Le retour de Jeremy Ferrari ! - C à Vous – 17/02/2020
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:04OuverteRéponse directe
C'est à vous la suite à notre table ce soir, un humoriste adepte de la provocation et de l'humour noir qui, après avoir parlé de la religion et de la guerre, a décidé de s'attaquer à un sujet non moins explosif, la santé, la sienne, mais aussi la nôtre.
- 1:16OuverteRéponse directe
Vous acceptez notre invitation à l'occasion de votre nouveau spectacle Anesthésie Générale.
- 1:24OuverteRéponse directe
Vous faites le récit de vos souffrances mêlées à votre regard sans concession sur notre système de santé.
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Et comment vous expliquez que ça intéresse ? On parle de santé, forcément, ça concerne tout le monde ?
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Vous comptez beaucoup sur eux ?
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Vous avez même lancé quasiment un appel à témoins, puisque sur YouTube, vous avez fait un appel à balancer les dossiers, pour qu'on vous raconte des histoires de santé en quelque sorte.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il est tapé homéopathie à vie dans Google. »
- 0:49InvitéFait
« Méphitis putorius, c'est de la glande anale de putois et c'est recommandé en cas de trouble du comportement. »
- 1:02InvitéChiffre
« En 1978, il y a encore 2% de la population qui ne touche pas la sécurité sociale parce qu'ils font ce qu'on appelle des métiers oubliés, les tondeurs de chiens, les prostituées et les prêtres. »
- 11:31InvitéChiffre
« c'était remboursé par la Sécurité sociale à 65% il n'y a encore pas très longtemps de cela »
- 11:40InvitéChiffre
« Laboratoire Boiron fait 500 millions d'euros de chiffre d'affaires »
- 10:00InvitéChiffre
« je suis passé à boire en me levant le matin et à consommer au minimum par jour 6-7 litres de vin »
- 10:22InvitéFait
« la dépendance est une maladie neurologique »
Temps de parole
- Invité69 %
- Présentateur14 %
- Invité 26 %
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- Présentateur 34 %
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C'est à vous la suite à notre table ce soir, un humoriste adepte de la provocation et de l'humour noir qui, après avoir parlé de la religion et de la guerre, a décidé de s'attaquer à un sujet non moins explosif, la santé, la sienne, mais aussi la nôtre.
Donc vous l'avez compris, ce spectacle n'est pas un spectacle de dénonciation, c'est un spectacle de vengeance personnelle. Il est tapé homéopathie à vie dans Google. Putain, il se faisait matraquer la gueule, on aurait cru des pédés en claquettes devant une caserne en Yougoslavie. Mes journées, c'est essentiellement de la frustration, regardez mes journées, je vous l'ai fait, regardez, hop, j'ai créé une vanne, je me dis, ah ben non, je la raye, celle-là, ils ne vont pas la comprendre. Alors ensuite, je me suis renseigné sur les ingrédients qui constituaient les traitements homéopathiques.
Méphitis putorius, c'est de la glande anale de putois et c'est recommandé en cas de trouble du comportement. Bronchite. En 1978, il y a encore 2% de la population qui ne touche pas la sécurité sociale parce qu'ils font ce qu'on appelle des métiers oubliés, les tondeurs de chiens, les prostituées et les prêtres. En sachant que très souvent en 1978, c'est la même personne qui faisait ces 3 métiers en même temps.
Vous acceptez notre invitation à l'occasion de votre nouveau spectacle Anesthésie Générale. Vous faites le récit de vos souffrances mêlées à votre regard sans concession sur notre système de santé. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est un thème ultra fédérateur, ultra vendeur. Vous remplissez vos salles aussi vite que Mylène Farmer. Non mais c'est vrai ! Non mais c'est vrai !
Mylène sera ravie de la prendre. Elle sera très flattée. Oui, c'est vrai que c'est incroyable avec ce spectacle. On a vendu énormément de places avant que ça démarre. On avait déjà vendu avec le premier spectacle, le vent de pièces à Beyrouth. On avait déjà vendu beaucoup de places en avance sur le souvenir du premier spectacle. Parce que le vent de pièces c'était le deuxième et non pas le premier. Mais on ne pensait pas en revendre autant.
La 100 000 places vendues un an avant la première.
Oui.
Et ça faisait une place toutes les 25 secondes. C'est énorme !
Oui, à un moment donné, on avait une cadence de vente qui était effectivement une toutes les 25 secondes. Donc comme on a la chance de produire le spectacle, nous, je voyais du coup les ventes en direct. Et c'était incroyable de voir ça parce qu'on avait juste mis, on n'avait même pas mis une affiche, on avait mis une photo juste en disant les ventes sont ouvertes. Et je ne suis pas, je suis sur les réseaux sociaux, mais je n'ai pas des millions de gens sur les réseaux sociaux.
Et comment vous expliquez que ça intéresse ? On parle de santé, forcément, ça concerne tout le monde ?
Je pense qu'il y a une base. Avec Vente de pièces à Beyrouth, on avait déjà vendu plus de 50 000 places d'avance. Donc je pense qu'il y a une base de gens qui me découvrent de plus en plus. C'est mon troisième spectacle, Anesthésie Générale. Donc on dit qu'un humoriste, il est vraiment installé au bout du troisième spectacle avec du succès. Donc je pense qu'il y a déjà de plus en plus de gens qui me connaissent, il y en a encore qui me découvrent. Je pense que Vente de pièces à Beyrouth avait convaincu des gens. Et après, il y a effectivement le thème qui fait que le thème intéresse énormément de gens, ne serait-ce que le personnel du monde de la santé.
Oui, qui est en grève, qui manifeste.
Donc ils ont le temps de venir, du coup.
Vous comptez beaucoup sur eux ?
J'ai surtout beaucoup compté sur eux avant, pendant l'écriture du spectacle, parce que je suis allé faire des immersions dans les services d'urgence pour voir vraiment comment ça se passait. J'ai rencontré énormément de personnel, j'ai parlé avec beaucoup de syndicats aussi, pour essayer de comprendre au maximum. Je prends toujours le pour et le contre.
Ce qui ne va pas dans le système actuel, ce qui ne fonctionne pas.
En tout cas, leur avis là-dessus, parce que c'est toujours intéressant d'avoir l'avis des gens sur le terrain, et puis de voir aussi, de voir si les avis correspondent à la réalité.
Vous avez même lancé quasiment un appel à témoins, puisque sur YouTube, vous avez fait un appel à balancer les dossiers, pour qu'on vous raconte des histoires de santé en quelque sorte.
Oui, parce que je fais toujours des spectacles assez documentés, je fais un travail presque journalistique autour des spectacles, c'est-à-dire qu'en général, j'étudie le thème deux ans en avance, et je rencontre plein de gens autour du thème. Donc le premier thème, c'était la religion, le deuxième thème, c'était la géopolitique et la guerre. Là, c'est la santé. Donc j'ai fait la même chose, j'ai rencontré énormément de gens, et je me suis dit, cette fois-ci, ça serait bien aussi d'avoir le témoignage des gens chez eux, parce qu'il n'y a pas que les professionnels de santé, il y a des gens qui sont impactés par la santé.
Donc j'ai monté une adresse mail, et je leur ai dit, « Envoyez-moi ce dont vous aimeriez que je parle. »
Vous avez des histoires assez dingues quand même.
Oui, alors après, ce qui est compliqué avec ce genre de choses, c'est que comme la santé, c'est très personnel, ce qui est compliqué, c'est qu'en fait, vous recevez 200 mails qui vous disent qu'il faut absolument parler de l'épilepsie, 300 mails qui vous disent qu'il faut absolument parler de la cataracte, 500 mails qui vous disent qu'il faut absolument… Et donc au bout d'un moment, on dit, « Putain, en fait, il va y avoir vachement de déçus parce que je ne peux pas faire une heure et demie sur la cataracte. » Et donc du coup, ce qui est compliqué avec ça, c'est que vous avez des témoignages très touchants, mais vous dites, « En fait, on ne va pas arriver à satisfaire tout le monde.
» Donc il faut essayer de faire des thèmes un peu généraux pour essayer de parler de ça de manière un peu transversale.
On est heureux de vous accueillir ce soir à la table de C'est à vous autour d'un dîner préparé par Damien Pichoneri, chef du Damiano à Paris, pardon pour cet accent. Exactement. C'est la saison des artichauts. Tout à fait. C'est tout. On va en rester là. Non ! Pourquoi ? Ah bah alors, artichauts avec du ? Avec du riz et du citron et du parmesan. Et ça fait un ? Un bon risotto.
Un truc super chiant à manger à la télé parce que c'est hyper bon et ça colle vachement aux dents.
Vous en voulez vous en coller, vous en faites un spectacle. Moi, je retiens vachement bon. Oui, c'est vachement bon. Je vais vous réconcilier, je vous ai préparé un gâteau au chocolat. Il est moins collant. Donc vous demandez comment on allait le couper. Je vais m'en occuper. Merci beaucoup Damien. On parle gastronomie et cuisine, Jérémy Ferrari. Qu'est-ce que vous aviez mangé au mois de juillet 2017 ? Vous vous souvenez ?
Je retiens tous mes plats de janvier 2017 par cœur.
Regardez bien. Merci.
Ça vous dit quelque chose ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Je ne sais plus ce que j'ai mangé. Je sais à quoi ça ressemblait quand je l'ai vomi. Mais je ne sais pas. Bon appétit à tous. Je ne sais plus ce que j'avais mangé. Mais en tout cas, je sais que j'ai fait un seul restaurant. Et malheureusement, j'ai été malade et je me suis retrouvé dans la ville d'Hôpital. Seul et unique.
Dans ce spectacle Anesthésie Générale, vous parlez d'ailleurs de vos problèmes de santé, des problèmes plus intimes, plus profonds. Pourquoi vous avez décidé de tout dévoiler dans ce spectacle ?
Ce n'était pas vraiment une décision. En fait, quand j'étais sur Vendepiès à Beyrouth, un spectacle qui parlait de la géopolitique et de la guerre, j'hésitais déjà entre les deux sujets. Est-ce que je parle de la santé ? Est-ce que je parle de la géopolitique ? Puis finalement, j'ai dit bon, je prends la géopolitique parce que je trouvais que c'était plus sensible et que c'était plus proche des gens à ce moment-là. Malheureusement, j'avais raison puisque quelques temps après, il y a eu ces tristes attentats, etc. Donc, on va dire que j'étais tristement dans le thème. Et puis, je savais que le prochain spectacle, ce sera déjà la santé.
Il se trouve que pendant la tournée de Vendepiès à Beyrouth, effectivement, dans le spectacle, je raconte que j'ai des problèmes de maladies invisibles, des problèmes psychiatriques, j'ai eu des problèmes d'alcool, etc. Pendant Vendepiès à Beyrouth, c'est là où je vais me soigner, je vais rentrer en cure de désintoxication et je vais enfin avoir des diagnostics puisque avant Vendepiès, ça faisait des années, des dizaines d'années que j'avais des souffrances internes, mais je n'avais pas de mots dessus. Donc, en fait, ce qui s'est passé, c'est que j'ai donc continué, moi, ma vie normale. C'est-à-dire que je me suis soigné, j'ai eu des diagnostics.
Arrive la fin de Vendepiès à Beyrouth, il faut que j'écrive ce nouveau spectacle sur la santé. Et là, je me dis tout naturellement, il faut que je raconte ce qui m'est arrivé parce que plutôt que de faire comme d'habitude un spectacle avec uniquement des sources, uniquement des articles de presse, uniquement là, je dis là, je peux mélanger, prendre des choses que j'ai étudiées et puis aussi des choses que j'ai vécues.
Oui, mais c'était compliqué de les écrire, ces passages ?
Alors, au départ, je me suis dit non. Au tout départ, je me suis dit, parce qu'évidemment, c'est la première question, tout le monde m'a dit, mais quand tu vas devoir raconter ton alcoolisme, ton trouble de l'attention et qui par activité, tes problèmes obsessionnels, etc., ça va être compliqué. Et la première fois, j'ai dit non, je pense que ça va être très facile, pas plus dur que le reste parce que j'ai assez de recul. La réalité, c'est que quand je me suis vraiment retrouvé en face de la feuille à devoir écrire ces passages où je parle de ma tentative de suicide ou des choses comme ça, c'était extrêmement compliqué. Je ne sais pas si c'était vraiment le fond qui était compliqué.
Je crois que c'était même la forme parce que je n'ai jamais parlé de moi sur scène. C'est mon troisième spectacle, j'ai toujours parlé de thème, je n'ai jamais évoqué ma vie ni moi. Donc même parler en disant « je » sur scène, c'était une forme que je n'avais jamais vraiment employée. Donc je pense que dans le fond, c'était compliqué, mais aussi dans la forme. Puis après, qu'est-ce qu'on dit, qu'est-ce qu'on ne dit pas ? Si je raconte ça, comment ça va être perçu ? Puis il faut aussi protéger son entourage parce que quand tu parles de tes problèmes personnels, tu évoques aussi un peu ton entourage, il faut les protéger jusqu'où je vais.
Donc c'était périlleux, mais en même temps extrêmement jouissif. Et je crois que ce sont les passages les plus drôles du spectacle au final. C'est ces moments où finalement je me livre aux gens. Parce que je me suis complètement lâché. Puisque déjà que je n'avais pas beaucoup de retenue sur les sujets qui ne me concernaient pas, mais sur les sujets qui me concernent, forcément là je me suis vraiment lâché.
Comment se manifestait votre dépendance et ce qu'on aperçoit le soir quand on rentre chez soi, tout seul ? Comment ça se manifestait ?
Moi j'étais bourré dès le matin. Donc effectivement le soir, je n'étais plus en état de me percevoir de quoi que ce soit. Non, moi j'ai une forme d'alcoolisme qui est très dure. Là j'ai la forme d'alcoolisme la plus aiguë qu'on appelle l'alcool noir. C'est une forme d'alcoolisme très particulière. En gros, pour résumer, j'ai toujours eu une tendance à boire beaucoup trop et beaucoup plus que tout le monde. Mais je maîtrisais. Mais je sentais déjà que j'avais un problème. C'est-à-dire que les jours où je ne buvais pas, je me retenais de boire. C'est pas que je ne buvais pas, c'est que je me retenais de boire. Même si je disais, ah, je ne bois que le week-end.
Ça, j'ai tenu ça des années et des années. J'étais en maîtrise grâce au sport, grâce à la scène, grâce à plein de choses. Mais je sentais que j'étais en maîtrise. Et puis un jour, à cause des maladies aussi invisibles que j'avais dans la tête qui continuaient...
C'est-à-dire les troubles de l'hyperactivité.
Alors j'ai un trouble d'attention avec hyperactivité. Et je suis aussi obsessionnel compulsif et obsessionnel idéatif. Donc ça déclenche des images horribles dans la tête qui peuvent arriver à n'importe quel moment. Enfin, énormément, énormément de choses. On m'a décelé aussi au potentiel. Donc c'est chouette parce que ça permet de faire plein de choses, mais ça amplifie un peu tous les troubles. Et donc c'est un cocktail Molotov dans ma tête depuis des dizaines et des dizaines d'années. Et il se trouve qu'effectivement, à un moment donné, tu ne sais plus trop pourquoi tu bois. Tu sais juste que quand tu bois, ça se calme.
Mais à un moment donné, je perds en fait la maîtrise de l'alcool, que je ne maîtrisais déjà pas forcément très bien, mais quand même. Et au moment où je perds la maîtrise, j'en arrive à boire le matin en me levant. En un an, en fait, je suis passé à boire en me levant le matin et à consommer au minimum par jour 6-7 litres de vin. Jusqu'à arriver à une tentative de suicide. Là, je rentre en cure de désintoxication. On m'apprend que c'est la forme d'alcoolisme la plus harde en fait. C'est une forme d'alcoolisme qui fait que quand tu perds la maîtrise, tu ne fais qu'augmenter les doses tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, sans jamais parvenir à t'arrêter.
Et je tiens à dire un truc très important, c'est que ce n'est pas une question de volonté. Parce qu'on parle beaucoup de ça, mais la dépendance est une maladie neurologique. Quels que soient d'ailleurs les problèmes, que ce soit l'alcool ou une autre dépendance, c'est une véritable maladie neurologique qui prend le pas sur la zone qui régule la volonté aussi dans le cerveau. C'est vraiment un problème neurologique. Donc, il faut de la volonté pour s'en sortir. Mais avant de savoir qu'on est malade et avant de l'avoir admis, c'est très dur de trouver la volonté pour arrêter.
Votre spectacle va démarrer à Paris le 20, mais on n'avait pas envie de passer des courts extraits parce que c'est tellement complet, ce qu'on a vu déjà en vidéo, qu'on n'a pas envie de passer des petits bouts. Et ceux qui vous aiment déjà beaucoup et qui vous connaissent, il faut voir tout le spectacle qui est à la fois très profond, très drôle, et en même temps, il y a du sérieux. Quand vous vous attaquez, par exemple, à l'homéopathie, dans Anesthésie Générale, on sent que vous avez bossé, que vous êtes allé au cœur du truc. Donc, il y a un exemple qui peut toucher plein de gens. L'homéovox, par exemple, qui doit corriger quand vous avez des problèmes de voix ou de tout.
Vous êtes allé voir ce que c'était.
En fait, l'homéopathie, à la base, ça peut paraître un sujet assez léger. Je suis dit, est-ce que ça vaut vraiment le coup de prendre 20 minutes dans le spectacle pour en parler ? Et puis, après, je m'aperçois que c'est quand même toujours remboursé par la Sécurité sociale, que c'était remboursé par la Sécurité sociale à 65% il n'y a encore pas très longtemps de cela, que Laboratoire Boiron fait 500 millions d'euros de chiffre d'affaires, qui font partie d'ONG comme Homéopathes Sans Frontières, où ils vont vendre l'homéopathie à des pays en Afrique. Le gouvernement s'en est pris plein la gueule quand il s'est agi de dérembourser en partie l'homéopathie.
Oui, c'est pour ça que c'était intéressant de creuser. On s'est dit, tiens, ça suscite débat, je vais aller voir. Et comme, effectivement, moi, j'avais pris de l'homéopathie quand j'étais petit, parce qu'on en donne beaucoup aux enfants, et que quand j'avais des problèmes de voix, que j'ai encore régulièrement d'ailleurs, je prenais des homéopathies, je me suis dit, je vais creuser. Et effectivement, quand je me suis mis à creuser le sujet, que ce soit d'un point de vue marketing, que ce soit d'un point de vue ingrédient et conception même de ce qu'est l'homéopathie, etc., c'est du sucre. Et donc, à un moment donné...
C'est du sucre remboursé par la Sécurité sociale.
Et le problème, c'est que moi, je m'en fous que les gens prennent de l'homéopathie, mais dans ce cas-là, il faut juste arrêter de le rembourser. Et voilà, après, ça relève de la croyance. L'homéopathie, c'est comme les lutins, les faits. Si ça te fait du bien, c'est chouette, va dans la forêt, parle avec les lutins. Il ne faut pas que ce soit remboursé par la Sécurité sociale. Pas dans une période où le système de santé est en grève, ce qui manque du personnel.
Et le spectacle est vraiment conseillé à ceux qui aiment le sucre, en plus. En tout cas, moi, je ne vous ai pas vu sur scène. Je regrette infiniment, cher Gérif Ferrari. On vous a tous regrettés aussi. Il faut y courir. On y viendra, parce qu'il y a une longue tournée des Zéniths, et je donnerai les dates à la fin de l'émission.