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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 11 mai 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileSécuritéInstitutions & élections

La grande interview : Franz-Olivier Giesbert

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement est coincé, Franz Olivier Gisberg ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    On n'est pas loin quand même, peut-être, d'une colère comme type gilet jaune ?

  • 6:12OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que vous voulez que les délinquants se réfrènent ?

  • 8:26OuverteRéponse directe

    Parlons d'Emmanuel Macron et de la question de l'immigration.

  • 10:53OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça dit de lui, en fait ?

  • 14:25OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon, meilleur candidat pour la gauche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49InvitéChiffre
    « 3 526 milliards aujourd'hui et puis ça continue à tourner. »
  • 0:55InvitéChiffre
    « 51 000 euros par Français. »
  • 1:11InvitéChiffre
    « La charge de la dette, ça va être bientôt 100 milliards. »
  • 2:06InvitéChiffre
    « Le pouvoir d'achat en 2025 des Français a déjà diminué de moins 0,8%. »
  • 2:25InvitéChiffre
    « Il y a un système qu'on a inventé avec 61% de prélèvements, de taxes, etc., sur le prix de l'essence. »
  • 4:06InvitéChiffre
    « Avec 400 000 normes, il paraît que ça coûte 87 milliards, d'après certaines estimations, aux entreprises. »
  • 12:55InvitéChiffre
    « Nous sommes aujourd'hui la quatrième langue parlée. »

Temps de parole

  • Invité76 %
  • Présentateur24 %

5,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Et notre invité ce matin dans la grande interview au CNews et Européens, c'est Franz Olivier Gisberg. Bonjour et bienvenue. Bonjour. Bonjour Frère, auteur de Voyage dans la France d'avant aux éditions Gallimard. Et la France est-elle un pays communiste aux éditions Plon ? La réponse est oui, la France est toujours un pays communiste. Mais d'abord, parlons, mon cher Franz, des préoccupations des Français. La crise du pouvoir d'achat étrangle nos concitoyens. Les prix du carburant sont toujours assez hauts. Il y a une montée en pression évidemment sur le gouvernement. Est-ce que le gouvernement est coincé, Franz Olivier Gisberg ? Bien sûr.

Est-ce qu'il devra lâcher du lest sur ses prix du carburant ?

0:32
Invité

Il est coincé, il ne peut pas trop lâcher de lest parce qu'il y a les marchés qui nous surveillent. Il y a beaucoup de gens qui nous surveillent aujourd'hui. Pourquoi ? Parce qu'on a cette dette. Cette dette dont il ne faut pas parler. Heureusement qu'il y a eu Bayrou pour apprendre aux Français qu'il y avait ce gros problème. C'était le premier homme politique à en parler vraiment.

0:48
Présentateur

Dès 2007.

0:49
Invité

3 526 milliards aujourd'hui et puis ça continue à tourner. Ce qui veut dire 51 000 euros par Français. Par Français, si on regarde par habitant. Alors simplement, évidemment, c'est la dette globale et ce n'est pas ça le plus important. Parce que bon, on peut toujours renégocier, en parler, on verra bien. Mais il y a quelque chose qui est fondamental, c'est la charge de la dette. La charge de la dette, ça va être bientôt 100 milliards. Cette année, ce sera 60. 100 milliards en 2029. Il faudra sortir cet argent pour l'intérêt de la dette simplement. Et si on arrête, évidemment, le ciel nous tombe sur la tête. Et c'est la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui.

Donc, on a un gouvernement qui est tenu, qui n'a pas de marge d'un oeuvre.

1:29
Présentateur

Oui, mais qui est coincé aussi parce que les Français n'en peuvent plus. Les Français modèles sont en train de craquer.

1:34
Invité

Non plus, mais attendez, parce qu'ils ont raison. Mais ça, c'est tout le système, d'ailleurs. Le budget a confirmé une politique absurde qui est menée depuis 1981. On augmente tout le temps les dépenses pour faire de la croissance. On ne fait pas de croissance. On augmente les prêlevés obligatoires sans arrêt, qui aussi freinent la croissance. Ce sont des budgets anti-croissance les uns après les autres. C'était vrai depuis 2017, mais c'était vrai avant aussi. Ça a commencé depuis longtemps. Et les Français, il y a une réalité qui a été très peu soulignée par les médias. Je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs. Mais que le pouvoir d'achat en 2025 des Français a déjà diminué de moins 0,8%.

Et puis, avec la croissance qui s'annonce cette année, qui sera très faible, s'il y en a une, ce n'est même pas sûr, on va encore vers une baisse du pouvoir d'achat. Alors, le problème de l'essence, c'est que de toute façon, il y a un système qu'on a inventé avec 61% de prélèvements, de taxes, etc., sur le prix de l'essence. Donc, évidemment, plus l'essence augmente, plus le fric rentre dans les caisses.

2:38
Présentateur

Oui, mais il y a la colère sociale. On n'est pas loin quand même, peut-être, d'une colère comme type gilet jaune, où le prix du carburant était bien plus bas, pourtant.

2:46
Invité

Vous avez raison. Mais le problème, c'est, bon, le pouvoir, le gouvernement, il est là pour protéger. Ça, c'est sûr, c'est un mot qu'ils emploient tout le temps. Voilà, on est là pour protéger. L'État nounou. Oui, mais c'est vrai, c'est sa fonction, la protection. Et donc, là-dessus, il doit aider. Mais quand on a cette politique ultra dépensière depuis des années, ça ne marche pas. On n'a plus d'argent. Et c'est ça, le problème. Mais le pauvre, le cornu, je ne sais pas trop ce qu'il peut faire, d'ailleurs, en dehors d'essayer de... C'est une politique de bout de ficelle. D'accord, des petites rustines ici ou là, pour permettre de se tenir bien. Voilà, alors on va voir, évidemment.

Il doit annoncer de nouvelles aides de la semaine. Il y a une partie des Français, enfin, je veux dire, d'abord ceux qu'on appelait jadis les gilets jaunes, qui sont là, qui peuvent revenir, qui font des kilomètres et des kilomètres pour aller travailler. Et puis, les agriculteurs aussi, qui consomment...

3:35
Présentateur

Ils manifestent aujourd'hui.

3:36
Invité

Oui, c'est normal, parce qu'ils morflent déjà énormément. Et tout ça, c'est tout un système, vous voyez. Bon, ben, eux, particulièrement, ça, ce n'était pas dans le sujet, mais c'est vrai que c'est aussi... Tout ce qui pèse sur eux, il n'y a pas seulement tout ça, il y a aussi les normes. La bureaucratie, la paperasse. Oui, la paperasse. On a inventé une société où tout le monde remplit les papiers. Vous avez les pauvres médecins, ils sont en... Bon, je ne parle pas des paysans, avec sans arrêt des contrôles, donc il faut montrer ceci, il faut montrer cela, pâte blanche. Enfin, avec 400 000 normes, il paraît que ça coûte 87 milliards, d'après certaines estimations, aux entreprises.

Moins de normes. Bon, là, c'est... François-Livier Gisberg, la France était là. On dit toujours qu'on va arranger, qu'on va simplifier, mais il n'y a jamais rien.

4:19
Présentateur

La France était un pays communiste, oui, disais-je, parce que Total Energy, qui est notre champion français, carburant à l'étranger notamment, est sous le feu des critiques. Et la France insoumise, désormais, demande la nationalisation de Total Energy. Emmanuel Bompard, hier, sur nos antennes, jugé envisageable et même extrêmement rentable, l'éventuelle nationalisation de Total Energy. Oui, ça va monter.

4:39
Invité

Ça va monter. Donc on est toujours un pays communiste. Ils vont demander l'arrestation, d'ailleurs, des dirigeants, parce que... C'est ce que j'appelle la criminalisation des bénéfices. C'est-à-dire que c'est pas bien de faire des bénéfices, on appelle ça tout de suite des super-profits, et puis voilà, c'est tout juste si on ne veut pas arrêter les auteurs de ces super-profits. Mais c'est un système, là encore, complètement dingue. C'est-à-dire que nous, notre problème aujourd'hui en France, c'est de créer de la richesse, parce que si on peut créer...

Parce qu'on a un système qui redistribue, il n'y a pas d'argent, donc on emprunte, on emprunte pour payer les retraites, on emprunte pour payer les prestations sociales, parce que beaucoup de ces retraites sont déficitaires, chacun sait, et le gouvernement abonde, notamment certaines retraites de fonctionnaires. Et tout ça nous enfonce. Et le problème, c'est qu'on ne peut s'en sortir que d'une seule façon. Tous ces imbéciles, il ferait mieux d'écouter Philippe Aguillon, prix Nobel d'économie l'an dernier, qui est d'ailleurs de gauche, ouvertement de gauche, et qui dit que le problème, c'est la création de richesses. Vigne M. Aguillon, et lui, devrait être au pouvoir.

5:41
Présentateur

Mais il cautionne la taxe Zuckman ou pas ?

5:43
Invité

Évidemment que non. Évidemment que non. Pourquoi ? Parce que la taxe Zuckman, c'est une folie. C'était quelque chose, c'est une machine à faire fuir les entrepreneurs, puisque ça attaque directement leur outil de travail. Et puis, bon, c'est une façon aussi pour l'État de rentrer dans leur outil de travail, parce que beaucoup d'entre eux n'ont pas forcément assez d'argent pour rembourser. Donc, ils fileront peut-être des parts de leurs entreprises.

6:07
Présentateur

François-Olivier Gisberg, on est sur ce sujet.

6:09
Invité

À l'État, on vous en est compte ?

6:10
Présentateur

On va parler de Emmanuel Macron dans un instant. Un tout petit mot de la sécurité, parce que les Français sont excédés par le problème de pouvoir d'achat, mais aussi par la montée de l'insécurité. Chaque victoire sportive désormais est ponctuée de violences, d'affrontements avec les forces de l'ordre. On se rappelle de ce qui s'est passé après le match PSG-Bayern en Ligue des Champions. 127 interpellations, 4 comparutions. Comment est-ce que vous voulez que les délinquants se réfrènent ?

6:36
Invité

C'est complètement absurde. Mais de toute façon, écoutez, ça résume... Macron, il y a quelques qualités. Bon, il n'a pas des masses de qualités pour gouverner, pour présider, pour diriger un grand pays comme la France. Mais bon, il y a quand même des qualités. Il reste qu'il a laissé filer l'endettement, c'est clair. Ce n'est pas lui, ce n'est pas pour son petit plaisir personnel, mais il a laissé faire parce qu'il avait peur. Donc, il a laissé. Donc, l'État continue à s'endetter comme jamais. Bon, ensuite, il a laissé filer l'immigration parce qu'il n'ose pas contrôler. Et il laisse filer l'autorité. Donc, voilà, tout ça, ça vient du sommet. C'est-à-dire que ce n'est pas...

C'est très simple.

7:14
Présentateur

C'est l'hésitation présidentielle qui fait qu'on arrive à cette situation-là ?

7:18
Invité

À la fois, une sorte de déni, parce que quand il y a des problèmes, c'est un peu Alice au pays des merveilles. Emmanuel Macron, bien sûr, ben oui, voilà, il ne sait pas où il va, mais il pense que le chemin le mènera quelque part. Et voilà, il vit un petit peu au jour le jour. Mais il n'y a pas, comment dire, ce n'est pas tenu. Comme une petite entreprise doit être tenue, c'est-à-dire, vous savez... Mais c'est la célèbre phrase de De Gaulle qui est géniale, qu'on trouve dans les mémoires de Foucault, de Jacques Foucault, qui était son collaborateur, chargé des affaires spéciales, qui était... Et gouverner, c'est être dur. De Gaulle était dur, bien sûr.

Et diriger même une PME, c'est être dur. Mais là, lui, il ne sait pas être dur. Donc le pays n'est pas tenu. Ben non, il ne sait pas dire non. Et puis il a peur, il a peur, il a peur. Et voilà, c'est comme ça. Vous savez, le problème, c'est pour gouverner l'intelligence, mais je ne saurais jamais le répéter, ce n'est pas important. Ce qu'il faut, c'est du courage, de la volonté. Mais il y a tellement de textes qui disent ça et qui l'expliquent, à commencer par des textes de De Gaulle. Mais c'est évident, et c'est ça qui lui manque. C'est ça qui lui manque. Alors il a du courage, c'est vrai, avec Poutine, avec... Enfin, quand c'est loin, quoi, vous voyez, avec Trump, etc.

Mais dès que ce sont les Français, il a peur.

8:26
Présentateur

Alors, parlons d'Emmanuel Macron, et vous avez évoqué la question de l'immigration. Il y a quelque chose qui se joue avec la relation avec l'Algérie et Emmanuel Macron. Il veut restaurer un dialogue efficace avec Alger. Il fustige les postures de politique intérieure des derniers mois, qui ont, selon lui, causé beaucoup de tort aux deux pays. Il vise Bruno Retailleau, bien sûr.

8:42
Invité

Mais bien sûr, mais tout ça est idiot, il faut dire les choses, parce que comment on négocie avec un pays comme l'Algérie ? On négocie avec un bâton et une carotte comme on négocie avec tout le monde, y compris avec nos pires adversaires. Mais c'est comme ça qu'il faut négocier. C'est-à-dire, il faut tendre la main, et puis de l'autre côté, montrer qu'on est la France, on ne peut pas se faire marcher dessus, on n'est pas un paillasson. C'est incompréhensible. Moi, je ne comprends pas que... Bon, alors, soi-disant, si j'étais génial, Retailleau était parti, donc Christophe Glez allait être libéré. Christophe Glez, journaliste innocent, juste coupable d'aller voir des sportifs cabiles.

C'était une histoire de dingue. Il est en prison, on ne sait pas combien de temps ça va durer. Ça montre d'ailleurs le côté dégénéré du système algérien, qui ne peut pas durer comme ça éternellement, parce que ce sont quand même en grande partie des prévéligateurs. Bon, il suffit d'aller voir certaines grandes rues de Paris quand on voit tous ces beaux appartements. Ça, c'est l'argent du pétrole, quoi. Tout ça a été détourné. Et ce pouvoir-là, il s'accroche, comment dire ? Oui, à ce que d'ailleurs Macron a appelé un jour la rente mémorielle, c'est-à-dire, bah oui, parce que ce peuple a beaucoup souffert pendant la guerre d'Algérie, la France lui devrait beaucoup.

Mais à ce moment-là, excusez-moi, on pourrait aussi demander des comptes aux Romains, enfin aux Romains maintenant, aujourd'hui, aux Italiens, puisque nous avons été occupés autrefois par les Romains, nous avons été occupés aussi par les Vandales, qui venaient de Germanie, donc il faut demander des comptes aussi. Donc il faut arrêter,

10:11
Présentateur

il faut tourner la page.

10:12
Invité

Mais oui, la colonisation, attendez, la colonisation, et en plus, la farce de cette affaire, c'est que, quand il expliquait que, pour complaire aux dirigeants algériens que la colonisation avait été un crime contre l'humanité, bon, il oubliait que les Arabes avaient colonisé l'Algérie, qui était berbère, c'est le peuple d'origine, c'est le peuple berbère, les Arabes l'avaient colonisé, mais avant les Arabes, il y avait aussi les Ottomans, et les Ottomans, excusez-moi, là aujourd'hui, il y a des accords entre l'Algérie et Erdogan, et voilà, la Turquie, et tout se passe très bien, parce que voilà, ils s'aiment, ils s'embrassent, bon, tout ça est absurde, ce sont des prétextes.

10:53
Présentateur

François-Louis Gisbert, Emmanuel Macron est en ce moment en tournée africaine, quatre jours, qui ressemblent un peu à une tournée d'adieu, il était en Égypte, il est à présent à Nairobi, où il co-préside un sommet qui s'appelle Africa World, il n'y a pas de français dans l'affaire, et justement, alors il a été très surprenant lorsqu'il a dit lors de l'inauguration du nouveau campus de l'université Léopold Cédar Senghor à Alexandrie que l'épicentre du français se trouve aujourd'hui dans le bassin du fleuve Congo et non sur les Quatzen, car c'est là qu'il y a le plus de locuteurs dans la même phrase, il a rappelé que l'arabe est la deuxième langue la plus parlée en France.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Qu'est-ce que ça dit de lui, en fait ?

11:29
Invité

Écoutez, aujourd'hui, il faut bien dire les choses, il y a chez Emmanuel Macron un côté mort-vivant, c'est-à-dire il est mort, c'est-à-dire c'est fini pour lui, deuxième mandat, c'est terminé, il n'y a plus que quelques mois à tirer encore, et bon, il essaie de faire croire, etc., il porte beau, mais il y a un côté mort. D'ailleurs, on voit très bien tous ces dauphins, ces ex-dauphins font campagne contre lui, etc., c'est fini, donc c'est le crépuscule, et les crépuscules, pour les présidents français, quels qu'ils soient, sont toujours des très mauvais moments à passer.

Et de l'autre côté, il y a un côté vivant, c'est-à-dire qu'il tourne, et c'est vrai que, qu'il aille en Afrique, moi je trouve ça très bien, et cette tournée africaine, c'est très bien, simplement, jusqu'à présent...

12:12
Présentateur

Alors que l'influence de la France est complètement anéantie dans ce continent.

12:15
Invité

Il a mis le dernier clou dans le cercueil en quittant le Mali. Mali, Burkina, Niger. Ce qui ne réussit pas d'ailleurs aujourd'hui aux Russes, qui eux-mêmes d'ailleurs vont s'en aller bientôt. Mais si vous voulez, dans cette histoire-là, moi je trouve qu'il y a quelque chose de vrai quand même. Sur la langue. C'est-à-dire qu'il ne faut jamais oublier qu'aujourd'hui le français, il est parlé par 400 millions d'humains. Il y a 400 millions de personnes sur la Terre qui parlent le français. Nous sommes un petit peuple de 70 millions. Et donc, c'est quand même... Il faut regarder bien les chiffres. Nous sommes aujourd'hui la quatrième langue parlée.

La quatrième, nous étions la cinquième il y a encore peu de temps. Et tout ça, c'est grâce à l'Afrique. Grâce notamment d'ailleurs au Congo.

13:07
Présentateur

Donc ce n'est pas faux sur le fond.

13:08
Invité

Ce n'est pas faux, c'est vrai. Il faut le rappeler, oui, bien sûr. Mais est-ce que la langue, c'est la culture française ? Il y a une majorité aujourd'hui de personnes en Afrique qui parlent français.

13:15
Présentateur

Mais est-ce que la langue, c'est la culture française ? C'est une vaste question, ça.

13:19
Invité

Oui, mais enfin, elle passe par la langue. Ça passe par la langue. On habite un pays, on habite aussi une langue. Tous les écrivains vous diront ça. Et d'ailleurs, la preuve en est que quand même dans l'Afrique francophone, la culture française se développe quand même. C'est assez clair.

13:35
Présentateur

Et quand Emmanuel Macron dit, François-Lévié Gisbert, que c'est l'arabe qui est la deuxième langue la plus parlée en France, qu'est-ce qu'il dit là ?

13:41
Invité

C'est une façon aussi de... Mais c'est sa façon aussi de... Comment dire ? C'est le côté perturbateur. Il aime bien comme ça. Bon, là, comme il disait quelque chose de fort sur la France, parce que c'est important, ça nous sommes la deuxième langue la plus enseignée après l'anglais quand même. C'est quelque chose le français. Bon, mais là, il faut qu'il en mette un petit coup par-dessus. Bon, alors, parlons de... Il ne peut pas s'empêcher. Pendant que le président voyage... Il ne peut pas s'empêcher. Il y a un côté comme s'il y avait des petits côtés comme ça. Plus fort que lui. Oui, oui, il aime bien piquer. C'est son petit côté scorpion.

Moi, je n'aimerais pas être la grenouille qui lui fait traverser la fleuve parce que je pense qu'il adore piquer.

14:19
Présentateur

Le président voyage et pendant ce temps-là, la campagne semble avoir commencé en France. Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa candidature dimanche dernier. Il est le mieux préparé à gauche pour vous. Tout est au carré chez nous, a-t-il dit. Jean-Luc Mélenchon, meilleur candidat pour la gauche ?

14:35
Invité

Il est certainement le plus doué de la classe politique, on peut dire, hélas. Mais bon, c'est aussi clairement... Enfin, c'est objectif, c'est plus charismatique. Quand il fait un discours, ça s'écoute. Ce n'est pas le cas d'absolument tout le monde.

14:50
Présentateur

On est d'accord. Mais 70% des Français voient Jean-Luc Mélenchon comme un handicap pour la gauche. Oui, mais ça va changer pendant la campagne.

14:58
Invité

Vous allez voir, il va devenir tout mignon. Mais c'est comme ça. Mais non, il n'était pas tout mignon jusqu'à présent. Vous allez voir, vous allez voir. Non, ça va être le petit sourire. Et puis ce sera le mouton. Et il fera peut-être, comme d'habitude, pas loin de 20%. Peut-être, ce n'est pas sûr.

15:13
Présentateur

Mais certains des membres de la France insoumise font effectivement beaucoup de bruit de leur côté. Je pense à Manuel Bompard qui a dit hier, si le RN l'emporte, j'espère qu'il y aura des mobilisations populaires puissantes, mais pas violentes. Il y a le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qui a appelé l'insurrection populaire

15:31
Invité

si jamais un président RN venait à être élu. Ça, c'est beaucoup plus intéressant. Parce que Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis, c'est une des grandes villes françaises. Deuxième ville de Saint-Denis. De l'île de France. C'est une grande, grande ville. Cet homme-là, il a des ambitions politiques. Depuis le début, ça se voit. Je pense qu'il vise la succession. D'accord. On a beaucoup dit Rima Hassan. Moi, je crois que ce n'est pas sérieux. Et je pense que Bally Bagayoko, il a pris une belle option. Et là, c'est clairement un discours obespériste. C'est-à-dire, vous savez, le LFI, il y a deux lignes en même temps, mais qui se conjuguent. Un jour, c'est un parti démocratique.

D'ailleurs, j'entendais hier Manuel Bompard sur vos antennes. C'était un discours démocratique. Et de l'autre côté, c'est aussi un parti révolutionnaire qui se revendique comme révolutionnaire. Il ne se cache pas là-dessus. Il est révolutionnaire. Donc, c'est les deux. Il met les deux stratégies. Et Bagayoko, lui, c'est un... Bah oui, c'est la tradition obespériste, c'est-à-dire la tradition de la violence politique. Il faut bien savoir ce que ça veut dire. D'ailleurs, c'est étrange parce qu'on retrouve dans ses propos... Moi, j'ai regardé... J'ai cherché un discours de Robespierre que j'en connais beaucoup par cœur, presque. Vous me direz, c'est une passion enfantine.

Mais lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection a dit Robespierre pendant la terreur est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. C'est-à-dire, c'est l'insurrection. Et ce n'est pas des manifestations, c'est l'insurrection. Contre les droits. Bien sûr. Et c'est ça le sujet, quoi. C'est-à-dire que vous avez une partie de la gauche française qui est prête à jouer le grand soir. Et c'est une réalité.

17:16
Présentateur

Est-ce que la fiche RN LFI au second tour est inéluctable pour vous ? On est à un an de la présidentielle, c'est trop tôt pour le dire ? Est-ce que le bloc central peut jouer sa carte ?

17:25
Invité

C'est toujours beaucoup trop tôt. Mais je pense que c'est quand même... Oui, aujourd'hui, c'est assez probable. Mais ça peut changer. Ça peut changer parce que, vous savez, les favoris...

17:34
Présentateur

Mais ils ont tout intérêt à se retrouver l'un face à l'autre. Ils ont tout intérêt à se retrouver l'un face à l'autre. Oui, je pense, absolument. Ça, c'est clair. Vous avez raison.

17:40
Invité

C'est absolument ça. Les deux se souhaitent. Ça, c'est clair. Mais l'élection se joue au centre.

17:46
Présentateur

L'élection se joue toujours au franc-centre. Oui, bien sûr. Donc, est-ce que le bloc central, s'il arrive à qualifier un candidat, que ce soit Édouard Philippe ou Gabriel Attal, peut changer la donne ?

17:54
Invité

Vous oubliez Bruno Retailleau parce qu'il peut aussi... Lui, il commence un peu bas, mais il peut très bien remonter. Vous avez peut-être David Lissnard qui peut arriver. Je ne sais pas, des gens... Je les mets dans le bloc central. On parle parfois de Robert Ménard, etc. Je les mets dans le bloc central. Non, mais il y a des tas de gens qui peuvent encore se manifester. Parce que, souvenez-vous, à la même période, avant l'élection présidentielle de 2012, vous vous souvenez, c'était tout le monde disait Strauss-Kahn. Enfin, à chaque fois, c'est... Bon, puis il y a toujours... Pas forcément des empêchements type Strauss-Kahn, mais...

18:21
Présentateur

Donc, un candidat surprise, pour vous, pour émerger.

18:22
Invité

Pas surprise, parce que non, vous savez, des présidentielles, il y en a quand même pas mal. Il y en a aussi du côté du Parti Socialiste. Enfin, il y a François Hollande, il y a Raphaël Lecmane. Il va y aller. Il y a... Puis ils ont des maires aussi, qui sont quand même... Il ne faut jamais oublier. Stéphane Le Foll, le maire du Mans. Karim Boimran, le maire de Saint-Ouen. Enfin, ce sont des personnalités fortes aussi qui peuvent jouer à un moment donné leur cas.

18:44
Présentateur

Mais on a déjà vu autant de candidats potentiels, François Hollande.

18:47
Invité

Il y en a toujours eu beaucoup. À un moment donné, il faut que ça se coayule, il faut que ça aille sur... Et ça, pour ça, il devrait y avoir des primaires. Il y aura peut-être des primaires encore, à l'intérieur du Parti Socialiste, par exemple.

18:57
Locuteur

Ou pas.

18:57
Invité

Ou il n'y aura pas de primaires. Parce que l'arrangement entre Philippe et Attal, puisqu'il y a un arrangement... Il y a un accord tacite. Un accord tacite. Mais ça veut dire quoi ? Ça sera très compliqué. Pourquoi ? Parce qu'il y a quand même un problème des dépenses de campagne. À partir du moment où ces gens disent qu'ils sont candidats, bah, tic-tac, tic-tac, tic-tac, dépenses de campagne. Après, comment ils vont faire ? Comment ils vont faire ? Bon, c'est très compliqué. C'est très compliqué de se retirer quand on s'est lancé.

19:22
Présentateur

Donc les jeux ne sont pas faits encore ? Il est beaucoup trop tôt.

19:25
Invité

Non, non, non, non. Mais regardez toutes les élections précédentes. Attendez, vous vous souvenez, vous étiez à peine nés, mais l'élection Chirac en 1995, un an avant, c'était baladur. Et même six mois avant, c'était baladur. Bon, bah, il a bien été battu. En 2002, c'était aussi Jospin. Tout le monde disait Jospin. Ça a été Chirac. Enfin, vous voyez, c'est... Non, vous savez, on commence à sentir les choses en général à l'automne. Donc attendons l'automne.

19:53
Présentateur

La cinquième, en tout cas, la République nous réserve encore des surprises. Oui, oui, oui, bien sûr. On n'est pas à l'abri de surprises. Merci, François-Olivier Gisberg. Voyage dans la France d'avant. Et la France est-elle un pays communiste ? C'était un bonheur de vous entendre ce matin. Bonne journée à vous sur CNews et sur Europe 1. Sous-titrage Société Radio-Canada