Les Maîtres du mystère - L'Oiseau poignard
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Temps de parole
- ?99 %
≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Victor, [raclement de gorge] je t'en prie, cesse de boire. Si tu continues, tu seras même plus capable d'aller chercher ton ami à la gare. Cette blague Mich Gill, j'irais plutôt le chercher à genou. Seulement lui, il préférera peut-être remonter en voiture. Oh pour tu as raison. Un dernier petit verre et tu peux remporter la bouteille. Allez tiens. Voilà. C'est un ami comme Gill, c'est tout de même quelque chose. On se voit pas pendant des années, on s'écrit pas et puis un beau jour parce qu'on est dans le pétrin et sur un simple coup de téléphone, hop, le VLAC arrive. Tu en connais beaucoup des gens comme ça toi ? Non. À quoi penses-tu ? Tu me le demandes.
À 3 km à la ronde et même jusqu'à Saint-Raphaël, tout le monde ne pense qu'à ce crime. Toi le premier d'ailleurs. Oui. Et non. Comment ça ? Oui et non. Moi je pense pas tellement au crime. Je pense à cette pauvre Julienne leourdent. Quelle différence ? Énorme ma bonne Louisa. Une différence énorme. Tu crois pas qu'il serait temps que tu ailles à la gare ? Oui. Oui, je m'en vais. Tu es vraiment une femme épatente, tu sais. Pourquoi tu me dis ça ? Une idée comme ça quoi tuattends de la visite ? Non. Bon bah laisse j'y vais. Pas que ça soit encore cette imbécile de Gérvas. Gill bon dieu d'où est-ce que tu sors ? Mais de l'avion tout simplement. Bonsoir Victor.
Oh bah ça alors moi qui allait partir pour la gare mais entre donne-moi ta valise. Oh monsieur le dire que je suis contente. Bonsoir Louisa. Alors, comment va la vie ? Elle va, monsieur Gillet, elle va et même assez bien puisque vous voilà. Ah, je suis très heureux de vous revoir tous les deux. Je suis vraiment impardonnable d'avoir attendu aussi longtemps. Tiens B ça je te le fais pas dire. Est-ce que vous avez dîné au moins ? Oui oui oui oui dans l'avion. Non mais mais qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'avion là ? Tu vas pas me dire qu'on a inauguré un service Paris Saint-Raphaël en ton honneur tout de même hein.
Non mais je me suis contenté du Paris Nice et j'ai loué une voiture. Comme je n'ai pu obtenir que 3 jours de congé, j'ai pensé qu'il valait mieux ne pas perdre trop de temps. C'est le même 3 jours ? Et ben, il y a tellement de travail à ce fameux qu des orfèvres. Et oui, ma bonne Louisa, de plus en plus. Assie-toi, assie-toi. Oui. Et dis-moi ce que tu veux boire, hein. Sacré victoire. Je me demandais combien de temps tu mettrais à m'offrir un verre. Ah ben 4 ans qu'on s'est pas vu, ça s'arrose ? Non. Ah parce que tu as besoin de prétexte maintenant. Mais ça dans ta poche et ton mouchoir par-dessus. Et qu'est-ce que je vous sers monsieur Gill ? Non non, s'il te plaît Louisa, laisse-moi faire.
Je t'ai mis de côté quelques bouteilles dont tu me diras des nouvelles. Et si tu n'as vraiment que 3 jours hein, on a on a juste le temps de s'y mettre hein. Je je reviens. Paraissez soucieuse Louisa. Ce crime est une vilaine à faire. Oui. Et Victor n'avait vraiment pas besoin de ça. Vous ne voulez pas dire qu'on le soupçonne ? Peut-être que si, mais ça n'est pas le plus important. Cette jeune femme Julienne Leourd, Victor l'aimait beaucoup. Vous voulez dire que Non, non, pauvre Victor, non. Seulement, c'est toujours la même histoire. Voilà, près de 10 ans qu'il a eu son accident et qu'il a dû renoncer à naviguer, mais il n'a jamais pu s'y faire.
Vendre des machines à laver, ça le rend malade. J'ai l'air comme ça de vous répondre à côté, mais c'est que c'est pas facile. Julienne Leourdon, pour Victor, c'était c'était un peu comme l'air du large, je crois. Et comment a-t-elle été tuée ? Oh, c'est bien le plus terrible. On l'a retrouvé avec un poignard planté dans le cou. Victor ne vous l'avait pas dit ? Non. Les policiers disent qu'il y a pas eu de lutte et on a rien volé. Alors, ils pensent que celui qui a fait le coup devait bien la connaître. D'ailleurs à 10h du soir, elle aurait sûrement pas ouvert sa porte à n'importe qui.
L'ennui pour Victor, c'est qu'il était justement dehors en train de faire un petit tour et que [raclement de gorge] le commissaire l'a vu juste comme il passait devant la maison de Julien. Comment ça ? Comment ça ? Il était tout de même pas en faction avant le crime votre commissaire. Non, non, bien sûr. Je crois qu'il se promenait lui aussi mais Victor vous dira. [rires] Voilà voilà. Donne-nous des vert mon vieux chiff. Ah est-ce que ça me fait plaisir de voir là ? Et pourtant en ce moment tu sais enfin allez traquons d'abord et on parlera de tout ça après. Dites si ça vous ennuie pas trop, je vais monter me coucher.
Moi d'abord vous serez mieux entre hommes et puis et puis je suis un peu fatiguée. Vous permettez monsieur Jul ? Bien sûr voyons, nous aurons tout le temps de bavarder demain. Vous connaissez votre chambre, c'est toujours la même. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous n'aurez qu'à le dire à Victori. Ne vous inquiétez pas pour moi et reposez-vous bien. Allez, bonsoir Louisa. Bonsoir monsieur Gill et bonne nuit. Ne bois pas trop Victor hein. Pas plus d'un verre à la fois, c'est juré. Et n'oubliez pas de fermer la porte. Et oui. Allez, bonsoir. Toujours aussi parfaite Louisa, hein ? Oh, presque trop.
À forte discrétion, elle finirait par vous donner des remords sans qu'on sache pourquoi. Ah ! Allez, maintenant dis-moi un petit peu ce que tu penses de ce petit nectar, hein. Ah, fameux. Ah ! Allez, nous retrouve ma vieux Gill et que le ciel maudisse ton directeur qui ne t'a donné que 3 jours. Ça évidemment c'est un peu court. Alors cette enquête, où en est-elle ? Ah ça alors mystère hein. Gérasio, [raclement de gorge] c'est le commissaire, passe la moitié de son temps au panorama. Le petit bistr, il joue au billard en en clairant partout que l'assassin finira bien par lui proposer une partie. C'est une drôle de méthode, non ?
Mais il est donc tellement certain que le criminel est quelqu'un du pays. Pin de jouer au billard pour ener dessus hein. Tu as une idée ? Pourquoi penses-tu que je t'ai appelé au secours ? Ben parce que tu craignais d'être soupçonné. C'est du moins ce que j'ai cru comprendre. Oui oui oh, ça je le suis probablement mais ça ça pas d'importance. Dans ce qui est grave, je dirais même ce qui m'affolle, c'est c'est quelque chose que je peux pas je peux pas croire. Et pourtant, bon, tu te souviens de Daniel Dont je t'ai si souvent parlé ? Un fils à papa qui s'engage pendant 2 ans comme simple marin, ça ne s'oublie pas facilement. Tu l'as revu ? Oh mais mieux que ça.
Depuis un an, il s'est installé à quelques kilomètres d'ici à Valescure. Elle est toujours un petit peu fou mais mais ça l'empêche pas d'être marié. Elle est père de famille. Il a deux gosses deux gosses magnifiques d'ailleurs. Si ces sacrées machines à laver ne prenez pas tout mon temps, j'irais bien les voir tous les jours. Tu sais pour un martyr du travail, tu as pas ton mauvaise mine. Non non écoute sois gentil. Non plaisante pas avec ça. De plus pour laguer, c'est déjà terrible. Mais franchement les machines à laverin, tu peux pas savoir ce que c'est. Oh peut-être que si. Bon, pardonne-moi. Et revenons à ton ami Daniel. Ouais, c'est bon. C'est bon.
Il faut aussi que je te parle de de Julienne. Qu'est-ce que tu sais de la faire toi exactement ? Bah ce que tu m'en as dit, c'est-à-dire pas grand-chose. Les journaux de Paris n'en ont gu parlé, tu sais. Ouais, évidemment. Saint- Raphaël, une jeune femme toute simple, ça n'intéresse pas le monde. Elle avait 30 ans. Son père lui avait laissé la petite maison qui était à 200 m d'ici au-dessus du chemin. Elle y vivait très retirée avec une vieille bonne revêche et elle passait ses journées à lire. Prenons euh pas des romans, hein, attention. Elle lisait tout et elle comprenait. Quand tu étais devant elle, tuas tu avais pas besoin de parler.
Elle elle avait tout compris avant même que tu ouvert la bouche. Julienne, c'était je sais pas moi, c'est ça devait être un ange quelque chose comme ça. Tu l'aimais avec ma gueule et puis ma pte folle, tu rigoles. Je te demande pas si elle t'aimait. Je te demande. Mais oui, mais oui, mais oui, oui, j'ai compris. Je pense c'était à la fois plus simple et plus compliqué quoi. L'avanttière, on l'a retrouvé avec un poignard planté dans le cou. Un poignard bizarre en forme d'oiseau. D'oiseau ? H une hérondelle. Oui. Les deux ailes forment la garde et la lame est cachée dans le corps. Quand tu passes sur la tête, un ressort fait jaillir la lame. D'ailleurs, c'est bien ça le tiens.
Regarde comment ? C'est toi qui détient l'arme du crime ? Sa sœur jumelle seulement. Daniel et moi nous les avions achetés ensemble à Hong Kong. Tu veux dire que Daniel mais non mais non justement c'est impossible. Et pourtant il ne peut exister que deux poignards semblables. Et le mien est ici. Mais que dit-il il est parti sans laisser d'adresse quelques heures après la découverte du crime quoi. Mais remarque que [raclement de gorge] ça veut rien dire hein. Rien. Il a toujours eu la bouge pour un oui ou un non. Il embrasse sa femme, ses gosses, il disparaît pour deux ou trois semaines et et sa femme ne dit rien. Non non, elle est de santé délicate. Elle ne doit pas bouger.
D'ailleurs, elle a une telle confiance en lui, un tel amour qu'il pourrait bien partir 6 mois ou un an sans qu'elle lui pose une question. Alors h Mais et il connaissait Julienne Leourd ? Oui. J'avais la chance d'avoir dans ma vie deux êtres extraordinaires. Julienne a deux pattes de chez moi et Daniel à quelques kilomètres. Je les voyais séparément, mais je pensais mon temps à parler de l'un à l'autre. Tant si bien naturellement que Daniel m'a demandé de lui faire connaître Julienne. Mais alors et moi cloche.
Il a fallu que je les vois face à face pour comprendre soudain que je n'ai commettre une bourde parce que Julienne et Danielu c'était c'était vraiment comme deux moitiés d'un seul être. est devenue sa maîtresse. Je viens de te dire qu'il s'agissait de deux êtres exceptionnels. Fâche pas. Oh là adore sa femme et ses gosses. D'ailleurs, même s'il avait envisagé de l'quité, Julien ne l'aurait pas voulu. Elle te l'a dit ? Elle a fait mieux. Il y a de mois, elle s'est fiancé à Maurice Vigard, un ingénieur du coin qui se prend pour une lumière qui va bientôt [raclement de gorge] partir pour Paris. Julien n'avait décidé de l'épouser que pour fuir Daniel Dolm, ça j'en suis certain.
Bah et lui la lumière, l'ingénieur, il est amoureux. C'est difficile à dire. C'est un type plutôt froid. À mon avis, il a il a surtout été séduit par l'intelligence de Julienne et je le vois plutôt mal en train de jouer du couteau par jalousie. Moi [raclement de gorge] et toi, pourquoi pourquoi dis-tu que tu as de grandes chances d'être soupçonné ? Parce que ce soir-là, en sortant du panorama, j'ai j'ai poussé jusque chez elle. Comme il y avait pas de lumière, j'ai même pas frappé. J'avais à peine fait demi-tour que je tombais sur Gervasio. Or, il était 10h et le médecin légiste a situé la mort entre 9h et 11h. Autant dire qu'à ce moment-là, elle était déjà morte probablement.
Et la bonne n'a rien entendu. Elle dit qu'elle a un sommeil de plomb. C'est le lendemain matin que je l'ai vu jaillir de la maison et hurler comme une folle. Bon, c'est terrible à dire mais sur l'instant quand j'ai vu cet oiseau, enfin je veux dire le poignard, je pensais même plus à Julienne, j'étais à Hong Kong et je l'envoyais Daniel et moi achetant ces deux irondelles. Ah, pour une belle acquisition, c'était une belle acquisition. [raclement de gorge]
[musique]
Gill G tu dors ? [raclement de gorge] Quelle heure est-il ? 2h quoi ? 2h du matin. Tuaff pas. [raclement de gorge] Qu'est-ce que tu veux ? de parler de parler de Julienne. Ça tu es complètement sous. Hm. [raclement de gorge] Pas assez pas encore assez puisque je peux pas dormir. Tiens tiens, j'ai apporté une bouteille de fine. Oh tu vas me dire ce que tu en penses ? Écoute Victor, sois raisonnable. Tu es en train de te tuer avec tout cet alcool. Me tuer ? Euh dommage que ça soit pas aussi simple. Tiens, [grognement] je t'embête. Mais non, mais non. Je m'embête pas mais je Oh, j'ai besoin de dormir. E ben dors. T'occupe pas de moi. Même si tu m'écoutes pas, ça me fera du bien de te dire.
De me dire quoi ? Comment était Julienne ? Elle était Oh, elle était mieux que belle. Dans ses yeux, il y avait une sorte de de mélancolie terrible, une mélancolie qui disait que qu'on l'aimait elle et et qu'on se mettait à détester la vie parce que la vie hein entre nous la vie les les gens pressés l'argent et les machines à laver làin. Ah les machines à laver. [souffle coupé] Ah tu sais pas ce que ça peut être bête toi une machine à laver. Maintenant, Julienne ne sera plus là pour me les faire supporter, je sais pas si je pourrais encore. Ça la faisait rire. Elle elle disait que c'était une petite servitude et qu'après il y avait toute la vie. Toute la vie. Et Gill, tu dors ?
Non non, je t'écoute. Dans le fond, tu vois, je crois qu'elle était trop bien, Julienne. Et c'est peut-être de ça qu'elle est morte.
[musique] [musique]
Encore un peu de café, monsieur Gill. Non, non, merci, Louisa, je vais faire un petit tour dans le pays en attendant que Victor se réveille. Vous voulez vraiment pas que j'aille le secouer un peu ? Oh non, surtout laissons-le dormir, il a besoin de récupérer. D'ailleurs, vous pourriez peut-être profiter de ce que nous sommes seuls pour me dire un peu ce que vous pensez de cette malheureuse histoire ? [raclement de gorge] Hand je suis venu pour essayer de vous aider, ne l'oubliez pas. Ça, pour l'oublier, ce serait difficile, vu que c'est moi qui ai pensé à vous appeler. Pourtant, vous ne craignez rien pour Victor. Non, bien sûr. Mais quand même, j'ai eu peur. De quoi ?
Je sais pas de de l'enquête du scandale possible. Victor crie beaucoup après ses machines à laver. Mais s'il perdit cette représentation, nous risquerions d'avoir du mal. Oh voyons, voyons, on ne perd pas une situation parce qu'un crime a été commis à quelque part de chez vous quand même. Mais non, je sais bien seulement Victor boit beaucoup et vous savez comme sont les gens et alors moins on parlera de lui et mieux ça vaudra. Ouais. Oui, bien sûr. Mais vous n'avez jamais pu obtenir qu'il boive un peu moins ? Non. de temps à autre pour me faire plaisir et parce qu'il m'aime bien, il promet mais ça ne dure jamais longtemps.
Sa vie n'est pas bien gay, vous savez sans cet accident qui l'empêche de naviguer, il serait sans doute à courir les mères, il se serait pas marié. Alors c'est plus fort que lui. Dès qu'il voit un bateau, il boit un petit verre pour oublier. Et des bateaux par ici, ben il y en a pas mal. H j'admière d'autant plus votre compréhension qu'elle ne se limite pas à la boisson si je ne m'abuse. Vous vous n'avez jamais été jalouse de toutes ces visites que Victor faisait à Julienne Leourd ? Jalouse moi ? Oh bonne mère ?
Elle était bien trop gentille cette fille et sans compter que mon Victor comme donjon et non mais ce qu'il y a voyez-vous c'est que tout en étant très différent je crois qu'ils étaient de la même race. Ah ça avec le Daniel Don, il faisait un beau trio hein. Sympathique ce don. Ah mieux que ça monsieur Gill. Mieux que ça. C'est pas pour dire mais j'ai jamais vu un homme pareil. Il est beau, intelligent, il a l'air de tout connaître sans avoir jamais rien appris. Il lui suffit de paraître pour conquérir tout le monde. D'ailleurs, oui, moi un grand bol de café avant que ma tête éclate. Ah ! Ah ! Vieux Gill, tu es là ? Je me demandais si j'avais rêvé ou non. Ton arrivée.
Non seulement tu ne l'as pas rêvé, mais tu l'as copieusement arrosé. Oh là là, ça je te crois sur parole. Bon dieu ma tête, hein. Donne-moi mes cachets, Louisa, tu veux ? Voilà. Ah, merci. Dis donc, Gill, dis-moi qu'est-ce que tu dirais si je te bombardais inspecteur général de la compagnie des machines à laver ? [raclement de gorge] Ça te permettrait de te présenter un peu partout, hein ? Tu pourrais garder l'incognito. Hm, peut-être oui, mais pas vis-à-vis du commissaire chargé de l'enquête. Pourquoi ? Bon, parce que si par hasard il me reconnaissait, ce serait un mauvais départ. Non, non, je crois qu'avec de la franchise et un peu de diplomatie, je devrais m'en tirer avantageusement.
Allez, bois ton café et en route. Il est temps de penser aux choses sérieuses.
[musique]
Le commissaire Gill. Et ben si je m'attendais. Un drôle de cachotier c'est Victor. Oh, c'est surtout le hasard. Si je ne m'étais pas trouvé de passage dans la région, Victor n'a serait sûrement pas venu me chercher à Paris. Vous en étiez bien sûr. Mais oui, pourquoi ? Et le pourquoi ? Je vous le dirai tout à l'heure, mais répondez-moi franchement parce qu'il vous a fait venir et spécialement, je me vexerai pas. Mais je voudrais le savoir. Mais non, non, non, je suis passé par hasard. Bon et naturellement parce qu'il est votre ami, vous êtes persuadé de son innocence. Non, non, non. Je pense effectivement qu'il est innocent, mais ça ne tient pas uniquement à mon amitié pour lui. Vraiment ?
Vous le soupçonner ? H écoutez, le soir du crime et peut-être même à l'heure du crime, j'étais au café le panorama. Bon, à 9h30, le Victor s'en va et une demi-heure plus tard, quand je sors à mon tour, je le croise devant la maison de la victime. Non, il a voulu se rendre chez elle, c'est exact. Mais il y a annoncé quand il a vu qu'il n'y avait pas de lumière. Mais seulement une demi-heure pour faire 300 m, mais c'est vraiment beaucoup, hein. Admettons qu'il est disposé du temps nécessaire pour tuer. Pourquoi l'aurait-il fait ? Julien Leourd était une amie et sa mort le laisse bouleverser. Entre nous, mon cher collègue des assassins bouleversés devant leur propres victimes.
Vous avez dû en voir plus que moi. Non. Et cela dit, Victor Leage n'est pas le seul suspect. Il y a aussi Moris Vignard. Ah oui, le fiancé. Ouais, enfin. Est-ce que je peux compter sur votre discrétion ? Soyez tranquille. Même à Victor, je ne dirai rien. Surtout Victor. Je compte sur vous. Qu'est-ce que je disais ? Ah oui oui le fiancé et ben le fiancé venait de recevoir son congé le jour du crime dans l'après-midi. Juliette le hourd avait déposé une lettre chez lui. De rupture ? Parfaitement de rupture. Et qu à savoir la vraie raison, l'ingénieur lui-même n'a pas l'air d'y comprendre grand-chose. La lettre disait simplement que c'était fini et lui demandait de passer le land.
Dites-moi, quel genre d'homme est ce ce vignard ? ou un petit peu très bien sérieux travailleur les pieds sur terre le contraire du bonhomme qui jouerait du couteau pour une histoire d'amour enfin a priori. Hm hm. [raclement de gorge] Et elle vous la connaissiez ? Non, je l'ai rencontré une ou deux fois mais sans faire très attention. Si elle était vraiment aussi extraordinaire qu'on le dit, elle cachait bien son jeu. C'est les gens qui attirent l'attention dans la rue ne sont pas forcément les plus intéressants. Et vous n'avez pas découvert un autre homme qui pourrait expliquer cette rupture ? H peut-être que si. Oh, d'ailleurs, vous devez le connaître.
C'est une grande amie de Victor Leopage. Oui, sans doute parlez-vous de Daniel Da ? Non, je ne l'ai jamais rencontré mais Victor m'en parle depuis plus de 10 ans. Ils ont navigué ensemble autrefois. H je sais les Indes de la Chine, l'Australie et cetera et cetera. [grognement] Exactement le genre de pays où on fabrique des poignards en forme d'oiseau, quoi.
[musique]
Oh dieu, j'ai cru que tu ressortirais jamais moi. Qu'est-ce qu'il a bien pu te raconter le Gervasio ? Et ben, pas mal de choses. Ouais. Et je te signale en passant que tu as tort de le prendre pour un imbécile. Il fait tout ce qu'il faut pour s'en donner l'air, mais je m'étonne que toi tu t'es laisser prendre. Bon et alors ? Alors voilà. Et pendant que j'avais bavardé un peu avec la vieille Maria, la bonne de Julienne, tu vas te rendre au bureau de poste et tu vas faire le nécessaire pour que Daniel Don rentre au plus vite. Comment ça le nécessaire ? Mais je t'ai dit qu'il était parti sans laisser d'adresse. Tu me l'as dit. Je ne te crois pas. Ou alors ton Daniel est un salot.
Je comprends pas. Un homme qui a une femme et deux enfants ne s'en va pas sans faire en sorte qu'on puisse le joindre en cas d'urgence. Et s'il n'a vraiment pas laissé l'adresse à sa femme, il n'a pu la laisser qu'à toi. Écoute, je peux pas faire ça, Gill, je te jure, je peux pas faire ça. Donc, tu le crois coupable ? Mais non, quoi ? Je te jure que non. Seulement seulement. Il y a un soignard, j'arrête pas d'y penser. Tu n'en as pas parlé à Gerardio ? J'espère. Mais non, bien sûr. Écoute mon vieux, je comprends tes scrupules mais il nous manque un élément que Don doit forcément détenir. Il faut qu'il revienne. Où est-il ? À Paris.
Il a gardé une garçonnière où il va se réfugier quand il a envie d'être seul. Il a le téléphone app. Mais s'il est pas là, on télégram la vérité. Savoir que la police vous soupçonne tous les deux. Gervasio, tu as parlé de lui ? Oui. Sa femme a déclaré que Daniel avait quitté Valescur la veille du drame. Or toi qui m'avait dit le lendemain. Mais c'est à Valcur que je l'ai appelé pour pour lui annoncer la nouvelle. C'est à ce moment-là qu'il a décidé de partir. Ah bon ? Tu as pas trouvé ça bizarre ? Non. Dans un sens, c'était une façon de garder Julienne vivante. Non. Ce que je comprends pas, par exemple, c'est pourquoi sa femme a menti concernant la date de son départ.
Est-ce que tu lui as dit avec quelle arme Julienne avait été tué ? Non non, j'ai pas osé. Bon ben ne lui parle de rien. Laisse-le rentrer d'abord. Ah non écoute Gill. Non si tu dois travailler contre lui, moi je préfère que tu laisses tomber. C'est pour l'aider que je t'ai demandé de venir, c'est pas pour l'enfoncer. Et s'il est coupable ? Mais non, ça peut pas être lui. Bon, alors va téléphoner et quoi que je puisse découvrir par la suite, je te donne ma parole de ne rien faire sans ton accord. Ça va ? Bon, ça va. Allez, à tout de suite. Eh, et tuarrêtes pas au panorama. Louisa nous attend. Qu'est-ce que c'est ? Je voudrais parler à madame Maria Blanchot.
Qu'est-ce que vous le voulez à Madame Blanchaotud ? C'est vous, n'est-ce pas ? Et alors, je désirerais vous entretenir un instant de mademoiselle le Hourd. Vous êtes journaliste ? Non, non, non. Vous êtes de la police alors ? De Paris ? Oui. Commissaire Gill, vous avez une carte ? Voilà. Bon, et alors ? Qu'est-ce que vous voulez savoir ? Ne pourrais-je entrer un instant ? Pourquoi faire ? Vos collègues disent déjà fouillé partout. Non non, je désire simplement vous poser quelques questions. Et bien alors, vous n'avez qu'à les poser debout parce que vous êtes bien poli, vous avez une jolie carte mais je vous connais pas moi.
Sans compter que le commissaire Gvaso, il m'en a déjà posé reposé des questions. Dois-je vous rappeler qu'il s'agit d'un assassinat ? Sainte Vierge, me le rappeler à moins qu'il ne pense qu'à ça. Et pourquoi vous croyez que je vous laisse pas entrer ? D'ailleurs, oui, d'ailleurs, vous êtes bien bon, mais il est un peu tard. Mademoiselle Julienne, vous pourrez pas la ressusciter. [soupir] Bon, autrement dit, vous ne voulez pas me répondre. Écoutez, moi je connais le commissaire Gervasio et c'est lui qui s'occupe de l'affaire. Alors, si vous voulez que je vous réponde, vous n'avez qu'à venir avec lui. Bonsoir
[musique] [musique]
Monsieur, Monsieur Maurice Vignard, c'est moi. Je suis un ami de Victor Le Page. Je désirerai vous entretenir quelques instants. Est-ce possible ? Entr. Je vous en prie. Merci. De quoi s'agit-il ? Mademoiselle Julienne Leourdan, votre fiancé. Et vous êtes monsieur commissaire Gill de la police judiciaire de Paris. Et bien, prenez place monsieur le commissaire. Je vous écoute. Merci. Et avant toute chose, je tiens à préciser que je ne suis ici qu'à titre d'amis de monsieur le page. Ma démarche n'a rien d'officiel et vous êtes pas tenu de me répondre. Ah ben c'est parfait. Je tâcherai de m'en souvenir au besoin. Puis-je vous offrir quelque chose ? Non non merci. Non, c'est inutile.
Ainsi que je viens de vous le dire, je suis un vieil ami de monsieur Lepage et je souhaite lui venir en aide. C'est un homme qui a le défaut de boire un peu trop et j'ignore ce que vous pensez de lui, mais je peux vous affirmer qu'il est parfaitement honnête et incapable d'une mauvaise action. Je ne le connais que très superficiellement. Enfin, je vous crois volontiers. J'ai l'impression que mon petit prévambule vous étonne. Un peu, je l'avoue. Évidemment, j'aurais dû commencer par vous dire que mon ami était soupçonné du meurtre de votre fiancée. Je vous demande pardon de venir ainsi raviver votre douleur, mais difficile de faire autrement. Non, non, non, je comprends, je comprends.
Continuez, je vous en prie. Victor Lepage est innocent, monsieur Vignard. J'en suis persuadé. Malheureusement, ma conviction ne suffit pas à à balancer certains faits matériels. Et le policier chargé de l'enquête semble croire de plus en plus à sa culpabilité. Si bien que pour l'aider, je ne vois guère d'autres moyens que de découvrir le véritable coupable. En ce qui me concerne, je suis tout prêt à vous y aider, mais je crains de vous décevoir. J'ai vraiment dit tout ce que je sais au commissaire Gervasion. Quelques détails ont pu ne pas retenir son attention. Ainsi par exemple, je sais que vous avez reçu une lettre de votre fiancée, mais j'ignore à quelle heure vous l'avez reçu.
Or, pour essayer de reconstituer l'emploi du temps de mademoiselle Hourd durant cette journée, ce détail me serait utile. Malheureusement, je ne saurais vous le dire. Julienne a déposé elle-même cette lettre dans ma boîte alors que j'étais absent. Je l'ai trouvé en rentrant vers 8h. Hm hm. Il s'agissait bien, n'est-ce pas ? Je vous demande pardon de mon indiscrétion, d'une lettre de rupture. En quelque sorte, oui. Oui. Plus exactement, elle me donnait rendez-vous pour le lendemain me laissant entendre qu'elle me demanderait effectivement de lui rendre sa parole. Ah, sans autre explication. Sans autre explication. Est-ce qu'il faut que je vous montre cette lettre ? Non, non, non. Inutile.
Merci. Avez-vous une idée de ce qui aurait pu provoquer cette soudaine décision ? Je ne sais pas. Non, je pense que je pense qu'il devait y avoir quelqu'un d'autre dans sa vie. [raclement de gorge] Ça me paraît du moins la seule hypothèse valable. Mais vous ne voyez pas qui ? Non non, je connaissais ou plutôt je croyais connaître chacune de ces relations. Il semble que je me sois trompé et je vous assure que ça m'a porté un coup. On croit connaître un être. On croit que tout est simple et puis brusquement. Vous aimiez beaucoup mademoiselle Hourdan ? Oui oui oui. Elle était intelligente, était très cultivée. Elle représentait en tout point la femme que nécessite la poursuite de ma carrière.
Je vous demande pardon, je ne comprends pas très bien. Je suis ingénieur attaché à la recherche scientifique. Oui. Dans quelques mois, je vais m'installer à Paris pour un stage de 2 ans et ensuite probablement en Afrique. La situation qui m'attend exige que je sois marié. Et c'està dire que vous faisiez un mariage de de raison. Ah, on peut l'entendre ainsi. Enfin, Julienne me plaisait. Dans le cas contraire, je préféré attendre. Oui, oui, bien sûr. Hm. Quand avez-vous vu votre fiancée pour la dernière fois ? Le jour précédent le crime dans l'après-midi. Pas le jour même ? Non. Non. Et et comment était-elle ? comme d'habitude.
Donc si quelque chose est survenu, qu'il a décidé à rompre vos fiançailles, cela n'a pu être qu'après votre visite et sans doute oui. Maniselle Lourd était son famille, je crois. Oui, son père est mort il y a 2 ans lui laissant une maison et quelques rentes qui lui permettaient de vivre sans travailler. Non pas qu'elle fut paresseuse, mais elle aimait pas se mêler au monde. Et l'Afrique ne lui faisait pas peur ? Oh, de nos jours et dans certains secteurs, on peut y vivre bien plus tranquille qu'en Europe. Est-ce que vous sauriez par hasard qui va hériter de la maison et de sa fortune ? Oui. Oui. Mais ce n'est pas un hasard. Elle m'avait demandé conseil.
La moitié de son capital sera pour Maria, sa servante. L'autre moitié la maison pour la femme de votre ami le page. Louisa. Oui. Oui. Je ne le savais pas tellement lier. Non mais elle ne l'était pas. Non. En réalité Julienne voulait tester en faveur de votre ami. Elle le savait pauvre et handicapée et puis elle avait pour lui de l'amitié. Mais lorsqu'elle me demanda mon avis, je lui ai conseillé de désigner plutôt madame le page. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Bah pour éviter que Victor Leage ne finisse par boire de la maison tout simplement.
[musique]
Daniel chéri ton commissaire arrive. Ah ben je suis pas prêt. Tiens reçois-le et fais-lui un point de conversation. Tu seras un amour. Bon dépêche-toi. Et 2 minutes, j'arrive. Tiens, offre-lui l'apéritif en attendant. Madame Don Oui, bonjour monsieur le commissaire. Entrez, je vous en prie. Je vois que les présentations sont inutiles. Je suis très flattée. Quand on s'intéresse un temps soit peu aux affaires criminelles, on connaît forcément le commissaire Gill. Mon mari sera là dans quelques instants. Il vient tout juste d'arriver. Si vous voulez vous asseoir. Merci. Volontiers. Que puis-je vous offrir ? Un whisky, un portau, un petit pastice ? Plutôt un pastice.
Je suis pour les produits régionaux. Vous aimez le midi ? Vous connaissez beaucoup de Parisiens qui ne l'aiment pas ? Non, c'est vrai. Par contre, bien des gens d'ici rêvent de Paris, vous savez. En définitive, je crois qu'ils ont surtout envie d'être ailleurs. Et vous ? Non. Non, moi j'ai de la chance. Le midi m'a été prescrit par les médecins, mais il correspond parfaitement à mes goûts. Un peu de glace, s'il vous plaît. Oui, merci. À vos succès, monsieur le commissaire, et surtout à votre succès dans cette malheureuse affaire. Avez-vous une idée déjà ? Et vous-même, chère madame ? Ouais. Ne venez-vous pas de me dire que les affaires criminelles vous passionnent à travers la presse ?
Oui, mais les journaux n'ont guère parler de cette affaire-ci et j'imagine qu'elle doit manquer de sensationnel. Oh, le sensationnel, ça se fabrique le plus souvent, vous savez. La plupart des crimes sont lamentables de bêtises et de banalités. Vous connaissiez mademoiselle leourdin ? Non. Victor Lepage nous en parlait beaucoup et mon mari avait fini par faire sa connaissance mais elle est jamais venue ici. [raclement de gorge] Madame D, je voudrais profiter de ce que nous sommes seuls pour vous poser une question. Pourquoi avez-vous déclaré que votre mari était partie la veille du crime alors qu'il était encore ici lorsque Julienne le Hourdan a été trouvé morte ? pour éviter des ennuis.
Et bien à la bonne heure, au moins vous êtes franchement. C'est un mensonge qui pourrait finalement vous en attirer bien davantage des ennuis. Vous n'allez pas me dire que vous soupçonnez mon mari tout de même ? Non non non, la question n'est pas là. Mais si pour moi, elle est là. Mon mari n'a pas tué cette femme et dans un sens, j'ai probablement évité à la police de perdre bien du temps. Ça c'est un point de vue personnel. Et lorsque le commissaire Gervasio découvrira ce mensonge, ce qui ne serait tardé beaucoup, vous aurez peut-être du mal à le lui faire admettre. Dois-je comprendre que ces soupçons s'orientent par ici ? Je l'ignore, mais franchement, vous m'étonnez, cher madame.
Vous savez fort bien qu'avant la découverte d'un coupable, il nous faut recueillir le plus de témoignages possible. Or, celui de votre mari ne peut-être qu'important et en égarant volontairement heureux de faire enfin votre connaissance depuis le temps que Victor me parle de vous. Le fait est que nous devrions nous connaître depuis longtemps. Très heureux, monsieur, mais asseyez-vous, je vous en prie. Merci. Pardonnez-moi de vous avoir fait attendre, mais j'ai voyagé toute la nuit. Comment va Victor ? Oh, la mort de mademoiselle le Hourd l'a beaucoup frappé. Oui, je m'en doute. Dites-moi, est-ce que la présence de ma femme est indispensable ? Non, je ne le pense pas, cher monsieur.
Mais dans ce cas, ma chérie, je préférerais que tu nous laisses. Je ne tiens pas à ce que cette histoire te donne des cauchemars. Tu as raison. J'y tiens pas non plus. Je vous amènerai les enfants lorsque vous aurez terminé. À tout à l'heure. Avant. Vous paraissz embarrasser cher monsieur. J'ai dans l'idée que vous devez avoir pas mal de questions à me poser et que vous ne savez pas trop par où commencer. Ben, il y a de ça, je l'avoue. Mais si vous le permettez et quoi que je n'aime pas beaucoup parler de moi, je vais essayer de vous aider. Victor a dû vous dire que j'étais un peu fou, j'imagine. Une folie sympathique qu'il admire beaucoup. Oui.
Non, en vérité, je ne sais pas trop de qui je tiens mon caractère. Mes parents étaient des gens très stricts, très posés. Il n'empêche que je n'ai jamais rien pu faire comme tout le monde et que je n'ai jamais pu accepter certaines règles. Oui. Vous vous demandez où je veux en venir, n'est-ce pas ? Non, non, non, non. Continuez, continuez. [raclement de gorge] J'ai beau être marié et père de famille, voyez-vous, je n'ai jamais pu renoncer à enfin à l'imprévu, mais j'allais dire à l'aventure, mais à la réflexion, ce serait un bien grand mot. Mais que je le veille ou non, ma vie est tracée et il ne m'arrivera peut-être plus jamais rien.
Dans ce que j'essaie de préserver, ce sont enfin si vous voulez des possibilités. Il m'arrivera peut-être plus rien, mais j'ai besoin de savoir qu'il pourrait m'arriver quelque chose. Noter que c'est là un sentiment commun à la plupart des hommes, mais avec cette différence, puisque par bonheur, mes moyens me le permettent, que je me suis toujours efforcé d'organiser ma vie en conséquence. Ouais. Ouais. qui vous permet de c de là de partir sans laisser d'adresse. Mais entre autres, oui et ce qui m'a amené aussi à faire la connaissance de Julienne Lourd ou l'aimiez. Aimer, c'est un mot qui peut signifier tant de choses qu'il finit par ne plus correspondre à rien.
En devant Julienne, j'ai éprouvé le plus grand choc de ma vie sentimentale. Une sorte de coup de foudre si vous voulez. Seulement à 40 ans et après la vie que j'ai mené, c'est tout de même assez exceptionnel. Oui, en une seconde sans nous parler, nous avons tous eu l'un de l'autre au point que nous aurions pu vivre des années, je crois, sans qu'elle devait maîtresse. Elle l'était ? Non, si je vous raconte tout cela, c'est pour que vous puissiez comprendre ma réaction à l'annonce de sa mort. Moi, je n'ai pas pleuré, je me suis pas demandé qui l'avait tué. J'ai éprouvé le besoin d'être seul. Mais depuis [raclement de gorge] de jours après je me promène. Je lis je mange normalement.
Mais en un mot je vis comme si de rien n'était. Pour moi, Julienne n'est pas morte. Et si vous n'étiez pas venu me rappeler à la réalité, je serais peut-être parvenu à la garder vivante. Je mais ilétait difficile de faire autrement. Mais ce n'est pas un reproche ou d'ailleurs c'est peut-être mieux. Ce qu'il y a d'extraordinaire dans la vie, c'est qu'on ne sait jamais absolument si une chose est bonne ou mauvaise. Non mais je parle, je parle. Vous pouvez avoir des questions un peu plus précises à me poser ? Euh quelques-unes. Oui. Compte tenu de ce que vous venez de me dire par exemple, je comprends assez mal, voyez-vous, les fiançailles de mademoiselle le ourdan.
Mais elle s'était fiancée brusquement sans me prévenir en pensant à ma femme et à mes enfants. Elle disait que je n'arriverai forcément à vouloir les abandonner. Elle craignait plus tard de n'avoir pas la force de dire non. Ariz-vous été jusque là ? Je ne sais pas. Peut-être. [raclement de gorge] Nous en avions en reparlé le jour même du drame. Vous l'avez vu ce jour-là ? Oui. Oui. Dans l'après-midi de 4 à 6. Mais Victor ne vous l'a pas dit ? Non. Elle avait décidé de rompre ses fiançailles disant que Maurice Vigard était un brave garçon et qu'elle n'avait pas le droit de le tromper quant à ses sentiments. Elle comptait s'en expliquer franchement le lendemain.
Mais le lendemain, elle était morte, assassinée. Et à l'annonce de cette nouvelle, vous prenez tranquillement la route de Paris. Oui, évidemment. Je comprends que cela vous semble bizarre et peut-être même monstrueux, mais puisque je ne voulais pas accepter cette mort, je ne pouvais pas non plus m'intéresser au détail. En somme vous ne savez rien. Non, même pas concernant l'arme du crime. Victor m'a parlé d'un coup de couteau, c'est tôt. Oui. Oui. Il n'a pas osé qu'il s'agissait d'un poignard exotique en forme d'oiseau. Qu'est-ce que vous dites ? Vous comprenez maintenant pourquoi votre présence était indispensable ? Mais bon dieu. Mais bon dieu. Mais pourquoi Victor ?
pas pensé que non il a pas pensé seulement vous comprenez bien que chacune de nos hypothèses vient butter contre ce maudit poignard pauvre Victor et à quelle heure Julienne a-t-elle entre 21h et 23h c'est terrible je lui ai donné ce poignard à 6h à l'instant de partir. De tous mes souvenirs de jadis c'était celui auquel je tenais le plus.
[musique] [musique]
Monsieur Vigard, je suis navré de vous déranger à nouveau. Oui, mais j'aurais besoin de préciser certains points. Je vous écoute. Voilà. Il est bien entendu, n'est-ce pas, que vous n'avez pas vu mademoiselle leourdent le jour du crime, ni avant ni après sa mort. C'est exact. On ne m'a prévenu que le lendemain alors que le corps était déjà à l'institut médicaux légal. Bien. Connaissez-vous ceci ? Non. Vous en êtes sûr ? Certain. Et bien moi, je pense que vous mentez, monsieur Vignard. Pensez ce que vous voudrez, ça m'est égal mais gardez-le pour vous. Je suis déjà bien bon de répondre à vos questions. Si vous ne mentez pas, votre réaction est étrange.
Je vous montre une très inoffensive rondelle et cela suffit pour que vous changiez de couleur et vous mettiez en colère. Pourquoi ? Pourquoi ? Sinon, parce que vous savez qu'il suffit d'une légère pression pour que cet oiseau devienne une arme. Non, je suis revenu à vous grâce à un indice au très infime, monsieur Vignard. Mais que vous ayez reconnu cette arme me prouve que je ne m'étais pas trompé. Car si la police a parlé d'un poignard, elle s'était bien gardé de le décrire en détail. Déduction un peu rapide, monsieur le commissaire. Cet objet appartenait à ma fiancée. Elle me [raclement de gorge] l'avait montré tout simplement. Exact, monsieur Vignard.
Il lui appartenait depuis quelques heures et elle vous l'a montré le soir du crime. Que s'est-il passé alors ? Rien. Enfin, je ne sais pas. Je ne sais plus. Lorsque vous avez trouvé vers 8h cette lettre de rupture, vous avez reçu un choc et l'idée d'attendre jusqu'au lendemain vous apparu insupportable. Alors, vous êtes allé là-bas, n'est-ce pas ? Et que s'est-il passé ? [raclement de gorge] Elle m'a parlé de Daniel Dawuement. Elle attendait rien de lui. Elle n'espérait rien. Simplement, elle trouvait malhonnête de s'engager par ailleurs et de se servir de moi pour le fuir. Nous avons parlé longuement et décidé que nous resterions bons amis.
[raclement de gorge] Elle elle semblait heureuse, soulagée d'avoir parlé. [raclement de gorge] C'est alors qu'elle m'a montré cet oiseau et son mécanisme. Une simple pression sur la tête et l'oiseau devient poignard, m'a-t-elle dit. Et comme si la démonstration ne suffisait pas, elle me l'a attendu pour que j'essaie moi-même. Je ne sais pas comment ça s'est fait, ni pourquoi. Vous me diriez que je ne l'ai pas fait, que c'est un autre. Je vous croirai, je pense. Oui. Je vous ai menti l'autre jour. J'aimais Julienne comme je ne croyais pas possible d'aimer. Je pense que durant une fraction de seconde, l'idée de la perdre m'a rendu fou.
[musique]
Bon, tu as eu raison de rien me dire. Je crois que j'aurais fait son affaire. Où est-il maintenant ? Au commissariat. Ouais, il m'y a suivi sans un mot et le plus docilement du monde. Et ben le commissaire Gervas a dû faire une drôle de tête. Oui, ça oui. D'autant plus qu'il s'apprêtait à partir chez Vignard pour l'arrêter. Quoi ? Il y avait des empreintes sur le poignard. Ça m' Il y en avait tellement que Gervasio, mal équipé, avait préféré envoyer l'arme au laboratoire et il venait tout juste de recevoir les photographies incriminant Vignard. Oh bah ça alors. Mais je commence à comprendre pourquoi il jouait tranquillement au billard celui-là.
Mais vous monsieur Gill, qu'est-ce qui vous avez mis sur la piste ? Bon, un petit détail de rien du tout. À ma [raclement de gorge] première visite, Vigard m'avait dit avoir trouvé en rentrant chez lui la lettre déposée par Julienne. Et alors ? C'était pas vrai. Et si c'était vrai ? Seulement puisqu'il était absent et qu'il n'y avait personne chez lui, comment savait-il que Julienne l'avait déposé elle-même ? Elle aurait très bien pu la faire porter par Maria. Moi, j'aurais pas pensé à ça. Oh, moi-même, je n'y ai pensé qu'un peu plus tard. Après que Vignard m'est parlé de sa fiancée avec un peu trop de détachement et de froideur. Comment ça ? Oui, c'est curieux.
De tous les gens que j'ai vu et qui m'ont parlé de Julienne, c'est précisément celui qui devait l'épouser qui ne semblait pas amoureux. J'ai trouvé ça bizarre et c'est ça qui m'a fait réfléchir sur lui. En somme, si Danien ne lui avait pas offert ce poignard, peut-être que rien ne serait arrivé. Peut-être. Tu as toujours le mien ? Oui, bien sûr. Donne-moi. Wizard. Oui. Va me chercher un tournevis. C'est une paire de pince. Qu'est-ce que tu veux faire ? Enlever la lame et te le donner. J'ai pas le courage de le jeter, mais pour moi, c'est vraiment plus un souvenir possible.
[musique]
Et maintenant, Germaine Baumont vous parle du dernier livre qu'elle a lu pour vous. Nouvelle venue dans la collection le masque, mer Hings Bradley y apporte une intéressante contribution, mais je déplore la traduction du livre et surtout son titre une vieille toquée qui semble destinée à frapper l'imagination sinon l'esprit. Car la personne âgée du livre ne l'est que par rapport à son mari qui a 10 ans de moins qu'elle, ce qui n'en fait tout de même pas une grâteuse. Quant à être toqué, c'est une autre histoire. toqué de son mari cert et cherchant dans l'alcool un remède à sa jalousie. Le roman se résumant presque à des dialogue ne situe guère l'action.
présumant qu'elle se déroule dans une ville pétoresque assez près de Chicago. Le jeune associé d'une étude d'avoué, Nicolas Part, est très intrigué, très soucieux parce qu'une riche cliente de l'étude, Mrsis King, remariée depuis 2 ans après avoir perdu un premier époux fort riche, est venu demander que l'on change son testament qui léguait tous ses biens à son second mari. Elle attend un enfant et souhaite que la fortune soit désormais partagée entre sa jeune sœur Jennifer et son enfant s'il vient à naître. Or, au cours d'une soirée qu'il passe avec un vieux médecin de ses amis, Nicolas part, voit arriver le mari de Missis King, tout bouleversé.
Il n'a pu téléphoner car son téléphone est en dérangement mais il vient chercher le médecin car sa femme a été prise de virolente douleur et il craint une naissance prématurée. Mais quand le médecin et Nicolas arrivent dans la propriété des kings, c'est pour constater que la jeune femme a cessé de vivre. Elle avait un tampon de chloroforme sur le visage et le mari d'expliquait que sa femme qui avait horreur de la souffrance physique essayait de l'atténuer par tous les moyens. Oui, mais ce n'est pas de cela seulement qu' morte madame King, car les douleurs n'étaient pas provoquées par son état.
Elles étaient causées par une forte dose d'arsenique probablement administré dans un cocktail lors d'une réunion amicale quelques heures plus tôt. Il est difficile de qualifier d'amical une réunion comportante un assassin. Estimant les recherches de la police un peu trop sommaire, c'est Antoné par qui va s'improviser détective et il va remonter aux sources, c'est-à-dire à la modification du testament. Mais pour être inconnu, l'assassin ne désarme pas et frappera encore deux fois avant d'être publiquement dénoncé. Une vieille toctée par Meryé Hasting Bradley est publiée dans la collection Le masque. Oke.
[musique] [musique] [musique] [musique] [musique]