfants dissipée qui met le bazar face à la maîtresse il y a deux choses il peut y avoir effectivement un côté classe d'enfants quand ça reste bon enfant si j'ose dire c'est à dire quand on peut dire à quelqu'un arrête ou arrête tes conneries c'est pas très grave quand on commence à faire à Olivier Dussopt pendant les retraites quand on lui fait ça moi je trouve pas ça très drôle et alors pour aller dans le sens de lui à tel point qu'il y a eu il a été mis sur le tapis la possibilité d'interrompre la consommation d'alcool à la buvette en fin d'après-midi c'est en gros des radis 17h on arrête ça a été rejeté je rappelle que les tarifs à la buvette sont inférieurs aux tarifs qu'il y a dans des bars c'est à dire qu'en gros l'alcool est plus facile c'est pas la même que celle des journalistes non mais non on va pas y aller non mais ça peut être aussi une raison d'avoir l'alcool facile je sais pas combien coûte un verre de bouche mais je pense qu'il est allégé à l'assemblée et je rajoute que dans le temps il n'y avait pas de climatisation donc là quand il faisait chaud il n'y a pas de lumière aussi mais pour faire une différence sur la violence la troisième c'était violent le discours d'investiture de Léon Blum avec Xavier Valla qui se met à hurler la guerre d'Indochine le mouvement Poujade en 56 c'est tout ça très violent mais je crois sans toujours être dans le syndrome du c'était mieux avant que les affrontements étaient un peu plus idéologiques et moins intituts personnels c'est à dire que d'abord tout le monde parlait un peu mieux c'est à dire quand vous avez un Clémenceau un Jaurès qui parle grec latin qui s'envoie des horreurs parfois dans une langue ancienne ça apaise quand même un petit peu les choses je ne pense pas que c'était de ce niveau là et je crois enfin je crois de ce que j'ai lu que notamment il y a eu des moments où ils se sont crachés dessus physiquement crachés mais je pense que c'est au moment de la décolonisation sur des sujets un petit peu le Simone Veil et Jean Foyer quand ils l'ont traité de tous les noms au moment de la loi avortement était d'une violence extrême mais pas forcément d'un très bon goût non plus quand ils ont fait une comparaison avec Hitler et avec l'eugénisme mais je ne pense pas que vu cette époque là on l'ait traité de termes odieux comme l'autre jour quand Michel Barnier faisait l'éloge funèbre d'un député mort M.

Coineau on lui a dit on s'en fout on lui a dit on s'en fout comme ça Mathilde Giraud oui non

53:47
Invité

la violence c'est vrai n'est pas nouvelle je vous rejoins tout à fait là dessus mais par exemple un Michel Barnier qui n'avait pas connu le parlement ce parlement là raconte qu'il est très frappé du fait que même les règles de base je dirais de civisme ou de rapport à l'autre de cordialité et de respect n'existe plus c'est à dire que par exemple quand il se présentait

54:10
Présentateur

en réunion de groupe avec les députés que ce soit les députés du groupe macroniste ou surtout

54:17
Invité

du groupe macroniste il était frappé de voir que en fait plus personne ne se levait pour accueillir le premier ministre si vous voulez c'est tout ça qui est remis en question et je pense que ce qu'on ne dit pas aussi c'est que ce qui a changé par rapport à d'autres époques notamment de la 5ème république c'est que peut-être ce bloc révolutionnaire insoumis est quand même plus important et que régulièrement les incidents notamment vous parliez de la réforme des retraites avec les violences extrêmes contre Olivier Dussopt

54:41
Présentateur

avec du champion dans ce groupe des champions de violences oratoires qui sont connus ça vient quand même souvent de ces bancs-là y compris pour l'hommage du député maire très récemment et des insultes qui fusent très très couramment mais quelle image ça renvoie de nos politiques et c'est vrai que lors du discours de politique générale de Michel Barnier on se disait mais taisez-vous laissez-le parler c'était contre-productif il va subir la même chose François Bayrou avec son élocution en plus saccadée lors de ce discours de politique générale en fait je trouve qu'il y a un avant et un après 2022 et l'assemblée comme ça constituant trois blocs avec une stratégie délibérée effectivement de la France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui dit si on n'avait pas des discours assez durs on n'attaquerait pas ma maison en réalité lui-même a beaucoup alimenté un esprit comme ça plus que querelleur vraiment violent dans le monde politique et depuis tous les discours de politique générale ont été extrêmement chahutés après depuis septembre manifestement la France insoumise a décidé un tout petit peu de calmer le jeu et en réalité le discours de Michel Barnier a été un petit peu moins agité que celui d'Elisabeth Borne par exemple parce qu'ils se sont rendus compte que la stratégie plus respectable de Marine Le Pen était plus gagnante donc je pense qu'il sera chahuté mais peut-être moins qu'à certains moments D'ailleurs mardi dernier François Bayrou quand il s'est exprimé à l'Assemblée nationale pour la première fois c'était assez calme Alors là il y a eu des débats dans les groupes est-ce qu'on est gentil pas gentil surtout qu'il y avait eu toute la polémique de Mayotte je sais qu'au groupe socialiste notamment le matin ils se sont dit qu'est-ce qu'on fait est-ce qu'on l'attaque violemment ou est-ce qu'on est gentil et l'idée a été d'être plutôt gentil parce qu'ils étaient encore dans l'espoir de pouvoir obtenir un geste important sur les retraites pour pouvoir aller dans ce fameux accord de nos censures Allez tout de suite on revient à vos questions Alors Patrick dans les Hauts-de-Seine le président devait se douter qu'il allait être mal reçu le roi d'Espagne a eu le même accueil à Valence Le roi d'Espagne a mis du temps à y aller et les secours alors là c'est pas la même organisation territoriale d'abord c'était en Espagne c'est-à-dire qu'il n'y a pas dix heures d'avion avec des difficultés alentour parce que là il y a la réunion mais en plus il y a eu à la fois des défaillances de la province au moment de Valence et puis il y a eu aussi ils ont considéré qu'il était un peu tard pour je ne sais pas combien de temps a mis le roi pour s'y déplacer plusieurs jours trois ou quatre jours et là on peut dire qu'en gros Emmanuel Macron n'est pas et c'était juste à côté alors que là oui il s'y attendait comme l'a expliqué Mathilde mais de toute façon quand on y va c'est logique on a une fonction symbolique mais pas que et on ne peut pas se faire prendre des mais il aime bien descendre dans l'arène il aime ça parce qu'il a une conception un peu portée de baffe un peu physique des choses mais c'est vrai aussi que franchement les faits si on l'avait vu se faire injurier et puis rester en disant oui ça aurait été aussi catastrophique quand même j'ai écouté hier soir l'interview de François Bayrou ses réponses m'ont paru confuses et imprécises est-ce également votre ressenti ?

oui donc les questions sont très précises le message d'Olivier Fort un SMS d'Olivier Fort il allait à la télévision pour enfin être précis et effectivement on a le sentiment que ce n'est pas le cas et encore une fois tous les rendez-vous mais c'est parce qu'il n'a rien de précis à dire ?

c'est la grande question jusqu'où il était préparé techniquement c'est quelqu'un qui s'est préparé intellectuellement à occuper la fonction mais ce n'est pas du tout un homme de dossier il n'a jamais fait ça il déteste la technique ce n'est pas son intérêt d'être très précis oui mais c'est vrai que là les acteurs qui allaient le voir toute cette semaine demandaient quelques points précis et bon ce n'est pas là où vous aviez raison tout à l'heure c'est que lui il était plus dans l'idée un jour d'être au-dessus de la mêlée président de la République les grandes orientations les mains dans le cambouis c'est moins son style il n'est jamais précis en réalité c'est pas très rassurant non mais sur les aspects techniques il aime la politique il sait parler aux gens il sait écouter voilà c'est pas mais ce que disent les journalistes d'ailleurs il peut rester des heures et il a pris alors c'est très intéressant il a pris un directeur de cabinet qui a un profil un peu comme le sien alors qu'en général c'est un énarque qui vient de Bercy et qui vous fait le budget par coeur etc donc je pense que ça ne rajoute pas c'est pas un homme de l'opérationnel lui-même le dit d'ailleurs lui ce qu'il aime c'est le principiel c'est-à-dire le fixer les lignes être dans la philosophie quelque part la philosophie politique de l'action et c'est pour ça d'ailleurs qu'il a toujours brigué l'Elysée et pas Matignon alors là il s'est battu pour Matignon donc il a l'ADN de l'Elysée et pas celui de Matignon il a toujours vécu sa vie politique comme ça comme étant un homme de campagne présidentielle il en a fait trois et comme un homme de principiel qui édite les principes et qui laisse l'intendance comme disait général De Gaulle aux technocrates aux directeurs de cabinet effectivement sauf que Matignon dans la 5ème République c'est la maison de l'opérationnel vous avez des arbitrages qui tombent toutes les heures vous êtes le patron de l'administration l'administration n'est pas à l'Elysée elle est patronnée par Matignon qui gère les ministères qui gère l'ensemble de l'administration c'est pas le lieu du principiel Matignon sauf peut-être en cohabitation mais officiellement on n'y est pas En quoi la méthode Bayrou diffère-t-elle de la méthode Barnier ?

Alors on avait dit qu'avec François Bayrou on s'attacherait à définir le quoi avant de définir le qui

1:00:14
Invité

On va le voir avec la composition du gouvernement je dirais c'est-à-dire on avait vu que Michel Barnier avait fait le choix d'un gouvernement alors assez pléthorique 41 membres issus de la droite et du centre macroniste avec une personnalité

1:00:31
Présentateur

Didier Amigo venue de la gauche mais surtout beaucoup de personnalités pas forcément connues plutôt voilà il avait choisi de laisser ceux qui briguent l'Elysée

1:00:42
Invité

par exemple plutôt ceux qui ont des ambitions personnelles en dehors c'est un petit peu le pari inverse que veut faire François Bayrou c'est-à-dire plutôt de faire rentrer dans son gouvernement alors moins de gens et des profils expérimentés qui savent de quoi il parle qui viennent dans des ministères

1:00:56
Présentateur

où voilà ils connaissent un peu les sujets et qui ont une assise politique c'est pour ça qu'on parle c'est qu'un minimum qu'ils connaissent un peu les sujets souvent les hommes politiques passent de ministère en ministère on a vu des ministres qui étaient nommés dans des portefeuilles où ils n'y connaissaient absolument rien et c'est pour ça qu'on cite des personnalités comme Xavier Bertrand dont on a parlé mais idéalement il aimerait avoir Gabriel Attal il aimerait bien par exemple l'avoir dans son gouvernement idéalement idéalement ça pourrait être totalement la logique de sa méthode mais après est-ce qu'il voudra c'est une autre question mais par exemple Gérald Darmanin on entend aussi Elisabeth Borne Laurent Wauquiez donc tout ça c'est cette logique de poids lourd alors ça ne change pas grand chose à la donne parlementaire mais ça peut en tout cas dans l'opinion donner l'impression peut-être d'une équipe plus solide et plus robuste pour gouverner Michel Barnier s'est senti extrêmement fragilisé par les têtes parlementaires de son socle commun par Gabriel Attal par Laurent Wauquiez il a eu le sentiment qu'ils étaient à l'extérieur de son gouvernement c'était son choix mais qu'il sabotait en permanence son autorité et donc là il essaye de faire l'inverse Certains ont-ils à gauche fait part de leur souhait d'intégrer le gouvernement Bayrou Cégolène Royal ce matin Ah oui toujours disponible même elle voulait Matignon mais ça ne se bouscule pas au portillon sinon alors Didier Migaud qui à la justice a l'air assez partant pour rester comme tous ses collègues en réalité mais c'était la seule prise de guerre considérée comme de gauche même si les socialistes ne considèrent pas que c'est l'un d'ailleurs de ce gouvernement François Bayrou connaît bien François Rebsamen depuis longtemps qui est le maire de Dijon ancien ministre du Travail Exactement où les discussions sont assez avancées pour un poste gouvernemental mais la vraie question c'est qu'est-ce que ça amène combien de députés amèneront des profits comme cela en réalité c'est zéro pour l'instant Hier il a dit c'était une réponse à votre question qu'il souhaitait des personnes venant de la gauche Oui mais il a dit venant tout en admettant que ça serait plus des individus et des personnalités qu'un accord de gouvernement avec des partis et en plus il y a un danger enfin il y a un danger pour toute personne de gauche c'est un que ça ne dure pas longtemps qu'il se discrédite en ayant accepté qu'il considère comme une espèce de traître social traître social traître et qu'après s'il est encore vivant c'est-à-dire apte à exercer de la politique soit au municipal soit aux législatives ce soit la vengeance en disant regardez il a pensé c'est son ambition personnelle qu'il a emporté sur le parti et sur ses idéaux et qu'il se fasse tuer on ne peut pas dire flinguer qu'il ne serait pas beau Pierre dans la Somme n'était-il pas prévisible que l'annonce du maintien de Bruno Retailleau au gouvernement serait considérée par la gauche comme une provocation les socialistes l'ont accepté dès le départ en réalité ils n'en ont pas fait ils ont dit bon Retailleau mais pas de loi immigration c'est là-dessus que c'est fait et c'est ce vers quoi on s'oriente oui mais Bruno Retailleau dit il n'y aura pas de grande loi mais je veux des mesures législatives donc c'est un peu joué sur les rouges et ça les socialistes ne sont pas contents c'était en train de s'arrêter en disant je ne suis pas fétichiste d'une loi Olivier Faure avait dit Retailleau ce n'est pas le problème personnel donc on avait l'impression que c'était en bonne voie je retiens votre pari Louis Osalter un gouvernement pour mardi 24 donc Nathalie Saint-Cric pas de vacances d'ici Noël merci merci d'avoir participé à cette émission vous restez sur France 5 à suivre c'est à vous Anne-Elisabeth Lemoyne bonsoir Anne-Elisabeth

1:04:31
Invité

bonsoir Axel retour ce soir dans cet avou sur le procès historique des viols de Mazan où les 51 accusés ont tous été reconnus coupables des viols subis par Gisèle Pellicot pendant 10 ans un procès qui a eu un écho mondial et politique avec l'obligation collective de s'interroger sur la notion de consentement ce soir dans cet avou trois acteurs de ce procès Stéphane Babonneau et Antoine Camus avocats de Gisèle Pellicot et Béatrice Zavaro qui elle assurait la défense du principal assuré accusé

1:05:01
Présentateur

voilà bonne soirée c'est à suivre sur France 5 à demain pour un nouveau C'est dans l'air C'est dans l'air

1:05:06
Locuteur

C'est dans l'air

Bayrou : ça se complique…- C dans l'air - 20.12.24 · Pourquijevote