Marine Le Pen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement doit-il renoncer à l'écotaxe ?
- 0:29OuverteRéponse partielle
Sur le principe de la fiscalité écologique, quelle est votre position ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Le Front National est-il favorable à l'exploitation des gaz de schiste ?
- 2:40OuverteRéponse directe
La Bretagne emploie de graves difficultés économiques. Vous avez des solutions ?
- 2:55RelanceÉludée
Mais les frontières, ça marche dans les deux sens. Vous savez que l'agroalimentaire breton exporte énormément.
- 4:22RelanceÉludée
Si vous établissez des droits de douane ou des quotas d'importation, il y aura réciprocité. Les produits français seront frappés.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:03Invité politiqueFait
« Oui, bien entendu c'est une taxe mauvaise, mauvaise dans sa conception, mauvaise dans ses conséquences »
- 0:18Invité politiqueFait
« particulièrement les entreprises, il faut bien le dire, de l'agroalimentaire qui vivent un dumping social très féroce »
- 0:24Invité politiqueFait
« de la part notamment de pays de l'Union Européenne. »
- 0:52Invité politiqueFait
« c'est la construction de cette taxe par l'UMP, je vous rappelle, parce qu'elle a été votée par l'UMP. »
- 1:20Invité politiqueFait
« Et je trouve quand même qu'il y a un énorme problème démocratique dans la manière dont le gouvernement de Nicolas Sarkozy a cru pouvoir signer une clause de résiliation avec cette société de 800 millions d'euros. »
- 1:37Invité politiqueChiffre
« 800 millions d'euros si pour finir on ne met pas en œuvre l'écotaxe. »
- 2:07Invité politiqueFait
« Il est favorable à l'exploration, à l'exploration et pas l'exploitation, à l'exploration de méthodes, à l'investissement dans la recherche pour tenter de trouver des méthodes d'extraction du gaz de schiste qui ne nuisent pas à l'environnement. »
- 2:27Invité politiqueFait
« Et il est en tout cas favorable à l'exploitation du grisou, qui est quelque chose qui peut être exploité sans nuisance pour l'environnement et qui permettrait probablement de créer des emplois dans les anciens territoires miniers. »
- 2:46Invité politiqueFait
« Oui, il faut arrêter le dumping qui est effectué par les pays intra-européens, notamment les extra-européens, on met des frontières. Voilà, c'est aussi simple que cela. »
- 3:12Invité politiqueChiffre
« 95% des pays du monde ont leur monnaie, ont leur souveraineté et ont des frontières. »
- 3:32Invité politiqueChiffre
« l'Allemagne utilise des salariés à très bas coût venant d'Europe de l'Est jusqu'à 3 euros de l'heure. »
- 4:01Invité politiqueFait
« on est victime d'une concurrence déloyale sur un certain nombre de produits de l'agriculture de la part de l'Espagne. »
- 5:07Invité politiqueFait
« Elle est devenue déficitaire exactement au moment où on avait passé à l'euro et au moment où on a effondré... »
- 6:39Invité politiqueFait
« Airbus va monter une chaîne de montage en Alabama, en zone dollar, parce que l'euro est trop cher. »
- 7:11Invité politiquePromesse
« si l'euro est dévalué de 20%, alors nous créerons 300 000 emplois, nous allons résoudre le déficit de la balance commerciale, et nous baisserons d'un tiers... »
- 8:35Invité politiqueFait
« Fermés le dimanche, je crois qu'il faut rester sur la situation actuelle. »
- 8:55Invité politiqueFait
« Je pense que la grande distribution ne devrait pas être autorisée à ouvrir le dimanche car elle a déjà un avantage considérable par rapport aux commerçants, aux artisans, aux indépendants. »
- 9:52Invité politiqueFait
« Je remarque que pour la première fois, le Front National est au même niveau que le Parti Socialiste. »
- 10:01Invité politiqueFait
« C'est la conséquence d'un travail de fond qui est fait par le Front National. »
- 11:34Invité politiqueFait
« Je crois que jamais la France n'a été dans une telle situation d'insécurité dans son histoire moderne. »
- 11:43Invité politiqueFait
« Les cambriolages explosent, y compris dans les coins les plus reculés de France. »
- 11:45Invité politiqueFait
« Les attaques à main armée se sont multipliées dans des conditions éminemment inquiétantes. »
Temps de parole
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Bonjour Marine Le Pen, le gouvernement doit-il renoncer à l'écotaxe ?
Oui, bien entendu c'est une taxe mauvaise, mauvaise dans sa conception, mauvaise dans ses conséquences qui intervient à un moment donné où les français n'en peuvent plus et les entreprises sont en très grande difficulté particulièrement les entreprises, il faut bien le dire, de l'agroalimentaire qui vivent un dumping social très féroce de la part notamment de pays de l'Union Européenne.
On va parler de la Bretagne, mais sur le principe de la fiscalité écologique, c'est-à-dire utiliser l'impôt pour modifier les comportements, quelle est votre position ?
Oui, ce n'est pas si clair que ça d'ailleurs parce qu'on nous explique que l'écotaxe va servir à améliorer le réseau routier, alors ce n'est donc pas pour améliorer d'autres transports. Ce qui est quand même étonnant, et je crois qu'il faudrait peut-être creuser un petit peu, c'est la construction de cette taxe par l'UMP, je vous rappelle, parce qu'elle a été votée par l'UMP. Et par la gauche.
Et par l'UPS.
Oui, et par l'UPS, vous avez raison, mais c'était sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Et c'est la société Ecomove, une société italienne qui est chargée de l'organisation de cette taxe, de sa mise en œuvre.
L'installation des portiques, oui.
Et de la récupération de la taxe. Et je trouve quand même qu'il y a un énorme problème démocratique dans la manière dont le gouvernement de Nicolas Sarkozy a cru pouvoir signer une clause de résiliation avec cette société de 800 millions d'euros. Est-ce qu'on se rend compte du chiffre que cela représente ? 800 millions d'euros si pour finir on ne met pas en œuvre l'écotaxe. Mais c'est un moyen en réalité d'aller à l'encontre de la volonté des Français. Ça veut dire qu'on prend une décision, on met une clause de sortie tellement énorme que si les Français veulent changer cette situation, ils ne peuvent pas le faire.
Je trouve que c'est vraiment une méthode qui doit être dénoncée, surtout encore une fois quand c'est une société italienne qui en profite.
A propos d'écologie, on va reparler de la Bretagne, mais pour l'écologie, j'ai vu que le Front National était favorable à l'exploitation des gaz de schiste.
Il est favorable à l'exploration, à l'exploration et pas l'exploitation, à l'exploration de méthodes, à l'investissement dans la recherche pour tenter de trouver des méthodes d'extraction du gaz de schiste qui ne nuisent pas à l'environnement. Il y a notamment des recherches qui sont effectuées actuellement sur la fracturation pneumatique. Et il est en tout cas favorable à l'exploitation du grisou, qui est quelque chose qui peut être exploité sans nuisance pour l'environnement et qui permettrait probablement de créer des emplois dans les anciens territoires miniers.
Alors la Bretagne, j'y reviens, la Bretagne emploie de graves difficultés économiques. Vous avez des solutions Marine Le Pen ?
Oui, il faut arrêter le dumping qui est effectué par les pays intra-européens, notamment les extra-européens, on met des frontières. Voilà, c'est aussi simple que cela.
Mais les frontières, ça marche dans les deux sens. Vous savez que l'agroalimentaire breton exporte énormément.
Oui, oui, ça a marché comme ça pendant des siècles. Ça a marché comme ça pendant des siècles. Et ça marche d'ailleurs comme ça, M. Cohen, dans le monde entier. Car je suis obligé de rappeler à chaque fois que l'Union Européenne est une anomalie mondiale. 95% des pays du monde ont leur monnaie, ont leur souveraineté et ont des frontières. Et avec leurs frontières, de manière intelligente, ils défendent leur secteur économique selon les périodes, selon les secteurs, selon l'intérêt du pays en question.
Or, là, nous sommes confrontés à une ouverture totale des frontières et à un dumping intra-européen qui fait que, dans la filière du port, l'Allemagne utilise des salariés à très bas coût venant d'Europe de l'Est jusqu'à 3 euros de l'heure. Par conséquent, on ne peut pas être compétitif avec eux. Et c'est un comportement qui est très éloigné, en tout cas, des promesses qui avaient été faites lorsque l'Union Européenne s'est construite. De la même manière, on est victime d'une concurrence déloyale sur un certain nombre de produits de l'agriculture de la part de l'Espagne. Et je ne parle pas de la concurrence extra-européenne.
Je pense à l'accord de libre-échange qui a été voté avec le Maroc et qui, évidemment, met nos fruits et légumes dans des situations extrêmement difficiles. Et je ne parle pas des futurs accords qui sont prévus et qui sont, à mon avis, ravageurs pour l'agriculture, notamment, évidemment, l'accord de libre-échange transatlantique avec les Etats-Unis.
Qui, pour l'instant, est au point mort, qui est en cours de négociation. Mais si vous établissez des droits de douane ou des quotas d'importation, il y aura réciprocité. Les produits français seront frappés. Je rappelle ce chiffre. L'agroalimentaire breton exporte 20% de ses viandes et de son lait et la moitié de ses volailles à l'étranger.
Mais alors, monsieur Cohen, on a l'impression, je sais bien que les propositions qui sont les miennes sont toujours caricaturées quand on parle de maîtriser les frontières.
Je vous pose la question sur ce qui peut devenir des exportations de l'agroalimentaire français.
Est-ce qu'on a commencé à exporter au moment où on a ouvert les frontières ? Non seulement on exportait bien avant d'ouvrir nos frontières aux 80, mais de surcroît, notre balance commerciale était bénéficiaire. Elle est devenue déficitaire exactement au moment où on avait passé à l'euro et au moment où on a effondré...
Pas pour l'agroalimentaire.
Non, c'est le seul qui ne l'est pas, mais de moins en moins. Elle est bénéficiaire, cette exportation, mais de moins en moins. Et pour cause, puisque nous sommes encore une fois confrontés sur le plan des bovins, sur le plan du porc, etc., par des concurrents qui ont une monnaie dont le taux de change est bien plus avantageux que le nôtre et qui, de surcroît, ne respectent pas un certain nombre de normes environnementales, de normes de sécurité et, bien entendu, des droits sociaux. Et donc, nous nous retrouvons dans une situation où nous sommes pieds et poings liés. Et face à cette situation, plutôt que de changer radicalement d'orientation, eh bien, on persiste dans le fédéralisme européen.
Et de surcroît, on applique ce que j'ai appelé l'euro-austérité, c'est-à-dire l'austérité imposée, en réalité, pour sauver l'euro, par l'Union européenne, en multipliant les taxes jusqu'à l'asphyxie. Donc, vous pensez qu'on peut maintenir nos exportations en tournant le dos à l'Europe ?
Non, je pense qu'on peut encore plus les développer, nos exportations, parce que lorsque nous aurons renégocié drastiquement les quatre points essentiels qui sont la souveraineté territoriale, la souveraineté législative, la souveraineté économique et la souveraineté monétaire, eh bien, nous aurons une monnaie qui aura un taux de change qui correspond à notre économie, qui aura un taux de change compétitif, et ainsi, nous gagnerons de manière spectaculaire des parts de marché. Mais Mme Brick le dit elle-même. Elle a dit, je crois que c'était hier, Airbus va monter une chaîne de montage en Alabama, en zone dollar, parce que l'euro est trop cher.
Mais on assiste comme ça, impuissant, à l'effondrement de l'industrie, sans rien faire.
L'euro trop cher, c'est aussi ce que se dit maintenant à la Commission européenne.
Ah mais très bien, parfait. Et bien qu'ils fassent quelque chose, parce que pour l'instant, ils ne font rien. M. Montebourg, moi, quand j'ai parlé de dévaluation, tout le monde m'a expliqué, et vous-même, M. Cohen, que ça allait être un drame, que ça allait être la fin de l'économie, que le prix de nos importations allait flamber, etc. Aujourd'hui, M. Montebourg nous dit, si l'euro est dévalué de 20%, alors nous créerons 300 000 emplois, nous allons résoudre le déficit de la balance commerciale, et nous baisserons d'un tiers...
Non mais tout le monde fait ce constat, que l'euro est trop fort aujourd'hui.
Alors très bien, alors parfait. Et là, c'est là que la politique peut-être...
Et la BCE est en train de se saisir du sujet avant.
C'est là que la politique intervient. D'abord, tout le monde ne fait pas ce constat, M. Kahn, car il y a quelques mois, j'étais la seule à le faire, et j'ai été bien malmenée pour cela, d'accord ? Maintenant, tout le monde commence à faire le constat. Très bien, c'est là que la politique intervient. Qu'est-ce qu'on fait ?
Vous vous proposez de sortir de l'euro.
Non, M. Qu'est-ce qu'ils font ? Quelles sont leurs solutions face à cette monnaie qui est largement surévaluée, qui asphyxie l'économie française ? Quelles sont leurs solutions ? Car, dès qu'ils ont fait ce constat, ils disent « Ah ben oui, mais la BCE est indépendante, alors on ne peut rien lui demander. » Et puis, l'Allemagne ne veut pas. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? C'est tout le débat qui a été le mien. Je veux dire, à partir du moment où on sait qu'il faut faire quelque chose, c'est vital, eh bien, la politique doit prendre le pas sur l'économie et la défense de la souveraineté nationale et de l'économie française doit s'imposer.
Et celle-ci, elle passe effectivement par une explication franche à l'Union européenne. Nous n'accepterons pas de voir notre économie, notre agriculture s'effondrer parce que ça avantage l'Allemagne.
Et un référendum, donc, qui pourrait conduire à la sortie de l'euro. Voilà. C'est bien cela. Dans l'actualité économique aujourd'hui aussi, Marine Le Pen, les magasins de bricolage ouverts ou fermés le dimanche ?
Fermés le dimanche, je crois qu'il faut rester sur la situation actuelle. Il y a un certain nombre de zones qui peuvent ouvrir le dimanche. Mais il faut réfléchir de manière plus générale sur la possibilité de réserver un avantage d'ouverture le dimanche aux indépendants. Voilà. Moi, c'est ce que je crois. Je pense que la grande distribution ne devrait pas être autorisée à ouvrir le dimanche car elle a déjà un avantage considérable par rapport aux commerçants, aux artisans, aux indépendants. Elle bénéficie par l'intermédiaire de ces centrales d'achat d'une situation quasi monopolistique parfois et davantage concurrentielle terrifiant.
Donc, il faut donner un avantage aux indépendants et aux commerçants et aux artisans en leur disant, voilà, vous, vous avez le droit si vous le voulez d'ouvrir le dimanche mais la grande distribution, en aucune circonstance, n'aura le droit de le faire.
Donc, pas pour les grandes surfaces. Un sondage dont on parle ce matin. Marine Le Pen, dernier bavromètre BVA pour l'Express, Orange et France Inter. François Hollande qui n'a jamais été aussi bas. 26% de bonnes opinions et de personnalités qui n'ont jamais été aussi hauts. Vous-même, Marine Le Pen, 30% de côte d'influence. Emmanuel Valls, 58%. Un commentaire ?
Je remarque que pour la première fois, le Front National est au même niveau que le Parti Socialiste.
Pour les bonnes opinions concernant les partis politiques.
Voilà, je pense que les courbes sont en train de se croiser. C'est la conséquence d'un travail de fond qui est fait par le Front National. Je pense qu'au moment où le Parti Socialiste et l'UMP ne cessent de tomber dans les chicaillats, les batailles d'égo, les stratégies politiciennes, le Front National, lui, avance, travaille avec sérieux, avec raison. Il propose des solutions aux Français dans tous les domaines. Et c'est cela qui, aujourd'hui, fait que beaucoup de Français se tournent vers lui. Et probablement, les municipales seront une surprise pour la classe politique.
Mais comment expliquez-vous que sur les thèmes que vous, sur certains des thèmes que vous portez, l'insécurité, l'immigration, celui qui en est chargé au sein du gouvernement, soit plébiscité par les Français ? Emmanuel Valls.
Parce que c'est un effet de contraste, si vous voulez. Il est mis en parallèle, d'abord, il a commencé par être mis en parallèle avec Mme Taubira. Il est sûr que les Français, dans ce choix, Valls-Taubira, préfèrent la posture de fermeté de Valls que la posture de laxisme total de Mme Taubira. Et dernièrement, ce qui a été peut-être à l'origine de ce sondage, c'était l'affaire Léonarda. M. Valls est apparu comme celui qui était ferme par rapport à M. Hollande qui est apparu comme étant à genoux.
Et qui l'a emporté, finalement, Manuel Valls.
C'est-à-dire qu'il a emporté ?
Eh bien, la famille Gibranie n'est pas revenue en France.
Oui, bien sûr, mais c'est pour ça que je vous dis pour l'instant, c'est pour ça que je vous dis que c'est en réalité une notoriété par contraste. Mais le problème de M. Valls, c'est qu'il faut quand même regarder ses résultats et les résultats sont très mauvais. Je crois que jamais la France n'a été dans une telle situation d'insécurité dans son histoire moderne. Les cambriolages explosent, y compris dans les coins les plus reculés de France. Les attaques à main armée se sont multipliées dans des conditions éminemment inquiétantes. Les hôpitaux sont confrontés à un niveau de violence qui n'a jamais été enregistré.
Et face à cela, Manuel Valls apparaît comme étant un peu sur le même mode que son prédécesseur, Nicolas Sarkozy.
Si le tableau était aussi noir, vous pensez vraiment que Manuel Valls aurait autant de bonnes opinions ?
Non, mais le tableau, monsieur, est aussi noir. On peut être dans le déni, on peut refuser de regarder la réalité des chiffres. Mais la réalité des chiffres, et surtout la réalité de ce que vivent les Français au quotidien en matière d'insécurité, est catastrophique. Alors voilà, je pense que monsieur Manuel Valls, quand il se retrouvera tout seul, plutôt qu'en comparaison avec des gens qui sont pires que lui, verra probablement la réalité de ce que les Français pensent de son action.
Marine Le Pen, invitée de France Inter ce matin, on vous retrouve dans quelques minutes avec les questions des auditeurs qui nous appellent au 01 45 24 7000, il est 8h31.
Marine Le Pen