Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRadio J — L'interview politique· 8 septembre 2025 14 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéSolidarités & famille

Renaud Muselier - L'interview Politique du 08/09/25

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:01FerméeRéponse directe

    Vous confirmez ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Mais pourquoi un tel suicide politique, comment vous l'analysez ?

  • 2:56OuverteRéponse directe

    le Premier ministre, vous et vos amis macronistes, qu'est-ce qu'il faut faire maintenant ?

  • 4:56OuverteÉludée

    Ça peut être qui ? Vous avez des idées, des noms pour un casting ?

  • 5:13OuverteRéponse directe

    Alors, sur l'hypothèse d'un socialiste à Matignon, vos anciens amis LR s'écharpent.

  • 7:13OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la dissolution est une bonne idée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Invité politiqueFait
    « à son âge et avec une telle expérience, on ne s'attendait pas à une telle connerie. »
  • 1:36PrésentateurFait
    « il nous a dit, votez-moi la confiance, je vous ai expliqué tout l'été que le pays était en difficulté, et donc sur ce diagnostic, je vous demande de me faire confiance. »
  • 2:19PrésentateurFait
    « il s'est convaincu, ou autoconvaincu, que son effort de pédagogie dans le courant de l'été, le travail qu'il avait fait dans les 9 mois qui venaient de se passer, aurait fait en sorte que les français aient parfaitement intégré la difficulté financière, économique, sociale, politique de notre pays. »
  • 4:04PrésentateurFait
    « Est-ce qu'un socialiste, un Matignon, c'est possible ? »
  • 7:22Invité politiqueFait
    « « Persuader qu'il n'y aura pas d'autre solution que la dissolution ». »
  • 7:41PrésentateurFait
    « « Il ne faut surtout pas de dissolution pour déstabiliser le pays ». »
  • 12:24PrésentateurFait
    « Sur le fronton de la région, mis le drapeau israélien en solidarité. »
  • 12:37PrésentateurFait
    « On vient d'avoir un assassinat. »
  • 13:23PrésentateurFait
    « Ils n'ont jamais condamné le Hamas pour le 7 octobre. »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Renaud Muselier22 %
  • Présentateur 23 %

5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

7h45 sur Radio Jibon Réveil, place à l'invité politique du jour, Renaud Muselier, le président du Conseil Régional Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur, est au micro de David Ravaud-Dallon. Bonjour messieurs.

0:19
Renaud Muselier

Bonjour. Bonjour Renaud Muselier, ancien député, ex-secrétaire d'État aux affaires étrangères, sous Jacques Chirac, et ça vient d'être dit par Rudy, président du Conseil Général Région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur. Alors, aujourd'hui, journée politiquement décisive, le chef du gouvernement devrait, sauf énorme surprise, perdre ce vote de confiance qu'il a lui-même décidé à l'Assemblée, quitter Matignon. Je vais commencer par vous citer une phrase que vous avez prononcée, c'était vendredi à Aix-en-Provence, et c'était à propos du même François Bayrou, je ouvre les guillemets, à son âge et avec une telle expérience, on ne s'attendait pas à une telle connerie.

Je regrette son geste politique qui nous met tous dans une grande difficulté.

1:01
Présentateur

Vous confirmez ?

Oui, je confirme, François Bayrou est un des hommes politiques les plus capés de France, et je n'arrive pas à bien comprendre comment il a pris une telle décision, au lendemain d'un été, peut-être un peu compliqué pour un certain de nos concitoyens, mais l'été c'est les vacances, et on a tous pris un bol d'air, de famille, de bien-être, de soleil, et on est arrivé à préparer la rentrée scolaire, les impôts à payer, et bien sûr une rentrée politique dans toutes les familles politiques, mais ce n'est pas l'essentiel du problème de nos compatriotes, et pouf, pour saisir tout le monde dans l'effroi, il nous a dit, votez-moi la confiance, je vous ai expliqué tout l'été que le pays était en difficulté, et donc sur ce diagnostic, je vous demande de me faire confiance.

Parler au français est une très bonne chose, et je ne sais pas s'il a été très écouté, mais en tout cas, ce moment de pédagogie était nécessaire, parce que je crois qu'il a raison sur le fond, quant à la mécanique ou à la méthode, vous pouvez parler au français, mais le problème c'est de parler aux partis à l'Assemblée nationale, qui eux-mêmes sont divisés, et qui ne pensent qu'à 2017, donc forcément il y a un décalage dans le décodeur.

2:06
Renaud Muselier

Mais pourquoi un tel suicide politique, comment vous l'analysez ? Il pensait que ça allait passer ? Il s'est complètement trompé ?

2:12
Présentateur

Moi je crois qu'effectivement, il s'est convaincu, ou autoconvaincu, que son effort de pédagogie dans le courant de l'été, le travail qu'il avait fait dans les 9 mois qui venaient de se passer, aurait fait en sorte que les français aient parfaitement intégré la difficulté financière, économique, sociale, politique de notre pays, et que cette prise de conscience populaire, entre guillemets, si elle existe, on voit bien d'ailleurs que l'émetteur ne porte pas vraiment, fait en sorte que, face aux familles politiques au niveau national, il a mal mesuré des soutiens qui ne sont jamais arrivés, et donc immédiatement après son expression orale, il a été immédiatement condamné par les formations politiques.

Donc on ne peut pas dire que le diagnostic a été très bien posé.

2:56
Renaud Muselier

Alors, il vous a mis quand même dans une incroyable panade, le Premier ministre, vous et vos amis macronistes, qu'est-ce qu'il faut faire maintenant ? Qui pour Matignon ?

3:05
Présentateur

En tout cas, si je peux me permettre de donner mon avis au Conseil au Président de la République, vous êtes là pour ça. Il faut aller vite, quoi. Il faut aller vite.

3:16
Renaud Muselier

C'est pas son genre, en général il procrastine, surtout depuis deux ans.

3:18
Présentateur

Il y a raison de plus pour accélérer. Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas laisser un pays comme le nôtre, aussi longtemps, comme on a pu le voir dans le passé, sans gouvernement. Il faut un interlocuteur. La Ve République, elle est faite pour ça, comme ça. Il y a un Président de la République, il y a un Premier ministre, le Premier ministre, le fusible. Quand ça ne va pas, pouf, on change de Premier ministre. Et on essaie de trouver une autre formule. Aujourd'hui, ce n'est pas par rapport à l'organisation structurée du pays, c'est par rapport au fonctionnement du Parlement, avec une crise demain, enfin le 10, oui.

3:52
Renaud Muselier

On en parlera tout à l'heure.

3:53
Présentateur

Le mouvement bloque tout. On a le 10, on a le 18, on a le budget, et on a besoin donc, on a la guerre autour de nous, on a des problèmes importants à traiter, il faut un gouvernement. C'est quoi la solution ? Est-ce qu'un socialiste, un Matignon, c'est possible ? Je ne crois pas une seconde, ils peuvent espérer, mais il y a des réalités politiques qui sont des réalités, quelque part, mathématiques. Vous avez trois groupes, vous avez un pays qui fonctionne de façon très... Les trois gros groupes, et le bloc central est le groupe majoritaire, même s'il a une majorité relative.

Ce qu'il faut, c'est arriver à consoler déjà ce bloc central, et le faire fonctionner, ce qui n'est pas apparemment si simple, et avoir un Premier ministre qui a une expérience politique aussi, parce que même, on voit, quand on a l'expérience, faire des bêtises, donc, imaginez quand on ne l'a pas.

4:41
Renaud Muselier

Parce que Bayrou, on ne peut pas dire qu'il manquait d'expérience.

4:44
Présentateur

Oui, mais imaginez quand vous ne l'avez pas, vous ne connaissez pas comment fonctionne un gouvernement, un État, une administration, le pouvoir doit être au politique, donc il faut que ce soit un politique qui...

4:56
Renaud Muselier

Ça peut être qui ? Vous avez des idées, des noms pour un casting ?

4:58
Présentateur

Je ne le donnerai pas, j'ai des idées... Ah bah si, donnez-les, donnez ! Non, non, je ne le donnerai pas, parce que c'est la mesure où je le donne. Si, en pouvant admettre que le nom est convenable ou cohérent, immédiatement, il va être la cible de tous les autres qui, par grandeur naturelle, vont vouloir le désinguer à titre personnel.

5:13
Renaud Muselier

Alors, sur l'hypothèse d'un socialiste à Matignon, je rappelle que vos anciens amis, les Républicains, vous avez quitté le parti en 2022 pour rejoindre Renaissance, le parti d'Emmanuel Macron. Vos anciens amis des Républicains s'écharpent à ce sujet. Laurent Wauquiez, lui, explique qu'il ne censurera pas un gouvernement PS. Et Bruno Retailleau, lui, n'est pas du tout d'accord. C'est sympa, l'ambiance aux Républicains en ce moment, Bruno Buselier ?

5:36
Présentateur

Moi, j'ai quitté les Républicains, parce que j'avais gagné contre le Rassemblement National en élargissant ma majorité. Moi, j'ai 14 composantes politiques dans ma majorité. Et ils me l'ont reproché. Donc, ils m'ont éjecté, ils m'ont éjecté. Bon, c'est comme ça. Mais en tout cas, je suis président de la région. J'ai gagné face à M. Mariani et face au Rassemblement National. Et j'ai fait le bloc central avec une harmonie dans ses 14 composantes politiques, parce qu'il y a un projet. Et nous sommes tous ensemble. Si on pouvait faire un peu la même chose au niveau national, vous me parliez de LR. Au-delà des difficultés potentielles entre M. Wauquiez et M. Retailleau...

6:12
Renaud Muselier

Elles sont plus que potentielles, les difficultés.

6:14
Présentateur

Potentielles sur l'avenir. Ils pensent qu'en 2027. Donc, je ne peux pas comprendre que les parlementaires, en réalité, parce qu'eux, c'est les chefs. Et entre chefs, ils ont des appétences ou des appétits. Très bien. Mais un chef doit tenir ses troupes. Aujourd'hui, LR, qui est une formation politique digne et responsable, mais qui n'a pas fait beaucoup de voix aux élections quand même. Ils ont 7 ministres. Donc, ça serait bien quand même que les parlementaires LR votent quand même au moins la confiance des ministres LR qui sont à l'intérieur du bloc central. Et ce n'est pas gagné. Et manifestement, ça pose des difficultés puisque c'est moite-moite.

Donc là, il faut déjà commencer par faire le ménage dans sa propre maison. Et j'espère que les LR ne feront pas la bêtise, eux qui sont un parti de gouvernement, de faire en sorte qu'en ayant des gens dans le gouvernement, pour essayer de redresser une situation et de contribuer au redressement de notre pays dans un acte responsable, poum, se tient une balle une nouvelle fois dans la jambe à un moment aussi important.

7:13
Renaud Muselier

Alors, il y a un LR qui a une solution pour faire le ménage, comme vous dites, c'est Nicolas Sarkozy, l'ancien président. Il s'est dit dans le Figaro de la semaine dernière, je cite, « Persuader qu'il n'y aura pas d'autre solution que la dissolution ». Est-ce que c'est une bonne idée ?

7:26
Présentateur

Je ne sais pas. Nicolas Sarkozy est un homme qui, lui aussi, a un talent fou. Je constate, en tout cas, que sur sa même position, à peu près au même moment, que M. Larcher, qui est aussi, lui, président du Sénat et qui est LR, dit exactement l'inverse en disant, « Il ne faut surtout pas de dissolution pour déstabiliser le pays ». Donc chacun, en fonction de sa perception des choses, nous donne sa possibilité, sa version.

7:53
Renaud Muselier

Dites-le franchement, c'est une sacrée pétaudière à LR quand même.

7:55
Présentateur

Oui, mais moi, je ne suis plus à LR, donc je regrette cette situation. Mais finalement, peu importe tous nos concitoyens, ils n'en ont rien à foutre. La réalité, c'est qu'ils se retrouvent avec un trou abyssal entre notre vécu quotidien, la vie de nous tous, là, autour de la table, nous qui sommes des gens normaux, enfin, français, normaux, qui payons nos impôts, qui les déplaçons, qui essayons de le voir nos enfants, de respecter les règles des lois de la République, et l'Assemblée nationale, où ils sont un peu tous déconnectés, complètement des réalités. Et donc, ils ne se retrouvent plus dans cette Assemblée nationale, incontestablement.

Mais pourtant, c'est eux qui l'ont voté pour cette Assemblée nationale. Et il serait souhaitable, et c'est un message d'espoir, parce qu'on peut toujours apporter un peu d'espoir dans la vie, qu'à l'Assemblée, quand même, les groupes, les familles politiques, dans le cadre des élections, de ce qu'ils représentent, et on voit bien qu'il y a deux blocs, quand même, très, très violents, qui sont aux extrêmes, il y ait un programme collectif qui puisse fonctionner avec des gens raisonnables. Voilà, un peu d'espoir.

9:00
Renaud Muselier

Il y a cette rentrée politique qui est déconcertante, mais aussi la rentrée sociale qui s'annonce assez chaude, notamment ce mouvement Bloquons-Tout, vous y faisiez allusion tout à l'heure, mercredi, dans deux jours. Est-ce que ça vous inquiète ? Comment ça va se passer dans votre région, d'après vos capteurs, d'après vos infos ?

9:15
Présentateur

J'en sais rien. C'est la difficulté. Il y a deux mouvements qui s'annoncent. Vous avez le 10 et le 18. Le 18, c'est plutôt classique, parce que c'est les syndicats, c'est organisé, on voit très bien comment ça peut évoluer avec les défilés de rentre. Le 10, c'est plus difficile parce que ça passe par les réseaux sociaux, ce sont des amateurs qui jouent aux professionnels, ils suscitent une énorme colère où ils veulent réagir à un sentiment d'abandon. C'est l'addition de beaucoup de ressentis, de colère, de courroux, et en même temps, avec une organisation qui est désorganisée et on ne sait pas exactement ce qu'ils vont faire. Donc c'est extrêmement compliqué.

La seule chose qui est globalement peut-être positive, c'est que comme M. Mélenchon a voulu récupérer ce mouvement et cette poussée populaire, en fait, cette volonté de récupération et cette politisation au service de LFI calme un certain nombre de personnes qui ne rentrent pas du tout dans cette démarche-là pro-LFI.

10:08
Renaud Muselier

Donc vous n'êtes pas spécialement inquiet, vous ne pensez pas que c'est le retour des gilets jaunes ?

10:12
Présentateur

Je suis extrêmement vigilant. La vigilance entraîne l'attention et je ne sous-estime en aucun cas les difficultés que nous pouvons rencontrer.

10:20
Renaud Muselier

Parlez-nous un petit peu des municipales dans votre région, vous êtes partisan de l'Union, que vous avez fait, vous l'avez dit, pour les dernières régionales, en particulier entre droite et macroniste. C'est la bonne recette pour gagner des villes, empêcher qu'elles ne tombent entre les mains du RN puisque c'est son objectif maintenant, faire une radia dans les villes.

10:35
Présentateur

D'abord, le local n'a rien à voir avec le national. Dans le local, ce sont la plupart du temps des élus sortants qui se présentent et que le maire, s'il a fait son boulot, qui est en proximité avec ses concitoyens et plus le village est petit ou la commune est petite, plus le maire est proche s'il a fait le boulot. Et s'il a fait le boulot, il n'y a pas de problème. Il se représente, plus la ville est grande, plus il est éloigné, plus c'est compliqué. Et plus on repasse sur les étiquettes nationales. Et là-dedans, l'expérience qui est la mienne sur ce territoire, c'est que dès que vous avez une désunion, vous avez le front qui gagne. Nous, on a peu de risque LFI.

On a du LFI partout, mais on a peu de risque LFI.

11:13
Renaud Muselier

Notamment à Marseille, dans les quartiers nord,

11:14
Présentateur

Sébastien Delogu. Oui, Delogu-Bompard sont des personnalités qui marquent fort le territoire et qui mettent une très grosse difficulté, et qui mettent en très grande difficulté le maire de Marseille, M. Payan. parce qu'il n'a pas de LFI dans sa majorité qui est multiple. Et aujourd'hui, il a un discours, une division profonde avec des gens qui veulent l'éliminer. Donc, ça le met en difficulté. Mais sur l'ensemble du territoire régional, il est sûr que la division, quelle qu'elle soit, à un moment, si vous avez un horizon qui se présente contre un LR, ça vous coupe en deux. Terminé, au revoir et merci.

11:46
Renaud Muselier

Alors, ça vous inquiète, la poussée du RN dans votre région municipale ?

11:49
Présentateur

Nous, on l'a toujours eu. C'est une vieille histoire. C'est une vieille histoire depuis longtemps. On va voir, jusqu'à maintenant, on les a toujours battus. Donc, c'est une vieille histoire, mais c'est une vieille histoire qui leur est fatale. Pour l'instant. Et donc, on reste vigile.

12:01
Renaud Muselier

Un mot pour conclure sur la poussée de l'antisémitisme en France depuis le 7 octobre. Il y a eu plusieurs incidents dans votre région, je pense notamment à Nice, mais aussi à Marseille ces derniers jours. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Quel message vous souhaitez adresser à vos compétriotes ?

12:14
Présentateur

Moi, je les défends, je les soutiens. Je défends Israël, je combats le Hamas, je le condamne le 7 octobre. Je n'ai aucun état d'âme là-dessus. Sur le fronton de la région, mis le drapeau israélien en solidarité. J'ai reçu les familles et les parents. Je suis à côté de la communauté. Dans notre ville de Marseille, on a quand même une poussée très très forte des islamistes. On vient d'avoir un assassinat. Il y a un autre problème, c'est un peu différent, mais c'est quand même au même endroit, au même problème, de la même manière.

12:42
Renaud Muselier

Comment vous le sentez, la poussée islamiste, justement ?

12:46
Présentateur

Les Juifs ont peur, tous. Voilà. Donc, c'est de multiples faits qui rendent la vie pour les Juifs de France très désagréable et pénible. Et donc, je m'inscris comme ami, fidèle, loyal, partenaire, déterminé. Et je ne souhaite pas que, compte tenu du contexte, l'État palestinien puisse être enterriné à l'ONU.

13:11
Renaud Muselier

Vous avez le sentiment, puisque vous parliez de la France insoumise, notamment à Marseille, que les amis de Jean-Luc Mélenchon ont une responsabilité dans ce développement de l'antisémitisme en France ?

13:21
Présentateur

Disons qu'ils n'ont jamais condamné le Hamas pour le 7 octobre. Ils expliquent toute la journée que les musulmans français sont maltraités par la communauté française. Donc, il y a un non-parallélisme des formes par rapport aux positions politiques dans le cadre des soutiens des uns ou des autres, qui fait en sorte que, mécaniquement, quand même, on se retrouve avec des drapeaux palestiniens partout.

13:45
Renaud Muselier

Merci, Renaud Muselier. Très bonne journée. Merci à vous. Qui va être politiquement très longue. Et à bientôt sur Radio-G. Merci.

13:50
Présentateur

Votre invitation. Bonne journée. Et merci à tous les deux. Demain, à 7h45, David, vous recevrez François Patria, le sénateur de la Côte d'Or et président du groupe macroniste au Sénat. Dans un instant, un nouveau journal sur Radio-G. Vous réveillez.