Jean-Marc Germain
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:50OuverteRéponse directe
Qui va en bénéficier ? Qui pourrait en bénéficier ?
- 1:27RelanceRéponse directe
Vous voulez rééquilibrer comment ces économies budgétaires ?
- 2:21FerméeRéponse partielle
Vous ne faites pas confiance à Michel Sapin ?
- 2:58RelanceRéponse directe
Vous souhaitez 300 000 contrats aidés supplémentaires. Est-ce compatible avec une rigueur budgétaire recherchée ?
- 3:40FerméeRéponse directe
Vous estimez que l'exécutif Hollande et Valls n'ont toujours pas entendu le message ?
- 4:47FerméeRéponse directe
Vous ne souhaitez pas pour l'instant faire scission avec le Parti Socialiste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« L'idée c'est que ce soit les ménages de classe moyenne et populaires »
- 1:30Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui, il y a 41 milliards de baisses d'impôts qui sont prévues pour les entreprises »
- 1:46Invité politiqueFait
« les entreprises qui doivent être aidées, c'est les entreprises qui sont exposées à la concurrence internationale »
- 2:47Invité politiqueChiffre
« il y a encore pour 18 à 20 mois de hausse du chômage »
- 2:58PrésentateurChiffre
« vous souhaitez 300 000 contrats aidés supplémentaires »
- 3:23Invité politiqueChiffre
« 46 milliards au total, on propose, aujourd'hui, 90% pour les entreprises, et 10% pour les ménages »
- 4:06Invité politiqueFait
« mais vous nous dites que telle ou telle chose, ça n'allait pas, et que vous n'étiez pas d'accord »
Temps de parole
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Estelle Schmitt et Éric Delvaux, le 5-7 de France Inter. Et votre invité ce matin, Éric Delvaux, le député socialiste des Hauts-de-Seine, Jean-Marc Germain, signataire de l'appel des 100 pour un nouveau contrat de majorité. Oui, vous faites partie de ces frondeurs qui s'étaient abstenus lors du vote sur le pacte de responsabilité et vous venez de poser une nouvelle pierre il y a quelques heures, la nuit dernière, en dévoilant donc vos dernières propositions sociales et fiscales qui seront sûrement autant d'amendements pour les prochains projets de loi de finances rectificatives et autres volets sur la sécurité sociale. Bonjour Jean-Marc Germain. Bonjour.
Vous voilà donc très inspiré par le nouveau président du Conseil italien. Soutenir la croissance par la consommation des ménages, ça passe, dites-vous, par la création de nouveaux taux réduits de la CSG. Qui va en bénéficier ? Qui pourrait en bénéficier ?
L'idée c'est que ce soit les ménages de classe moyenne et populaires, ce que nous ont dit les Français, que ce soit aux élections municipales ou aux élections européennes, c'est à la fois une attente de résultats, inverser la courbe du chômage, faire baisser le chômage, c'est prioritaire, mais aussi leur difficulté à boucler les fins de mois. Et donc, il nous semble que tant pour des raisons sociales qu'économiques, il faut bien sûr continuer à aider les entreprises, mais le faire mieux, et avec l'argent qu'on peut économiser, soutenir le pouvoir d'achat des ménages.
Oui, rééquilibrer la politique de l'offre trop favorable au patronat, vous voulez rééquilibrer comment ces économies budgétaires ?
Si vous voulez, aujourd'hui, il y a 41 milliards de baisses d'impôts qui sont prévues pour les entreprises. Et nous considérons que les entreprises qui doivent être aidées, c'est les entreprises qui sont exposées à la concurrence internationale, c'est-à-dire principalement les entreprises industrielles.
Et donc, on propose de réduire un peu ce montant à 22 milliards et demi, pour être très précis, et avec l'argent qui est économisé, parce que nous ne voulons pas dépenser plus, nous pensons qu'il faut réduire les déficits, avec l'argent qui est économisé, de soutenir le pouvoir d'achat des ménages, de soutenir aussi les investissements locaux, c'est très important, le logement, les transports, parce que sinon le BTP va s'effondrer. Et puis aussi, tant que les emplois dans le secteur privé ne sont pas là, de continuer à faire des emplois aidés, notamment on propose des emplois d'avenir pour les chômeurs de longue durée.
Et on va en parler, mais d'abord sur ce rééquilibrage. Vous ne faites pas confiance à Michel Sapin, qui a promis, lui, de rééquilibrer entre les entreprises et les ménages, avant l'an prochain, enfin pour l'an prochain ?
Il a commencé à le faire, et nous sommes très satisfaits que le Premier ministre Manuel Valls nous écoute. Il y a eu un premier geste en faveur des retraités modestes, 6 millions d'entre eux, un deuxième en faveur des contribuables modestes, mais ça ne suffira pas, nous, notre inquiétude majeure, c'est ce que nous disent l'ensemble des instituts de prévision, que ce soit le FMI, l'OCDE, ils nous disent, il y a encore pour 18 à 20 mois de hausse du chômage. Et ça, on le refuse en tant que parlementaire, et donc on propose des solutions. Des mesures de faveur pour l'emploi, notamment,
vous souhaitez 300 000 contrats aidés supplémentaires. Est-ce compatible avec une rigueur budgétaire recherchée ?
Oui, totalement, puisqu'on a fait le choix de dire qu'on s'inscrivait dans la trajectoire de déficit voulue par le gouvernement. Non pas qu'on n'en souhaite pas une autre, mais on considère que ça se négocie au plan européen. Là, on est sur le budget de la France, et à l'intérieur des baisses d'impôts qui sont prévues, 46 milliards au total, on propose, aujourd'hui, 90% pour les entreprises, et 10% pour les ménages et pour les investissements publics, qu'on propose de faire du 50-50. Donc tout ça est très raisonnable, mais en même temps très important, pour qu'on puisse sortir très vite de la crise.
Alors voilà, pour le fond, dans la forme maintenant, vous estimez que l'exécutif Hollande et Valls n'ont toujours pas entendu le message lors des deux derniers scrutins municipaux et européens, et l'échec du Parti Socialiste. Message toujours pas entendu ?
En tout cas, nous estimons que nous, parlementaires, nous avons notre rôle à jouer. Et le message qui a été très fort de mes électeurs, mais c'est vrai pour l'ensemble de mes collègues qui sont signataires de cet appel décent, c'était de dire, mais vous nous dites que telle ou telle chose, ça n'allait pas, et que vous n'étiez pas d'accord. Mais quand vous n'êtes pas d'accord, faites des contre-propositions. Allez jusqu'au bout. On vous a confié un pouvoir, celui de nous représenter au Parlement, exercez-le.
Et moi, au fond, je me fais le même reproche, et je m'associe à l'échec pour l'instant, en tout cas à l'absence de résultats visibles, parce qu'il y a des choses qui ont été faites, il ne faut pas caricaturer, parce que j'ai voté l'ensemble des textes. Et donc maintenant, si je considère qu'il y a des meilleures solutions, je soutiendrai jusqu'au bout mes propositions. Et donc nous allons, vous l'avez dit en introduction, déposer des amendements, et on souhaite qu'ils soient adoptés.
Appel décent, sans frondeur. Vous ne souhaitez pas pour l'instant, tout de même, faire scission avec le Parti Socialiste. On n'est pas dans ce débat-là ?
Ah, pas du tout. On est au cœur du Parti Socialiste. Moi-même, je n'appartiens pas du tout à l'aile gauche du Parti, puisqu'on a souvent qualifié cet appel d'un appel de l'aile gauche. Ce n'est pas le cas. Il y a des parlementaires de toute sensibilité, et on souhaite continuer à travailler au cœur de notre famille politique pour faire réussir le gouvernement, le Premier ministre, le Président de la République, mais surtout pour faire réussir la France, c'est-à-dire sortir de la crise, faire baisser le chômage, et améliorer la situation des personnes les plus fragiles.
On va rappeler que vous êtes un proche de Martine Aubry, que vous avez suivi dans les différents cabinets ministériels, et également à la mairie de Lille. Elle n'est pas signataire de cet appel ? Elle n'est pas non plus à la manœuvre, vraiment, dans cet appel décent ?
Non, vous savez, ceux qui connaissent Martine Aubry, quand elle a des choses à dire, elle le dit. Elle est très discrète, cependant, depuis deux ans ? Oui, parce qu'elle considère qu'il y a des personnalités politiques qui ont été choisies par les Français pour exercer les responsabilités, et que donc, il faut leur laisser les coudes et franches. En même temps, quand nous avons signé ce contrat de majorité, elle a dit que si elle avait été parlementaire, elle l'aurait signée. Non, je crois que sur le fond, mais ça, il faut lui poser la question.
Elle approuve ce que nous proposons en matière de politique économique, et comme parlementaire, elle considère qu'on est assez grande pour prendre nos responsabilités.
Merci, Jean-Marc Germain, député socialiste, signataire de l'Appel Descents. Il y a un blog, je crois également, une adresse mail pour cet appel descents.
Appeldescents.fr,
c'est très simple. Que vous venez de publier. Donc, nouvelle plateforme pour relancer le pouvoir d'achat et cibler les aides aux entreprises. Merci et bonne journée.
Jean-marc Germain