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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 25 septembre 2025 13 minActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

"Ce qui s'est passé est d'une gravité extrême" : Nicolas Sarkozy condamné à 5 ans de prison|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Nicolas SarkozyFait
    « Le tribunal correctionnel vient de dire qu'il n'a pas pu et pour cause être trouvé dans ma campagne. »
  • 1:30Nicolas SarkozyFait
    « Le tribunal était plus loin en déclarant solennellement que le document médiap qui était à l'origine de cette procédure était je cite un faux. »
  • 3:00Nicolas SarkozyChiffre
    « La conclusion qu'en tire le tribunal, c'est que je dois passer 5 années en prison. »
  • 3:30Nicolas SarkozyPromesse
    « Je dormirai en prison mais la tête haute. »
  • 5:00Nicolas SarkozyFait
    « Cette injustice est un scandale. »
  • 5:30Nicolas SarkozyPromesse
    « Je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour prouver ma complète innocence. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Pendant les prochaines secondes, je vous suggère de vivre ce moment historique avec nous car c'est un moment historique. Nicolas Sarkozi va parler a priori. [Musique] Mesdames et messieurs, ce qui s'est passé aujourd'hui dans cette salle du tribunal correctionnel de Paris et d'une gravité extrême pour l'état de droit, pour la confiance qu'on peut avoir pour la justice. [Musique] plus de 10 ans d'enquête, [Musique] des millions d'euros dépensés [Musique] pour trouver un financement libyen dont le tribunal correctionnel vient de dire qu'il n'a pas pu et pour cause être trouvé dans ma campagne.

Le tribunal était plus loin en déclarant solennellement que le document médiap qui était à l'origine de cette procédure était je cite un faux. J'ai été renvoyé devant ce tribunal pour quatre délites. Sur trois, j'ai été relaxé.

Pas de financement trouvé, pas de corruption. Je suis donc condamné pour avoir prétendument laissé faire deux de mes collaborateurs qui auraient eu l'idée l'idée d'un financement illégal de ma campagne. Depuis toutes ces années, j'ai assumé toutes mes responsabilités.

Je n'ai naturellement refusé aucune audience. J'ai été mis en garde à vue. J'ai été interrogé, examiné de telle façon que la présidente du tribunal l'a dit il n'y a aucun enrichissement personnel à vous reprocher.

Pas de financement illégal de ma campagne, pas d'enrichissement personnel. Et la conclusion qu'en tire le tribunal, c'est que je dois passer 5 années en prison et alors même qu'on connaît mon adresse, qu'on peut me reconnaître dans la rue, que j'ai assumé toutes mes responsabilités. Le tribunal prononce l'exécution provisoire pour me voir dormir en prison le plus tôt possible.

Je demande aux Français qu'ils aient voté ou non pour moi, qu'il me soutienne ou non, d'apprécier ce qui vient de se passer. La haine n'a donc décidément aucune limite. J'assumerai mes responsabilités.

Je défirai aux convocations de la justice. Et s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute.

Je suis innocent. Cette injustice est un scandale. Je ne m'écuserai pas de quelque chose que je n'ai pas fait.

Naturellement, je fais appel. Sans doute devrais-je comparaître les monotes aux mains devant la cour d'appel ? Ceux qui me haïissent à ce point pensent m'humilier.

Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France. C'est l'image de la France. Et si quelqu'un a trahi les Français, ce n'est pas moi.

C'est cette injustice invraisemblable auquel vous venez d'assister. Je n'ai aucun esprit de revanche, je n'ai aucune haine. Mais que chacun comprenne bien et l'entende, je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour prouver ma complète innocence.

Je vous remercie. Monsieur le président, vous voyez une injustice. Il était bon hein là.

Il était bon, il est toujours bon. Voilà Nicolas SarkoZi avec des mots extrêmement forts. Je dormirai en prison mais la tête haute c'est une injustice.

Cette injustice est un scandale. Renault. Oui.

On voit tout de suite la réaction extrêmement forte, extrêmement dure contre les juges de Nicolas Sarkozi. Normalement, Nicolas Sarkozy attend plusieurs heures. On l'a vu lors de précédentes euh lors de précédents procès ou de mise en examen.

Il s'exprime assez vite mais plusieurs heures. Là, il a décidé et on peut imaginer en en parlant avec ses avocats puisqu'il y a un quart d'heure, 10 minutes, Marie Bulot nous disait qu'à l'intérieur euh de la salle d'audience et bien il s'exprimait avec ses avocats, il décide de parler immédiatement face au français. Comme toujours Nicolas Sarkozi lorsqu'il est au mur, lorsqu'il a maillé à partir avec d'extrêmes difficultés, il en appelle à l'opinion directement au français que vous ayez voté ou pas pour moi, dit-il.

Apprécier ce qu'il se passe. Gravité extrême pour l'état de droit. Scandale, invraisemblable.

Je me battrai jusqu'au bout. On a donc effectivement un Nicolas Sarkozy comme d'habitude d'une combativité mais évidemment vu l'événement rare. Ses fils et les fils de Nicolas Sarkozi qui étaient réunis autour de lui avec ses frères d'ailleurs dans cette salle du tribunal correctionnel de Paris et avec son épouse Carla Bruni sont en train de quitter le tribunal.

Isabelle s'apporta, je le disais tout à l'heure formellement hein, je c'est pas un jugement de valeur. L'ancien président de la République devant les micros, n'oublions pas qu'il est avocat de métier, a été formellement très bon sur la forme. Après, sur le fond, j'aimerais vous écouter.

Je vous avais dit que ce serait Rocky Balboa qui irait directement sur le ring, hein. Je le connais bien quand même le président de la République. J'avais pas de doute là-dessus.

C'està-dire que bien sûr maintenant il est passé dans une phase extrêmement combative. Euh, il a dit effectivement qu'il se battrait jusqu'à son dernier soupe, qui prenait le l'opinion publique à témoin, la France à témoin et il rappelle quelque chose qui est formellement juste, c'est qu'au fond, qu'est-ce que ça raconte de l'image de la France ? C'est-à-dire au fond, c'est pas moi que vous me mettez à terre, c'est pas moi que vous humiliez.

Vous allez peut-être me présenter devant un tribunal avec les menottes au point. Vous irez peut-être jusque-là. Je suis reconnaissable dans la rue.

On sait qui je suis, on sait où j'habite. J'ai fait j'ai été à chaque fois je me suis pliée à tous les désidérat euh de la justice et vous voulez me faire dormir en prison. Écoutez, moi je pense que vous voulez que je vous dise ce que je pense, c'est que c'est le premier acte de la campagne présidentielle de 2027.

C'est-à-dire cette campagne présidentielle et c'est pasin, je je vous regarde en même temps Julien Arnaud que Marine Le Pen répondu aussi vite au fond en disant que l'exécution provisoire était indéni de justice. C'est-à-dire qu'on est aujourd'hui, on l'entend hein la on l'entend monter cette petite musique qui va être celle de la campagne de 2027. Vous l'avez dit très justement E Brunet tout à l'heure, c'est-à-dire la République des juges.

Au fond, on est dans un état de droit qui est déigné. Les juges ne sont pas à leur place qui est celle d'être une autorité à son tour qui quitte le tribunal. Là on commence en même temps.

Ouais. Qui a fait qui qui a été plutôt il a eu la clémence des magistrats qu'on tenu mais sa maladie surtout très malade et donc on va être on va être on va forcément tomber là-dedans et c'est exactement là-dedans qu'on aurait aimé ne pas tomber. Moi j'ai j'ai rencontré un ancien ministre de Nicolas Sarkozy qui me disait il y a quelques temps s'il si Nicolas Sarkozy va en prison euh c'est quelqu'un qui est habitué à analyser les mouvements d'opinion. le la petite musique de la République des juges hein sur sur la base de de Fillon de Marine Le Pen qui s'en prend après c'est la perception des Français hein euh Marine Le Pen Nicolas SarkoZi cette petite musique elle va fortement agiter les électeurs de droite qui vont trouver que ça fait beaucoup Alexandra Bayant vous avez le micro dans un instant alors d'abord première réaction politique en direct sur notre antenne Daniel Fasquel est avec nous bonjour vice-président des républicains.

Votre première réaction d'abord à à Nicolas Sarkozy et à ses mots. Aujourd'hui, c'est l'image de la France qui est humiliée, dit l'ancien chef de l'État. Je veux dire à Nicolas Sarkozi, tout tout mon soutien euh cette décision, elle est quand même d'une rare violence et c'est particulièrement humiliant pour le concernant mais il ne faut pas oublier l'essentiel.

Il l'a rappelé lui-même. Daniel Fasquel, pardonnez-nous. Daniel Daniel Fasquel, pardonnez-nous.

Les avocats de Nicolas Sarkozi s'expriment. Mais un instant, nous revenons vers vous. Le président de la République et président SarkoZi renvoyé pour quatre infractions.

Il est relaxé sur trois des quatre infractions. Tribunal dit qu'il y a pas de preuve de financement de libien de sa campagne électorale. Le tribunal dit qu'il y a pas de corruption et pourtant il le condamne à une peine d'emprisonnement lourde avec une mise à exécution proche.

Il y a une contradiction qui est incroyable. On peut se dire aujourd'hui que la justice a pas été rendue. Dans quel état d'esprit est-il ?

Le visage très grave. il reste très combatif. Euh il est il a l'assurance de quelqu'un qui sait être innocent.

On n' pas réussi à convaincre le tribunal correctionnel. Pour être plus exact, le tribunal correctionnel n'a pas eu le courage de désavouer la construction qui avait été celle des juges d'instruction et qui était celle du PNF pendant l'audience. Il l'a désavoué en partie. il est pas allé jusqu'au bout et de manière euh très très très étonnante euh il a prononcé cette peine qui n'est qui qui est totalement contradictoire avec la seule infraction retenue.

Au vu de cette affaire, euh le président Sarkozy dit qu'il dormira en prison si il doit dormir en prison. C'est ce qu'il a déclaré tout à l'heure. S'ils le veulent, ces ces mots sont forts.

Qu'est-ce qu'il vous inspire ? n'inspire rien d'autre que le fait que le président a toujours respecté les convocations qui lui sont adressées. Il s'est toujours rendu aux convocations qui lui sont adressées et il ira à celle-là comme aux autres.

Alors justement, quel est le qu'est-ce qui va se passer maintenant ? À partir de quand se rendra-t-il aux convocations ? Quand il quand quand va-t-il faire appel ?

Alors l'appel, il est fait au moment où on se parle. S'agissant des autres convocations, c'est dans les mains du parquet national financier. Donc nous attendons la suite.

Voilà. Nicolas SarkoZi a parlé de haine. De qui parle-t-il quand il parle de cela ?

Il faudra lui redemander. Il affirme qu'il est innocent. Est-ce qu'il a quand même des regrets dans toute cette affaire ?

Quelque chose qu'il aurait fait différemment ? C'est difficile d'être innocent et d'avoir des regrets. Le seul le seul regret qu'on peut avoir peut-être, c'est de pas avoir réussi à convaincre le tribunal et réussi à lui donner l'envie d'être d'avoir suffisamment de courage pour revenir sur ces 12 ans d'enquête.

Il a pas été condamné par hasard. il a pas été condamné, il a été condamné sur un fondement qui est un fondement très étrange. C'est en fait une construction.

On lui reproche, la raison pour laquelle il est condamné, c'est parce qu'on lui reproche supposément d'avoir laissé des collaborateurs à lui, Brisortefeu, Claude Guéan, envisager un financement par la Libye. Voilà. Voilà la condamnation.

Voilà ce qu'ils font de la condamnation. Il a pas des regrets de cette malentouré peut-être. Alors, c'est pas le sujet.

Le sujet devant le tribunal, c'est est-ce qu'il y a des preuves de ce que de ce que le tribunal avance ? Non, il y en a pas. C'est ça qui est très dur pour nous.

Il n'y a pas de preuve, sont des suppositions. Et il y a quelques temps, vous savez, dans le même tribunal correctionnel dans le procès du modem avait dit que on ne pouvait pas condamner quelqu'un, on pouvait pas retenir la culpabilité de quelqu'un sur le fondement d'une hypothèse aussi vraisemblable fut-elle. Et bien cette juridiction, cette jurisprudence pardon, elle n'a pas profité au président SarkoZi aujourd'hui alors que elle aurait dû il aurait dû en bénéficier évidemment puisque ce que retient le tribunal correctionnel pour le condamner, ça n'est rien d'autre qu'une histoire, qu'une supposition.

Voil ses prochains jours avant son incarcération, qu'est-ce qu'il a prévu de faire ces prochains jours ? J'en ai aucune idée, franchement, c'est pas mon c'est pas mon Est-ce que vous êtes d'accord avec votre client quand il dit "C'est pas moi qu'on a humilié, c'est la France". Il faut lui demander à lui.

Je je suis avocat moi. Est-ce qu'il y a un problème avec cette juridiction ? Il y a un problème avec cette juridiction.

Je peux pas vous dire. Je Il y a un problème avec le fait qu'il retienne contre lui un raisonnement qui est une fabrication totalement artificielle. Il y a un problème dans le fait qu'il ne bénéficie pas d'une jurisprudence qui est celle de ce tribunal, qui est celle de la cour d'appel de Paris.

J'ai rien d'autre à dire. Voilà. Merci.

Merci. Voilà les prises de position du de l'avocat de l'un des avocats Nicolas Sarkozi qui était présent dans la salle là aussi avec une phrase qu'on va retenir la justice n'a pas été rendue dit-il. Yeah.