ALIMA BOUMEDIENE : "MARCHE DES BEURS", ANTIRACISME, QUARTIERS POPULAIRES, GAZA | ENTRETIEN
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 48 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Peux-tu évoquer ton parcours militant ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la marche des beurs t'a apporté ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Tu dis que l'intégration est collective, pas individuelle. Pourquoi ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Comment expliques-tu le durcissement des lois contre l'islamophobie ?
- 22:30OuverteRéponse directe
Tu parles de fuite des compétences. Quels exemples concrets ?
- 28:00OuverteRéponse directe
Comment structurer un mouvement politique autonome ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:00Alima BoumedieneFait
« Abdel Malek Sayad a dit : exister c'est exister politiquement. »
- 0:45ALIMA BOUMEDIENEPromesse
« soit de manière indépendante et autonome avoir nos propres députés ou bien imposer des députés qui partagent les mêmes valeurs et les mêmes combats que nous »
- 3:00ALIMA BOUMEDIENEFait
« Mon premier combat, c'est finalement pas euh un autre partie, la droite, l'extrême droite. Mon premier combat, c'est l'abstention. »
- 5:00ALIMA BOUMEDIENEFait
« Urgence Palestine n'est pas une association de solidarité palestinienne. C'est une association qui mène le combat contre le colonialisme »
- 6:30ALIMA BOUMEDIENEFait
« la répression des militants qui dénonçaient le génocide. Ça c'est inacceptable bien entendu. »
- 7:00ALIMA BOUMEDIENEFait
« ceux qui ne réagissent pas aujourd'hui ne se rendent pas compte que demain ça sera leur tour »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à tous les amis. Bienvenue pour ce nouvel entretien. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Alima.
Alima, bonjour. Allô ? Oui, bonjour. [rires] Excusez-moi, je savais pas si vous m'entendiez.
Oui, bonjour à tous et à toutes. Merci, c'est super. Alors, j'espère qu'on a pas perdu nos amis sur YouTube et sur TikTok.
Voilà. Voilà. Hop.
Alors, je voulais commencer avec toi si tu veux bien par ton parcours. Alors, moi j'ai un retour j'ai un retour retour dans le micro les amis. Vous avez pas de retour dans le micro ?
C'est bon. En fait, ça me fait un écho. Ça me fait un écho.
Est-ce que vous Est-ce que vous avez un écho vous aussi ? Moi non. Vous avez pas d'éco ?
Dites-moi dans le chat. Non, pas déco. Bah c'est super.
Merci Fatia. Pas déco. Bah c'est bon.
Alors c'est moi qui m'entend. C'est pas grave. Alors je voulais commencer avec toi si tu veux bien évoquer la question du de ton parcours militant.
Oh ou ben 40 ans euh à peu près de militance. Euh ça commence il y a quelques années. Euh alors comment on va dire que j'étais militante dans des associations de solidarité. avec des jeunes quand j'étais à la fac euh pour les aider dans le parcours scolaire et pour les aider dans la préparation de leur examen.
Ça s'appelait Tadamon Solidarité. Oui. Et c'était une association qui recevait beaucoup d'enfants de de l'immigration maghrébine, on va dire, parce que je m'étais rendu compte à la fac avec quelques copains et copines que on était très peu.
Il y avait beaucoup de maghrébins qui arrivaient du bled qui étaient qui avaient fait leur bac là-bas et qui venaient faire des études ici à l'université. Mais pour ceux qui étaient comme nous, nés en France, qui avions grandi là, qui avons fait l'école républicaine, j'allais dire, et ben on était très très peu arrivé à la fac. Sur toute la fac de Nanterre, on était à peine une dizaine et pourtant c'est une fac immense.
Et donc, on s'est dit que euh ben il y avait certainement beaucoup d'enfants qui étaient en échec scolaire et qui n'avaient pas pu accéder à l'université euh parce qu'ils avaient pas été vraiment aidés. Et donc on a commencé à faire des cours de soutien. Voilà comment commence mon militantisme à la fac.
Ah d'accord. Donc ça a commencé par la fac et la volonté donc en fait de d'aider d'aider autour de toi en fait. Voilà aider les enfants qui n'étaient pas enfin qui étaient encore dans scolarité hein en cursure scolaire pour les aider à voilà le leur leur collège leur lycée réussir le bac et faire des études.
Voilà c'était notre objectif. Et après euh de cette association là, on a rencontré d'autres associations qui étaient sur le Valois, sur Colombe, sur Jeunevilier et on s'est retrouvé un petit peu à faire des collectifs en quelque sorte et est arrivé cette fameuse marche pour l'égalité des droits contre le racisme. Et cette marche et bien on s'est lancé dedans pratiquement naturellement puisque finalement ça faisait partie de notre combat contre les discriminations, contre contre le racisme qui souvent euh mettait les enfants en échec scolaire et puis pour l'égalité des droits parce que on voyait aussi non seulement ses enfants mais nos parents euh des personnes des adultes qui galéraient beaucoup euh parce qu'ils avaient jamais les mêmes droits que les autres.
En fait, c'était des travailleurs point c'est tout. Et euh les droits de ces travailleurs étaient certainement pas vraiment égaux. et et les syndicats d'ailleurs avec qui travaillaient s'occupaient beaucoup des ouvriers et des travailleurs à cette époque mais qui étaient plutôt j'allais dire des des blancs, des français et les autres nos parents, mon père était sur la chaîne travaillait chausson à Jeunier et il avait il avait aucun droit en faitin même quand il y avait des grèves, c'était compliqué parce que on leur faisait très souvent des menaces avec les syndicats interne, ce qu'on appelait syndicats patronau quoi en quelque sorte hein qui faisait des pressions et on s'aperçoit que finalement nos parents non plus qui étaient là depuis x temps puisque mon père était arrivé, il a fait la guerre ici, il est jamais reparti mais voilà quoi.
Et puis on vivait dans les bidonvillees. Donc on s'est dit quand même c'est incroyable ou dans les cités HLM ou les cités de transit et on s'est dit c'est quand même incroyable. Nos parents qui ont fait la guerre qui qui ont construit ce pays et nous on est là dans les cités et on a on n pas on est encore on est encore regardé de haut par les autres et c'était révoltant.
Donc on s'est lancé de manière naturelle, spontanée dans cette fameuse marche. Et cette marche, cette marche qui a été historique finalement, c'était une marche qui est restée dans l'histoire. Oui.
Ben au départ quand je suis arrivée, moi quand je suis arrivée à Paris dans la rue de la traversière, je me rappellerai toujours à côté de la gare de Lyon et après on a été au relais Mine Montan dans le 18e à à Minil Montan. Et bien euh la marche avait démarré et on a pris la on a pris le trait en marche en fait, c'est le moment de le dire. et on s'est lancé euh on s'est lancé voilà euh on savait pas, on connaissait pas, on a appris beaucoup de choses.
À cette époque, on a quand même côtoyé des militants et des militantes euh qui étaient plus âgées que nous, euh un peu les grandes sœurs et on les a on les a suivis, elles nous ont transmis et elles nous ont fait connaître plein de choses et c'est comme ça qu'on s'est mis à militer à leur côté. Voilà. Mais cette marche est devenue une marche historique en effet parce que c'était quand même euh je ne supporte pas que les journalistes l'appelaient la marche des beurres parce que on n'est pas des beurres hein, on n'est pas à l'envers, on est on est des Arabes et on est des Maghrébains et on a bien la tête à l'endroit et on sait bien ce qu'on veut et ce qu'on veut faire.
Voilà. Donc pour nous cette marche qui était avant tout une marche pour l'égalité des droits parce que la meilleure manière et ça je l'ai conçu euh justement pendant cette période, la meilleure manière de se battre contre le racisme, contre les discriminations, contre toutes toutes ces exclusions que l'on connaît et bien c'est l'égalité des droits. Le jour où on aura les mêmes droits que les autres et ben je peux vous assurer que les discriminations seront bien moindres.
Le jour où par exemple on aura le droit de vote et où l'on pourra sanctionner les politiques et bien on sera pas pris comme cible euh comme ça se passe encore aujourd'hui. Euh juste pour on on fait un peu un bon en avant incroyable là, mais c'est pas très grave. quand vous voyez votre démarche contre le racisme et pour l'égalité, donc 83 et on arrive en allez, je vais dire euh 2023, je crois que c'est 2023 la mort de Nael et les et les et et les révoltes dans les quartiers populaires.
Qu'est-ce que ça vous fait à vous ? Qu'est-ce que ça vous fait ? Et ben alors, j'ai en même temps un sentiment euh très très amer parce que je me dis que quelque part euh on a été en échec, on n' peut-être pas su euh s'imposer suffisamment, on a raté le coche à mon avis.
Euh et aujourd'hui, j'ai l'impression que alors c'est presque décevant, mais euh on a l'impression de retourner en arrière, de revivre des situations que je pensais euh avoir tourné définitivement la page, quoi. Euh quand je vois la la mort, moi je me souviens en 83 84 85 euh les jeunes frères, en particulier des hommes, il y avait surtout des hommes, quelquefois des filles, mais c'est rare. Les jeunes fer étaient vraiment tirés comme des lapins hein.
Et les beaufes nous tir dessus et très souvent il y avait pas de punition. Après, ils ont commencé à être un petit peu condamnés et on a fait confiance à la gauche en pensant que ça allait nous aider et on a été tellement déçu que finalement on s'aperçoit aujourd'hui 40 ans après, parce que ça fait 40 ans, euh et ben que on n' pas beaucoup avancé. que sur certaines situations, on a même reculé et de l'autre côté, on n pas beaucoup avancé parce que un les politiques n'ont pas été suffisamment courageux, ils nous ont déçu, mais nous aussi on n' pas été suffisamment fort pour créer le rapport de force et pour les obliger, pour les pousser au bout du mur, au pied du mur.
Et ça c'est euh euh là-dessus, on porte aussi une responsabilité. Et notre responsabilité, je crois qu'elle est dans le fait qu'on a, je vais le dire et ça va peut-être choquer, on a peut-être trop voulu s'intégrer et à un moment donné on nous a plus vu alors que en fait euh on nous a oublié quelque part. Et je crois que quand je dis j'ai un sentiment amè, c'est aussi un sentiment de colère parce que euh aujourd'hui, on aurait pu aller encore plus loin si on avait su peut-être créer le rapport de force.
En fait, j'ai moi aujourd'hui qui fait un peu de politique, j'ai tout à fait conscience qu'on a une responsabilité et j'ai tout à fait pris euh oui pris pris conscience en même temps que tant qu'on va pas créer le rapport de force, tant que on n'arrivera pas à s'imposer, et bien on va avoir du mal. Vous savez Abdel Malek Sayad a dit exister c'est exister politiquement et il a raison. C'est incroyable ce que vous dites quand même parce que vous voilà vous nous expliquez qu' en gros vous avez cru à un certain moment euh à la possibilité de de l'assimilation enfin finalement de r l'assimilation parce que on a toujours contesté l'assimilation.
Pour moi, l'assimilation c'était complètement se dissoudre. Or nous on ne voulait pas se dissoudre. Euh moi, j'ai fait partie d'une association pendant très longtemps qui s'appelait l'expression maghrébine au féminin qui est devenue femme plurielle.
Après, on a toujours dit, "Nous étions la cheville ouvrière entre euh euh la société française dans laquelle on voulait s'intégrer pleinement avec nos droits, avec nos devoirs, avec nos responsabilités, mais aussi nos familles. On ne voulait pas tourner le dos à nos familles. On veut pas tourner le dos à nos cultures.
On veut pas tourner le dos à nos racines, à nos origines, à notre à nos à notre culture, que ce soit religieuse ou non, mais à notre culture en général. On veut pas tourner le dos. Même si on a eu des conflits familiaux, notamment en tant que fille.
Il y a eu une époque, ça a été très dur pour les filles parce que il y a eu, moi j'ai connu une époque où il y avait encore quelques mariages forcés, voyez. Et donc euh on s'est on a combattu pour que ces filles soient libres, indépendantes, qu'elles puissent s'affirmer. Mais en même temps, on ne voulait pas rejeter nos parents parce qu'on sait très bien que quelque part nos parents sont pas entièrement responsables de tout ça.
On voulait au contraire les tirer avec nous. On on voulait euh garder ce lien et faire en sorte que nos parents trouvent leur place dans cette société où l'on vit. Comme nous, on a essayé de trouver notre place.
Tout le monde y a cru malheureusement aujourd'hui. Tout ça pour rien. Alors, je suis en train de lire les les commentaires.
Alors, il y a Fatia qui nous dit "Il y a de la réussite. Nous, les gens issus de l'immigration, beaucoup ont réussi leur vie. Ils sont médecins, avocats, politique en 1980.
Il y en avait peu." Mais l'intégration, c'est pas une intégration personnelle. Si je me regarde personnellement, je pourrais dire que je suis intégrée, que j'ai réussi, que je suis devenue avocate, que je suis passée par la vie politique, que j'ai été parlementaire.
Oui, personnellement. Mais c'est pas ça qui importe. L'intégration personnelle n'existe pas.
L'intégration, c'est un phénomène collectif. C'est-à-dire soit on est tous bien à retrouver notre place dans la société et que la société nous laisse notre place, soit on laisse pas quelqu'un sur le bord du trottoir. C'est pas possible.
Et je crois que tant qu'il y aura quelqu'un qui ne sera pas qui n'aura pas cette place, et bien la question de l'intégration continuera à se poser parce que on ne peut pas on ne peut pas évaluer une intégration à un individu. C'est l'intégration collective de j'allais dire alors on va dire je suis une communautariste mais je m'en fous après tout. Je veux dire c'est l'intégration de toute une communauté au sein d'une société.
H voilà. Ouais bah j'ai envie de vous dire quand même que là vous vous nous rejoignez on va dire même la on va dire les générations un peu un peu plus jeunes et cetera qui sont vu quand en tout cas elles sont arrivées dans le militantisme avec des idées un peu décoloniales des idées un peu un peu subversives un peu pour peut-être certaines génération et bien en fait finalement voyez que euh queles que soient les générations, on se rejoint aujourd'hui pour dire que finalement c'est quelque chose de de communautaire C'est-à-dire dans le sens communautaire, dans le sens euh voilà la communauté qu'elle soit des quartiers populaires, les maghrébains, les subsahariens et cetera tous ensemble. Il faut qu'on entre tous ensemble dans la société et qu'on soit respecté avec nos nos principes, notre culture et même notre religion.
Ça, c'est ça, c'est absolument ça. Je veux dire, il y a une société, on va dire occidentale en quelque sorte européenne qui doit absolument comprendre que si elle ne s'ouvre pas à l'ensemble de toute cette diversité qui aujourd'hui la compose, elle va droit dans le mur. Et nous appartenons à cette société européenne, mais nous avons aussi nos différences.
Et ces différences, on veut qu'elles soi respectée et on veut être égaux avec nos différences. On a Latifa qui nous dit "Bravo madame Bouéienne, ça fait plaisir d'entendre ces paroles. Euh merci les amis, merci grand salam à Latifa.
Latifa qui est aussi une militante qui a qui a bossé dur aussi pour pour faire faire avancer la communauté. Je m'intègre à rien ni à personne. Je reste moi-même avec mes valeurs, mes origines, ma foi, tout ça avec respect." Oui.
Bah bah c'est ça les amis, c'est exactement ça. C'est exactement ça. C'est c'est ça.
Et surtout que voilà, en fait, c'est vrai que il y a il y a il y a quelque chose d'assez incroyable, c'est que euh Alima, pardon, euh vous êtes passé par euh par la politique, c'est-à-dire quand même vous avez été euh sénatrice, euh députée européenne et finalement malgré tout ça, j'ai l'impression qu'en vous écoutant, il y a il y a quand même ce goût amer de se dire "Bah voilà euh non, en fait non." Oui. Oui.
Parce que euh en fait c'est ça, c'est pour ça que je dis que l'intégration n'est pas personnelle, elle est pas individuelle, elle est collective. La preuve c'est que quand on reste individuel, on est fragilisé. Quand par exemple je me suis battue, j'ai réussi, bon, j'ai intégré donc un parti politique euh un peu parce que par défaut presque parce que j'avais été élu en tant que euh on appelait ça cette époque euh gauche pluriel, ouverture à la société civile.
Voilà. Et en tant que militant de personnalité locale, j'avais été intégrée et j'avais été euh et je me suis retrouvée élue en fait sans aucun parti politique. Et c'est comme ça que je me suis retrouvée complètement isolée et que j'ai été rejoindre un parti politique qui me semblait être le plus proche parce que dans mes valeurs, mes principes, c'est là où je me sentais le mieux.
Je je peux le dire hein, j'ai je suis allée à ce qu'on appelait à cette époque les verts euh parce que tout simplement ils avaient eu le courage de tenir tête à chevainement en disant il faut régulariser les sans papiers, il faut donner le droit de vote des étrangers, il faut voilà et je me suis retrouvée, j'étais pas plus environnementaliste que ça mais pour moi l'écologie cit une écologie politique et donc c'était quelque chose qui était un système de société, un système de valeur, de principes et que il y a il pouvait pas y avoir de justice seulement environnemental, il devait y avoir aussi une justice sociale et que l'un allait avec l'autre, que l'un ne pouvait pas se passer de l'autre et c'est pour ça que j'ai été rejoindre les verts simplement. Et après mon combat c'est a continué au sein de ce parti. Il a continué en en affirmant ma différence et en continuant à me battre pour l'égalité des droits.
Je suis j'ai été élu député au Parlement européen et comme par hasard bien entendu qui n'est pas vraiment un hasard puisque j'ai choisi au Parlement européen tout ce qui était la commission des droits, tout ce qui était la commission des libertés euh parce que il me semblait que c'était le combat qui devait être mené et que la citoyenneté devait être menée aussi au niveau de la citoyenneté européenne. Voilà. Donc c'est pas pour rien que j'ai continué ce combat et c'est vrai que j'ai eu je me suis rendu compte finalement que même si j'étais député et même si après j'ai je suis je suis j'ai été élu au Sénat toujours avec le même combat lorsque il y avait des choses qui pouvaient déranger et bien automatiquement on pouvait j'étais fragile parce qu'on pouvait m'accuser euh et je pouvais être victime de de certaines cible en fait, de certaines Est-ce qu'on vous accusez déjà d'être communautariste et tout ça déjà à cette époque ?
Ah oui, bien sûr. On m'a on m'avait déjà euh considéré on a commencé à considérer que j'étais une communautariste quand j'ai commencé au Parlement européen à organiser des conférences sur les élus d'origine étrangère et on se posait la question "Ah mais pourquoi les élus d'origine étrangère ?" Et je le dis parce que les élus d'origine étrangère, ils sont élus au sein d'une société, bien entendu, l'Europe, mais en même temps au main de au sein de cette même société, ils n'ont pas tous les mêmes droits.
Pourquoi par exemple, et c'est la question que je posais tout le temps, pourquoi par exemple un Allemand qui arrive s'installer en France malgré toutes les guerres qu'il y a eu aura le droit de vote ? et mon père qui est en France depuis les années 40 qui a travaillé, reconstruit et qui s'est battu pour la liberté de la France, qui s'est battu après et qui a construit ce pays, pourquoi lui il n'aurait pas le droit de vote ? H clairement, ouais hein.
C'était pour moi c'était un combat qui montrait qu'il y avait encore euh Oui. Encore une trahis, il y a une trahison du PS à ce niveau-là. Il y a une trahison parce que le PS avait promis, je crois, si je me trompe pas, à une certaine époque euh la possibilité de voir les étrangers pouvoir voter.
Oui, bien sûr. Tout à fait. D'ailleurs, c'est une des raisons pour laquelle j'en voulais beaucoup au PS, pas seulement, mais euh une des [rires] raisons.
Après, il y a eu d'autres raisons, hein, l'Irak et tout. Mais c'est vrai qu'on m'a traité de communautaire à cette époque parce que justement euh je me suis bon je me suis beaucoup battue pour ça. Je me suis battue également parce qu'il y avait des problèmes au niveau religieux par exemple.
Euh c'est marrant quand même, on a un Concorda en France où on permet euh de reconnaître et même de payer des hommes d'église euh également euh le rabin, mais pas pas les musulmans. Hm hm hein. Et pourquoi une fois de plus, on était encore exclu.
L'histoire n'avait pas évolué. Elle était restée bloquée sur le Concordat mais le Concordat n'avait pas évolué, tu vois. Et par exemple quand j'ai été élu au niveau local, comment on s'est battu pour avoir un permis de construire pour avoir une mosquée dans une ville de plus de 100000 habitants, première du département et 3e ou 4e de la région Île-de-France.
C'était pas normal. Pourquoi est-ce qu'on était toujours traité comme ça ? Et là, on m'a souvent appelé communautariste.
Et puis il y a eu Oui. Quand vous dites communautariste, c'est au sein même de des vert. Alors oui, il y en a eu aussi au sein des verres.
Il y en a eu un peu partout mais euh pas seulement bien entendu, mais il y en a eu au sein des verres qui jusqu'à aujourd'hui d'ailleurs hein continue euh parfois à me cibler et à considérer que je suis une communautariste. Mais ils peuvent Moi je dis pourquoi est-ce que on parle de la communauté homosexuelle ? Pourquoi est-ce qu'on parle de la communauté la communauté juive ?
Pourquoi on parle de la communauté ? Je sais pas, il y a on parle des communautés et on parle pas de la communauté musulmane en de manière négative. Je je comprends pas.
Je dis c'est bien une des preuves, c'est révélateur en fait de quelque chose qui est resté coincé et et quand par exemple alors là ça a été le pompon quand j'ai commencé à travailler et à et à comment dire à faire en sorte que la question palestinienne arrive au Parlement européen euh parce que j'étais déjà militante hein dans les comités Palestine ici en France C'est tout. C'est vieux ça. Mais quand je suis arrivée au Parlement européen, j'ai découvert une chose que je ne connais pas à peu près comment quelle année à peu près ?
Oh, ça devait être dans les années 99 2000 puisque c'est là où il y a eu l'accord euh Europe Israël. Il y a eu un accord qui a été cr fait fait signé entre Israël et l'Europe, l'Union européenne. Et là, j'ai dit "Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
Mais mais là, je tombais du ciel quoi." Et je dis "Mais c'est incroyable." Je veux dire, alors que les Palestiniens sont comment dire, on leur retire tous leurs droits, ils n'ont même pas le droit à un état, alors que il y a sans arrêt des colonies qui sont en train qui sont tout à fait illégales, qui sont en train de continuer à se développer alors que il y a des prisonniers euh palestiniens qui continuent à se je veux dire à à se battre pour la survie de leur de la Palestine. et de leur identité de la communauté palestinienne.
Et on est en train de signer un accord avec Israël. Et là, je suis sortie de j'ai sorti mes griffes et j'ai lancé un appel pour le gel des accords d'association. Voilà.
Et ce gel des accords d'association, ça a été un combat puisque la résolution a été quand même votée, hein, à la majorité, je tiens à dire, en 2002 et malheureusement euh la Commission européenne ne l'a jamais respecté et parce que le Conseil européen de cette époque, c'est-à-dire les différents ministres des affaires étrangères de des pays qui composaient la Commission européenne avait refusé la comment dire euh l'application de cette résolution qui avait été adopté adoptée à la majorité. Voilà. Et donc c'est là que en partant en Palestine, j'ai rencontré d'autres Palestiniens et qui est venue l'idée du boycotte qui est venue l'idée du boycotte et la société palestinienne a lancé cette idée du boycotte des produits israéliens.
C'est à partir de cette résolution qui demandait le gel des accords d'association. D'accord. Donc en fait vous êtes vous êtes, on va dire précurseur dans ce domaine et vous avez un petit peu aussi lancé le BDS en fait mine de rien.
Non, j'ai pas lancé BDS. [rires] Attention, il faut pas raccourcir. Non, j'ai été précurseur dans le sens où avec d'autres parlementaires, on a lancé une une pétition et une résolution et la résolution a été votée qui demandait le gel des accords d'association.
Ouais. Parce que il y avait une violation des droits humains et le gel des accords d'association voté n'a pas été appliqué. Donc, il fallait trouver quelque chose.
Le Il faut savoir que les accords d'association, c'est avant tout des accords commerciaux qui permettent aux produits israélien d'être vendus en Europe sans droit de douane au mêmes tarifs que des produits européens. D'accord. D'accord.
Or, ces produits sont souvent les produits qui viennent de l'exploitation des Palestiniens. Les oranges de Jafa, je prends un exemple. OK, c'est euh des villes de la Palestine occupée qui ont été euh colonisées et dont l'exploitation des oranges se fait.
Les Palestiniens travaillent comme des esclaves dans ces exploitations euh agricoles et euh voilà. Et les Israéliens exportent après le les oranges et les jus d'orange et tout ce qu'on veut. Et ça sans jamais bien sûr rendre aux Palestiniens ce qui est l'ordu.
Et donc le gel des accords d'association c'est dire il y a une violation des droits humains. Donc on doit geler ces accords. Hm hm.
Vous comprenez ? Et malheureusement j'ai fait entendre cette résolution puisque la majorité du Parlement européen l'a voté. Malheureusement, elle n'a pas été appliquée et c'est là qui est venu comment trouver une solution pour que les accords d'association puissent ressortir et soient faussé quelque part, soit comment dire que le citoyen puisque sur la comment dire la pression politique et diplomatique n'a pas réussi à s'imposer.
Donc la pression citoyenne doit s'imposer et la force citoyenne c'est de dire d'accord vous avez refuser le gel des accords d'association les produits vont continuer à arriver en Europe mais nous on va les boycotter voyez très bien et c'est comme ça qui est parti le boycotte des produits israéliens mais on était nombreux et c'est les Palestiniens eux-mêmes qui ont lancé cette idée du boycotte ou ouais incroyable Nous, on avait que lancé, enfin moi personnellement avec les personnes qui m'ont soutenu pour voter cette résolution n'avait que lancer l'idée du gel des accords. Hm hm. D'accord.
Mais l'un l'un entraîne l'autre en quelque sorte. Et je crois qu'il y a une pétition à l'heure actuelle qui a déjà rassemblé 150000 personnes. Oui, ça continue.
Vous vous rendez compte que elle a été voté le gel des accords d'association a été voté je crois en mars 2002 ou 2003, je ne sais plus très bien. Euh et ben 20 ans après, on est encore en train de faire une pétition pour demander ce gel. Vous vous rendez compte ?
Alors que le gel a été adopté. Preuve que l'Europe n'est pas démocratique du tout. C'est c'est incroyable hein.
Et on continue. Le combat pour le gel des accords d'association se poursuit parce que après les accords d'association commerciaux sont venus d'autres accords. Les accords militaires, les accords du ciel, les accords euh pour comment dire l'informatique, y compris des accords pour euh comment dire parler des questions de sécurité. la formation, je veux dire, des agents de sécurité, les la formation de la lutte contre le entre guillemet terrorisme, voilà et tout ça quoi.
Je veux dire, tout ça, c'est des accords qui se sont succédés euh au mépris du droit des Palestiniens puisque les Palestiniens continuaient à voir les colonies s'étendre, les terres volées, les maisons détruites, les exploitations et les prisonniers et les enfants jusqu'à aujourd'hui. Je veux dire les écoles qui se ferment, les l'armée qui l'armée des colons qui continue je dire à faire leur loi et pas que à Gaza où aujourd'hui il y a un génocide mais également en toute la Palestine occupée. Et comment ça comment peut-on continuer à faire des accords avec en parlant du respect des droits humains en ayant je veux dire cette réalité devant nous ?
Et puis il y a Netaniaou aussi. Attendez, on n'est pas schizophrène quand même. Il y a il y a Benjamin Netaniaahu qui euh qui survole la France sans problème alors que euh la Cour internationale a él mis un mandat contre lui et Emmanuel Macron ne ne respecte pas euh et ça c'est complètement faux quand même.
Tu me rendez compte ? Je veux dire Nathaniao est poursuivi et il y a un mandat d'arrêt contre lui au niveau international. La France est signataire, je veux dire, du respect du droit international et il survent il survole le ciel français, la France comme si rien n'était.
Mais c'est incroyable. Et les soldats français qui font du génocide à Gaza et parce qu'ils sont aussi israéliens et qui reviennent en France sans être inquiétés. Mais comment mais comment peut-on accepter ce genre de choses ?
C'est pas possible. C'est ça devient et là quand on commence à à dénoncer tout ça alors que moi comme je le dis toujours, oui c'est les Palestiniens mais ça aurait pu être une autre communauté, un autre pays. Je veux dire c'est moi je défends le droit international, je défends le respect des droits humains, je défends tout ce qui peut être qui fait partie de ce qu'on appelle l'humanité.
Et mais malgré ça, on va continuer à m'accuser d'être une communautariste et y compris y compris dans euh mon parti, y compris dans les associations que je que je connais, souvent il y a des personnes avec qui la relation est parfois difficile parce que parce qu'ils comprennent pas que en fait mon combat c'est pas un combat pour la palette. Palestine. Mon com c'est un combat pour les droits humains, pour le droit d'un peuple d'exister, pour le droit d'un peuple d'avoir son pays contre une colonisation.
Parce que c'est ça Israël, c'est une colonisation. Je dis toujours, c'est pas une guerre de religion, c'est pas une guerre de communauté, c'est une guerre coloniale h comme on en a connu ailleurs au Vietnam, en Algérie, c'est une guerre coloniale et c'est un problème colonial. Voilà.
Alors euh moi je je rejoins tout ce que tout ce que tout ce que vous dites et euh d'ailleurs dans le chat aussi hein, je vois que beaucoup vous félicitent pour votre parcours et vos propos. Euh la boussole juridique lorsqu'il s'agit des impérialistes, américainistes est à l'arrêt. Euh Halima, l'Europe n'est plus démocratique, surtout à l'heure actuelle.
Lamentable, où sont nos politiques ? Euh Halima, vous êtes honnête, c'est ça ? Les politiques ne veulent pas la vérité.
C'est vrai que quand on kidnappe un chef d'état dans un pays souverain égale plus de droit. Oui, c'est c'est c'est vrai que c'est assez incroyable parce que euh le droit international euh est complètement en train de d'être complètement détruit. Mais au moins, j'ai envie de dire que Donald Trump, au moins, il est honnête, lui, il le dit contrairement à l'Union européenne.
Oui, il le dit. Contrairement à l'Union européenne qui elle se targue d'être de vouloir faire respecter le le droit international et les traiter les traiter à travers le monde. Mais l'Union européenne ne comprend pas qu'elle est en train de creuser son propre trou. h quand on va moi je porte pas de jugement euh sur le pouvoir que ce soit en Iran, au Vené au truc, mais les méthodes qui sont utilisées aujourd'hui en kidnappant un président, en kidnapp les méthodes qui sont des méthodes voyou, je dire comment peut-on se taire ce qui se passe aujourd'hui quand il menace l'Iran ?
Je suis pas quelqu'un qui va aller défendre les dieux des turbans. Moi je suis pour la liberté des peuples. Mais de l'autre côté, on n pas le droit, je veux dire, d'agir de cette manière.
On n jamais exporté par la violence une démocratie. Regardez ce qui est arrivé avec l'Irak. Regardez ce qui est arrivé avec la Libye et encore j'en passe.
Et ailleurs et ailleurs. Non, il faut et et l'Europe se rend pas compte que il est en train là de de s'attaquer et de grignoter quand il parle du Groenland. Il est en train de grignoter et en grignotant, il fragilise le l'Europe.
Et si l'Europe se tait, et bien elle elle oui, elle va à sa propre mort. Elle a signé son arrêt de mort. Ouais, je suis bien d'accord parce que c'est vrai quand on voit par exemple les déclarations d'Emmanuel Macron euh voilà qui a quand même d'un d'un certain sens valider le kidnapping de de Maduro et de l'autre comment il va il va expliquer qu'il est opposé à ce qui se passe le jour où où Trump va faire la même chose au Groenland.
Ça va être compliqué encore le en même temps de de Macron mais quand même oui. Non mais c'est je veux dire demain il peut il y a des amis qui disent en riant mais alors qu'ils viennent nous chercher Macron. [rires] Mais je mais en plaisant mais je me dire quelque part mais on est en train de le laisser faire et on peut pas accepter ça quoi.
C'est tout. peux pas accepter parce que demain euh ben demain c'est nous tous hein, on y passe tous hein. H l'impérialisme en tant que tel, s'il n'est pas combattu, il va nous euh nous nous anéantir tout simplement.
Et comme le disait très souvent un grand poète, hein, le bruit du silence est plus dangereux que le bruit des bottes. Oui, c'est vrai. D'ailleurs, c'est vrai qu'il y a il y a il y a un élément où beaucoup de partis politiques sont restés silencieux ces dernières semaines.
Alors, les révoltes en Iran, oui. Mais la question, c'est surtout comment se fait-il que ça fait 40 ans qu'on laisse le peuple le peuple iranien subir un tel de telles sanctions qui qui provoquent sa misère aussi ? parce que voilà, c'est encore une fois l'impérialisme américain derrière toutes ces sanctions américaines unilatérales.
Vous savez, les États-Unis, ils sont pas pour les peuples, ils sont pour leurs intérêts. OK. Quand euh il y a de quoi prendre, il prend.
Il y a du gaz, il y a du pétrole, il y a ce qu'il faut pour eux, c'est ce qui les intéresse. Après, le peuple, il peut, je veux dire, être écrasé, c'est pas son problème et il a jamais voulu intervenir pour réellement euh, comment dire, sauvegarder une démocratie. Il a jamais voulu intervenir pour interrompre une dictature.
Il a il est intervenu pour ses propres intérêts. Un point c'est tout. Et ça, il faut qu'on en ait conscience.
Je veux dire, tant que les politiques ne réagiront pas, ils vont se faire écraser. Et moi, je le dis pas par communautarisme, hein. Je le dis simplement parce que il y a des droits, des libertés et c'est pour eux qu'on doit se battre.
H d'ailleurs pour continuer un peu avec avec ton parcours Alima, il y a euh tu as repris une robe d'avocate et tu as tu as de ce que j'ai cru comprendre, c'est que tu as eu des difficultés parce que justement tu avais un engagement pour la pour la Palestine. Oui, encore une fois. Vous savez, j'ai eu des difficultés lorsque euh j'ai pas eu mon 2e mandat au Sénat parce que je n'avais pas été comment dire euh investi, on va dire par mon parti parce que à cette époque à l'intérieur du parti, il y avait euh une force sioniste qui euh qui faisait des pétitions et qui se battaient contre moi.
Ah d'accord. Et donc ils ont ils ont gagné et donc j'ai pas eu l'investiture. Euh je j'ai continué à me battre.
J'ai décidé de reprendre la robe d'avocat parce que je me suis dit que c'était une manière de continuer mon combat. Je suis pas avocate en civil, je suis avocate publiciste et en particulier en droit administratif. Par exemple, mon seul combat, c'est celui contre l'État, c'est celui contre le préfet, c'est celui contre le maire, c'est celui contre ceux qui représentent l'État.
Et donc euh j'ai repris la robe d'avocat pour être un peu la voix des sans voix. Je m'occupe des gens qui ont des problèmes de logement avec le logement social, le logement public. Je m'occupe des gens qui euh euh qui ont besoin d'un regroupement familial, qui ont besoin de leur carte de séjour ou de renouvellement ou de voilà de de visa.
C'est c'est en fait le combat euh pour les droits, pour les libertés, le droit à l'installation, le droit à la liberté de circulation. Euh et c'est toujours un combat alors c'est les avocats les plus pauvres en général parce que ce sont des personnes qui ont pas les moyens de payer. [rires] Donc c'est toujours des ce sont toujours des aides juridictionnels.
Mais c'est un combat qui est noble parce que c'est celui qui qui porte la voix des sans voix. C'est ce que je dis tout le temps. Et si je repris la robe, c'était pour ça.
C'était pour porter cette voix de ces hommes et de ces femmes qui eux n'avait pas la possibilité de de s'imposer, de parler, de faire connaître leur leur situation. D'ailleurs, à ce sujet, on a vu se multiplier les lois liberticides, des lois qui font que finalement même j'ai vu que comment il s'appelle monsieur Root avant de partir a durci la possibilité d'être français. Oui, il s'en est d'ailleurs vanté.
Euh, il y a il y a aussi toutes ces lois, sécurité globale, des lois immigration. Quand vous voyez le durcissement de toutes ces lois que est-ce que est-ce que est-ce que est-ce que ça vous vous fait penser ? Comment vous vous voyez ce ce durcissement ?
Je veux dire euh c'est vrai qu'il y a un durcissement qui a commencé il y a quelques temps hein avant Retaillot déjà hein euh mais ça passait un peu sous silence ou ou alors il y avait que les premiers concernés leurs avocats qui réagissaient ou les associations qui s'occupent en particulier de cette population. Mais on avait du mal à avoir des des soutiens franco-français en fait. Et euh et aujourd'hui ça commence à venir parce que les gens ont commencé à comprendre que derrière c'était aussi leur propre liberté qui était touchée.
C'était leur propre droit. Quand on remet en cause par exemple euh le droit à la nationalité française euh parce que euh il parle pas bien français, parce que il connaît pas le nom du Premier ministre, parce que d'ailleurs je me demande d'ailleurs si on posait des questions, ces questions-là à des franco-français s'ils savaient répondre ou si on allait leur retirer leur nationalité s'il ne savaient pas répondre. [rires] Je me suis posé cette question parce que franchement et quand on on on commence à comment dire à laisser faire, on se rend pas compte que c'est nos propres libertés et nos propres droits qui commencent à être fragilisés et qui commencent à être grignoté.
Et je crois que euh aujourd'hui quand la moi je dis toujours hein, quand la liberté des uns commence à être euh comment dire fragilisé, la liberté des autres, elle est pas loin. Elle est pas loin. Et voilà.
Et et tout ça, en vérité ça ne fait que que révéler pour ceux encore qui étaient un peu peut-être naïfs là monté petit à petit quand même d'un régime autoritaire. En France, on l'a vu avec Oui. Ah oui, nous sommes dans un régime autoritaire en France, c'est clair.
Nous sommes dans un, je dirait pas encore une dictature, mais nous sommes dans un régime autoritaire bien entendu et nous allons vers un un régime qui sera de plus en plus autoritaire. Euh les gens se rendent pas compte mais lorsqu'une liberté de circulation et commence à être euh comment dire remise en cause, remise en question par l'ensemble du je dire d'une société du droit lui-même et bien c'est toutes les libertés de circulation et c'est quand même grâce liberté de circulation que les richesses ont réussi à se construire. La diversité elle-même, c'est une richesse.
Et donc si tout ça ça s'effondre, le pays va s'apauvrir. On va on va assister à une fuite des cerveaux. Moi, mon propre fils qui pourtant euh moi sa grand-mère est née en France, d'accord ?
Et bien son grand-père est arrivé, c'est comme je l'ai dit, son grand-père est arrivé en 1938 en France. Et bien mon propre fils, mon propre fils aujourd'hui me dit "Je pense que je travaillerai pas en France, je pense que je partirai ailleurs. Euh je termine les contrats que j'ai en ce moment, mais je crois que je quitterai la France et de plus en plus des compétences vont quitter la France si ça continue.
Et la France va se fragiliser parce que ce qui fait aujourd'hui la richesse et la force de la France, c'est aussi toute cette diversité et on est en train de s'apauvrir. Il y a un livre qui a été publié récemment, c'est un livre qui euh qui montre la fuite petit à petit de nombreuses nombreuses familles euh musulmanes s'enfuit du côté du Canada, du Royaume-Uni, du Maroc euh et des pays du golf parce que finalement en fait il euh euh ils en ont marre de subir l'islamophobie, le les regards, les discriminations au travail. Mais c'est dur parce c'est le la le fameux livre là, la France, je l'aime mais je la quitte.
Euh c'est ça, c'est la réalité. Moi je vois de plus en plus de même des copains et des copines de mon fils qui étaient au lycée ou à la fac avec lui qui aujourd'hui sont en train de partir travailler ailleurs et qui lui disent "Viens, viens." Parce que il y a plus rien à faire ici.
À chaque fois que tu essayes de faire quelque chose, on te renvoie à tes origines, à ta communauté, à ta religion. Mais c'est pas possible. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'on sera on sera jamais des français comme les autres. Bah maman, qu'est-ce que tu veux que je fasse ici dans ces cas-là ? C'est ce qu'il me dit.
Et c'est grave hein. Moi ça me déchire quelque part parce que finalement ce pays ben on l'aime quand même. On y on y on y est né, on a grandi, on y a participé, on a contribué à beaucoup de choses, on a on y tient quoi.
Et le voir comme ça s'écrouler, on se dit "Mais est-ce que les politiques ont conscience de ça ?" J'y crois pas. Je ne le pense pas.
Il ne voit pas plus loin que leur bout du nez, leurs propres intérêts, leur leur histoire politicienne, mais ils se rendent pas compte que c'est l'avenir d'un pays qui est en jeu. Justement, à ce sujet-là, on a vu depuis depuis une vingtaine d'années, une trentaine, pardon, la montée de l'islamophobie en France, de nombreuses lois qui ont été votées. Alors ça commençait avec la loi euh sur le hijab à l'école et puis ensuite la multiplication des lois liberticides.
Toi toi toi qui a vu arriver toutes ces lois, comment tu expliques que finalement alors on dit souvent que voilà le racisme, l'islamophobie on la voit au jour le jour dans la rue mais il y a aussi une islamophobie directement dans les médias et les politiques. Comment toi tu joues tout ça ? Mais d'ailleurs, c'est incroyable, en 89, quand l'affaire du foulard est arrivée, on s'est pas du tout rendu compte que finalement, moi je j'en suis convaincu ça, on a touché des filles en particulier parce que les filles réussissaient mieux à l'école.
Et on s'est dit attention euh elles vont bousculer, il fallait les fragiliser. Et dans 890 ça a commencé comme ça. Et aujourd'hui, on se rend compte que finalement euh c'est c'est un combat qui continue à exister.
Il y a ceux qui veulent interdire le foulard à la fac dans la rue, dans le sport, dans Mais mais c'est quoi ça ? Et et là tu te dis finalement on a on n pas pu s'imposer. On a les lois ont continué à à être des lois discriminatoires, des lois racistes parce que que je le qu'on le veuille ou pas, ça a été une loi de l'exclusion qui continue aujourd'hui quand on on poursuit des infirmières parce qu'elles ont un calot sur la tête qui est obligatoire en plus.
Parce que quand on va dans une un hôpital, vous le savez très bien, les femmes doivent avoir même les hommes d'ailleurs une charlotte sur la tête pour se couvrir et on accuse et on et on poursuit des jeunes infirmières maghrébines pour cette charlotte. Mais c'est incroyable. C'est bien de l'islamophobie ça.
Quand on a une journaliste qui est quand même de renommée nationale qui se permet des réflexions sur les musulmans et qui n'est pas sanctionné. Qui n'est pas sanctionné, c'est ça le truc. Quand il n'y a pas de sanction, c'est comme si on lui avait autorisé.
Un enfant, il va faire une bêtise. Si on ne le sanctionne pas, il va pas savoir que c'est une bêtise, il va continuer. Et et voilà.
Et c'est les politiques qui euh je veux dire se permettent aujourd'hui mais moi je il y a des fous. Je sais pas si tu as entendu parler de cette affaire assez incroyable qui vient de qui vient de sortir. C'est une je crois que c'est une jeune fille qui a qui a une alopie donc qui a perdu ses cheveux et à l'école elle mettait elle mettait un bordana ou quelque chose pour cacher en fait ses cheveux qui qui tombaient et on lui a demandé carrément du côté de de l'éducation nationale dans l'école, on lui a demandé un certificat de non musulman en fait un certificat qui prouve qu'elle n'est pas musulmane. [rires] Mais c'est Ouais, ça me rappelle l'histoire quand la mosquée de Paris a fait des certificats aux juifs pour dire qu'ils étaient musulmans et pas juifs.
Ouais, hein. Là, c'était la lutte contre l'antisémitisme. Aujourd'hui, on devrait aussi parler de la lutte contre l'islamophobie.
Non mais c'est fou hein. D'ailleurs, d'ailleurs d'ailleurs là récemment, je crois que c'est le 6 janvier, on a appris que un jeune homme d'une vingtaine d'années avait été tué. Euh il avait il a été jeté dans un lac.
Alors je vais ressortir l'article parce que c'est important quand même. Je sais pas si vous avez entendu parler de ça les amis dans la dans le chat. Non pas moi.
Alors 9 jours après le décès d'Ismaël Ali 20 ans retrouvé mort dans un étant au sud de Lyon et malgré l'incarcération d'un homme soupçonné d'un meurtre raciste, la famille du défunt n'a aucune nouvelle et dénonce son avocat dans le progrès. Voilà. Donc en fait il y a un jeune homme de 20 ans qui a été tué par qui fait massacré.
H exactement qui a été depuis un homme 21 ans dort en il y a un homme de 21 ans qui dort en prison. Il a été mis en examen pour meurtre en raison de la race, de l'ethnie, de la nation ou de la religion. Mais personne n'en parle.
Personne n'en parle. Et si je suivais pas les infos tous les jours, moi non plus j'aurais j' jamais entendu parler de cette affaire et c'est assez incroyable. Un meurtre raciste aussi violent et personne n'en parle.
C'estàd que vraiment personne au courant. C'est le de poids de mesure parce que quand il y a parfois des fausses énonciations OK sur certaines communauté et bien on en parle on en parle. Or là, quand c'est un musulman qui est concerné, on en parle pas. comme cette histoire là des pieds de cochon et je sais pas quoi qu'on met devant les mosquées.
H mais on prend ça comme une anecdote. Mais c'est pas une anecdote. C'est loin d'être une anecdote. les gens ne se rendent pas compte que aujourd'hui nous sommes en train de vivre une véritable comment dire discrimination une islamophobie réelle qui qui peut aller très loin qui peut qui peut déstructurer la la France.
Oui. Et puis on et puis cette islamophobie, elle est quand même soutenue. On se souvient notamment des propos de monsieur Retillot qui avait dans un discours déclarer "Ah, le voile." Oui, mais moi je rappellerai quand même, tu veux dire, les discours de Vals quand il a parlé par exemple de la déchéance de nationalité.
Je rappellerai les discours et pourtant c'est un monsieur qui soit-disant était socialiste, qui maintenant est devenu macroniste, hein. Donc il y a pas que Le Pen, même si Le Pen est bien sûr mon adversaire euh ça va de soi. Le le Pen a été comment dire depuis toujours de père en fille, je veux dire euh le combat qu'on a mené.
Mais il y a pas que ça s'est banalisé, ça s'est vulgarisé, ça s'est comment dire, c'est rentré dans les normes. Autrefois, on avait honte de dire qu'on était raciste. Aujourd'hui, c'est presque bien de dire qu'on est raciste.
C'est c'est incroyable quand on voit qu'il y a des des jeunes, des femmes qui se font attaquer dans les transports publics, à qui on arrache le foulard. Et personne n'en parle. C'est pas personne agit.
Oui. Oui. Surtout c'est inquiétant.
C'est inquiétant et surtout quand on a commencé cet entretien avec la marge de 83 et là on est en 2025 quand même ça fait ça fait plus de 40 ans si je me trompe pas et et on se dit que que voilà que finalement on est en train de c'est même plus même plus avancé, c'est rétrogradé. C'est-à-dire que les euh les euh la situation est de pire en pire euh pour certaines minorités euh notamment euh la et moi j'en j'en reviens toujours à la même chose. Il y a en en ça fait 40 ans d'ailleurs, il y a eu une marche pour la citoyenneté et qui parlait du droit de vote et qui disait d'ailleurs qui reprenait l'expression de Malcomic hein sur un bulletin ou un fusil.
Et bien euh on je je continue à penser que tant qu'on a'ura pas une égalité politique, on n'arrivera pas à s'imposer dans ce pays. Et c'est que comment on fait une égalité politique ? Comment en fait ?
Parce que il y a la question euh de soutenir certains partis qui semblent progressistes, antiraciste et puis il y a ceux qui proposent plutôt d'être dans une démarche de mouvement autonome des quartiers populaires. Tu vois ça comment toi ? Moi, je n'ai pas de recette et je pense que l'un n'empêche pas l'autre.
Je veux dire, tout dépend. Il y a des personnes qui je j'ai pensé d'ailleurs pendant longtemps qu'il fallait une démarche complètement indépendante, autonome. Au bout d'un certain temps, j'ai compris que on bah c'est pas possible, on est quand même encore dans une France jacobine et que malheureusement euh ça passe aussi par le par les institutions qui existent et donc les partis politiques.
Et après, je pense que chacun en fonction de son espace, de son lieu, de sa conviction, l'essentiel c'est d'être sincère avec soi-même. C'està-dire l'essentiel, c'est de dire "Je vais être efficace" et de dire "Je vais réussir à faire entendre euh le combat que je mène." Parfois, ça peut être de manière indépendante, autonome, je dis pas le contraire.
Euh c'est peut-être plus compliqué. Parfois ça peut être en alliance avec des partis politiques, parfois ça peut être en entrant à l'intérieur d'un parti. Alors là, les combats sont très compliqués, très difficiles parce qu'on est ultra minoritaire et mais en entrant dans le parti, on essaie de faire bouger l'intérieur.
On peut y croire, on peut ne pas y croire. Moi, j'ai fait ce choix en me disant que c'est il fallait que je bouscule les choses à l'intérieur, mais je me fais descendre aussi à l'intérieur, hein, faut le savoir. Je veux dire, c'est pas facile.
Le combat, il est avec l'extérieur mais aussi avec l'intérieur, hein. Parce que vous savez, dans ces cas-là, on devient la cible facile, hein. On va tout de suite euh, comment dire, m'accuser d'antisémitisme.
On va m'accuser. C'est la l'accusation facile hein. H mais il n'empêche que je lâcherai pas.
Et je dis je continue le combat parce que je suis convaincu que c'est moi, je veux dire qui a raison et qui doit continuer à porter mes principes et mes valeurs et donc elles vont finir par aboutir. Mais c'est un combat qui est très dur, je le sais. On a les commentaires là.
Vous êtes courageuse. Bravo madame Alima. Bravo.
Euh toute la politique est à refaire. Anima, les politiques sont malveillants. On le voit avec les agriculteurs aujourd'hui qui n'ont plus rien et se suicident.
Euh voilà, on a beaucoup de de commentaires. Le pouvoir en place est responsable de la dégradation de la sécurité de la communauté. N'est-il pas le moment de se structurer ?
Voilà. Donc il y a il y a voilà donc on ouvre des pistes avec toi ? Oui, bien sûr.
Très intéressant. Je pense qu'il y aura un moment donné il y aura à un moment donné la question de se poser qu'on doivra se se poser à un moment donné ce structure et comment ? Et aujourd'hui, c'est compliqué parce que moi-même j'ai fait les frais, je veux dire de ce de ça, y compris des gens de ma propre communauté qui n'ont pas soutenu, qui quand il voit que tu commences à monter quelques marches, ferme la porte et te poussent pour que tu redescendes plus vite l'escalier.
Il faut le dire, y compris dans notre propre communauté. C'est pas parce que tu as un copain qui s'appelle Cader qui va te soutenir. Au contraire, pour être bien avec l'autre, hein, bien blanc, il va peut-être te fermer la porte et te pousser à l'extérieur pour lui conserver sa place.
Le combat, il est aussi là. Attention. Donc oui, se structurer.
Mais comment ? parce que je sais que même se structurer entre nous, c'est pas évident. Moi, je crois que la structuration, elle peut pas se faire en fonction de la communauté.
La structuration, elle se fera autour de valeurs, autour de nos valeurs. Si on a des valeurs commune et je peux avoir des valeurs communes avec des personnes qui s'appellent, je sais pas Christian ou je sais pas quoi, euh et pas avoir de valeur commune avec des personnes qui s'appellent CADER. Voyez, vous avez connu ça alors ?
Je prend des noms au hasard hein. Attention. Comment vous avez dû connaître ça Argenteuil alors ?
Oui bien sûr, mais pas que Argenteuil également dans dans mon parti en général et j'ai je dis bien que je donne des noms au hasard, je donne des prénoms au hasard. J'aurais pu parler de je sais pas Fatima ou Françoise hein, c'est pas Ouais. Ouais.
Je vise personne. Je dis seulement que c'est pas autour d'une communauté seulement, c'est aussi autour des valeurs si on veut être fort. Oui, bien sûr.
Autour des valeurs qu'il faut s'unir. Voilà ce que nous dit Sonia. Oui, bien sûr.
Et nos valeurs vont nous rassembler. vont nous rassembler et on ne sera plus minoritaire, on sera majoritaire. Mais aujourd'hui, je te dis, y compris à Argenteuil, y compris dans mon parti politique, y compris dans ma propre communauté, je peux être minoritaire parce que je dévends défends certaines valeurs et notamment le respect de la différence, le respect des droits.
Là, je peux ne pas comment dire approuver certaines situations, mais je les respecte. D'accord. Euh autre autre élément, tu as tu as suivi un peu bon comme tu étais à chez les verts à l'époque, en tout cas c'est comme ça qu'on les appelait.
Oui. Est-ce que comment tu as comment tu as est-ce que tu as suivi leur voilà le leur parcours et ce qu'ils sont devenus aujourd'hui ? Il y a madame je sais plus son nom qui se se présente là pour les élections présidentielles euh Marine Marine Tondelier.
Exactement. Te présente. Toi quel quel regard tu as sur le parti et puis aussi sur les autres parties de gauche LFI et d'autres.
Comment tu vois ça pour la suite là ? parce que les municipales arrivent, les présidentiels. Alors déjà les municipales, les législatives, les les présidentielles, c'est déjà des scrutins complètement différents.
Moi, il y a des alliances que je peux faire là mais que je ferais pas pour des présidentiels, par exemple, parce que l'intérêt local euh n'est pas le même que l'intérêt national. Hm. D'accord.
Euh maintenant euh oui, je suis dans un parti qui a choisi de manière majoritaire euh une candidate qu'on est voté pour, qu'on est voté contre, elle a été choisie. Voilà. Euh il y aura certainement des négociations.
Je ne serai pas au cœur de ces négociations parce que je ne fais pas partie des cadres de ce parti, hein. Euh j'ai été autrefois euh j'ai fait partie autrefois de ces responsables, mais euh je ne rentrai pas dans les bons codes, donc je n'y suis plus. D'accord.
Mais en même temps euh je moi je pense que le combat qu'on va mener, enfin je l'espère en tout cas, le combat qu'on va mener, ça va être le combat de la justice, le combat de l'égalité. Et quand je dis justice, c'est autant justice environnementale que justice sociale, comme je l'ai déjà dit. parce que euh vivre dans le béton, on l'a pas toujours choisi.
Ça provoque certainement des maladies et c'est certain même. Euh mais de l'autre côté euh si on y est, c'est parce que il y a des problèmes sociaux ou que parce qu'on a on n pas les mêmes moyens que ceux qui peuvent se permettre de manger bio par exemple. D'accord ? que la justice sociale et la justice environnementale, c'est un même combat et ça, j'espère que ça sera mené dans j'en suis même presque convaincue en tout cas, je je ferai tout pour que ça le soit soit mené dans la campagne que nous allons mener.
Mais tu vas t'impliquer dans la campagne alors comment tu vas t'impliquer dans la campagne de Marine Tendelier ? Je ne sais pas. Pour le moment, je suis en pleine campagne municipale et chaque chose en son temps. [rires] On verra.
Mais aujourd'hui, je suis en campagne municipale justement pour faire valoir nos valeurs, nos principes, pour faire valoir euh certains droits. Par exemple, moi j'ai envie que ma ville demain, elle ait un jumelage avec une ville palestinienne. Et bien ça ne s'est jamais fait. ni à l'époque où il y avait euh un certain maire socialiste, ni aujourd'hui où il y a un maire euh de droite, ça ne s'est jamais fait.
Je pense que c'est en étant à l'intérieur que je pourrais euh mener ce combat. Voilà, ce sont des petits combats ponctuels mais de terrain et qui sont des combats locaux puisque aujourd'hui les municipales et la campagne municipale, c'est un combat local. Maintenant, demain, les législatives, ça sera pareil.
Je me battrai pour des députés qui euh défendront au Parlement, que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée nationale, mais qui défendront donc nos nos valeurs, nos principes, nos nos idéaux. Aujourd'hui, je n'ai pas à me plaindre des députés verts qui ont continué à se battre. euh de manière parfois minoritaire, mais qui ont continué à se battre à l'Assemblée nationale ou au Sénat contre les lois Rotau, contre euh contre la loyant actuellement ou bien contre contre un budget qui est complètement inacceptable pour les populations les plus précaires parce que c'est toujours eux qui sont qui sont bah les dintons de la farce tout simplement.
Voilà. Donc je je suis assez fière du travail que les députés verts euh font à l'Assemblée nationale ou bien que les parlementaires en général euh écolo euh sont en train de mener euh dans la représentation nationale du Sénat et de l'Assemblée. Donc oui, je suis je me battrai à leur côté pour que ça continue.
Après bah les présidentiels, on verra bien. à ce moment-là, je pense que j'espère qu'on sera dans la même continuité parce que le combat c'est ça, c'est une continuité. Un combat n'est solide que s'il y a une constance.
H voilà. Alors donc j'espère que ça sera celui-là. Alors Alima, il y a il y a une question qui se pose souvent. tu as vu en 2024 lors des des élections législatives suite à à la dissolution de l'Assemblée nationale par euh Emmanuel Macron, il y a eu un mouvement un grand mouvement des quartiers populaires.
Euh je pense hein, je peux me tromper mais je pense que c'est euh cette mobilisation des quartiers populaires qui a permis d'éviter la victoire de de Bardella et du RN. Je peux me tromper mais je pense que euh Oui. Non, c'est vrai que ça a beaucoup joué.
Le front républicain euh a permis euh déjà il y avait le le comment on appelle ça ? Nouveau Front populaire hein qui avait été une des premières marches de cet escalier. Et puis après il y a eu le front républicain qui a permis de faire la barrière à l'extrême droite.
Le problème c'est ce front républicain, il s'est assez vite écroulé. Voilà, c'est ça en fait. Et le problème à l'image, je voulais te parler de ça parce que moi je discute avec des militants et cetera.
Il y en a beaucoup qui en ont marre justement. et nous disent "Oui, voilà, nous on vient nous chercher pour faire barrage au RN et finalement les partis politiques une fois arrivé à la fin des élections, ils ont ils s'en foutent complètement que nous pendant 5 ans, on va subir les discriminations, on va subir des nouvelles lois, des nouvelles polémiques, des nouvelles des nouvelles situations inadmissibles au niveau du racisme, des violences policières et puis on vient nous chercher euh on vient nous chercher 5 ans après à chaque fois. Est-ce que toi tu penses que au bout d'un moment, à force d'aller chercher comme on dit entre guillemets les castors qui viennent faire barrage à la fin bah le le le barrage il va il va finir par éclater.
Il va finir par voilà. Ah mais le barrage il est déjà en train d'éclater hein. Ouais malheureusement le le comme je l'ai dit tout à l'heure he ça s'écroule.
Euh mais là aussi, on doit absolument alors soit de manière indépendante et autonome avoir nos propres députés ou bien imposer des députés qui partagent les mêmes valeurs et les mêmes combats que nous, qui ont des principes au sein de nos parties. On peut en trouver. Moi, je jette pas le bébé le bébé avec l'eau du bain, hein.
Je pense qu'il y a parmi la gauche euh ceux qui nous ont déçu et puis il y en a qui avec qui on peut partager des combats. Alors, ils sont de plus en plus minoritaires. Certes, je le reconnais.
Euh c'est il faut que ce soit clair, c'est-à-dire que quand tu commences à mener un combat avec un un allié euh qui soit partenaire socialiste, communiste, vert ou n'importe quoi, hein, mais un allié, il faut que les choses soient claires dès le départ. Voilà ce qu'on va mettre et voilà ce qu'on veut combattre et voilà ce que l'on veut porter. toi où tu en es là-dessus et il faut que les choses soient dites presque publiquement h avant de décider de se euh j'irais pas porter quelqu'un parce qu'il est de gauche.
Je porterai quelqu'un à l'assemblée parce qu'il partage les mêmes valeurs et les mêmes principes que moi. Oui, mais et ça malheureusement, je crois qu'on l'a on l'a mis derrière. C'est-à-dire que sous prétexte de se battre contre l'extrême droite, on a mené un front républicain, mais on n'a pas mis en commun ou plutôt on n' pas décidé clairement des combats communs qu'on devait porter.
H et on aurait dû commencer par là. Il y en a qui disent que finalement euh euh tu sais, j'ai j'ai un ami à moi qui est militant et qui te connaît d'ailleurs hein et il me dit "C'est bon moi Sami, j'en ai marre, j'en ai marre qu'on nous fasse peur avec l'extrême droite. À la fin, on n prend pour des abrutis parce que on fait pas ce qu'on veut, ce qu'ils nous promettent, ils le font pas.
Euh et à la fin nous on se retrouve finalement à devoir aller voter pour eux à chaque fois pour leur siège et voilà. Donc il y a il y a il y a une certaine une certaine idée maintenant qui qui se répète hein. Moi, je je suis régulièrement en live et que les gens me disent "Bon, moi c'est fini, c'est fini.
Si je Ah mais moi j'ai vu pire. Oui, j'ai vu pire. J'ai même entendu des personnes que je connaissais dire mais il y en a marre.
Demain, nous aussi on va voter Front National comme ça on verra bien si c'est eux les pires. Je leur dit mais ça va pas non RC sur terre tu es fort ou quoi ? [rires] Mais oui, parce que la déception est tellement grande et la sentiment d'avoir été instrumentalisé ou d'avoir été récupéré parce que malheureusement, y compris dans la gauche, on a des responsables politiques qui bah on l'a vu hein, qui instrumentalisent, qui comment dire qui récupère des combats.
On a instrumentalisé récemment dans différentes élections le combat pour la Palestine. Et oui, alors que en vérité il aurait fallu mener le combat contre l'impérialisme, contre le colonialisme, contre voilà et ça, il y en aura tout le temps ce genre de personne. C'est pour ça qu'il faut faire très attention parce que après c'est la grande déception et la grande déception voilà où elle nous mène.
Des gens qui vont aller tomber dans l'autre extrême. Exactement. Exactement.
Euh oui. Donc donc qui vont laisser faire et qui vont laisser les extrêmes prendre des places. Moi, je crois qu'il y a de plus en plus de gens qui vont s'abstenir.
Je pense qu'on se dirige vers ça. Moi récemment, je justement dans la campagne municipale queon est en train de mener, j'ai été en train de dire mon premier combat, c'est finalement pas euh un autre partie, la droite, l'extrême droite. Mon premier combat, c'est l'abstention.
Parce que tant qu'on continuera à s'abstenir, on laissera les autres prendre des places, on laissera les autres prendre le pouvoir, on laissera les autres parler à notre place. Et le premier combat, c'est l'abstention parce que c'est le premier combat qu'on doit mener, c'est prendre notre place, ne pas la laisser prendre par les autres. Après, on peut on pourra m'accuser de je sais pas d'ailleurs, c'est marrant hein, quand on parle comme ça, tout le monde te dit "Oh là là, c'est une arriviste ?" Non, je suis pas une arriviste.
Je veux arriver à ce que mes combats soient portés, à ce que ma voix soit entendue. Voilà. Et pourquoi ?
Quand c'est nous qui qui portons ça comme parole, on serait arriviste et quand c'est des blancs, eux sont pas arriviste ? Tu comprends ce que je veux dire ? Hm, je vois pas pourquoi les autres ne sont pas des arrivistes ou ne sont pas considérés comme arrivistes.
Et quand nous on porte ces combats pour avoir une place, pour pouvoir porter notre voix, pour pouvoir euh créer le rapport de force, on serait desvistes. Mais non, mais surtout on peut pas dire on peut pas dire dire ça de toi. Surtout que toi, tu milites depuis très longtemps justement pour le droit et l'égalité.
Euh c'est un peu mal venu. Oui. Non mais tout à fait mais tu sais il y a toujours ceux qui veulent voilà quand on veut abattre son chien, on l'accuse d'avoir la rage.
Exactement. D'ailleurs, à ce sujet, tu as dû voir euh sur le sujet, tu l'as tu l'as très bien dit, de de Génocide à Gaza, on avait notamment euh une partie des politiques des journalistes qui disaient que finalement si on si certains partis politiques notamment la LFI dénonça le génocide à Gaza, c'était pour aller rafler les voix des antisémites dans les quartiers populaires ou le vote musulman. Oui.
Est-ce que ça t'a choqué ça ? Je sais pas si on peut dire choqué mais il y il y a eu il y a eu une partie qui s'est révélée être vrai parce que tous ceux qui se sont battus je veux dire très souvent pour être élu en utilisant la question du de la Palestine n'ont pas été vraiment ceux qui ont mené le combat après hein H hm hm. On les a pas toujours revu, hein.
Il y en a qui l'ont fait sincèrement. Je dis pas le contraire, attention. Mais il y en a beaucoup euh bah une fois qu'ils ont été en place, ils l'ont oublié le combat, hein. [rires] Je sais pas je sais pas de qui tu parles là.
Il y a il y a il y a peut-être des noms là qui me viennent en tête, mais bon, moi je je sais pas. Oui, moi aussi. [rires] Enfin, toi, tu es investi dans toi, tu es investi dans dans le mouvement euh euh mouvement proalestin, enfin palestinien, comment il s'appelle ?
Urgence palestine. Urgence palestine. Oui, parce que tu m'as dit une fois, je t'avais invité, tu m'avais dit que tu étais dans les réunions.
Oui, oui, bien sûr. Je suis une des responsables de la section locale du Valdoise de Urgence Palestine et j'ai été à la création même tout au début les premières premières j'ai dû participer à la première ou la deuxième réunion d'urgence palestine et je suis je fais partie des gens qui considèrent que Urgence Palestine n'est pas une association de solidarité palestinienne. C'est une association qui mène le combat contre le colonialisme et donc c'est une association qui a un combat politique et la solidarité elle est pas humanitaire, elle est politique.
Tu comprends ce que je veux dire ? Ouais. Je je dis que Urgence Palestine, c'est le FLN des Palestiniens.
En clair, [rires] les références historiques, on voit ça. Les références de mon père. Ah, c'est beau, c'est beau, c'est beau. [rires] Voilà.
Ah bah oui, bah oui. Non, mais euh c'est un mouvement de libération pour le dire clairement. Et toi, qu'est-ce que tu en as pensé de la répression là ?
La répression des militants qui dénonçaient le génocide. Ça c'est inacceptable bien entendu. On s'est battu et on continue à se battre avec des personnes qu'on connaît qui sont sans arrêt arrêté, mis en garde à vue, poursuivi pénalement avec cette répression.
Moi enfin ce que j'en pense, je dis toujours qu'elle est révélateur de l'échec du gouvernement. Le gouvernement ne voulant pas avouer cet échec et en particulier un échec social, mais aussi un échec sur une cohésion de la société. et bien euh il mène la répression comme politique parce qu'il ne peut pas avouer sa politique et son échec politique.
Voilà. Et je d'une part, ça c'est ce que je pense sincèrement et d'autre part je me dis ceux qui ne réagissent pas aujourd'hui ne se rendent pas compte que demain ça sera leur tour. Aujourd'hui, on se bat et on nous réprime pour le combat qu'on mène contre le colonialisme, mais demain, ça sera la même chose contre l'exploitation capitale, contre contre les femmes, pour les femmes, le sexisme, contre le racisme, c'est le même combat.
Tout ça, c'est la même c'est le même rapport dominer dominant. C'est le rapport de domination, tu vois. Oui.
Et je pense que tant que les gens ne comprend pas ça, et bien ils vont euh ils vont se fragiliser et demain demain il sera trop tard. Quand ça sera leur tour, il sera trop tard. Là, on a Laurent qui nous dit "Récemment sur un live, j'ai vu un agriculteur qui avait un drapeau palestinien lors du rassemblement devant l'Assemblée nationale.
Un seul mais force à lui et merci." C'est vrai, c'est c'est ça, c'est ça que c'est ça qui est beau. Absolument.
Parce que le combat que mènent les paysans, le combat que mènent les ouvriers pour leur retraite, le combat que mènent les femmes pour leur égalité, et ben c'est le même combat. C'est le combat contre la domination. Et le combat qu'on mène en Palestine, c'est contre la domination des sionistes qui s'accapare le droit, les terres euh et la vie des Palestiniens.
Ah ouais, ça c'est le colonialisme. C'est du colonialisme. Est-ce que moi je dis c'est un voilà c'est le combat contre la domination quelle qu'elle soit qu'elle soit une domination raciale sexiste, qu'elle soit capitaliste, qu'elle soit c'est une domination et ce rapport de domination il faut le détruire.
Et toi toi donc toi tu es encore à Europe écologie des vers, on est bien d'accord ? Oui bien sûr. D'accord.
Alors, même si certains veulent me faire me pousser vers la porte, [rires] il y a des il y a des lignes en fait, je résiste. Il y a des lignes qui s'oppose à à ELV quoi entre Oui, mais je résiste moi. Je fais partie des résistances.
Je suis une résistante née. [rires] Je suis née dans un bidonville. Comment tu veux que je ne sois pas une résistante ? [rires] Mais c'est vrai, il faut soutenir les amis.
Vous voyez des personnes voilà comme Alima, elle est là de depuis longtemps, elle pour nous hein. D'ailleurs, j'étais à une conférence, on discutait, il y avait justement la Tifa qui était présente tout à l'heure et on évoquait la question de la transmission. C'est pour ça que moi c'était important de t'avoir à l'ima, c'était pour transmettre euh déjà ton parcours, transmettre ce que tu as appris, euh voilà, apprendre des erreurs mais aussi des on on connaît très peu finalement euh de ce qu'on fait les les les militants il y a il y a même 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans, les mouvements des travailleurs maghrébains, on connait on connaît rien. ne connaît rien et c'est extrêmement important de partager toute cette richesse euh de leur lutte euh parce que sinon on n'avancera pas.
Oui. Là, tu touches une fibre qui est pour moi très très importante parce que je m'en veux quelque part. Je dis que j'ai mené des combats mais je n'ai peut-être pas su assez transmettre.
Et quand on ne transmet pas, on ne transmet pas non plus la résistance. Et quand tu ne la transmets pas, après les personnes euh euh comment dire ? Il y a du recul.
Le droit des femmes est en recul parce que justement on a pensé que ça y était, qu'on avait tout acquis. Et c'est pareil pour le droit, la santé, c'est pareil pour les différents droits. Et donc des fois, je me dis je n'ai pas suffisamment transmis.
Et c'est la raison pour laquelle à chaque fois que des euh des personnes m'appellent de la part d'un tel ou un tel en me disant "Ouais, votre parcours m'intéresse. Est-ce que vous voulez venir venir faire une conférence chez nous là-bas dans notre dans notre ville éloignée ? Je sais pas où ?" à chaque fois, je dis oui parce que je dis euh même si je dois faire pas 2000 km, c'est pas grave parce que je pense qu'il faut transmettre et là je je m'en veux un peu de ne pas avoir transmis suffisamment.
Ouais. Bah bon, rien n'est perdu, hein. Rien n'est perdu.
Non, [rires] rien n'est perdu. Euh l'homme se construit à travers son histoire. C'est vrai, c'est vrai Ali Yassine, très juste.
L'homme avec un grand âge se construit à travers son histoire. C'est important que euh voilà de Il faut connaître son histoire pour justement pour pouvoir mieux se construire et il faut il faut connaître son histoire. Si on ne connaît pas son histoire avec un grand H comme tu dis, on n'arrivera jamais à se construire de manière assez solide.
Bien d'accord. Tondolier a besoin des conseils antracistes de madame Bouédienne. [rires] Oui, je sais pas si elle écoutera votre émission mais bon on va on va lui transmettre hein.
On va lui transmettre. C'est important. C'est important parce que voilà, il faut que faut que les parties de gauche il comprennent aussi que voilà la base on n'est pas on est voilà on en a marre de d'être là juste pour faire les castors.
Donc il faut que ça bouge bien plus bien plus. Moi je pense que comme on a un groupe qui s'appelle français à part entière, oui, il faut absolument que nous soyons à notre place et que nous prenions notre part, je veux dire dans cette dans ce combat qu'on mène et d'une part et les autres doivent accepter aussi que que l'on puisse prendre cette place. Il a Latifa qui nous dit "Merci Sami, la transmission est importante." Merci à toi Latifa.
Oui, merci Latifa, je viens quand tu veux. Ah voilà, tu as [rires] reconnu Alima, la résistance est en toi et tu l'as de ton papa. tu continueras la résistance de défendre les droits.
C'est annique ça. Anque. Voilà, ça fait plaisir.
Je dis toujours, je suis né avec cette résistance et je crois que je partirai que la la résistance ne partira qu'avec moi quoi. [rires] Bah en tout cas le plus tard possible debout, je résiste le plus tard possible. On a besoin justement de de de personnes comme toi qui voilà qui qui ont quelque chose à transmettre parce que bon c'est vrai hein, moi le premier quand j'étais plus jeune, j'ai pas forcément écouté les anciens.
Je me disais qu'il c'était un peu parfois on a besoin de repère tu sais. Moi je regrette parfois mon père m'a raconté des trucs et aujourd'hui je me dis il est plus là, j'aurais dû davantage écouter. J'en ai pas appris assez et pourtant il m'en a transmis.
Mais je trouve que euh j'aurais dû faire plus, j'aurais dû être plus à l'écoute et je crois qu'on a besoin de transmettre et d'être à l'écoute. Et on se rend compte, on se rend compte en vieillissant en fait que la jeune popul enfin les jeunes en général pense tout savoir en disant "Oui mais ça c'est des vieilles méthodes n na." Non c'est pas vrai.
Je veux dire la résistance elle a pas de méthode définie. Elle peut prendre toutes les formes. Et moi je dire j'ai toujours soutenu toutes les résistances toutes les formes de résistance.
Ouais. Surtout que quand on voit aujourd'hui en vérité, bon on voit la montée du fascisme, il va falloir absolument que voilà que que tout le monde se regroupe pour travailler ensemble. Quand tu vois que dans les rues de Paris défilent des jeunes avec le salut nazi, protégé par la police, tu les vois de tes propres yeux, tu les regardes et tu dis "Putain, mais mon père, il s'est battu contre eux et aujourd'hui, ils sont là." Mais mais que mais que que se passe-t-il ?
Des années des des des temps euh je sais pas c'est ça fait plus d'un siècle que les choses continuent à se répéter comme ça. C'est pas possible. Bon et donc il faut pas baisser les bras.
Il faut pas baisser les bras, faut continuer et puis voilà. Il faut faut qu'on se serre les coudes les uns avec les autres. Il y a Latifa qui dit "Inchallah, j'ai trop hâte d'organiser quelque chose avec toi et Sami." Avec plaisir Latifa, ça fait plaisir.
Avec plaisir, avec plaisir. C'est vrai, il faut il faut absolument "J'ai besoin de tes coordonnées pour une affaire importante en tant qu'avocat". Halima Voilà, [rires] pas de problème.
Tu lui transmets, je suis là pour ça. Plache. Bah voilà, vous voyez en plus l'émission c'est super.
Voilà, vous voyez. Oui, c'est la faute des politiques actuelles. C'est vrai.
Bravo, Hanima, ça fait plaisir les amis. En tout cas, Alima, j'espère que tu pourras repasser de temps en temps ici euh nous nous raconter les avancées de euh voilà de de au niveau politique et puis au niveau militant tout quoi important de J'espère que j'espère que dans notre campagne on va réussir à faire avancer des choses, qu'on va réussir à gagner et que tu sais toutes les places ont des comment dire ont des rapports de force à à imposer que ce soit au conseil municipal que ce soit soit au conseil général, que ce soit au conseil régional, que ce soit à l'Assemblée, au Sénat, partout, il faut savoir créer le rapport de force et imposer sa voix, imposer son combat. Voilà.
Et quel que soit le lieu, il faut mener des combats, il faut les gagner, c'est tout. Voilà. [rires] Voilà, ça c'est le message d'une battante.
Ça fait plaisir les amis. et et c'est un message qu'il faut diffuser un maximum autour de vous. Absolument.
Autour de vous. Absolument. En tout cas, je suis très contente d'avoir passé ce moment avec toi et avec vous toutes et tous et j'espère bah que ça va se renouver.
Avec [rires] plaisir. Avec plaisir. Je viens quand vous voulez.
Il y a pas de problème. Bah c'est super. Avec plaisir.
Alima, on a vraiment passé un très bon moment. Un très bon moment. Les amis, je vous dis je vous dis de mon côté à lundi.
Euh lundi 21h, ça change pas. On aura peut-être un invité, on verra. Euh d'ici là, passez un bon weekend et puis voilà, faites passer le message, faites passer l'interview, il est disponible sur YouTube.
Euh la chaîne Oui, justement, il y a quelqu'un qui me demande si on peut la réécouter quelque part. Exactement. Bah, il sera une fois que l'émission est finie, bah on peut la réécouter directement sur YouTube.
Donc sur YouTube. Donc c'est c'est elle est dispo direct. Elle est dispo.
On va la diffuser à max. C'est important. Et surtout, il faut voilà, il faut diffuser surtout les les paroles des personnes qui voilà, ça fait quand même marche 83 les amis, Alima, elle était là euh elle a pas lâché l'affaire.
Exactement. Urgence palestine, elle est là. Avocate, elle est là pour les pour les personnes voilà sans papier, les personnes la marche pour l'égalité des droits se poursuit jusqu'au bout.
Voilà, jusqu'au bout les amis. On lâche rien. Super.
Allez, merci à vous les amis, bonne soirée et à très vite. Allez, à vous aussi, à toutes et à tous. Merci.
Bye. Au revoir.