Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 3 juin 2021 26 min

Elections régionales, priorité à la sécurité, tribune du monde culturel... Le "8h30 franceinfo" de Thierry Mariani

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Thierry Mariani. Bonjour. A un peu plus de deux semaines du scrutin, toutes les enquêtes d'opinion vous donnent désormais en tête des intentions de vote en PACA au premier mais aussi au second tour. Est-ce que vous vous considérez comme le grand favori ?

0:12
Thierry Mariani

Je me considère comme l'homme à abattre. Quand je vois ce qui se passe en ce moment, non, je ne suis pas favori. Pourquoi l'homme à abattre ? Parce que depuis quelques jours, c'est toutes les boules puantes, toutes les attaques un peu bizarres, qu'elles s'agissent de M. Renaud Muselier ou de son équipe. Et ce que disent les sondages, c'est quoi ? C'est tout simplement qu'on peut gagner et que ce sera serré. Renaud Muselier, je vous le rappelle, a fait une alliance avec le parti de M. Macron. D'ailleurs, dans sa liste, il y a 38 personnes qui soutiennent M. Macron. Il peut effectivement gagner avec l'aide de la gauche au second tour.

C'est d'ailleurs, je vous le rappelle, ce qui s'est passé il y a 6 ans où Christian Estrosi avait gagné cette élection grâce à la gauche.

0:51
Présentateur

La gauche s'était retirée. La gauche s'était retirée. Elle n'avait pas fusionné ses listes.

0:53
Thierry Mariani

Voilà. Donc là, on verra ce qui se passe. Mais il est évident qu'en réalité, on s'attend à avoir, j'allais dire, le cartel des partis politiques classiques et des sortants qui nous expliquent que la région va être en danger. Il faut éviter je ne sais quoi la catastrophe pour cette région. Donc pour le moment, nos sondages sont bons. Mais rien n'est fait. Et je sais que la partie sera dure parce que rien ne nous sera épargné.

1:17
Invité

Vous parliez de boules puantes. C'est quoi les boules puantes ?

1:20
Thierry Mariani

Écoutez, quand je vois, soyons clairs, par exemple sur le canard enchaîné, que je ne serai pas de la région, que j'habiterai je ne sais quoi comme logement. Vous savez, M. Muselier a expliqué il y a quelques jours, d'abord que j'habitais chez ma mère, après que j'habitais dans un Airbnb. Au moins le canard enchaîné met les choses au clair. C'est que je suis depuis 2020 à la même adresse à Avignon avec un bail. Dans un appartement qu'une élue du Rassemblement National vous prête et...

1:42
Présentateur

Non, me loue. Me loue, pardon. Voilà, je suis désolé.

1:45
Thierry Mariani

Voilà, me loue.

1:46
Présentateur

Oui, mais enfin, ce n'est pas un reproche. Et pour lequel vous avez dit vous-même, je crois au canard enchaîné, que vous aviez eu un peu de mal à retrouver la preuve que vous y payez bien vos impôts fonciers ?

1:54
Thierry Mariani

Ça ne vous a pas échappé théoriquement que la taxe d'habitation est supprimée par M. Macron. Donc c'est quand même assez difficile de prouver qu'un impôt qui théoriquement a été supprimé a été payé. Pourquoi vous ne le payez plus ?

2:06
Présentateur

Sauf pour les Français les plus aisés, dont je suppose qu'avec vos salaires et les traitements vous faites partie.

2:10
Thierry Mariani

Et donc depuis j'ai reçu les impôts, je paye 444 euros. Mais ce qui est quand même surréaliste, c'est que dans cette région, je vous rappelle que je suis né à Orange, j'ai fait mes études à Aix ou à Avignon, j'ai été trois fois maire, deux fois conseiller général, quatre fois député dans ce département. M. Muselier est en train d'essayer d'expliquer que je suis un horrible parachuté. Et donc tout ça est un peu un moment grotesque. Moi je pense que ce n'est pas sérieux et je lui demande de reprendre un peu son calme.

2:36
Présentateur

Si vous êtes élu Thierry Mariani à la fin du mois, est-ce que vous gouvernerez uniquement avec les membres de votre liste ou est-ce que vous tendrez la main aux autres partis ?

2:44
Thierry Mariani

Vous savez, dans tous mes mandats, quand j'ai été député ou quand j'étais dans la majorité départementale, j'ai toujours tendu la main à tous ceux qui partageaient nos mêmes idées. Je suis contre les compromissions. Les compromissions, c'est ce que fait M. Muselier en prenant des gens d'En Marche, par exemple sur sa liste, qui sont ouvertement opposés au programme des Républicains. Mais sur des dossiers régionaux, parce qu'avant tout c'est la région qui compte, eh bien rien m'empêcherait de travailler avec des élus sérieux qui sont prêts à partager les mêmes objectifs que nous. Donc des élus qui sont aujourd'hui sur la liste de M. Muselier ?

Oui, mais s'ils sont prêts à partager un projet commun avec nous. Vous savez, dans ma liste, il y a 25% de candidats qui ne sont pas issus du Rassemblement national. Vous avez des gens de la société civile, vous avez des gens comme moi qui à un moment ont cru aux Républicains et qui ont compris qu'aujourd'hui ce parti se résignait à être le supplétif de Macron au deuxième tour. Donc je suis prêt à travailler avec tous les gens sérieux qui veulent faire que cette région change. Même s'ils viennent des Républicains, justement. C'est pas une tare, vous savez, j'en viens aussi.

3:51
Invité

À ce sujet, le vice-président des Républicains, Guillaume Pelletier, a dit il y a quelques jours qu'il fallait en finir avec le Front Républicain. Vous lui dites quoi ? Rejoignez-nous au RN ?

4:01
Thierry Mariani

Je dis d'abord qu'il a raison. Les électeurs ont compris que le Front Républicain, ça ne marchait plus. Le Front Républicain, c'est quoi ? Si la République est en danger, regardez à Perpignan, regardez chez mon ami David Racheline, à Fréjus, dans les communes du Vaucluse comme Le Ponté ou Camaray. Bref, chaque fois, les maires ont été réélus brillamment. Et tout ça parce qu'ils avaient eu un bon bilan. Un bon bilan sur la sécurité, un bon bilan sur la fiscalité.

Donc expliquer que, comme est en train de le faire une partie du gouvernement et Renaud Muselier, si cette région passait avec une majorité de rassemblements nationaux, tout allait s'écrouler, les sauterelles allaient arriver, l'économie allait s'effondrer, c'est grotesque. Et le Front Républicain fait plus peur. Sauf que c'est la formule magique un peu pour justifier des alliances qui sont inacceptables. Je le répète, au deuxième tour, les seuls qui peuvent sauver M. Muselier, c'est une fois de plus la gauche.

4:51
Présentateur

— On est à deux semaines et demie du premier tour. Et sauf erreur de notre part, Thierry Mariani, vous n'avez toujours pas publié votre programme.

4:56
Thierry Mariani

— M. Muselier a publié le sien lundi. Je publierai le mien vendredi. Je l'annonce demain à Toulon.

5:01
Présentateur

— Demain à Toulon. À deux semaines, c'est pas un peu tard. C'est-à-dire l'étiquette aujourd'hui « candidat de Marine Le Pen » suffit aujourd'hui pour faire campagne.

5:08
Thierry Mariani

— J'ai commencé à l'effeuiller déjà depuis plusieurs semaines, par petits bouts. Je répète, le président sortant l'a présenté il y a trois jours. Souffrez que nous, ce soit dans un jour. Donc voilà. On est quand même à 15 jours du scrutin. Désormais, les électeurs s'intéressent enfin aux élections régionales. Mais je vous ferai remarquer que, par exemple, sur la sécurité, on a annoncé notre programme bien longtemps à l'avance en dévoilant un certain nombre de mesures.

5:33
Invité

— Sans chiffrer, effectivement.

5:33
Présentateur

— Vous pourriez être, Thierry Mariani, le premier homme à diriger au nom du Rassemblement national d'une région en France. Quelle serait la toute première mesure, symbolique ou non, d'ailleurs, que vous prendriez ?

5:45
Thierry Mariani

— Je dirigerai d'abord au nom de tous les habitants de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Pas au nom du Rassemblement national. Après, bien sûr que je partage...

5:52
Présentateur

— C'est-à-dire que vous ne prendrez pas votre carte après l'élection ? Vous ne l'avez pas aujourd'hui ?

5:54
Thierry Mariani

— Écoutez, c'est un détail. Franchement, que j'ai la carte ou pas, je soutiens Marine Le Pen. — Vous l'avez ou pas ? — Non, je ne l'ai pas. Je ne l'ai pas. Je soutiens Marine Le Pen très clairement. Après, je le répète, chacun a son histoire. Moi, j'ai adhéré à un parti où il y avait des gens comme Pasqua ou Seguin qui s'appelaient à l'époque le RPR. J'en sais rien si un jour je l'apprendrai. Mais ce qui est important, c'est que je partage en ce moment le programme de Marine Le Pen. Et je pense que c'est la seule qui aura le courage de l'appliquer. — Et donc la première mesure ? — La première mesure, ce sera une mesure sur la sécurité.

Je vous rappelle que le vrai problème dans cette région et la région, enfin le conseil régional plutôt, est compétent. C'est la sécurité dans certains domaines, notamment dans les transports. Vous savez que si je prends des chiffres qui désormais sont incontestables, parce que là aussi, M. Muselier nous disait « vous les inventez ». Et j'ai vu que d'un coup, tiens, ils étaient publiés dans le Figaro. Donc, eh bien, je vous rappelle qu'entre 2018 et 2019, c'est plus 72% d'actes de violence et d'agression dans les trains et les gares de cette région. C'est 448 agents de la SNCF agressés et blessés par moment.

6:57
Invité

— Alors qu'est-ce que vous proposez ?

6:58
Thierry Mariani

— On est très clair. Aujourd'hui, la politique de la sûreté ferroviaire, elle s'appuie sur 100 personnes dans cette région. 100. Nous, on propose de la porter à 500. Comment, vous allez me dire, en en recrutant 70 agents chaque année ? Quel coût ? 3,5 millions pour le recrutement, pour porter à un niveau de sécurité satisfaisant. C'est quand même aberrant que pendant ce mandat, je le dis et je le répète, puisque M. Muselier veut porter plainte contre moi, qu'il le fasse.

7:26
Présentateur

— Parce que vous l'avez accusé d'avoir recruté davantage dans son service de communication que, justement, dans les transports. — Oui. — Et on ne va pas, si vous voulez bien terminer, se lancer dans une bataille de chiffres qu'on ne va pas vérifier en direct et qui n'intéresse sans doute pas grand monde. Mais je vous laisse la parole.

7:38
Thierry Mariani

— Il n'y a rien à vérifier. Les chiffres que je donne sont ceux des magistrats de la Chambre régionale des Comptes. Donc vous savez très bien qu'en période électorale, il y a une pirouette. Quand on est ennuyé, on dit « Oh, on va porter plainte ». Il n'y a jamais de plainte. Mais ça permet de faire une appréhension de diversion. Les chiffres que je donne, ce sont les chiffres de la Chambre régionale des Comptes. Au 31 décembre, il y avait l'équivalent de 212 emplois temps plein au cabinet.

8:03
Invité

— 218. Il y avait 218 membres dans le cabinet.

8:05
Thierry Mariani

— 218 personnes qui font 212 équivalents temps plein. Et dans le même temps, il y avait 100 personnes pour la sécurité ferroviaire.

8:15
Invité

— Juste le rapport porte sur la période de 2015 à 2018. Nous sommes en 2021.

8:20
Thierry Mariani

— Oui. Mais a priori, ça n'a pas changé. Et je vous rappelle que pour se disculper, M. Muselier dit « J'ai une attestation du directeur général des services. Je me permets de vous rappeler que c'est votre employé. C'est comme moi si j'arrive avec une attestation de mon fils qui dit « Mon papa est le meilleur candidat ».

8:34
Présentateur

— Voilà. Soyons sérieux. On va voir dans un instant, Thierry Mariani, ce qui se passera, ce qui se passerait si vous êtes élu dans quelques jours à la tête de la région PACA. On va effeuiller votre programme, comme vous l'avez dit il y a quelques instants. D'abord, un coup d'œil au Filinfo à 8h41 avec Diane Ferchit. Le PDG d'Orange est convoqué Place Beauvau à 9h après la panne des numéros d'urgence cette nuit. Un problème technique qui a pu être résolu aux alentours de minuit, précise l'opérateur. Mais pendant plusieurs heures, plus de 15, plus de 17 ou encore de 18, le problème persiste par endroit.

Des dysfonctionnements graves et inacceptables pour le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. La vaccination anti-Covid. Et on pourra décaler sa deuxième injection cet été entre 6 et 8 semaines après la première. Au lieu de 7, indique le ministre de la Santé. Une deuxième piqûre qui devra se faire dans le même centre que la première. Sur France Info, l'avocat de Mila, Richard Malka, dénonce un rapport aux réseaux sociaux complètement dingue. Le procès d'une partie des harcelors de la jeune femme se tient cet après-midi au tribunal correctionnel de Paris. 13 personnes mises en cause pour avoir envoyé des messages très violents à Mila. Des menaces graves, des menaces de mort même.

Elle avait critiqué l'islam sur les réseaux sociaux. A Roland-Garros, on ne compte plus que 4 Français en lice. Au deuxième tour, le match vedette de la journée, c'est Richard Guesquet face au redoutable Raphaël Nadal. Rencontre à suivre à partir de 21h. France Info. Le 8.30 France Info. Salia Brakia, Marc Fauvel.

9:57
Invité

On est toujours avec Thierry Mariani, candidat Rassemblement National Régional en PACA. Bon, à défaut d'avoir votre programme dès aujourd'hui, on a regardé votre acte. Et sur l'un de vos actes, il est marqué « Transmettre les traditions ». C'est ce qu'on peut lire sur votre acte. Qu'est-ce que ça veut dire ?

10:13
Thierry Mariani

Ça veut dire qu'on est une région, Provence, Alpes, Côte d'Azur. Et moi, je dis Provence, Alpes, Côte d'Azur. Je ne dis pas Sud, comme M. Muselier le met pour appeler cette région. C'est une région qui a une histoire, qui a un atout merveilleux, parce que c'est trois noms qui sont connus dans le monde entier. Nos traditions, c'est d'abord respecter la culture régionale, développer tout ce qui rappelle notre histoire locale, que ce soit en Provence ou en Côte d'Azur ou dans les Alpes.

10:39
Présentateur

C'est quoi l'identité d'un habitant de PACA aujourd'hui ? C'est 5 millions de personnes, la région PACA. C'est quoi l'identité culturelle ?

10:47
Thierry Mariani

L'identité culturelle, d'abord, ils sont français. Et puis après, ils sont de Provence, Alpes, Côte d'Azur. C'est-à-dire quand on est, excusez-moi, de Provence, moi je suis du Vaucluse, on est attaché à un certain patrimoine, on est attaché à une certaine qualité de vie, on est attaché à... Ça, on pourrait le dire, des habitants de toutes les régions, attachés au savoir. Oui, bien sûr, mais aujourd'hui, je pense que Philippe Vittel, qui par moment était ce qui avait en charge cela dans la majorité actuelle du Conseil Régional, et d'ailleurs qui a fait un excellent travail, c'est peut-être pour ça qu'il a été remercié de la liste et qu'il n'y ait plus, regardez ce qu'il a fait.

Moi, je veux continuer, par exemple, ce qu'il a accompli pour perpétuer ses traditions. Il y a des groupes qui ont besoin d'être aidés. Et moi, je préfère, par exemple, je le dis très clairement, aider un groupe qui s'occupe de perpétuer les traditions provençales, qu'est-ce ouest-ce-méditerranée ?

11:36
Présentateur

Bon, on se souvient que Robert Ménard, lorsqu'il a été élu maire de Béziers, avait, dès son élection, annoncé qu'il allait réduire, par exemple, le nombre de vendeurs de kebabs dans la ville. Ça fait partie de l'identité de PACA, un kebab, ou c'est en dehors ?

11:51
Thierry Mariani

Ça ne vous a pas échappé que les vendeurs de kebabs ne sont pas encore de la compétence du Conseil Régional, c'est au maire. Mais on peut aider les entreprises avec des subventions ou choisir de ne plus les aider ? Non, on aide tous ceux qui créent des emplois. Moi, je préfère, excusez-moi, la Yoli ou la Bouillabaisse, mais... Manger jamais de kebab. Mais si, bien sûr que j'en prends. Attendez, en ce moment, là, maintenant, ça vient de changer, les restos sont un peu ouverts, les terrasses, mais je peux vous assurer que j'ai passé mon temps de kebab, de pizza, quand les restaurants étaient fermés.

Mais bon, non, soyons sérieux, on aide tous ceux qui créent des emplois et qui respectent les lois, c'est tout. Après, si un kebab crée 10 emplois, je préfère 10 personnes qui y travaillent que 10 chômeurs.

12:28
Présentateur

Le kebab n'est pas de la compétence des régions, vous avez raison. Les lycées, en revanche, le sont, ça lia à Braclia.

12:32
Invité

Oui, les lycées font partie de votre compétence à ce sujet. Vous avez critiqué les médiateurs mis en place par la majorité actuelle. Pourquoi ? Pourquoi les médiateurs, ce n'est pas bien ?

12:41
Thierry Mariani

Parce qu'aujourd'hui, en réalité, ça fait double emploi avec les assistants de vie qui existent déjà dans tous les lycées. Et nous, ce qu'on veut, ce sont de vrais agents de sécurité. Nous avons dit que nous organiserons, en réalité, pour la région, 16 brigades de sécurité pour intervenir à chaque fois qu'il y a un problème difficile. Donc, on veut en clair des agents qui soient formés, bien sûr pas armés, formés pour intervenir en cas de problème violent, en cas de trafic de drogue.

13:07
Invité

Les médiateurs ne peuvent pas permettre le dialogue, justement, pour éviter...

13:10
Thierry Mariani

J'ai discuté avec certains responsables de lycées. Quand vous avez une dizaine de gars qui zonnent autour d'un lycée pour dealer, les médiateurs, ils se contentent de regarder ce qui se passe. Et en réalité, ce n'est pas leur rôle d'intervenir. Donc, moi, je veux des... Non, pas des médiateurs. Vous savez, c'est de nouveaux noms pour les grands frères. C'est ça ? Moi, je veux des agents de sécurité qui, par moment, si les gosses sont menacés, peuvent intervenir. Privé ou public ? Privé ou public ? En général, de toute façon, ce sera des personnes embauchées par la région.

13:40
Présentateur

Je ne comprends pas votre question. Vous pouvez avoir recours à des agences privées, des services de sécurité, ou embaucher des agents avec le statut de fonctionnaire.

13:48
Thierry Mariani

Très sincèrement, je pense que c'est une fausse question. Enfin, ce n'est pas un vrai problème parce que les sociétés, aujourd'hui, de sécurité privée ont une excellente formation, sont contrôlées. Donc, je ne me suis pas posé la question, mais j'ai plutôt envie de vous dire privée parce que ça permet d'avoir des personnes qui ont déjà une expérience plutôt que de recruter des gens qui sont fonctionnaires à vie et qui, ensuite, n'ont pas forcément toutes les qualités.

14:14
Présentateur

Si vous êtes élu, est-ce que les lycéens ont toujours le droit à un menu sans port à la cantine ?

14:19
Thierry Mariani

Moi, je suis pour que les lycéens aient le choix du menu, quoi. Je veux dire, l'histoire du menu sans port...

14:24
Présentateur

Je savais pourquoi je vous pose la question. Certains maires de droite ou d'extrême droite ces dernières années ont renoncé à ces menus.

14:30
Thierry Mariani

Il faut que les gens aient le choix, voilà, c'est tout. Moi, je veux des menus où ceux qui veulent certaines, j'allais dire, spécificités en fonction de leur religion puissent les avoir. Mais je veux aussi des menus normaux pour tout le monde, voilà. On n'est pas obligés tous de manger, par exemple, de la viande halal. Personne ne demande... Il y en a pas à la cantine. Enfin, dans aucun cas, on demande aux lycéens et à tous les lycéens de manger de la viande halal. Ça n'existe pas. Bah, écoutez, il y a certains... Quand je vois, par exemple, ce qui se passe dans certains fast-foods, je me pose des questions, puisqu'on voit...

14:58
Présentateur

Mais les fast-foods, là, ne sont pas sous compétence des régions, ça, je vous confirme.

15:01
Thierry Mariani

On est d'accord. Non, attendez. Ne caricaturons pas... Il ne s'agit pas de caricature, mais certains maires l'ont fait. Les lycéens, les familles de confessions musulmanes, je veux dire, dans les cantines, ce que je veux, c'est qu'on mette en avant le localisme et que les lycéens aient le choix des menus. Voilà, c'est tout. Si certains veulent manger quelque chose, ils le mangent, mais ils ont le choix avec autre chose. Et puis surtout, je veux qu'on fasse d'abord travailler en priorité. Et là, pour avoir discuté avec les responsables agricoles, ce n'est pas le cas. Il y a quelques cas. Qu'on fasse travailler nos agriculteurs locaux.

Mon objectif, c'est qu'on porte rapidement, pour toutes les cantines, à plus de 50% de produits locaux. Le Vaucluse, par exemple, on en parlait. C'est l'un des départements comme d'autres dans cette région, où il y a une grosse production de fruits et légumes, qui, en plus, ils galèrent pour la concurrence avec certains autres pays plus au sud. Eh bien, donnez-leur la priorité.

15:50
Invité

Thierry Mariani, une partie du monde de la culture s'inquiète de votre possible élection. Une plusieurs dizaines de personnalités ont signé une tribune récemment. Que leur dites-vous ?

15:58
Thierry Mariani

Vous savez, il nous reste dix jours. Pendant dix jours, on va avoir... La culture va s'arrêter, le soleil va s'arrêter de briller. Enfin, voilà. Pardonnez-moi, je dis que c'est grotesque. Voilà. C'est grotesque, mais je comprends que pour certains, c'est un acte de résistance confortable, où on signe une pétition, on a l'impression d'être quasiment au niveau de Jean Moulin. La culture ne sera pas du tout menacée. Puis-je vous rappeler que j'ai été, pendant neuf ans, président de la commission culture au conseil général de Vaucluse. Que j'ai présidé un festival qui s'appelle Les Corrigis pendant vingt ans.

Que dans ma commune, quand j'étais maire de Valréas, j'ai créé un festival de théâtre de rue. S'il y a des théâtres qui sont un peu subversifs, vous reconnaîtrez que c'est ça.

16:37
Présentateur

Vous ne toucherez pas aux subventions accordées aux différents festivals, et il y en a beaucoup dans la région PACA, y compris ceux qui mettent en scène des spectacles, ça arrive parfois, qui critiquent le Rassemblement National ou Marine Le Pen.

16:49
Thierry Mariani

Vous n'y toucherez pas. Écoutez, si on devait supprimer tous les spectacles qui ne sont pas de notre avis, je pense qu'il n'en resterait pas beaucoup en région PACA.

16:54
Invité

Adrien Cotarac, qui est aussi membre du Rassemblement National et qui est tête de liste, dit qu'il propose un macartisme de la culture, à savoir subventionner seulement les artistes qui ne sont pas contre la France, contre l'extrême droite, contre le Rassemblement National.

17:14
Thierry Mariani

D'abord, on a clairement annoncé qu'on sanctuariserait le budget de la culture. Ce qui a augmenté 30% sous le mandat de M. Muselier. Vous n'y toucherez pas. Oui, mais 30% en rajoutant les formations dans les lycées.

17:26
Présentateur

Vous n'y toucherez pas, vous ne le baisserez pas dans son ensemble ?

17:28
Thierry Mariani

Non, mais je répète, mon passé parle pour ce que je veux faire dans l'avenir. Est-ce que vous avez eu l'impression, moi je me souviens quand, dans ce département du Vaucluse, où la gauche avait toujours été au pouvoir, et quand en 1992, la droite est arrivée la première fois, tout le monde nous a dit, mon Dieu, ça va être la catastrophe. A la fin, en privé, mais le problème c'est que, comme il y a une sorte d'omerta dans la profession, la plupart des troupes professionnelles d'Avignon sont venues me dire, avec vous on a pu contractualiser, avec vous on avait une visibilité. Donc bien sûr que la culture ne sera pas menacée.

17:55
Présentateur

Un mot, Thierry Mariani, de ce que vous avez pu dire il y a quelques années. Lorsque vous étiez encore député UMP, c'était lors du mariage pour tous, sous le quinquennat de François Hollande. Vous aviez accusé François Hollande d'avoir, je cite, « cédé sous la pression du lobby LGBT, le lobby le plus extrémiste qui soit ». Est-ce que vous le pensez toujours, et est-ce que vous toucherez aux subventions ?

18:14
Thierry Mariani

Non, aujourd'hui, j'ai été opposé, et je suis persuadé que ce n'est pas la meilleure des mesures au mariage homosexuel. Ceci dit, aujourd'hui, c'est quelque chose d'acquis. Je pense qu'en France, avec les dangers qui menacent notre pays, avec l'insécurité qui monte, avec le chômage, avec la crise dont on va commencer à payer réellement le prix, c'est quelque chose, aujourd'hui, sur lequel il n'est pas question de revenir. Lobby le plus extrémiste qui soit, vous le pensez toujours ? À l'époque, je pense qu'il y avait quand même eu des actions extrêmement violentes. Tous les élus qui s'y opposaient étaient immédiatement caricaturés, etc. Aujourd'hui, je pense que c'est une question apaisée.

18:48
Invité

Vous n'allez pas couper les subventions aux associations LGBT dans votre région ?

18:53
Thierry Mariani

Je suis pour qu'il n'y ait aucune discrimination. Mais je suis contre aussi le fait qu'il n'y ait aucune promotion de communauté, quelle qu'elle soit. Et donc, pour répondre à la question de Salia, vous ne couperiez pas les subventions ? Mais il n'y a pas de raison que je coupe des subventions pour des associations si elles luttent contre la discrimination. Par contre, si c'est des subventions pour lutter pour une sorte de promotion de certaines communautés, que ce soit celles que vous avez évoquées ou que ce soit d'autres communautés, j'allais dire, d'origine étrangère, là, oui, nous couperons les subventions. 8h52, le fil d'info avec Diane Ferschit et on vous retrouve dans un instant.

19:24
Présentateur

Thierry Mariani. Il existe une obligation de résultat de tous les opérateurs. Dans l'acheminement des numéros d'urgence, affirme le secrétaire d'Etat au numérique, le PDG d'Orange, est convoqué dans une dizaine de minutes au ministère de l'Intérieur après le problème technique sur son réseau la nuit dernière. Difficile de joindre le SAMU, les pompiers ou encore la police pendant plus de 7 heures. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, dénonce des dysfonctionnements graves et inacceptables. Une enquête est ouverte concernant trois décès, un dans le Morbihan 2 à La Réunion et les numéros de substitution d'urgence mis en place par les préfectures vont rester accessibles.

Ce matin, vous pouvez les retrouver sur franceinfo.fr. Des inondations et des coulées de boue en Seine-Maritime par endroits, l'eau est brutalement montée de 80 centimètres. Les pompiers ont réalisé au total 140 interventions dans le département. Elle avait critiqué l'islam sur les réseaux sociaux. La jeune Mila avait été visée par un déferlement de haine sur Internet. 13 de ces harceleurs comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris, certains pour menace de mort. 3 à 0 face au Pays de Galles, l'équipe de France de football signe une belle entrée en matière pour son premier match de préparation avant l'Euro.

Trois buts marqués par Kylian Mbappé, Ousmane Dembele et Antoine Griezmann. France Info Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

20:39
Invité

Toujours avec le candidat Rassemblement National au Régional en PACA, Thierry Mariani. Pourquoi avoir recruté comme directeur de campagne Philippe Vardon, un ancien membre du Bloc Identitaire et d'Unité Radicale, le groupuscule dont un membre avait tenté de tuer Jacques Chirac en 2002 ? En 1998, Philippe Vardon chantait « Nous sommes la Zyklon armée, l'armée des skinheads », un chandre antisémite lors d'un concert entouré de personnes qui levaient le bras. Ça ne vous gêne pas, ce passé ?

21:06
Thierry Mariani

Alors, depuis, il s'est excusé et il a dit qu'il regrettait ça. Il avait 15 ans. 25 ans se sont écoulés. Depuis, il est marié, il a des gosses, il est diplômé d'université. Et puis, si vous me permettez une réponse. Patrick Deveggian, Gérard Longuet, Alain Matelin, ils ont eu aussi des engagements radicaux, on va dire, dans leur jeunesse.

21:28
Présentateur

On ne les a pas vus, à ma connaissance, tendre le bras.

21:30
Thierry Mariani

Mais, M. Vardon, je suis désolé, ne tend pas le bras.

21:32
Présentateur

Vous chantez une chanson qui rend hommage au gaz utilisé par les nazis dans les temps de concentration.

21:37
Thierry Mariani

Revisionnez la vidéo, il n'a jamais tendu le bras.

21:39
Présentateur

Vous avez raison, il est accompagné de gens qui le font. Mais je n'ai pas entendu, mais peut-être que je me trompe, Patrick Deveggian, dans le passé, qui n'est plus là aujourd'hui, chanter des chants à la gloire du cyclone.

21:48
Thierry Mariani

Je dis simplement que ce soit Gérard Longuet, que ce soit Alain Matelin, ou que ce soit le regretté Patrick Deveggian, aujourd'hui, ces gens, on s'était connu, avaient eu des engagements à Occident. Ça a fait des ministres extrêmement républicains. Permettez-moi de rappeler aussi que M. Cambadélis était, si ma mémoire est bonne, le patron du service d'ordre des trotskistes. Quand on est service d'ordre, en général, c'est plutôt musclé. Ça a fait un secrétaire du Parti Socialiste très républicain. Donc pourquoi le droit, j'allais dire, à l'erreur, il n'existe pas ? C'était, il y avait 15 ans. 15 ans, voilà. Depuis, je répète, et puis pourquoi on l'attaque ?

Parce qu'en réalité, pourquoi on attaque M. Vardon de cette manière ? Moi, je sais pourquoi. Parce que c'est un opposant déterminé. Il l'a montré sur Nice, où il a mené une campagne, où plus d'un niçois sur cinq a rejoint sa liste. Et deuxièmement, je me permets de vous rappeler, par exemple, que son engagement date de... Je me permets de vous faire remarquer, par exemple, il a fait condamner Christian Estrosi, qui mettait à disposition des locaux municipaux pour des groupes radicaux islamistes. Voilà, donc c'est vrai que c'est quelqu'un qui n'a pas peur d'aller, j'allais dire, affronter les problèmes. Et il l'a montré en luttant contre l'islamisme à Nice.

23:02
Présentateur

L'un des membres de vos listes, le sénateur RN de Marseille, Stéphane Ravier, a qualifié récemment Karim Benzema, qui, comme chacun le sain désormais, a fait son retour hier soir chez Les Bleus de Français de papier. Il est moins français que vous, Karim Benzema, vous qui avez des origines italiennes.

23:16
Thierry Mariani

Et je suis fier de mes origines italiennes, mais je suis avant tout français. Je vous rappelle que Karim Benzema, à l'époque, avait dit « Je suis pour le côté sportif dans l'équipe de France, mais je suis algérien de cœur. »

23:28
Invité

Non, c'est pas vrai.

23:28
Thierry Mariani

Attendez, moi je me réjouis du retour de Karim Benzema dans l'équipe de France. Voilà, après, écoutez, il a eu des propos très ambiguës quand même. Il n'a pas dit « Je suis algérien de cœur. »

23:40
Invité

Il a dit « Les parents sont d'origine algérienne. »

23:41
Thierry Mariani

On pardonne à Philippe Vardon, mais on ne pardonne pas à Karim Benzema. Merci d'avoir fait... Oui, bien sûr, on pardonne à M. Benzema qui a dit une bêtise il y a 3 ans, 4 ans, 5 ans.

23:51
Invité

Il n'a pas dit « La France, c'est juste pour le sport. » Ce n'est pas vrai. Les propos sont déformés.

23:55
Thierry Mariani

Écoutez, moi j'ai écouté une interview, là on n'a plus le temps, mais c'était très clairement « Pour le côté sportif, c'est l'équipe de France. » Et pour le cœur et mes origines, c'est l'Algérie. Voilà, je suis désolé. Mais attendez, on ne va pas jouer sur les mots. C'est un très bon joueur.

24:08
Invité

Il a dit qu'il était très fier de jouer en équipe de France.

24:10
Thierry Mariani

D'accord, c'est l'essentiel. Et puis moi, je pardonne. Chacun a droit à l'erreur. Mais dans ce cas-là aussi, on ne peut pas reprocher à dire on pardonne à M. Benzema ses propos et pour un gosse qui avait 15 ans, il y a 25 ans, lui dire « Désormais, tu vas être à vie marqué par ça. »

24:24
Présentateur

Un mot, encore Thierry Mariani. L'un des conseillers d'Emmanuel Macron, Stéphane Séjourner, propose que le temps de parole de certains éditorialistes ou personnalités comme Éric Zemmour, qui officie sur la chaîne CNews, soit désormais comptabilisé par le CSA. Y êtes-vous favorable ?

24:37
Thierry Mariani

Contabilisé par le CSA sur le temps du Rassemblement National ? Oui. J'ai bien compris. Ben écoutez, la meilleure preuve, c'est que moi j'ai une liste contre moi qui, j'ai envie de dire, à l'insu de son plein gré, se réclame d'Éric Zemmour. Puisque M. Bompard, qui a eu plusieurs condamnations en justice, deux fois, a pas pu faire sa liste. Et donc voilà, c'est la meilleure preuve que ça n'a rien à voir avec le Rassemblement National. J'ai beaucoup de sympathie pour Éric Zemmour. Je trouve ses analyses pertinentes. Mais Éric Zemmour...

25:01
Invité

Il crée un bon candidat à la présidentielle, Éric Zemmour ?

25:03
Thierry Mariani

C'est un très bon polémiste. Vous savez, c'est deux activités différentes. Moi, je soutiendrai Marine Le Pen, même si je suis d'accord avec beaucoup d'analyses d'Éric Zemmour. Mais je pense qu'il est très utile là où il est. Utile à qui ? Utile à qui ou à quoi ? Comment ? Utile à qui ou à quoi ? Il est utile à défendre certaines idées. Alors je sais qu'en ce moment, il y a une sorte de paranoïa sur CNews. Moi, je trouve, pardonnez-moi, que c'est pas mal que de temps en temps, il y a quand même aussi des chaînes qui défendent un point de vue sans vous agresser. J'ai l'impression par moment, quand j'écoute le service public, que c'est plutôt l'inverse. Vous avez le sentiment ce matin ?

Vous avez le sentiment ce matin d'être agressé ? Ce matin, non. Alors pourquoi dire ça ? Quoi ? Pourquoi dire ça ? Parce que des fois, écoutez, j'écoute aussi par exemple France Culture par moment, j'ai l'impression que c'est pas forcé. C'est plutôt les idées totalement inverses. Mais c'est la pluralité. Et on essaie de la faire respecter ici. Moi, je veux qu'il y ait des opinions de gauche, de droite et de toutes les opinions qui puissent s'exprimer. Et je trouve que le discours de M. Séjourné, qui consiste à dire que tout ce qui peut déranger M. Macron doit immédiatement être catalogué, comptabilisé et tout, c'est dommage. Merci à vous Thierry Mariani. Merci.

Sous-titrage Société Radio-Canada