Île-de-France : grêle, rafales… violents orages en cours - 27/06
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De retour dans BFM Grand Soir, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez. C'est l'image de la soirée, ces violents orages qui frappent la France. Ce soir, on va faire un point très précis dans un instant avec Marc et journalistes au service météo de BFM TV. Mais avant cela, partons tout de suite en haut de la butte Montmartre. Vous retrouvez Eliott Francombe. Vous nous dites que vous voyez ces orages impressionnants depuis la butte Montmartre, avec ce ciel qui s'éclaire toutes les quoi ? Deux, trois minutes ?
Même moins que toutes les deux, trois minutes, pour tout vous dire, depuis maintenant 15 minutes, les éclairs s'enchaînent ici au niveau du Sacré-Cœur et des très grosses, très très grosses rafales de vent aussi. Les gens essayent de s'abriter comme ils peuvent parce qu'il y a aussi quelques gouttes. Les gouttes commencent à arriver ici au niveau de Montmartre, au niveau du Sacré-Cœur. Les gens s'abritent, essayent de se mettre sous les porches. Beaucoup de personnes étaient présentes dans les escaliers. Mais voilà, des éclairs très très impressionnants ici au niveau du Sacré-Cœur avec des très très grosses rafales de vent.
Parfois des objets qu'on voit, des débris, des branches d'arbres qui commencent à souffler. Faites attention, petit message de prévention. On le rappelle, ne vous mettez pas sous les arbres. Ici, il y a beaucoup d'arbres présents au Sacré-Cœur. Mais les gens essayent de se mettre sous les porches et évitent les arbres. Et voilà, comme vous le voyez, les gouttes qui commencent à arriver et le vent qui souffle très très fort à Montmartre. Merci Eliott Francombe avec Nicolas Derossi. On vous retrouvera évidemment très vite pour suivre avec vous la situation. Docteur Rafik Massmoudi, bonsoir. Vous êtes médecin urgentiste à l'hôpital européen Georges Pompidou.
On parlera évidemment dans la soirée de ces urgences saturées après cette canicule. Mais voici un autre risque. Aussi, ces gens qui viennent voir l'orage, qui viennent voir les éclairs. C'est vrai que le spectacle est beau, mais il est dangereux, nous rappeler Eliott. Oui, c'est tout à fait dangereux. On reste toujours dans l'inconscience dans un sens. Il ne faut pas y aller suivre les orages et les regarder parce qu'on peut être susceptible d'avoir un accident. J'espère que c'est rare d'avoir de la foudre, mais ça peut arriver. Ça peut arriver. Oui, et aussi, il peut y avoir des accidents indirects. Une tôle qui tombe ou bien un arbre qui peut tomber sur...
Donc, il faut mieux rester à la maison. Comme vous l'avez dit tout à l'heure, si on est dans une voiture, il faut rester à l'intérieur de la voiture. Et surtout s'arrêter parce que les risques d'accident, ils sont multipliés par 10. Donc, je pense qu'il faut être conscient que ce n'est pas quelque chose d'anodin. Il ne faut pas courir après les éclairs. Au contraire, il faut se cacher ou rester à la maison calfeutré.
Mais calfeutré, Boris Veliachef, quelle est la conséquence de ce type d'orage sur la température à l'intérieur ? Parfois, vous nous le disiez, il fait plus chaud à l'intérieur. On serait tenté d'ouvrir les fenêtres.
Oui, surtout qu'en ce moment, la chaleur s'est stockée dans les murs, dans beaucoup de bâtiments. Donc, on le ressent. D'ailleurs, tout le monde doit le ressentir. Même s'il fait un peu plus frais dehors, dès qu'on ferme les fenêtres, il fait toujours chaud à l'intérieur parce qu'il y a cette chaleur emmagasinée dans les murs. Donc, il est conseillé, oui, en ce moment, de ventiler au maximum. C'est d'ouvrir grand les fenêtres. Par contre, dès qu'il y a des alertes avec ce genre d'orage, là, il faut vraiment que les gens ferment les fenêtres. Tout fermer même s'il fait chaud encore. Même s'il fait chaud, il va falloir prendre son mal en patience et puis fermer les fenêtres en cas d'orage.
Et on voit, Marc, la Tour Eiffel, évidemment, à l'écran. On rappelle que la Tour Eiffel, c'est un paratonnerre géant. Absolument. Qui prend régulièrement la foudre, le monument. Absolument, oui, qui prend régulièrement la foudre. D'ailleurs, ça donne lieu parfois à de très beaux clichés. Mais bon, au-delà de la beauté de l'orage, il faut le rappeler, ça reste quand même quelque chose de potentiellement très, très, très dangereux. Donc, prudence avec des rafales de vent. Là, on a essayé, il y a les dernières rafales de vent dans le département des Yvelines. Je vous parlais du département des Yvelines qui a été durement touché ce soir.
Rafale de vent à 97 km par heure dans le secteur de Chavenay. On nous signale également des dégâts, en tout cas d'importantes chutes de grêle et de gros grêlons sur la commune de Villiers-Saint-Frédéric. Là aussi, dans le département des Yvelines, avec des tuiles cassées et des pare-brises brisées. Information de Kevin Fleury du service météo de BFM TV. Et puis, alors, surtout, les orages lorsqu'ils touchent une certaine partie du territoire. Les températures chutent. C'est assez impressionnant. Je vous disais que c'était surtout, pour l'instant, l'ouest du bassin parisien qui était touché par les orages. Ça se vérifie quand on regarde les températures.
Je vous le rappelle, il a fait plus de 35-36 degrés cet après-midi au-dessus de l'île de France. On relève actuellement, donc, à Magnanville, dans les Yvelines, une température de 20 degrés. Donc, on a perdu 16 degrés en quelques heures. On a perdu une quinzaine de degrés en quelques heures. Lorsqu'il fait encore dans le Val-de-Marne, à Saint-Maur-des-Fossés, qui n'est pas encore touché, 32 degrés. Et qu'il fait encore dans le cœur de Paris, 30 degrés. Donc, on voit très bien que la capitale, pour l'instant, n'a pas encore été touchée. Le plus gros semble vouloir circuler sur l'ouest du bassin parisien.
Avec ce cocktail, à la fois une activité électrique intense, des rafales de vent à plus de 100 km par heure, des chutes de grêle parfois importantes et qui font des dégâts. Et surtout, de fortes pluies qui peuvent provoquer d'importants ruissellements et des inondations.
Vous nous disiez qu'à Blois, on était passé de 37,1 degrés à 19,6. C'est ça, au moment de cet orage violent ?
Absolument. Avec la fameuse rafale, alors a priori très localisée, mais qui a battu tous les records. Rafale de vent à plus de 145 km par heure.
Et bien, justement, on va rejoindre Agathe Albouy, qui est à Blois, on le rappelle, dans le Loir-et-Cher. Agathe, vous pouvez constater les dégâts du passage de cet orage ? Oui, tout à fait. On se trouve au niveau du parking de l'aérodrome de la ville, là où, précisément, la rafale à 145 km par heure de vent a été enregistrée. Les premiers dégâts, ils sont visibles juste ici, notamment avec ce restaurant, juste à côté du parking dont je vous parlais. Ce restaurant dans lequel vous fêtez votre anniversaire. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Racontez-nous plus d'électricité. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Avant que les lits grisés ne se coupent, nous étions en train de prendre la Périti devant les vitres. Et tout à coup, au loin, le ciel est devenu très très sombre, jaune. Un vent terrible s'est levé avec une pluie extrêmement forte, de la grêle. Et puis, on a vu arriver une remorque de planeurs, complètement détériorés, qui est venue contre le panique. Évidemment, ça a fait un petit coup de panique à tout le monde. Donc, c'était assez brutal, assez violent, impressionnant même.
Un petit coup de panique, mais plus de peur que de mal, finalement ?
Voilà. Non, non, non, c'est venu contre et pas plus.
Voilà. Donc, les premiers dégâts observables ici de Blois, on le rappelle, le département du Loir-et-Cherbe, toujours placé en vigilance orange-orage ce soir, jusqu'à demain.
Merci Agathe Albouy. Et à l'instant, cette information, le match, la finale du top 14, qui a lieu en ce moment, enfin, qui avait lieu au Stade de France, vient d'être interrompue, puisque les orages sont très violents, Marc, au-dessus de Saint-Denis. Orage, pluie, forte pluie, on voyait des gens commencer à quitter les tribunes tout à l'heure. Oui, oui. Et pourtant, le plus gros de l'orage semble circuler, en tout cas, de ce que je vois sur les radars de précipitation à l'ouest de l'île de France. Mais en effet, oui, Saint-Denis est frôlé.
Donc, je pense qu'il y a aussi une mesure de prudence ce soir, lorsque l'on voit que ces orages font quand même localement d'importants dégâts, que les rafales de vent souffrent à plus de 100 km par heure. On voit également l'activité électrique. Donc, le Stade de France est également équipé de paratonnerres. Mais bon, on a déjà vu dans le passé des joueurs de foot un peu isolés comme ça sur un terrain de football. On n'est pas à l'abri également de devoir, dans certains cas, un joueur foudroyé. Donc là, je pense qu'il y a quand même une mesure de précaution. Il est a priori, pour l'instant, interrompu. Donc, peut-être qu'il va reprendre. Les orages circulent.
Mais en tout cas, pour l'instant, voilà ce qu'on peut vous dire de la situation. Il y a 80 000 personnes, 80 000 spectateurs dans un certain temps. C'est beaucoup de gens au même endroit. Oui, oui. Ce qui interpelle, c'est vrai qu'on a quand même annulé plusieurs manifestations aujourd'hui. Notamment la marche des fiertés dans la capitale. Il y avait également un... Il y a un festival Gareau Rock. Solidaires a été annulés hier. Il y a un festival Gareau Rock qui a été annulé hier. Bon là, c'est vrai que ça interpelle. 80 000 personnes dans un stade. On est en période de canicule. Bon, les orages étaient plutôt bien annoncés. Comme prévu, il frappe ce soir l'île de France.
Donc, mesure de précaution avec ces orages qui balaient l'île de France. Et qui provoquent de fortes pluies et des rafales de vent à plus de 100 km. Il y a aussi des paratonnaires, précisons-le, sur la toiture du stade de France. Qui permet quand même d'arriver, de protéger les spectateurs. Qui permet de protéger. Mais bon, on l'a vu également dans le passé. Un joueur de... Voilà, des joueurs sur la pelouse. Foudroyés sur la pelouse. Qui peuvent être foudroyés. Donc, il faut quand même rester prudent.
Rafik Massmouzi, je vous pose juste une petite question qui fâche. Est-ce qu'il aurait fallu l'annuler, cette rencontre ? Compte tenu de... On savait que ces orages allaient arriver.
Oui, je l'ai dit déjà hier. Il fallait annuler toutes les manifestations. Je ne vois pas pourquoi le top 14 ne soit pas inclus. Parce que quand même, il y a 80 000 personnes. Il y a la canicule et les hôpitaux sont saturés. Et en plus, ce phénomène, le sur-accident lié au phénomène de masse, dans un sens. Parce que ça peut engendrer des crises de panique, les orages. Donc, les gens qui partent...
Oui, c'est vrai qu'on le dit peut-être un peu moins. Les crises de panique aussi.
Bien sûr, ça crée beaucoup de crises de panique. En même temps, même si la température, elle baisse, ce phénomène d'humidité, la transpiration, elle ne se fait pas correctement. Donc, les températures internes, elles restent toujours élevées. Donc, c'est pour ça que je trouve quand même que soit on annule tout, soit on annule rien. C'est vrai que ce sont 80 000 personnes qui vont se retrouver dans les transports en commun également à l'issue du match. Quand on voit la température dans les appartements, il suffit de passer... La finale est pour l'instant interrompue, nous dit-on. La speakerine aurait annoncé que les joueurs rentraient au vestiaire pour effectuer la pause fraîcheur.
Parce qu'il faisait très chaud également sur... Surtout, on a de l'humidité. On a de l'humidité qui est plutôt bien présente. Il faudrait que je regarde rapidement... On va partir en attendant, si vous voulez, Marc, à Paris, au retrouvé Eliott Franco. Mais Eliott, vous êtes sur la butte Montmartre. C'est l'un des points les plus hauts de la capitale. Et derrière vous, depuis tout à l'heure, sans interruption, des éclairs. Oui, tout à fait, Dominique. Sans interruption, comme vous le dites, des éclairs. Et parfois des éclairs de plus en plus proches. Et des éclairs qui éclatent toutes les secondes, si je puis dire. Il y en a vraiment beaucoup ici au niveau du Sacré-Cœur.
La place est en train de se vider. Quelques personnes sont encore présentes au niveau des marches. Il y a eu une petite accalmie de vent pendant, je dirais, 5 minutes. Mais là, le vent qui commence à revenir. Et les gouttes toujours présentes ici au niveau du Sacré-Cœur. Et les rafales, comme vous pouvez le voir à l'image, qui commencent à revenir après une accalmie de quelques minutes. Pour rappel, la Vigilance Orange est toujours maintenue ici en Ile-de-France. Et au niveau, vous l'avez vu, cet éclair impressionnant juste derrière moi, la Vigilance Orange qui, comme je le disais, est toujours maintenue ici en Ile-de-France.
Eliott, on a vu les forces de l'ordre derrière vous. C'est vrai que ça peut paraître dangereux. Il y a quand même des gens qui se rassemblent derrière vous. On n'est pas loin des arbres non plus. On le répète, il ne faut surtout pas se mettre sous un arbre.
Oui, oui, comme je le rappelais, surtout faire très attention ici au Sacré-Cœur. Il y a quand même beaucoup d'arbres au niveau de la butte. Et surtout, faire très attention, ne pas se mettre sous les arbres. Tout à l'heure, il y avait quelques personnes qui étaient au niveau des arbres. Mais petit à petit, les gens se sont vraiment décalés. Il y a encore, comme je vous le disais, quelques curieux, si je puis dire, quelques touristes, peut-être quelques parisiens qui sont présents au niveau des marches. Mais en tout cas, les gens se sont décalés des arbres. Et comme vous le voyez, justement, derrière moi, il y a quand même des très gros éclairs toutes les secondes.
Donc vraiment, faire attention ici à Paris. Merci, Eliott Franco. Marc, c'est vrai que vous le disiez, il a fait 40 plusieurs jours d'affilée à Paris. Les appartements sont surchauffés, sont des bouilloires thermiques. On a beaucoup utilisé ce terme-là. Il est tentant pour les Parisiens d'aller se rafraîchir. Enfin, ce soir, les températures baissent un peu. Oui, elles baissent, mais elles restent quand même très élevées. Paris, capitale, on est toujours à plus de 30 degrés. Alors, c'est sûr que c'est mieux que les 35, les 32, 35 qu'ils faisaient encore à minuit il y a quelques jours. Mais c'est vrai que la situation sur la capitale est quand même délicate.
On l'a vu, l'impact sur le système de santé. Plus de 10 jours consécutifs à plus de 35 degrés, deux jours à plus de 40 degrés. Jamais cette barre des 40 degrés n'avait été franchie à Paris. Et puis, des nuits qui ont été vraiment étouffantes, où la température ne s'abaissait pas en dessous de 25, 26 degrés au moment le plus frais de la nuit. Donc, c'est vrai que... Et on sait à quel point c'est compliqué d'aérer et de rafraîchir un logement parisien, notamment mal isolé, qui est très chaud. Ça va prendre beaucoup de temps pour faire redescendre la température à l'intérieur des appartements. Donc, c'est vrai que, malheureusement, il faut en passer par les orages.
C'est-à-dire qu'il faut ce changement de configuration atmosphérique. Il faut que de l'air plus frais entre sur le territoire. Le problème, c'est qu'il entre en conflit avec de l'air très chaud.
Allez, on va partir au Stade de France. Vous retrouvez, Victor Pérez-Boucheron, vous assistiez à cette finale du top 14 entre Toulouse et Montpellier. Est-ce que le match est toujours interrompu, Victor ?
Exactement, le match est toujours interrompu. En fait, pour tout vous dire, c'est avec beaucoup d'interrogations que les supporters ont vu sur les grands décisions. Un message s'affichait comme quoi le match allait être suspendu. Pourquoi ? Parce qu'en fait, la pluie s'était mise à tomber. Donc, naturellement, les gens ont pensé que le terrain s'était rafraîchi. Mais pas du tout, en fait. C'est à cause des orages que la Ligue nationale de rugby a décidé de suspendre temporairement une dizaine de minutes ce match de rugby au programme de Stade Toulousain à Montpellier et au rugby. Et là, nous attendons toujours la reprise du match.
A préciser également que le président Emmanuel Macron se trouve en tribune actuellement au Stade de France. Les supporters attendent la reprise du match ici au Stade de France. Victor Pérez-Boucheron. On attend donc ce match, cette finale du top 14 interrompue. On s'interrogeait tout à l'heure. Mika Blujon-Mérette, bonsoir. Pour savoir s'il y a eu pas mal d'événements annulés, il y a eu pas mal d'événements reportés. Cette finale, elle a eu lieu. 80 000 personnes dans le Stade de France avec les conditions qui étaient prévues, c'est-à-dire de l'orage, de la pluie, est-ce que c'était bien prudent ?
Le fait, ça a été dit par un certain nombre de nos collègues, c'était effectivement peu prudent. Mais ici, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que de manière plus générale, la fin d'une canicule par des orages violents, ce n'est pas un retour à la normale. C'est-à-dire que c'est une autre forme de vulnérabilité qui émerge. Et cette vulnérabilité, elle est à la fois énergétique, sur les réseaux, sur les réseaux de télécommunications. Et bien sûr, s'il y a des événements comme la fête des loges à Saint-Germain-en-Laye, ou par exemple cette finale du top 14 au Stade de France... C'est une grande fête foraine pour ceux qui ne connaissent pas, on précise. Exactement, j'avais précisé.
Merci, effectivement. De fait, vous avez ici des vulnérabilités qui sont exacerbées par le fait qu'on pense que, finalement, on va réussir à s'en sortir et on ne s'en sort pas.
Ludovic Pingano, vous craignez cette pression encore plus sur les services de secours ? Vous qui parliez, par exemple, de cette gravité extrême de ces services d'urgence qui sont afflutants du...
Oui, clairement, c'est un événement dans l'événement. Les services de secours sont très, très mobilisés avec cette canicule et ce n'est pas parce qu'il y a un orage que ça s'arrête. Donc ça, il faut bien l'avoir à l'esprit. Et puis, effectivement, là, ça va encore multiplier le nombre d'interventions. Donc j'invite tout le monde à rester extrêmement prudent, à rester dans des abris en dur ou à rester dans sa voiture si on est en voiture. Quand je dis rester dans sa voiture, c'est en voiture, arrêté et pas sous un arbre.
Parce que c'est dangereux et que, voilà, une fois de plus, c'est encore beaucoup, beaucoup de moyens qui vont devoir être déployés en espérant qu'il y ait un minimum de dégâts, même si cet orage a l'air assez violent. Il a l'air assez violent, mais pour autant, Marc, des témoins nous disent qu'on voit les éclairs, mais on n'entend pas gronder. Et on ne l'entendait pas tout à l'heure derrière Elliott. C'est normal, ça ? Il circule quand même à distance de Paris. La cellule circule plutôt sur les Yvelines et remonte ensuite vers le Val d'Oise. Paris n'est pas directement impacté, n'est pas directement touché. D'ailleurs, preuve que la capitale n'est pas touchée.
Il fait toujours 30 degrés et il fait 10 degrés de moins à une trentaine de kilomètres de la capitale, donc sur l'ouest de la région. En tout cas, ce que l'on peut vous dire, c'est que les Yvelines sont vraiment impactées par cet orage en remontant vers le Val d'Oise. Là, actuellement, l'orage concerne, on va dire, un triangle entre Cergy, Goussinville et en remontant vers l'île Adam. Tout ceci est en train de franchir le Val d'Oise pour ensuite rejoindre les départements Picard, notamment le département de l'Oise, avec des rafales de vent à plus de 100 km par heure, de la grêle encore une fois.
Des dégâts nous nous sont signalés, notamment dans le département des Yvelines, également de fortes plumes. Mais en tout cas, grâce ou à cause de ces orages, les températures baissent enfin et c'est cet air un peu moins chaud qui va finir par prendre l'heure.
Et ça va durer combien de temps ? Ces orages vont durer combien de temps ?
Les orages remontent actuellement. Cette première salle orageuse va bientôt s'évacuer du bassin parisien. Elle remonte ensuite vers la Haute-Normandie, la Picardie, puis elle s'évacuera en première partie de nuit prochaine vers le nord et vers le Pas-de-Calais. Donc ça, d'ici 3h demain matin, ça sera terminé pour cette salle orageuse. En revanche, il y en a une deuxième, a priori moins violente, qui commence tout juste à aborder le Pays Basque. Et celle-ci va concerner entre maintenant et le milieu de nuit prochaine, principalement la région Nouvelle-Aquitaine, le Limousin, et elle terminera sa route en direction du Berry. Et après, on n'en parlera plus.
Donc on va avoir un week-end orageux après une semaine caniculaire ? Oui, voilà. En effet, on change de configuration atmosphérique. On était dans un puissant flux de sud avec de l'air chaud qui remontait du Maghreb. Ce fameux dôme de chaleur, c'est lui qui a provoqué ces températures records par centaines, avec des valeurs jamais vues sur quasiment tout le territoire. D'ailleurs, la France a enregistré ces températures les plus chaudes depuis que l'on surveille le niveau, en tout cas son indicateur thermique national, le plus chaud jamais enregistré depuis 1947. Le dôme de chaleur s'évacue maintenant progressivement vers l'Allemagne, la République tchèque, le Danemark.
Ces pays ont enregistré des températures records aujourd'hui. Et maintenant, on va rentrer dans des températures plus raisonnables la semaine prochaine, avant peut-être, puisque les modèles d'aujourd'hui nous envoient un signal. Pas vraiment rassurant pour la suite. Pas vraiment rassurant. Tout ça n'a rien à voir avec les propos de Monique Barbu, la ministre de la Transition écologique, il y a quelques jours, qui annonçait une canicule pour le 14 juillet. Une canicule pour le 14 juillet et des chaleurs extrêmes. Au moment où elle s'est exprimée très clairement, les modèles météo ne nous permettaient pas du tout d'affirmer ça.
Au contraire, les modèles météo voyaient des températures en très nette baisse et des valeurs beaucoup plus raisonnables jusqu'au 14 juillet. Sauf que les modèles ont fait mouliner les machines. Et donc, les modèles d'aujourd'hui, cette fois-ci, en tout cas, pour le coup, voient en effet le modèle américain, le modèle européen, voient à nouveau une très nette hausse des températures à partir du week-end prochain et la semaine suivante. Et donc, en effet, il y a... C'est la première semaine des vacances scolaires. C'est la première semaine des vacances scolaires. Donc, c'est en effet quelque chose qu'il va falloir surveiller de près. Ça peut... C'est une nouvelle canicule ?
Alors, quand on regarde les projections des modèles et l'anomalie thermique qui est envisagée à partir du week-end prochain et la semaine suivante, on est quand même, en effet, à nouveau sur un sérieux gros coup de chaud sur la France, de type dôme de chaleur. Alors, c'est encore loin, c'est dans 7 à 10 jours. Mais en tout cas, les premiers signaux ne sont pas franchement rassurants. et ils le sont, d'autant moins qu'on sort à peine d'une vague de chaleur qui aura été intense, avec des valeurs records, des organismes qui sont fatigués, voire épuisés. Et surtout, on commence tout juste à mesurer les impacts sanitaires, en fait, de cette vague de chaleur.
Et on en parlera dans un instant. Mais c'est vrai que 7 à 10 jours, j'ai envie de dire que 7 à 10 jours. C'est-à-dire que ça peut recommencer dans 7 à 10 jours.
Ça peut recommencer d'ici 7 à 10 jours. Et on est qu'au début de l'été, malheureusement.
Mico, vous vouliez ajouter par rapport à ce que Marc disait ?
Oui, deux éléments. Premièrement, c'est que pour venir sur ce plateau, effectivement, nous étions en voiture depuis l'Ouest parisien et nous avons eu une petite frayeur. Nous avons littéralement failli finir dans le décor avec une rafale de vent. Donc, pour reconnecter ce que vous disiez à l'instant, effectivement, soyez prudents. Essayez de vous arrêter si vous ne pouvez pas sous un arbre. Ça, pour le coup, je le dis pour l'avoir vécu il y a quelques minutes.
Mais plus sérieusement, ensuite, sur la deuxième partie de ce que Marc évoquait à l'instant, effectivement, on est dans une situation aujourd'hui, en termes de transition écologique, transition énergétique, appelez-la comme vous voulez, où on est dans les pires situations, les pires modélisations qui sont prévues plus tôt pour 2040-2050. Là, effectivement, avoir trois épisodes de canicule en moins de six semaines, si effectivement les modèles se vérifient bien, pas pour la semaine prochaine, mais pour la semaine d'après, reprécisons-le bien, c'est effectivement une adaptation et une atténuation qui a donc échoué.
Et de fait, ce qui va être très intéressant, ça va être d'observer ce que font les Allemands ce week-end, les Danois ce week-end, qui pour le coup, en fonction des territoires en Allemagne ou au Danemark, sont plus ou moins bien équipés, ont plus ou moins des réponses différentes aux nôtres sur la question notamment de la climatisation qui a tant fait débat ici. Donc de fait, peut-être qu'on va apprendre des choses intéressantes sur la manière dont c'est géré par l'Allemagne et par le Danemark sur la semaine qui vient pour préparer peut-être la canicule de Dandijon.
C'est vrai qu'ils faisaient 41,6 à 16h30 dans l'est de l'Allemagne, à Drevitz très précisément, record aussi, notamment en Suisse.
Oui, des records en Suisse, en Allemagne, au Danemark, en République tchèque. C'est vraiment maintenant ce dôme de chaleur, c'est une immense cloche d'air chaud, il se déplace. Rappelons quand même que pour l'Allemagne, la climatisation, nous avons la chance en France d'avoir une énergie décarbonée au nucléaire. Ça n'est pas le cas de nos voisins allemands qui tournent au charbon. Par contre, pour le Danemark, c'est intéressant, le Danemark, pour le coup, est le champion du monde des réseaux du stockage de chaleur. Et pour le coup, sur la question notamment de la gestion solaire et du stockage intersaisonnier, pour le coup, le Danemark est bien en avance sur beaucoup.
Et c'est pour ça que je disais qu'on a peut-être quelque chose à en apprendre par rapport à dix jours et plus tard. Alors que Victor Pérez-Boucheron, qui est à l'intérieur du Stade de France, nous signale à l'instant que le match va pouvoir reprendre. C'était une averse, une grosse averse. Le match a repris. Ça y est, le match a repris. On parle de fortes pluies quand même sur des seuls, Boris Vejatchev, des seuls qui sont totalement secs. Après une semaine de température caniculaire, de la forte pluie qui tombe, elle ne pénètre pas et elle peut provoquer forcément des inondations, des ruissellements. Oui, bien sûr, c'est particulier dans les milieux avec une topographie assez accidentée.
On peut avoir des glissements de terrain, des éboulements, des ruissellements qui peuvent entraîner des inondations assez brutales. Donc il faut être prudent, particulièrement dans ces régions-là. Alors c'est un petit peu moins le cas sur des villes comme Paris, mais on peut avoir des débordements assez rapidement. Et avec la sécheresse aussi, même la végétation, les arbres sont fragilisés. Et puis les animaux,
on a aussi beaucoup parlé des animaux.
Les animaux, c'est une catastrophe. On en parlait hier soir avec cet élevage de poulet totalement... C'est monstrueux. Il y a quand même une chose, ça a été rappelé ici, on a quand même un manque d'anticipation qui était phénoménal au niveau de nos autorités. Et je le rappellerai aussi bien pour les individus que pour nos politiques. si on pouvait être entendu, c'est que l'anticipation et la prudence, mais ça sauve davantage de vie que l'improvisation. De toute façon, il n'y a pas de secret là-dessus. Et ce serait peut-être bien que tout le monde comprenne cela, y compris au niveau politique. Et ça coûte beaucoup moins cher.
Et ça aurait été peut-être bien que les gens prennent conscience, y compris dans les hautes sphères de notre état. On parlait de l'étranger, le Danemark, les pays nordiques, l'Allemagne, ils sont déjà en train d'étudier ce qui s'est passé en France avec la canicule de façon à anticiper ce qui se passera dans le futur chez eux. Donc là, ils sont très en avance à ce niveau-là. Et il faut dire que leur politique de prévention, leur politique de mitigation des risques en général, de tout ce qui concerne, là, on parle de canicule, mais il y a aussi les risques d'inondation, l'ensemble des risques sont bien plus en avance que nous à ce niveau-là.
Catherine Bertrand, on n'a pas fait grand-chose depuis 2003. Alors on nous dit que les EHPAD, maintenant il y a des salles climatisées par exemple, ça c'est une grande révolution entre guillemets. Mais votre avis sur ce qui se passe et la gestion de crise à la française ?
On a quand même fait beaucoup de choses, mais on apprend aussi en marchant. Et je rejoins un peu ce que vous dites, c'est-à-dire qu'on ne fait pas des retours d'expérience à boucle courte, comme on dit. Et c'est ça qui nous sauve, c'est-à-dire que là, maintenant, on devrait déjà être en train de penser à la canicule qui va suivre et mettre vraiment des choses sur place, des pragmatiques. Il y a plein d'idées. Et puis il faut les demander aux opérationnels, les idées.
Donnez-nous une idée par exemple, une idée comme ça. La première idée à mettre en place.
Il y a deux choses. Premièrement, de prendre un peu l'exemple des autres pays. Et puis on a des hôpitaux où il n'est pas possible de garder de façon confortable ni les patients qui sont hospitalisés, ni les soignants. On a fait des efforts avec les EHPAD qui ont tous une pièce de rafraîchissement. Mais là, les personnes qui sont hébergées, elles peuvent se déplacer vers la pièce de rafraîchissement. Dans les hôpitaux, il faudra penser quelque chose d'autre. Mais je fais confiance aux ingénieurs ou à ce qui se passe à l'étranger pour essayer, en tout cas, de faire en sorte que les hôpitaux puissent vraiment soigner dans de bonnes conditions tous les patients qui arrivent.
Parce que la seule solution, comme on ne peut pas garder les patients à domicile et qu'on ne peut pas d'ailleurs les renvoyer très vite à domicile, ce qui explique d'ailleurs qu'on déclenche des plans blancs, il faudra aussi faire quelque chose au niveau des domiciles. Alors, il y a des idées. Je pense que, par exemple, je ne sais pas, moi, dans chaque bâtiment, le conseil syndical pourrait s'organiser pour avoir une pièce de rafraîchissement pour tout l'immeuble. Ça ne coûterait pas cher. Ça coûterait juste un petit quelque chose aux copropriétaires. Dans toutes les constructions nouvelles, ça pourrait être prévu d'avoir une pièce de ce genre.
Il y a plein d'idées très pragmatiques, très fonctionnelles qui font que... Parce que l'hôpital, on met tout à l'hôpital, mais l'hôpital est déjà en tension et là, il n'accueille pas de façon confortable, finalement, ni les soignants ni les patients. Alors, justement, à côté de vous, un médecin urgentiste à l'hôpital européen, Georges Pompidou, photographique Masmoudi, vous estimez-vous qu'on a tiré les leçons de 2003 ? Je vous dis ce que décrit Antoine Allibert, c'est l'adjoint au maire de Paris chargé de la santé qui parle d'une saturation exceptionnelle des établissements parisiens. Il parle de brancards qui s'accumulent dans les couloirs.
Moi, j'ai l'impression de revoir les scènes de 2003. Bon, pas 2003, il n'y a pas longtemps la crise du Covid, on est dans la même situation. Mais je pense à chaque fois où il y a une crise, pendant la crise, on ne sait pas comment dire, on a des idées, mais finalement, une fois la crise terminée, on se retrouve dans la même situation qu'avant. Moi, il y a une seule chose parce qu'on ne parle que de température, mais c'est aussi ce qui est important, ce n'est pas parce qu'il y a des orages qui arrivent, ça va se refroidir un petit peu.
Déjà, le phénomène de régulation de la température, une fois qu'on dépasse deux nuits de suite en canicule, le troisième jour, déjà, la régulation, elle n'est plus faite. Alors,
je vous coupe deux secondes parce qu'Eliott Franco est avec deux Parisiens en haut de la bute Montmartre suite à ces orages et ces éclairs qu'Eliott voit dans le ciel.
Oui, c'est vrai que je suis avec deux Parisiennes pour être précis. On est avec deux Parisiennes qui étaient à Montmartre au moment où les éclairs ou les rafales de vent ont commencé à démarrer avec Elsie et Hortense. Elsie et Hortense, vous avez été surpris un peu par ces orages. Vous étiez en train de vous balader, c'est ce que vous m'avez dit. Oui, c'est ça, exactement. On se promenait autour de la basilique et on s'est pris des rafales de vent et de pluie. Comment ça s'est passé ? C'était assez impressionnant ces rafales de vent. Il y avait parfois des petits débris qui se faisaient avoir par les rafales de vent. Comment vous, vous l'avez vécu ?
On s'est mis à l'abri sous un arbre ce qui n'est pas forcément la bonne chose à faire avec les éclairs mais pour ne pas avoir de débris dans les yeux. Évidemment, on le rappelle, attention surtout à ne pas se mettre sous les arbres. Là, c'est un peu en train de se calmer. Qu'est-ce que vous allez faire ? Vous allez rentrer chez vous ou vous restez ici dans les rues de Paris ? Je pense qu'on va continuer à profiter de ce temps du spectacle. Oui, on aime bien quand même regarder les éclairs et profiter de la pluie. Merci beaucoup, Elsie Hortan.
C'est vrai que la pluie, il n'y en avait pas eu depuis plusieurs jours ici à Paris mais attention quand même avec ces éclairs, attention à ne pas se mettre sous les arbres et attention à rester protégé. Merci, Elio de Francom avec Nicolas de Roussy. Effectivement, attention de ne pas vous mettre sous les arbres. On le répète, c'est dangereux, Ludovic Pagano, c'est dangereux de mettre sous les arbres, d'aller regarder comme ça les éclairs. C'est joli le spectacle et ce n'est pas sans risque. Oui, c'est joli mais voilà, le réflexe est de dire on veut se mettre à l'abri donc on se met sous un arbre.
Je rappelle que vous êtes ancien pompier donc vous avez eu ce genre de situation j'imagine à gérer plusieurs fois. Et puis je disais en aparté à Boris, non seulement c'est dangereux parce que l'arbre ou des branches de l'arbre risquent de tomber avec des blessures qui peuvent être très importantes voire mortelles et puis on a aussi un risque de foudroiement sous un arbre.
Ça arrive rarement mais ça arrive moi je me souviens encore il n'y a pas si longtemps que ça sur Paris dans le parc Monceau en plein après-midi où une famille avec des enfants ont été foudroyés sous cet arbre et donc on pense toujours vous savez moi j'ai vécu énormément de choses dans ma carrière de sapeur-pompier et je suis toujours très très surpris en me disant mais comment ça peut arriver ?
Et en fait individuellement on a toujours tendance à penser que ça n'arrive qu'aux autres ou que ça ne peut pas nous arriver comme si notre cerveau d'ailleurs c'est pas comme si parce que notre cerveau nous trompe beaucoup notre cerveau a tendance sans vouloir nous rassurer on parle de biais de biais cognitifs de biais perceptifs c'est un emmerdeur ce cerveau en réalité parce qu'il ne nous donne pas les bonnes pratiques et là en l'occurrence on le voit très bien avec ces jeunes femmes qui disent sur la butte Montmartre on se baladait tranquillement on a vu les orages donc on s'est mis sous les arbres ah mais oui mais c'est vrai que ce n'est pas une bonne chose pour ne pas être mouillé probablement mais en fait c'était en 2016 une fête d'anniversaire et je m'en souviens parce que j'étais là on parle de l'accident au parc Monceau absolument au parc Monceau et il y avait eu 11 personnes blessées dont 8 enfants et c'est vrai que moi quand j'avais regardé le ciel au-dessus des locaux de BFM TV le ciel était tout bleu et en fait c'est là aussi que voilà l'orage c'est un phénomène c'est un phénomène qui peut être très violent et surtout très localisé qui est difficilement prévisible et on le voit là ce soir Paris intramuros c'est plutôt épargné ça circule à l'ouest donc il faut rester très prudent pour vous dire à quel point pardon Dominique juste pour rebondir dessus pour vous dire à quel point c'est dangereux moi j'avais un collègue sapeur-pompier qui passait par là à ce moment-là et qui a dû faire des massages cardiaques pour ranimer les enfants qui étaient sous l'arbre donc pour vous dire que c'est pas rien voilà