Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationFrançois-Xavier Bellamy· 29 novembre 2024 61 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalImmigration & asileÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

François-Xavier Bellamy répond en direct | #5

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 63 %Attaque 29 %Défensif 8 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 49:54OuverteÉludée

    Pourquoi cette réforme sur l'euthanasie est-elle à l'ordre du jour ?

  • 52:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi en Europe le travail est-il autant taxé, surtout en France ?

  • 53:24OuverteRéponse directe

    Comment lutter contre l'instrumentalisation du conflit Israël à Gaza dans les lycées ?

  • 53:24OuverteRéponse directe

    Commentaire sur ce qui s'est passé au Liban ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:55Invité politiqueFait
    « Jordan Bardella ne voit pas la différence entre le vote pour la présidente de la Commission européenne et le vote pour le collège des commissaires. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « Nous ne croyons pas à la décroissance et nous voulons lutter contre ce qui abîme notre capacité de produire dans l'agriculture, dans la pêche, dans l'industrie. »
  • 4:18Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron a choisi d'obtempérer en acceptant de remplacer le commissaire français qu'il avait pourtant lui-même nommé une seconde fois. »
  • 5:01Invité politiqueFait
    « La prérogative du président de la République était de décider de lui-même de ce choix. »
  • 5:43Invité politiqueFait
    « Elle était ministre en Espagne lorsque les inondations terribles qui ont fait des centaines de morts sont survenues dans ce pays. »
  • 7:03Invité politiqueChiffre
    « Il y a 14 gouvernements issus du PPE sur 27 Étatsmembres. »
  • 9:02Invité politiqueFait
    « Le vice-président de cette commission, parmi d'autres, l'un des vice-présidents est Raphaël Effito, nommé par Georgia Meloni. »
  • 24:24Invité politiqueFait
    « Le Parlement européen où a été voté il y a quelques années maintenant ce texte aberrant qui imposait 100 % de vente de véhicules électriques en Europe en 2035. »
  • 39:29Invité politiqueChiffre
    « La France c'est déjà le pays record des prélèvements obligatoires sur le travail sur le capital. »
  • 49:16Invité politiqueFait
    « Les Américains ont choisi, c'est un peuple souverain, c'est un grand peuple ami. Ils ont décidé que America first, fair enough comme on dirait en anglais. »
  • 49:54Invité politiqueFait
    « La loi existante en France, la loi léonitique, la loi léonitique qui a été votée à l'unanimité du Parlement français, ce qui est infiniment rare comme vous le savez surtout sur des sujets aussi difficiles et sensibles. »
  • 50:36Invité politiqueFait
    « Cette loi n'est pas appliquée en France et donc la vraie urgence pour le pays, c'est pas de faire une nouvelle loi, c'est de commencer par appliquer celle qui existe déjà. »
  • 52:01Invité politiqueChiffre
    « On a encore une fois, je le redis, en France, le record du monde des prélèvements obligatoires dans les pays développés dans l'OCDE. »
  • 54:07Invité politiqueFait
    « La chef de la police de Berlin a alerté sur le fait qu'il serait plus prudent que les personnes de confessions juives et les personnes homosexuelles ne s'aventurent pas trop dans certains quartiers de leur ville parce que leur sécurité ne pouvait pas être assurée à Berlin. »
  • 54:48Invité politiqueFait
    « C'est l'islamisme qui est le totalitarisme auquel nous devons nous confronter enfin avec détermination. »
  • 56:11Invité politiqueFait
    « Comment se fait-il que dans une démocratie, il y ait un parti politique qui soit en même temps une milice ? que dans une démocratie, le Liban est une démocratie et doit le redevenir. »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
François-Xavier Bellamy

Bonjour à tous, je suis très heureux de vous retrouver depuis Strasbourg. La session plinière se se termine tout juste et c'est vraiment une grande joie de pouvoir reprendre le contact avec vous. Nous avons depuis le début de ce mandat au Parlement européen travaillé d'arrache-pied pour commencer à poser les bases de ce nouveau mandat. Et on peut dire que cette session plainire à Strasbourg permet enfin enfin de rentrer dans le concret. Je dis enfin parce que l'élection européenne c'était le 9 juin dernier. Alors que s'est-il passé depuis ? Bien sûr à Paris, vous le savez beaucoup de choses dans la vie politique française mais c'est pas notre sujet aujourd'hui.

On pourra y revenir si vous voulez poser des questions là-dessus. Ce qui compte pour moi, c'est de vous parler de ce qui s'est passé ici à Strasbourg à Bruxelles depuis que l'élection s'est passée. Le Parlement s'est organisé d'abord et a constitué ses commissions, a élu ses représentants et puis ensuite nous avons commencé à travailler sur la construction de la Commission. La Commission européenne, vous le savez, c'est l'organe exécutif, celui qui va constituer l'action de l'Union européenne au cours des années qui viennent. Évidemment, on va reparler de tout ça et le but de notre échange aujourd'hui, c'est que vous puissiez poser toutes les questions que vous voudrez.

On est en direct sur plusieurs plateformes. On est en en direct ensemble sur YouTube, sur Twitter. Euh je crois qu'on est aussi en direct sur LinkedIn. Vous pouvez poser vos questions aussi sur ce réseau là. C'est vraiment une joie de pouvoir échanger avec vous et de reprendre cette habitude que nous avions prise de de temps en temps de de partager un moment de conversation. Bien sûr, ça n'enlève rien au fait que je serais toujours heureux. Je suis toujours heureux de pouvoir vous vous retrouver un peu partout là où je vais en France, dans les autres pays européens où parfois vous vivez, vous avez bien souvent des questions à poser, les idées à partager.

Nous avons tous une claire conscience que le mandat qui commence va être absolument décisif pour nos pays. Et donc aujourd'hui, voilà, on a un peu de temps pour parler de tout ce que vous voudrez. Alors, je vais prendre les les questions qui viennent déjà. Il y a beaucoup beaucoup de commentaires sur la construction de la Commission européenne et beaucoup de commentaires qui semble parfois interrogé ou interrogatif sur le le choix que nous avons fait lors du vote d'hier. Hier, c'était le vote sur le le collège des commissaires et avec la délégation française du PPE, avec les élus qui constituent notre petite délégation, nous avons choisi de voter en faveur de ce collège.

Alors, je voudrais vous vous expliquer pourquoi et d'abord pour vous expliquer pourquoi, il faut revenir sur la polémique étrange qui semble née des approximations sans doute volontaires de monsieur Bardella. Je peux pas imaginer que Jordan Bardella ne voit pas la différence entre le vote pour la présidente de la Commission européenne et le vote pour le collège des commissaires. Le vote pour la présidente de la Commission européenne, il a déjà eu lieu. Il était en juillet dernier. Et à ce moment-là, vous vous en souvenez, nous avons avec tous nos collègues voté contre la candidature d'Ursula von derlen qui se présentait pour un deuxième mandat à la tête de la commission.

C'était notre engagement de campagne. Nous avions demandé une alternance à la tête de la Commission européenne parce que nous croyons et nous continuons de croire que l'Europe a besoin d'un changement de cap et non pas de continuité. qu'elle a besoin de changer sur l'immigration, sur la protection de nos États, qu'elle a besoin de changer sur la vision qu'elle se fait de l'environnement parce que nous ne croyons pas à la décroissance et nous voulons lutter contre ce qui abîme notre capacité de produire dans l'agriculture, dans la pêche, dans l'industrie.

Nous croyons à cette nécessaire alternance et c'est la raison pour laquelle nous avons, comme nous nous y étions engagés pendant la campagne, nous avons voté en ce sens. Hier, c'était un autre vote. Cet été, Ursula Fun Darleyon a eu une majorité malgré le fait que nous n'étions pas favorables. Et aujourd'hui, nous avons été amenés à voter sur la construction du collège des commissaires, c'est-à-dire sur les 26 commissaires européens, les 27 qui vont constituer cette équipe. C'est sur l'équipe en entier qu'il fallait se se prononcer. Bien sûr, ça n'est pas facile parce que on ne peut pas voter sur chaque commissaire séparément et dans cette commission, nous avons bien des réserves.

La première d'entre elles qui concerne notre pays, c'est que euh Emmanuel Macron a choisi d'obtempérer en acceptant de remplacer le commissaire français qu'il avait pourtant lui-même nommé une seconde fois. Rappelons, pardon, c'est important de préciser les choses, que les commissaires européens sont nommés par les chefs d'État et de gouvernement. Ce n'est pas la présidente de la commission qui a la responsabilité de les nommer. Ce sont les Étatsmembres qui envoient chacun un commissaire. Et donc Emmanuel Macron avait la responsabilité de cette nomination et il a choisi de remplacer Thierry Breton par Stéphane Séjourne.

Et pour nous, ce qui était un mauvais signal, c'était d'accepter de changer le commissaire français à la demande de la présidente de la commission. La prérogative du président de la République était de décider de lui-même de ce choix. Et donc c'est une première réserve que nous avons sur sur la construction de ce de ce collège. Une autre réserve a été très forte à l'égard de certains commissaires. Je pense par exemple à la commissaire belge, madame Labib, qui semble avoir une proximité assez inquiétante avec des acteurs d'ingérence étrangère et je lui ai posé cette question lors de son audition.

Une autre réserve très forte concerne le cas de la socialiste Thesa Ribéa, nommée par le gouvernement espagnol de monsieur Sanchez. Nous avons mené le combat lors de son audition pour essayer de la confronter à sa responsabilité. Elle était ministre en Espagne lorsque les inondations terribles qui ont fait des centaines de morts sont survenues dans ce pays. Elle avait directement dans ses compétences la gestion des crises, la gestion des catastrophes naturelles et cette gestion a été pour le moins défaillante. Donc il nous semblait qu'il était nécessaire qu'elle qu'elle rende compte de son action et qu'il était difficile de la promouvoir dans cette fonction.

C'est une autre réserve importante et pour nous français le point le plus inquiétant c'est que madame Ribera aura parmi d'autres avec monsieur Jorgenson entre autres en charge la question de l'énergie et qu'elle est connue pour ne pas être favorable à l'énergie nucléaire. C'était donc un un sujet de préoccupation évident et là encore nous l'avons manifesté d'une manière extrêmement claire. Il fallait donc se prononcer sur le collège dans son ensemble et bien sûr ça n'est pas simple parce que il y avait beaucoup de raisons de témoigner de ses réserves.

Mais si vous regardez l'architecture globale, elle est d'abord le résultat du fait que partout en Europe au cours des dernières années, c'est la droite qui gagne des capitals, qui regagne la confiance des des citoyens. Lorsque j'ai été élu pour la première fois en 2019, il y avait sep gouvernements issus de la droite européenne du PPE sur 28. Aujourd'hui, il y a 14 gouvernements issus du PPE sur 27 Étatsmembres. Et ceci se traduit aussi du coup dans la construction de la commission mécaniquement puisque vous vous en souvenez, je viens de vous le dire, de vous le rappeler, vous le saviez tous, les commissaires sont nommés par les gouvernements des Étatsmembres.

Il y a donc maintenant autour de la table de la commission, dans ce collège des 26 commissaires, il y a 14 commissaires issus du PPE et ceci fait un changement majeur par rapport au dernier mandat. Dans le dernier mandat, souvenez-vous, nous nous sommes battus pour essayer de défendre la vision que nous partageons sur les questions d'agriculture ou de pêche. Face à nous, il y avait un commissaire à l'agriculture, un commissaire à la pêche qui n'était pas de notre camp et le commissaire chargé de la pêche, c'était un écologiste qui promouvait une vision décroissante de la pêche. Nous nous y sommes opposés.

Désormais, le commissaire à l'agriculture et le commissaire à la pêche sont tous les deux PPE. Nous nous battions contre une commissaire qui s'occupait d'immigration et qui voulait fragiliser les frontières de l'Europe. Elle était social-démocrate, elle était socialiste. Désormais le commissaire à l'immigration et PPE, c'est un ancien ministre autrichien qui a évidemment aujourd'hui la même vision que nous, qui porte une vision très ferme sur la protection des frontières.

Sur les questions de politique environnementale, nous avions devant nous devant nous monsieur Timmermans qui a littéralement organisé le Green Deal pendant les dernières années et qui avait cette vision profondément hostile à l'activité économique. Désormais, ce sera une commissaire PPE qui portera une nouvelle approche de la politique environnementale pour montrer que c'est en défendant nos entreprises que l'Europe servira la cause de l'environnement. 14 commissaires PPE. Je vais pas avoir le temps de vous faire la liste de chacun d'entre eux, mais c'est une manière de montrer que nous avons aujourd'hui au sein de ce collège une majorité.

Une majorité pour agir, pour produire des résultats, pour apporter le rééquilibrage dont l'Europe a besoin. C'est au fond et toute la presse l'interprète comme ça, c'est un glissement vers la droite. C'est une vraie réorientation. Et la preuve en est que le vice-président de cette commission, parmi d'autres, l'un des vice-présidents est Raphaël Effito, nommé par Georgia Meloni. C'est un commissaire italien, il vient de Fratelli d'Italia, il portera les politiques régionales.

Il est donc dans cette position importante aussi le garant de cette nouvelle équation, ce nouvel équilibre politique que nous devons construire en Europe pour faire en sorte que les changements dont l'Europe a tellement besoin puissent advenir. Et c'est la raison d'ailleurs pour laquelle la gauche ne s'y est pas trompée. Nos collègues français socialistes, nos collègues français des verts, nos collègues français d'extrême gauche bien sûr ont tous voté contre cette commission en jugeant qu'elle était scandaleusement trop à droite et qu'il fallait absolument la sanctionner pour cette évolution qu'il redoute. Et bien moi, cette évolution, je l'assume. Oui, nous devons protéger nos frontières.

Oui, nous devons relancer notre industrie. Oui, nous devons changer de cap sur la politique automobile. Oui, nous avons absolument besoin de protéger nos agriculteurs. Oui, nous défendrons nos pêcheurs. Tout cela, nous l'avons porté pendant la campagne et tout cela nous allons le faire maintenant. et nous allons le faire avec cette équipe qui aujourd'hui se tourne clairement vers les priorités que nous avons défendu. C'est la raison pour laquelle avec notre délégation, en gardant à l'esprit nos réserves et notre vigilance parce que une Commission européenne venant de tous les pays ne peut pas être monocolore puisque par définition il reste encore des gouvernements socialistes en Europe.

De toute façon, aucune Commission européenne n'aurait pu être constituée que de personnes issues de notre sensibilité politique. En gardant cette vigilance, en gardant ce point d'attention, nous avons décidé malgré tout d'avancer pour que la commission travaille. Maintenant, nous avons besoin de résultats. Le RN a voté contre, libre à lui. Les élus de madame Méloni, eux, ont soutenu et je crois pas qu'on puisse leur faire de procès en tiédeur particulière. Et beaucoup d'ailleurs dans les groupes qui sont aujourd'hui à la droite du PPE ont choisi de donner eux aussi cet acte de confiance envers la commission en train de se constituer. Nous serons maintenant au combat tous les jours.

Ça ne veut pas dire qu'on arrête de travailler. Ça veut dire au contraire qu'on commence à travailler. Et moi, je crois qu'on peut évidemment toujours vouloir voter contre tout. Mais le fait de tomber cette commission aujourd'hui aurait seulement voulu dire reporter de plusieurs mois la nécessaire action qui maintenant doit s'engager sans pour autant qu'on puisse espérer quelques changement structurel que ce soit dans les réserves que j'évoquais tout à l'heure qui de toute façon seraiit resté présentes même dans le cas de la construction d'une deuxème commission dans 6 mois d'ici maintenant. Voilà la raison pour laquelle j'avance, pour laquelle nous avançons.

Évidemment, monsieur Bardella, je ne sais pas pourquoi, a cru bon de lancer une nouvelle fois cette espèce de calomnie absurde. Il s'était déjà trompé sur un plateau de télévision pendant la campagne en confondant le vote sur Madame Funderleon avec le vote sur la construction de la commission. il refait la même erreur aujourd'hui. Je crois que ça n'honore pas l'intelligence des Français à qui il faut dire la vérité de ce qui se passe ici en Europe et ce qui se passe ici évidemment n'est jamais parfait mais laisse espérer un changement de cap dont nous avons tellement besoin et sur lequel nous allons travailler maintenant. Voilà quelques quelques explications.

Une question euh une question euh de de euh âge de bonne volonté sur Twitter. Euh vous dites que 17 commissaires sont de droite. Stéphane s journé est-il de droite ? Clairement non. Et je disais tout à l'heure dans les réserves que nous partageons, il y a le fait que la la fonction de commissaire français que Thierry Breton assumait jusque-là a été l'objet d'un remplacement de de dernière minute. Mais encore une fois, je le redis, si la commission était tombée hier, et bien c'est toujours Emmanuel Macron qui aurait nommé de nouveau un commissaire français. et je ne peux pas imaginer qu'il ne nomme pas quelqu'un qui ne soit pas issu des rangs macronistes.

Donc ça n'aurait pas changé grand-chose. Euh le le je crois que j'ai une autre question qui me demande si madame Funderle serait tombée si la commission hier n'avait pas été adoptée. La vérité c'est qu'encore une fois elle a déjà été approuvée en juillet dernier. Je vous ai reparlé de ce que nous avions fait et de ce que nous avions dit sur ce sujet important. Euh maintenant, le sujet ne concernait plus la présidente de la commission, il concernait le collège, c'est-à-dire l'équipe dans son ensemble. Jean-Marc Nenkin sur LinkedIn me demande pourquoi j'ai parlé de mensonge du RN. Bien, pour la raison que je viens d'évoquer à l'instant.

Moi, si vous voulez, je crois à la démocratie, je crois au pluralisme et je crois au respect de l'intelligence des gens. Jordan Bardella a parfaitement le droit de considérer que cette commission ne lui convient pas et de voter contre sa constitution. Aucun problème. Chacun est libre de ses choix. Maintenant, ce qui est un problème c'est de faire croire aux gens que le sujet n'est pas là. Et quand Jordan Bardella publie que j'aurais voté en faveur de la reconduction d'Ursula von Darleyen, puisque c'est littéralement ces mots, il m parce que je crois qu'il sait en réalité, il était là dans l'hémicycle, il a voté comme nous. Il sait de quoi il s'agissait.

D'abord, ce n'était pas du SUF d'argen, mais du collège des commissaires. Et deuxièmement, ce n'était pas une reconduction puisque la vérité, c'est que cette commission est presque intégralement transformée. Il ne reste presque plus aucune personne issue de la commission précédente. Ça n'a rien à voir avec une reconduction. Et je le redis, la gauche ne s'y est pas trompée puisque en réalité, aussi bien les socialistes que les verts que l'extrême gauche française ont voté contre en considérant que cette commission marquait un changement de cap à droite qui leur était insupportable.

Il paraît que aujourd'hui même au moment où nous nous parlons à Paris, le RN va s'allier avec la France insoumise pour voter contre la réforme des retraites. Même pas seulement celle de monsieur Macron, même celle qu' avait eu le tout petit courage de faire les socialistes avant même l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir. Voilà. Malheureusement, si le RN décide de s'allier avec l'extrême gauche, moi je n'y peux pas grand-chose. J'avance avec la droite parce que l'Europe en a besoin. Euh Louis Servales sur LinkedIn demande comment considérer ce collège comme une victoire du PPE.

Ben, c'est une victoire du PPE au sens où aujourd'hui, je le redis, dans le collège précédent, il y avait une minorité de commissaires du PPE et les sujets les plus stratégique était porté par des forces politiques qui n'étaient pas alignées avec nous et notamment qui venaient de la gauche et c'était pour nous un problème majeur et ça a été le sujet de ces de ces de ces de ces combats de ces résistances permanentes que nous avons partagé au cours des dernières années. Cette fois-ci, il y a une majorité de commissaires PPE. Il y aura autour de la table des chefs d'état et de gouvernement une majorité de gouvernement PPE. Donc, il y a aujourd'hui une occasion d'agir.

Je ne dirais pas pour autant que ce collège est une victoire du PPE, d'abord à cause des réserves que j'évoquais tout à l'heure et deuxièmement parce que les vraies victoires politiques, elles consistent à faire pas à faire des élections internes. C'est très bien, c'est le préalable pour pouvoir commencer à agir. Mais la seule victoire qui compte pour moi et la seule chose dont je serai fier, c'est de ce que nous allons pouvoir faire. et j'espère qu'on va réussir à tenir tous les engagements que nous avons pris auprès de vous et là nous avons une occasion d'agir. C'est ça la bonne nouvelle aujourd'hui.

C'est pas qu'on a encore gagné une victoire mais c'est qu'on prépare le chemin j'espère aux victoires dont l'Europe a tellement besoin. La victoire du PPE, celle dont je serais fier, elle consistera à revenir vous parler dans quelques semaines maintenant en vous disant que nous avons enfin obtenu une directive retour qui va accélérer les expulsions de migrants irréguliers. plutôt que de les empêcher. La victoire du PPE, elle consistera à revenir vers vous dans quelques semaines pour vous dire que nous avons réussi à alléger drastiquement les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur notre agriculture, sur la pêche, sur l'industrie.

C'est ça qui compte pour moi, c'est ça qui compte pour nous et c'est là-dessus qu'on va travailler avec toute la délégation. Alors peut-être je passe à à d'autres sujets puisqu'on a déjà longuement parlé on a déjà longuement parlé de ces questions qui touchent à la Commission européenne. Je vois qu'il y a beaucoup de questions sur l'agriculture. Enn sur Twitter nous dit un acte fort qui marquerait ce soutien à nos agriculteurs serait l'arrêt du Mercosour. Je suis d'accord avec vous bien sûr. Je pense que aujourd'hui c'est l'un des combats prioritaires qu'on doit mener.

Le mercour c'est un risque mortel pour plusieurs de nos filières agricoles et je pense notamment à l'élevage qui est déjà tellement touché par les épreuves qu'il traversent aujourd'hui notamment sur le plan sanitaire, les catastrophes qui se multiplient et puis bien sûr cette concurrence déloyale y compris à l'intérieur de l'Union européenne. Aujourd'hui, on n' pas le droit de mettre cette filière qui est en grand danger. On n' pas le droit de la mettre en en confrontation, en concurrence. avec des producteurs extraeuropéens qui ne respectent aucune de nos règles et ce serait le cas à travers le mercour d'une manière absolument absolument dangereuse.

Je réponds d'ailleurs à ceux qui disent parce que je les entends de plus en plus nous expliquer que le mercourd globalement ce serait positif même pour l'économie française qu'il y a des secteurs qui ont à y gagner qu'il y a des secteurs agricoles même qui ont à y gagner et c'est vrai c'est vrai je je reconnais ça mais on n pas le droit de faire une sorte de grand calcul où on mettrait l'agriculture et l'élevage comme une variable d'ajustement parmi d'autres certains me disent mais l'élevage finalement c'est est-ce que c'est une activité avec une si forte valeur ajoutée est-ce qu'on pourrait pas décider de prioriser des activités industrielles ou d'autres secteurs agricoles par rapport à l'élevage, mais vous savez c'est la même erreur.

Ceux qui disent ça font la même erreur que [raclement de gorge] ceux qui y a quelques années nous disaient "Oh, l'énergie vous savez c'est entre 1 et 2 % du PIB he ça n'a aucune importance l'énergie puis il y a pas de valeur ajoutée dans le secteur de l'énergie. Donc achetons notre gaz à la Russie, fermons nos centrales nucléaires, on leur importera l'énergie, on leur vendra des voitures, il y aura plus de valeurs ajoutées, c'est comme ça qu'on va s'en sortir. Le problème, c'est que quand les crises géopolitiques arrivent, on se rend compte d'un seul coup que c'était peut-être pas très malin d'arrêter de produire notre propre énergie.

C'était la même chose avec le Covid, mais la crise de demain, elle sera peut-être pas sécuritaire, elle sera peut-être pas sanitaire, elle sera peut-être alimentaire.

Et je pense que ceux qui nous disent aujourd'hui que on pourrait faire de l'agriculture une variable d'ajustement seront les premiers à s'en seront [raclement de gorge] les premiers demain à s'en prendre à l'Europe si on se retrouve dans une situation où on a plus de quoi donner à manger aux citoyens de nos pays si on n plus l'agriculture qui garantit la résilience de nos démocraties si on perd notre sécurité alimentaire c'est-à-dire notre souveraineté et je crois qu'aujourd'hui on doit regarder avec un œil stratégique ces questions commerciales. Bien sûr il faut exporter. Bien sûr, il faut rayonner.

On croit à cette nécessité, mais on peut pas considérer que il y ait une sorte de grand tout dans lequel l'agriculture pourrait être une variable d'ajustement. Moi, je serai au côté des agriculteurs avec Céline Mar. On porte cette conviction aussi bien dans la commission de l'agriculture pour Céline que dans la commission du commerce international. Elle est en première ligne sur ce sujet du merco. C'est aussi un combat qu'on porte avec Sophie Prima qui est ministre LR pour le commerce extérieur avec Annie Genevar qui est ministre LR de de l'agriculture à Paris.

Et cette bataille commune, j'espère qu'elle sera gagnante parce qu'aujourd'hui petit à petit, nous voyons que d'autres pays rejoignent notre préoccupation. Je pars cet après-midi pour la Pologne. La Pologne est un pays qui aujourd'hui a explicitement affirmé qu'il était inquiet du mercour. Et donc on va on va travailler là-dessus. Une fois qu'on a dit ça, une fois qu'on a dit ça, je je vois d'autres questions sur le Mercoso.

Boisadinde par exemple sur Twitter dit "Je voudrais savoir de quel groupe de lieux venait cette idée de faire des accords avec le Mercosouro." Une fois qu'on a dit ça, voilà, on voit bien qu'il y a des pays européens qui veulent pouvoir ouvrir ces marchés à l'étranger et d'une certaine manière, ça nous montre [toux] [raclement de gorge] pardon, ça nous montre à quel point on a aussi une réflexion à avoir nous français sur la situation de notre économie.

Et moi je dis aussi à mes amis agriculteurs, c'est un message qu'on peut partager ensemble, le Mercosour c'est un grand sujet d'inquiétude mais c'est pas le Mercosour qui fait du mal à l'agriculture française parce que la vérité c'est qu'il est pas en application le mercour aujourd'hui et pourtant nos filières vont mal. Et donc le vrai problème en fait et je dis ça parce que on est la droite française, on est la droite européenne, on doit pas renoncer au rayonnement de nos entreprises, on doit pas abandonner l'idée que nos savoir-fa que notre capacité de produire, elle doit pouvoir se vendre dans le monde entier. On a les plus grands talents du monde en particulier en matière agricole.

Il y a aucune raison qu'on soit toujours sur la défensive. Pourquoi est-ce qu'on l' aujourd'hui ? Parce qu'on a imposé tellement de contraintes, tellement de normes, tellement de règles, tellement de charges, tellement de fiscalité à ce qui produisent chez nous que du coup forcément quand on joue le jeu de la compétition mondiale, nos propres acteurs courent avec un boulet au pied. Et c'est ça le vrai problème. C'est ce boulet dont il faut se défaire. Il faut aujourd'hui réussir à sortir de cette impasse du mercour parce qu'elle représente un danger.

Mais ça n'enlève rien à l'urgence absolue de simplifier, de simplifier la vie de ceux qui produisent, de libérer les talents, de faire en sorte que tous ceux qui dans notre pays sont capables de contribuer à la vitalité économique trouvent dans les politiques qui sont menées des appuis et pas des obstacles, des alliés et pas des ennemis. Aujourd'hui, l'État et souvent, trop souvent les réglementations européennes sont devenus le premier problème de ceux qui travaillent en France. Et c'est ça l'anomalie. C'est ça qu'il faut corriger.

Moi, je crois pas une seconde qu'on peut continuer longtemps sur le chemin de l'augmentation de la fiscalité, sur le chemin de l'augmentation des charges administratives, sinon à la fin, on va se barricader, s'enfermer entre quatre murs et considérer qu'il faut se protéger du monde pour mourir à petit feu. C'est pas le destin de la France. C'est pas le destin de l'Europe et c'est là-dessus qu'il faut qu'on travaille ensemble. Euh, Antonin de Pug sur LinkedIn dit "Comment pouvez-vous encore espérer que les Français puissent considérer l'Union comme un instrument de croissance, de souveraineté, de pouvoir industriel et agricole ?" Mais l'Union européenne, vous savez, c'est ce qu'on en fera.

Aujourd'hui, les politiques européennes effectivement ont trop souvent dans les dernières semaines, les derniers mois, les dernières années fragilisé notre économie, notre industrie, notre agriculture. À nous de faire le changement de cap dont nous avons besoin. Et quand je rencontre les agriculteurs, d'ailleurs, ils me disent pas "On veut sortir de l'Europe, on veut arrêter l'Europe." Ils disent "Ben, on a besoin que l'Europe soit là. On a besoin au contraire que l'Europe soit d'une certaine manière plus cohérente que les pays européens cessent de faire des règles toujours à ce point divergentes en terme de marché agricole.

Il faut que quand il y a une règle qui vaut en Pologne que la France en fasse pas deux fois plus que ce qui est sain pour un allemand n'est pas mauvais pour un français. Il faut qu'on arrive à se mettre d'accord sur une base commune parce que c'est ça qui fera notre force. Et donc le sujet n'est pas euh le problème n'est pas l'Union européenne en tant que telle. Si vous avez l'impression que votre mère fait pas le boulot, que votre mère est pas bon et que votre ville va pas bien, vous vous dites pas qu'il faut dissoudre la mairie, vous vous dites qu'il faut changer de mer. Et vous avez bien raison.

Et donc maintenant la vraie question pour moi, je le disais en commençant, c'est comment on apporte en Europe le changement dont les Français ont besoin et qu'il réclament tous les jours ? sur l'industrie automobile, peut-être une question de Patrick Thomas sur LinkedIn toujours. Comment arrêter le massacre de la destruction de l'industrie automobile européenne ? Et évidemment évidemment une immense question parce que ce sont des dizaines de milliers d'emplois en jeu. Sur ce sujet, je veux vous dire, moi je suis assez assez désolé et en même temps tristement rassuré rassuré sur le fait que on s'était pas planté, on s'était pas trompé.

Là, je vous parle de Strasbourg et juste derrière là, vous pouvez pas vous pouvez pas voir, mais juste derrière la caméra, il y a l'hémicycle du Parlement européen. Le Parlement européen où a été voté il y a quelques années maintenant ce texte aberrant qui imposait 100 % de vente de véhicules électriques en Europe en 2035. J'ai voté contre. La délégation qui m'entoure a voté contre. Tout le groupe PPE a voté contre. Ce texte-là, il a été voté par une majorité qui réunissait les macronistes, les verts, les socialistes et l'extrême gauche. Et cette majorité, nous l'avions pourtant averti. Nous leur disions, c'est une folie.

Nous leur disions, vous faites un cadeau à la Chine, vous allez détruire nos emplois. Et bien, c'est ce qui est en train de se passer sous nos yeux. Sous nos yeux. dans quelques mois, si on n'arrive pas à changer les choses maintenant, l'effet de cette réglementation, c'est que nos constructeurs vont devoir payer des amendes gigantesques, des milliards d'euros d'amendes. Pourquoi ? Parce que les consommateurs n'achètent pas assez de voitures électriques. Et c'est normal, ça coûte tellement cher. Vous l'aurez constaté comme moi. Autour de nous déjà, on voit les voitures qui roulent dans nos rues qui vieillissent parce que c'est devenu de plus en plus difficile d'acheter une voiture neuve.

Le marché de l'occasion ne s'est jamais aussi bien porté. Ça coûte trop cher, c'est un fait. Et donc les gens n'achètent pas assez électrique et la conséquence c'est que du coup on n'arrive pas à suivre la trajectoire qui était prévue. Et oui, on n plus en Union soviétique. Et heureusement d'ailleurs, c'est pas l'État qui fait le marché. C'est pas l'Europe qui décide de ce qu'achète les consommateurs, mais le résultat de ça, c'est que les entreprises automobiles n'arrivent pas à vendre autant de voitures électriques qu'il le faudrait pour atteindre les objectifs fixés par les normes européennes.

Et pour pouvoir éviter de payer ces amendes, il y a déjà des constructeurs européens, français notamment qui sont aujourd'hui, tenez-vous bien, en train de payer des quotas à carbone à des entreprises chinoises. C'est la Chine, le pays le plus polluant du monde à qui nos constructeurs payent des amendes parce que nous n'arrivons pas à vendre assez de voitures électrique en Europe. Folie absolue. Donc oui, ça c'est le premier sujet, l'un des premiers sujets sur lesquels il faut changer de cap. On a organisé la semaine dernière à Bruxelles une rencontre de toutes les entreprises de l'automobile en Europe.

On avait les patrons des plus grandes entreprises de construction automobile et avec eux, on a travaillé sur comment changer la trajectoire. Pour moi, l'urgence c'est de remettre en cause ces amendes dans l'immédiat et ensuite à plus long terme le principe même du 100 % véhicule électrique en 2035. Il faut revenir à la neutralité technologique des carbonés bien sûr, ça c'est le rôle du politique de dire quel est le cap, mais ensuite c'est à l'industrie de fixer les moyens.

Et le problème fondamental c'était quand ici la confusion s'est opérée que nos collègues parlementaires étaient tout contents avec leur responsabilité politique de voter en faveur d'une technologie particulière en l'occurrence l'électrique. Mais moi je suis pas ingénieur. C'est pas aux politiques de fixer la technique qu'il faut. C'est aux politiques de dire quel est le but et à l'industrie ensuite de se donner les moyens technologiques d'atteindre cet objectif que nous partageons tous bien sûr qui est de protéger nos pays et le monde de la pollution. Ça c'est la remise en cause profonde qu'il faut faire.

Cet impératif qu'on appelle, le mot est un peu compliqué pardon, mais c'est le principe de neutralité technologique. C'est-à-dire que la politique ne doit pas s'imisser dans les choix techniques, préférer une technologie à une autre. Il y a aucune raison de rentrer dans ce genre de débat. Je pense par exemple au nucléaire, c'est le même sujet. Il faut que le politique dise le but c'est de décarboner l'énergie et ensuite si on le fait avec du nucléaire, bah il y a pas de raison de l'écarter. Ce qui compte, c'est de garantir que l'objectif est atteint. Donc ça c'est ça c'est ça c'est un sujet absolument majeur et et et nous pour nous c'est un sujet de cohérence absolue hein.

On continue de tenir la ligne qu'on avait porté ensemble, elle a pas changé, on a voté contre cette norme. On continuera bien sûr de défendre la nécessité de revenir au bon sens comme celui-là. Il y a je suis beaucoup trop long, pardon, il y a tellement de questions, il faut que je réponde de façon plus synthétique. Euh je euh je continue, je continue, je continue. Qu'est-ce qui est le plus le plus le plus cohérent maintenant ? Peut-être, disons un mot sur les questions qui sont qui sont bien sûr fondamentales. On a Train Boy sur YouTube qui demande si les frontières vont garantir notre sécurité. Et ben aujourd'hui, elles ne le font pas, ça c'est certain.

Mais c'est l'un des grands sujets pour nous, faire en sorte qu'on arrive à à reconstruire la maîtrise de nos de nos frontières. On travaille dans un premier temps sur la question de la directive retour. Aujourd'hui, il y a une directive européenne sur les retours qui en fait complique le travail des États. C'est un constat qu'on qu'on partage avec notre famille politique en France aussi avec Bruno Retaillot qui est ministre de l'intérieur. On en a déjà longuement parlé. Il a échangé avec les responsables européens sur ce sujet et notamment avec le le nouveau commissaire à l'immigration.

Pour nous, la clé c'est de réussir à faire en sorte que la directive retour permette de faciliter les expulsions, pas de les compliquer. Sans ça, on ne reprendra pas la la maîtrise de nos frontières. Euh ça c'est le premier sujet qui va arriver sur [raclement de gorge] la table maintenant. Puis le deuxième sujet, ce sera bien sûr de travailler. C'est déjà un point que nous avons obtenu maintenant dans le dernier budget européen de pouvoir financer euh par par des fonds européens les infrastructures physiques de protection des frontières. C'est ce que demandaient beaucoup de pays européens.

Encore une fois, je pars cet après-midi, je vais en Pologne pour aller à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, voir comment se passe concrètement la situation. C'est une situation d'extrême tension entre ces deux pays à cause de la manière dont la Biélorussie, la Russie instrumentalise l'immigration. C'est la même chose qu'avait fait Erdogan à la frontière avec la Grèce et la Bulgarie. Vous vous en souvenez sans doute. Et donc aujourd'hui, on a un devoir de protéger concrètement les frontières physiquement là où c'est nécessaire. Et c'est évidemment ce à quoi l'Europe doit doit concourir aujourd'hui pour notre sécurité comme le disait votre votre question.

Euh je poursuis avec quelques questions de politique étrangère. Quelle est la position du PPE sur des questions de politique étrangère par rapport à l'Ukraine, l'élection de Trump ou encore de l'Arménie ? Ça pose des questions très très larges. Ça rejoint une question de de Giselle sur YouTube dans le même sens et puis Pierre sur YouTube demande si les décisions qui concernent l'Europe se prennent aux États-Unis. Ouais, j'espère que non. Et tout notre travail, ça va être de faire en sorte que nos pays, que nos États trouvent leur pleine souveraineté. C'est un sujet fondamental. Les Américains sont sont nos alliés, ce sont nos amis.

Et je crois que c'est très important de retenir que nous n'avons pas de leçon de morale à leur faire sur leur vie politique intérieure. Ils font leur choix de manière souveraine, mais nous devons aussi faire nos choix de manière souveraine. Et c'est rendu d'autant plus nécessaire. Je pense que c'est la la première leçon qu'ici on tire de l'élection du président Trump. C'est la première leçon que le PPE en tire. J'ai eu l'occasion de d'organiser une rencontre sur cette question pour essayer de prendre la mesure des résultats des élections américaines au plan européen. La première conséquence que nous en retenons et c'est que l'Europe doit retrouver la maîtrise de son destin.

Parce que le message du président Trump, il faut le recevoir bien sûr, c'est que les États-Unis ne veulent pas se préoccuper indéfiniment de la sécurité du monde et notamment de la sécurité de l'Europe. Donc ça veut dire que les pays européens vont devoir investir plus, sortir de la dépendance dans laquelle beaucoup d'entre eux se trouvent à l'égard des des États-Unis ou en tous les cas se donner les moyens d'assumer d'une manière plus autonome leur propre sécurité notamment. Alors ça c'est un sujet majeur bien sûr dans le contexte de ce monde de plus en plus de plus en plus dangereux.

Moi, je suis rapporteur sur le le paquet en matière d'industrie de défense et donc je vais travailler spécifiquement sur ces questions pour réussir à construire une vraie préférence européenne en matière d'industrie de défense. Et puis Christophe Gomard qui lui est en commission sécurité défense travaille sur cette dimension militaire qu'il connaît si bien, qu'il a si bien connu dans son parcours d'officier à la à la tête notamment du renseignement militaire français.

Aujourd'hui, nous voyons bien que les menaces se multiplient et le défi pour nous, c'est de réussir à faire comprendre dans le débat européen la position que la France défend, celle qui consiste à dire qu'il faut une analyse globale des menaces auxquelles nous sommes confrontés. Ne pas oublier enuer la menace terroriste qui est toujours aussi présente, la menace de l'islamisme et puis réussir à se doter ensemble des moyens qui permettront à chacun de nos Étatsmembres de rester parfaitement souverain sur sa défense et sur sa sécurité, sur la défense de ses intérêts géopolitiques en matière d'affaires étrangères.

C'est ça pour nous les les sujets majeurs qui sont sur la table sur la table aujourd'hui. La question que vous posiez sur l'Arménie, évidemment, l'Arménie est toujours dans nos esprits, elle est toujours dans notre cœur aussi. On a vécu ces derniers jours avec un sentiment de dégoût cette COP 29 à Bakou. J'ai eu l'occasion de dénoncer l'indessence que représentait l'organisation de de cet événement. Et aujourd'hui, je crois malheureusement nous devons rester vigilants parce que les menaces qui pèsent sur l'Arménie sont toujours aussi fortes et toujours aussi direct.

Pas seulement sur les populations qui vivent toujours le drame de leur déplacement forcé après avoir dû quitter le Haut Carabar, mais sur le sol de la République d'Arménie elle-même sur son territoire souverain. Nous voyons bien que les menaces existent et il faudra que la France, que l'Europe soit au côté du peuple arménien. Je dois dire que sur ce sujet, il y a aussi des évolutions qui vont dans la bonne direction. L'Europe, après avoir été longtemps très passive et finalement complice par son silence, par la collusion gazière qu'elle avait avec Baku de de ce que vivait le le peuple arménien, l'Europe a a enfin décidé de de d'ouvrir les yeux sur la réalité.

Euh nous avons aujourd'hui, c'est un signal important, obtenu que la facilité européenne pour la paix, c'est-à-dire en fait les moyens militaires qui peuvent être mis par les Européens en soutien de pays extérieurs soient euh engagé qu'une discussion commence sur sur ce sur ce sur ce lien. C'est aussi le cas au niveau national entre la France et l'Arménie. C'est un signe fort parce que ça montre que nous nous sentons liés intrinsèquement à la sécurité de de l'Arménie. J'espère que tous ces éléments permettront de dissuader une nouvelle attaque. En tous les cas, compter sur nous pour rester vigilant sur ce point. C'est un sujet absolument absolument majeur.

Alors, une question, je change complètement de sujet, mais une question maintenant de de politique nationale, c'est Guillaume Dianne Danis sur YouTube qui demande si j'ai pu consulter les programmes de vie affective et sexuelle qui font débat en France. Et si je soutiens Alexandre Portier, j'ai vu bien sûr ce ce débat qui est en train de monter et je voudrais commencer en répondant par l'affirmative. Je soutiens totalement Alexandre dans ce dans ce combat. Il est courageux bien sûr de parler avec franchise mais il a raison de le faire parce que nous avons le devoir de remettre sur la table ces programmes qui ne sont pas du tout adaptés.

C'est le moins que l'on puisse dire ici au Parlement européen parce que vous parlez de politique nationale mais c'est aussi un sujet européen important et d'ailleurs c'était ce matin même nous en avons parlé en en session plinière au Parlement européen. Il y a un travail important qui s'engage, un combat que je veux mener depuis des années maintenant contre les grandes plateformes de l'industrie pornographique qui laisse les contenus pornographiques être accessibles de manière évidente par tous les utilisateurs, y compris par les mineurs. C'est un drame absolu parce que ces contenus détruisent des vies, détruisent le psychisme d'enfants qui de plus en plus jeune s'y trouve exposé.

J'ai organisé au Parlement un cologue sur le sujet il y a déjà plusieurs années. Des psychologues étaient venus et nous avaient expliqué que la science montre aujourd'hui que des enfants exposés à ces contenus souvent de plus en plus violents peuvent en garder des lésions qui sont semblables à ceux qu'ils auraient s'ils avaient été victimes d'une agression sexuelle directe. C'est donc bien d'une gravité inouie et les chiffres sont d'une ampleur absolument sans précédent. 30 % des mineurs de moins de 10 ans, 32 % de moins de 12 ans ont déjà été exposés à des contenus pornographiques en France. 82 % à moins de de 17 ans. Et je le redis, ceci aura un impact. Ceci a déjà un impact majeur.

Il faut sauver l'enfance en Europe et c'est dans la même direction que que nous travaillerons. J'ai déposé des amendements qui sont très sérieux, très travaillés sur le plan juridique pour être vraiment irréprochable dans un texte sur la protection des mineurs contre les abus sexuels qui va être discuté au Parlement européen pour que ce soit considéré comme un abus sexuel le fait de laisser les mineurs être exposés indirectement à des contenus pornographiques. Parce qu'aujourd'hui ces grandes plateformes de l'industrie dont je vous parlais, elles utilisent pour ne pas protéger les mineurs, elles utilisent les faille du droit européen.

Quand la France tente de leur imposer de vraies méthodes de blocage, elles existent, et bien elles répondent que le droit européen s'applique et que par conséquent elles ne sont pas obligées de se soumettre aux injonctions de la France. C'est écurant. On ne doit plus laisser l'Europe la brèche par laquelle passe. Cette industrie qui fait des profits immenses sur les séquelles qu'elle laisse dans le psychisme des enfants et des adolescents d'Europe.

Et donc euh cette criminalisation de la situation telle que nous la connaissons aujourd'hui, elle me paraît indispensable et c'est évidemment un combat cher Guillaume que que je crois nous nous portons ensemble et que nous nous partagerons ensemble. Je poursuis encore beaucoup de de encore beaucoup de questions. Mathieu Marchal sur YouTube me demande si je compte faire des des réunions publiques et notamment à Clermontferrand. Cher Mathieu, si vous m'invitez à Clermontferrand, je viens avec joie. J'ai essayé d'aller le plus souvent possible un peu partout dans le pays au cours du du dernier mandat. Je continuerai de le faire bien sûr pour être à votre contact.

C'est super de se parler comme ça, mais le mieux c'est quand même de se voir en vrai dans la vie réelle. Je crois que nous partageons l'idée que les écrans ne sont pas le tout de la réalité. Alors, je serais heureux de venir à Clermontferrand et de vous y rencontrer et de continuer à venir vous voir un peu partout dans le dans le pays. Riversol sur YouTube est en train de demander est-ce que Emmanuel Macron est le seul responsable de la crise politique que nous subissons ? Euh, ben je ne le crois pas.

Je pense qu'il en est responsable [grognement] et je crois d'ailleurs je vais vous dire une chose assez simple que ce qui me frappe beaucoup dans la situation actuelle, c'est l'irresponsabilité politique, le fait que personne n'assume jamais de responsabilité. Prenez prenez la crise budgétaire que traverse le pays. Crise immense bien sûr cette crise budgétaire, moi ce qui me fascine, c'est de voir que tous les ministres qui ont été en charge du budget à Beril, à Matignon, se succèdent aujourd'hui pour dire que non, ils n'ont absolument rien à voir avec cette affaire. Personne n'assume d'avoir été aux responsabilités. Personne n'assume d'être responsable.

Moi, je crois cette magnifique formule de syntexe. Euh je crois que c'est dans pilote de guerre. C'est dans pilote de guerre. Sax dit "Chacun est responsable. Chacun est responsable de tous. Chacun est seul responsable de tous." C'est ça aussi la politique. Et il me semble que c'est aussi une manière de vous répondre. Emmanuel Macron est responsable de la crise politique, mais non, il n'est pas le seul responsable et la responsabilité, elle est largement partagée. Il faut avoir à l'humilité de reconnaître que notre famille politique a sa responsabilité quand elle a été aux affaires, quand elle a été dans l'opposition, elle n'a pas toujours été là où les Français l'attendaient.

J'ai pas de problème à le reconnaître. Je suis pas rentré chez LR parce que je pensais que ce parti avait toujours tout bien fait. Et moi-même je fais des erreurs bien sûr, mais je suis rentré dans ce parti parce que je crois que c'est là qu'il faut être pour reconstruire un débat public qui soit digne de ce nom et une offre politique qui réponde à la majorité des électeurs français qui sont fondamentalement orientés vers les solutions que la droite a toujours proposé ou qu'elle aurait toujours dû proposer. La responsabilité politique, elle est certainement partagée. Maintenant, ce qui compte, c'est pas de de chercher [raclement de gorge] des coupables.

Ce qui compte, c'est que chacun d'entre nous assume sa responsabilité, soit un citoyen responsable et prenne au sérieux les questions politiques qui sont devant nous, qui se régleront pas même si les réseaux sociaux nous permettent de nous parler. Ça se résoudra pas en 280 caractères sur Twitter. Il va falloir du temps, du travail. Il faudra que chacun d'entre nous soit capable de s'informer, d'aller au-delà des des schématismes, des facilités, capable de se retrousser les manches, de s'engager. Les élections municipales, c'est en 2026, c'est dans moins de 2 ans maintenant. Chacun d'entre vous peut jouer un rôle dans ces rendez-vous démocratiques importants qui attendent notre pays.

Et c'est comme ça qu'on relèvera la France. Je pense que la clé, c'est pas de se tourner indéfiniment vers le passé en se demandant qui est coupable, mais de se tourner vers l'avenir en se disant que ce qui compte, c'est d'être soi-même à la hauteur des filles qui nous attendent. Euh le temps passe, le temps passe. On va peut-être prendre encore quelques questions et puis ensuite ensuite et bien on avance. Et pourquoi pas sur X et pourquoi pas ? C'est une belle formule, j'aime bien. Et pourquoi pas demande comment la voix de la France à Strasbourg ou Bruxelles sera-t-elle affectée en cas de censure très probable du gouvernement Barnier ?

Bon, j'ai aucune idée de si la censure arrivera ou pas, j'en sais rien. [grognement] Et je pense que là aussi chacun doit prendre ses responsabilités. Ce que je sais, c'est que la voix de la France, elle est elle est pas toujours facile à défendre et surtout dans un moment d'une telle instabilité. Beaucoup de nos voisins se demandent ce qui se passe aujourd'hui à Paris, s'inquiètent de la situation du pays. Et vous le voyez, c'est pas seulement les marchés hein. On a vu que la dette française hier avait dépassé la dette grecque à plusieurs moments dans les échanges sur les marchés. Ça montre à quel point notre pays est identifié aujourd'hui comme étant vraiment vulnérable.

Mais c'est aussi politiquement qu'il y a eu une inquiétude autour de autour de la France. Ce qui est sûr, c'est que si on n pas un gouvernement stable en France, si on n pas un gouvernement qui tient le cap et qui tient les reines et qui a la confiance nécessaire pour pouvoir avancer et s'exprimer aussi au plan européen, et bien on aura du mal à marquer des points dans les batailles qui nous attendent sur sur la scène sur la scène européenne. Et donc, c'est sûr que toute cette instabilité n'est pas n'est pas une très bonne nouvelle pour l'influence française au plan au plan européen.

Michel Barnier, lui, il a un vrai atout sur ce plan, c'est que tout le monde le connaît en Europe et aujourd'hui euh je crois que sa parole, elle est entendue, elle est respectée et j'espère qu'il pourra continuer de la faire entendre au nom de la France dans les années qui viendront. Bidam sur YouTube dit "Vous parlez de baisse de la fiscalité mais monsieur Barnier impose de nouveaux impôts. Comment se fait-il que votre camp au pouvoir renit ses principes ?" Euh chè bidames, si vous me suivez, si vous me faites l'amitié de monsieur, vous aurez vu que j'ai déjà eu l'occasion d'intervenir plusieurs fois sur cette question.

J'ai signé une tribune avec un entrepreneur Pierre Danon pour dire qu'aujourd'hui le chemin de l'augmentation des impôts me paraît une catastrophe absolu pour la France. Pourquoi ? Parce que la France c'est déjà le pays record des prélèvements obligatoires sur le travail sur le capital. C'est le pays record des prélèvements obligatoires en général dans tout le CDE. Et donc si on augmente encore la fiscalité en réalité on va détruire notre économie. Si on augmente la fiscalité sur la production, on fragilise la compétitivité de nos entreprises. Et si on augmente la fiscalité sur ce qui travaille, on les décourage alors qu'ils sont déjà trop peu nombreux.

On est aussi le pays dans lequel il y a le moins grand nombre d'heures travailler sur une vie par habitant. C'est bien le signe que notre grand problème, c'est ce rapport au travail. Ce qui compte, c'est que le travail paye mieux. Et pour que le travail paye mieux, il faut baisser les charges sur le travail et certainement pas les augmenter. Donc mon sujet, c'est celui-là. Je pense pas qu'il s'agisse de la part du gouvernement d'une position idéale. La vérité c'est que ce gouvernement hérite d'une situation impossible. Il doit faire un budget en 15 jours avec un état en faite donc évidemment c'est extrêmement difficile.

Ça ne m'empêche pas de continuer de dire et je continuerai de le répéter, de le rappeler à temps et à contre-temps. Aujourd'hui pour la France, l'impôt n'est pas la solution. L'impôt c'est le problème. L'impôt n'est pas le remède. L'impôt c'est le poison. Et ce qui compte, c'est de réussir à faire en sorte de sortir de la spirale infernale de la fiscalité. Et il y a une seule manière d'y parvenir, c'est de faire enfin baisser la dépense publique, baisser la dépense de l'État. Avec Pierre Danon, on a proposé une piste concrète, il y en aurait beaucoup d'autres, mais ce qui compte, c'est dans tous les cas d'arriver à faire en sorte qu'on fasse mieux avec moins.

Tous les pays autour de nous le font. Il y a aucune raison que ce soit pas notre cas aussi. I'm not trying to confuse you. C'est le pseudonyme que vous avez choisi sur YouTube et vous me demandez est-ce que vous serez candidat en 2027. Je suis très touché de votre confiance mais la vérité c'est que pour moi le seul sujet c'est 2024, c'est 2025, c'est 2026. C'est ce qu'on doit faire pour la France ici au Parlement européen. Merci de de cette question qui me touche mais mais ma seule préoccupation c'est de réussir dans le mandat que vous m'avez confié et j'espère que je serai à la hauteur de la confiance que vous nous avez témoigné avec toute la toute la délégation.

Chris of Paris sur YouTube demande si elle me dit vous parlez de prendre ses responsabilités mais pourquoi rester chez LR Macron compatible ? Où est le courage politique ? Alors Chris of Paris, je crois que j'ai déjà eu l'occasion de répondre souvent à cette question parce que elle est bien souvent posée en effet. On pourrait avoir l'impression que aujourd'hui l'avenir est ailleurs. Et je l'ai entendu si souvent mais moi, vous savez, j'ai une conviction profonde. Si nous ne reconstruisons pas une offre politique de droite claire. cohérente, forte, solide, déterminé. Nous n'avons aucune chance, aucune de construire demain une majorité de droite pour relever ce pays.

Et la condition pour ça, c'est de refaire de ce vieux parti l'expression des électeurs de droite et de cette majorité qui en France ne parvient pas à s'exprimer à cause de toutes les fractures qui traversent notre société. C'est ça qui me préoccupe le plus. La vérité c'est que on l'a encore constaté et vous parliez de l'UDR, on l'a constaté lors des dernières élections législatives. Le Rassemblement national refuse cette identité politique claire.

Je le disais aujourd'hui même à l'Assemblée nationale, il va s'allier avec LFI sur le sujet des retraites en négligeant complètement ce que je viens de dire à l'instant sur la baisse de la dépense publique qui est la seule chose qui compte pour l'avenir de notre vie économique, de la relance de notre pays, de sa production industrielle agricole, c'est-à-dire de sa souveraineté. C'est de ça qu'il s'agit. Si on veut demain mieux protéger nos frontières et lutter contre la crise migratoire, il faut travailler plus en France. Et un parti qui n'est pas capable de le dire est un parti qui alimente la crise migratoire.

Moi, je suis simplement de droite et je crois qu'il faut travailler plus et je crois qu'il faut faire baisser le poids de la dépense publique et je crois que ce sera la condition pour beaucoup d'autres éléments de ce relèvement de la France que nous espérons tous ensemble. Et pour ça, il faut reprendre ce parti politique de droite, le reconstruire de l'intérieur. Il faut tout refonder bien sûr. Et je partage cette conviction avec tous ceux qui aujourd'hui font vivre cette famille politique. Nous avons tous la certitude que même si c'est un LR qui est à Matin aujourd'hui, nous n'avons pas gagné les dernières élections et le travail qu'il faut faire, il est devant nous aujourd'hui.

L'alternance n'a pas eu lieu, elle doit avoir lieu demain en France. Et donc je suis chez LR précisément pour ça. Je suis pas rentré chez LR parce que je le disais tout à l'heure, j'étais heureux de tout ce que ce parti avait pu faire. Je suis pas là non plus pour juger le passé. Je l'ai dit également. Moi, ce qui compte pour moi, c'est d'écrire l'avenir. Et si vous avez le sentiment qu'Alir n'est pas aujourd'hui à la hauteur de sa responsabilité, ben c'est la meilleure raison possible pour prendre votre carte et nous rejoindre parce qu'on a besoin que vous veniez le dire et on a besoin de reconstruire avec vous.

Si vous considérez quelle c'est la force politique qui vous plaît le plus, rejoignez-nous. Si vous êtes de droite et que vous avez l'impression qu'elle a l'air ne vous représente pas assez, rejoignez-nous. Un parti, c'est la somme de ceux qui le font vivre et ce parti sera ce que vous en attendez si vous venez y prendre votre part. On vous attend. Euh je continue. Euh Fouolamot pose la question de savoir si l'élection de Trump aux États-Unis va réveiller le Parlement, la Commission européenne pour créer et produire en Europe. J'ai brièvement répondu Fouco tout à l'heure et et je le redis effectivement, je partage votre sentiment. Ça doit être un signal d'alerte.

Ça doit être un moment où encore une fois on accepte de se prendre au sérieux. Moi ce qui me frappe c'est de voir tous ceux qui en Europe aujourd'hui voudrai simplement faire la leçon aux Américains en disant "Ah mais c'était pas le bon choix, c'était pas le bon vote affaire." Les Américains ont choisi, c'est un peuple souverain, c'est un grand peuple ami. Ils ont décidé que America first, fair enough comme on dirait en anglais. La vérité c'est que maintenant le seul sujet pour nous c'est est-ce que nous allons être capable nous aussi de défendre nos intérêts ? Est-ce que nous allons être capable de défendre les intérêts de nos pays, de défendre notre identité, de défendre nos priorités ?

C'est ça la question fondamentale qui se pose aujourd'hui à l'Europe. Et un collègue me disait hier, on parlait de ce sujet de l'élection américaine, on se demandait qu'est-ce que le président Trump pense de l'Europe ? Et ce collègue me répondait "Le vrai problème, sans doute, c'est pas ça. Le problème, c'est de savoir ce que les Européens pensent de l'Europe, de savoir ce que nous pensons de nos propres pays et ce que nous voulons pour eux." C'est ça au fond la question qui nous est posée aussi par l'élection américaine. Henry Bonau me pose une question sur le sujet de l'euthanasie et la question de savoir pourquoi cette réforme est à l'ordre du jour.

Moi, je partage votre sentiment, votre étonnement et votre inquiétude. Étonnement parce que pour ma part, je crois pas du tout que ce soit vraiment la priorité nationale dans ce pays. On voit bien les crises multiples qu'on traverse. Et c'est très surprenant que certains dans la classe politique semblent être à ce point passionnés de l'urgence que représenterait cette loi. La vérité c'est que la loi existante en France, la loi léonitique, la loi léonitique qui a été votée à l'unanimité du Parlement français, ce qui est infiniment rare comme vous le savez surtout sur des sujets aussi difficiles et sensibles.

Cette loi n'est pas appliquée en France et donc la vraie urgence pour le pays, c'est pas de faire une nouvelle loi, c'est de commencer par appliquer celle qui existe déjà. Et c'est la raison de mon inquiétude parce qu'au fond, je vois bien le danger. On sait très bien que et les médecins en particulier les soignants le disent qui alerte sur ce texte. On sait très bien que on a les moyens de soulager la souffrance dans l'infinie majorité des cas. Et le problème c'est qu'on ne se donne pas ces moyens-là. Et quand on abandonne les gens, oui, bien sûr vient le désir de mourir. Mais quand on en prend soin ce désir s'éteint. C'est une expérience dont tous les soignants témoignent.

Notre devoir à nous aujourd'hui, c'est de partager cette expérience et de dire que la responsabilité d'un pays comme la France, c'est d'abord de soigner, d'assurer que chacun soit soigné dignement. Le sujet, c'est que on n' pas le droit de considérer qu'il y a des morts indignes ou des gens qui perdent leur dignité parce qu'ils souffrent. C'est la société qui ne soigne pas, qui perd sa dignité. C'est la société qui ne prend pas soin des plus vulnérables, qui est effectivement indigne d'être respecté. Et c'est ce qui nous guête en France.

C'est ce qui nous guettete quand malgré le dévouement incroyable des soignants, vous avez des patients qui aujourd'hui sont abandonnés dans les couloirs de nos urgences ici même à Strasbourg. Parfois, malgré leur courage, malgré leur générosité, souvent on meurt mal en France. On souffre dans notre pays de souffrances qui pourraient être soulagé et c'est ça le vrai scandale. C'est là-dessus qu'on devrait tous se révolter. Et je pense que il me semble en tous les cas que c'est c'est ça l'urgence sur laquelle nous devrions tous travailler. Allez, peut-être une dernière question parce qu'il est 2h-10 et on va bientôt devoir conclure. Isabelle Touvron demande sur LinkedIn.

Pourriez-vous indiquer pourquoi en Europe le travail est autant taxé ? C'est c'est en Europe bien sûr, mais c'est surtout en France. Isabelle, vous savez le le vrai grand problème de la France, c'est que il y a une perte de compétitivité de l'Europe dans le monde, mais il y a aussi une perte de compétitivité très marquée de la France en Europe. On a encore une fois, je le redis, en France, le record du monde des prélèvements obligatoires dans les pays développés dans l'OCDE. On a évidemment ce record en Europe et donc le travail coûte bien plus cher en France que dans d'autres pays européens. Les charges en tous les cas sont bien plus lourde en France que dans d'autres pays européens.

Ce qui aboutit à ce qu'à la fin on a cette double peine que les travailleurs sont moins bien rémunérés et que les employeurs sont bien moins compétitifs. Donc c'est un c'est un problème global et là il y a un immense problème d'efficacité de la dépense publique. Et je crois qu'Arvé David posait une question de de ce de ce type aussi. Voilà, on a vraiment évidemment une préoccupation une préoccupation majeure sur ce sur ce point.

On a on a une question de Stoyan Moschkov sur YouTube qui demande comment lutter contre l'instrumentalisation du conflit Israël à masse dans les lycées et et il y a vraiment une une préoccupation majeure sur l'antisémitisme qui revient dans dans beaucoup de questions. Iowens demande "Quelle solution concrète proposez-vous pour la montée fulgurante de l'antisémitisme en France Paul Abi demande sur YouTube un commentaire sur ce qui s'est passé au Liban. Je vais essayer de prendre toutes ces questions et de et de répondre et peut-être ce sera ma dernière réponse parce que c'est un sujet absolument fondamental.

Aujourd'hui, on vit une situation que personne n'aurait voulu voir et pourtant il faut la regarder en face. Il y a quelques jours, la chef de la police de Berlin a alerté sur le fait qu'il serait plus prudent que les personnes de confessions juives et les personnes homosexuelles ne s'aventurent pas trop dans certains quartiers de leur ville parce que leur sécurité ne pouvait pas être assurée à Berlin. Ce n'est pas en 1938 mais c'est maintenant que ça se passe. Et évidemment, ce n'est pas du même adversaire qu'il s'agit aujourd'hui. C'est l'islamisme qui est le totalitarisme auquel nous devons nous confronter enfin avec détermination.

L'antisémitisme qui monte ne concerne pas que les personnes de confession juive, il concerne tous les Français et tous les Européens. Parce que l'ennemi qui est face à nous, c'est l'ennemi de tous les Français et de tous les Européens. C'est l'islamisme. C'est l'islamisme qui instrumentalise la situation à Gaza pour nourrir la haine antisémite dans nos pays.

C'est l'islamisme qui a déclenché l'enfer que vivent les populations civiles à Gaza parce que c'est le Hamas, mouvement islamiste qui le 7 octobre 2023 a lancé en enfer non seulement évidemment les civils israéliens qu'il visaient mais aussi les civils palestiniens dont il savait qu'ils seraient les premières victimes de cette spirale de violence qu'il était en train de déclencher. C'est l'islamisme qui menace le Liban. C'est l'islamisme qui menace nos amis chrétiens en particulier au Liban avec lesquels nous discutions il y a encore quelques jours. J'ai eu la joie d'accueillir dans le cadre du PPE Sami Gemmaayel, un très grand ami et puis les représentants des forces libanaises.

Autre parti important de la vie politique libanaise, autre parti chrétien avec lequel le PPE entretient des des relations historiques aujourd'hui. Que nous disent-ils ? Bien sûr, le Cess feu au Liban est utile, mais ce qui compte le plus, c'est d'affronter l'islamisme, c'est de faire tomber le esbola. C'est de désarmer pour de bon le esbola. Comment se fait-il que dans une démocratie, il y ait un parti politique qui soit en même temps une milice ? que dans une démocratie, le Liban est une démocratie et doit le redevenir. Comment se fait-il que un gouvernement, un parlement, des institutions, la présidence de la République soit prise en otage par une faction armée islamiste ?

C'est le devoir de la France après avoir malheureusement trop souvent fermé les yeux là-dessus, après avoir même parfois pactisé avec cet adversaire, c'est maintenant le devoir de la France de sortir de l'ambiguïté et de combattre cet ennemi du peuple libanais et de sa souveraineté parce que c'est aussi notre ennemi. Combattre l'islamisme, c'est le combat de toute l'Europe et c'est le combat de notre Parlement européen. Cela doit le devenir. Hier, nous avons eu un débat très très marquant sur la situation de Boem sans sal arrêté emprisonné à Alger précisément parce qu'il a dénoncé le régime algérien et sa complaisance avec l'islamisme.

Nous sommes bien devant un même adversaire et ça c'est je crois encore une fois notre combat à tous. Le grand danger serait de penser que la lutte contre l'antisémitisme c'est l'affaire de la communauté juive. Non, c'est l'affaire de tous les Français, de tous les Français et de tous les Européens. Et nous sommes tous directement concernés parce que derrière ceux qui parmi nos compatriotes juifs sont visés, il y a en réalité notre communauté nationale, l'idée que nous nous faisons de la nation, l'idée que nous avons de la France et ce que nous savons devoir être l'Europe pour l'avenir. Je termine là-dessus en vous remerciant encore de cet échange.

C'était une joie de pouvoir échanger avec vous pendant une heure. Je sais pas exactement combien vous étiez, mais vous pouvez en tous les cas suivre ces échanges sur les différents réseaux sociaux et surtout les retrouver après coup. Euh vous pourrez revoir la totalité de cette vidéo dans les les heures et les jours qui viennent. Et puis bien sûr, je serais très heureux de pouvoir continuer la la conversation. On renouvellera l'exercice évidemment à distance et puis je serai heureux de venir, je le disais tout à l'heure, à votre rencontre un peu partout en France. Vous pouvez retrouver cette vidéo et bien d'autres sur le site fxbellami.fr et puis sur les différentes plateformes.

Voilà, je termine en vous remerciant encore d'avoir été là, en vous remerciant de votre confiance, de votre fidélité, de vous de vos encouragements qui nous qui nous touchent beaucoup avec tous les collègues de la délégation. Je voudrais remercier aussi les les équipes techniques du Parlement qui nous ont permis de de nous parler à distance. Et puis je voudrais voir un dernier mot si vous me permettez, 30 secondes pour terminer mais qui sont importantes pour moi. Aujourd'hui, c'est un jour pas comme les autres.

Si on se parle, si vous me suivez sur les réseaux sociaux, si vous voyez les vidéos qu'on a produites ici au Parlement, si vous avez une idée des combats que nous portons et si ces combats sont possibles, c'est pas parce que je suis engagé, c'est parce que j'ai la chance de pouvoir être le porte-parole de toute une équipe qui travaille à mes côtés et qui fait l'essentiel de ces missions qui sont au cœur de notre engagement commun, en particulier sur ce sujet de la communication, sur les échanges, les interactions que nous avons eu, mais sur beaucoup de questions de fond qu'on a partagé aujourd'hui sur les relations internationales de soutien à l'Arménie, au Liban, j'ai eu la chance de travailler pendant des années avec un un ami en fait parce que c'est bien plus qu'une relation de travail et je voulais le remercier aujourd'hui parce qu'il va bientôt changer de de cap et s'engager dans une autre mission qui sera une manière de prolonger celle que nous avons partagé ici ensemble.

Et donc je suis cette toute petite occasion pour dire avec vous un immense merci à Guillin qui est derrière la caméra. Merci Guilin de tout ce que tu as fait. Merci bien sûr à toute l'équipe. Merci à vous tous et à très bientôt.