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interviewfranceinfo· 12 mai 2026 25 min

Présidentielle 2027, carburants, Iran, hantavirus... Laurent Wauquiez dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Laurent Voquier. Bonjour. Bonjour Paul.

Bonjour à tous. Merci d'être avec nous sur France Info. Votre parole est rare.

On va parler de votre nouveau costume, celui de Rassembleur à droite en vue de la présidentielle. Ça vous fait sourire. On va en parler mais d'abord le pouvoir d'achat des Français mis à mal par la flambée des prix du carburant.

Cela impacte leur budget, leurs vacances aussi. Laurent Voquetier, est-ce que vous voulez toujours récupérer le surplus lié à la hausse des rentrées fiscales pour l'État pour faire baisser les taxes ou est-ce que vous reconnaissez qu'il n'y a pas de surplus ? Et dans ce cas, que proposez-vous ?

Oui, plus que jamais parce que je suis extrêmement inquiet de la situation là. Moi, je viens d'un département rural où il y a pas de transport en commun. La haute Loire, les gens vont travailler en prenant leur voiture et je vois l'impact qui est considérable de la situation sur une France qui travaille. euh pour laquelle bah on se retrouve avec des pleins d'essence gazoile qui peuvent aller jusqu'à 30 € de plus et où bah pour des salaires modestes, c'est la différence entre gagner un peu en allant travailler et juste travailler pour remplir son plein d'essence.

Et donc la situation actuelle me préoccupe énormément parce qu'en plus elle est très injuste qu'elle touche de façon inégale des Français et qu'elle fragilise considérablement cette France qui travaille. Voyez là, ces derniers jours, j'avais beaucoup d'échanges avec des artisans. J'ai eu un échange qui m'a beaucoup marqué avec une artisan de chez moi qui venait de SAG et qui m'expliquait juste qu'elle ne s'en sortait plus.

C'est des gens que je connais, ils doivent travailler 40 45 heures par semaine. C'est vraiment des travailleurs et ils ne s'en sortent plus. Qu'est-ce qu'il faut faire ?

Alors bah moi ma proposition, elle est très simple. Euh c'est avec la TVA et la montée des prix, le gouvernement fait des recettes supplémentaires. La proposition que je fais, c'est que l'intégralité de ces recettes soit affectée à la baisse de la taxe sur l'essence.

L'intégralité. Alors 190 milliard millions d'euros de plus en mars et en avril, c'est pas énorme. 190 millions que le gouvernement s'est engagé à réaffecter déjà pour aider les Français, pour financer les dispositifs d'aide.

Oui, et pour moi c'est déjà inavancé et euh je suis reconnaissant au Premier ministre d'avoir euh tout de suite mis les cartes sur la table et en disant on fait la transparence chaque mois on dit combien est-ce qu'il y a de recettes supplémentaires. Si on met en en œuvre ma proposition, elle va faire quoi ? En gros, vous avez une augmentation qui est à peu près pour l'instant de 60 centimes d'euros.

Si on fait cette proposition, ça permettra de faire baisser de 10 centimes d'euros le plein le le coût de le coût du gazoile du gazoil. Est-ce que c'est beaucoup ? Non.

Enfin, ça donne de l'oxygène et au moins, c'est aussi une question, je dirais quasiment de transparence par rapport au français parce que ils peuvent pas à la fois avoir des grosses difficultés, ne plus arriver à boucler la fin de mois et en plus avoir le sentiment que le gouvernement en profite pour mettre une une des recettes de côté. Donc ce que je propose est très simple. Toutes les recettes supplémentaires sont affectées à une seule chose, c'est la baisse des taxations sur l'essence et le gazoil.

Donc la baisse pour tous les Français et merci. quel que soit leur revenu. Et parce que pour moi ça c'est très important.

Pourquoi ? C'est que je me méfie beaucoup de tous les dispositifs qu'on fait qui sont avec beaucoup de règles compliqués, des seuils de revenus dans tous les sens qui laissent de côté toute une partie de ceux qui travaillent. Et je crois pas à ce genre de dispositif.

Je pense qu'en réalité c'est extrêmement frustrant. C'est souvent injuste. En France, on est assez spécialiste de ça.

On laisse la plupart du temps de côté les gens dès qu'il travaillent. Et je pense qu'en réalité, c'est pas la vraie conception que je me fais. d'un système équitable.

Donc moi ma proposition elle est simple. On rend aux automobilistes l'intégralité des taxes supplémentaires. Mode brégent la porte parole du gouvernement a annoncé hier qu'il y aurait des mesures d'ici quelques jours.

Il temporise dans ses paquets. C'est que ça arrive. On vous sent assez tendre avec le gouvernement ce matin ?

Non, pas du tout. Vous trouvez qu'ils sont à la hauteur des enjeux ? Je considère que ils essayent de réagir dans une situation où je sais et où on sait tous que juste les finances publiques du pays sont ruinées.

Donc je suis lucide et responsable. Je ne demande pas n'importe quoi. Et il faut aussi qu'on se le dise et à ceux qui nous entendent évidemment bah quand vous avez des pays comme l'Allemagne, comme l'Italie qui ont fait des économies qui dégagent parfois des excédents primaires budgétaires, ça leur permet évidemment de financer des mesures plus importantes.

Vous savez, la seule région en France qui a baissé la taxation sur l'essence, elle c'est la mienne. C'est la région Verne Ronalpe. Quand j'en étais le président, pourquoi est-ce qu'on avait pu le faire et pourquoi on a pu le faire ?

Tout simplement parce qu'on avait fait des économies et qu'on avait baissé de 15 % de notre dépenses publique. Justement le renvoquer vous proposez une baisse de 10 centimes, c'est c'est pas énorme pour pour Oui, mais c'est quand même mieux que de prendre 60 centimes d'augmentation. On vous entend mais ça reste 10 centimes.

Vous dites qu'on peut pas faire beaucoup plus non plus parce que vous reconnaissez qu'il y a une situation française avec des caisses qui sont vides. C'est ce que répète le gouvernement tous les jours. En 2022, les Républicains avaient fait pression sur l'exécutif pour qu'il mette en place une risque tourne à la pompe.

Ça avait coûté 8 milliards d'euros. Est-ce qu'aujourd'hui vous reconnaissez que vous êtes coresponsable de la situation dans laquelle on est aujourd'hui et qui fait que la France ne peut pas aider autant que l'Allemagne par exemple ? Mais tout le monde est coresponsable.

C'est enfin, je suis à l'Assemblée nationale, avec mon groupe, on s'est efforcé de mettre des propositions d'économie sur le budget. Bon bah, quand on est dans l'hémicycle, je vois le RN qui vote avec LFI pour qu'il y ait des des augmentations de dépenses partout. Je vois et je suis lucide aussi, beaucoup de députés à l'intérieur de ce qu'on appelle le socle qui ont du mal à soutenir des économies.

C'est jamais facile de faire des économies. Mais celui qui vous parle a géré la région Vernonal qui est aujourd'hui la mieux gérée de France qui est la seule collectivité locale de cette taille qui a fait des économies. Donc on gère pas de la même façon quand on est au pouvoir et quand on est dans l'opposition.

C'est ça que vous voulez dire ? Bah j'étais au pouvoir, je gérais ma région et j'ai fait des économies. Donc j'ai essayé de m'appliquer à moi-même ce que je vous dis aujourd'hui.

Mais vous avez raison de le dire. Bien sûr que c'est pas facile d'annoncer des économies. Mais la seule vérité, c'est que si on veut préserver le pouvoir d'achat des Français, il va falloir faire des économies sur la dépense publique.

Et vous connaissez ma position, il y a deux secteurs où on peut faire des économies. Le premier, c'est que je considère qu'il faut arrêter l'assistana. On est allé trop loin dans l'assistana dans notre pays.

Il faut garder le social mais arrêter l'assistana. Et la deuxième [grognement] chose, c'est queon a laissé se développer trop de bureaucraties administrative qui aujourd'hui coûte très cher, beaucoup d'agences dans tous les sens et qu'il faut garder les services publics mais arrêter cette bureaucratie administrative. Ces leçons, je les ai appliqué chez moi, je suis convaincu qu'elles sont applicables à l'échelle nationale.

Faut un peu de détermination, un peu de courage. Oui, c'est vrai, vous avez raison de le dire, mais on peut le faire et c'est la seule façon durable de rendre de l'argent au français. On aimerait aussi votre position sur le fait qu'un député de votre groupe veut créer une commission d'enquête sur la flambée des prix du carburant depuis le début de la guerre en Iran.

L'idée, je cite, c'est d'ouvrir les carnets de compte pour voir qui profite ou pas de la guerre. Plus de la moitié de votre groupe soutient cette démarche. Est-ce que c'est votre cas ?

Est-ce que officiellement ce matin sur France, vous voulez cette commission d'enquête ? Et puis qu'est-ce que vous cherchez exactement ? Alors, un on a plusieurs propositions de commission d'enquête.

C'est une des c'est une des idées. On va en débattre ensemble bah tout à l'heure dans ma réunion de groupe avec plusieurs autres propositions. Juste j'ai quand même un tout petit point d'alerte c'est que je suis pas certain que ce qu'attendent les Français c'est des rapports ou des commissions.

Donc vous êtes pas forcément pour une commission d'enquête sur la flammé des prix de Je suis surtout favorable et là oui, je mets fortement la pression à ce qui est des mesures pour baisser les taxes sur le gasoile et l'essence. Et ce qui m'importe pour être très clair, c'est plus qu'on fasse des commissions qui vont durer 6 mois, qu'on ait des mesures dans les prochaines semaines. Ça c'est mon échelle de temps extrêmement favorable.

Sachant qu'en plus le gouvernement a assuré qu'il y avait pas de de hausse des marges brutes des distributeurs. Moi, je suis toujours favorable à ce qu'on mette les choses sur la table. J'ai pas de problème avec ça.

Mais enfin voilà, on est élu, les gens qui nous écoutent traversent une période difficile. Je pense qu'en plus va s'enclencher un cycle d'inflation. Donc ce qui est important, c'est surtout qu'il y ait des mesures autant que possible les plus responsables possibles pour protéger le pouvoir d'achat des Français.

Et justement pour faire pour redonner un peu de pouvoir d'achat aux Français, le gouvernement, c'est une information de Fanny Guinochet de France info réfléchit à assouplir la prime Macron qui avaiit été durci. Il réfléchit à l'exonérer à nouveau totalement d'impôts. Est-ce que vous y êtes favorable ?

Alors, j'avais cette discussion euh la semaine dernière avec des industriels de chez moi de Haute Savoie et qui me disaient "Bah nous, on a des gens qui viennent travailler, on aimerait pouvoir leur donner une prime simple, exonérée de tout impôt qui permettent de compenser euh le surcoup du gazoile et de l'essence pour eux." Et donc, je trouve que c'est une très bonne idée parce que ça c'est pas très coûteux pour les finances publiques. Ça permet aux entreprises d'aider ceux qui travaillent.

Ça permet de donner une bouffée d'oxygène pas précisément à cette France que j'évoquais qui travaille et qui a aujourd'hui du mal. Donc ça fait partie des mesures pour lesquelles moi je me bats et je considère que c'est une bonne idée et que si on avance sur ces deux jambes, une baisse de fiscalité pour tous les Français qui permettent de rendre toutes les recettes supplémentaires d'un côté et de l'autre côté la possibilité pour les entreprises de faire au fond une prime à la gorge avec l'augmentation du plein. Je pense que déjà on avance.

Paris et Londres copréside aujourd'hui une réunion des pays prêt à participer à une mission pour sécuriser le D3 d'ormous tandis que Teran, on le sait menace la France de ripost en cas de déploiement français dans ce D3 et que le porte-avion Charles de Gaul est justement en ce moment en route vers ce golfe. Est-ce que vous soutenez cette mission mise sur pied notamment par le président Macron ? Je vais dire les choses très simplement.

Je considère que pour l'instant dans ce conflit la position de la France est la bonne. Pourtant vous n'avez pas épargné le président sur d'autres sujets, mais sur l'international, sur ce conflit, vous dites "Emmanuel Macron fait ce qu'il faut." Tout le monde le sait.

J'ai jamais été suspect de compromission à l'égard d'Emmanuel Macron et j'ai souvent tiré des sonnettes d'alarme à un moment où tout le monde n'était pas toujours très lucide sur euh, on va dire le projet macroniste. Mais je me perds pas en critiques inutiles et qui n'ont pas de sens. Je trouve que le président de la République dans cette crise est à la hauteur et que par rapport à un président américain ératique, inquiétant, qui change d'avis tout le temps, la position de la France est claire.

Euh on est présent, on est prêt à participer à une opération de sécurisation sur la durée dans le D3 d'Ormous, mais on ne s'engage pas dans une guerre dans laquelle on n pas été consulté, dans laquelle on n pas été informé et qui est conduite de cette façon aussi absurde par Donald Trump. Je vous le juste si vous me le permettez qu'on marque un petit temps d'arrêt parce que je pense qu'il faut bien qu'on comprenne que cette position au fond de la France qui est une position d'équilibre très gauliste, on va en avoir besoin dans les temps qui viennent. Le danger dans cette période, c'est de croire que en réalité tout ça n'est que la folie de Trump.

Non, je pense qu'on a à faire à un changement géopolitique beaucoup plus profond. On est en train de basculer d'un monde de paix qu'on pensait assurer à la sortie de la guerre froide et de la chute de l'URSS. dans ce qui va être pour moi une nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Chine et qu'il ne faut pas être aveugle quand Trump agit au Vénézuela, quand il cherche à mettre la main sur les ressources d'hydrocarbure du D3 d'Ormouse.

C'est en réalité son conflit avec la Chine qui est sous-jacent. Et donc et donc le positionnement de la France dans cette période là qui doit être une position d'équilibre qui ne doit pas être emportée dans ce qu'est cette guerre froide, ça va être fondamental. C'est pour ça que j'évoquais la position gauliste, c'était la position du général de Gaulle au moment de l'affrontement de la guerre froide entre les États-Unis et l'URSS.

Et il y a une deuxième leçon à ça, c'est que pour l'instant l'Europe est spectatrice parce que on a pensé qu'on était protégé par le parapluie américain, parce qu'on a pensé qu'on pouvait importer des produits qui venaient de Chine sans réfléchir au réarmement de notre économie. Cette position ne sera pas durable. Il y a une phrase de Hubert Vedrine que j'aime beaucoup.

On n pas le droit d'être des bisounours [raclement de gorge] au pays de Jurassic Park. Nous sommes en train de basculer dans un contexte géopolitique qui est celui de Jurassic Park. La France et l'Europe doivent se réveiller et on doit en tirer les leçons.

Et cette position pour moi gauliste, de non alignement, de souverainisme me convient bien. Le renvoquer dans un instant, on va parler de politique et de 2027. Je parlais de votre costume de [rires] rassembleur à droite mais pour l'instant il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Maurine Suniard.

Excite l'autoisolement. Le gouvernement renforce les mesures pour les cas contacts de l'antairus. Tous les cas contacts vont être placés en quarantaine renforcé à l'hôpital.

Pour le moment, une française a été testée positive et elle est en réanimation. Une réunion interministérielle à ce sujet est en cours. Il est mise en examen est placée en détention provisoire.

Un homme de 27 ans, un Tunisien soupçonné d'avoir voulu projeter un attentat à Paris. La justice affirme qu'il visait le musée du Louvre ou bien des membres de la communauté juive. mais chercher aussi à rejoindre le groupe terroriste État islamique en Syrie ou au Mozambique.

François Ruffin sera candidat à l'élection présidentielle l'année prochaine s'il n'y a pas de primaire à gauche. Le député le dit ce matin chez nos confrères de France interre. Et puis Cann capitale du monde du ciné capitale mondiale du cinéma pardon.

À partir de ce soir, la cérémonie du 79e festival de Cann sera à suivre sur France info. Cette année, c'est le réalisateur sud-coréen parc Shanbook qui préside le jury. 22 films vont se disputer la Palme d'or. [musique] France info le 830 France Agath Lambret Paul Larouturou [musique] avec Laurent Voquier président du groupe droite républicaine à l'assemblée député de Haute Loire.

Ça nous rappelle de mauvais souvenirs. Oh là là ! Oui, de très mauvais souvenirs.

L'antairus, c'est donc le nom de ce virus qui touche désormais une française en réanimation rapatriée du bateau de croisière touché par ce foyer de ce nouveau virus. Une réunion s'est tenue à Matignon hier. Il y en aura deux par jour.

Les contacts vont être placés en quarantaine renforcé en milieu hospitalier. Rien que ces mots prononcés par le premier ministre nous rappelle évidemment le Covid. Laurent Voquier, est-ce que ça vous inquiète ?

Oui, je pense comme tous ceux qui nous écoutent, bien sûr que ça nous inquiète euh parce que vous l'avez dit euh ça rappelle dans notre souvenir euh bah tous ces moments qui étaient quand même épouvantable du Covid, du confinement, euh de la chaîne de contamination. Donc je pense que la bonne réaction c'est de réagir tout de suite. On est informé, on a traversé le Covid, ce virus est connu, donc il faut casser la chaîne de contamination tout de suite.

Je trouve que les mesures qui ont été annoncées hier consistant à être plutôt très sérieux dans l'approche du sujet des cas contact me semble la bonne. On a des grands experts en France sur l'épidémiologie. Il faut suivre leur avis et être très rigoureux dès le début. ce sera la meilleure protection sur la durée.

Laurent Vier, vous ne vous êtes pas encore euh exprimé euh sur le fait que les adhérents, les Républicains ont désigné Bruno Rotaillot comme candidat pour 2027 avec 73,8 %. Avec un tel score euh de maréchal, on pourrait se dire que vous devriez euh vous incliner, le féliciter. Vous vous ne le faites pas.

Pourquoi ? Non, je je vais être très simple. Donc il y a eu effectivement, je crois un peu un peu moins de 40000 militants qui se sont exprimés.

Euh ça compte, moi c'est ma famille politique donc ça compte. Euh et donc plutôt par du score, par du nombre de votants. Donc c'est une façon de nier ça.

Non pas du tout. Parce que je vais être très clair, aujourd'hui Bruno Retaillot est le candidat légitime des Républicains. Voilà, c'est je peux pas être plus clair mais moi mon sujet à moi, c'est pas d'être le candidat légitime des Républicains avec trois autres candidats de la droite et à l'arrivée aucun candidat de la droite qualifié au second tour.

Mon obsession, c'est comment est-ce qu'on arrive à rassembler la droite qui souvent est vraiment la droite la plus bête du monde et on va en parler. Mais est-ce que vous avez félicité Bruno Rotaillot Laurent Voquet ? Je lui ai même proposé qu'on se voit et donc normalement non pas du tout vous savez on est quand même en échange constant je vais tout des moments de froid sans échange constant je vais tout de suite lever les choses on a traversé une période qui a été très difficile avec des moments qui n'ont pas été faciles de relation entre moi et Bruno Rotaillot c'est pas un scoop pour moi cette page là elle est tournée.

Je peux pas vouloir rassembler la droite si jamais je continue à ressasser des problèmes. dans la vie, on ne se réconcilie que avec les gens avec lesquels on s'est fâché. Donc mon devoir bah c'est de me réconcilier et d'essayer de rassembler l'ensemble de la droite.

Et vous sentez de sa part une volonté de se réconcilier également ? J'ai pas de doute. J'ai pas de doute parce que je pense que on est tous conscients que on doit rassembler.

Voilà, j'avais des relations qui étaient pas totalement au beau fixe avec Édouard Philippe. Il faut rassembler. Vous dites "Mais Bruno Retaillot, il veut créer une sorte de match avec Édouard Philippe.

Vous vous dites c'est pas la bonne stratégie, il faut se rassembler en amont." Moi, vous connaissez ma conviction, elle est très simple, c'est je veux qu'on puisse proposer aux Français en 2027 un programme de redressement à droite. Et si jamais il y a plusieurs candidats, il y a un danger énorme que à l'arrivée, il n'y ait aucun candidat droite qui soit qualifié au second tour.

Donc là, aujourd'hui et ce matin, je tire vraiment une sonnette d'alarme parce que quasiment chaque semaine, on a un nouveau candidat à la présidentielle à la droite. C'est à quel moment ça va s'arrêter ? Vous avez pas toujours été comme ça.

D'ailleurs, à un moment vous-même vous pensiez être candidat pour 2027. Vous avez fait votre deuil [rires] vous concernant Laurent. Il faut pas exclure que la sagesse arrive.

Euh [rires] j'ai j'essaie juste de m'appliquer à moi-même ce que je recommande aux autres. C'est-à-dire ce que je veux dire par là, c'est que je peux pas venir sur ce plateau et dire bah il faut rassembler et au fait tiens moi je viens vous annoncer une candidature supplémentaire. Non.

Donc je mets toute mon énergie à essayer d'amener tout le monde à se rassembler. Voilà, je parle avec Édouard Philippe, j'échange avec Géraldmanin, j'essaie d'avoir des discussions à l'intérieur de ma famille politique. Euh j'ai beaucoup de sympathie et d'amitié pour David Lisnard qui est un ami.

Donc voilà, vous renoncez officiellement aujourd'hui à 2027 vous concernant. Je mets toute mon énergie officiellement une Non, pourquoi ? Parce que pour l'instant ma seule énergie, elle est consacrée à ça.

Voilà, c'est pour moi le point essentiel. Et donc je laisse de côté toute candidature de ma part. En ce moment, je suis totalement concentré sur ce sujet.

J'espère d'y arriver. J'espère convaincre. Je discute avec chacun.

Ah, j'ai beaucoup d'échanges avec Édouard Philippe aussi. Justement, j'aimerais qu'on l'écoute. Il a réuni son parti Horizon à Rein dimanche l'occasion de préciser préciser sa stratégie dans son viseur, le Rassemblement national.

Il y a le Rassemblement national nouvelle génération qui fait les yeux doux au CAC 40. C'est le RN libéral et il y a le RN canal historique si j'ose dire. Pro dépenses publique, Pro assistana, le RN étatiste qui promet beaucoup sans rien financer.

D'ailleurs, le RN n'est pas, comme il le dit, ni de droite ni de gauche. Il est parfois très à droite et souvent très à gauche. Si j'ais, je vous dirais volontiers que le Rassemblement national, c'est un peu le nouveau en même temps.

Le nouveau en même temps, ça plaira Emmanuel Macron. Est-ce que pour vous Édouard Philippe peut incarner ce rempart face à Jordan Bardella ou Marine Le Pen ? Je vais vous expliquer comment je raisonne.

Je ne veux pas partir des personnes parce que c'est précisément la machine à perdre et c'est comme ça que la droite s systématiquement mis dans le mur. On raisonne d'abord en fonction des personnes, on en profite pour dire "Moi, je peux pas travailler avec un tel, j'excommunie l'autre. On narrive jamais à se mettre ensemble." Sauf que 2027, c'est une question de personne.

Pas seulement. Justement, je pense que pour ceux qui nous écoutent, ils se disent "Bon très bien, chacun aura ses qualités, ses défauts, je vois pas le candidat miracle, mais ce que j'attends, c'est qu'il y en ait un seul et surtout que ce soit sur un programme de droite." Donc moi, ce que j'aime bien, c'est commencer par se demander d'accord à droite qu'est-ce qu'on a en commun ?

Pour moi, ça se définit de façon assez simple. On veut quoi ? On veut moins de dépenses, on veut moins d'assistan ?

On veut moins d'immigration, on veut plus de sécurité, plus de pouvoir d'achat, plus d'économie. Bon et autour de ça, qui est capable de porter ce projet en commun ? Alors qui ?

Bah pour moi Édouard Philippe est tout à fait capable de porter un Édouard Philippe he Bruno Rota Bruno Rota est parfaitement capable de porter ça. David Lisnard se reconnaît dans ce programme. Je suis convaincu que Xavier Bertrand peut se reconnaître là-dedans.

Et donc ce que j'essaie c'est de remettre ensemble des personnes qui au lieu de raisonner en se disant "Ah mais j'aime pas un tel ou je peux pas supporter son caractère ou il y a 5". On prend Laurquier pardon mais Édouard Philippe il a quand même une longueur d'avance sur les autres donc aller demander à Édouard Philippe qui est devant dans les sondages d'aller participer à une primaire avec Sarah Knafo c'est pas évident juste Édouard Philippe il pense déjà au coup d'après. Il parle d'une coalition en vue des législatives avec le centre et la droite.

Est-ce que vous pourriez participer ? Je je vais d'abord répondre à au premier sujet. Le premier sujet c'est il a une longueur d'avance.

Le problème c'est pas d'avoir une longueur d'avance, le problème c'est d'être le seul. Je suis convaincu malheureusement que Mélenchon et la France insoumise sont beaucoup plus haut que tout ce que les sondages leur donnent. Je n'oublie pas que la dernière fois Mélenchon a fait 22 % à l'élection présidentielle.

Donc vous pensez qu'il est sous-estimé aujourd'hui ? Je le redis. Je tire aujourd'hui une sonnette d'alarme parce que je pense qu'il y a beaucoup d'insouciance et d'inconscience à droite et que on ne mesure pas la responsabilité qu'on aurait en laissant les Français au second tour avec comme seul choix de devoir arbitrer entre l'ERN et Jean-Luc Mélenchon.

Je ne veux pas de ça. Et vous savez les sondages, j'adore les sondages. Euh en janvier 2022, j'ai jamais oublié.

Valérie PCR faisait 17 % dans les sondages. Éric Zemour faisait 17 % dans les sondages. Il y en a pas un qui a franchi la barre des 10.

Donc le côté euh tout va bien dans les sondages. Tout va bien. Alors comment vous faites ?

Vous dites à Édouard Philippe viens dans dans la primaire que j'organise. Je dis parce que pour l'instant à cette primaire pour l'instant je ne vois pas d'autres solutions. J'ai dit bah il y a plusieurs candidats, aucun n'est en position de s'imposer naturellement.

C'est pas ma solution préférée, mais je n'en vois pas d'autres. On organise une primaire, ça permet de faire émerger un seul candidat et de rassembler une équipe dernière. Donc pour moi, c'est dans cet ordre-là.

On définit d'abord une plateforme de droite, on organise une primaire entre tous ceux qui se reconnaissent dans cette plateforme de droite et ensuite on met en place une équipe. Je trouve ça motivant. On vous entend mais alors sur le sur l'autre question que je vous ai posé, Édouard Philippe qui appelle à participer à une nouvelle majorité autour de lui pour gouverner.

Il aurait besoin du centre de la droite. Est-ce que vous seriez prêt vous les à participer à cette nouvelle majorité d'Edouard Philippe s'il était élu président ? C'est vous voyez déjà la difficulté que j'ai à mettre en place le rassemblement et là on en est déjà à se dire OK on va créer un nouveau parti postégislative.

Il fait une campagne j'ai un petit côté un peu au verni moi. C'està-dire j'aime bien que les choses elles soient faites dans l'ordre et de façon un peu solide. Donc déjà si on arrivait à avoir un seul candidat et mon candidat je le redis sur ce plateau, ce sera le candidat de la droite rassemblée et Gabriel Atalgabal.

Gabriel Atal, j'ai beaucoup d'estime pour Gabriel. Voilà, on s'entend bien. Euh on a voilà une un dialogue tous les deux qui est constant.

Après on a beaucoup de différences politiques. Gabriel Atal, il est pas dans le même projet politique. Le projet politique de Gabriel Atal, c'est pas la droite.

Il est pas dans votre primaire et et il s'explique très clairement dessus. d'ailleurs à votre place pour le dire. C'est un projet qui consiste à unir la gauche et la droite.

Moi je ne crois pas à ça parce que je pense que notre pays a besoin de réforme importante et que quand vous mettez un bout de gauche, un bout de droite, parfois le risque c'est qu'on n'aboutisse pas à quelque chose qui avance de façon. Roquer Nicolas Sarkozi dans cette équation. Est-ce que c'est un boulet ?

C'est la dernière personne à droite qui a réussi à vous faire accéder à l'Élysée aujourd'hui. Il est en procès, en appel et le procureur général a a requis l'avocat général a requis sa condamnation pour association de de malfaiteurs. Vous m'entendrez jamais utiliser des mots comme ça à l'égard de Nicolas Sarkozy.

Je sais qu'en politique la spécialité c'est de lâcher les gens quand ils sont en difficulté. Euh voilà, moi je fais pas de commentaires sur des affaires judiciaires en cours, mais ce matin, je le redis, j'ai appris la politique au côté de Nicolas Sarkozign. Ça a été un très grand président de la République pour la droite et j'ai tout simplement une pensée affectueuse pour lui, pour sa famille et pour ses proches.

Il va être 8h58 sur France Info. C'est l'heure de la question. Qui veut zapper Bolloré ?

Le [raclement de gorge] festival de Canouvre ce soir. Un collectif de professionnels du cinéma baptisé Zapé Boller donc accuse le milliardaire conservateur de vouloir mettre la main sur toute la chaîne du cinéma Canal Plus Studio Canal est désormais UGC dont il pourrait contrôler 100 % d'ici 2028. Juliette Binoch, Raymond De Pardon ou encore Jean-Pascal Zadi pour ne citer que dénonce un risque de contrôle idéologique sur les films financés et diffusés demain en France.

Qu'est-ce que vous pensez de leur tribune qui fait ce matin la une de libération ? Bon, je suis pas d'accord. Euh voilà.

Est-ce que je partage toutes les idées qui sont développées par les chaînes de Vincent Bolloré ? Non. Euh est-ce que pour autant je trouve que c'est bien qu'il y ait de la vraie diversité, que ça permette d'avoir une diversité d'expression et d'opinion ?

Je pense que c'est plutôt positif et que vous ayez des gens qui investissent dans le cinéma français. Moi je vais on va pas s'en plaindre. Je pense qu'on en a plutôt besoin.

Donc j'aime pas tellement ces espèces d'anathèmes où vous avez des personnalités du monde de la culture autointronisé qui expliquent que quand ça va dans leur sens c'est bien et que dès que ce sont des idées de droite c'est pas bien. Bon je partage pas ça. Voilà il est de ce côté-là.

Ceux qui jettent les anathèmes, ce sont les artistes. Non mais juste ce que je dis c'est que bah c'est très bien il y a de la diversité d'opinion et alors plutôt sain dans une démocratie. Merci beaucoup Laurent Vquier, merci d'avoir répondu aux questions de France info.

Merci.