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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 22 août 2011 27 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprises

Faut-il avoir peur de sortir de l'euro ? (1/4)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Fait
    « L'euro apportera une gestion saine des finances publiques coordonnées à l'échelle européenne. »
  • 4:30Fait
    « L'euro assurera à l'Union européenne une position centrale dans le concert international. »
  • 5:30Fait
    « L'euro est une autoroute sans sortie. »
  • 10:10Chiffre
    « Nous perdons actuellement 800 à 1000 emplois industriels par jour ouvrable. »
  • 12:00Chiffre
    « 55 % des Français ont voté non à la Constitution européenne en 2005. »
  • 14:00Fait
    « La zone euro est la zone du monde qui connaît la plus faible croissance depuis maintenant 11 ans. »
  • 14:30Fait
    « Le pouvoir d'achat des Français a régressé et actuellement il régresse de plus en plus. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour. Dans une première conférence, je vous ai présenté comment échapper au désastre de l'euro et j'exposais pourquoi l'euro, comme toutes les monnaies plurinationales de l'histoire est condamné à exploser pour des raisons à la fois historiques, économiques, social, politique. Je vous renvoie à cette conférence.

Dans cette première conférence, je présentais également les propositions de l'Union populaire républicaine pour sortir la France du désastre de l'euro de façon unilatérale, sereine, juridiquement parfaite, c'est-à-dire en faisant sortir la France de l'Union européenne et en prenant les devants en terme technique pour créer une monnaie nationale, recréer le franc. La conférence d'aujourd'hui est un petit peu différente mais porte sur le même sujet. Elle s'appelle Faut-il avoir peur de sortir de l'euro ?

Pourquoi ? Bien parce que naturellement les tenants du système, les partisans de l'euro voyant la catastrophe en cours dans la zone euro, voyant monter un peu partout les revendications ou du moins les interrogations d'un certain nombre de peuples à commencer par le peuple français qui se demande s'il ne devrai pas sortir de l'euro et bien ont aussitôt allumé des contrefeux pour expliquer que ce serait une catastrophe absolue si la France se sortait de l'euro. Alors, nous avons eu un certain nombre de nos sympathisants qui nous ont interroger en disant "Mais regardez ce qui se passe dans tel ou tel journal, on va le voir dans Courrier International, dans Le Point, dans le Figaro, on nous a expliqué que la sortie de l'euro serait une catastrophe." Alors voilà donc le l'objectif de la conférence d'aujourd'hui.

Faut-il avoir peur de sortir de l'euro ? On va répondre un petit peu à ces interrogations. Le premier chapitre de ma conférence d'aujourd'hui portera sur les promesses de l'euro et la réalité parce que l'euro n'est pas sorti de rien.

L'euro a été proposé aux français en même temps que le traité de Mahasticht. C'est le traité de Maastricht ratifié en 1992 qui a conduit les Français à accepter la création d'une monnaie unique européenne et les Français l'ont fait sur la foie d'un certain nombre de promesses extraordinaires sur ce qu'allait nous apporter cette monnaie unique. Alors, sans remonter jusqu'en 1992, je vais faire simplement quelques citations, mais ça vaut la peine parce que les européistes déteste toujours qu'on revienne sur les promesses qu'ils avaient faites.

Et c'est important l'histoire, hein, c'est important de revenir sur ce qui a été dit il y a 10 ans, il y a 15 ans parce que c'est ça qui permet de voir qui avait raison et qui avait tort à l'époque. Alors en 1997, c'est-à-dire il y a 14 ans, dans le journal Le Monde du 28 octobre 1997, il y a eu un appel solennel de 35 hautes personnalités françaises comme c'était appelé pour appeler les Français à accepter l'euro. Il l'avait déjà accepté depuis 1992 par la ratification du traité de Maastrich, mais ensuite toutes les années 90 avait été marqué par une montée continue du chômage notamment dans le cadre de la politique du Francfort requise pour respecter les critères dit de convergence afin que la France puisse entrer dans une monnaie commune unique avec l'Allemagne.

Alors dans ce journal Le Monde du 28 octobre 1997, voilà ce qu'on lit. L'euro apportera une gestion saine des finances publiques coordonnées à l'échelle européenne. Elle favorisera la croissance au sein d'un grand marché homogène, facilitera la modération des impôts et des taux d'intérêt bas.

Elle bénéficiera aux investisseurs, aux consommateurs et aux entrepreneurs qui pourront ainsi développer la recherche, l'activité et l'emploi. Ce sera une monnaie reconnue qui concurrencera le dollar et le yen. L'euro assurera à l'Union européenne une position centrale dans le concert international.

Dans une Europe unifiée par l'économie et la monnaie se forgera une Europe plus harmonieuse et plus démocratique. Tous ces attraits de l'euro sont encore trop mal connus des populations européennes. Des voix s'élèvent encore de temps à autre pour inciter au redout et au rejets.

Des voix, c'est-à-dire des imbéciles, des gens qui n'ont pas compris à quel point l'euro allait nous assurer la prospérité et le plein emploi. Serons-nous prêt à temps ? Une telle union sera-t-elle durable ?

L'euro n'est-il pas un facteur de chômage ? Tous ces efforts ont-ils un sens ? Et voici ce que ces 35 hautes personnalités françaises affirmaient dans cet article.

Toutes ces interrogations sont surtout la la manifestation d'un manque de confiance en nous-même et en notre capacité à faire face au défis du monde d'aujourd'hui. L'Europe ne retrouvera la voie de la prospérité et du plein emploi que par la mobilisation des énergies et le respect commun des règles de bon sens, saine gestion économique, maîtrise des budgets. Vous savez au passage que jamais la dette publique n'a été aussi importante qu'en 2011.

Jamais on a vu, comment dirais-je, les perspectives du plein emploi plus éloigné que en 2011. Vous savez que nous perdons actuellement 800 à 1000 emplois industriels par jour ouvrable. Vous savez que l'avenir n'a jamais paru aussi noir que 14 ans après ces prophéties.

Prophétie donc qui nous disait que les efforts consentis hier et aujourd'hui feront demain la force de l'Union européenne et assureront durablement notre prospérité ainsi que notre rayonnement dans un monde de plus en plus interdépendant. L'euro sera l'un des piliers d'une cohésion nouvelle. C'est un acte de confiance dans l'avenir, un facteur d'espérance et d'optimisme qui permettra à l'Europe de mieux affirmer sa destinée et d'entrer de plein pied dans un 21e siècle fondé sur la paix et la liberté.

En matière de paix, euh vous savez que l'Europe a créé une un embryon d'armée européenne qui intervient en ce moment en Afghanistan. J'aurai l'occasion de reparler de ces questions dans une autre conférence. Et en matière de liberté, bien vous savez que la liberté, la et la démocratie sont quand même très largement menacés maintenant en France.

Il faut regarder les choses en face. Beaucoup de Français, une majorité de Français, 55 % des Français ont voté non à la Constitution européenne en 2005, moi le premier si j'ose dire. Et en réalité, comme vous le savez, le vote de 55 % des Français a été piétiné puisque le traité de Lisbonne a été ratifié quelques années après.

Il reprend le même texte que la Constitution européenne. Alors, ce qui est intéressant dans un texte comme celui-ci, c'est de savoir mais qui étaient ces 35 personnalités qui nous ont ainsi trompé et qui se sont ainsi trompé ? Alors, je vais pas parler des 35, mais je vais quand même en citer quelques-unes.

La première, c'est monsieur Thierry de Montbrial, diplômé de l'école polytechnique et de l'école des mines, ancien ingénieur du corps des mines, docteur en économie de l'université de Berclet en Californie, ancien directeur du centre d'analyse et de prévision du ministère des affaires étrangères, fondateur et directeur général de l'Institut français des relations internationales l'IFRI, qui publie chaque année le rapport annuel Ramses. membre du comité directeur des conférences du groupe de Bilderberg depuis 1976, membre de droit du conseil du centre d'études prospective et d'informations internationales, membre du comité de rédaction de la revue Foring Policy, fondateur des World Policy Conferences, élu en 1992 à l'Académie des sciences morales et politiques et cetera et cetera. Donc une personnalité française en effet et qui fait partie d'un très grand nombre de snacles dès qu'il est question de questions internationales.

On se tourne vers monsieur de Montbrial qui notamment a créé et l'a fondé et est le directeur général de l'Institut français des relations internationales qui en fait est un lobby comme on dit ou également un think tank pour reprendre cette expression américaine. Ce qui est intéressant quand même, c'est de regarder justement cet Institut français des relations internationales et d'aller voir sur le site internet même de l'Ifri quels sont ses financiers. Alors ça c'est assez extraordinaire puisqu'il suffit de regarder.

On s'aperçoit que les MENES et les financiers de l'IFRI, c'est l'ambassade des États-Unis, l'American Chamber of Commerce in France, c'est-à-dire la chambre de commerce américaine en France, le département d'État américain, c'est-à-dire le ministère des affaires étrangères des États-Unis, la fondation Clarence Westbury qui est une fondation qui gère des fonds qui viennent probablement directement de la CIA. Et puis la French American Foundation France, la French American Foundation qui est cette fondation franco-américaine qui a été créée par monsieur John Negropé qui était un membre éminent de la CIA et qui a pour vocation notamment de sélectionner chaque année 4 à c young leaders, c'est-à-dire des personnalités en France que les médias se chargeront de mettre sur le devant de la scène pour que les Français pensent que ce sont les hommes et les femmes d'avenir. Voilà.

Alors ce qui est intéressant c'est donc de voir que monsieur de Montbrial qui faisait donc partie de ces personnalités ayant appelé les Français à ne pas avoir peur de l'euro est donc à la tête d'un organisme qui est financé de cette façon, c'estàdire massivement par les États-Unis d'Amérique. Alors parmi les autres personnalités qui avaient signé cette cet appel des 35 personnalités, il y avait monsieur Jacques Atali. Monsieur Jacquali, je me tourne tout simplement vers la notice qui figure sur son nom pour sur l'encyclopédé en ligne Wikipédia.

Apôre de la constitution de l'établissement d'un gouvernement mondial. Il pense que l'économie régulée par une institution financière mondiale peut être une solution à la crise financière. Cette institution financière est une première étape vers l'instauration d'un gouvernement mondial dont l'Union européenne est une illustration.

Parmi les autres personnalités, il y avait monsieur Christian de Boissieux, universitaire et économiste, président du conseil d'analyse économique depuis 2003. Cet organisme qui a remplacé le commissariat au plan intervenant très régulièrement dans les médias. membre de la commission pour la libération de la croissance française.

Une de ces commissions que les pouvoirs publics créent régulièrement euh pour essayer de donner euh aux politiques qui sont conduites un vernis d'expertise. Cette commission pour la libération de la croissance avait été commandée, euh comme vous le savez par le président Sarkozi à monsieur qui ? À monsieur Jacques Atali.

Donc monsieur de Boissieux faisait partie de la commission Athalie. Donc on voit que au passage que nous avons en France allez disons 30 ou 40 personnes qui sortent d'une commission pour entrer dans une autre et pour signer ensuite des appels dans les journaux. Donc en fait, ce sont toujours les 30 ou ou 40 mêmes personnes qui sont en définitive les seuls à avoir un accès généreux dans les médias pour expliquer aux français ce qu'il faut faire.

Monsieur de Boisieux qui par ailleurs a été visiting scholar aux universités de Harvard et de Northwestern aux États-Unis en 74 et puis à l'université du Minnesota aux États-Unis en 1978 et qui est lauréat de l'Académie des sciences morales et politiques économistes de l'année du nouvel économiste. toutes ces personnalités qui sont en permanence encensé par les médias et qui reçoivent euh constamment des prix, des lauréas de tel ou tel médias français ou international. Il y avait dans les mêmes moments en 1998 d'autres personnalités.

J'ai pris cet exemple. L'exemple, c'est celui de madame Nicole Fontaine, vice-présidente du Parlement européen à l'époque et qui en 1998, elle est absolument pas économiste, madame Fontaine, avait nous avait dit ça. mise en commun d'une prérogative aussi régalienne que l'antique pouvoir de battre monnaie, l'antique ça veut dire vraiment c'est quelque chose de complètement dépassé n'était pas facile à accepter pour des États toujours jaloux de prérogatives irréelles à l'heure de la mondialisation.

En acceptant le rôle, les différents états se liront par un pacte de solidarité qui mettra un terme à ces véléités anachronique. C'est donc une déclaration de madame Fontaine, vice-présidente du Parlement européen dans le journal Libération du 8 janvier 1998. Faut bien voir ce que ça veut dire.

Cette personne qui n'a qui n'a aucune compétence en matière monétaire et économique était en train d'expliquer aux français que disposer de sa monnaie nationale, c'était en fait une vélité anachronique complètement dépassée par les événements. Je renvoie mes auditeurs à la conférence que j'ai faite sur le désastre de l'euro où j'explique notamment par une très longue un très long rappel historique à quel point toutes les monnaies coloniales et impériales ont toujours prétendu la même chose, c'est-à-dire a prétendu remplacer les monnaaies nationales par une nouvelle monnaie qui allait apporter le bonheur et la prospérité. Et puis alors en 2000, cette fois-ci ce sont des documents officiels de l'État et qui nous annonce que l'euro va nous apporter plus de croissance, plus de richesse et le plein emploi.

C'est ce qui était écrit dans le magazine Labelle France, le numéro de juillet 2000 qui est la revue officielle du ministère français des affaires étrangères. Et dans ce numéro, on donnait la parole à monsieur Yve Thibau de Silgi, un français qui à l'époque était commissaire européen, enfin il l'avait été commissaire européen de 95 à 99 en charge justement de la création de l'euro. Et monsieur Iftiboilgi écrivait donc ceci dans cette revue officielle publiée par le ministère français des affaires étrangères en 2000, donc il y a 11 ans.

Les avantages de l'euro sont essentiellement économiques. Plus de croissance et plus de compétitivité pour les entreprises. Je sais pas si vous vous rendez compte que c'est exactement le contraire que l'on constate depuis 11 ans.

L'euro est facteur de croissance européenne. Je rappelle que la zone euro est la zone du monde qui connaît la plus faible croissance depuis maintenant 11 ans. En éradiquant les variations de change et en permettant une comparaison aisée des prix, l'euro contribue à décloisonner le marché intérieur.

Un grand marché sans risque de change améliore la situation des entreprises. Les consommateurs sont enfin les principaux bénéficiaires de la monnaie unique. Vous êtes tous là pour savoir ce qu'il faut en penser.

Depuis 11 ans, le pouvoir d'achat des Français a régressé et actuellement il régresse de plus en plus. Nous avons eu une flambée d'inflation et une perte de pouvoir d'achat. L'euro a été lancé le jour où les États ont acquis la certitude que les finances publiques seraient gérées de manière rigoureuse par tous.

Là aussi, il faut savoir il faut voir ce que l'on peut en penser 11 ans après. La crise survenue en Grèce par exemple montre que la gestion des finances publiques en Grèce n'était pas du tout à la hauteur de ce que l'on espérait. Pareil pour l'Espagne, l'Italie, le Portugal, mais aussi d'ailleurs la France.

À cette fin a été adopté en juin 1997 un pact de stabilité et de croissance qui permettra d'assurer le retour à l'équilibre des finances publiques au plus tard en 2002. Nous sommes en 2011, jamais le déficit public n'a été aussi important. Marché intérieur, Europe monétaire, Union économique.

L'économie européenne se donne progressivement les moyens de son intégration dans la globalisation mondiale pour le plus grand bien des Européens d'ailleurs puisque croissance et emploi doivent en résulter et prodiguer un niveau supérieur de richesse et de prospérité. Vous savez que le chômage fait des ravages en France, que les statistiques sont largement truquées, que on sort des statistiques de chômage des gens qui ont des tout petits boulots, des contrats à durée déterminée ou des contrats à temps partiel, hein, qu'il y a donc un chômage de masse qui est largement camouflé. Euh quant à la croissance et au niveau de prospérité, et bien on sait ce qu'il faut en penser.

Alors, monsieur Yfti Botsilgi avait fait d'ailleurs une déclaration extraordinaire dans le journal euh euh dans le journal Le Monde du 22 janvier 1999, il l'avait dit l'euro est une autoroute sans sortie. Je sais pas si vous vous rendez compte ce que ça signifie qu'une autoroute s'en sortie. C'est un cauchemar.

C'est un cauchemar et c'est ce cauchemar- làà que les européistes voudraient continuer à vous faire croire. Ils nous ont mis dans une situation catastrophique et ils veulent vous faire croire que nous sommes sur une autoroute sans sortie et que nous devons continuer à foncer vers la catastrophe. Alors, quels sont les enseignements attirés de ce qui précède ?

Premier enseignement, les responsables politiques et administratifs qui ont imposé aux français la mise en œuvre d'une monnaie unique européenne premièrement en ont systématiquement caché les objectifs politiques essentiels. On a toujours présenté l'euro comme si c'était une opération technique qui allait nous apporter la croissance, le plein emploi. En réalité, comme je l'explique dans l'autre conférence sur notamment l'histoire des monnaes plurinationales, les monnaie plurinational, elles n'ont pas un objectif technique.

Elles ont d'abord et avant tout un objectif politique, un objectif d'impérialisme et de colonialisme. Le deuxième point, c'est que tous les responsables politiques et administratifs français qui ont imposé au français la mise en œuvre d'une monnaie unique européenne ont tous promis des avantages extraordinaires en utilisant d'un discours pseudotechnique pour faire peur, pour intimider. Ben oui, parce que le grand public n'est pas expert en matière monétaire.

Et lorsque l'on entend que monsieur de Montbrial ou monsieur de Boissieux ou monsieur Jacques Atali ou madame Nicole Fontaine qui ont des hautes responsabilités assure que c'est d'un point de vue économique et financier quelque chose d'extraordinaire et bien les gens sont tout simplement impressionnés par un discours pseudochnique. Le 3ème point, les ces responsables ont culpabilisé donc et intimidé ceux qui contestaient le bien fondé d'une monnaie unique sans jamais entrer dans le débat de fond. Ça c'est une constante.

Les européistes détestent les débats de fond. D'ailleurs, moi personnellement, je ne demande qu'une seule chose, c'est de pouvoir être confronté dans un débat télévisé à monsieur Jacques Atali sur TF1 par exemple. Malheureusement, ça n'aura sans doute jamais lieu parce qu'il déteste les débats de fond.

Il préfère les slogans et surtout faire terre ceux qui ne sont pas d'accord. Quatrièmement, les mêmes responsables politiques et administratifs ont tous expliqué qu'une fois adopté, l'euro serait un choix irréversible. Pour ceux encore une fois qui ont écouté mon autre conférence, vous savez que toutes les monnaies plurinationales ont toujours explosé et donc que c'est toujours un choix parfaitement réversible.

Alors ce qu'il faut faire attention, ce à quoi il faut faire attention, c'est que même à l'époque toutes ces promesses faites aux français par des responsables européistes joint les experts n'était pas du tout partagé par des économistes de profession. Donc par exemple à l'époque euh euh le prix Nobel d'économie euh Milton Freedman qui est un économiste américain une personnalité qui est controversée en matière économique, c'est le père fondateur du monétarisme. On peut être pour, on peut être contre.

Il n'en demeure pas moins que c'est un grand économiste. C'était un grand économiste. Il est décédé depuis lors et bien il avait mis il avait fait une mise en garde solennel euh le euh 7 janvier euh 2002 dans euh le journal allemand d'Ivelt.

Il avait écrit ceci : "Le succès de l'euro est encore incertain en raison des rigidités et des désaccords politiques qui existent parmi les 12 membres de l'Union monétaire. Il y avait 12 membres à l'époque dans la zone euro. Maintenant aujourd'hui où je parle en février 2011, il y a 17 états membres de la zone euro de l'Euro.

Après la disparition des taux de change comme mécanisme d'adaptation, la question est qu'est-ce qui va le remplacer ? Pour ceux qui ont écouté mon autre conférence, ça revenait à poser la question de comment régler l'arrivée d'un choc asymétrique au sein de la zone euro. Et voici ce que disait donc Milton Friedman dans le journal allemand d'Ivelt en 2002.

Ce qui doit le remplacer, c'est de la flexibilité. Ce qu'il faut, ce sont des salaires flexibles. Vous savez ce que ça veut dire des salaires flexibles ?

En général, ils sont pas flexibles vers le haut, hein. Ils sont plutôt flexibles vers le bas. Donc ce qui doit le remplacer de la flexibilité.

Ce qu'il faut, ce sont des salaires flexibles, des prix flexibles. Alors eux, ils sont plutôt flexible vers le haut et beaucoup de concurrence et de mobilité. Dans ces conditions, l'euro pourrait être un succès, disait Hamilton Friedman.

Mais quand on observe le degré actuel d'inflexibilité parmi les 12 États membres, encore une fois, je rappelle que nous sommes 17 maintenant, il est tout à fait pensable que étant donné les conditions actuelles, l'on obtienne une augmentation des dissensions politiques plutôt qu'une diminution. C'est intéressant de voir donc prix Nobel d'économie en 2002 expliquer exactement ce que nous vivons aujourd'hui, hein, l'augmentation des dissensions politiques entre les États-membres. de l'Union européenne.

Mon analyse économique montre qu'il est très douteux que l'euro soit un grand succès. La Banque centrale européenne est responsable de 12 États et il est presque impossible de les satisfaire tous. C'était donc Milton Friedman le 7 janvier 2002 dans le magazine d'velt.

Alors une fois qu'on a rappeler tout ça, ce qui est le plus extraordinaire, c'est que le bilan catastrophique de l'euro 12 ans après sa mise en place officielle, je rappelle qu'il est entré en vigueur dans les échanges interbancaires et sur les marchés financiers au 1er janvier 1999, donc il y a un peu plus de 12 ans. et il est entré en vigueur sous forme fiducière donc de pièces et de billet le 1er janvier 2002. Ce qui est extraordinaire, c'est que le bilan catastrophique de l'euro 12 ans après n'a provoqué aucune excuse ni aucune autocritique de la part de ses partisans.

On aurait quand même pu imaginer que ceux qui s'étaient à ce point trompés viennent expliquer pourquoi ils s'étaient trompés. Le deuxième point extraordinaire, c'est que ce sont les mêmes qui se sont tellement trompés et qui ont tellement trompé les Français qui restent aux commandes et qu'il nous disent ce qu'il faut faire maintenant. C'est toujours monsieur de Montbrial, monsieur de Boissieux, monsieur Jacques Catalic qui pérore à la télévision et sur les radios pour nous dire ce qu'il faut faire maintenant.

C'est-à-dire que on se trompe depuis 12 ans et on continue à demander à ceux qui nous ont trompé ce qu'il faut faire sans jamais donner la parole à ceux qui depuis 12 ans disent qu'on allait qu'on allait vers la catastrophe et qui sont donc confirmés par les événements. Ce qui est extraordinaire également, c'est que la France et les autres pays d'Europe s'enfoncent dans une crise de plus en plus grave et que personne ne reconnaît officiellement que les choix stratégiques du départ sont mauvais. Parce qu'au bout de 12 ans, même 19 ans depuis le traité de Maastricht, on a désormais suffisamment le recul du temps pour demander des comptes et un bilan.

Du coup, les Français sentent bien que les choses ne vont plus, mais ils ne savent plus quoi penser. Ils ne savent plus quoi penser parce que c'est des sujets qui sont techniques et parce qu'on ne donne la parole dans les grands médias que toujours au même. Et donc, un certain nombre de Français se laissent convaincre par la propagande omniprésente qui explique que sans l'euro, ce serait pire.

La seule donc la seule raison qui est expliquée aux français c'est oui c'est vrai c'est pas bien du tout c'est la catastrophe mais si on avait pas l'euros ben ce serait pire encore. Que nous dit maintenant la propagande européiste ? Elle nous dit on l'a vu dans le magazine courrier international faire éclater la zone euro ce serait le chaos.

Le magazine Le Point le 23 juillet 2010 nous a assuré sortir de l'euro le rapport qui fait peur. J'aurai l'occasion de revenir à la fin de cette conférence sur cette sur ces différents articles de journaux pour les décortiquer avec vous et pour vous montrer la propagande qui se cache derrière et les tours de pass qui se cachent derrière. Mais avant toute chose, ce sur quoi je voudrais attirer votre attention, c'est que ces prophéties apocalyptiques, elles ont déjà été utilisées et très largement utilisées.

M.