Les territoires zéro chômeur - Reportage #cdanlair - 04/10/24
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:00OuverteRéponse directe
Question. G.Darmanin disait qu'il avait trop vu dans sa région les grandes fortunes et les grandes entreprises s'installer de l'autre côté de la frontière, en Belgique.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00MaireChiffre
« 125 personnes ont retrouvé un travail. »
- 6:00J.WittenbergChiffre
« Le taux de chômage est d'environ 7,2 %... 7,3. Il était de plus de 10 % lorsqu'E.Macron est arrivé aux affaires en 2017. »
- 7:00A.de GuignéChiffre
« Le PIB augmente tout doucement, 1 % chaque année. »
- 9:00N.BouzouFait
« La France, ces 7 dernières années, est vue à l'étranger comme un pays pro-business. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
juste à ne pas voter pour la censure. - A.de Tarlé: M.Barnier compte encourager les politiques d'emploi utile.
Le Premier ministre A cité en exemple les territoires zéro chômeur. Nous sommes allés dans le Calvados à la rencontre d'anciens chômeurs qui ont bénéficié de cette initiative. - Vous avez vos chaussures?
On ne met pas d'écharpe? - Non. - Dans la banlieue de Caen, Isabelle accompagne les personnes âgées à l'accueil de jour de l'Ehpad.
Pour cette ancienne aide-soignante de 62 ans, travailler, c'est d'abord aider. - Vous allez passer une bonne journée à l'Ehpad. Vous allez retrouver vos copines!
Salut, les filles! - Bonjour! - Nicole a un petit coup de blues. - Le blues, Isabelle l'a eu aussi, mais elle travaille depuis 3 ans à l'expérimentation territoires zéro chômage de longue durée et elle va mieux. - Le but est de travailler et de faire ce qu'on aime, aussi.
Ce qui m'intéresse, c'est de travailler avec les gens, de voir du monde. Ca me correspond. 2 entrées du jour et 2 plats du jour, s'il vous plaît! - Accompagnatrice le matin, serveuse le midi dans un restaurant associatif.
Au total, un CDI et un Smic. Isabelle est embauchée par l'association Atipic, une entreprise à but d'emploi financée en partie par l'Etat et les collectivités territoriales. - J'ai trouvé ma place.
Dès l'instant où j'ai commencé à travailler pour Atipic, c'était que du positif. J'aimerais rester ici jusqu'à ma retraite. - Après 7 ans d'expérimentation, monsieur le maire est fier. 125 personnes ont retrouvé un travail.
Revers de la médaille: le dispositif coûte cher. En juillet, l'association a été placée en redressement judiciaire. Elle doit faire entre 15 000 et 20 000 euros d'économies par mois. - On travaille pour trouver des solutions.
On va les trouver. On est là pour répondre à des besoins concrets. Cet argent est intelligemment utilisé.
C'est ce qui nous semble important, dans ce grand moment où on réfléchit sur comment dépenser de façon utile et vertueuse l'argent public. Là, c'est du concret! - Du concret et de belles aventures.
Certains sont devenus leurs propres patrons. - C'est Leïla, la couturière. Vos retouches sont terminées. - Après 5 ans et demi passés dans l'association, Leïla a repris en septembre cette boutique de retouches. - Quand je me lève le matin et que je vais au travail, je fais ce que j'ai toujours voulu faire.
J'ai enfin réussi à accomplir mon rêve de petite fille. On a une image du chômeur qui est très violente, comme une feignasse. Les chômeurs ne sont pas des feignasses!
Ca peut être très bien quelqu'un qui a besoin qu'on l'aide, qu'on lui prenne la main. - En France, grâce au dispositif territoires zéro chômeur de longue durée, des milliers de personnes ont un emploi. L'expérimentation devrait s'étendre à 90 territoires d'ici 2026. - A.de Tarlé: On parle beaucoup moins du chômage.
On critique suffisamment les déficits et la politique d'E.Macron sur ces déficits qu'on n'a pas vu venir pour mettre à l'actif de l'équipe précédente la baisse du chômage. - J.Wittenberg: Il y a la vérité des chiffres.
Le taux de chômage est d'environ 7,2 %... 7,3.
Il était de plus de 10 % lorsqu'E.Macron est arrivé aux affaires en 2017. Il est au plus bas depuis 40 ans.
On ne peut pas nier qu'il y a un bilan. Après, c'est très disparate. Il y a des situations, des régions, des secteurs de travail où la situation n'est pas satisfaisante, mais le chômage a globalement baissé.
C'est la raison pour laquelle les partisans d'E.Macron disent qu'il ne faut pas toucher à ça. C'est le résultat d'une politique pro-business qu'on a suivie peu ou prou depuis les lois Pénicaud et tous les dispositifs mis en faveur des entreprises sous le premier et le second quinquennat Macron.
Qu'un gouvernement de droite puisse casser cette dynamique de l'emploi qui est revenu en France, de l'attractivité et de l'installation d'entreprises étrangères, c'est quelque chose que les macronistes défendent bec et ongles. - A.de Tarlé: Question.
G.Darmanin disait qu'il avait trop vu dans sa région les grandes fortunes et les grandes entreprises s'installer de l'autre côté de la frontière, en Belgique. - A.de Guigné: C'est factuel.
C'est mesuré. Quand il y avait l'ISF, il y avait des départs chaque année, qui n'étaient pas non plus gigantesques. Il y a un risque, mais le sujet, ce n'est pas celui des quelques personnes qui partiraient.
C'est un sujet d'attractivité globale. C'est l'image que vous donnez du pays, d'être à l'aise avec les gens qui réussissent, favorable aux grandes entreprises...
E.Macron avait apporté cette image. On voit toutes les mesures d'attractivité qui étaient très positives.
Sa difficulté...
Il a réussi l'attractivité. Il y a eu des effets sur le chômage, des créations et des implantations d'entreprises, notamment de grandes entreprises étrangères qui ont ouvert des usines. Ca a bien fonctionné, mais là où la machine est un peu sortie du schéma, c'est que ça a eu très peu d'effets sur la croissance.
C'est très étonnant d'avoir une telle baisse du chômage avec si peu d'effets...
Quand beaucoup de gens travaillent en plus, des centaines de milliers de Français, ça doit créer beaucoup de richesses. Là, le PIB augmente tout doucement, 1 % chaque année. C'est le grand malheur français.
On n'a plus de productivité. C'est compliqué. C'est une image globale.
Augmenter un peu les impôts n'est pas forcément le sujet. Il faut faire attention à cette image d'attractivité. Comment vous faites revenir l'attractivité? - A.de Tarlé: On parlait de la réussite d'avoir vaincu le chômage, mais on n'est jamais contents.
Il y a une question de qualité de l'emploi. On s'inquiète beaucoup de la smicardisation de la société française, comme si on s'était tous mis au travail mais, comme dit S.Binet, avec un travail qui ne permet pas de vivre décemment. - N.Bouzou: La smicardisation est liée aux performances de nos entreprises.
Même si on a fait des progrès en matière de compétitivité, ce n'est pas suffisant. Le problème, c'est que les salaires n'augmentent pas beaucoup. On crée des emplois, mais la dynamique salariale dans les entreprises est faible.
Elles n'ont pas suffisamment investi ces dernières années. Il n'y a pas assez de robots, de numérique, d'intelligence artificielle...
On ne forme pas suffisamment les gens. Je suis un peu inquiet. La France, ces 7 dernières années, est vue à l'étranger comme un pays pro-business.
Je côtoie des chefs d'entreprise, notamment étrangers. J'en suis moi-même étonné. Quand je vois des chefs d'entreprise étrangers allemands ou américains, ils me disent que la France est devenue formidable, l'un des pays les plus attractifs au monde.
Ils me disent que la fiscalité n'a pas bougé en France depuis 7 ans. Les Allemands me disent qu'ils ne comprennent rien à ce que veut faire leur gouvernement d'un point de vue économique. "Vous, en France, c'est enfin devenu stable." Il y a eu une pression autour de l'ISF et le président Macron n'est pas revenu là-dessus.
Ca, c'est un acquis fragile. Ce qui m'inquiète dans tous nos débats sur les hausses d'impôts, c'est que j'ai peur qu'on casse ça et que ça ait des conséquences. Le débat sur les impôts depuis 15 jours est philosophique et moral.
Est-ce que c'est juste? Est-ce qu'on a raison? Il y a une autre question: quelles conséquences ça peut avoir
Michel Barnier