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interviewPublic Sénat· 31 janvier 2024 44 min

Gabriel Attal a-t-il convaincu les sénateurs ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

édition spéciale consacrée au discours de politique générale de Gabriel Attal au Sénat avec un débat 100 % politique dans une minute 4 sénateurs pour réagir aux annonces du Premier ministre il a repris une partie des mesures dévoilées hier pour je le cite déverrouiller une France qui doute et il s'est adressé également spécifiquement à la Chambre des territoires Jérôme Rabier devant le Sénat chambre des collectivités Gabriel Atal a adapté son discours tourné vers les territoires etlog des élus locaux à qui il promet un statut tant attendu pouvoir de dérogation étendu mais surtout une promesse maître fin à l'enchevêtrement des compétences entre les différents échelons administratifs la règle doit être simple pour une compétence il faut un responsable et un financement dédié et je souhaite qu'une loi construite avec les associations d'élus soit présentée avant la fin de l'année 2024 pour tirer les conclusions de la mission d'Eric vert et des travaux qui ont été conduits dans dans cette chambre et à l'Assemblée nationale citant un tour de bras les travaux sénatoriaux sur telle ou telle question sur lesquelles il promet de s'appuyer le Premier ministre a aussi appelé poliment la chambre haut du Parlement à avancer sur certains sujets sociétaux a commencé par l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution voté très largement hier à l'Assemblée et sur laquelle le président Larcher a récemment évoqué son opposition je suis intimement convaincu qu'inscrire cette liberté dans la Constitution est une protection nécessaire vous avez déjà réussi à travailler ensemble Assemblée nationale et Sénat autour d'une rédaction commune je suis sûr que vous y parviendrez à nouveau enfin nos valeurs c'est permettre à chacun de mourir dans la dignité nous examinerons avant l'été un projet de loi sur l'aide active à mourir sur les futures réformes Gabriel Atal a promis de toujours travailler en amont avec le Sénat un V souvent entendu lors des discours de Premier ministre mais qui s'impose à Gabriel un peu plus qu'au autres comm mon récem it ou la lo immigration sans le Sénat elle n'aurait pas pu être adopté alors le premier ministre tend la main j'ai confiance j'ai confiance car je sais que nous avons l'amour de la France en commun et l'envie d'agir en partage j'ai confiance car on sa ici dépasser les clivages pour agir ensemble au service des Français et de l'intérêt général dans une chambre haute dominée par la droite et le centre Gabri pour l'instantçu un accue mais commeent les end que les mots pour convaincre les sénateurs d'accompagner son gouvernement les Français ont-ils été convaincus par ce discours de politique général de Gabriel hatal regardez ce sondage odoxa c'est 58 % non français pas convaincu et 41 % convaincus et les sénateurs et ben on va le savoir tout de suite avec mes invités Jean-François Husson bonsoir bienvenue sénateur l de la meurtoselle François patria bonsoir et bienvenue sénateur RDP de la Côte d'Or majorité présidentielle Yanne brossa bonsoir sénateur communiste de Paris et Yan chanrel bonsoir sénateur socialiste représentant les Français établi hors de France jean-françoison je commence avec vous parce que si on regarde un peu plus en détail ce sondage au doxa ça devient intéressant par famille politique par sympathisant et on voit que 58 % des sympathisants LR donc ça c'est le Global 58 % pas convaincu et ensuite 58 % des sympathisants LR eux ont été convaincus par le Premier ministre et vous c'est pas le sujet n'est pas la conviction parce que si je dis la manière dont je ressens les choses et on les ressent mieux aujourd'hui quand on a Gabriel hatal le Premier ministre qui s'exprime que quand il a un porte-voix euh qui reste d'une froideur impassible je veux dire hier brun le maire en fait un certain nombre des sujets qui ont été abordés et des orientations qui sont proposées correspondent effectivement aux attent de votre électorat voilà aux attentes de notre électorat et et je le dis plutôt à mes idées moi j'ai pas de j'ai pas de souci aujourd'hui il y a les preuves les preuves ça va être la mise en acte h ou pas donc les déclarations d'amour et d'intention je les prends je les reçois moi je d'abord par principe depuis toujours ça a été vrai même sous je veux la réussite de mon pays et aujourd'hui notre pays il ne réussit pas bien donc il faut changer des preuves des actes François patriac que peut faire Gabriel Atal qui n'a pas été fait par Emmanuel Macron depuis 7 ans qu'il est au pouvoir d'abord je crois que Gabriel Atal a deux vertus il a d'abord un savoir-faire et un faire savoir h et ça ça ça compte parce que moi ce que je reproche ce qu'on a pas pu faire par le passé c'est pas ce qu'on a fait c'est bien c'est qu'on l'a jamais fait savoir les gens nont retenu l'immensité des mesures qui ont été prises dans ce domaine dans le domaine de la santé dans le domaine de l'école dans le domaine des collectivités dans le domaine de la sécurité dans le domaine de l'armement toutes ces mesures les Français les ont oublié parce qu'on a pas su les vendre Emmanuel Macron communi beaucoup par on a pas su les vend et ben je pense que sur c'est pas une question de communication je pense que on a fait tellement de choses on a mis plan sur plan qu'on a qu'on a sans doute enempilé que les Français pris dans la tourmente voyent pas très bien il faut dire qu'il y avait le contexte il y avait le covid il y avait les gilets jaunes il y avait la guerre il y avait tout ça au milieu donc moi ce que ce qu' peut faire de plus déjà c'est d'abord tout ce qui a été fait la France la France on n'est pas là pour dire que la France va pas trop bien ou pas trop mal on est là pour dire comment est-ce que la France peut progresser aujourd'hui dans le monde tel qu'il est et dans les difficultés qu'on connaît voilà Yann brossa c'est un ancien militant socialiste Gabriel ATA il a commencé sa carrière au au au PS et et là vous dites quoi vous dites que le virage à droite est est définitivement confirmé je vois pas bien ce que ce que ce que ce premier ministre à de socialistes en tout cas bon mais au-delà de ça parce que c'est une considération politicienne moi ce qui me frappe c'est qu'il est premier ministre depuis 2 semaines il nous parle de pouvoir d'achat il nous parle de défense des classes moyennes il nous parle de baisse d'impôts enfin il a déjà un bilan et et son bilan c'est quoi c'est l'augmentation de 10 % du tarif de l'électricité et c'est le doublement des franchises médicales donc tous ces beaux mots sur le pouvoir d'achat et sur la dé on est à 388 milliards de dettes d'accord mais mais très bien on pourrait imaginer des recettes suppl émentaire du côté des grosses fortunes on pourrait imaginer de mettre sous condition les aides massives aux entreprises 150 milliards d'euros par an de tout cela il n'est jamais question en réalité ce sont les plus pauvres qui en permanence doivent casquer ce sont eux qui ont en permanence des devoirs et doivent se justifier en revanche de très grosses entreprises qui se débrouillent pour ne pas payer d'impôt en France et qui touchent des aides publiques elles on ne leur demande jamais rien ell elles ont uniquement des droits et jamais deoir ça par exemple c'est une question qui mérus par je vous donne la parole juste après j'entends bien que la solution serait plus d'impôts aujourd'hui non non mais non pas estce que je peux non mais y répondre non mais je peux te répondre clairement sur ce qu'est l'augmentation de l'EDF aujourd'hui et ce qu'est le doublement de la franchise exactement ça représente 1 € au lieu de 50 centimes d'euros sauf pour ceux qui qui ont plus de 50 € d'ordonnance donc ça concerne tous les gens qui prennent des médicaments tous les jours je dis pas de confort mais qui prennent des médicament ça peut se comprendre comp tenu compte tenu du déficit aujourd'hui que la sécité sociale trouver que vous Mainz une politique favorable au plus riche pour reprendre entisantentends depuis hier c'est une gouvernement tombe à droite est-ce que la valeur travaille c'est de droite c'est pas de gauche pas de gauche est- est-ce que est-ce quece que la valeur ordre c'est de droite ou de gauche est-ce que la valeur autorité c'est le droite ou de gauche est-ce que la valeur santé c'est le droite ou de gauche augmenter augmenter le tarif de d'électricité de 10 % on n pas encore entendu votre av mon avis il y a même certains alors c'est Jean-Luc Mélenchon le nommer qui disent que que c'était le le texte le plus le plus ré enfin la depuis un siècle il paré de ma morte en tout cas clairement on assiste à un durcissement une accentuation de la politique inégalitaire qui est menée de depuis 7 ans par le Président de la République faut pas parce que le premier ministre a changé que la politique a changé le président de la République c'est le même hein c'est lui qui fixe la ligne celui qu'il faudrait rem c'est sa politique c'est la politique du président de la République qui n'a fait que creuser les inégalités depuis depuis C ans creuser c'est habisal on veut s'occuper du travail vous en avez très bien parlé mais il faut s'occuper des inégalités au sein de l'entreprise vous avez des écarts de salaire de 1 à 300 on parle justement des agriculteurs vous savez que cet écart de 1 à 300 il a lieu dans Carrefour un distributeur qui se gave justement sur les dos sur le dos des agriculteurs et qui se gent qu'est-ce que vous faites contre ça absolument rien rien n'est fait vous avez par contre baissé les impôts des plus riches vous ne revenez pas là-dessus ça ça permettrait des recettes fiscales justement vous baissez les cotisations social sur les employeurs mais vous dites la sécurité sociale a besoin d'argent ben on a des propositions pour pouvoir avoir de l'argent il y a plein de propositions c'est de permettre justement parce que ce sont ce sont des cotisations d'ailleurs ce ne sont pas des charges c'est du salaire différé bah augmentez ces cotisations remettez même pas augmenter remettez-les juste à niveau parce que ça c'est colossal la fiscalité pourquoi pas je vous suis dans ce dans ce dans cetle qu'est-ce que vous en pensez jean-fçois parce que il la critique qui est faite c'est en fait c'était un discours de politique générale finalement d'inspiration sarkoziste non mais c'est de la ce que j'entends là de mon point de vue c'est de la folie furieuse on est le plus taxer les entreprises aujourd'hui un pays qui a une fiscalité qui est confiscatoire vous regardez on est toujours a temp du rbol fiscal simplement je pense aussi qu'il faut reposer à plat la fiscalité je vais prendre un exemple puisqu'on est ici au Sénat HM sur euh la fiscalité locale le fait d'avoir supprimé une fiscalité locale ça provoque l'étranglement des collectivités qui ont moins la main sauf que en faisant ça le président de la République puisque j'ai j'ai écouté le Premier ministre c'est sous l'égide du président République j'ai regardé c'est en gros sous le patronnage du président de République on prend ces mesures-là c'est une mauvaise mesure mais pour remettre le débat en disant à fiscalité constante h de quelle manière on redonne la main parce qu'en fait une des difficultés aujourd'hui c'est qu'on perd nos concitoyens ils ne savent plus comment faire ni s'y retrouver donc il faut à mon avis simplifier al j'ai entendu débureaucratiser déverrouiller je dirais le constat il est agréable pour moi entendre mais quand même je pose une première question sous l'égide du président de la République depuis 2017 on a eu différents gouvernements que n'ont-ils fait mise en œuvre ces mesures jusqu'à présent donc si on veut recréer la confiance la confiance elle ne se décrète pas il va falloir trouver la manière de faire et le Premier ministre l'a dit d'ailleurs dans sa réponse j'attends du Sénat mais écoutez le Sénat il a fait des propositions la majorité sénatoriale d'économie de relance d'accompagnement au dernier budget projet finance le gouvernement a tout envoyé boul on va s'appuyer dans ce débat sur plusieurs extraits de la déclaration de politique générale de de Gabriel hatal devant le le Sénat cet après-midi tiens une première avec un thème principal l'autorité Gabriel l'autorité c'est à l'école c'est aussi dans la famille lors des émeutes de juillet la France a été frappé par le choc elle a aussi été sidérée par la jeunesse des hémetiers des jeunes de moins de 15 ans parfois de moins de 13 ans des jeunes qui n'ont plus de repèr pour qui la violence est parfois devenue un passe-emp ces jeunes nous devons pouvoir les accompagner nous devons aussi pouvoir mieux les sanctionner avec des peines adaptées aujourd'hui il est impossible de prononcer une peine de travaux d'intérêt général en dessous de 16 ans alors nous créerons les travaux d'intérêt éducatifs qui pourront être prononcés y compris pour les jeunes de moins de 16 ans al j'aimerais avoir votre avis sur ce point précis travaux d'intérêt éducatif pour les mineurs délinquants de moins de 16 ans Yan brossa bonne ou mauvaise idée est-ce que est-ce que est-ce que dans l'arsenal juridique on en a besoin la macronie j'ai l'impression que ça ça a commencé comme la startup nation et ça finit comme le pensionnat de Chavagne vous savez cette émission d' M6 il y a quelques années qui était inspiré des chistes au fond j'ai vraiment le sentiment que on réveille tout ce qu'il y a d'un peu d'un peu vieux d'un peu de plein de naftaline quelle est la réalité c'est qu'on a un système éducatif qui est aujourd'hui en ruine que vous avez une école publique qui aujourd'hui ne ressemble plus à rien que que vous avez une situation tellement déplorable qu'on recrute des enseignants en 5 minutes à l'occasion d'un speed dating c'est ça quand même la réalité dans laquelle on est et donc évidemment qu'on a une une jeunesse qui est dans un état compliqué quand on a une école publique qui est dans un si mauvais état aussi on a des C s'il y a des mineurs délinquant de de 13 ou 14 ans c'est parce que y a pas ass de moyen d' il faut d' ai beauoup de jeunes de il faut d'abord mettre le paquet sur l'école publique et le rôle de la République c'est de faire en sorte que nos momes a une éducation de haut niveau et qu'on se retrouve pas avec des des une école qui est dans un dans un état aussi déplorable vous avez encore des centaines de postes qui vont être supprimés à la rentrée c'est quand même à ça qu'on devrait' est-ce que un tribunal pour enfants un juge pour enfants a besoin de ces travaux d'intérêt éducatif pour mieux finalement prendre en charge proposer une réponse à la délinquence des des tout jeunes ados c'est vraiment des des mesurés je suis désolé de le dire comme l'a très bien dit Yann brossa la seule réponse les l'origine de la délinquance c'est une origine sociale vous regarder toutes toutes les statistiques elle est sociale comment combattre justement la délinquence c'est le le prendre à la racine c'est le terreot qui le crée c'est les inégalités le terraro des inégalités sociales quand vous regardez c'est très clair alors non seulement pour renforcer notre système d'écolees publi mais plus grave encore et on le voit avec les scandales qui éclabousent la ministre de l'Éducation mais on a quand même un des rares pays moi j'ai regardé parce que je suis sénateur des Français de l'étranger les autres pays nous regardent on est le seul pays avec le Chili ça a été fait dans les années 82 sous pinocher où on a 75 % d'argent public qui finance les éc les écoles privées sans aucune contrepartie même des pays scandinaves ou autres il y a des contreparties nous sommes le seul pays des des milliards qui sont donnés à l'école publique à l'école privée sans contrepartie en fait on organise nous-même avec l'argent public le séparatisme social dans notre pays agissez là-dessus mais qu'est-ce que vous faites quelles sont les propositions que vous faites concrètement pour agir contre Cees séparatisme scolaire moi pardon pardon je vais essayer je suis un peu t je vais essayer de rester sur cette thématique de de l'autorité je vais citer Gabriel qui dit à propos des jeunes délinquants tu casses tu répares tu salies tu nettoies tu défies l'autorité on t'apprend à la respecter Jean-François hon j'ai aucun problème j'ai aucun problème je souscris j'ai voil je sors d'une campagne sénatoriale c'est ce que j'ai entendu et moi je vais vous dire mais je suis en complet désaccord d'abordé ditant je vais d'abord vous dire une chose le séparatisme scolaire ENF tout ce que vous reprochez à Emmanuel Macron et à ses gouvernement depuis 7 ans vous n'y aviez pas répondu avant donc stop soyons un peu plus modeste et agissons plus premier élément 2uxème élément on a un problème effectivement d'une crise de l'autorité le début de la crise de l'autorité se passe dans la famille les enfants ils n'issent pas uniquement dans des roses et dans des choux ils ont des parents alors un papa une maman les deux et puis il y a des séparation et cetera mais il y a un besoin de suivre très vite parce que quand les enfants arrivent à la maternelle ou à 3 ans à l'école il y a d'abord des premiers indicateurs ça veut dire que s'il y a des premiers indicateurs inquiétants il faut tout de suite qu'il y ait un suivi sociale il faut alerter parce que ça permet de remonter parce que quand on on essaie après de réparer ça coûte très très cher et finalement on laisse filer la responsabilité je le dis elle est collective et moi je le dis parce que je suis un gosse de la campagne et l'ascenseur social à mon époque et aujourd'hui encore heureusement il fonctionnait il beaucoups bien bien sûr qu'il fonctionne moins mais parce qu'à l'époque on se faisait tirer les oreilles et puis quand on faisait une bêtise on allait demander pardon et cetera aujourd'hui parfois les parents quand vous êtes dans des couples c'est pareil que le papa ou la maman il travaille en décalés il arrive les enfants sont pas là on se débrouille avec le voisin la voisine tout ça est assez inorganisé c'est quand même un vrai sujet et c'est un sujet de société comment voulez-vous faire société quand ça se délite à ce point on a donc juste on a juste une responsabilité collective et pour ça il vaut mieux partager faut écouter un peu les sociologues j'en prends j'en laisse voilà c'est vraiment important parce que c'est le début de la vie collective mesurette disait y Chantrel qu'est-ce que vous répondez d'abord d'abord je voudrais dire que j'ai l'impression en écoutant mes opposants ici j'ai l'habitude d'être seul contre tous pas complètement à cet instant mais en général c'est qu'on a l'impression à entendre les responsables politiques qu'ils ont une amnésie totale que si la France va mal aujourd'hui c'est à cause de Macron et de la macronie d'abord moi je parle jamais de la mélanchonie mais vous savez la macronie pour vous c'est comme une maladie honteuse j'entends j'entends ça comme tel donc ça je le supporte pas deè chose c'est vra ça fait 7 ans que Emmanuel Macron au oui mais ça fait 7 ans qu'on essaie de se de réparer tout ce qui a été fait et j'y a participé par le passé qui a mis autant d'argent h regardez leure de la santé 19 milliards une seule fois François Hollande n'avait pas mis 3 milliards donc on pas dans l'école qui est-ce qui a dédoublé les classes pour que dans les milieux défavorisés ça puisse aller mieux c'est Emmanuel Macron qui est-ce qui a augmenter le salaire des professeurs c'est Emmanuel Macron qui est-ce qui lutte aujourd'hui contre l'absence du professeurs c'est Emmanuel Macron mais il a quand même les émeutesét derni alors il y a des émeutes alors là c'est le bon c'est le bon sens qui répond moi je pense que là mes amis vous avez raison il faut traiter ce ce problème des enfants qui sont un peu délinquants à la fois à la racine et dans la sanction aussi bien sûr que vous avez raison à la racine il faut travailler aujourd'hui pour que les inégalités d'origine puisse être combattu efficacement mais dans le même temps aussi on ne peut pas laisser des enfants cassés détériorés ennuyés sans qu'il y ait une réponse immédiate en matière de en matière de d'autorité mais alors ces travaux d'intérêt éducatif on n pas le droit de faire travailler les enfants un enfant a détruit une pelouse ou détruitire une classe vous vous l'obligez à nettoyer à réparer ce qu'il a fait à nettoyer à venir constater nettoyer avec quelqu'un autour de lui qui dit ben voilà tuasas taillé le plancher tu et cetera maintenant tu vas réparer voilà ça me paraî mais ça me paraît le bon sens évident alors autre thème on va comme ça essayer de décliner quelques thèmes là peut-être la la feuille de route économique de Gabriel Atal avec ce ce mot qui est pas facile à prononcer je vais y arriver hein forcément des smicardisation c'est parti il n'y a plus beaucoup d'intérêt pour personne à augmenter le salaire de salariés proche du SMIC parce que l'employ ur doit payer beaucoup plus de cotisation sociale parce que le salarié lui-même perd de sa prime d'activité voit sa CSG augmenter et bien souvent entre dans l'impôt sur le revenu il faut sortir de ce que certains techniquement appellent ce coin fiscal au social qui concentre trop de Français autour du SMIC nous avons un SMIC supérieur à celui de nos voisins et c'est une chance mais nous avons beaucoup plus de salariés qui sont proches du SMIC que chez les pays voisins parce que nous avons cette forme de trappe dont nous devons sortir Yan Chantrel cette trappe à bas salaire elle existe ça fait longtemps qu'on la connaît est-ce que c'est la bonne méthode pour en pour la faire sauter d'AC Gabri quelles sont les propositions concrètes pour les faire sauter moi j'en ai pas vu hein mais par contre que les salaires sont bas en France ça je vous le confirme effectivement par rapport à d'autres pays alors après il y a deux il y a deux choses déjà la première les plus bas salaires c'est ceux qui touche le SMIC justement donc commençons par déjà augmenter parce que contrairement à ce qu'il dit les augmentations sont très faibles et elles sont attendues donc si vraiment il veut récompenser le travail qu'on commence par ça et ça c'est une décision qui peut être prise par le gouvernement donc ça c'est très simple c'est très facile qui commence par ça ensuite il y a effectivement je parlais des cotisations sociales il y a des effets pervers à diminuer justement les cotisations sociales sur les bas salaires exclusivement à tel point que vous êtes enfermé dans ce bas salaire puisque l'employeur ne souhaite pas vous augmenter pour ne pas payer justement de cotisation sociale parce qu'il va se mettre à en payer si il vous fait pas passer par exemple du SMIC à un salaire un peu plus élevé d'où le fait de remettre les choses à PL parce que quand on fait des dégrèvements de cotisation sociale c'est pas fait pour que ça soit gravé dans le mar aDVITAM etnam sinon supprimez carrément les cotisations c'est veut dire qu'elle ne servent à rien pour vous donc ça ce qui est important de faire c'est de remettre déjà ses cotisations pour remettre à l'endroit justement nos comptes sociaux qui sont je le rappelle du salaire différés et non pas des charges ce qui est très précieux dans notre pays même si nos services publics malheureusement sont enlo et sont sont atttaqués mais ça commence par revaloriser mais pas revaloriser uniquement les salaires mais les conditions de travail aussi des travailleurs moi j'ai vécu au Canada où c'est un pays qui prend soin de ses employés où on fait tout pour qu'il soit bien parce qu'on a envie de les garder c'est pas toujours malheureusement l'état d'esprit des patrons françaisén mesur qui ont pu être mis en place notamment en Allemagne sur la semaine des 4 jours alors là on veut faire travailler les gens en 4 jours on veut les faire travailler vraiment à tel point qu' qu'ils explosent en quelque sorte mais ce qu'il faudrait faire c'est plutôt faire la semaine des 4 jours qui ell fonctionnent de manière adaptée et qui permettent justement de créer des emplois et c'est des pays très libéraux qui pratiquent au Canada on le fait votre avis sur la la désmicardisation qu'est-ce qu'il faut faire d'abord c'est quoi le le point de départ c'est que le gouvernement a beaucoup communiqué autour de la baisse du chômage ou et la réé c'est qu'on a dans notre pays de plus en plus de pauvres comment est-ce qu'on peut avoir une baisse du chômage et de plus en plus de pauvres pour une raison assez simple c'est qu'on a de plus en plus de travailleurs pauvres de gens qui travaillent qui bossent dur et qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois c'est à eux que GAB veut s'adresser d'ailleurs une smicardisation de de de la société bien sûr mais enfin c'est quand même extraordinaire d'avoir un premier ministre il est ministre lui aussi depuis longtemps qui se réveille un matin et qui dit on assiste à une smicardisation de la société je crois que quand Emmanuel Macron est élu président de la République il y a 12 % des salar qui sont osmqu et aujourd'hui on a 17 % donc il y a quand même malgré tout une responsabilité du gouvernement dans cette affaire première chose et la deuxième c'est que une fois qu'on adressé ce constat quelles sont les mesures concrètes qu'on met en place pour remédier à ce problème il y a des propositions qui sont sur la table nous avons proposé avec Fabien Roussel par exemple l'indexation des salaires sur l'inflation faire en sorte que quand les prix augmentent les salaires augmentent ce qui existe en Belgique et ce qui n'a pas les effets pervers des éc par certains qui prétendent que ça va alimenter davantage l'inflation il y a moins d'inflation en Belgique que chez nous et pourtant ils ont cette mesure d'indexation des salaires typiquement qu'on met en place cette mesure je reprends cette idée votre avis tous les deux indexation des salaires sur l'inflation est-ce que c'est un une fausse bonne idée un piège inflationniste est-ce que certains économistes disent bah oui ça d'abord été démontré en France le SMIC lui est indexé sur l'inflation mais je vais vous dire je pense que quel est le problème en fait le problème globalement il est un problème de coût du travail et de disponibilité de main-dœuvre H aujourd'hui on a des classes d'âge beaucoup moins nombreuses qui arrivent sur le marché du travail par rapport à celles qui s'en vont on a donc un problme de déquilire du système de retraite quoi qu'on dise et puis on a le deuxième dispositif aujourd'hui il faut il faut favoriser les parcours professionnels c'estàd qu'il faut il faut offrir des parcours en permettant aux salariés de sortir du dispositif par de la qualification par de la formation par des heures supplémentaires on a besoin si on veut retrouver de la compétitivité parce que nous en avons perdu beaucoup notamment sur le le les horaires de travail il faut redonner à ceux qui veulent travailler et y en a beaucoup la capacité de travailler davantage que ce soit plus longtemps ou avec des heures supplémentairire il faut certainement aussi encourager pour retrouver du pouvoir d'achat avec des avantages fiscaux temporaires vous nous ressorz le travailler plus pour gag pas le ressortir c'est parce que il ne nous a pas échappé quand regarder la manière dont les choses aujourd'hui finalement se déroulent on a plus de gens au SMIG comme le SMIC il est aujourd'hui indexé sur l'inflation j'ai trouvé moi là encore des exemples dans des entreprises que je rencontrais parce qu'il y a des élus qui sont aussi les entreprises des entreprises pour lesquelles les comment dirais-je des stagiaires gagnent plus des stagiaires voilà qui sont en apprentissage gagnent plus que des Salers qui qui sont là depuis 20 ans parce qu'ils sont dans une trappe à B salaire et bien moi ça me choque ça me choque je pense que ça n'est pas normal h François patria c'est vrai que c'est pas très précis pour l'instant ce que Gabriel tal prévoit pour en sortir de cetteapp à B salair de voix totalement différentes vous évoquez moi je pense pas que c'est par la hausse des cotisations ni qu'on réglera le problème des comptes sociaux ni qu'on réglera le problème du chômage et de l'emploi pas du tout parce que plus vous aurez prélèvements sociaux mois il y aura d'attractivité moins les gens en toirons plus chauage montera Mo je suis pas sûr que des gens aujourd'hui si vous pens qu'il vaut mieux être chômeur qu'on travaill avec le SMIG c'est votre moi c'est pas mon cas je pense que l'activité génératrice à la fois de fierté d'humanité et de gain je le pense comme tel ensuite reconnaissez quand même reconnaissez quand même si parce que vous voulez que des cotisations vous parlez que de cotisation m' dit faut mettre m'z dit faut remettre les cotisations non mais attendez je vous ai pas interrompu bon ensuite ensuite quel est le tout à l'heure ça a été rappelé par le Premier ministre la France a le SMIC le plus élevé la France a le SMIC le plus élevé et de sur au cours de ces de dernières années la hausse du SMIC des minimas sociaux a été monté plus que l'inflation quelle est le gouvernement qui a fait ça par le passé aucun il y a aucun coup de pous l'ppliation minimum la lo auun coup de pous particulier il a monté des coup de P bien donc ensuite écoutez si vous voulez aujourd'hui sortir des trappes il faut créer de l'activité quand je vois certaines personnes du Nord pasal voilleursi quel est le gouvernement qui a créé aujourd'hui des des dizaines de milliers d'emplois dans ce territoire avec ce qu'on a fait comme meggafctory c'est l'activité qui va créer la richesse c'est pas aujourd'hui la hausse des cotisations ou la baisse quand on a baissé les cotisations vous souvenez dans en D 2018 on a baissé les cotisations la la ça a été un G ça a été un gain de 3 et5i % immédiat de pouvoir d'achat sans contrepartie sans prprasserie ça a créé l'activité aujourd'hui aujourd'hui bien là où il y a de il y a la tension les salaires montent on le voit bien dans la restauration dans certains métiers aujourd'hui dans le les salaires montent dans dans dans le BTP parce que il y a de l'activité parce que c'est attractif et puis parce que les gens ont du mal à trouver de la main d'œuvre ils augmentent voilà c'est peut-être surtout parce que il y avait une pénurie de manœuvre et que il a fallu augmenter vous les sal ça montre qu'il y a de la marche pour les monter puisque quand il y a une problématique quand le rapport de force est inversé tout d'un coup les salaires montent allez il y a un autre thème dont je voudrais parler pardon de N interrompre le temps a déjà pas mal filé c'est la question de de l'attribution des logements sociaux le premier ministre a annoncé qu'il allait redonner donner plus de pouvoir au maire écoutons nous allons proposer de faire évoluer la loi SRU en répondant ainsi à des attentes anciennes et récurrentes des élus locaux d'une part les maires auront enfin la main pour la première attribution des logements sociaux dans leur [Applaudissements] communes d'autre part nous proposons que les logements intermédiaires accessibles à la classe moyenne soi désormais inclus dans le calcul de la part de logement social dans le cadre de la loi SRU je veux le dire aussi clairement à ceux qui s'inquiètent dans les communes soumises à la loi nous maintiendrons évidemment une exigence d'un nombre minimal de logements très sociaux nous maintiendrons bien sû une exigence d'un nombre minimal de logements très sociaux est-ce que ça vous rassure BR cétait cet après-midi au Sénat il a je pense rajouté ça après son son discours de politique générale devant les députés hier c'est ni plus ni moins le démantellement de la loi SRU c'est-à-dire cette loi qui a été votée en 2000 et qui prévoit désormais 25 % de logements sociaux dans chaque commune et en réalité donc le fait d'y intégrer des logements intermédiaires pour vous ça ça casse la logique de cette de faut dire les choses très clairement à ceux qui nous écoutent c'est quoi le logement intermédiaire le logement intermédiaire en gros dans une ville comme Paris c'est 20 € du mètre carré c'est c'està dire que pour un 50 m²r vous payez 1000 € de loyer ce qui est quand même extrêmement conséquent donc la différence entre logement social et le logement intermédiaire c'est que le logement intermédiaire c'est plus cher que le logement social et ça s'adresse plutôt à des classes moyennes supérieur le plafond de ressources par exemple en logement intermédiaire pour une famille avec deux enfants c'est 8000 € vous dit attention ça va forcément se faire il faut être très clair ce que ça veut dire c'est qu'un certain nombre de maires qui faisait exprès pr de ne pas appliquer la loi SRU qui à dessin n'appliquait pas la loi SRU plutôt que de faire du logement social vont bourrer de logement intermédiaire ce qui fait qu'ils n'auront plus aucune obligation en matière de production de logement social excusez-moi mais faire ça la veille de l'anniversaire des des 70 ans de l'appel de la baé pierre je trouve que c'est quand même un peu curieux François patria est-ce que c'est un coup de canif finalement au principe de de la loi SRU d'abord on ici au Sénat c'est une demande desux locaux des en particulier c'est une demande demand de redonner au au ma le pouvoir d'attribution mais peut-être pas le fait d'y intégrer les attendez je suis pas sûr que tous les maires quelle que soit leur couleur politique ne seraiit pas intéressé par le fait d'attribuer les pogements sociaux en premier de souhaite-t-on ou pas de la mixité sociale alors on vous parlez des logements à Paris on va sortir Paris de tout le reste moi j'habite à la campagne à côté je sais ce que c'est que les logements intermédiaires c'est pas les tarifs que vous dites aujourd'hui il faut pas 1000 € par mois on trouve aujourd'hui donc on peut faire aujourd'hui si on veut pas créer des gateteau bah il faut faire de la mixité sociale faut le faire et fait aujourd'hui de le donner de pouvoir donner un coup de pouce justement je sais bien que les les bailleurs sociaux vont vont pas aimer le proc je le sais bien mais dans le même temps si on facilite pas les choses si on n'ouvre pas des portes la crise du logement qui est dramatique et majeure aujourd'hui risque de se trouver sans issue parce qu'on a'ura pas faciliter les choses et ça va pas se faire au détriement des plus pauvres pour reprendre l'argumentaire de Yan BR pour parce que moi je savez vous avez parlé de Paris moi je pas parler de Dijon François remsamen il y a pas de besoin en logement social à Dijon il a cré il a créé 20000 logements il a créé bien entendu au-delà même de son côat de logement alors cont je l'Ouve je l'approuve tout à fait mais je dis qu' des aujourd'hui qui préfèrent payer qui payer payer l'amende là on Perm pas du tout il fera du logement intermédiaire pour ne plus payer l'amende au lieu de faire du logement social mais bien sûr que non déjà on arrive pas à lui faire faire du logement social vous lui donnez une échappatoire remplacer logemental on a dit une part de logement intermédiaire dans le logement social une part donc il font les deux maintenant avant il fer rien oui mais ça permet clairement à des personnes à des maires qui ne respectent pas la loi RC de pouvoir être dans le cô en ne faisant pas du logement social à la fin ça ça finit par créer ça donc s'il y a des mesures réellement pour faire du logement social c'est peut-être de rendre ça beaucoup plus de pénaliser beaucoup plus ceux qui ne respectent pas la loi parce que les h la loi il y en a il faut effectiv anné et donc vous pensez que les sanctions sont pas suffisantes ah les sanctions sont clairement pas suffisantes nous on avait proposé lors de la dernière campagne justement de doubler de ce que de doubler les sanctions pour que justement les communes respectent la loi ce qu'on demande c'est de respecter la loi d'autant plus il y a 2,6 millions de personnes qui sont actuellement en attente d'un logement social 2,6 millions est-ce qu'il faut doubler les sanctions d'abord je veux dire une première chose aujourd'hui le logement est dans une crise grave oui il est dans une crise grave il y a pas que ça non mais puison on est sur le logement sur le logement que vous soyez sur le logement locatif que vous soyez sur la propriété et que vous que vous soyez pardon sur la reconquête urbaine en gros 10 % des logements en France sont actuellement vide j'entends le Premier ministre qui dit il va falloir faire attention à moins densifier mais moins densifier quand dans le même temps on dit qu'il faut le zéro artificialisation net c'est-à-dire essayer de contraindre d'éviter l'extension on voit bien que c'est difficile donc moi ce que ce à quoi j'appelle c'est à poser un diagnostic ça va descendre l'intention vient de Paris et après on territorialise je suis sur l'agglomération n scène on a une commune elles sont d'ailleurs deux Laxou Maxeville mais Maxeville est une commune avec plus de 70 % de logements sociaux sur Nancy on avait la plus grande barre HLM d'Europe qui faisait 700 m de long h sur plus de 20 étages et bien vous avez beau déconstruire vous avez beau dédensifier on a réparti des habitants sur le le même territoire puis sur le territoire de l'agglomération et en même temps à l'extérieur ça met du temps il y a beaucoup d'argent consacré mais je dois dire que les résultats en terme d'indicateurs sociaux ne sont pas exceptionnels loin de là c'est-à-dire qu'on on reste avec des niveaux de délinquence des niveaux de chômage qui sont mais al pour reprendre la proposition de gabrielal est-ce que le fait d'intégrer ces logements intermédiaires 25 % de la lois SRU ça va donner plus de mixité c'est l'argument de alors je crois personnellement que oui et d'ailleurs il y a quelque chose aussi qui dans le dispositif est préoccupant parce que quand vous êtes avec les 25 % et que vous avez un parcours à un moment qui fait que vous voudriez devenir acquéreur de votre logement parce que vous avez votre parcours professionnel vous avez des meilleures situations et cetera et bien dès que vous passez un certain seuil vous voulez être propriétaire on vous sort des 25 % et donc il y a quelque part un non retour sur un parcours au mérite j'entends voulez reprendre la parole juste un mot parce que le souci de mixité sociale il est évident que que dans des villes où on a 30 40 50 % de logements sociaux on met le paquet sur le logement intermédiaire et sur l'accession à la propriété mais moi j'y souscris à 100 % simplement la loi SRU dont il est question dans le propos de Gabriel àal elle concerne les villes qui n'ont pas atteint leurs objectifs de 25 % et donc ce que je dis c'est que là où on n' pas fait les 25 % de logements sociaux il faut faire du logement social et pas remplacer le logement social par du logement intermédiaire du logement intermédiaire on en a d'abord besoin là où on a déjà beaucoup de logements sociaux parce qu'on en a fait ces dernières années bon allez on va un dernier thème il nous reste 7 8 minutes 8 minutes quand même parler de cette crise agricole avec là aussi un engagement de Gabriel Atal sur les normes européennes là aussi c'est pas un très joli mot en français la surtrans position écoutons j'en prends l'engagement nous ne surtransposerons pas les normes européennes nous devons être au côté de nos agriculteurs et nous ne pouvons pas nous-mêmes leur mettre des boulets au pied dans une compétition européenne et mondiale car nos agriculteurs aspirent à la souveraineté ils s'indignent de la concurrence déloyale de ceux qui ne respectent pas les mêmes standards de qualité que nous ils aspirent à construire notre indépendance agricole et alimentaire et ils ont raison alors depuis le le le début de cette crise colère des agriculteurs il y a eu beaucoup d'annonces un certain nombre de revendications entendues on on on on n pas pu toutes les lister mais les plus importantes hausse de la fiscalité du gazolement routier qui a été supprimé des aides pour payer ce GNR le doublement des contrôles pour appliquer les lois égalim des aides pour la prise en charge de la maladie hémorragique épisoutique qui touche certains beauin toutes les aides de la PAC versé au 15 mars je pourrais rajouter les aides spécifiques pour les agriculteurs ou encore les engagement sur la simplification Yan chentrrel tiens je commence avec vous que peut-il faire de plus le Premier ministre ben ce qu'il peut faire de plus déjà c'est un moratoire sur l'ensemble des accords de libre échange parce que ça clairement c'est concret c'est ce qui est en train de se jouer à Bruxelles avec qui cré du dumping justement et qui met à mal notre notre AGC j'ai l'impression quecron est très clair sur le Mercosur et le fait qu'il veut pas le voir s'appliquer donc l'accord de libre échange avec les pays d'Amérique latine après il faut aussi avoir une réforme en profondeur également on aura l'occasion d'en débattre lors des élections européennes qui arrivent sur la PAC pour orienter justement les aides publiques pour soutenir une agriculture durable parce que à l'heure actuelle finalement ça ne va pas soutenir les petits agriculteurs c'est les gros les gros semenciers ou autrre finalement c'est une course en avant du lobby agrobsiness qui est financé perfusé même et qui est obligé encore plus de s'agrandir pour pouvoir donc ça ça n'a ni que ni tête et c'est ça qu'il faut réformer une mesure long terme ce que ce que vous long terme c'estès concret pour nos compatriotes aussi pour les agriculteurs puisque quand même ils ont en charge aussi notre santé quand on parle des normes ça c'est catastrophique parce que revenir les normes c'est quoi revenir sur les normes environnementales mais s'il y a des normes à la base c'est justement pour la qualité de nots animents quand même il y a notre santé qu' en jeu les normes c'est pas fait pour se faire plaisir c'est fait pour avoir des produits de qualité qui peuvent mettre en danger notre santé s'il n'y a pas des norme c'est également pour préserver l'environnement préserver l'environnement les agriculteurs sont les premiers à en bénéficier par donc vous dites attention à ce que la simplification se fasse pas au détriment de de l'engagement écologque euh jean-françoison est-ce qu'il a pas lâché du lest trop tôt tiens le Premier ministre si on fait un peu de de stratégie politique une crise d'abord première chose je pense que s'il avait fait son discours de politique générale juste dans la foulée de sa nomination il n'aurait pas abordé le sujet de l'agriculture il l'a d'ailleurs dit on va le mettre tout en haut de la pile ça veut dire qu'il était en bas d'ailleurs la situation de l'agriculture il y a 10 ans l'agriculture française était la prière en terme de résultat en Europe aujourd'hui on est entre la 5e et la 6e place ça veut dire qu'on a perdu de la compétitivité donc il faut deux choses d'abord il faut aider les agriculteurs à traverser cette période difficile avec différentes mesures pour qu'il puissent tirer on en a listé beaucoup là déjà oui mais pour qu'il puisse tirer un revenu digne de leur travail et le deuxième sujet c'est celui qui a été abordé notamment dans un rapport sénatorial conduit par Laurent duplom c'est de redonner de la performance à la ferme France et aujourd'hui mais est-ce que ça se fait pardon de N interrompe mais y a effectivement une question de modèle agricole pour les 30 ou 40 prochaines années est-ce que ça se fait au détriment des normes environnemental mais ça ne se fait pas au détriment ça se fait en travaillant je dirais de la manière la plus intelligente possible avec une période non pas brutale de sanction mais avec un temps de transition des mesures d'accompagnement il en va de l'agriculture comme il en va du reste c'est pas en décrétant et en mettant des sanctions relativement brutales qu'on réussit François patri le gouvernement AA pas vu venir cette cette crise de l'agriculture parce que ça fait des mois qu'il y a les les panneaux de signalisation qui sont retourés à l'entroriel qui tient à trois choses un le revenu de les charges TR les normes moi je vous dire une chose c'est c'est quelque chose que je fais remonter depuis des mois des années au gouvernement et même au chef de l'État dire attention pas éé agricole est beaucoup trop tracassé aujourd'hui ils subissent des contraintesnm environ les normes aujourd'hui europénes qui les a demandé c'est pas la France qui les a demandé pas demandé pr c'est sous la pression du monde écologique qu'elles ont été faites aujourd'hui moi je veux bien qu'on dise qu'il faut produire plus un avec la Jach on produit bien quel est le gouvernement qui aujourd'hui revient en arrière sur la jachè il était le seul à le demander 22 pays nous ont rejoint c'est le gouvernement d'Emmanuel Macron avec le ministre aujourd'hui qui l'obtienne quel est aujourd'hui celui qui vaenir sur les la transformation pourquoi est-ce qu'on produit plus de col en France et qu'on et qu'on en perd pourquoi parce qu'on a mis des Manes sur des produits qu'on a interdit et quand on a quand on a' pas le produit de remplacement et ben on produit plus la disparition du colza en France est dû à ça c'est vrai meiselle c'est il faut penser aussi à ces choses et puis enfinz le libre échange si vous êtes contre le libre échange moi je comprends pas parce que ça veut dire quoi on exporte 87 milliards d'euros attendez à tout pr je suis d'acc des pays justement libre échangist sont très protectionnistes le Canada lestatsunis savez sonès iste au Nive de l'agriculture il y a même des pr minimum la eu ils traitent leurs produits il traitent leur poulet avec de l'au javel et tout mais pas un modè sur lesb son c'est que quand on dit aujourd'hui on dénonce par exemple l'accord avec la Nouvelle-Zélande c'est une erreur c'est une erreur je vous le dis comme tel donc la nouvelleande moi je dis parce que là je comprends que c'est un accord construit aujourd'hui dans le domaine du mouton que je connais un petit peu aujourd'hui savez qu'on apporte du mouton mais dans le même temps on exporte des produits là-bas on sacrifie pas le l'intérêt des éleveurs de moutons en France en faisant ça aujourd'hui de toute façon on importe non mais ils le ressentent comme tel mais ils doivent ils doivent le comprendre on peut pas exporter 87 milliards et avoir une balance du commerce extérieur de la France avec 10 milliards pour l'agriculture je et dans le même temps ne pas vouloir apporter certaines choses voilà comm Yan brossa on est quasiment à la fin de ce débat c'est c'est un mouvement européen ce mouvement des agriculteurs qui si je simplifie un peu disent effectivement on a on a trop de normes trop de normes environnementales et on n'arrive pas à suivre il y a pas que ça c'est multifactoriel mais c'est peut-être le le le point commun de ce de ces mouvements est-ce que ça veut dire que l'Union européenne a fait fausse route dans dans dans ce virage ou ou et et donc est-ce qu'elle doit entendre entend agriculteurs au quel est le cœur du sujet c'est d'ailleurs un peu ce que finit par reconnaître le le le Premier ministre en parlant de concurrence déloyale c'est qu'on ne peut pas nous-même s'imposer nous imposer des normes et dans le même accepter qu'on importe en France des produits qui ne correspondent pas à ces normes par aurs il faut faire pruve d'un peu de protectionnisme européenidment protectionisme à l'échelle nation parilleurs mais par ailleurs je voudrais le dire aussi j'entends cet éloge du libre échange et j'entendais des gens dire oui mais c'est très bien regardez par exemple la France exporte du port en Chine très honnêtement est-ce que c'est le modèle de société que nous voulons est-ce que nous considérons qu'il est sain qu'il est normal y compris sur le plan environnemental que la France exporte du PC en Chine c'est quand même une question mais oui mais moi je pose la question je n'en suis pas certain et je pense qu'il faut revenir voulez la je pense non mais je pense qu'il faut revenir à une logique qui est une logique plus locale à tous On a tous longement merci d'avoir participé à ce débat pardon c'éit un débat 100 % masculin mais je vous révèle un peu ce qui se passe dans nos cuisines parfois on a évidemment invité plusieurs sénatrices qui pour des raisons multiples n'ont pas pu se joindre à nous ça arrive et on en est désolé demain on vous retrouve à 18h et 22h et puis dans la matin oranini reçoit er député renaissance de loise chargé d'une mission sur la décentralisation on a pas parlé de décentralisation c'était l'un des thèmes du discours de politique générale de gabrielal bonne [Musique] soirée

Gabriel Attal a-t-il convaincu les sénateurs ? — Gabriel Attal · Pourquijevote