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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 6 mai 2025 40 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsÉducation & rechercheJustice

Philippe Ballard : "Le RN propose depuis longtemps un référendum sur l'immigration !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 11 %Attaque 65 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:11OuverteÉludée

    Comment vous réagissez quand vous entendez les propos que peut tenir cet individu, élu de la République ?

  • 2:43OuverteÉludée

    Vous vous souvenez de cette chasse aux Juifs à Amsterdam ?

  • 7:28OuverteRéponse directe

    Gilles Casanova, comment vous réagissez à voir la France de 2025 avec des individus comme ça ?

  • 18:59OuverteRéponse directe

    On n'a pas appris aux enfants à aimer la France. C'est la faute à qui ?

  • 23:12OuverteRéponse directe

    C'est la faute à qui pour vous ? Pourquoi on en est là ?

  • 24:25OuverteRéponse partielle

    Qui est le « on » dans l'immigration incontrôlée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:42Invité politiqueChiffre
    « Il y a 36 670 communes et en moyenne 12 élus par commune, donc on est autour de 400 000 élus comme lui. »
  • 15:16Locuteur 6Chiffre
    « 81% des jeunes de ce pays votent aux deux tiers pour le RN et aux tiers pour le LFI. »
  • 28:13Locuteur 5Fait
    « La France est quatre fois criminelle contre l'humanité : par la colonisation, par la collaboration avec la solution finale, par la torture en Algérie. »
  • 32:27Invité politiqueChiffre
    « « je pense que 100 000 naturalisations par an, c'est trop ». »
  • 38:45Locuteur 10Promesse
    « Et je pense que sur l'immigration, pour reprendre le contrôle, il nous faudra une révision de la Constitution qui nous permette de faire un référendum. »

Temps de parole

  • Présentateur42 %
  • Locuteur 1016 %
  • Locuteur 612 %
  • Locuteur 510 %
  • Philippe Ballard10 %
  • Locuteur 26 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Philippe Ballard, vous êtes élu de la République, vous aussi. Parmi les élus, il y a cet homme. Alors c'est au niveau municipal, bien évidemment, mais c'est un élu de la République. Mais c'est glaçant. Ah oui, c'est glaçant, c'est le mot. Il ne faut rien laisser passer. Alors il y a les propos abjects tenus sur les réseaux sociaux, on en a parlé, mais effectivement, moi ce qui m'intéresse, c'est l'aspect politique, parce qu'il s'est présenté sur une liste, alors on a regardé, on a recherché, il n'a pas une étiquette politique. Non, il est soutien du nouveau Front populaire. Il n'est pas soutenu, c'est lui qui est soutien du nouveau Front populaire. Absolument.

Alors il y a déjà des gens, Rima Hassan, eurodéputé LFI, qui s'illustre dans ce domaine. Il y a Mme Obono, députée LFI, qui avait le 8 octobre refusé de dire le Hamas est un mouvement terroriste. Mais plus largement, tous ceux qui sont présentés avec l'étiquette NFP, nouveau Front populaire. Vous avez M. Philippe Poutou, qui est le président du NPA, qui est poursuivi pour apologie du terrorisme. Et sous cette étiquette nouveau Front populaire, vous aviez M. Hollande, par exemple, qui s'est fait élire avec cette étiquette. M. Hollande, président de la République en 2015, quand il y a eu les attentats du Bataclan, quand il y a eu Charlie Hebdo.

Donc c'est tout cet écosystème qui est en train de miner, de polluer, pardon, mais de tuer à petit feu la démocratie française. – Raya Chahibi, comment vous réagissez quand vous entendez les propos que peut tenir cet individu, qui est encore une fois élu de la République ? Parce que moi je trouve qu'il faudrait peut-être un moyen, des gens qui tiennent des propos comme ça, pour leur enlever leur mandat, parce que ce n'est pas possible de continuer comme ça.

1:25
Locuteur 10

– L'ancien élu de la République que j'ai été dans ma commune de Drancy, et comment dirais-je, j'ai gagné par la honte. Cet individu est la honte de la République. Et vous souvriez à la question de savoir comment il peut garder son mandat. Il se trouve que le préfet ne peut le déchoir, si je ne dis pas de bêtises, que s'il y a une décision de justice quelque part qui le condamne. Donc on attend cette décision de justice, mais j'espère qu'il sera condamné avec la plus extrême sévérité, parce qu'on voit bien que ce type a une case en moins.

1:57
Présentateur

– C'est très fort quand vous dites « je suis gagné par la honte ».

1:59
Locuteur 10

– Bien sûr que je suis gagné par la honte. Moi j'ai été élu de la République. Enfin je veux dire, cet individu est une tâche pour notre République, et il est aussi une tâche pour celles et ceux qui, de manière sincère, défendent la cause que lui prétend défendre par la provocation. Parce qu'il y a une phrase qui m'a interpellé, c'est quand il dit, si je me souviens un peu de ce qui avait été indiqué, j'utilise la provocation pour faire avancer la justice internationale, je crois, quelque chose comme ça. On ne la fait pas avancer comme ça.

On la fait avancer par la voie politique, on la fait avancer par la voie diplomatique, on la fait avancer par la voie militante, mais pas de cette manière-là, pas de cette provocation, et pas par cette stupidité. Donc j'espère qu'il sera condamné.

2:40
Présentateur

– On va continuer à en parler, dans un instant je vous donne la parole également, parce que vous vous souvenez peut-être de cette, alors je mets des guillemets, mais cette chasse aux juifs, il n'y avait pas d'autre mot que j'avais employé à Amsterdam par exemple, et il avait dit, à ce moment-là, je regrette de ne pas y avoir été. Parce que j'aurais, moi aussi, ils n'ont pas pris assez de coups. Non mais vous vous rendez compte à quel niveau on est ? On en parle dans un instant, tout de suite, c'est News Info, sommeil à la bidi.

2:58
Locuteur 2

– Selon Alain Krakowicz, PDG de TGV Intercité, malgré la grève, on est loin d'une semée noire à la SNCF, depuis le début de la semaine et jusqu'au 8 mai. Toutes les circulations sont normales, vient-il d'affirmer, et du vendredi au dimanche 11 mai, il parle de deux objectifs, soit 9 sur 10. Deuxième objectif, informer le plus rapidement possible les usagers. Une hausse de 65% de saisie de véhicules et des sanctions, c'est mieux que rien pour les usagers. C'est tout à l'heure par Bruno Rotaillot, au micro de Pascal Praud. Le ministre de l'Intérieur a tenu à défendre son bilan face à, je cite, « une société devenue de plus en plus violente » et des années, voire des décennies de laxisme.

Et puis pour sa première visite en Europe, Ahmed Al-Sharey, le président syrien par intérim, sera reçu demain par Emmanuel Macron à l'Elysée. L'Elysée qui précise, je cite, « que cette rencontre s'inscrit dans la continuité de l'engagement historique de Paris pour la population syrienne, population qui aspire à la paix et à la démocratie.

4:08
Présentateur

11h03 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On continue à vous parler de cet élu français de la République qui s'appelle Ismaël Boudjekada, qui s'est réveillé ce matin pour la première fois en prison après avoir été arrêté dimanche à l'aéroport de Balmulouz pour apologie du terrorisme. Il a été placé en détention préventive et son procès aura lieu normalement au mois de juillet. On a vu certains éléments, certaines choses qu'il avait prononcées, qu'il avait dites. Je vous propose de regarder un autre élément vidéo. C'est lorsqu'il y a eu le match avec l'Ajax d'Amsterdam. Vous savez qu'il y a eu après ce qu'on a appelé une chasse aux Juifs dans les rues.

Eh bien, il a réagi à ce moment-là. Et on en avait parlé sur CNews. On avait fait un sujet à l'époque parce qu'on avait tellement été choqué par ses propos. Tellement été choqué de voir quelqu'un qui vienne dire publiquement, un élu français qui vient dire, je regrette de ne pas avoir été là-bas parce que les Juifs en auraient pris plus à ce moment-là.

4:55
Locuteur 9

Des propos chocs tenus par un conseiller municipal.

5:11
Locuteur 1

En direct sur ses réseaux sociaux, Ismaël Boudjekada, élu à Grand Charmont dans le Doubs, estime qu'à Amsterdam, les Juifs n'en ont pas pris assez.

5:20
Locuteur 9

L'antisémitisme, l'antisémitisme, c'est un terme qui a été inventé. Tu penses quoi de ce qui s'est passé à Amsterdam ? Je pense qu'ils n'en ont pas pris assez. Voilà, j'en dirai pas plus. Et croyez-moi que ce qui s'est passé à Amsterdam, ça va continuer.

5:31
Locuteur 1

Pour ce membre du comité, directeur du CRIF, des sanctions rapides doivent être prises.

5:37
Locuteur 7

Le procureur de la République compétent, la justice et le tribunal compétent doivent vite rendre une décision de justice à la hauteur de cette haine qui est portée. Mais cette haine qui est portée avec cette carapace d'être un élu de la République. Or, être élu de la République ne permet pas tout, et en tout cas certainement pas, d'être un porteur de haine de cette manière.

6:03
Présentateur

Louis Morin, c'est surréaliste d'entendre ça en 2025. Les propos qu'il tient, cet homme, sont incroyables. C'est absolument surréaliste, effectivement. On a des propos maintenant depuis plus d'un an et demi qui sont répétés, avec déjà, certes, une première condamnation, mais tout de même une condamnation politique unanime qui tarde à venir, notamment du camp de la gauche, de LFI. On sent bien que, là, par exemple, depuis 24 heures, aucune réaction, aucune condamnation de la part de LFI. Et effectivement, il y avait eu ce tract dans lequel, ce campagne, ce visuel de campagne, lorsqu'il était candidat aux élections législatives, sur lequel il arborait le logo du nouveau Front populaire.

Il y avait marqué « Candidat soutenant » du nouveau Front populaire. C'était assez ambigu. Ce qui a permis, effectivement, à tous les ténors du parti de dire « Mais nous, on ne le soutient pas, c'est simplement lui qui nous soutient. Nous, au contraire, ce n'est pas le candidat qui a investi. » Je précise qu'ils auraient pu interdire l'utilisation du logo, quand même, puisque c'est un tract de campagne, en plus. C'est là où je veux en venir, Jean-Marc. C'est exactement ça. Ils n'ont pas interdit l'utilisation du logo. Ils n'ont pas porté plainte pour cette utilisation abusive du logo, alors même qu'ils avaient un autre candidat officiel. Donc, c'est à leur détriment.

Et, effectivement, on peut se poser la question « Pourquoi ils n'ont pas poursuivi cet individu, alors même qu'ils en ont subi les frais ? » Gilles Casanova, comment vous réagissez ? De voir la France de 2025 avec des individus comme ça ?

7:33
Locuteur 5

Sur ce qu'il a dit, tout a été dit. Je ne vais pas en ajouter. Mais je voudrais mettre d'abord en perspective une chose. C'est un élu de la République, certes, un élu municipal. Il y a 36 670 communes. Et, en moyenne, 12 élus par commune. Donc, on est autour de 400 000 élus comme lui. Ce n'est pas un grand élu. Ce n'est pas un parlementaire. C'est-à-dire que, de ce point de vue, ce n'est pas une crise politique. C'est un individu isolé. Mais, en revanche, ce qui m'impressionne, c'est les dizaines et les centaines de milliers de gens qui le suivent sur TikTok. Et ça, ça nous dit un état de crise profonde, la société. Ça ne nous parle pas de la Palestine.

Ça nous parle de la crise de la société qui fait que des gens vont finir par se tourner sur n'importe quel conflit violent pour exprimer la violence qui est contenue dans une société qui n'arrive plus à se maîtriser parce que ses dirigeants n'arrivent plus à la maîtriser. Et alors, la violence, elle sort par tous les côtés, exactement comme dans un barrage où il y a trop d'eau. Dès qu'il y a une petite faille quelque part, ça gicle violemment.

8:45
Présentateur

Oui, et puis Phil Ballard, c'est parce qu'il y a une forme de blanc-seing, quand même, qui est donnée, alors pas aussi clairement, mais qui est donnée quand même par certains élus insoumis. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas les mêmes mots aussi violents que cet homme. Mais, en tout cas, on a l'impression qu'ils valident. Enfin, c'est dit à demi-mot parce qu'ils sont sans doute un peu plus intelligents que lui. Donc, voilà, en demi-mot, par des sous-entendus, ils laissent penser que tout ça est vrai. Oui, ils cautionnent, ce que je vous disais tout à l'heure pour ceux qui avaient l'étiquette nouveau au Front populaire.

Mais enfin, en 2019, vous avez des élus, des députés manifestent à côté du Bataclan, entre parenthèses, avec des membres du CCIF, organisation qui a été dissoute et interdite depuis. On parlait de Rimeh Hassan, mais il y a eu une élection municipale à Villeneuve-Saint-Georges avec Louis Boyard. Il y avait des candidats sur sa liste qui étaient ouvertement, qui soutenaient, alors qu'on soutienne les habitants de Gaza. Ça, c'est pas... Voilà, il n'y a pas de souci là-dessus. Mais en filigrame, on soutient le Hamas. Donc, c'est tout ça qui pose un énorme problème. C'est que c'est pas dit clairement. C'est-à-dire qu'il soutient le Hamas, il soutient le 7 octobre, il dit que c'était...

Il met là-bas encore plus haut. Il met là-bas encore plus haut. Alors, c'est dans cette ambiance qu'on a pris qu'à Strasbourg, il y a des croix gammées. Il y a deux croix gammées très... ...justes, qui rend hommage à ceux qui ont aidé à sauver des Juifs pendant la guerre. Vous voyez une de ces croix gammées à l'image. Je vous propose d'écouter Maurice Daran. Il est président du consistoire israélique du Barin. Il est affligé, effondré, bien évidemment, après cette découverte. Nous avons été avertis hier matin que des croix gammées avaient été découvertes sur l'allée des Justes. Ils jouxtent le mur de mémoire des morts de la Shoah, du Barin.

Et nous nous sommes rendus compte, en envoyant quelqu'un sur place pour vérifier, qu'il y avait cette croix gammée. Mais nous a-t-on dit, il y en avait une autre qui faisait 50 cm par 50 cm et qui était peinte à la peinture noire. Que les services publics sociaux ont immédiatement recouvert de peinture. Il se trouve que c'est une insulte à la mémoire de ces Justes qui sont honorés dans notre ville par cette allée spécifique. Et je crois qu'il y a ici deux phénomènes à relever. C'est qu'à Strasbourg et dans le Barin en général, on est habitué à voir des écritures, des tags. Malheureusement, ça tombe dans la banalisation.

Et il faut absolument, non seulement ne pas surréagir par rapport à ce qu'il se passe,

11:27
Locuteur 10

mais surtout se rendre compte

11:29
Présentateur

que d'infimes situations qui ont été gérées par des politiques en général qui semblent passer comme quelque chose d'anodin peuvent avoir des conséquences qui sont importantes pour les citoyens de cette ville et de ce département. Je ne manquerai pas de dire que depuis le 7 octobre 2023, les tags se poisonnent dans la ville. On est en direct avec Franck Tapirot qui est communicant. Bonjour Franck, merci d'être en direct avec nous. Ce qui vient d'être dit à l'antenne, c'est terrible. Il y a une banalisation des actes antisémites. Depuis le 7 octobre, ce type de tag foisonne dans la ville. C'est terrible d'entendre ça.

Et surtout, moi, ce qui me fait le plus mal, c'est d'entendre ce mot banalisation.

12:20
Locuteur 6

Oui, on en a parlé souvent, Jean-Marc, depuis des mois maintenant, et on le sent venir. En fait, il y a tellement d'actes qui se répètent. En plus, à des niveaux différents, là, on attaque des justes. Alors, les justes, pour ceux qui ne le savent pas, sont des Français qui, sous l'occupation, des Français non-juifs, je le précise, ont pris des risques pour cacher des femmes, des hommes et des enfants juifs au péril de leur vie, puisqu'ils ont risqué leur vie pour cela. Et ça, c'est, pour moi, la plus haute distinction en France. C'est l'honneur de notre nation.

Donc, qu'il y ait des tags antisémites et des croix gammées pour salir cette mémoire des justes, ça vous montre à quel point ce monde devient fou. Ça vous montre à quel point la haine des juifs n'agresse pas uniquement les juifs, mais leurs amis, leurs alliés, ou ceux qui, au contraire, les défendent. Ça va donc bien plus loin que la haine des juifs traditionnelle. La banalisation, pourquoi ? On le voit depuis le 7 octobre. Aujourd'hui, la haine des juifs est devenue un phénomène de mode. Je le dis, je le redis.

13:17
Présentateur

Franck, c'est une horreur totale de dire ça. C'est devenu un phénomène de mode, la haine des juifs.

13:22
Locuteur 6

J'assume, et je suis en train d'écrire un ouvrage là-dessus, et je le démontre avec plein de points. D'abord, le langage. Regardez aujourd'hui le langage qui s'est libéré. D'abord, on ne dit même plus juif. On dit quoi ? On a dit sionisme pendant un certain temps. Maintenant, il y a un petit mot, comme on dit un nickname en anglais. On dit un sion. Un sion, pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas être accusé par rapport à la loi. Si vous ne dites pas le mot juif, vous dites sion, bon, ben, ce n'est pas condamnable. Et sion, ça devient maintenant une façon de parler, et il y a eu les dragons célestes.

Donc, il y a tout un langage, il y a tout un champ sémantique à la mode qu'utilisent, non seulement en France, mais dans le monde entier, tous ceux qui ont choisi le juif que l'ennemi universel. Il y a aussi une mode au niveau vestimentaire. On le voit avec les kéfiers. On le voit avec les petits bagges. Alors, pas celui-là qui symbolise la mémoire vis-à-vis des otages. On ne le voit pas. C'est le ruban jaune.

14:09
Présentateur

On va enlever le bandeau, peut-être, pour voir votre ruban. Voilà. Super. C'est bon, c'est bon.

14:14
Locuteur 6

C'est ça. Il y a le petit triangle rouge. Il y a la main rouge qui rappelle en plus des heures ignobles. Et en fait, quels que soient les symboles, il y a des musiques avec un rythme qu'on répète « From the river to the sea, Palestine will be free ». Ce rythme en sept temps qui se répète en double comme ça avec plein de slogans antisémites. Et dans le monde entier, et c'est très bien fait, je le reconnais, puisque toute ma vie, j'étais publicitaire, j'ai regardé les phénomènes de mode. Parfois, j'ai essayé d'en créer avec les marques. Mais là, c'est un phénomène de mode unique puisqu'il est sur la haine des Juifs et le Juif universel.

Encore une fois, et vous le savez, Jean-Marc, pas besoin d'être Juif aujourd'hui pour subir la haine des Juifs. Si même vous, vous êtes considéré comme Juif dans plein de listes des Juifs des médias. Il suffit d'être juste contre l'extrême-gauche, islamo-gauchiste, et vous êtes considéré comme Juif.

14:55
Présentateur

Je vais vous dire une chose. C'est vrai que je suis sur ces listes et je ne le démons même pas. Voilà. Parce que je les emmerde. Vous avez bien raison, c'est que je vous remercie, vous le savez très bien.

15:06
Locuteur 6

Donc ça montre aujourd'hui que cette banalisation, c'est pire que cela. Ce n'est pas seulement parce qu'il y a une répétition, c'est parce que pour certains jeunes de ce pays, vous savez que 81% des jeunes de ce pays votent aux deux tiers pour le RN et aux tiers pour le LFI. Mais sauf que les tiers pour le LFI sont des gens qui adhèrent complètement à toutes ces thèses de cet infâme élu qui était en fuite, n'oublions pas. Il est tellement courageux. Alors il dit à posteriori qu'il voulait aller à Amsterdam pour casser la gueule des supporters israéliens. Mais il était en fuite à cause de ses propos. Il a été en Algérie et un peu partout.

Et grâce à l'OJE, l'Organisation Juive Européenne des Avocats de Défense, dirigée par Muriel Melki, vous connaissez, ils ont réussi, grâce à la police et à la justice, à l'interpeller dans l'avion. Mais Franck,

15:50
Présentateur

Franck, un mot quand même parce qu'il y a aussi des choses positives et je le signalais tout à l'heure. Ismaël Boudjekada, il a dormi en prison cette nuit. Il est a priori en détention préventive. Alors après, il y a des recours possibles, bien évidemment. Mais en tout cas, à l'heure qu'il est, il est en détention préventive jusqu'à son procès qui devra avoir lieu au mois de juillet. Donc ça prouve quand même que du côté de la justice, on prend ces choses très au sérieux et on a décidé de saisir parce que je ne sais pas si ça se serait passé il y a quelque temps si un homme comme lui aurait été mis en détention préventive.

Là quand même, on a des juges qui comprennent que la situation est grave, que la situation est dramatique et peut-être grâce à des appels comme ceux que vous faites à l'antenne régulièrement en alertant. On comprend que désormais, c'est sérieux. Ce n'est pas juste des mots lancés en l'air et désormais, ça frappe fort et c'est très bien.

16:36
Locuteur 6

Ce ne sont pas des mots, ce sont des appels à la violence. On le voit bien, les appels à la violence avec une apologie. En plus, c'est une forme de jouissance par rapport à cela, un phénomène de mode. Mais encore une fois, bravo aux policiers et aux juges qui ont réussi à incarcérer cette personne. Mais j'aimerais faire un appel moi au parquet de Paris parce qu'au parquet de Paris, vous le savez, je le dis très souvent ici malheureusement et je le dis dans tous les médias, il y a malheureusement quelque chose qui est coincé. On a congélé toutes les plaintes pour les élus de la France Insoumise. Alors, je ne sais pas pourquoi, ou ce n'est pas instruit ou alors c'est classé sans suite.

Mais le parquet de Paris ne va pas aussi vite que les autres parquets en France. C'est bien dommage parce qu'il y a énormément de plaintes pour apologie du terrorisme, pour Porte, Rimas, un et d'autres. Et ce n'est pas normal qu'on attende 18 mois ou 12 mois pour une instruction. Donc, il y a un problème au parquet de Paris, j'ose le dire et j'aimerais très bien avoir tort. À ce moment-là, j'aimerais que soient instruits toutes les plaintes qui sont aujourd'hui proférées à l'encontre de certains députés insoumis. J'ai l'impression qu'il y a une forme de, allez, je n'ose pas dire de protection, mais comme si on freinait un petit peu.

Alors que dans les autres parquets, je ne suis pas sûr qu'on puisse aller

17:40
Présentateur

jusque-là. Mais en tout cas, ce qui est clair, c'est que c'est vrai que ça traîne et de toute façon, la justice globalement est très lente et à Paris en particulier. Donc, c'est peut-être aussi, pour ça, voilà, n'accusons pas tout de suite qu'il y ait une forme de protection contre ces élus. C'est très court, c'est vous, mais pense.

17:55
Locuteur 6

Quand ça traîne et que c'est aussi grave, c'est en ça que je dis que c'est peut-être une forme de protection. Moi, je ne demande qu'à avoir tort et je venais de le dire chez vous. Mais en grande fois, comme c'est très grave, comme avec M. Boucher-Cadar, et c'est très grave quand M. Porte se permet de faire des essayes en permanence, ce n'est pas normal que les dossiers soient aussi longs. Pour moi, la police et la justice doivent être exemplaires, surtout quand il s'agit d'élus de la République, qu'ils soient députés ou adjoints ou maires.

Et cette exemplarité ne peut se faire parce qu'avec la justice, donc de grâce, faisons en sorte qu'il y ait non seulement une instruction rapide, mais peut-être encore plus rapide pour les personnes justement qui se disent représenter la République. Alors que pour moi, LFI et tous ses proches sont complètement sortis de la République républicaine.

18:37
Présentateur

Merci beaucoup, Franck Tapirot. Merci d'avoir été en direct avec nous. Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet qui montre quand même quel est l'état de la France aujourd'hui. Une France dans laquelle on a aussi beaucoup de gens qui n'aiment pas la France et beaucoup de gens qui sont français aujourd'hui et qui n'aiment pas la France. Et c'est intéressant parce que Bruno Rotaillot, on a parlé ce matin, il était invité de CNews. Il a dit quelque chose sur lequel je veux avoir et je pense qu'il a raison moi. Je veux avoir votre réaction. Il a dit on n'a pas appris aux enfants à aimer la France. Alors est-ce que c'est notre faute en fait ce qui se passe ou la faute à qui ?

Écoutez Bruno Rotaillot, il était l'invité de Pascal Pro ce matin.

19:10
Locuteur 10

Notre école, nos familles n'ont pas appris aux enfants à aimer la France. Et ça c'est quelque chose qui est pour moi absolument fondamental. Bien sûr que j'aimerais, vous connaissez la phrase de Marc Bloch, être français finalement c'est vibrer au sacre de Reims et au récit de la fête et de la fédération. Mais il faut déjà que nous en France on se propose et on se pose comme modèle. Est-ce que nous croyons suffisamment en nous-mêmes pour être capables de se poser en modèle ? Est-ce que nos élites y croient ? Est-ce que nos élites y croient ? C'est la grande question. Parce que si on a refusé pour l'instant de se poser en modèle, on a décrit la France au contraire comme un anti-modèle.

Donc cette capacité à assimiler, elle est tombée en panne. Comme la capacité d'ailleurs à intégrer. Les deux sont en panne. Moi je préfère l'assimilation, je le dis, parce qu'elle a plus de contraintes vis-à-vis de l'étranger qui vient chez nous et c'est une promesse de générosité, d'entrer pleinement dans la communauté nationale à partir du moment où on rejoint ses valeurs. Quelle que soit par ailleurs la croyance, la religion.

20:10
Présentateur

Louis Morin, on va venir tout à l'heure à votre doc, justement parce que vous l'avez suivi, on y reviendra en fin d'émission. Mais ce qui est intéressant, c'est ce qu'il dit là, on n'a pas appris aux enfants à aimer la France. Et ça, je pense que il y a beaucoup de gens qui vont être touchés par cette phrase parce qu'il met en cause à la fois l'école, il met à la fois en cause les parents, certains parents, bien évidemment.

Mais il n'a pas tort, c'est-à-dire que lorsque vous regardez notre modèle éducatif français, lorsque vous êtes à l'école à un âge particulièrement bas, c'est-à-dire à l'école maternelle ou à l'école primaire, non seulement vous n'apprenez pas l'hymne national, mais en plus, vous avez très souvent des réserves de la part de vos enseignants qui vous expliquent à quel point la Marseillaise, par exemple, peut être un champ guerrier, un champ dangereux. Vous avez également un discours victimaire sur l'histoire.

On vous enseigne souvent l'histoire en vous racontant à quel point la France a pu commettre des atrocités dans son passé ou en tout cas rarement en glorifiant le passé et les bons actes qui ont pu être commis dans l'histoire de la France. Tout cela, si vous voulez, crée un terreau favorable par la suite à cette haine de la France sur laquelle... Mais c'est la faute des profs ? C'est la faute de certains profs. Alors, je ne vais pas dire des profs parce que c'est généralisé, mais c'est la faute de certains profs qui font de l'idéologie en cours ? Il y a certains profs qui sont des militants. Voilà. Ça, ça a toujours été le cas. On le sait dans l'éducation nationale.

Il y a certains profs qui sont militants. Il y a par ailleurs des organisations syndicales et des organisations politiques qui sont parfois extrêmement présentes au sein des écoles et au sein des universités. On le sait aussi. Rayat Chahibi, vous êtes d'accord quand on dit qu'on n'a pas appris aux enfants à aimer la France que ce soit du côté des parents ou du côté des professeurs et des écoles ?

21:55
Locuteur 10

Pas assez, effectivement. Parce que moi, je me souviens... Bon, je vais avoir 38 ans, mais je suis encore jeune. Mais mes parents, malheureusement qu'ils ne sont plus de ce monde, nous inculquaient les valeurs de la République. Chose qui, malheureusement, disparaît aujourd'hui, peu à peu. Donc, certainement, qu'on doit leur apprendre ce qu'est la France, ses valeurs. Mais je voudrais rebondir sur ce que vous avez dit sur la nécessité, enfin, sur le fait que dans les écoles, parfois, on ne met pas assez ce qui a été le bon côté de l'histoire de la France et on parlait des atrocités.

Moi, je pense qu'on ne perd pas à apprendre aux enfants ce qu'est l'histoire de la France, puisque c'est une question de mémoire, y compris le bon, mais y compris le moins bon. Et qu'au contraire, il faut regarder l'histoire...

22:42
Locuteur 7

Non, mais le problème, c'est que souvent, on n'a que le moins bon.

22:44
Locuteur 10

C'est bien le problème. Non, pourquoi je vous dis ça ? C'est parce que si on accorde aussi de l'importance à la mémoire et qu'on parle de l'histoire de France avec ses bons côtés comme avec ses mauvais, je pense, je ne dirais pas que ce serait peut-être le cas, mais je pense que ça permettra à la nouvelle génération d'aborder, je dirais, avec une grille de lecture plus juste les sujets qui, aujourd'hui, malheureusement, sont encore...

23:12
Présentateur

C'est la faute à qui pour vous ? Moi, ce qui m'intéresse, c'est d'essayer de trouver les responsables. Pourquoi on en est là ? La faute à qui ?

23:18
Locuteur 10

Je pense que la faute, elle est partagée. C'est-à-dire qu'il faut que dans notre système éducatif, probablement, qu'on mette un peu plus le paquet sur ce qu'est l'histoire de France, les valeurs et qu'on inculcule... Il y a aussi une éducation des parents. Si les profs sont des militants, il y a aussi une éducation des parents.

23:33
Présentateur

Si certains profs sont des militants, en fait, ce qui se passe dans une salle de cours, si on vous explique que la France a fait que des saloperies en Algérie, par exemple, puisque c'est un sujet qui a beaucoup été abordé, si on vous explique ça en cours, vous allez le croire ? C'est votre prof qui vous dit ça ?

23:45
Locuteur 10

Non, non, non, attendez, attendez, moi, je ne parle pas des profs militants. Les profs militants, ça, c'est subjectif, il n'y a pas de problème. Mais puisque vous évoquez le sujet, Jean-Marc, sur la question, par exemple, de la mémoire de l'Algérie, dont on sait aujourd'hui que c'est une question qui, pour les nouvelles générations, pour la mienne, encore plus pour celle qui me précède, est un sujet qui est majeur, tant qu'on ne regardera pas le sujet mémoriel s'agissant de l'Algérie avec apaisement, avec objectivité, mais avec réalisme, eh bien, on n'avancera pas. Mais donc, vous êtes d'accord pour dire que ce n'est pas toujours le cas et ce n'est pas toujours enseigné de manière objective,

24:19
Présentateur

avec réalisme et de manière respectueuse. Bon, on a bien compris, en écoutant le ministre de l'Intérieur, qu'on parlait d'immigration et d'un flux surtout incontrôlé. Moi, je vais vous raconter une histoire vraie, parce qu'on cherche le « on ». Qui est le « on » ? On fait venir des collégiens, des lycéens à l'Assemblée nationale, en visite.

J'ai fait venir un collège de ma circonscription, zone rurale, je précise bien, et un des élèves, à la fin de la visite, on les réunit, je leur dis, bon, vous avez des questions à me poser, seule question qu'ils trouvent à me poser, quand est-ce que les députés français vont s'excuser pour ce qu'ils ont fait en Algérie, pour ce que la France a fait en Algérie ? Voilà. Alors, deux options, soit c'est en classe qu'on lui a appris ça, je pense, parce que je me suis renseigné après quand même, sur le profil des parents, soit c'est plutôt dans le cercle familial. Les parents étaient nés français, enfin, ils avaient la double nationalité.

Donc, le gamin qui avait 11, 12 ans, je pense que ce n'est pas lui tout seul qui a eu l'idée de me poser cette question. C'est que, a priori, j'ai bien a priori parce que je n'ai aucune preuve, mais enfin, a priori, c'est plutôt dans le cercle familial où tous les jours, on dit pique-pente de la France, de ce que nous avons fait en Algérie. Et le gamin, à cet âge-là, seule question qu'il trouve à poser à l'Assemblée nationale, quand est-ce que les députés français vont s'excuser pour ce que la France s'est fait en Algérie ? Je ne dis pas qu'ils sont tous formatés comme ça, mais franchement, moi, quand j'ai entendu ça, je me suis dit, là, alors, l'assimilation, bon courage.

Réponse de Rayad Chahibi, Gilles Casadova.

25:52
Locuteur 10

Ce n'est pas pique-pente, c'est que, je veux dire, il faut regarder la question mémorielle avec réalisme. Oui, mais si les parents tous les soirs disent du mal de la France... Non, ce n'est pas une question de dire du mal de la France, de dire que... Pour avoir cette réflexion. ...que l'on se pose la question de savoir si la France doit présenter des excuses. D'ailleurs, au demeurant, j'observe que même le gouvernement algérien ne demande pas forcément des excuses, mais une reconnaissance. Ce n'est pas pareil. Mais si on ne regarde pas ce qu'il y a déjà fait, Emmanuel Macron, il faut... Et Gérald Darmanin, quand il dépose un bouquet de fleurs

26:26
Présentateur

aux martyrs du FLN à Alger...

26:28
Locuteur 10

La question mémorielle, il faut qu'elle soit traitée avec apaisement et, encore une fois, réalisme. Cet enfant que vous avez évoqué... Bien sûr, je l'entends bien. Mais cet enfant qui vous pose la question, M. le député, ce n'est pas un enfant qui n'aime pas forcément la France. C'est qu'il est justement d'une génération qui ne comprend pas, encore une fois, parce que tant qu'on n'aura pas réglé cette question, ça continue... Mais comment la régler la question dans les deux sens ? Il faut que la croire regarde son histoire en face. Imagine... On va... Alors, imaginez que je lui ai répondu, M. le député. Non ! Non, pas moi, Jean-Marc. Non, non, non.

Jean-Marc, ne me dites pas surtout à moi que je justifie l'âne de la France. Écoutez-moi. Non, oui. J'ai un discours qui est plutôt républicain, donc c'est pas moi qu'il faut dire ça. C'est unis.

27:10
Présentateur

Écoutez-moi. Allez-y. Écoutez-moi. Vous êtes en train d'expliquer pourquoi ces jeunes ont l'âne de la France parce qu'on leur... parce qu'on n'est pas capable de regarder notre passé. Mais bien sûr, il y en a plein qui ont l'âne de la France.

27:20
Locuteur 10

Soyons réalistes. Ceux qui ont la haine de la France, je ne parle pas d'eux parce qu'ils ont... Mais ils sont nombreux. Ils ont complètement un discours parasité. Excusez-moi, je parle de gens censés...

27:28
Présentateur

La première et la deuxième génération n'avaient pas du tout la haine de la France. Ça commençait à apparaître dans la troisième génération et la quatrième génération, à mon avis, ils sont majoritaires.

27:35
Locuteur 10

Que des personnes aient une haine de la France, ça doit être condamné. C'est pas un... Il n'y a pas de débat. Je dis juste que quand ils demandaient à regarder l'histoire en face, ça ne veut pas dire avoir la haine de la France. – Gilles Casanova, c'est un sens unique. – Mais non ! – Gilles Casanova,

27:51
Présentateur

c'est un sens unique. – On va bientôt être... – Allez-y, parlez de ce que vous avez prévu. – Excusez-moi, monsieur Casanova. – Sur ce plateau... – On va être une faiblesse

27:57
Locuteur 5

de n'interrompre personne. – Oui, mais c'est une faiblesse sur ce plateau. Sur celui-là en particulier. Allez-y. – C'est terrible. Celui qui, au premier plan, au premier chef, doit faire aimer la France, c'est le président de la République. Or, qu'est-ce qu'il nous dit ? La France est quatre fois criminelle contre l'humanité. Par la colonisation, par la collaboration avec la solution finale, par la torture en Algérie. Alors, quatre fois criminel contre l'humanité, qu'est-ce que vous voulez donner l'amour d'un pays qui est quatre fois criminel contre l'humanité ? Excusez-moi, si la France, ce n'est que ça, comment pouvez-vous l'aimer ?

Je vous regarde, je vous dis, si ce n'est que ça, comment pouvez-vous l'aimer ? Donc, la réalité, c'est qu'on a renoncé au plus haut niveau de l'État, comme au ministère de l'Éducation nationale, comme dans les rectorats, comme, évidemment, auprès de la plupart des enseignants qui reçoivent les instructions de tout ce système, de toute cette pyramide, a montré que la France, c'est un ensemble. Oui, il y a de l'ombre et il y a de la lumière, mais il y a aussi des centres de castration des Français par les musulmans avant 732 à Poitiers. Est-ce qu'on demande de ce point de vue des excuses ?

Et puis, est-ce qu'on demande des excuses aux Romains pour ce qu'ils ont fait après 52 avant Jésus-Christ ? C'est-à-dire qu'on est tombé dans une folie mémorielle dans laquelle on se condamne pour tout sans regarder ce que la France a apporté au monde. La France n'est pas 4 fois criminelle contre l'humanité. La France est un pays qui, dans le monde entier, est respecté pour le message de liberté qu'il a apporté il y a un peu plus de 200 ans. Vous savez, les États-Unis sont des gens organisés. Ils font des sondages tous les 2 ans dans 37 pays du monde pour savoir qui pense quoi.

Et alors, dans les derniers en date, quels sont les pays qui agissent le plus pour la paix ou qui, dont, si on les écoutait, on irait le plus vers la paix. Et alors, il y a un pays, ça ne marche pas, c'est les États-Unis, plutôt dans les derniers. Un pays qui est toujours considéré avec continuité depuis des dizaines d'années comme porteur du message de liberté et de paix, c'est la France. Parce que c'est le souffle de 17 ans. Donc, si je résume,

30:22
Présentateur

ce que vous êtes en train de dire, c'est que Bruno Rotaillot aurait dû dire finalement, aujourd'hui, on ne leur a pas appris à aimer la France, c'est la faute aux parents, c'est la faute à l'école et c'est la faute à Emmanuel Macron.

30:31
Locuteur 5

Aux autorités, dans leur ensemble, parce qu'Emmanuel Macron n'est pas isolé, on dit... Là,

30:36
Présentateur

vous n'avez cité que lui, par exemple.

30:38
Locuteur 5

En disant, vous n'avez cité que lui. Je vous ai dit que le ministère de l'Éducation nationale était sur cette même orientation, que les rectorats sont sur cette même orientation et que les inspecteurs d'académie sont sur cette même orientation. Alors, ensuite, les enseignants, il y a ceux qui résistent et qui sont patriotes. Bon, et vous avez des patriotes à droite et à gauche.

30:57
Présentateur

On est avec Thomas Bonnet, journaliste politique à CNews. Bonjour Thomas, merci d'être avec nous. Vous avez regardé Bruno Rotaillot ce matin. C'est clair, une fois de plus, il y a une certitude et je pense que personne ne peut dire le contraire. C'est un, le constat est juste. Le constat qui fait est juste. Ses paroles sont claires. Reste, la suite, c'est que faire maintenant ? Comment vous l'avez trouvé, vous, ce matin, face à Pascal Praud ?

31:21
Philippe Ballard

Je l'ai trouvé déterminé. J'ai trouvé son constat tout à fait juste. C'est d'ailleurs, je pense, ce qui fait sa grande force auprès de l'opinion. C'est-à-dire qu'il vit ce que les Français voient depuis des mois, des années. Donc, en effet, il est en cela, en totale adéquation avec une grande majorité de l'opinion française sur l'immigration, sur la question mémorielle que vous venez d'évoquer. Et à ce titre-là, je pense que beaucoup de Français lui reconnaissent la force du constat, la justesse du constat. Ensuite, il y a effectivement l'action qui est possible pour lui en tant que ministre de l'Intérieur.

Et ce qui m'a beaucoup marqué dans l'échange de ce matin, c'est la notion d'impuissance politique qui a été mise sur la table par Pascal Praud. Et c'est vrai que quand on entend Bruno Retailleau dire qu'il est ministre de l'Intérieur de François Bayrou et d'Emmanuel Macron, on comprend qu'il n'a évidemment pas toute la latitude pour mener la politique qu'il souhaiterait, notamment en matière d'immigration. Il ne pourra pas faire passer de nouvelles lois, alors aussi parce que l'Assemblée est ce qu'elle est, mais aussi parce qu'il n'y a pas de volonté politique au-dessus de lui pour aller plus loin sur un certain nombre de sujets, sur les naturalisations.

Bruno Retailleau, ce matin, il nous dit « je pense que 100 000 naturalisations par an, c'est trop ». Bon, une fois qu'il a dit ça, malheureusement, on sait que derrière, pour agir, ce sera plus compliqué parce qu'il y a évidemment seulement les leviers qui sont à sa main, place Beauvau, et puis il y a aussi tous les obstacles, les obstacles politiques que je viens de mentionner, les obstacles juridiques aussi, que ce soit le Conseil d'État, le Conseil constitutionnel.

Donc tout ça rend très compliqué le fait d'agir pour lui et ce qu'on comprend aussi, et c'est d'ailleurs ce qu'il a dit ce matin, s'il est ministre de l'Intérieur, s'il a accepté d'entrer puis de rester au gouvernement, c'est pour, d'utile, faire obstacle à la gauche. Autrement dit, si ce n'était pas Bruno Retailleau aujourd'hui, place Beauvau, ça pourrait être un insoumis, pourquoi pas ?

Donc le message, il est clair, je pense malgré tout, et ça c'est plutôt de l'ordre de mon analyse politique de la situation, que cette méthode risque à un moment donné de trouver ses limites, c'est-à-dire que les Français lui reconnaissent la force du constat, mais ils demandent aussi qu'il agisse, qu'il ait des résultats. Alors il y a des résultats, tout n'est pas acheté dans le bilan de Bruno Retailleau, loin de là, mais il y a un moment aussi où le fait de ne pas pouvoir agir plus, ça risque de poser un problème auprès de la même opinion qui aujourd'hui est plutôt favorable au ministre de l'Intérieur.

33:35
Présentateur

Mais est-ce que, Thomas Bonnet, on ne peut pas avoir une autre lecture, enfin qui est à peu près la même dans la continuité, mais qui pousse les choses un peu plus loin, est-ce que Bruno Retailleau ce matin, il n'a pas dit voilà ce qu'il faut faire, voilà quels sont les problèmes, voilà quelles pourraient être les solutions, mais aujourd'hui, moi je suis empêché d'aller jusqu'au bout parce que je suis dans un gouvernement, parce que j'ai un président de la République au-dessus. En revanche, si en 2027, je suis élu président, là je pourrais faire les choses.

33:57
Philippe Ballard

Oui, c'est la suite logique évidemment de ce discours. Bruno Retailleau, il a eu des responsabilités politiques avant d'être au gouvernement, il a été candidat à des élections internes, donc on connaît plus ou moins sa feuille de route et il a l'occasion d'ailleurs de l'exposer sur les questions migratoires, sur les questions de sécurité ou sur tout un tas d'autres questions. Donc je pense qu'effectivement, la suite logique sera d'exposer un programme complet pour aller plus loin sur un certain nombre de sujets.

La question qui se posera à un moment, c'est la compatibilité de ce programme, de ce discours éventuel, d'un éventuel candidat à une élection présidentielle et son rôle au sein d'un gouvernement. D'ailleurs, vous avez bien remarqué que ce soit le Rassemblement national, que ce soit même Laurent Wauquiez dans cette élection interne, il se serve du fait que Bruno Rotaillot soit au gouvernement pour dire que d'une certaine manière, il se serait adouci au contact des macronistes et que finalement, il aurait mis un peu d'eau dans son vin.

Donc la mission pour Bruno Rotaillot, s'il était élu à la tête des Républicains, ce sera justement de montrer que son discours n'a pas varié et qu'il veut toujours aller beaucoup plus loin sur un certain nombre de sujets. On peut lui faire beaucoup de reproches au ministre de l'Intérieur, il y en a un qu'on ne peut pas lui faire, c'est celui de la constance. Il pense et il dit la même chose depuis des dizaines d'années. Donc je me pense qu'il n'a pas varié d'opinion et c'est juste adapté aussi à une forme de réalité politique qui est devant lui.

35:15
Présentateur

Merci beaucoup Thomas Bonnet, journaliste politique à Sénu. Nous allons continuer à parler de tout ça dans un instant parce que Bruno Rotaillot a dit quelque chose qui m'a aussi interpellé ce matin. Il a dit qu'il faut reprendre le contrôle sur l'immigration. Donc en clair, il dit qu'on ne l'a pas. C'est ça ce que ça veut dire. S'il faut reprendre le contrôle, ça veut dire qu'on ne l'a pas aujourd'hui. On va en parler dans un instant et puis Louis Morin qui est avec nous nous a amené des extraits inédits du doc que vous allez voir ce soir sur Bruno Rotaillot avec des moments très forts.

Vous allez voir, on a sorti par exemple sa rencontre avec le pape et je trouve que c'est très intéressant parce que ça dit beaucoup de la personne et de son émotion au moment où il rencontre le pape. Vous allez voir ça en avant-première dans un instant. On reste avec nous. A tout de suite sur C-News.

35:48
Locuteur 4

Les amis, devant moi, tous les produits d'un codi comme j'aime soit 28 jours de programme, des lasagnes, du couscous, des moellets au chocolat, le tout directement livré chez vous. Fini les courses interminables, fini la cuisine, tout est prêt. Et avec comme j'aime, vous le savez, on perd du poids. Les clients perdent en moyenne 6 kilos dès le premier mois. Regardez Mélissa, moins 11 kilos, Sandrine, moins 21 kilos. Et en plus, c'est à partir de 3,92 euros par repas. Alors pour perdre du poids, n'attendez pas, composez le 0800, 37, 37, 37, ou comme j'aime.fr, c'est important.fr.

36:29
Présentateur

Vous rêvez d'une cuisine unique, belle et bien pensée ? Chez Belle Air Cuisine, nous imaginons, fabriquons en France

36:35
Philippe Ballard

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36:57
Locuteur 2

On en a le cadre de l'enquête sur les violences subies par un élu qui tentait de mettre fin à un rodeo urbain samedi en Gironde. Les deux jeunes sont âgés de 15 et 17 ans. Les deux majeurs de 18 et 21 ans précise le procureur de la République dans un cours communiqué. François Bayrou a lancé les consultations sur la proportionnelle. le Premier ministre s'entretient en ce moment même avec Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise. Demain, c'est le RN qui sera reçu à Matignon un mode de scrutin défendu par le chef du gouvernement et la plupart des partis à l'exception des Républicains.

Et puis, situation bloquée entre la France et l'Algérie, c'est le constat dressé ce matin par le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barraud, qui précise que l'ambassadeur de France à Alger est toujours à Paris depuis la mi-avril. Situation que le ministre impute aux autorités algériennes.

38:05
Présentateur

11h37 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On est toujours en train de parler de Bruno Rotaillot avec cette volonté qu'il a affichée ce matin sur CNews de reprendre le contrôle de l'immigration, ce qui veut dire, comme je vous le disais juste avant, qu'aujourd'hui, il n'y a plus le contrôle de l'immigration. On écoute Bruno Rotaillot ce matin, il était avec Pascal Praud.

38:23
Locuteur 10

L'impuissance, c'est souvent un état de droit qu'on nous présente comme un cadre juridique qui est devenu parfois un cadre idéologique. Je suis pour l'état de droit, je suis pour la séparation des pouvoirs, des normes, une hiérarchie des noms, un contrôle juridictionnel. Mais quand la loi ne protège pas les Français, il faut changer la loi. Et je pense que sur l'immigration, pour reprendre le contrôle, il nous faudra une révision de la Constitution qui nous permette de faire un référendum. Tant qu'il n'y aura pas un référendum en matière d'immigration, on ne pourra pas reprendre totalement les règnes. mais ça, ça sera l'objet de la prochaine élection présidentielle.

39:03
Présentateur

Il est très clair, là, Phil Ballard. Enfin, il dit, faire un référendum, il faut reprendre la main, ce sera l'objet de la prochaine campagne présidentielle. Voilà, c'est clair, son message. Il y a le retaillot des paroles, on dit même qu'il est sincère, vous voyez, et on peut lui rappeler qu'il n'a toujours pas réglé sa cotisation en Rassemblement National, et on continue à ses propos. Bon, c'était une petite boutade. Et puis, il y a le retaillot des actes, et il sait très bien qu'il ne pourra pas arriver ce qu'il veut faire. Parce que le droit n'est pas... C'est pas sa faute, c'est ce que vous dites.

Mais parce que le droit n'est pas en sa faveur, le gouvernement non plus, et il n'y a rien à l'Assemblée Nationale, y compris son groupe LR, jamais présent, entre parenthèses, LRTT, donc il ne faut pas s'appuyer sur eux pour gouverner. Le droit, alors, il manque un petit échelon dans sa démonstration, parce que c'est notre programme, c'est pour ça que je savais cette petite boutade en disant qu'il n'a pas réglé sa cotisation. C'est le programme de Marine Le Pen, présidentielle, qui était toujours d'actualité et qui sera d'actualité.

On fait un référendum avec des questions précises sur le groupe, mon familial, l'acquisition de la nationalité française, et ensuite, en fonction de ce résultat, surtout, on l'inscrit dans la Constitution. Si on n'a pas ce bouclier suprême qui nous met à l'abri des jurisprudences de la Cour européenne des droits de l'homme, des jurisprudences de la Cour du jurisprudence. Mais s'il a le même programme que vous, il est à 8%, si vous voulez, et Marine Le Pen ou Jordan Mardella sont à 36%, donc voilà. C'est dans l'autre sens, si vous voulez.