Nicolas Dupont-Aignan invité de Questions Politiques sur France Inter
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Bonjour et bienvenue dans Questions Politiques, le magazine politique de France Inter, France Info et Le Monde. Émission spéciale aujourd'hui avec deux invités qui se succéderont sur le plateau. A 12h15, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, candidat à l'élection présidentielle. Il répondra à partir de 12h30 à vos questions. 13h15, second invité, Richard Ferrand, député du Finistère, secrétaire général d'En Marche. Il répondra, lui, à vos questions à partir de 13h30. Pour intervenir en direct, 01-45-24-7000, franceinter.fr, Facebook Live et Twitter avec le mot-clé Question Paul. Émission spéciale donc, mais toujours pour commencer, le magazine politique de la semaine.
France Inter, Question Politique, Nicolas Demoron.
Avec vos rendez-vous habituels, le portrait de Nicolas Dupont-Aignan, signé Karine Bécard, le zapping lutte des classes et héros ouvriers, ce sera Laurence Perron. Mais tout de suite, Clem et Jean-Matte, alias Charline Vanhoenacker et Guillaume Meurice, ils donnent des conseils de com' à François Fillon. C'était jeudi dans le 7-9 de Patrick Cohen.
Ouais, Clem et Jean-Matte.
Bon, François, là, t'es à mi-temps du 7-9.
Respire, François, on est cool.
Il faut tenir jusqu'à 8h55, la chronique de Frédéric Becbeder.
Ouais, enfin, s'il a réussi à se lever.
Ah ouais, ouais. Mais là, tu verras, c'est la quintessence du bobo. T-shirt, cheveux gras, Christine Angot à côté, c'est Michel Sardou.
Ouais, alors, fais gaffe, pour tenir jusque-là, on a des conseils.
Ouais, et t'en fais pas, on est des pros.
C'est nous qui avons conseillé Jean Lassalle pour le débat.
L'idée de lui faire boire un litre de Ricard avant le début, c'était nous.
Mais voilà, comme ça, il fait proche du peuple. C'est ça qui te manque, François.
Ouais, il faut que taille vers les gens, comme au Trocadéro, là, c'était chouette. 200 000 personnes, comme il avait dit Retaillot.
Non, il y avait moins, c'est parce que Retaillot, je lui ai fait boire du Ricard aussi. Ah, oui, peu importe. C'est Emmaüs prêté par son beau-frère, et bam, on ne parle que de lui.
D'ailleurs, c'est quoi cette histoire de vouloir foutre un procès à un poutou, sérieux ?
Non, non, non, ça va encore faire des frais de justice, non.
Puis avec quel argent, t'arrives déjà pas à mettre de côté ?
Non, d'ailleurs, t'en fais pas, tous les conseils, là, qu'on donne, c'est cadeau, on facture pas.
C'est offert par Radio France, Radio Publique, alors Reteubillebop profite, comme on dit.
Ah, voilà, on crée de la dette, on crée de la dette, mais bon, et comme on dit, c'est toujours ça que les infirmières n'auront pas.
Oh, oui, faut bien rigoler un peu. On rigole, voilà.
Alors, ce qui serait bien, François, c'est qu'on soit sûr qu'on sait déjà tout sur les affaires.
Oui, alors pour le mariage de ta fille, on sait, mais enfin, si t'as financé la boum du petit dernier de la même manière, il faut qu'on sache là tout de suite.
Oui, parce que là, le feuilleton, c'est plus possible. Chaque jour, on apprend un truc. Ta campagne, c'est Breaking Bad, François, ça va pas.
Oui, il faudrait que ça redevienne Louis la Brocante, plus calme.
Voilà, alors en parlant de calme, attention, pour la deuxième heure, tu vas avoir le piège des questions des auditeurs.
Ah oui, attention, tu peux tomber sur des excités crypto-marxistes, c'est France Inter, oublie pas.
Ah oui, des anarchistes qui boivent de la croix, qui fument des roulées. Des Thomas le Grand, quoi. Voilà, voilà, alors panique pas, on a pris les devants, on a demandé à Ruth Elkrief et Jean-Pierre Elkabach de saturer le standard.
Comme ça, tu seras pénère.
Nous, Ruth, on l'adore.
Oh là là, elle pourrait faire pom pom girl dans tes meetings, elle est vraiment super. Ah, mais c'est une bonne idée, c'est bien, ça. Oui, mais voilà, c'est ça. Il faut que tu casses ton image d'homme trop sérieux, lâche-toi un peu. Fais des blagues, des devinettes.
Tiens, par exemple, j'en ai une. Monsieur et madame Ranlar ont un fils, comment l'appellent-ils ?
Ah, attends, parce que moi je ne l'ai pas là.
Bah Jean-François.
Jean-François Ranlar ?
Non, Ranlar Jean-François. Ah, Ranlar Jean-François. Ah, c'est bon ça.
Bon allez, il faut rigoler un peu.
Voilà, Charline Vanuneker et Guillaume Meurisse dans le 7-9. Une semaine politique sous le signe des Working Class Heroes, de la lutte des classes et des héros ouvriers. C'est le zapping de Laurence Perron avec l'aide de John Lennon, IAM et Prévert.
Un petit homme qui ne connaît qu'une seule chanson, toujours la même, bénéfice naître.
Et ouais, 2017, on prend les mêmes et on recommence. Écoute-les parler et tu useras le visage de la finance. Il est grand temps qu'on prenne nos propres affaires en main, qu'on ne se laisse plus représenter par ces politiciens.
Un rap signé Olivier Besancenot pour Ousse des Ousse.
Leurs promesses sont bidons et l'atmosphère devient pourrie. Ils ne doutent de rien, pourtant rien ne se passera comme prévu. Car le système nous sème pour des repus et corrompus. Ce n'est pas vraiment le chef ou le leader dont on est orphelin. Simplement de la conscience qu'on peut écrire notre destin.
Une séquence lutte des classes ouverte par cette phrase, qui restera sans doute celle de la campagne.
Quand nous on est convoqué par la police, nous ouvriers par exemple, on n'a pas d'immunité ouvrière. Désolé, on y va.
Philippe Poutou lors du débat des 11 candidats à la télévision, qui passe d'invisible médiatique à star antilibéral. C'est sur cette ligne d'ailleurs que se retrouvent les partisans de Benoît Hamon, réunis ce soir-là à l'Elysée, l'Elysée Montmartre.
Poutou, il est vraiment génial. Pour moi, c'est Poutou en numéro 1. C'est clair, il est génial. Là, il est vraiment bien dans son rôle. Mélenchon, bizarrement, je le trouve très fatigué. Moi, je suis un mélenchoniste à la base, donc je suis un peu déçu. Je dis, merde, je ne retrouve pas mon Jean-Luc combatif. Et même si je soutiens aussi un monde, je trouve qu'il mérite aussi de gagner. Je trouve que c'est deux beaux candidats. C'est dommage qu'ils soient deux, justement.
L'union de la gauche n'est plus un sujet pour Jean-Luc Mélenchon, qui considère que ça y est, elle se fait sur son nom, la France insoumise. Désormais, c'est Emmanuel Macron qui fait office de cible.
C'est un type, il est marrant comme gars, monsieur Macron. Non mais moi, je le trouve drôle. Il leur cite un poème, il ne l'a pas lu. C'est fou. Il leur dit, ah ben, ce n'est pas ici comme il est à Marseille. Il leur dit, ah, ce n'est pas ici que je vais vous dire, on est tous nés sous la même étoile. Et pam, ils passent la musique à fond, les ballons.
C'est ce qui permet à chacune et chacun de sortir de sa condition et d'accéder à un co-
Et en même temps, la locution adverbiale fétiche du candidat d'En Marche, et en même temps, l'ancien banquier de chez Rothschild et ex-grand commis de l'État se défend.
Moi, je suis le fruit de mon travail. Je ne suis pas de la noblesse d'État. J'ai conquis en passant des concours. Il y en a que j'ai raté, il y en a que j'ai réussi. J'ai travaillé pour le faire.
Et alors ?
Et alors ? Et alors ? Là, nous sommes dans la locution interjective et dans la riposte. François Fillon.
Et alors ? Le canard écrit que vous avez pendant 15 ans employé votre femme sans que personne ne l'ait vu travailler à l'Assemblée. Et sans que personne ne le sache. Et alors ? Pas même vos proches. Et alors ?
Et en même temps ? Et alors ? Et pendant ce temps ? Les working class heroes en Guyane, chez Whirlpool, chez McDo, au centre Pompidou en France, attendent un bulletin de vote à la main que cessent de siffler les balles.
A working class hero is something to be
Laurence Perron et John Lennon, adeptes du running. Elles courent le marathon en moins de 3 heures. Bonjour Nathalie Saint-Cricq. Excusez-moi.
Je ne peux que confirmer.
Françoise Fressos, bonjour. Bonjour. Le Monde. Et Karine Becker de France Inter, bonjour.
Bonjour.
Événement de la semaine, Karine.
Je ne suis vraiment pas une spécialiste des questions internationales, mais quand même, ce qui s'est passé en Syrie a choqué. La une de l'IB était juste sidérante. Les enfants d'Assad.
Les enfants d'Assad, où on voit cette image, où on a l'impression d'avoir affaire à des espèces de marionnettes. Elle est monstrueuse, cette photo. Elle est très choquante. Et en même temps, pour reprendre l'expression chère à Emmanuel Macron,
en même temps, on voit aussi l'image de ce président Trump, qui est donc intervenu militairement en Syrie, qui nous explique pourquoi il fait une déclaration. Et on a l'impression de voir un autre président tout d'un coup apparaître quand même à l'écran. On ne sait pas s'il a pris un peu la dimension quand même du poste qu'il occupe maintenant. Tout en étant quand même très inquiète, parce qu'on se dit qu'il a réagi très vite,
qu'il a suffi qu'il voit quelques images pour avoir tout de suite envie de dégainer, de bombarder.
Donc voilà, on n'est pas complètement rassuré. Et on se dit quand même qu'il y a bien un président aux Etats-Unis.
Françoise Fressoz, événement de la semaine.
Moi, je voudrais revenir un peu sur le débat télévisé sur les chaînes d'information en continu, mardi 4 avril. On avait les 11 candidats représentés. C'était un show assez intéressant et en même temps, une spectaculaire déformation du paysage politique.
Je m'explique. On dit la France très à droite. On a vu une survalorisation des candidats d'extrême-gauche. Il y a eu deux vedettes dans ce débat. Nathalie Arthaud, 0,56% des suffrages exprimés en 2012.
Philippe Poutot, 1,15% des suffrages exprimés en 2012. Deuxième déformation, on dit les Français attachés à l'euro. Là, une majorité de candidats représentés sur le plateau étaient hostiles à l'euro. Alors évidemment, ça pose le problème de la représentation démocratique.
Est-ce qu'il faut donner le même temps de parole à tous les candidats, quel que soit leur poids dans la représentation politique ?
C'est un débat qui a été tranché en faveur de l'égalité des temps de parole. En même temps, ce n'est pas un débat complètement condamnable,
dans la mesure où on a bien vu que les débats ne se focalisaient pas sur la place de la France dans le monde,
ou sur le poids de la dette, ou sur comment gouverner dans toutes les contraintes qu'on a. C'était vraiment la moralisation de la vie politique,
et c'était aussi l'envie d'un coup de balai. Réponse le 23 avril. Nathalie Saint-Cricq. C'était pour relancer un appel au calme.
Il y a quelque temps, les sondages étaient... C'était tous les maux de la terre, les sondeurs étaient des sinistres abrutis, et aujourd'hui tout le monde a l'air d'être accro ou drogué au sondage. Il y a une espèce de frénésie. Alors un jour on voit Marine Le Pen, le plafond de verre, le lendemain ici elle gagnait,
François Fillon est mort, et puis tout d'un coup ici c'était lui, Emmanuel Macron, qu'est-ce qui peut l'arrêter ? Et puis finalement il est en train de tomber dans les sondages. Ou alors maintenant ici on a vu Mélenchon Le Pen au deuxième tour.
Juste dire à nos auditeurs qu'il faut être calme, regarder toujours le même institut pour voir la dynamique et pas non plus certains instituts qui ont envie de faire des coups
un petit peu événementiels pour qu'on parle d'eux. Ça se resserre, c'est sûr, regardez aussi quand les sondages ont été faits, par exemple sur Emmanuel Macron avant ou après l'émission politique,
c'est sûr que ça se resserre, mais il ne faut quand même pas s'énerver à ce point.
Le portrait de notre invité à midi 15. Aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan et je donne la parole à Karine Bécard.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Madame.
Vous avez sans doute oublié Nicolas Dupont-Aignan que lorsque vous êtes venu ici dans ce même studio, sur ce même plateau le 21 janvier dernier, j'avais terminé mon portrait en expliquant que pour tenter d'exister politiquement, vous étiez devenu un champion de la communication, que vous passiez parfois plus de temps à préparer un bon coup médiatique, qu'à véritablement faire de la politique.
Je voudrais, si vous me le permettez, vous dire merci Nicolas Dupont-Aignan de ne pas m'avoir démenti.
Parce que c'est exactement ce que vous avez fait il y a trois semaines, quand vous décidez brutalement de quitter votre fauteuil bien avant la fin de votre interview en plein journal de 20h sur TF1. Officiellement c'était pour contester le débat des grands candidats dont vous n'étiez pas, mais vous saviez parfaitement qu'après un tel coup d'éclat,
vous alliez forcément vous faire remarquer. La vidéo a été admirée plus de 12 millions de fois. Résultat, vous Nicolas Dupont-Aignan,
jusqu'ici le monsieur 2% avait gagné plutôt rapidement, pas moins de 2 à 3 points.
Et puis il a profité également des révélations sur François Fillon.
Oui bien sûr, vous avez raison. En fait, Nicolas Dupont-Aignan a toujours été pressé d'avancer. Vous avez décroché du premier coup votre mairie à 34 ans,
à 36, vous enchaînez en devenant député. Le problème du jeune élu prometteur que vous avez été,
c'est que 20 ans après, il en est toujours à être le député maire de la ville d'hier dans l'Essonne. Deux fois vous avez postulé pour devenir le président de l'UMP, vous avez échoué. Et cette année, pour la deuxième fois, Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Vous rêvez des sommets, vous ne pouvez pas vous en empêcher. Vous essayez même, depuis quelques semaines, de vous persuader que vous, le souverainiste, disputerez le second tour. En réalité, votre score risque surtout de grignoter des points à François Fillon, de le gêner pour franchir le premier tour, et du coup de conduire la droite à l'implosion.
Un petit mot, Nicolas Dupont-Aignan, de réaction à ce portrait ? Comme toujours, avec du talent, vous n'avez rien compris. C'est sévère.
Moi c'est du talent.
Parce que, pardonnez-moi, vous voyez l'écume et pas la vague. Vous ne voyez pas le sens de mon combat. Vous savez, si j'ai renoncé justement à une carrière prometteuse, et si j'ai quitté l'UMP en 2007, après la ratification du traité de Lisbonne, qui était la trahison du vote des Français au référendum, c'est parce que je suis gaulliste, et que je crois qu'on ne pourra résoudre les problèmes des Français, que si on retrouve notre indépendance nationale, c'est-à-dire notre capacité à faire vivre notre démocratie. Alors oui, vous avez raison au moins sur un point, c'est que je ne serai sûrement pas toujours député maire.
J'aurais pu être ministre, j'aurais pu lécher les chaussures de certains grands, si j'avais accepté les travailleurs détachés, les traités de libre-échange, la destruction de notre économie, la régression sociale. Mais j'ai une autre idée de mon pays. Et c'est ce qui m'a conduit à prendre mon indépendance, à reconstruire une force politique debout la France, qui est aujourd'hui la sixième ou la cinquième, qui a fait autant de voix au régional que M. Mélenchon, à patiemment, avec opiniâtreté, avec parfois solitude, dans le monde politique, mais pas avec les Français, à reconstruire une offre politique.
Et vous savez, si je suis candidat à la présidentielle, c'est tout simplement parce que j'estime que les programmes de ceux qui nous ont gouvernés, qui ont échoué, M. Macron et M. Fillon, nous conduiront au désastre. Et, en contrepartie, à ce qu'on a vu au débat, c'est-à-dire à l'excès inverse. On casse tout. Eh bien, moi, je veux changer mon pays sans tout casser. C'est le sens de mon combat. Karine, c'est tout.
Alors, un petit mot quand même, parce que vous nous parlez de vos idées.
Après, j'utilise les moyens que j'ai. Et pardonnez-moi, sur l'affaire du...
Alors, voilà, c'est les moyens sur lesquels je voudrais revenir. C'est-à-dire que vous êtes quand même beaucoup dans la politique spectacle. Nicolas Dupont-Ignon a l'impression que finalement, vos seules idées et vos convictions,
vous nous parlez très bien là, ne vous permet pas d'exister.
Vous êtes obligé d'être un peu dans l'assurance-faire.
J'ai le programme sans doute le plus sérieux. 700 propositions, 200 pages. On fait un travail absolument remarquable de fond.
Pour nous le maire, un pavé de 1000 pages, ça n'a pas suffi. Je crois que ce n'est pas la quantité qui fait...
Non, mais si vous lisiez, vous verriez les propositions. Mais ça ne vous intéresse pas.
Je vous assure que je le dis. Non, ça ne vous intéresse pas.
Je ne parle pas de vous personnellement. Et quand il y a une injustice, et quand il y a d'un côté des grands candidats soi-disant, grands par quoi ? Par leurs intérêts, par leurs affaires, par leur bilan catastrophique, par leur arrogance, qui monopolisent la parole sur une chaîne de télévision dans une démocratie. Je croyais qu'on était en démocratie. Qu'il y a 11 candidats. Madame Fresso, ça m'a un peu choqué ce que vous disiez. Vous disiez, c'est quand même dingue. Il y a des gens qui ne pensent pas sur l'Europe, qui remettent en cause. Il faudra se poser la question de l'égalité. Mais il n'y a pas d'égalité de temps de parole. Vous savez qu'avant, il y avait 5 semaines d'égalité.
Ça a été réduit à 2. Et ça commence demain. J'ai eu Madame Fresso, si je peux dire un mot. Là, vous avez du temps de parole, donc il ne faut pas ne l'utiliser pas comme ça, parce que vous avez bien. Mais j'ai le droit de l'utiliser comme je veux. Oui, oui. J'ai le droit de dire ce que je veux encore. On est encore en démocratie. Nicolas Dupont-Aignan, j'essaye de trouver une motion de synthèse. N'utilisez pas votre temps de parole à parler du temps de parole. Parce qu'après, il n'y a plus de temps de parole. Mais si, je vais vous dire pourquoi c'est important pour les Français. Car on est en train de voler cette élection présidentielle. Des groupes d'intérêts, financiers, à la solde.
Lesquels ? Qui et lesquels ? Si je peux vous finir ma phrase. Les assurances pour M. Fillon, qui est subventionné par AXA, et qui veut détricoter la sécurité sociale. On comprend pourquoi. Les banques, pour M. Macron, qui veulent maintenir un système fou. Alors oui, eux, ils ont eu des temps de parole. Ils ont eu 20 fois plus de temps de parole que moi depuis le début. 20 fois plus de temps de parole. Il n'y a pas d'égalité, on le sait. Et est-ce qu'il y a des preuves ? Est-ce qu'il y a des preuves, Nicolas Dupont-Aignan ? Je vais vous donner les preuves. Et comme par hasard, il y a un débat, un seul. Oh ! Quel effroi ! Le système tremble. Ils ont tellement peur.
Ils ne supportent tellement pas qu'on leur pose des questions qu'ils ont refusé le débat sur France Télévisions. Moi, je vous dis que si ça se passait chez Poutine, ce qui se passe aujourd'hui en France, si ça se passait chez Poutine, vous seriez à faire des chroniques en disant « C'est scandaleux, il n'y a pas d'égalité. » Je ne suis pas sûr quand même que Vladimir Poutine soit le modèle de la démocratie. De la démocratie.
Ni même Victor Orban que vous admirez de votre équipe.
Je n'ai pas dit ça. Je dis simplement qu'il y a un problème démocratique dans notre pays. Et je dis aux Français qui m'écoutent, n'écoutez pas ceux qui veulent vous forcer à voter utile. Et merci Nathalie Saint-Cricq de répéter que les sondages ne valent pas grand-chose. Votez en votre âme et conscience. Il reste qu'un jour maintenant, parlons du fond. Mais je tenais à préciser qu'on est en train de voler l'élection présidentielle aux Français pour leur imposer un choix qui va perfecuer une politique de déclin économique, de régression sociale, sans précédent dans notre pays. Et je ne veux pas de ça pour mon pays. Et c'est le sens de mon combat. Françoise Fréseuse.
Quel score visez-vous pour cette élection ? D'être élue, chère Mme Fréseuse. Vous êtes à 3,5-4%. Je ne crois pas un mot. Je ne crois pas un mot sur ces sondages. Ils ne valent rien. Puisque pour une raison très simple, c'est que les Français n'ont pas tranché. Et comment voulez-vous photographier une situation qui n'est pas définie ? Et vous oubliez une chose, c'est que le peuple français bouillonne. Ce débat a été intéressant parce qu'il a montré qu'il y avait une caste. Une caste politique qui vit d'abus, de corruption, d'incapacité, qui est soumise au parti de l'étranger. C'est-à-dire à la décision de Mme Merkel, de Washington, de Bruxelles. On le voit sur l'affaire de la Syrie.
Et que cette caste veut à tout prix garder son pouvoir. Et moi, je propose une autre voie de fond. Je suis parfois obligé de faire des coups d'éclat pour que les Français réagissent.
Donc elle n'avait pas totalement tort, Karine.
Parce qu'il y a un moment, il faut réveiller nos concitoyens. Et je dis à nos concitoyens, il sera trop tard pour pleurer le 7 mai. La France ne doit surtout pas en reprendre pour 5 ans. Il y a une autre voie possible. J'ai une voie sérieuse, avec des mesures précises, qui permettraient de résoudre la crise économique et donc d'empêcher cette réagition sociale.
On vous a entendu attaquer conjointement M. Fillon et M. Macron.
Oui, parce qu'ils ne valent pas mieux l'inclos.
Comme si c'était l'UMPS.
Je suis électeur, qu'est-ce qui me fait voter pour vous plutôt que pour Marine Le Pen, alors qu'on a un peu l'impression que vos discours sont similaires ? Donnez-moi trois distinctions qui me permettent de fixer mon choix. Eh bien d'abord, la personnalité. J'ai été élu depuis 20 ans, réélu à 80% dans une ville de banlieue qui votait socialiste à 65%. J'ai surassemblé mes concitoyens, j'ai redressé cette ville. Je ne suis pas Mme Le Pen, je n'ai pas la même histoire politique, je n'ai pas été directeur de campagne de Jean-Marie Le Pen. J'ai toujours été gaulliste, républicain.
Ça, c'est sur la personnalité.
C'est important parce qu'on élit un président de la République. Deuxième point. Deuxième point, je n'ai pas du tout la même équipe. Tous ceux qui m'accompagnent depuis des années sont aussi des républicains, des gaullistes, des maires, des élus locaux, des chefs d'entreprise, des responsables associatifs. Alors, c'est les gens du Front National. Chez nous, il n'y a aucune arrière-boutique. D'accord. C'est cette droiture, cette honnêteté collective qui nous permettra de redresser le pays parce que ce n'est pas un homme seul qui redressera le pays. C'est une équipe qui n'est liée à aucun intérêt financier. Donc, troisième point. Et troisième point sur le projet.
Si vous lisez en profondeur mon projet, vous verrez que sur l'économie, je ne suis pas collectiviste et que je veux au contraire libérer les PME pour qu'on recrée de l'emploi en France. Sur la société, je n'ai pas du tout la même vision, notamment sur la place de la femme, sur l'école publique, sur la participation dans l'entreprise. Si vous lisez mon programme, je propose une société de participation, une société solidaire, une société où l'école publique, les valeurs du mérite, de l'égalité, eh bien, libre à vous. Moi, je vous dis que mon projet est un projet complet et qu'en vérité, si je devais résumer d'un mot, je veux faire une rupture dans le calme, dans le sérieux.
Alors, évidemment, c'est moins spectaculaire, mais je dis aux Français, et c'est peut-être aussi la grande différence, c'est que le patriotisme, je dirais humaniste, de bon sens que je propose est le seul qui peut permettre de renverser ce système qui nous tue. Parce que Mme Le Pen, au deuxième tour, ne gagne pas. Et moi, je veux gagner.
Rapidement, est-ce que vous n'avez pas commis une petite erreur, tout de même, en tapant aussi fort sur François Fillon ? Il y a eu des électeurs, un électorat qui était un peu perdu après toutes ces révélations. Vous auriez pu en capter une bonne partie. Est-ce que finalement, le fait de vouloir taper dessus, est-ce que vous n'avez pas des regrets ? Est-ce que vous n'avez pas le sentiment d'avoir commis des erreurs ?
Mais je ne tape pas dessus. Vous savez, j'ai été à Lyon, à Lyon, hier. La présidente du comité de soutien, Nicolas Sarkozy, Mme Ferretti, a fait un très beau discours et nous a rejoint. J'ai tous les jours la base des Républicains qui nous rejoint. Ceux qui étaient gaullistes, ceux qui aiment la France. La base du parti des Républicains. Du parti des Républicains. Pourquoi ? Parce qu'on élit un président de la République qui va incarner la France, qui va représenter la France. Et vous savez, j'entends les critiques de certains fillonistes, c'est François Fillon qui s'est mis tout seul dans cette situation, ce n'est pas moi. Non, mais on n'est pas sur ça. Comment les capter ?
Comment capter cet électorat ? Mais je n'ai pas à capter. Excusez-moi. Convaincre, si vous n'avez pas le mot. Convaincre. Je ne fonctionne pas comme ça. Mais si, la conviction, c'est important. Attendez la suite. Je suis M. Dupont-Aignan qui a un parcours politique, qui a toujours défendu une autre idée du pays. J'ai refusé de signer ces traités scélérats qui ont mis la France dans le pétrin. Je propose une autre voie. J'ai un projet. J'ai une équipe. Les Français sont libres. Je n'ai pas à draguer tel Français, tel autre. Et vous savez, nos concitoyens, nos concitoyens, je ne les classe pas, Fillonistes, Front National, etc.
Il y a 20 millions des Français, c'est surtout à eux que je m'adresse, qui, à juste titre, sont écoeurés. Il y a de quoi être écoeuré. Et je leur dis, on peut reconstruire le pays. On a tout pour réussir. Je vous propose un beau projet. Lisez-le. Lisez-le. Regardez qui je suis, ce que j'ai fait, comparez, et puis allez voter. Je n'ai pas à m'apesantir sur un tel ou un tel. Mais ce que je sais, c'est que je ne veux pas voir à l'Élysée ce trio infernal qui, aujourd'hui, monopolise les sondages, l'expression, et qui, en fait, n'est pas un vote d'adhésion, est un vote de défaut.
Et oui, nous revoilà sur le plateau de questions politiques, l'émission politique de France Inter, France Info et Le Monde. Bienvenue à ceux qui nous rejoignent. C'est une émission spéciale. Aujourd'hui, nous avons deux invités. Nicolas Dupont-Aignan est avec nous jusqu'à 13h. Il répond maintenant à vos questions au 01 45 24 7000 sur franceinter.fr. Facebook Live et Twitter avec le mot-clé « Question Paul ». Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions, Françoise Fresseauce du Monde, Karine Bécard de France Inter sont à mes côtés. La parole maintenant à Patrice qui nous appelle de la Meuse. Bonjour mon cher Patrice, soyez le bienvenu. Bonjour à tous.
Nous vous écoutons. Petite remarque déjà, c'est que je ne voterai pas pour M. Dupont-Aignan, mais j'approfite totalement de la décision de quitter le plateau de TF1. Ça, il n'y a pas de problème. Une petite remarque aussi, c'est que concernant tous les débats qu'on a vus, je trouve lamentable le désintérêt des problèmes environnementaux lors des derniers débats.
Rien durant trois heures, les journalistes et les hommes politiques n'ont nullement cet état d'esprit systémique qui est pourtant indispensable à une démarche politique cohérente. Voilà qui est dit.
Ma question, c'est la suivante. Remettre en cause l'appartenance de la France à l'Union européenne, à mon instant, c'est une faute majeure, à un moment où plus que jamais l'Union a besoin d'être renforcée,
notamment en matière de défense, en regard des menaces croissantes. Voilà.
Merci Patrice pour cette question qui commençait. Nous avons eu un tout petit problème technique sur le plateau, mais je le dis à Nicolas Dupont-Aignan par des remerciements pour votre position sur le débat à 5 puis à 11 candidats. Alors, votre position donc sur l'Union européenne, n'est-ce pas un problème majeur ? disait notre auditeur à un moment où nous avons besoin d'Union. Je crois que notre auditeur... Nicolas Dupont-Aignan. Je crois que notre auditeur se trompe sur ma position. Je suis hostile à cette mauvaise Union européenne. Je ne suis pas hostile à l'idée d'une Europe. C'est comme un syndic de copropriété.
Vous êtes dans un immeuble, vous avez un syndic de copropriété qui à un moment dérive. Vous prends votre argent, décide à votre place et régente dans le mauvais sens votre immeuble. Eh bien, les copropriétaires, dont la France, ont le droit de se séparer de ce syndic, d'en reprendre un autre, de reconstruire le règlement de copropriété. Ce que je veux, c'est revenir à une Europe des nations libres qui contrôle chacun, chaque pays, ses frontières, décide de ses lois, de son budget, mais travaille ensemble sur des projets communs. Et je veux que la France garde sa liberté de manœuvre. Alors, vous me parlez de la défense, M. Patrice.
Eh bien, justement, si vous aviez une Europe de défense, là, telle que unitaire, fédérale, eh bien, nous ne pourrions pas faire ce qu'a fait Dominique de Villepin et Jacques Chirac. C'est-à-dire, nous serions conduits de suivre cette folie sur la Syrie. Et je réagis d'ailleurs à Mme Beckham. La monstruosité des enfants morts et ces images m'ont bouleversé, comme tous les Français. Mais moi, je ne dis pas les enfants d'Assad, parce que ce n'est pas obligatoirement vrai. Et comme on a dit, les enfants de Saddam Hussein, ce n'était pas vrai. Comme on a dit, les monstruosités de Kadhafi, ce n'était pas vrai.
Qu'est-ce que ça me semble être ?
Et cela veut dire que je ne veux pas, en tout cas, moi, je serai dans la ligne de Jacques Chirac et Dominique de Villepin, je n'entraînerai pas la France dans cette surenchère folle sans qu'il y ait la preuve. Si c'est vraiment Assad, oui, il faudra être impitoyable, mais dans le cadre des Nations Unies. Donc, vous attendez une enquête, c'est ça ? Si ce n'est pas Assad, parce que ça peut très bien être des islamistes, et d'ailleurs, qui s'est réjoui des frappes de Trump ? Les frères musulmans, Daesh, bravo, Al-Qaïda et Erdogan de Turquie. Voilà les... Et puis la classe politique française. Non, mais attendez, vous disiez dans votre livre, M. Dupont-Aignan, vous disiez
« Provocations de Trump cachent son réalisme diplomatique ». Ça, c'est dans votre livre. Alors, vous disiez ça, mais à l'époque, c'est il y a deux mois.
Eh bien, il a changé. Il a été pris en main par un certain dispositif militaire américain. On voit très bien ce qui est en train de se passer. Et moi, je vous dis, en tout cas, moi, je suis candidat à la présidence de la République française pour rompre avec cette politique atlantiste, dangereuse, que mènerait M. Macron... Et pour qu'il soit poutiniste, finalement. Parce qu'on a l'impression que votre alignement, il est de l'autre côté. Mais non, mais est-ce qu'on peut pas... Justement, je suis gaulliste et je reviens à la question de Patrice aussi. Je veux simplement que la France soit indépendante, décide librement à partir des faits et non pas à partir d'une illusion.
Mais concrètement, qu'est-ce que vous auriez fait si vous aviez été dans la situation vendredi ? J'aurais d'abord condamné ces frappes unilatérales en violation de tout le droit international. J'aurais ensuite demandé une enquête approfondie pour savoir qui a commis cette monstruosité. Et j'aurais dit que la politique de la France aurait été claire. Si c'était Assad qui a commis cette atrocité, j'aurais revu toute ma politique syrienne. Si en revanche, comme je peux le penser, c'est une manipulation des islamistes, des djihadistes, qui veulent déstabiliser la Syrie comme on le voit, parce que Assad n'a aucun intérêt à faire ça, à ce moment-là, j'aurais gardé ma politique indépendante.
Je ne suis ni lié à Poutine, ni lié à Assad. Je veux simplement tirer les leçons de ce qu'on a fait en Irak, et heureusement qu'on avait Jacques Chirac à l'époque, et tirer les leçons de la catastrophe de la Libye où François Fillon, tiens, c'était lui, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, ont fait les vatankers, inspirés par M. Bernard-Henri Lévy, qui a disparu là, et abouti à une catastrophe dans tout le Sahel avec la déstabilisation du Maghreb. Parce qu'il faut savoir, quand on s'attaque à quelqu'un, par qui on le remplace ? Le problème quand même,
c'est que quand on demande une enquête, souvent ça donne le sentiment de chercher à gagner du temps, ou on perd. Peut-être, mais en attendant,
est-ce qu'on déstabilise tous les pays en jouant au cow-boy, avec les résultats qu'on a vus, et on remplace par qui ? Par Daesh ? Qui a tué sur les trottoirs de Paris ? C'est Assad ou c'est Daesh ?
On a quand même le sentiment
qu'une ligne rouge, pour reprendre l'expression de 2013, a été dépassée, donc il est bon de montrer qu'on sait réagir assez vite. Nicolas Dupont-Aignan.
Si on sait qui a franchi la ligne rouge ? Oui, mais là, on perd du temps. Mais on perd du temps, alors on commet des injustices ? On déstabilise des pays ? On les remplace par qui ? Par Daesh ? D'ailleurs, moi, je trouve quand même stupéfiant ce qui se passe en matière internationale. Daesh n'a pas franchi une ligne rouge en massacrant Bataclan ? Bah si, évidemment. Daesh n'a pas franchi une ligne rouge en massacrant à Nice ? Eh bien, Daesh est toujours là, et les nations occidentales ne font rien vraiment contre Daesh. C'est petit bras. Petit bras. Parce qu'il y a des liens avec l'Arabie Saoudite, avec le Qatar. Parce qu'on ne veut pas taper ces mouvements salafistes.
Parce qu'il y a une complicité au plus haut sommet.
Mais attends, on peut très bien dire dans ce cas-là que la fin justifie les moyens, et dire que comme de toute façon entre Bachar el-Assad et Daesh, c'est Daesh qui est la principale cible, eh bien on accepte éventuellement que Bachar el-Assad fasse n'importe quoi. Non, je ne l'accepterai pas non plus. C'est un peu la thèse de Marine Le Pen qui est de dire en gros qu'il y a un ennemi prioritaire, et cet ennemi prioritaire...
C'est sa thèse, moi j'ai une thèse... Alors que Benoît Hamon ne fait pas de hiérarchie entre les salauds, pour le citer. Moi, je ne fais pas de hiérarchie, je dis simplement que je ne veux pas commettre trois fois la même erreur. On a commis une erreur avec Saddam Hussein, on a déstabilisé tout le Moyen-Orient et la France, on a eu la chance d'avoir Dominique de Villepin. En Libye, on a répandu les islamistes dans tout le Sahel, et je peux vous assurer que la situation... Je suis à la commission des affaires étrangères de l'Assemblée, je connais bien ces sujets. La situation du Maghreb est très fragile, et moi je voudrais que la France revienne à une politique indépendante.
Allez, on retourne-nous au Standard, où Sylvie nous attend. Bonjour et bienvenue Sylvie.
Bonjour.
Nous vous écoutons.
Alors ma question est, vous, monsieur Dupont-Aignan, qui avez de réelles compétences pour la France, et qui faites moins que 5%, pourquoi n'êtes-vous pas pour la 6ème République de M. Mélenchon, qui vous permettrait de mettre en œuvre vos compétences et votre grande expérience politique
au service de l'avenir de la France ? Merci beaucoup Sylvie. Nicolas Dupont-Aignan vous répond. D'abord, personne ne sait si je suis à moins de 5%, parce que ce sont les Français qui le décideront. Et j'invite, madame, à ne pas vous laisser impressionner. C'est vous qui votez, ce ne sont pas les sondeurs. D'ailleurs, il faudrait savoir à qui appartiennent les instituts de sondage. Ça serait intéressant. Ce sont des entreprises. Des entreprises, oui. Des entreprises comme certains journaux, qui sont liées à des banques et qui savent très bien qu'ils soutiennent. En revanche, très clairement, sur la 5ème et la 6ème République, il y a un problème démocratique réel en France. Pourquoi ?
Parce qu'on a dénaturé la 5ème République en abandonnant le référendum, qui n'a pas été respecté en 2005. Moi, je veux redonner de l'air démocratique à la 5ème. Alors, on peut l'appeler la 6ème ou la garder le numéro. Vous n'avez pas de religion sur le numéro en tant que gaulliste ? Vous n'avez pas le fétichisme de la 5ème République ? Non, parce qu'elle a été dénaturée. Le général de Gaulle est parti quand il a été désavoué. Les autres s'accrochent aux branches. Et je veux le vote blanc reconnu avec, si on dépasse 50% de vote blanc, les candidats sont automatiquement éliminés et n'ont pas le droit de se représenter à l'élection qui a été annulée pour redonner le pouvoir aux Français.
Je veux le référendum d'initiative populaire à 500 000 citoyens comme ça existe en Suisse, en Italie et même aux Etats-Unis, dans certains Etats. Je veux le casier judiciaire vierge. Casier judiciaire vierge pour tout candidat à l'élection. Je suis le seul candidat à avoir été présent dans l'hémicycle. Pour le voter, on n'était que 20. Et il est toujours embourbé. En un mot, je veux qu'on relance un processus démocratique. Et je veux récupérer du pouvoir de Bruxelles pour que les Français puissent se déterminer sur leurs lois. Ce qui n'interdira en rien une belle coopération européenne sur des sujets scientifiques, d'investissement, transition énergétique, aide à l'Afrique, etc.
En un mot, je veux remettre de la démocratie. La souveraineté, je vous rappelle que c'est la démocratie. Et les Français ont très bien compris qu'on n'était plus en démocratie. C'est l'enjeu de 2017. Françoise. Quel regard portez-vous sur la dynamique Mélenchon qui partage vos positions, en tout cas sur le dossier européen et sur l'affaire de la souveraineté ? Vous pensez que c'est bien ? Est-ce que vous pourriez même collaborer avec lui un jour ? Je pense qu'en vérité, nous assistons et c'est là où il y a un grand bouleversement masqué qui a été masqué par le jeu des primaires qui a étouffé la vie politique pendant six mois et qui nous a fait disparaître, nous, hors primaire.
Eh bien, arrive ce qui devait arriver. Les deux parties de gouvernement qui sont responsables du chaos actuel. Responsables, coupables. Et c'est pourquoi ils ne devraient pas se représenter. Et en tout cas, je demande aux Français de les sanctionner. Les deux parties qui ont fait ces primaires, M. Hamon et M. Fillon, s'effondrent aujourd'hui parce que ces deux parties explosent, parce qu'ils n'ont plus de solution pour le pays, émergent des candidats différents. M. Mélenchon, Mme Le Pen, je pense que tous les deux ont des excès. Et je suis, si je puis dire, l'antisystème sérieux.
C'est-à-dire que je propose, et on va y venir, baisse d'impôts, rétablissement de l'ordre, contrôle des frontières, politique de relance du pouvoir d'achat raisonnable, concentrée sur les bas salaires, réforme de l'école publique, et surtout pas l'autonomie que nous propose M. Macron. Bref, en un mot, je veux remettre en place le système français dans ce qu'il a de meilleur. Mais sans les excès de M. Mélenchon et sans les excès de Mme Nathalie Saint-Cré. Ça veut dire une question peut-être politicienne, mais très très courte. Vous êtes anti-système.
Vous pourriez être le Premier ministre de Marine Le Pen pour justement calmer son entourage, comme vous l'avez dit tout à l'heure, calmer ses ardeurs à elle. et justement la version rationnelle. Votre question supposerait que je ne suis pas élu. Et donc vous devriez plutôt me poser la question de savoir qui sera mon Premier ministre. Alors je vais vous demander qui va être Premier ministre, mais quand on demande aussi à Jean-Lassalle, il dit qu'il va être élu. Merci. Ce n'est pas désagréable, mais c'est juste qu'on essaie d'avancer. Debout la France a eu autant de voix que M. Mélenchon au régional. Je reconstruis une offre gaulliste. Je suis convaincu que M. Fillon ne peut pas l'incarner.
Vous êtes réunis de Marine Le Pen, c'est tout ce que je demande. Eh bien, je suis candidat parce que je ne suis pas Marine Le Pen.
Mais si vous pourriez travailler avec elle,
je suis candidat à la présidence de la République parce que je pense qu'il faut une voix différente de celle de Mme Le Pen. Dans le même sens que la question de... Je ne vais pas parler Mme Le Pen, on en parle tellement. Dans le même sens... Et justement... Dans le même sens, Nicolas Dupont-Aignan, s'il vous plaît, c'est juste une question d'une auditrice par courrier électronique. Pouvez-vous donner, Nicolas Dupont-Aignan, peut-il donner un panorama du gouvernement qu'il formerait, Premier ministre, ministre de l'Éducation, ministre de l'Environnement ? Alors, je l'ai écrit dans un petit livre...
Ramayad, Nos Affaires et Transmères.
J'ai écrit dans un petit livre qui s'appelle 100 jours pour tout changer où je fais un casting, si je puis dire, de personnalités déjà indépendantes des intérêts financiers, courageux, qui n'ont pas, j'allais dire, du sang sur les mains, c'est-à-dire qui n'ont pas gouverné notre pays depuis un certain nombre d'années. Et je prends un exemple très simple. Je veux des personnalités qui soient capables de défendre l'intérêt général, le salut public. En fait, il faut un grand gouvernement de salut public. Alors après, vous pouvez imaginer des noms, j'en ai cité, j'avais mis d'ailleurs Jean Lassalle à l'aménagement du monde rural. J'avais mis Natacha Polony à l'éducation.
Je voudrais qu'on reparle de l'école. Juste 10 secondes et je vais continuer la réponse. On a des questions là-dessus. Votre point de vue sur l'école. Quand je vois, là aussi, il faut parler programme. Je dis aux Français, lisez les contrats d'assurance. En bas, il y a des petites clauses. L'autonomie des établissements, ça veut dire quoi l'autonomie des établissements ? Ça veut dire la fin du modèle de l'instruction publique française.
Moi, je veux au contraire revenir à l'école du savoir, concentrer sur l'apprentissage du français, restaurer l'autorité des maîtres et des enseignants dans leur classe, rétablir et multiplier les bourses pour aider les enfants en difficulté, arrêter avec la démagogie pédagogiste, annuler la réforme du collège, annuler la réforme des rythmes scolaires et revenir à la semaine de 4 jours pour que les enfants ne soient pas fatigués. en un mot, c'est une grande réforme scolaire. Qui en parle ? L'avenir de nos enfants, l'avenir du pays dépend de l'école publique. L'école publique gratuite, laïque, obligatoire, la même dans un petit village que dans la banlieue. Karine.
La même dictée à la même heure dans toute la France. Parce que c'est comme ça qu'on refera la méritocratie. La méritocratie.
C'est un petit cas d'études aussi et l'uniforme ?
Non, pas l'uniforme. Mais vous savez, je suis élu d'une circonscription de banlieue. Il y a 43 nationalités dans ma circonscription. Je suis réélu depuis un certain nombre d'années. La meilleure façon d'aider les enfants défavorisés et notamment les enfants d'origine étrangère qui s'intègrent bien contrairement à ce qu'on dit parce qu'il y en a plein qui réussissent, c'est de leur donner un idéal d'excellence. Et l'idéal républicain pour moi qui est abandonné complètement aujourd'hui, c'est pas simplement de donner des moyens à l'école, c'est de donner une exigence.
Et je suis l'un des seuls à avoir un très beau programme républicain sur l'école et Natacha Polony ferait une formidable ministre.
Alors, juste une petite question.
Je ne sais pas si elle le veut d'ailleurs.
Je reviens sur Madame Le Pen dont vous n'avez pas envie de parler.
Oui, parce qu'on en parle tellement de Madame Le Pen. Vous en parlez depuis 20 ans et vous en faites une impasse pour la France.
Elle est à la tête du Front National depuis 2011 seulement. Oui, mais enfin bon.
Si effectivement elle arrive à se qualifier pour le second tour, elle va devoir élargir un petit peu son spectre électoral. Il est très probable qu'elle vous tente la main.
Eh bien, on verra. Moi, je suis pour être au second tour et ça ne m'intéresse pas. Vous savez, si j'avais voulu aller avec Madame Le Pen, j'aurais déjà été. Et je veux une voix patriotique, humaniste, de bon sens parce que je crois à mon pays. Et je vais vous dire très clairement, aux élections régionales, elle n'a pas gagné alors qu'elle avait tout pour gagner dans le Nord-Pas-de-Calais. Ça veut dire quoi ?
Mais vous avez déjà discuté ensemble, M. Dupont-Aignan,
contrairement à ce que vous croyez, je suis convaincu que les Français attendent un autre patriotisme. Elle n'a pas le monopole. Son patriotisme et son rassemblement, il est bleu marine. Moi, il est tricolore. C'est toute la différence. C'est fondamental. Je suis un républicain. Et je dis aux Français, ne vous laissez pas enfermer parce qu'on connaît la manœuvre. Elle est vue à l'œil nu. Ça fait 20 ans, vous nous enfermer. Soit on continue avec les mêmes, soit on part au Front National. Je suis candidat pour éviter ça. Et si les Français se réveillent et votent pour moi, je peux vous dire qu'on évitera Mme Le Pen et qu'on évitera aussi M. Macron.
Et ce sera quand même bon pour le pays d'éviter l'un et l'autre.
Passons à la présidentielle. Vous êtes élue.
On va se poser le problème des législatives parce qu'il se posera pour tout le monde de toute façon. Oui, sans aucun souci pour tout le monde. Avec qui vous pouvez faire des alliances ? Pour le coup, est-ce que vous pouvez faire des alliances ? Est-ce que vous le faites avec des républicains ? Mais vous êtes revenu sous la 4ème République. Mais non, je ne suis pas revenu sous la 4ème République. Nathalie Saint-Crick.
Il faut bien construire une majorité.
Ça sera la majorité présidentielle parce que dans le même souffle, il y aura des élus.
Ça fait 20 ans. Vous avez fait un très beau geste gaulliste. Ça fait 20 ans que j'entends avant chaque présidentielle les mêmes trucs.
C'est peut-être bizarre parce que la 5ème, il y a aussi...
Non, mais à chaque fois, il y a une majorité qui vient. Pourquoi ? Parce que les Français sont très cohérents.
Et vous pensez que c'est valable pour Emmanuel Macron et pour tout le monde ?
Tout le monde. Tout le monde aura sa majorité. Je vais vous dire, même pour Macron, je pense que vous vous trompez complètement. Il y a une logique institutionnelle qui est intériorisée par tous les Français qui sont intelligents et qui savent très bien que quand ils élisent un président, il faut lui donner une majorité. Et je n'ai aucun souci là-dessus. Vous savez, regardez auprès des uns des autres. Vous savez, j'ai déjà 500 candidats. Tous les candidats sérieux ont des candidats aux législatives qui suivent.
Et les Français, si je propose par exemple ma baisse d'impôt, parce qu'on n'a pas parlé de ça, je veux revenir sur ma baisse d'impôt, si je propose la relance du pouvoir d'achat des petites retraites, vous savez, il y aura des députés qui la votront. Françoise. C'est quoi votre rassemblement très concrètement ? Est-ce que vous pouvez y mettre des hommes de gauche, des hommes de droite en disant que finalement le clivage, ce n'est plus celui-là, mais le clivage, c'est souverainiste contre européiste, entre guillemets. Nicolas Dupont-Aignan. C'est tellement malade, tellement malade et il y a un tel défi.
Et en même temps, on a de tels atouts qu'il faudra un rassemblement de salut public pour la patrie. Cela veut dire des Françaises et des Français qui adhèrent à mon projet. Et je suis certain qu'on peut le faire. Quand je parle, par exemple, économie, je reviens un instant sur l'économie parce que c'est fondamental. Les candidats du système, c'est un fait. M. Macron veut augmenter la CSG, je le dis aux retraités qui m'écoutent. M. Fillon veut augmenter la TVA. Ils vont continuer avec cette politique d'augmentation d'impôts dictée par Bruxelles et par l'Allemagne.
Mais ils ont là des baisses d'impôts prévues aussi.
Oui, mais que sur les entreprises et sur les plus riches. Donc ça continue comme avant. Non, pas avec la réaction d'habitation. Ça continue comme avant. Ils veulent, pour certains, supprimer la durée du travail, c'est-à-dire supprimer les heures supplémentaires. Moi, je veux récompenser le travail. Ça veut dire quoi ? Et j'insiste là-dessus. Je veux un choc fiscal de 72 milliards d'euros qui va baisser l'impôt sur le revenu, les droits de succession, défiscaliser les heures supplémentaires, aussi pour les enseignants, qui va permettre ainsi de relancer le pouvoir d'achat.
Parallèlement, je veux augmenter de 100 euros par mois dans les petites retraites, en prenant l'argent que nous donnons en pure perte à l'Union européenne, 8 milliards par an. Ces mesures de relance du pouvoir d'achat sont fondamentales pour relancer la machine. Et parallèlement, et j'insiste là-dessus, je baisse les charges sociales uniquement sur les PME qui investissent en France. Ça veut dire que je fais un choc de productivité et de relance productive sur le territoire national. Allez, ça, c'est révolutionnaire. Alors, une fois qu'on a fait ça, on va changer de cap économique.
Et si on change de cap économique, enfin, on va remettre, j'allais dire, du charbon dans la machine et on va pouvoir porter notre système social. Parce que sinon, vous allez détricoter tous les droits sociaux. questions au standard, Nicolas Dupont-Aignan. C'est Rodolphe qui nous appelle de Morley. On vous écoute, Rodolphe. Bonjour, bienvenue. Oui, bonjour.
Bonjour à tous. Bonjour, monsieur Dupont-Aignan. Bonjour, monsieur. La question a été un peu évoquée, la question que je voulais poser, par rapport aux alliances. Vous êtes absolument sûr d'être au deuxième tour.
Je ne suis pas sûr. Ça dépend des Français. Ça ne dépend pas de moi.
On sait très bien que les sondages, quelquefois, peuvent se tromper. Imaginez que vous ne soyez pas au second tour. et imaginons que ce soit monsieur Fillon, madame Le Pen. Comment vous vous positionnez ? Vu le programme que vous développez est quand même très proche sur certains points de celui de madame Le Pen. C'est aussi un programme à droite. Vous dites le liste, moi je vais bien. Mais j'aurais voulu savoir simplement comment vous vous positionnez entre monsieur Fillon et madame Le Pen. Merci, Rodolphe,
Merci, Rodolphe, pour cette question. Nicolas Dupont-Aignan, vous répond. Je vous réponds très simplement. Si je suis candidat, c'est que je n'adhère pas au programme de purge sociale de monsieur Fillon, qui serait une catastrophe en termes de chômage de masse. C'est un million de chômeurs dans l'année en plus. Et là, ce serait vraiment dangereux pour les Français. Et je n'adhère pas, et si je suis candidat, c'est que je n'adhère pas aux excès de madame Le Pen. Point. Donc, je n'ai pas à vous répondre, je n'en sais rien. Ce n'est pas la question. Je fais tout pour empêcher ce scénario noir comme il y a d'autres scénarios noirs. Vous dites, j'ai un programme de droite.
Oui, pour certains côtés, mais en tout cas, je suis moins à droite sur l'économie que monsieur Macron, qui va vous faire une purge de 60 milliards. C'est écrit. Vous augmentez la CSG et détricotez tous les droits sociaux comme il a commencé de le faire avec la loi travail. Alors, si vous voulez la finance internationale,
comme Marine Becker. C'est rigolo parce que votre programme, si on le lit bien, vous picorez autant chez monsieur Fillon que chez madame Le Pen. Non, pas totalement. Donc, je pense que répondre à la question de l'auditeur est assez compliqué parce que vous êtes entre les deux.
Mais c'est vous qui voyez ça, mais je ne crois pas parce que quand je prends, si vous regardez mon programme sur l'école de la République, si vous regardez mon programme sur l'aide au PME, le produire français,
Si on regarde l'orégalien, si on regarde l'économie. Ah, mais l'orégalien,
j'assume. Si vous auriez pu aussi dire tiens, monsieur Montebourg a inspiré. Vous savez, quand j'écris mon programme, quand on l'a écrit, pas tout seul, on a mis trois ans à faire ce programme qui est un des plus complets. Il suffit d'aller sur Internet. Je ne me suis pas posé la question de ce que pensaient les autres. Je dis simplement que la France est dans un dilemme dramatique. Encore une fois, je veux offrir une voie raisonnable de changement. Françoise ? Si à l'issue du premier tour, on s'aperçoit que vous êtes l'homme qui a empêché la qualification de François Fillon parce que vous lui avez pris trois... Non, mais laissez la... Trois points.
Vous serez satisfait au fond de vous
ou un peu embêté ? Mais écoutez, François Fillon était à 34% dans les sondages au lendemain de la primaire. 34%. Sondage, saufresse, vous retrouvez novembre. Il a été à 17% en 18-19. Vous croyez, vous me faites beaucoup d'honneur ? Beaucoup d'honneur. C'est moi qui ai fait perdre 17 points, monsieur Fillon. C'est pas exactement la question. Attendez, j'ai le droit de répondre ce que je veux. Oui, mais on prend un café et puis on vous laisse seul. Votre réponse ne me plaît pas. Ma réponse ne vous plaît pas. Mais je vous dis ce que je pense. Je vous dis ce que je pense. Vous savez, c'est pas moi qui ai acheté des costards à 6 000 euros. C'est pas moi qui se fait financer par AXA.
C'est pas moi qui propose un programme de purge social qui supprime les heures supplémentaires et donc la récompense du travail. Vous savez, si monsieur Fillon avait un peu d'honneur, il ne serait plus candidat. Et la question de François serait fausse. J'offre à l'électorat justement de droite une alternative. Et je suis le seul capable de battre monsieur Macron. Voilà, c'est tout. C'est la réalité. Et donc il faut que les Français arrêtent de se positionner en fonction des sondages. Est-ce qu'un jour on va voter par adhésion ? Je propose un vrai changement pour le pays. Je demande aux Français on est en liberté, on est en démocratie, on vote pour quoi ?
Pour éviter le moins pire et se retrouver avec la gueule de bois le 8 mai ? Ou est-ce qu'on vote pour des convictions, pour avoir une belle Europe, pour avoir une politique étrangère indépendante, pour reconstruire l'école publique, pour baisser les charges sur les PME, pour ne pas étouffer les retraités d'impôts ? C'est tout. Posez-vous les seules questions de ce qu'il faut pour le premier tour. Arrêtez d'enfermer les Français dans un second tour hypothétique. Si ça se trouve, il n'y aura ni monsieur Macron, ni madame Le Pen, ni monsieur Fillon à l'issue du premier tour. Mais la question de François, c'était la dispersion des voix à droite.
C'est un classique, c'est un classique pour la gauche. On dit toujours attention, dispersion des voix à gauche, la gauche est affaiblie. Mais vous savez ce qu'on vous pose ? C'est le vote utile. Madame Fresso a raison. Si, si. Derrière ça, si monsieur Demorand, c'est la théorie du vote utile. Mais il est utile pour qui ce vote ? Moi j'entends ce qui est dit. Attention, ne votez pas monsieur Dupont-Aignan. Ah bon ? Alors il faut voter le vote utile pour eux ? Vous voulez que la France en prenne pour 5 ans avec ces gens-là qui sont coupables ? Mais français, réveillez-vous. Vous avez entre vos mains le bulletin de vote. Il est égal. Le bulletin de vote, il est le même.
Qu'on soit de la petite village rurale, du fond du Morvan à la cité de Gennevilliers, c'est le même bulletin de vote. Eh bien je dis aux Français, réveillez-vous. Vous avez en main le destin de votre pays, de vos enfants. Balayez cette classe politique et regardez quel est le meilleur pour sauver le pays. C'est tout. C'est la seule question à se poser. Sinon ça ne sert à rien de la démocratie. Vous savez, on met les instituts de sondage, les journalistes, les intérêts financiers, les papiers, les journaux qui sont subventionnés, subventionnés par l'argent public et qui appartiennent à des oligarques. C'est la démocratie de l'oligarchie.
La question qu'on se pose quand on vous...
Émettez la banque Rothschild gouvernée avec M. Macron. La question qu'on se pose quand on vous écoute, c'est que vous décrivez le malaise qui a gagné la droite, vous décrivez la difficulté dans laquelle se trouve François Fillon. Pourquoi il n'y a pas eu plus de responsables de droite qui vous ont ralliés en se disant après tout... Vous connaissez la phrase du général de Gaulle à Covene Cardone. C'était les humbles, les petits, les sans-grades qui sont venus. Moi, je peux vous dire qu'hier à Lyon, il y avait des centaines de républicains dans la salle.
Mais évidemment, les grands chefs à chapeau à plume qui ont encore peur pour leur circonscription, qu'ils perdront d'ailleurs, ils sont terrorisés. Mais il y en a quelques-uns qui m'appellent, vous savez, et qui m'ont dit... Il y en a un qui m'a dit une phrase amusante, un député républicain, je pense qu'il va sortir du bois, qui m'a dit je préfère avoir une petite chance. Toute petite, c'est vrai. Toute petite, parce que vous savez, ça va dépendre des Français. Je n'avais jamais dit que j'étais sûr. Je dis, je veux. Et je préfère avoir une toute petite chance de gagner avec toi dans l'honneur que d'être sûr de perdre dans le déshonneur. Nathalie Saint-Cricq.
Il n'y a pas un petit soupçon de populisme dans tout ce que vous dites comme un peu Mélenchon, comme un peu Marine Le Pen ?
Écoutez, si dire la vérité aux Français... Non, non, non,
attendez, attendez. Les oligarques, la bancrochie, les instituts de sondage pourris, les journalistes, les journalistes... Mais c'est la réalité !
Vous parlez de Victor Orban en disant que c'est quelqu'un de finalement très fréquentable contrairement à ce qu'on dit. Vous parlez de la maire de Rome qui a 2000 enquêtes et 2003 ou 4 personnes
dans son entourage qui vont finir en prison. Est-ce que ce côté populiste, vous l'assumez totalement ? Totalement.
Il y en a assez. 30 secondes. Les oligarques gouvernent la France. Ils sont en train de voler l'élection présidentielle aux Français. J'invite les Français à se réveiller dans les urnes parce que sinon, ils seront obligés d'aller dans la rue après. Merci Nicolas Dupont-Aignan. Vous étiez le premier invité de Questions politiques. Mais merci à vous. On vous a reçu avec plaisir au mois de janvier dernier. Le service public. Oui, le service public et puis pas de distinction entre les grands et les petits candidats. J'ai toujours trouvé ça dégueulasse. Est-ce qu'il y a des grands et des petits journalistes ? Non, non, non, non. Est-ce qu'il y a des petits et des grands français ?
Nous sommes tous des 100 grades. Nous sommes tous des 100 grades. Nous sommes tous des Français. Merci beaucoup.
Nicolas Dupont-Aignan