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interviewSud Radio· 25 août 2025 12 min

Comme le dit François Bayrou, la France est-elle en danger ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] 17h 19h Judit Bre Frédéric Brindel et le retour de nos vraies voix Frédéric Brindel Raphaël Ry Leleu est avec nous Michel Charman, ils sont prêts pour le fameux coup de projecteur. C'est parti pour le coup de projecteur les vraies voix sud radio. Le coup de projecteur des vraies voix.

Cet été, le rêve de l'Europe qui compte dans le monde s'est évanoui. Ce sont les mots de François Bairou lors de sa conférence de presse aujourd'hui pour évoquer la position de la France en Europe, mais évidemment sa position aussi sociale, politique, intérieure au pays sans oublier le projet de budget 2026 qui est en difficulté comme nous le savons. Souveraineté, indépendance, éducation et j'en passe.

Les sujets sont vastes et la prise de parole inquiétante. Motion de censure. Mouvement social annoncé pour le 10 septembre sans oublier menace d'un vote de censure dès le 23.

L'exécutif est très fragilisé. Face à cette double offensive sociale et politique, il joue une partie décisive. Mais il y aura-t-il un gagnant ?

Là est la question. Le 8 septembre donc il y aura le 491, celui qui met euh le vote de confiance à l'Assemblée nationale du gouvernement. Toutes les heures, la France écope de 12 millions d'euros de dettes supplémentaires englué dans la déferlande de notre déficit toujours plus délirant.

François Beerou nous a tracé un tableau d'une noirceur glaçante. Au secours, il faut dépenser moins et produire plus. Nous vous posons la question.

Et c'est très intéressant sur le compte X de Sud Radio, comme le dit François Bairou, la France est-elle en danger ? Vous dites oui mais à 57 % non à 43 comme s'il y avait une volonté de relativiser la noirceur du Premier ministre. Et nous sommes avec Andrea Cotarac, porte-parole du RN.

Andrea, bon rebonsoir. Juste avant la coupure, vous avez commencé à nous expliquer que finalement il y a vous pour rappel certains proches du premier ministre disent que c'est le début du bordel. Parlons vrai.

Et pour vous finalement c'est début du bordel, c'est la fin du gouvernement Bairou. C'est une bonne nouvelle. C'est ça que vous nous disiez.

Mais écoutez, c'est assez étonnant parce qu'en fait monsieur Bairou nous a fait une conférence de presse pour nous dire il faut répondre à la question. La France a-t-elle un un déficit astronomique, une dette qui est lourde ou pas ? Bon, je pense que toutes les forces politiques françaises sont au courant.

La question c'est de savoir comment on y parvient. Et là, il ne répond rien ou en tout cas quelques idées, on s'en doute sur les jours fériers, sur tas d'autres choses, mais euh le vote de confiance, c'est faire confiance au Macronistes euh au Rassemblement national. On ne fait pas de chèque en blanc.

Voilà, des gens qui sont là depuis 2017, qui ont creusé la dette de plus de 1300 milliards d'euros et qui vont encore demander aux Français des efforts, aux entreprises, aux ouvriers euh sur un tas d'autres sujets qui leur proposent même euh de travailler gratuitement durant 2 jours. On peut pas continuer comme ça. Nous, on veut des réformes structurelles.

Andrea Cotarac. Euh écoutons ce moment euh qui est qui est le moment, on va dire un peu clé euh de la conférence de presse où le Premier ministre donne rendez-vous euh pour une euh consultation exceptionnelle aux députés le 8 septembre. Cette discussion, elle ne peut venir qu'après se recentrer sur la question essentielle.

Voilà la clarification. Et cette clarification pour moi, elle est urgente et il y a un lieu pour cette clarification, une institution, c'est le parlement. dans un débat ordonné suivi d'un vote et non pas dans le désordre des affrontements de rues et des injures.

C'est la raison pour laquelle j'ai demandé au président de la République qu'il a accepté de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre dans 15 jours. J'agerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement. Cette déclaration de politique générale aura pour objet savoir s'il y a bien gravité du danger pour la nation, s'il y a urgence ou pas et euh choisir la route qui permettra d'échapper à cette malédiction en retrouvant la maîtrise de nos finances, donc en choisissant de réduire nos déficits et en produisant plus.

Voilà, le premier ministre tout à l'heure lors de sa conférence de presse, rendez-vous le 8 septembre. Que diront les écologistes ? Raphaël Réy Leleu ?

Nous voterons contre la confiance à ce gouvernement de manière très très claire. C'est quand même savoureux de voir que ça y est, la Macronie se découvre parlementariste et puis la la mauvaise foi et la malhonnêteté intellectuelle de François Bairrou et sont pour moi assez choquant puisqu'il dit est-ce que les gens vont se prononcer sur la gravité de la situation mais comme s'il n'y avait qu'une seule solution celle qu'il propose et nous nous pensons qu'il y a d'autres solutions possibles et que cette manière d'enfermer le débat n'est pas acceptable et que de toute façon la manière dont François Bairou a conduit les affaires n'est pas acceptable. Alors Michel Sherman, il y a quand même le 10 septembre he ce gros mouvement on bloque tout qui arrive.

Il y a effectivement les verts qui disent qu'elles vont se prononcer hein contre ce vote de confiance. Il y a Jordan Bardella aussi he je vais le citer qui dit que jamais le RN ne votera la confiance à un gouvernement dont les choix font souffrir le peuple français. Vous vous dites quoi ?

Moi, je pense que ce gouvernement sans cap et sans vision euh à la fin, si on pose et on demande l'avis aux Français, euh je pense que les Français ne veulent pas signer un chèque en blanc dans un gouvernement qui ne fait qu'improviser. Euh François Berou, le premier ministre, rêve d'Europe mais mais il ne fait plus rêver les Français. Et aujourd'hui, le problème des Français, c'est qu'il n'espère plus et la notion d'espérance dans le pays qui était si cher dans le pays aujourd'hui n'existe plus.

S'il y a ces mobilisations, le le gouvernement a toujours utilisé la peur au premier mandat en caricaturant euh les gilets jaunes. Le président de la République parlait quand même de minorité bruyante. Combien de semaines les commerçants euh pas seulement à Paris mais surtout les ronds-points de France où les commerces ont été euh quelque part détruits, abîmés ou où où des travailleurs ont fait grève, se sont privés de salaire et pas seulement les syndicats, il y a des personnes qui se sont privées de salaire pour manifester parce que ils n'en pouvaient plus. le les le les manifestations qui vont arriver le 10 septembre, c'est pas seulement des complotistes et des gilets jaunes qu'on a voulu caricaturer.

C'est des gens qui aujourd'hui vont se priver de vacances, qui se lèvent tous les matins pour travailler et qui aujourd'hui n'arrivent plus à remplir leur frigo. C'est ça le problème. Bon, alors n'hésitez pas vous les auditeurs de S radio 0826 300, dites-nous ce que vous en pensez.

Est-ce que finalement le premier ministre noircit le terrain ? Judith Bé le rappelé, Jordane Bardella a dit non. Marine Le Pen souhaite une dissolution et confirme que le RN votera contre la confiance.

Andrea Cotarac, ça y est, c'est le moment. B c'est le moment si vous voulez. Ça fait quand même un certain temps qu'on explique que les macronistes euh font fausse route.

Ça fait un certain temps qu'on explique que ce bilan budgétaire, social, économique et aussi la conséquence non pas que du macronisme mais aussi des gouvernements PS, Europe écologie les vert sous François Hollande mais aussi des gouvernements de l'UMP. On demande au Rassemblement national signer un chèque en blanc, laissez-nous faire pour réparer nos erreurs. Bah c'est non.

Nous, on n'est pas comptable de tout ça et nous on a proposé un contrebudget. On sait très bien quand un parti, le seul parti, le plus grand parti de France, le premier Assemblée nationale oppose un contrebudget, c'est qu'on est parfaitement confiant conscience euh euh on a parfaitement conscience de la situation budgétaire absolument catastrophique. Mais voyez ce gouvernement, son gros problème, ce pourquoi on lui fait pas confiance, c'est qu' nous explique la situation budgétaire est catastrophique et dans le même temps propose de baisser l'augmentation de la France à l'Union européenne, c'està-dire de continuer d'augmenter notre contribution à l'Union européenne.

C'est un gouvernement qui nous parle de production mais qui applaudit madame Van Deron qui n'a même pas engagé un rapport de force avec Donald Trump. Voilà un gouvernement qui va demander aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés de cotiser pour avoir un système social d'ailleurs que l'on défend mais sans s'attaquer au fraude aux fraudes sociales 30 milliards d'euros selon la cour des comptes plus de 100 milliards pour la fraude fiscale. Donc que ce gouvernement s'attaque au fort et cesse de faire soustrir les français.

Michel Sherman, on va il faut il faut en parler et en reparler hein. Il y a cette année blanche fiscale qui est proposée par le Premier ministre aussi avec un gel de certaines prestations sociales et puis il y a cette suppression des deux jours fériers qui est je pense un des sujets qui hérissent le plus le poil des Français. Qu'est-ce que vous en pensez vous ?

Je pense que s'il y a une déconnexion aussi du réel et que tous ces politiques qui ont fait de leur carrière, il faut le dire et pourtant je suis pas pour stigmatiser les élus, j'en suis un, je suis bénévole dans ma fonction mais aujourd'hui je pense que il y a des politiques aujourd'hui qui gouvernent la France qui ne sont pas assez descendus dans la rue et ne savent pas que en touchant aux jours ferriers, ils touchent aux travailleurs et ils touchent vraiment à ceux qui manquent euh d'argent juste pour subvenir à à leurs besoins. Et je pense que cette déconnexion du réel fait aujourd'hui qu'il y a évidemment des Français qui ne vont plus voter. Il y a une absence des bureaux de vote et et il y a aujourd'hui une abstention grandissante.

Pourquoi ? Parce qu'il y a une méfiance de nos administrés, des citoyens français envers ceux qui nous gouvernent. Et ça cette cassure et quelque part ce faussé qui s'est créé au fil des générations, on va mettre des annelles réparées et donc sur sur le le fait avérer que vous vous revenez pour moi c'est s'attaquer aux Français mais aux travailleurs et et à ceux qui font vivre le pays.

Bon Raphaël Réi Leleu, il y aura le 8 septembre et il a alors si on comprend bien ce que le Premier ministre a voulu dire c'estàd que le temps de la clarification c'est maintenant jusqu'au 8 septembre où il offre la possibilité de discuter. Est-ce que c'est encore une situation sauvable ? Sauvable pour qui ?

Pour le gouvernement pour le gouvernement l'État. Non, je ne crois pas. Mais parce que le le gouvernement et j'étais d'accord avec votre propos, le gouvernement est totalement déconnecté et le cas des jours fériers, ça c'est un peu ce qu'on a agité parmi tout le paquet de mesures proposées parce que c'est terriblement choquant vis-à-vis du rapport au travail, vis-à-vis du rapport au repos, au besoin d'avoir du temps pour se retrouver en famille ou avec ses proches, même vis-à-vis de la victoire contre le fascisme durant la Seconde Guerre mondiale.

Enfin, rien allit dans cette histoire mais de manière générale, rien ne va dans la politique de François Bairou. Quand on voit les gens qui ont galéré tout l'été pour réussir à partir en vacances, pour réussir à accéder aux soins et que François Bairou Bairrou euh met à dos finalement euh les politiques et les discours racistes d'un côté et euh les politiques et les discours qui demandent un peu plus de justice fiscale de l'autre sont plus des œillères à ce niveau-là, sont des angles morts qui sont dangereux pour le pays. Donc je pense et j'espère que ce gouvernement va tomber le 8 septembre.

Andrea Cotara qu'on aura compris. Vous, je rappelle que vous êtes porte-parole du, vous aussi vous attendez que ce gouvernement tombe. Oui, parce qu'en réalité, c'est une situation absolument inédite.

Euh, on a un gouvernement qui est minoritaire, c'est-à-dire que ce sont les perdants des élections législatives qui aujourd'hui gouvernent le pays. C'est quand même assez fort de café. Mais si on est dans cette situation aussi, pardon, c'est aussi parce qu'il y a eu ce front prétrend prétendument républicain dont l'extrême gauche a fait partie.

Je rappelle quand même que c'est la France insoumise qui a réélu madame Borne, monsieur Darmanin euh euh et toutes ces personnes qui aujourd'hui nous gouvernent. Par conséquent, ce que j'espère moi, c'est un nouveau souffle, c'est faire en sorte qu'on prenne à bras le corps les problèmes du pays. Euh s'attaquer à l'Union européenne, s'attaquer au problème de l'immigration qu'on chiffre à 11 milliards d'euros d'argent public, s'attaquer aux transactions financières, augmenter les transactions financières, c'est-à-dire taxer un peu les plus puissants de ce pays qu'il faut mettre aussi à contribution. s'attaquer si vous voulez au fort aujourd'hui le gouvernement s'attaque au faibles.

Ça veut dire que vous le Rassemblement national vous êtes prêt les français gratuitement. Vous êtes prêt à arriver à Matignon malgré l'impossibilité pour Marine Le Pen. Vous êtes prêt à prendre la place à Matignon national les législativ surtout.

Bien sûr, s'ils ne sont pas capables de gouverner, bien sûr que nous nous serions capables avec Jordan Bardella à Matignon et demain, nous l'espérons si la démocratie est encore respectée dans ce pays, Marine Le Pen à l'Élysée parce qu'on considère qu'ils font un choix de rupture maintenant avec ceux qui nous ont gouverné depuis maintenant plusieurs décennies et c'est-à-dire tout le monde sauf nous. Merci beaucoup Andrea Cotara qu'on rappelle que vous êtes porte-parole du RN et puis aujourd'hui nous étions avec Raphaël Rimi Leleu. Vous êtes conseillère de Paris écologiste et puis je conseille votre livre hein Beyoncé est à l'air féministe.

Nous étions également avec Michael Sherman. Vous êtes président de l'association engagement France Solidarité conseiller municipal à Charenton Le Pont. Merci beaucoup.

Merci à vous. À bientôt.