Bruno Retailleau : Objectif Élysée 2027 (Émission du 08/09/2026)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse directe
Pourquoi les Français vous choisiraient-ils pour être président de la République ?
- 1:33OuverteRéponse directe
À quel moment avez-vous pensé à vous présenter ?
- 2:08OuverteRéponse partielle
Comment allez-vous convaincre les Français de vous choisir ?
- 2:38FerméeRéponse directe
Rompre avec le macronisme ?
- 2:59FerméeRéponse directe
Est-ce que vous irez à la réunion d'Édouard Philippe ?
- 3:56FerméeRéponse directe
Vous n'avez pas envie d'arrêter la course tout de suite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54InvitéFait
« On est au bout d'un système. Les Français sont en train de s'appauvrir, la France est surendettée et on ne peut plus supporter des rustines, du rafistolage. »
- 13:16InvitéPromesse
« Je prends cet engagement que ce sera les Français qui enfin définiront la politique migratoire. »
- 13:45InvitéFait
« Moi, je propose qu'il n'y ait plus de Français automatiques. Parce que le droit du sol avait pour une contrepartie l'assimilation. »
- 16:09InvitéFait
« On arrête les pompes aspirantes. Un modèle social qui est le plus généreux vis-à-vis des étrangers, donc l'aide médicale obligatoire, qui est un scandale, c'est 100% de remboursement aux clandestins. »
- 17:03InvitéPromesse
« Si on veut limiter les flux, il faut limiter les entrées. Et si on veut renvoyer les EQTF, c'est très simple. On dit aux pays récalcitrants, très bien, vous ne voulez pas nous reprendre les EQTF ? Pas de visa. »
- 28:04InvitéFait
« J'ai abrogé la circulaire VALS. J'ai fait reculer de 34% justement les régularisations, ce qu'on appelle les admissions exceptionnelles pour les clandestins. »
- 31:55InvitéPromesse
« Le plus faible possible. »
- 31:56InvitéFait
« Je ne crois pas à l'immigration zéro. »
- 32:04InvitéFait
« De l'immigration estudiantine qu'on a aujourd'hui. »
- 32:17InvitéFait
« Pour révoquer leur titre de séjour, il faut qu'ils aient redoublé trois fois la même année. »
- 33:27InvitéFait
« La procédure pénale s'est complexifiée au fil du temps que personne ne l'a simplifiée. »
- 35:46InvitéPromesse
« Abaisser la majorité pénale à 15 ans. »
- 35:56InvitéFait
« Qu'il fasse des courtes peines de prison parce qu'ils n'ont plus d'empathie. »
- 36:07InvitéPromesse
« Enfermés pendant 15 jours dans des prisons qui seront des prisons un peu spéciales. »
- 36:47InvitéFait
« Il faut augmenter les chaînes des peines. »
- 36:59InvitéFait
« Le code pénal dit qu'il y a des peines maximales. Il y aura des peines minimales. »
- 37:37InvitéPromesse
« J'ai même été jusqu'à proposer la castration chimique. »
- 40:06InvitéPromesse
« Je supprime les aménagements de peines automatiques. »
- 42:32InvitéChiffre
« 65% des parents pensent que le privé sous contrat est meilleur pour leurs enfants. »
- 44:47InvitéChiffre
« 11% des décisions que prennent les chefs d'établissement, c'est eux-mêmes qui les prennent en toute liberté. »
- 51:41InvitéChiffre
« Je fais une économie de 300 000 postes d'agents publics au total. »
- 56:04InvitéPromesse
« Au premier enfant, l'État prend en charge 50% du coût du taux d'intérêt. »
- 56:05InvitéChiffre
« l'état prend en charge 50% du coût du taux d'intérêt au deuxième enfant »
- 56:09InvitéChiffre
« au troisième enfant 100% »
- 56:15InvitéChiffre
« ça sera l'équivalent de 8 annuités »
- 57:32InvitéChiffre
« vous avez dit 40 milliards »
- 59:33InvitéFait
« nous sommes un pays de plus en plus vieillissant »
- 59:36InvitéFait
« le poids des retraites dans la dépense publique est de plus en plus lourd »
- 1:00:18InvitéFait
« on leur a menti on a fait des chèques en bois »
- 1:00:23InvitéFait
« on leur a promis une société multiculturelle qui allait être le sommet de la fraternité »
- 1:00:28InvitéFait
« cette société elle est multi-conflictuelle »
- 1:00:32InvitéFait
« on leur a promis l'argent magique »
- 1:00:34InvitéFait
« une école qui allait être un ascenseur social »
- 1:14:31InvitéChiffre
« notre électricité est à 95% décarbonée »
Temps de parole
- Invité65 %
- Présentateur12 %
- Invité 26 %
- ?6 %
- Invité 33 %
- Invité 42 %
- Invité 52 %
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Et donc abat le voile bien sûr. Quand un système ne marche plus, il faut changer le système. C'est ce que j'ai proposé et mon projet c'est une véritable révolution culturelle pour l'école. Moi je ne suis pas dans le bloc central, moi je suis de droite et je veux assumer une rupture. Vous ne pouvez pas assumer
des
conditions de transmission dans des établissements où l'autorité, la hiérarchie ne règne plus.
J
'ai pris la décision d'être candidat à l'élection présidentielle.
Bonsoir à tous, bonsoir à toutes. Bienvenue dans cette émission avec notre premier invité ce soir, Bruno Retailleau. Invité d'Objectif Elysée 2027 sur CNews et sur Europe 1. Bonsoir Monsieur Retailleau.
Bonsoir Laurence Ferrer.
Pourquoi les Français vous choisirez, vous Bruno Retailleau, pour être président de la République ? Vous président, pourquoi ?
Je vais leur expliquer tout simplement parce que je veux renverser la table. On est au bout d'un système. Les Français sont en train de s'appauvrir, la France est surendettée et on ne peut plus supporter des rustines, du rafistolage. Eh bien moi je viens dire ce soir quel est mon projet et comment justement je veux renverser la table pour leur rendre la parole, pour que ce soit eux qui décident et pour que l'État puisse aussi retrouver le pouvoir de décider.
Relever la tête,
c
'est ça ? Le pouvoir de pouvoir relever la tête
? Relever la tête, en tout cas l'autorité, la fierté d'être français.
Ouais,
aimons la France, la France elle est belle. Pourquoi la culpabiliser ? Pourquoi en faire un coupable perpétuel ? Un peuple qui ne croit plus, qui n'aime plus son pays, ça n'est pas un peuple qui peut relever les défis que nous lance le monde.
À quel moment vous y avez pensé, en vous rasant, pour prendre la célèbre formule, Bruno Retailleau ?
Non, c'est une évolution, c'est une évolution. J'ai vu qu'au ministère de l'Intérieur, les gens appréciaient ce que je faisais, ma façon d'être. Et puis surtout, c'était pour moi comme une exigence, une nécessité. Je pense que la France est en train de tomber. L'élection de 2027, c'est l'élection de la dernière chance. On ne peut pas se planquer. Et je me suis dit, il faut prendre ses responsabilités. Alors j'y vais.
On
va ausculter votre programme. Les Français ont beaucoup de choses à vous dire. On a des sondages qui vont le démontrer. Pour l'instant, vous plafonnez dans les intentions de vote à moins de 10%. Comment est-ce que vous allez les chercher, les Français ? Les convaincre ? Leur dire, encore une fois, c'est moi qui devrais être président ?
C'est normal parce qu'en fait, les choses ne bougent pas beaucoup. Dans la mesure où les Français, ce n
'est
pas encore leur passion. Ils parlent un peu d'élection présidentielle, mais pour l'instant, rien ne bouge. Eh bien, vous verrez que dans quelques mois, je vais faire des propositions et ils verront que je veux vraiment changer les choses. Je dirai où je veux aller, où je veux les emmener
et
on va refaire une très belle France ensemble. Et je dirai comment faire,
avec quelle méthode
? Rompre avec le macronisme ?
Ça fait quelques temps que j'ai rompu déjà avec le macronisme. Il n
'est
pas question d'ailleurs d'y revenir avec le bloc central.
Brune Retailleau, ce soir, Edouard
Philippe,
hasard du calendrier, vous propose, propose en tout cas aux familles de la droite et du centre, du modèle à Nouvelle Énergie, en passant par la Renaissance et LR, une grande réunion à la Toussaint, le jour des saints, pas le jour des morts, qui
est
le 2 novembre. Est-ce que vous irez ? Est-ce que vous répondez à la main tendue d'Edouard Philippe
? C'est drôle, la Toussaint, quand même, comme choix de date. Oui,
le jour des saints, la Toussaint. Je ne sais pas,
le 11 novembre, la victoire, l'armistice. Non, je n'irai pas. Pourquoi ? C'est une réunion,
pour
les macronistes, entre les macronistes.
Et s'il y a des LR qui
vont
? S
'il y
a
des LR qui vont ? Je suis le candidat LR choisi démocratiquement, à 74%, par les militants LR. Voilà, donc ceux qui iront ne représenteront pas LR. Ils sont exclus
?
Mais, attendez, les exclusions. C'est
la
question. Chaque matin, que fait le bon Dieu, je ne
vais
pas me demander qui je vais exclure dans la journée. Simplement, moi, je veux aller devant les Français, leur présenter mes convictions, mais surtout les mesures très concrètes, et comment on va renverser la table. J'ajoute, en plus, qu'on a bien vu ce que ça donnait, d'ailleurs. Cette espèce d'idée d'un grand parti, le grand parti du centre. On sait comment ça commence et comment ça se termine, dans l'échec.
D'accord,
donc non
à Édouard Philippe. La course n'a pas commencé. Vous n'avez pas envie d'arrêter la course tout de suite, c'est ça, Bono Retailleau ?
Je n
'ai
pas du tout envie d'arrêter la course, ni tout de suite, ni demain. La course, elle va se continuer jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle. Et je serai au second tour, et je peux vous dire une chose, cette élection, elle ne se gagnera pas au centre.
Elle
ne se gagnera pas en essayant de prolonger l'expérience Macron. Elle se gagnera à droite. Et je suis un candidat de droite, avec des convictions de droite, et avec des mesures
qui,
pour répondre à ces convictions de droite, je pense, peuvent aller à beaucoup, beaucoup de Français, quelle que soit, en réalité, leur appartenance politique.
Et
on va sonder vos propositions dans un instant. Mais vous dites non à Édouard Philippe, pourtant, en Vendée, il y
a
une élection sénatoriale, je crois, dimanche prochain.
Ah, pas dimanche prochain,
c'est dans trois semaines. Dans trois
semaines, voilà. C'est une liste d'union. Il y a du Odem, il y a du Horizon. Non,
mais j
'ai gagné l'élection. Il y a
du LR, il y
a
des remèdes.
J
'ai gagné l'élection régionale sur la gauche en 2014, 15 même, avec une liste d'union. Les sénatoriales, les choses sont claires.
Donc c'est différent
du plan
national ?
C'est
le prolongement des
élections sénatoriales qui votent. Ce sont les conseillers municipaux et les maires. C'est donc la prolongation des élections municipales. Aux élections municipales, oui, j'ai assumé parfaitement de battre la gauche et pour ça, de faire des unions larges. Voilà.
Et là, vous dites
non.
Et là, à l'élection présidentielle, pardon. C'est autre chose. C'est autre chose. Et là, je pense qu'encore une fois, le pays est à droite et l'élection, c'est à droite qu'elle se gagnera.
Alors, que pensent les Français ? Que veulent-ils entendre ce soir, Bruno Rotaillot ? Nous les avons interrogés avec l'Institut CSA pour CNews Européen, le JDD. Voilà ce qu'ils estiment être la priorité absolue pour le prochain président de la République. Pouvoir d'achat, c'est ce qui arrive très très largement en tête. 43%. La priorité pour les Français. Insécurité, 30%. La santé, qui arrive très très proche aussi, à 30%. Immigration, 26%. Montant du déficit public, ça, ils ont bien compris que la dette était un problème, 26%. Environnement, 22%. Le pouvoir d'achat, on le voit, Bruno Rotaillot, c'est transversal. Hommes, femmes, actifs, retraités, gauche, droite, tout le monde est concerné.
Est-ce que ça, c'est l'échec majeur des quinquennats Macron ?
L
'échec majeur, bien sûr, c'est l'appauvrissement des Français.
Vous
savez que désormais, le niveau de vie en France est inférieur à la moyenne du niveau de vie européen. Chaque jour,
en
tout cas, très régulièrement, sans doute pas chaque jour, mais régulièrement, il y a 12% de Français qui se rendent sur des parkings de grande surface pour aller faire le tri dans l'ébène, pour voir ce qu
'ils
peuvent récupérer. Vous vous rendez compte ? C'est une forme de tiers-mondisation, d'appauvrissement des Français. Donc moi, j'ai des solutions pour, par exemple, avec 30 minutes de travail en plus, ça n
'a
jamais fait mourir personne, 30 minutes de travail en plus par jour, être capable de donner aux salariés quasiment un quatorzième mois, deux mois de rémunération. Travailler plus
pour gagner plus, Bruno Roteuil. Je
veux aussi... Une idée de droite. C'est vrai, une idée de droite. Je dirai tout à l'heure comment je m'y prends, mais les choses sont très concrètes, à condition de travailler un peu plus, et puis je pense qu'on paye l'électricité trop cher.
Le
logement, j'ai des propositions pour faire baisser la facture d'électricité, et j
'ai
des propositions pour relancer le logement, parce que c'est la pénurie de logements qui crée des loyers chers ou des prix d'acquisition que les jeunes, aujourd'hui, ne peuvent pas se permettre de donner, d'acquérir.
Donc voilà, on voit que le pouvoir d'achat, c'est la première préoccupation des Français. On va dérouler les autres. Mais d'abord, c'est l'épreuve des faits. Bruno Retailleau, est-ce que vous êtes cohérent avec ce que vous disiez il y a 20 ans ? On regarde tout de suite. Bruno Retailleau, nous avons fouillé les archives pour savoir si ce que vous disiez il
y
a 20 ans est la même chose que ce que vous dites aujourd
'hui.
Il y a des gens qui ont changé. Vous avez pu changer d'avis. Ça n'arrive pas à
changer d
'avis.
Alors, on peut être d
'accord
avec ce que je suis ou pas, ce que je dis ou pas, mes convictions ou pas.
Au
moins, on peut me reconnaître la sincérité et la constance.
On va écouter tout de suite. Vérification immédiatement sur ces news et européens. Première archive, très très courte. Elle date, je crois, des années 90. Vous êtes député de la Vendée et vous parlez de l'immigration et des immigrés. Écoutez.
Le problème est que ces gens ne souhaitent pas s'assimiler. Moi, je suis pour le terme d'assimilation plutôt que pour le terme de l'intégration. Pourquoi ? Parce que l'assimilation, ça veut dire qu'on leur propose de devenir complètement français. C'est le droit
à
la ressemblance. L'intégration, on nous dit que c
'est
le droit à la différence. Bon, c'est le droit, en fait, à conserver une identité culturelle qui est leur propre identité culturelle. Ça ne peut pas marcher. Ça ne peut pas marcher. Ça ne marche pas. On voit bien, quand on parle du problème des banlieues, en fait, on dit banlieue pour ne pas dire immigration.
Voilà. Bruno Retailleau, qui avait quelques années de moins, évidemment, et qui dit quasiment la même chose. Aujourd
'hui, vous dites que l'immigration n'est plus les
choses. Merci de me le faire remarquer, Laurence Ferrari.
Non,
mais voilà.
Aujourd'hui, vous dites quasiment la même chose. Vous le diriez avec les
mêmes mots ? Oui,
mais c'est ce que je voudrais dire à nos compatriotes, les Françaises et les Français qui nous regardent. Demandez au moins à un homme, une femme politique, une chose d'essentiel.
Des
convictions, bien sûr, des propositions. Mais surtout, cette sincérité et cette constance. Parce que si vous avez des gens
qui
changent de veste comme de chemise, vous savez, la chanson de Jacques Dutronc. Voilà, je me retrouve, je tourne ma veste, toujours du
bon
côté. L'opportuniste, je crois. Ce qu
'ils
vont vous dire avant l'élection, pendant la campagne, vous n'êtes pas du tout sûr
que
c'est ce qu'ils feront après la campagne. Moi, ce que je vous dis aujourd'hui, je le disais hier et je le ferai demain.
L'épreuve des faits. On continue. Deuxième archive. Elle date d'août 2021. Là, vous parlez des divisions de la droite mortifères. On vous écoute.
Le
meilleur ennemi de la droite,
c
'est la droite.
Ce
sont nos confusions,
nos
divisions.
Nos
confusions qui trop souvent
déroutent
nos électeurs,
nos
divisions qui les dégoutent.
Non,
il faut qu'on arrive
à
se situer et à nous hisser à la hauteur de cet enjeu en portant un vrai projet.
Et
ce projet-là, ça ne peut pas être une droite de contrition
qui
le porte. Ça doit être
une
droite de conviction.
Vous
parliez d'or, M. Retailleau. La droite, elle est divisée aujourd'hui.
Elle l'a toujours été. Mais là, elle l'est en 2026.
Le problème le plus grave de la droite,
c
'est bien sûr que ça a été ses divisions.
Mais
il y a pire que ça.
Ça
a été que la droite n'a pas assumé ses convictions. Moi, je veux une droite, effectivement, toujours de conviction plutôt qu'une droite de contrition, c'est-à-dire une droite qui s'excuse d'être de droit. Souvent, pourquoi on a perdu tant d'électeurs
qui
se sont réfugiés dans l'abstention, qui se sont éparpillés ici ou là ?
O.R.N. ? On a parti O.R.N. ? Bien sûr,
par exemple, à reconquêter ailleurs. Parce qu'on n'a pas été clair dans nos choix. On gonflait les biceps, le torse sur des estrades pendant les campagnes. Et ensuite, dans l'exercice du pouvoir,
on
ne faisait pas toujours ce qu'on avait promis de faire. Parce qu'on était intimidé par la gauche. Donc, la droite, c'était juste un petit peu moins d'impôts, juste un petit peu plus de sécurité, un petit peu moins d'immigration. Non, aujourd'hui, le système est à bout.
Et
aujourd'hui, il faut le renverser. Et il faut des solutions qui soient radicales, mais sérieuses,
mais
radicales. Mais il faut unifier votre camp, Bruno Retailleau. Il faut que la droite soit derrière vous. Elle ne l'est pas aujourd'hui.
Je veux unifier les électeurs. C'est-à-dire, le général de Gaulle parlait de la majorité nationale. Moi, ce qui m'importe, c'est d'aller au peuple. C'est pour ça qu'on en parlera tout à l'heure, j'imagine. Je veux rendre le pouvoir de choisir au peuple français.
Ils
n'ont pas choisi cette immigration massive. Ils n'ont pas choisi le laxisme pénal.
Ce
sont souvent les juges qui nous imposent les règles. Eh bien, moi, demain, les règles, ce sont les gens qui les fixeront.
Et
ça, ça va tout changer. Tout changer. Et je vais m'adresser au peuple français. Et pas seulement, d'ailleurs, à ceux qui ont une étiquette ou une carte LR. Quand la maison brûle,
on
ne demande pas si vous avez tel ou tel certificat de baptême. Ou telle ou telle carte de telle ou telle partie. Non, la maison est en train de brûler. La maison France.
Et
on a tous une responsabilité. Et je le dis aux spectateurs, téléspectateurs qui nous écoutent. Et nos auditeurs. Et les auditeurs. Sur Europe et sur CNews. Vous avez une responsabilité. J'ai une énorme responsabilité.
Mais
si demain, vous voulez regarder vos enfants, vos petits-enfants dans les yeux. Si vous voulez convoquer le souvenir dans vos mémoires de vos parents, de vos grands-parents qui se sont saignés aux quatre veines pour vous, pour notre pays. Alors, il va falloir se tenir debout. Debout pour redresser notre pays. Le reconstruire entièrement.
Voilà, c'était l'épreuve des fèbres, nos retaillots. On a vu que vous étiez cohérents par rapport à ce que vous disiez il y a quelques années. Maintenant, c'est l'heure de l'engagement.
Le
principe de notre émission, c'est de demander aux candidats que nous avons face à nous une mesure. La première mesure que vous mettez en place lorsque vous arrivez à l'Elysée, si vous êtes élu, bien sûr. Vous avez proposé une révision de la Constitution pour permettre un référendum sur l'immigration. Quel engagement prenez-vous ce soir sur l'immigration, Bruno Retailleau
? Je
prends cet engagement
que
ce sera les Français qui enfin définiront la politique migratoire.
Et
avec des idées très très fortes que les juges n'accepteraient pas, si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple, de renoncer
au
droit du sol.
Abrogation
du droit du sol.
Pourquoi est-ce qu'on a fait
l
'abrogation du droit du sol à Mayotte ? Et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national hexagonal
? Mais est-ce que ça a marché
à Mayotte
?
Non, parce qu'à Mayotte, attendez, on n'y a pas renoncé totalement. Puisqu'il y a des conditions, il faut que les parents soient là pendant un an, en situation régulière, patati et patata. C'est ce que j'appelle du rafistolage. Donc vous,
vous
proposez quoi ? Moi, je propose qu'il n'y ait plus de Français automatiques. Parce que le droit du sol avait pour une contrepartie l'assimilation. L'assimilation à nos valeurs. L'assimilation à la République. Et ça n'est plus toujours le cas. Donc je pense qu'on ne peut pas devenir Français par hasard, en catimini, de façon automatique.
Donc là, vous passez évidemment par un référendum
? Ou
par une
révision de la Constitution ?
Non,
il
faut d'abord réviser la Constitution, par l'article 89, peu importe. Je l'ai expliqué dans un journal du matin, dans le Figaro, la semaine dernière. Mais je soumettrai ensuite, dès que j'aurai élargi la possibilité d'en appeler aux Français, avec le référendum, je soumettrai deux textes de loi. Une loi pour réduire l'immigration. L'immigration n'est pas une chance pour la France. Désormais, c'est devenu une charge. Et aussi un autre projet de loi, en même temps, sur une politique pénale de grande fermeté. Si on ne le fait pas, malheureusement, les juges d'autres que le peuple ou ses représentants ne nous le permettront pas, nous l'interdirons.
Et je pense que c'est un projet éminemment démocratique. Le peuple français a le droit de choisir
qui
il souhaite accueillir sur son sol.
Voilà,
de même, sa politique pénale.
L
'abrogation du droit du sol, honnêtement, ça ne va pas régler le problème de l'immigration dans notre pays.
Là,
on parle de 36 000 personnes environ qui, chaque année, ont l'acquisition de la nationalité par ce biais-là versus 500 000 personnes qui entrent chaque année sur le territoire. C'est une petite partie du problème.
C'est pour ça
que je vous ai dit que je soumettrais au référendum. Ça peut être compliqué, mais je veux me faire comprendre. Ce n
'est
pas seulement le droit du sol. Je soumettrais un projet de loi.
C
'est ça, l'article 11. C'est un référendum législatif. Et dans le projet de loi, il y aura plusieurs dizaines d'articles. Et il y a une philosophie.
La
philosophie, d'abord, ce que d'ailleurs n'acceptent pas un certain nombre de mes concurrents, si on veut réduire l'immigration, ce n
'est
pas seulement l'immigration légale, c'est aussi
l
'immigration illégale et légale. Pourquoi ? Parce que l'immigration légale débouche souvent sur l'immigration légale. Vous rentrez, par exemple, avec un visa touristique, c'est légal, mais vous vous maintenez illégalement, au-delà de ce qui est prévu pour votre visa, pour la carte de séjour, vous vous maintenez illégalement. Première chose. Deuxième chose, le référendum, et la philosophie aussi, c'est qu'on arrête les pompes aspirantes.
Un
modèle social qui est le plus généreux vis-à-vis des étrangers, donc l'aide médicale obligatoire, qui est un scandale, c'est 100% de remboursement aux clandestins, qui ont donc triché avec nos lois. Alors qu'un Français qui cotise qu'à une mutuelle, pour ses frais dentaires, lui,
il
va devoir payer une franchise.
Par
exemple, le fait qu'un étranger n'ait pas immédiatement, automatiquement des aides sociales. Il faudra prouver 5 ans de résidence légale et un travail pour avoir accès. Voilà. Donc, on va réduire ensuite l'ensemble des grands canaux, les étudiants, par exemple l'étranger, le droit d'asile, le regroupement familial, et on encouragera les retours. Je vous dirai comment.
Dites-moi tout de suite, comment on encouragera les retours
?
Les retours,
c
'est d'abord un, le ministre de l'Intérieur.
On
lui demande, évidemment, d'exécuter les EQTF, mais il n'a pas le droit de citer pour vérifier les entrées. C'est les affaires étrangères. Eh bien, moi, je pense que
si
on veut limiter les flux, il faut limiter les entrées. Et si on veut renvoyer les EQTF, c'est très simple. On dit aux pays récalcitrants, très bien,
vous
ne voulez pas nous reprendre les EQTF ? Pas de visa. Très bien, vous ne voulez pas reprendre les EQTF ? Eh bien, les tarifs commerciaux européens favorables pour votre commerce, on va les augmenter. Vous avez une aide au développement qui nous coûte cher, nous, aux contribuables français. Eh bien, vous ne voulez pas reprendre les EQTF ? Eh bien,
on arrête
cette aide. Exactement. C'est-à-dire un bras de fer. J'engage le bras de fer vis-à-vis des pays
qui
ne coopèrent pas.
On va en parler dans un
instant, avec les filles dames de nos rédactions, Louis de Ragnel, Gauthier, Le Bretteur, Le Dornelas, qui seront avec nous dans un instant. Un tout petit mot, et on revient au sondage, CSA, CNews, Europe 1 et le JDD. Vos propositions sur l'immigration semblent rencontrer l'approbation des Français, conditionner l'aide publique, vous venez de le dire, au développement, à la coopération des pays partenaires, 72% des Français sont d'accord. Diminuer le nombre de bénéficiaires de l'AME, 68% des Français sont favorables. En revanche, modifier la Constitution, pour permettre davantage de référendums, 59%. C'est-à-dire qu'à mesure,
elle n
'est pas bien comprise, Bruno Retailleau, à
l'heure
où on se parle.
Dans un autre sondage,
attendez, dans un autre sondage, Ça, c'est le nôtre. La semaine dernière, Odoxa Backbone, c'était 80% des Français. 80% des Français qui voulaient pouvoir décider par eux-mêmes, qu'on leur donne la parole, pour qu'ils aient le pouvoir de choisir et non pas de subir. Et ce qui était intéressant, Laurence Ferraille,
c
'est qu
'il
y avait 76%
de
gens qui votaient PS, qui se déclaraient proches du PS, qui étaient pour. LFI, pareil. LERN, c'était 88%. LR, c'était aussi plus de 80%. Donc, vous savez, les Français sont souvent dévisés, mais là où ils ne le sont pas,
ils
savent très très bien que s
'il
faut changer les règles du jeu, renverser la table, on ne le pourra pas, si on ne leur fait pas directement appel, notamment, notamment, pas que, mais notamment par la voie du référendum. C'est à eux de décider. On est aujourd'hui dans ce que j'ai appelé une démocratie sans le peuple.
On
n'est plus vraiment
dans
un véritable régime démocratique. Vous
les
censez, les censeurs, Bruno Retailleau, ça fait bondir dans la classe politique. Edouard Philippe dit, à propos du fait de contourner le Conseil constitutionnel, ne dénigrons pas un système qui a pour objectif de vérifier que le Parlement écrit bien la loi. Je ne crois pas que l'on gagne quoi que ce soit à instiller un rapport de défiance avec les
juges. Il
ne fera rien. Vous avez la preuve
que
l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron ne fera rien.
Il
a dit, j'ai écouté très attentivement sur une radio du service public ce matin ses propos. Il a dit, finalement, pourquoi pas le référendum et je ne touche pas à l'article 11. Ça veut dire que, par exemple, la politique migratoire s'est interdite au peuple. La politique pénale s'est interdite au peuple. Et puis, il dit, notamment, pour pouvoir contredire, donner le dernier mot au peuple quand il
y a
une censure du Conseil constitutionnel,
il
a fait cette déclaration. Il dit, maintenant, il faudra qu'on fasse un groupe, une sorte de commission pour refaire la loi. Ça, c'est typiquement technocratique. La démocratie, ce n
'est
pas la technocratie.
C
'est l'appel au peuple. Et là, faire une commission ou un groupe,
en
fait, c'est la solution technocratique. C'est-à-dire que ce n'est plus le gouvernement des juges, c'est le gouvernement des experts.
Moi,
je veux le retour au peuple.
Il
est temps de le faire. Je veux revenir
à
la Constitution et à l'esprit de la Constitution telle que l'a défini le général de Gaulle. Il y a d'ailleurs à l'INA, il y en a pour deux minutes, c'est génial, le général de Gaulle qui démontent les critiques, que ce soit vis-à-vis des juges, etc., de ceux qui disent « Ah ! Surtout pas le peuple
! »
Pensez que le peuple, il pense mal.
Le
peuple, il faut le rééduquer. Il ne faut surtout pas soumettre ces questions. Elles sont trop sérieuses pour le peuple. Non, moi, j'ai beaucoup de respect pour le peuple français. Et je vais vous dire,
ce
que veulent les Français, pourquoi est-ce qu
'ils
sont aussi en colère aujourd'hui ? C'est parce qu'ils ont eu le sentiment d'être méprisés, de ne pas être respectés. C'est d'abord une question de respect, avant même d'être une question démocratique.
Bruno
Retailleau, une dernière question avant notre face aux rédactions. Les journalistes, les finlames, je le disais, de CNews Européen LJDD sont là en colisse, ils arrivent. Si vous permettez donc au peuple de censurer la censure par le référendum, comment est-ce que vous garantissez que ça ne devienne pas un outil de contournement des droits fondamentaux ? Quel garde-fou si un jour il y a un pouvoir qui décide de revenir sur des principes fondamentaux de notre démocratie ?
Ce
que je veux vous dire, pour que les Françaises et les Français qui nous écoutent, qui nous regardent, contraignent bien. Aujourd'hui, vous avez des juges qui font dire au texte, y compris à la Constitution, ce qu'elle ne dit pas. Un juge, ça doit être l'interprétation, enfin, il interprète les textes. C'est la bouche de la loi, disait Montesquieu. Donc ça, ça n'est pas possible. Je veux revenir au texte de la Constitution ou de nos traités. En revanche, je ne supprime pas le Conseil constitutionnel. Il y aura toujours un Conseil constitutionnel qui vérifiera, bien entendu, la conformité à la Constitution des lois. Moi, j'y tiens à la Constitution. Mais vous voyez, la pratique a été dévoyée.
On
ne doit pas être dans un régime de gouvernement des juges, mais de gouvernement par le peuple. L'article 2 de la Constitution qu'a voulu le général de Gaulle, le principe de la République, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. C'est ce que je veux simplement rétablir.
– 21h22, on est en direct sur CNews et sur Europe 1, objectif Élysée 2027. C'est l'heure du face aux rédactions. Vous allez vous installer sur le grand plateau.
Et
les journalistes de CNews et d'Europe 1 sont en train de s'installer. Gauthier Lebrette pour CNews, Louis Doragnel pour Europe 1, Charlotte Dornelas pour le JDD. Bonsoir à tous les trois.
–
Bonsoir,
Laurence.
– Évidemment, vous vous en doutez, M. Rotaillot, ils ont des questions à vous poser. On commence par Gauthier Lebrette. –
Bruno
Rotaillot, quand vous étiez ministre de l'Intérieur, vous avez dit « abat le voile », ce qui était une parole très forte. Est-ce que vous le regrettez aujourd'hui ?
–
Absolument pas. On m'a entendu tout à l'heure, la phrase exacte, c'est « vive le sport, abat le voile ». Je m'exprimais dans des conditions très précises et je disais que le voile n'avait rien à faire dans les compétitions sportives parce que le sport, c'est un sanctuaire. C'est comme les institutions républicaines. C'est un moment où on peut créer du commun où au-delà de ce que l'on est, la couleur de la peau, la religion, etc., eh bien, on est capable, en fait, de supporter une équipe. Et ça, je pense que ce sanctuaire de sport, il faut le garder. Et les signes ostentatoires, religieux, syndicaux ou politiques n'ont rien à faire sur un terrain de foot ou peu importe.
– Mais est-il possible de dire qu'on est ministre de l'Intérieur, « abat le voile
»
et ensuite, quand on est candidat à l'élection présidentielle, s'opposer à son interdiction dans l'espace public et dire que c'est populiste et irréalisable ? – Non, mais attendez. Là, vous y allez fort.
Alors,
bien sûr, ça, pour moi,
c
'est démagogique. C'est typiquement la proposition, d'ailleurs, j'ai observé que depuis qu'elle a été formulée, il y
a
eu quatre reformulations, y compris d'ailleurs avec celui qui l'avait formulée en premier. Bien. vous
savez
parfaitement que les policiers, les gendarmes dans la rue, ça ne pourra pas être respecté. Il
n
'y
a
pas pire conduite.
– Il le trouve le voile
intégral ?
–
Mal. Mal. Souvenez-vous, d'ailleurs, il y avait un type qui s'était évadé d'une prison. Il s'était évadé, d'ailleurs, sous une burqa pour passer inaperçu. Vous vous rendez compte ? Le symbole ? Non, ce que je veux dire, c'est qu'il n'y
a
pas pire chose que dédicter une règle dont on sait qu'elle ne sera pas respectée. En revanche, qu
'est
-ce qu'on fait
? Un,
on réduit l'immigration parce qu
'on
sait très bien que c'est l'immigration qui alimente ce séparatisme parce que le voile est aussi un signe, un signal de séparatisme en même temps que de soumission de la femme. Deuxième chose, on interdit le voile là où c'est déjà possible, où on peut le faire. J'ai parlé, par exemple, du sport. C'est symbolique. J'ai parlé de l'école, en tout cas des accompagnatrices scolaires. – L'université ? – J'ai parlé de l'université. Et troisième chose,
on
combat le voile
en
s'attaquant à ceux qui veulent voiler les femmes et notamment aux frères musulmans. J'ai déposé un texte qui a été voté au Sénat pour pouvoir dissoudre plus facilement ces organisations, pour les taper au portefeuille, pour créer un nouveau délit de séparatisme. Donc oui, on a un certain nombre de mesures qui pourraient faciliter l'arsenal de combats contre cette idéologie qui est de l'antrisme ou du séparatisme. – Alors, pour reformuler ma question une dernière fois, est-ce que philosophiquement, vous voulez que le voile disparaisse de l'espace public et de nos rues ?
–
Ah non, mais philosophiquement…
– Comme le souhaite le Rassemblement National. –
C'est très clair. Je pense que le voile, je viens de le dire, c'est un double symbole. C'est un signe qui dit on n
'est
pas comme vous de séparatisme et c'est surtout un symbole qui veut inférioriser le statut de la femme et on sait parfaitement que… Alors, toutes les femmes qui portent le voile ne sont pas des islamistes ou des terroristes, si vous voulez, mais tous les islamistes, vous voyez, veulent que les femmes soient voilées. En revanche, je ne suis pas prêt à faire n'importe quoi, à dire n'importe quoi. Je ne suis pas prêt non plus à interdire dans l'espace public des cornettes ou des kippahs. –
C'est la même chose pour vous ?
– La kippah ou la religieuse, c'est la même chose qu'une
femme
avec un voile islamique ? – Vous aurez pu observer que dans la charte constitutionnelle que j'ai adossée à la Constitution, pour la première fois, j'inscrivais les racines judéo-chrétiennes de notre culture et de notre civilisation. Donc non, ce n
'est
pas la même chose, mais en matière juridique, il faut y prendre garde. Il faut proposer des choses dont on sait qu'on pourra les faire. Or, le Rassemblement National, ils savent parfaitement que c'est inapplicable. Voilà.
–
Louis de Raguel, une question pour Europe 1.
–
Bruno Retailleau, vous venez de rappeler à Gauthier Lebrette que vous vouliez réduire l'immigration légale en France. Mais vous le savez, le Rassemblement National, d'ailleurs, vous le reproche. Quand vous étiez ministre de l'Intérieur, jamais autant de premiers titres de séjour n'ont été délivrés. On est à 385 000. Comment est-ce que vous vous y prendrez quand vous serez président de la République si vous êtes élu ? Et qu'est-ce qui changera par rapport à votre méthode de ministre de l'Intérieur ? Un des points d'opposition avec le président de la République,
c
'est que moi, j'ai voulu très vite, je me suis aperçu qu'on ne pouvait pas limiter l'immigration sans que le ministre de l'Intérieur
ne
soit responsable que des expulsions, des OQTF. Il fallait limiter les entrées. Je voulais avoir la main sur les visas parce que,
je
vais vous l'apprendre peut-être, la France, c'est un quart de tous les visas européens.
On
est en avance par rapport à l'Allemagne de 900 000 à 1 million. C'est injustifiable. Donc, il y a trop d'entrées. Je me souviens que l'ambassade d'Algérie nous avait fait un drôle de coup. Sur Twitter, il s'était vanté d'avoir augmenté de 1 000, je crois, le nombre des étudiants algériens qui venaient en France avec la crise algérienne. Donc, c'était quelque chose qui n'était pas entre mes mains. En revanche, moi, j'ai abrogé la circulaire VALS. J'ai fait reculer de 34 % justement les régularisations, ce qu'on appelle les admissions exceptionnelles pour les clandestins. Et enfin, la naturalisation, je me suis raccroché au concept d'assimilation.
Plus personne n'en parlait, y compris à droite. Et la circulaire que j'ai fait a permis de faire baisser de 24 %. Ce que moi, je ferai, je l'ai dit tout à l'heure, d'abord, rien de possible sans que le peuple ne reprenne la main. Parce que le droit de l'immigration, je sais que vous le connaissez bien, est un droit qui était largement construit, non pas par des élus. Regardez le regroupement familial. C
'est
le Conseil d'État dans les années, fin des années 68 qui impose à Giscard en fait, de ne pas pouvoir revenir, de resserrer les conditions du regroupement familial. Donc un, moi c'est le peuple. Je reprends la main.
Et ensuite,
je vais, pardon, et ensuite, je vais aller sur l'ensemble des canaux
d
'entrée
et
les pompes aspirantes. Les canaux d'entrée, c'est les étudiants,
c'est l'asile,
c'est le regroupement familial. Bruno Retailleau, c'est vous, président de la République, vous choisirez quel type d'immigration légale. Parce qu'aujourd'hui, le premier poste, ce sont les étudiants étrangers. Ensuite, il y
a
l'immigration familiale. Et puis très loin derrière, en réalité, il
y a
l'immigration économique. Vous
vous attaquez à laquelle ?
Vous avez oublié l'asile. Et l'asile, évidemment.
Mais
je m'attaque à tout.
Vous baissez l'immigration économique, par exemple ? Je
la baisse, oui. Je la baisse. Ce que je veux que,
on
en a parlé trop vite peut-être, je ne
vais
peut-être pas rester suffisamment clair tout à l'heure.
Je
veux faire passer l'immigration. C'est ce que veulent les Français. Ils disent, il
y
a trop d'étrangers, trop d'immigrés, régulièrement. Eh bien, on ne s'y prendra pas. Enfin, en tout cas, il
faut
agir sur les deux, légal et illégal. Je l'ai dit tout à l'heure. Quand vous entrez légalement sur le territoire avec un visa touristique, vous vous maintenez, parfois, illégalement. Donc, l'entrée est légale, le maintien est illégal. Ça, c'est quelque chose qu'il faut comprendre. Et je fais baisser. Alors, l'immigration économique, un autre point. Je dis aux chefs d'entreprise,
on
a quasiment entre 380 et
400
millions.
Ils vous l
'ont
dit au MEDEF. Ils vous l'ont dit. On a besoin de main-d'oeuvre.
Aujourd'hui, c'est
très faible. La part des titres de séjour donnés au titre économique, on est à 13,5%. Comparé aux étudiants étrangers, on est à 31%. Vous voyez, le décalage est énorme. Je vais être très clair.
Le
chômage touche quasiment deux fois plus les étrangers que les nationaux.
On
croit faire venir des travailleurs et on fabrique des chômeurs. La preuve,
au
moment où on se parle, à Pôle emploi, je n
'ai
pas les derniers chiffres, on doit être entre 380 et 400 000 étrangers qui ne sont pas clandestins. Eux, ils ont attendu des semaines, parfois des mois pour avoir un titre de séjour régulier.
Et
ils sont
à
France Travail, ils sont au chômage. Donc, je dis évidemment à ces chefs d'entreprise qu'ils sont disponibles. Mais moi, je pense, par ailleurs, qu
'on
doit réformer l'assurance chômage. Je pense qu'il y a trop d'assistanat en France. Je pense qu'on a
encouragé...
On ne parle plus d'immigration du tout. Non, mais regardez, Lance Ferrari, quand Marine Le Pen, par exemple, elle avait refusé de voter les 15 heures, je l'avais proposé au Sénat, de contrepartie du RSA
pour
remettre les gens au travail, en insertion économique. Elle avait refusé. Elle est pour l'assistanat. De toute façon, la retraite à 60 ou 62 ans, moins on travaille, mieux on se porte. Très bien. On sait ce que ça donne. C'est ce qui appauvrit la France. Mais quand vous faites ça,
et
quand vous ne mobilisez pas suffisamment de travail en France, la solution, c'est l'immigration. Donc moi, je pense qu'il faut être très clair.
Je
pense qu'en France, il n
'y a
pas suffisamment de travail. Et je pense qu'il y a des prestations sociales, il y
a
des filets de sécurité avec des dérives qui encouragent
trop
l'assistanat. Dernière relance sur ce sujet. Quel est votre chiffre idéal aujourd'hui ? Donc on est à 385 000 premiers titres de séjour. Il y
a
un stock total de plus de 3 millions de titres de séjour. Vous, vous aimeriez quoi comme chiffre, comme ordre de grandeur ? Le plus faible possible. Je ne crois pas à l'immigration zéro. Je ne crois pas à l'immigration zéro. Je pense que sur les étudiants, on a besoin, mais pas du tout, de l'immigration estudiantine qu'on a aujourd'hui.
On
a aujourd'hui des étudiants, pour les deux tiers, ils passent leur licence en plus de trois ans.
Et
pour révoquer leur titre de séjour, il faut qu'ils aient redoublé trois fois la même année.
C
'est totalement laxiste. Je discutais avec l'ambassadeur indien tout à l'heure qu'il y ait des ingénieurs indiens qui viennent en France. Oui, bien sûr,
parce
qu'on en a besoin. Mais on n'est pas, encore une fois, le réceptacle d'une immigration estudiantine qui vient comme étudiante et en réalité qui reste en prolongeant son séjour. il faut être beaucoup, beaucoup plus strict.
Bruno Rotaillot, il est 21h32, on est en direction C News et sur Europe 1. Vous êtes l'invité d'Objectif Élysée 2027. Charlotte Dornelas du JDD a une question à vous poser à propos de la justice. Charlotte
?
Absolument. Cet été a été marqué évidemment par la mort de la petite Liana et dans le sillage de ce drame, la question de la responsabilité notamment individuelle des magistrats a été posée.
Mais
l'intégralité de la chaîne pénale depuis les enquêteurs jusqu'aux magistrats ont réagi parfois de manière assez virulente en expliquant que quelles que soient les responsabilités des uns et des autres, il y avait un engorgement structurel de toute la chaîne pénale. Les enquêteurs vous expliquent qu'il n
'y a
plus de vocation dans la police judiciaire. Les magistrats qui sont beaucoup moins nombreux et c'est factuel que partout ailleurs en Europe que la procédure pénale s'est complexifiée au fil du temps que personne ne l'a simplifiée. Bref, tout ça s'ajoute et au bout du bout on a évidemment des victimes absolument désespérées. Qu'est-ce que vous répondez à cet état de fait ? De quoi faut-il aujourd'hui délester la chaîne pénale pour qu'elle retrouve son efficacité depuis les enquêteurs jusqu'aux magistrats
?
Qu'il y ait des problèmes de moyens, sans doute.
On
est dans l'État, je l'ai éprouvé,
à
l'âge de pierre numérique. Concrètement, pour qu
'on
comprenne ce que je veux dire à une portée très concrète.
Si
on avait des systèmes d'information, des fichiers
entre
le ministère de la Justice, Cassiopée, et les fichiers gendarmerie, police, qui soient interconnectés
et
qu
'on
fasse ce qu'on fait pour les affaires sexuelles,
ce
qu'on fait pour le terrorisme, que dès qu'un nom apparaît deux fois dans ces fichiers, il y
a
une sonnette pour avertir, il
y
en a serait en vie. Donc, il y a bien sûr
des
questions qui sont des questions de moyens.
Mais, vous
n'épuisez pas le problème en disant que ça n'est qu'une question de moyens.
Il
y
a
un problème de laxisme pénal en France.
Moi,
j'ai vu des policiers tabasser
des
vidéos,
donc,
on avait les images,
on
a interpellé les individus et quelques heures après, quelques jours, ils étaient en liberté.
Ce
n
'est
pas possible. Ce qui me choquait le plus quand j'étais au ministère de l'Intérieur, c'est la violence
de
mineurs
sans
aucune empathie
qui
pouvaient tuer. À chaque fois, je demandais aux policiers ou aux gendarmes le nombre d'antécédents judiciaires.
Eh
bien,
c
'était 20, 25 antécédents judiciaires. Ils n'avaient pas eu de punition, de sanctions.
Et
quand le Conseil constitutionnel,
quand
on vote un texte qui allait dans le bon sens, qui était timide il y a un an sur la justice pénale des mineurs, le Conseil constitutionnel en censure l'essentiel et vous savez ce qu'il dit
?
Il dit, attention, en France, pour les mineurs, le principe cardinal, ça doit être, en réalité, l'éducation et non pas la sanction. Ceux et celles qui ont des enfants, est-ce qu'un jour, ils ont imaginé de séparer la sanction et l'éducation ? Donc, c'est ce que je veux faire sauter, moi.
Parce
qu'on est dans un système qui refuse la sanction.
Donc, vous voulez des peines courtes
?
Je veux, alors pour les mineurs, je veux par exemple abaisser la majorité pénale à 15 ans. Je veux que dès qu'un mineur, par exemple, tabasse, qui a des violences physiques, un premier délit grave, qu'il fasse des courtes peines de prison parce qu'ils n'ont plus d'empathie, parce qu'ils ne savent plus calculer la portée de leurs actes.
Et
pour qu'ils la calculent, il faut qu'ils soient enfermés
pendant
15 jours dans des prisons qui seront des prisons un peu spéciales, on ne
va
pas les mélanger avec des terroristes, évidemment. Mais il faut rétablir en France une fermeté. Il y
a
un principe très simple parce que là, on vit sur un principe, d'ailleurs, un peu 68 ans, mais y compris du temps de Mme Taubira, il y avait eu des assises du consensus et dans ses conclusions, il y avait la prison comme école du crime. La prison comme école du crime. Et moi, je pense que le grand principe, c'est que les individus sont parfois rationnels
et
il faut que lorsqu'ils commettent un crime ou un délit, ils se disent « ça peut me coûter beaucoup plus que ça va me rapporter.
»
Pour que ça leur coûte beaucoup plus, il faut augmenter les chaînes des peines. Voilà pourquoi je veux, par exemple, des peines minimales pour que quand on tabasse un policier, un gendarme, un sapeur-pompier, le juge, il n'est pas le choix. Il y
a
une peine minimale. Le code pénal dit qu'il y a des peines maximales. Il y aura des peines minimales.
En
cas récidive, par exemple.
En effet,
dans le siège de votre réforme constitutionnelle, il y a plusieurs points qui touchent la justice. Il y a cette question en effet des peines minimales.
Il y
a le renforcement de la sécurité des établissements pénitentiaires. Les fouilles, par exemple, des juges internationaux ont fait qu'aujourd'hui, on ne peut quasiment plus faire de fouilles systématiques pour des individus qui pédètrent dans les prisons. Mais il y a aussi la rétention de sûreté pour certaines personnes après leurs peines qui sont jugées encore dangereuses. Notamment pour ceux qui risquent d'avoir une récidive sur les agressions sexuelles, oui, parce que ce sont des pulsions. J'ai même été jusqu'à proposer la castration chimique. Soit tu acceptes la pratique, mais de façon obligatoire. Sinon, tu restes en prison. Mais simplement, pour toutes ces mesures-là,
il
faut des places en prison. Or, il vous apparaît échappé qu
'on
n'en a plus et que les magistrats sont aussi chargés de voir le nombre de places de prison qu'il reste et on leur demande également de regarder ça. Alors, j'imagine que vous allez me dire que vous voulez construire des places de prison, vous n
'êtes pas le premier
à nous le promettre. Pas seulement. Comment vous ferez concrètement ?
C
'est-à-dire que, est-ce que les moyens de cette fermeté passent notamment par la construction de prison et comment on fait puisque personne n'a l'air d'y arriver ?
Un,
il le faut. Deux, ceux qui disent que les maires ne le veulent pas, c'est faux. Ils mentent.
Par
exemple, en Vendée, il y avait deux maires, La Roche-sur-Yon et Fontenelle-Comte qui avaient souhaité qu'il y ait une prison nouvelle d'ailleurs sur leur sol. Deuxième chose, on ne construit pas des prisons
au
même prix. Il y
a
des prisons qui doivent être plus coûteuses parce qu'il
y a
un niveau de sécurité mais par exemple pour des jeunes, il faut faire des prisons. Troisième chose, pourquoi s'interdire de construire grâce aux privés ? Il sera plus efficace que l'État. Et enfin, regardez ce qu'ont fait les Hollandais.
Les
Pays-Bas ont une politique où effectivement, ils emprisonnent plus vite, moins longtemps. Et ce qui fait qu'ils ont besoin de beaucoup moins de place pour y mettre beaucoup plus de gens parce qu'il y a des places, il y a ce qu'on appelle une rotation et ils ont d'ailleurs construit au départ des places de prison et ils ont fini par en louer notamment à la Belgique parce que ça a été dissuasif. Donc je pense que la construction de prison, oui, mais il n
'y a
pas que ça. Il y a une différenciation, il y a le privé et puis il y a une autre politique pénale qui permettra justement de ne pas engorger les prisons. Nous, on attend le dernier moment et donc on a des peines de prison qui sont beaucoup plus longues et ça engorge les prisons.
Et
84% des Français sont évidemment favorables à la construction de nouvelles places de prison. Une dernière question.
Une dernière question justement sur le laxisme judiciaire parce que là encore une fois on le fait beaucoup peser sur des décisions individuelles de magistrats. Or il se trouve qu'on discute beaucoup du prononcé des peines. Mais il y
a
bien des peines qui sont prononcées puisqu'on discute aussi de l'exécution des peines. Or la question de l'exécution des peines est peut-être la première chose à examiner et là le cadre est légal cette fois-ci de l'exécution des peines et de leur aménagement permanent. Est-ce que vous allez revoir ça de fond en comble ? De
fond
en comble. Vous avez raison. Ce qui choque les Français c
'est
l'écart entre les peines encourues dans le code pénal
les
peines prononcées par le tribunal
et
les peines réellement effectuées. Comment fait-on
? Je
supprime les aménagements de peines automatiques. Je supprime la loi de Taubira qui dit qu'avant six mois et un an en réalité dès que vous êtes condamné à six mois et un an de prison vous ne faites pas de prison et ce que je fais aussi je supprime le JAP c'est-à-dire le
juge d
'application des peines parce qu'on est le seul pays européen avec l'Italie à avoir un juge qui va réformer qui va changer la décision du juge du tribunal. Non, le juge qui juge au tribunal il prend une sanction elle doit être appliquée. Je pense qu'il faut une grande fermeté tout simplement parce
que...
Vous
supprimeriez
le juge d'application des
peines
? Je viens de le dire je supprimerai ça fait plusieurs années que je l'ai proposé mais tout simplement on vit dans une société qui est hyper violente et moi je veux casser la fabrique des barbares.
Voilà.
Il faudrait même parler de l'école et même sans doute
de la famille. Et on va en parler
dans un instant.
Parce que ça remonte si j'ose dire un peu loin tout cela il faut déjà que les familles donnent un cadre qu'on arrête l'éducation dite positive un enfant ça a besoin d'avoir un cadre des limites on lui dit non voilà parce que dans la vie il y aura des buts il faut l'éduquer et éduquer c'est pas toujours dire oui c'est vrai.
21h40 et une on est en direct sur CNews Europe 1 merci à Charlotte Donnellas Gauthier Le Bret et Louis de Ragnel on passe à la séquence le vrai ou le faux. Bruno Retailleau et c'est Agnès Verdier Molinier qui nous rejoint directrice de l'IFRAP un groupe d'économistes qui passe à la moulinette les programmes des candidats pour en détecter les faiblesses bonsoir Agnès alors
si elle
passe à la
moulinette elle passe
à la moulinette
attention attention
Bruno Retailleau a annoncé Agnès l'objectif ambitieux de réduire d'environ 300 000 postes la fonction publique vous voulez faire un gros plan sur l'éducation nationale alors je précise que nous avons eu aujourd'hui les résultats du classement PISA classement international qui nous classe vraiment très très mal au niveau des mathématiques de la compréhension écrite ce sont les plus bas résultats obtenus par la France en 20 ans le niveau des gringoles en France Agnès votre question c'est à vous
et
oui on a eu ces résultats PISA qui ne sont pas bons pour la France et vous vous proposez de faire sauter cette règle du 80-20 qui dit que d'ailleurs c'est une règle qui est non écrite absolument qui
est
une sorte de coutume qui veut qu'il
n'y
ait que 20% des financements publics qui aillent financer l'enseignement privé sous contrat vous le dites dans votre programme et nous à la fondation IFRAP on a sorti un sondage au DOXA qui montre que 65% des parents pensent que le privé sous contrat est meilleur pour leurs enfants et même 56% des parents qui ont leurs enfants dans le public aimeraient mettre leurs enfants dans le privé sous contrat alors concrètement ça veut dire quoi si on extrapole et aujourd'hui il y a 2 millions d'enfants scolarisés dans le privé sous contrat et bien il faudrait multiplier par 3 si on voulait une vraie liberté de choix d'ailleurs en Vendée c'est intéressant j'ai regardé ça le département de la Vendée plus de 50% des élèves sont scolarisés c'est historique et oui sont scolarisés en Vendée mais c'est aussi le cas du Morbihan l
'ouest en Bretagne
sont scolarisés dans le privé sous contrat tout le monde trouve ça très bien il y a quoi il y a une liberté de choix alors si on veut aller jusqu'au bout de votre idée de la liberté et bien il faudrait qu'on ait 50% d'offres de place dans le privé sous contrat en France ce qui n
'est
pas du tout le cas il y a certains départements en Seine-Saint-Denis il n
'y
a que 8% de place dans le privé sous contrat donc si on pousse la logique de votre proposition il faudrait qu'on triple le nombre d'écoles du privé sous contrat passer de 8 000 à 24 000 ça je ne
l
'ai pas vu dans votre programme et au contraire j'ai vu la proposition ça m'a étonnée de créer 1000 écoles publiques autonomes alors je me suis dit comment c'est possible de vouloir faire sauter cette règle des 20% qui crée la pénurie dans le privé et au lieu de proposer de créer des écoles privées sous contrat va proposer des écoles publiques Bruno Retailleau
je
vais vous le dire les deux sont complémentaires moi je veux la liberté
pour
le choix des familles
pour
leurs enfants
je
veux la liberté pour le privé y compris d'ailleurs que le privé
on
arrête de lui taper dessus et que quand il a un caractère propre
et
bien ce caractère propre il l'assume on ne
peut
pas demander à une école catholique de ne pas être catholique etc
mais
je veux la liberté
pour
le public
et
je veux aussi une école publique
qui
puisse être beaucoup plus agile et ce que je veux faire c'est mon projet vous savez que à l'école publique au sens général pas seulement au niveau élémentaire collège et lycée c'est la France où il
y
a le moins d'autonomie de décision
11
% des décisions
que
prennent les chefs d'établissement c'est eux-mêmes qui les prennent en toute liberté
et
dans les pays développés c'est plus de 60% ce que je veux et d'ailleurs on voit que les britanniques sont bien meilleurs que nous il y a eu une évolution favorable dans le même classement PISA ce que je veux c'est insuffler beaucoup plus de liberté et je voudrais créer des écoles innovantes des écoles innovantes qui seraient publiques
donc
gratuites
et
autonomes
où
le chef d'établissement recrute ses professeurs
où
il choisit
il
choisit son projet certains prendront par exemple pour l'écriture par exemple Montessori d'autres une méthode semi-gloade peu importe et il
y
a une évaluation il y aura un contrat avec le rectorat pas avec Paris et tous les 3 ans ou 5 ans une évaluation et si l'école réussit on la conforte sinon et bien voilà elle change de projet
et
ça n'est que comme cela qu'on permettra à l'école publique de redresser la tête il y a trop de bureaucratisation et je pense qu'il faut libérer en réalité l'école publique au niveau local des pesanteurs des circulaires de la rue de Grenelle Agnès Brady-Molinier ça me rappelle un peu ce qu'Emmanuel Macron proposait pour Marseille où
il
fallait que les écoles publiques soient plus indépendantes etc il
n'a jamais fait
oui mais en fait ça fait tellement de fois qu'on nous dit que les écoles publiques vont être plus indépendantes qu'elles auront des directeurs qui auront plus de possibilités mais
moi je le ferai
d'autonomie etc mais
je le ferai
mais ce que veulent les parents c'est pas ça en fait les parents ils croient plus tellement en l'école publique ils croient ils ont envie ils font des files d'attente énormes pour aller dans les établissements privés sous contrat et même en ce moment même où on se parle il y a des files d'attente incroyables pour les lycées privés et notamment dans la capitale mais dans plein de grandes villes de France et on leur demande de fermer des classes pourquoi ? parce qu'il va y avoir une baisse des élèves une baisse du nombre d'élèves
malheureusement c'est la
démographie de la France 1
700
000 en moins en
2035
c'est ça et ça on espère évidemment qu'il y
aura
un sursaut démographique à un moment mais c'est pas le sujet de ce soir il y a vraiment une question maintenant est-ce qu'on doit vraiment créer des écoles publiques alors que l'attente des français c'est majoritairement d'avoir de la place dans l'enseignement privé sous contrat et que justement la démographie nous encourage à fermer des classes il va falloir fermer des classes mais il faut les fermer majoritairement dans les écoles publiques
et pas dans les écoles privées je
transforme des classes je n'en crée pas en plus alors on a deux approches très très différentes
alors
vous voyez moi j'ai suivi une filière privée j'étais à l'université et dans le public ensuite mais j'ai connu les deux
vous
vous dites finalement c'est le privé qui est plébiscité très bien
mais
moi ce que je dis c'est que je ne laisse pas tomber l'école publique
je
veux que l'école publique l'école républicaine puisse donner à chaque petit français les meilleures chances de programmer de progresser et donc je ne la laisse pas comme ça dépérir je lui donne un souffle de liberté beaucoup plus d'autonomie parce que je sais que c'est comme cela que
les
meilleures formules et vous aurez des écoles publiques qui seront meilleures des écoles privées je connais d'ailleurs aujourd'hui je connais des lycées j'étais prison de région je connais des lycées publics qui sont excellents je connais des collèges publics
qui sont excellents et bien je
veux rechercher voyez la différence entre vous et moi c'est que je pense que l'excellence
on
doit l'avoir dans le privé on doit l'avoir dans le public pourquoi ? parce que ce sont nos enfants c'est l'avenir de la France c'est
trop important et
je veux la compétition et la compétition pour moi c'est-à-dire la liberté ça doit être de donner les moyens aux deux systèmes un système privé un système républicain public de progresser on ne le fera progresser que
dans l'autonomie c'est dans les
territoires où il
y
a une offre privée équivalente à celle du public que le public est meilleur parce que justement il y a de la concurrence justement il y a du choix mais vous ne dites jamais dans votre programme finalement quel est votre objectif de pourcentage d'élèves qui seraient dans le privé sous contrat et en faisant sauter la règle du 4-20-20 pour que ça ait un impact pour les parents et pour les élèves il faut se donner un objectif et derrière il y a le sujet des embauches aussi parce que vous dites que vous allez supprimer à peu près 250 000 postes dans le public alors peut-être 125 000 vraiment suppression de postes si j'ai bien compris le programme exact mais là il y a une possibilité avec la démographie des élèves il y a une possibilité de supprimer des postes dans l'éducation nationale qui est
le premier
employeur de l'État je vous connais bien
oui mais là ces questions sont très
précises oui mais ce qui m'étonne c'est qu'en général vous prenez le parti de la liberté
et
là vous me dites mais monsieur Retailleau vous devriez du haut de Paris moi je suis un provincial je suis même un rural je pense que Paris ne sait pas tout et que souvent Paris se trompe
et
vous voudriez que de Paris
par
une décision centralisée on dit il doit y avoir tant d'élèves dans le public et tant d'élèves dans le privé non moi je dis on
fait sauter la règle les conditions de la liberté justement la
liberté c'est pouvoir choisir si on ne
peut
pas
choisir on n'a pas de
liberté en tant que parent exactement mais moi je fais sauter cette règle qui est un frein pour la liberté et ensuite je verrai peu importe si c'est 30% ou si c'est 25% les familles les parents choisiront simplement je veux quand même qu'il y ait une offre gratuite publique en France et je veux que cette offre gratuite et publique en France puisse être aussi une offre d'excellence 21h
honnêtement
vous ne pourrez pas supprimer les postes que vous
avez
annoncé pour supprimer des postes dans l'éducation nationale bien sûr mais je
le dis qui
est le premier employeur de l'Etat bien
sûr
mais je le dis on le sait mais je
le dis
puisqu'on va avoir 1,7 millions élèves en moins donc il y a une partie des professeurs qu'on ne renouvellera pas et cet argent là il
y
a une autre partie qui sera utilisée pour mieux rémunérer des professeurs pas n'importe comment d'ailleurs parce que j'ai vu un certain nombre de candidats qui disent on va donner 200 euros pour tout le monde non il y
a
des contrats d'admission il
y a
des gens qui sont plus engagés il y a des gens qui feront plus que 18 heures par exemple pour soutenir les élèves ça existe déjà avec le pacte mais moi je veux ne pas avoir des règles uniformes mais pouvoir faire en sorte que les fonctionnaires les agents publics soient intéressés
aussi au réel il y a quelque chose qui
m'a étonné justement dans votre programme vous ne
dites
pas un centime d'économie sur l'école vous voyez la
situation
la situation quand même de nos finances publiques de notre déficit de notre dette et on se dit le privé ce contrat il est 50% moins cher ça vous le dites très bien dans votre programme 50% moins cher que le public pour le même élève c'est 50% plus cher pour la collectivité d'avoir un élève
qui
est dans le public
là
il y a des économies à faire
pour qu'on
chiffre nous à 10 milliards d'euros par an
ils
sont absolument gigantesques pourquoi
s'en priver
je fais une économie de 300 000 postes d'agents publics au total ensuite vous dites c
'est vrai le privé
coûte moins cher à l'état pourquoi
?
parce que dans le privé il
y
a une contribution des familles et toutes les familles ne peuvent pas
mais même avec la
contribution des familles il
y a
30% plus cher mais
non
il faut tout
mettre sur la
table il faut être rationnel il faut aborder ce problème je pense sans parti pris ni d'un côté ni de l'autre moi je veux le meilleur pour les enfants je veux un la
liberté de choix pour les
parents je veux l'excellence dans le privé mais je ne renonce pas à l'excellence aussi dans le public d'ailleurs pourquoi y renoncerais-je quand je connais des écoles élémentaires des collèges et des lycées publics qui sont vraiment excellents mais je voudrais justement que notamment parce qu'il y
a
des chefs d'établissement c'est pas la rue de Grenelle qui dirige tout ça et là aussi il y
a
un problème syndicalisme on parle d'éducation nationale mais en réalité l'éducation nationale c
'est
l'éducation syndicale la rue de Grenelle est sous l'emprise de syndicats et les ministres co-gèrent l'éducation de nos enfants avec
des syndicats vous n
'arriverez pas à faire aux écoles indépendantes du public et qu'il faudra compter
avant tout sur le
privé ce contrat et réaliser les économies nécessaires
on a une différence
il y a des économies
mais les économies oui
mais c'est 10
milliards
10 milliards
sur
l'éducation
nationale qu'on
peut faire 300 000 on
a compris Agnès c'était votre démonstration bonsoir 300 000 postes
de fonctionnaires en mois mais absolument la liberté
vous savez la
liberté sans
plus de place dans le privé ça donnera pas beaucoup plus de
liberté aux parents mais
si bien sûr que si bien sûr que si j'aurais fait sauter justement cette fameuse règle le
débat est
lancé merci Agnès c'était passionnant on passe maintenant à la confrontation Bruno Retailleau là ce sont d'autres personnalités qui nous rejoignent qui viendront parfois de la société civile
vous avez mobilisé toute la
rédaction
toute la rédaction Pierre Devineau et là bonsoir Pierre Devineau Eugénie
Bastier
Finiam
du
Figaro et Franz Olivier Gisbert on ne vous présente pas mon cher bonsoir essayiste écrivain plume libre et alerte là on
va essayer de prendre un peu
de hauteur mon cher Bruno Retailleau vous
trouvez qu'on n'avait pas de hauteur mais on était dans le dur on était dans le programme la justice c'est important mais là on a des
enjeux de civilisation
devant nous
la constitution justement quand je rappelle les racines judéo-chrétiennes c'est quand même bien que la civilisation la culture notre culture ça me parle
Eugénie Bastier vous êtes la première à ouvrir le feu
oui Bruno Retailleau vous parlez beaucoup de transmission de civilisation et une civilisation qu'on transmet il faut la transmettre à des générations futures à des enfants qui vont naître or la France a un problème considérable qui
est
le problème de la natalité nous avons le taux de natalité le plus faible depuis la première guerre mondiale et cela ne nous permet pas de nous envisager à long terme une France puissante et c'est aussi le sens de la politique que de vouloir transmettre à des générations futures alors ma question est simple qu'est-ce que vous allez faire pour redresser la natalité française est-ce que c'est une de vos priorités
? D
'abord mon choix enfin en tout cas ma politique ce sera le libre choix des familles
et
je postule qu'aujourd'hui contrairement à ce qu'on peut entendre on dit il
y a
un mouvement no kids des jeunes qui ne voient pas faire d'enfants no kids exactement pas d'enfants parler français
je
pense que c'est marginal et qu'en réalité quand on regarde les choses les
français
voudraient avoir un peu plus de deux enfants 2,4 enfants par couple et ils en ont moins pourquoi ils en ont moins
?
parce qu
'ils
n'ont plus les moyens
donc
j'ai fait des propositions je vais vous en citer trois
première
proposition il y a une douzaine d'allocations voilà pour la famille je les fonds en un revenu parental
ce
sera quasiment 1000 euros pour au troisième enfant mais dès le premier enfant
dès
le premier enfant il y aura une aide c'est concret et le fait de fusionner tout cela ça permet d'économiser 600 à 700 millions de machinerie bureaucratique deuxième proposition pourquoi est-ce que les jeunes parents ont des difficultés à accueillir leurs enfants ?
c'est tout simplement parce que le logement est trop cher et qu'en un peu plus d'une dizaine d'années les jeunes dans les grandes métropoles ils ont perdu l'équivalent en surface d'une à deux chambres d'enfants donc ce que je fais par exemple c'est que je propose de déduire des emprunts vous achetez une maison un appartement vous voulez agrandir parce qu'il y a un enfant qui naît vous allez faire un emprunt vous allez payer des taux d'intérêt ils sont de plus en plus élevés et bien au premier enfant l'état prend en charge 50% du coût du taux d'intérêt au deuxième enfant 75%
au
troisième enfant 100% troisième enfant ça voudra dire que ça sera l'équivalent de 8 annuités vous vous rendez compte c'est pas rien deuxième proposition troisième proposition les gardes d'enfants le problème c'est la conciliation vous êtes sans doute maman vous êtes voilà vous avez
concilié
vie professionnelle et vie familiale c'est
un enjeu pour beaucoup
de femmes dans notre pays et on a un problème aujourd'hui il y aura de moins en moins d'assistantes maternelles la crèche on n
'a
pas partout et il
y
a des mames bon peu importe des regroupements parfois d'assistantes maternelles moi ce que je veux c'est qu'on arrive à débureaucratiser aujourd'hui les crèches privées sont en train de mourir les indépendantes tellement on a mis sur leur dos des normes des normes
et
des normes je me souviens avoir été dans une inauguration parce qu'un petit village de Vendée 1000 habitants chez Foix avait eu en réalité l'audace l'ambition de faire une crèche
et
le maire m'invite à l'inauguration il me montre une poignée de porte il me dit regarde Bruno on a eu un problème avec la poignée de porte je dis ah bon ?
il
me
dit
bah oui parce qu'on a un problème avec les normes la poignée de porte elle n
'est
pas aux normes PMR ça veut dire pour les handicapés et il a fallu choisir il y avait une contradiction entre la norme pour les handicapés et la norme pour les enfants PMI vous rendez compte jusqu'où on en
est
? Bruno Rottogio vous annoncez beaucoup de mesures qui ont un financement un coût il y a 1000 milliards déjà de dépenses sociales en France comment vous allez financer ça ? vous avez dit 40 milliards vous allez regrouper les prestations ça ne fait pas 1 euro de plus pour les familles en gros vous vous dites les prestations qui sont déjà là je les supprime et j'en remplace par d'autres prestations mais ça ne fait pas 1 euro de plus et ma deuxième question c'est est-ce que c'est que une question de moyens ? est-ce qu'il
n'y a
pas aussi un discours apporté civilisationnel sur promouvoir la famille promouvoir l'engagement promouvoir le fait d
'avoir
un discours qui est plus idéologique que simplement financier vous
avez pas
qu'une question d
'argent
vous
avez totalement
raison vous savez le projet que je veux porter
il
va y avoir 3 piliers
il
y
a
un pilier un pilier prospérité comment donner plus de travail poire d'achat il y
a
un pilier ordre public justice immigration et il y
a
un pilier immatériel
c
'est quoi l'immatériel ? on pense en Occident les hommes et les femmes politiques sont devenus matérialistes ils pensent que les êtres humains les peuples ne sont guidés que par les intérêts matériels c'est vrai il
faut
un meilleur niveau de vie et je vais m'y employer il n
'y a
pas que ça c'est comme dans une équipe de sport il faut croire à quelque chose les hommes et les femmes ont besoin d'un idéal de croire à quelque chose si on veut faire des choses grandes et aujourd'hui on culpabilise les français
de
multiples façons on a tapé sur la famille famille je vois Clémence Guettet c'est une ressuscée famille
réactionnaire
bien sûr même fascisante même d
'ailleurs
d
'extrême droite la
famille serait d'extrême droite et bien moi je pense que la transmission ça devrait d'ailleurs être à droite la valeur cardinale je pense que c'est fondamental et là aussi vous avez totalement raison de le dire ce discours qui consiste à dire la France est foutue il n
'y a
pas d'avenir nos héritages on les récuse regardez aujourd'hui on s'est coupé du passé on refuse les liens avec ceux qui nous ont précédés et on a peur du collapse de la catastrophe écologique et donc on est enfermé dans le présent quand vous êtes enfermé dans le présent vous n'avez pas envie de regarder vers l'avenir or les enfants c'est l'avenir donc il y
a
une soif de l'avenir qu'il faut redéclencher et moi je veux porter une espérance à travers la fierté française
il
y
a
aussi un deuxième aspect de notre démographie et les 22h c'est l'aspect démographique nous sommes un pays de plus en plus vieillissant où le poids des retraites dans la dépense publique est de plus en plus lourd vous avez un mouvement de jeunes qui disent Nicolas qui paie on a assez les jeunes actifs ils
ont raison ils ont raison de
payer et de porter finalement tout le poids du pays sur leurs épaules qu'est
-ce
que vous leur dites à ces jeunes pour
l'avenir de
leur pays est-ce qu'ils ont encore un avenir en France dans un pays qui est effectivement
de
façon structurelle je
leur dis que
ça n'est pas un problème de génération
c'est un problème de choix il n'y a pas de guerre de
génération
c
'est un choix politique qui a été fait pardon les 35 heures ne sont pas nos parents qui les ont voulus la retraite à 60 ans pareil c'est des choix notamment de la gauche donc ne tombons pas dans cette guerre de génération croyez-moi la France est suffisamment divisée pour ne pas en rajouter mais ce que je dis moi aux jeunes c'est que bien sûr on leur a menti
on
a fait des chèques en bois on leur a promis une société multiculturelle qui allait être le sommet de la fraternité et cette société elle est multi-conflictuelle on leur a promis l'argent magique ils ont une dette astronomique on leur a promis plein de choses une école qui allait être un ascenseur social et ils restent en bas de l'escalier non je leur dis que s'ils croient en la France si on renverse la table et on va le faire ensemble vous savez mon engagement
qui
n
'est
pas un engagement tous les jours c'est de l'huile de foie de morue c'est des bols de crapauds c'est pas facile l'élection présidentielle je fais pour eux je fais pour eux parce que c'est pour cette génération c'est pour les nouvelles générations que je veux que la France soit plus belle c'est pour la première fois de notre histoire depuis 1945
que
les jeunes vivent dans de moins bonnes conditions que leurs parents et ça c'est insupportable mais je leur donne un espoir quand on voit la Grèce quand on voit les pays du sud de l'Europe
mais
qui ont connu des
crises la potion a été
amère pardon
la
potion a été amère en Grèce voilà mais aujourd'hui ça va mieux et nous on a beaucoup beaucoup plus d'atouts que ces pays là je respecte beaucoup ces pays de la Méditerranée et bien ensemble on va rendre ce qui est nécessaire possible et je pense que c'est d'ailleurs la définition de la politique
Bruno Retailleau Pierre Dovilnaud vous pose une question
vous avez dit au début de cette émission je suis un candidat de droite alors qu'est-ce que c'est la droite aujourd'hui en France et quelle droite représentez-vous
moi
je pense que
la
droite c'est pas le centre
et
la droite c'est pas non plus la gauche
ça m'avance pas beaucoup je pense que la droite
je l'ai dit tout à l'heure a souffert d'un complexe d'infériorité elle a ployé sous l'hégémonie culturelle universitaire médiatique politique de la gauche la droite pour moi c'est le travail le travail qui paye beaucoup plus que l'assistanat c'est ce que je veux faire la droite considère que la liberté n'est pas possible sans l'ordre
voilà
ça c'est la droite l'ordre républicain c'est d'abord pour les plus modestes parce que la loi de la jungle c'est les plus forts qui gagnent contre les plus faibles il n'y a pas que vous et la droite oui de moins en moins mais la droite c'est aussi la transmission c'est une forme de fierté française c'est aimer son pays être patriote le dire et en même temps le célébrer vous voyez
et
moi j'en ai marre la question avec le président de
la
république sur l'Algérie moi j'en pouvais plus
de
cette espèce de repentance perpétuelle qu'on soit désigné comme le coupable idéal comment voulez-vous agréger on parlait des conflits de génération comment voulez-vous agréger à notre destin collectif des jeunes générations qui sont souvent en tissu de l'immigration si on leur dit que la France elle est coupable du pire des crimes contre l'humanité si on n'a pas la force de se poser comme un modèle comme un exemple vous croyez qu'on convaincra les gens de venir à nous d'adhérer à nos valeurs de rentrer dans notre destin d'adopter nos héritages je voulais dire ce soir qu'il n'y a que la droite qui peut pallier ça
vous
me posez une question précise
vous
me dites quelle est la différence de la droite je vous l
'ai
donné est-ce que Edouard Philippe vous avez dit tout à l'heure que vous n'irez pas à son appel de la Toussaint vous avez effectivement parlé de la date est-ce que Edouard Philippe est de
droite il y avait l'appel de
Pochon maintenant il y
a
l'appel de la Toussaint
est-ce qu'Edouard Philippe est de droite il est du centre quelle
est la différence c'est difficile pour les
électeurs de comprendre centre-droite vous vous souvenez de François Mitterrand qui disait le centre n'est ni de gauche ni de gauche
je
vais leur donner quelques exemples
il
dit par exemple moi je veux une immigration choisie
moi
je dis je veux baisser l'immigration il ne pourra pas faire l'immigration choisie parce qu'il refuse de donner la parole au peuple donc la parole ce sera les magistrats comme d'habitude qui trancheront
voilà
ça c'est du concret il craint quand je dis moi je veux que le peuple ait le dernier mot sur les décisions des juges du conseil constitutionnel
voilà
il m'aime d'ailleurs par une autre procédure du juge européen de la CEDH
il
dit attention attention non non le conseil constitutionnel c'est la révérence ce que vous avez dit tout à l'heure est-ce que par exemple le rassemblement national ne porte pas des idées de droite il porte des idées de droite mais Marine Le Pen sur le plan social économique est clairement de gauche elle est pour l'assistanat
elle
ne
veut
rien remettre en cause elle est démagogue donc elle veut aller dans le sens du poil des français moi je dis aux français
je
ne tricherai pas
je
vous dirai la vérité et la vérité c'est qu'on est en train de s'appauvrir
il
y
a
quelques années les polonais c'était le niveau de vie
vous
avez des racines polonais je crois Pierre de Villeneuve je suis polonais
parmi les deux familles
exactement et bien il y a une cinquantaine d'années le niveau de vie des polonais c'était moins de 45% le niveau de vie des français aujourd'hui 85-87% et dans les 5 ans les polonais auront sans doute un meilleur niveau de vie que les français on est en train de s'appauvrir mais Marine Le Pen en voulant protéger cet assistanat est en train de répéter les erreurs qu'on fait depuis 40 ans
et
on ne se sortira pas de la mouise de l'appauvrissement et du déclassement de la France avec des solutions qui sont les vieilles solutions socialistes pardon de vous le dire j'en suis persuadé
Pierre de Villeneuve vous a posé des questions c'est autour de France-Olivier Ziber vous qui avez vécu un certain nombre d'élections présidentielles vous avez Bruno Retailleau en face de vous
gentil de rappeler mon âge Bruno Retailleau qu'est
-ce
qui s'est passé cet été je ne comprends pas parce que on nous a changé Bruno Retailleau oui avant l'été c'était une Twingo ou une deux chevaux là maintenant c'est plutôt le genre
machine
de guerre qu'est-ce qui s'est passé c'est quoi j'ai pris des forces j'ai bouffé du lion vous avez décidé de sourire beaucoup plus j'ai décidé d'être plus naturel vous allez vendre des frites quand
même comme
Edouard
Philippe ou Trump
enfin c'était un copier collé de Donald Trump d'ailleurs non non non je n'exposerai pas les miens sur le papier glacé ce n
'est
pas le style de la maison mais c'est vrai que j'ai constaté
et
mes amis me l'ont dit qu'il y avait une différence entre ceux qui me connaissent de près qui savent que je peux être drôle que je suis plutôt sympa et l'image peut-être du ministre de l'Intérieur qui est très dure sérieuse très coincée peut-être un peu coincée
oui vous
aviez un petit côté croque-mort disons-le un peu comme Olivier
Faure oui l'Olivier Faure en pitié
comparé pas à lui c'est terminé non non non donc voilà il faut essayer d'être plus naturel c'est pas toujours facile parce que quand on vous interroge quand on vous presse de questions bah il y a un petit stress il y
a
un moment donné bah il faut trouver le juste équilibre être sérieux et moi j'essaie d'incarner une radicalité à la fois tranquille et sérieuse en attendant dans les sondages vous êtes le troisième homme de ce bloc central qui vous
n'existe pas non non
je sais vous avez répété suffisamment qu'il n'existe pas
donc on dirait
qu'il n'existe pas mais j'ai une
tête de
centriste
il faut des centristes pour la démocratie vous
êtes oui pour voter pour la droite et vous êtes donc pour Edouard enfin le problème comment se fait-il qu
'Edouard Philippe non
non mais comment se fait-il qu'Edouard Philippe et Gabriel Attal sont devant vous c'est-à
-dire
il y
a
quand même un mystère alors moi je sais pas j'ai plusieurs explications dites
-moi ça m
'intéresse dites-moi vous êtes un bon observateur oui bah je pense que vous êtes peut-être trop gentil
qu
'est-ce que vous voulez que je fasse
je vais vous dire je vais expliquer
trop poli trop poli l'exemple par exemple c'est votre sortie du gouvernement d'abord c'était peut-être une erreur d'y entrer ah non non c'est pas l'erreur et ensuite et ensuite ensuite votre façon de sortir c'est-à
-dire
on a l'impression enfin normalement un politique il aurait claqué la gueule la porte la porte dans la gueule du président de la république si je peux me permettre toute réveillance gardée mais ça serait passé comme ça mais vous vous êtes parti un peu ça aux cachettes au
fond vous
êtes depuis des décennies un observateur très avisé de la vie politique je vais vous poser juste une question
avez
-vous croisé
sous
la cinquième république
dans
les disons 30 ou 40 dernières années allons depuis 81 depuis Mitterrand
avez
-vous croisé un ministre de l'intérieur
qui
s'est permis ce que je me suis permis vis-à-vis du président de la république n'hésitant pas à le contredire en public sur beaucoup de sujets sur
l'immigration
avec Chirac autrefois ça a pu arriver dans le passé beaucoup fréquemment
pas beaucoup
rendez-moi au moins ça oui je vous
rends ça et si je suis rentré au
gouvernement
c'était pour empêcher
monsieur Mélenchon d'y faire rentrer ses amis
c
'est ça aussi la droite on préfère toujours la droite elle fait barrage à la gauche moi j'ai jamais appelé à voter LFI vous voyez c'est ce que je veux
dire ça
c'est pour Attal vous avez autre chose pour Philippe ? non mais vous menez je lui passe des gens
je vais vous donner l'occasion d'être
méchant alors justement on va commencer par les rivaux les ennemis alors quel est le plus gros défaut d'Ébard
Philippe ?
sans doute voilà il est conseiller d'état donc c'est un moule Emmanuel Macron par exemple c'est un technocrate quoi c'est ça il est Emmanuel Macron il est inspecteur des finances ouais c
'est un
technocrate pardon mais dans la réponse qu'il me fait aux propositions que j'ai notamment sur la constitution c'est ce que j'ai dit tout à l'heure c'est une réponse technocratique le plus gros défaut de Gabriel Attal
? d
'être un bon communicant c'est à la fois une qualité et un défaut
le
plus gros défaut d'Emmanuel Macron
?
intelligent
mais
ça lui permet d'être double
je
n
'ai
pas compris là en même temps
ah
oui d'accord oui non ? double visage vous ne pouvez pas en dire un peu plus ? c'est un peu court quand même
bah
là en même temps là en même temps ça nous a conduit là où on est aujourd'hui je veux dire qu'on ne peut pas être de droite et de gauche c'est pour ça d'ailleurs que avec Édor Philippe voudrait un grand parti du centre mais on ne va pas recommencer les mêmes erreurs que celles qu'a commis Emmanuel Macron parce que si le fait d'avoir un grand centre en même temps ni de droite ni de gauche
ça
fait pousser d'un côté le RN et de l'autre Mélenchon voilà le résultat et si vous voulez
qu
'on reprenne les vieilles recettes qui ont conduit au désastre politique
des
deux quinquennats bah voilà il faut le faire non laissons
les
français choisir bon alors quelques questions comme ça du questionnaire Marcel Proust qui ne vous est pas étranger
rapidement
France mais quel est votre principal trait de caractère la constance et la sincérité
votre
principal défaut
bah
peut-être la constance c'est que quand j'ai un cap je m'y tiens alors c'est sûr que dans
la
vie politique dans la vie politique on est plus agile quand on a une colonne un peu soupe vous voyez ce que je veux dire vous
avez bien un vrai défaut quand même vous avez bien un vrai défaut Bruno Retailleau
un vrai défaut un peu de gentillesse quand même un peu ce qu'on a dit tout à l'heure non un
peu
quand même mon défaut non mon défaut peut-être c'est l'exigence vis-à-vis des miens mais je me l'applique à moi-même donc France oui votre défaut c'est peut-être pas d'être assez méchant alors on peut le
dire non mais
on l'a dit
comment vous j'ai dit François-Luzisbert que j'avais pas envie que les français se battent la coupe à chaque instant alors je vais essayer de montrer l'exemple et de pas trop me battre ma coupe j'ai plein de défauts je vais vous dire c'est à vous de les découvrir c'est pas à moi de les donner alors bon et puis comme vous êtes très cultivé on va en profiter vos écrivains préférés comme ça on peut aller vite ah il y en a un j'étais heureux on vient de m'offrir cet après-midi
un
livre dédicacé de François Chang j'adore François Chang il est d'origine chinoise je pense que je le prends pour un des écrivains je veux pas parler de vous parce que vous êtes hors catégorie on est d'accord on est d'accord je veux pas vous vexer mais c'est un de ceux qui maîtrisent le mieux la langue française c'est paradoxal puisqu'il vient de la Chine il est très spirituel il a fait à la fois des poèmes voilà mais il y
en
a bien d'autres
une question aussi
parce que monsieur est très musicologue il adore la musique oui il connait très bien j
'ai même pratiqué vos compositeurs préférés oui oui vous avez pratiqué j'ai même pratiqué
pardon mais vos compositeurs préférés
alors
je suis très éclectique dans le classique c'est plutôt le baroque back-end et dans la variété française et internationale alors c'est plein de choses ça va de Céline Lyon à Véronique Samson à Santa à Bruce Pinkstring à Eric Lacton à Elton John à Jeanne Sherral elle a fait son dernier duo avec Jean Dujardin est génial elle avait déjà fait une composition d'ailleurs un peu coquine sur la traite Jean Dujardin non non mais je suis très éclectique j'aime beaucoup
la variété
internationale française nouvelle plus ancienne voilà
merci beaucoup en tout cas à tous les trois François-Olivier Gisbert Eugénie Bastier Pierre Devineau pour cette séquence maintenant on en arrive au dernier mot
Bruno
Retailleau je vais vous demander dans un instant quelle est la phrase que vous demandez aux français de retenir de ce que nous avons dit ce soir mais avant ça il y
a
un enjeu dont on n
'a
pas parlé c'est l'intelligence artificielle la façon dont elle va impacter le monde du travail dont elle impacte déjà les jeunes générations l'accès au savoir la culture France vient d'en parler la façon aussi dont les français vont s'en servir pour la présidentielle on estime que 16% des français ont utilisé leur IA sur leur téléphone pour savoir pour qui voter au municipal il y en aura peut-être un sur dos qui dira avant le premier ou le second tour dis-moi pour qui je veux voter si je veux gagner un tout petit peu plus qu'est-ce que vous vous proposez sur l'IA et puis l'IA nous écoute en ce moment et elle vous posera une question après qu'est-ce que vous proposez sur l'intelligence artificielle
sur
l'intelligence artificielle les choses sont très claires il faut qu'on ait plus de souveraineté l'intelligence artificielle pour bien comprendre les choses et les faire comprendre à ceux qui nous regardent et qui nous écoutent dépend de la production d'énergie d'ailleurs on la mesure la quantité de mesure c'est la même chose que la quantité d'électricité on mesure en gigawatts la puissance de calcul et donc on en revient finalement aux fondamentaux il faut qu'on ait des DASA center avec de l'électricité française décarbonée on est notre électricité est à 95% décarbonée donc il faut vraiment qu'on ait une électricité bon marché décarbonée pour qu'on puisse avoir j'ai rencontré hier Arthur Mench on a beaucoup parlé de ces questions là et moi je pense qu'au niveau européen comme au niveau français il faut faire en sorte par un système d'ailleurs de garantie d'aider par exemple Mistral pas de façon gratuite du tout mais à faire concurrence en tout cas avoir sa place au milieu de ces géants que sont Anthropy que sont OpenAI etc Gemini et Google etc et
sur le fait l'impact de l'IA sur la politique il y a des moteurs de recherche qui moulinent les noms des candidats et il y en a un qui va sortir du chapeau à un moment qu'est-ce que vous dites là sur le contrôle de ce qui va se passer
ce que je veux dire c'est que d'abord il faut qu'on fasse très attention il y a des intelligences artificielles qui ont conclu avec des journaux qui ont un biais politique en France un certain nombre d'accords donc il va y avoir un biais quand ces journaux se plongent beaucoup plus à gauche donc ça ça me préoccupe voyez ce que je veux dire simplement le plus fondamental c'est que attention l'IA ça doit être la machine et l'homme doit rester maître de la machine et moi je pense que la politique doit inscrire l'humain au coeur de son projet
et
je pense que alors qu'on voit bien que les algorithmes s'améliorent ce qui serait triste c'est que le niveau des élèves et on l'a vu tout à l'heure se détériore à quoi ça nous servirait d'avoir justement une IA qui s'améliore sans cesse et une régression on aurait une génération diminuée plutôt qu'augmentée ça veut dire qu'à l'école je pense qu'avant le collège pas d'IA mais qu'il va falloir comme à Singapour on apprend aux lycéens à bien questionner avoir une solide formation la formation générale sera encore plus importante avec l'IA parce que sinon on abdiquera notre esprit critique
alors Bruno Retailleau je vous ai dit que l'IA nous écoutait elle a une question à vous poser on va la découvrir en même temps elle va s'afficher à l'écran vous voyez l'IA comme une chance pour la France comment faire pour qu'elle améliore vraiment le quotidien des français et des fonctionnaires sans créer une nouvelle dépendance vis-à-vis des grandes entreprises technologiques chinoises ou américaines réponse à Chad GPT
moi je l'ai dit il faut qu'on ait des solutions souveraines qui dépendent de nous parce que derrière ces intelligences artificielles on embarque une vision du monde et pardon la vision du monde des chinois n'est pas la vision du monde des européens des français la vision du monde des américains n'est pas notre vision du monde donc il y
a
une bataille qui se joue mais je pense que l'IA est une opportunité en même temps qu'elle est une menace pour l'emploi donc il faut s'y préparer pour les fonctionnaires par exemple je vois bien on pourrait améliorer le quotidien de nos policiers ou de nos gendarmes notamment sur les prises de dépositions etc etc on pourrait rendre aux professeurs des heures et des heures aux infirmières deux heures par jour ça a été calculé par des instituts donc il faut utiliser l'IA pour ce qu'elle a de bon et ce qu'elle peut améliorer dans notre vie mais restons maîtres de l'IA vous savez cet été il y
a
deux modèles d'IA de OpenAI notamment dont dépend ChatGPT et notamment Anthropik dont dépend par exemple Claude ces modèles qui sont les plus perfectionnés ont échappé à leurs créateurs ils ont été faire des cyberattaques sans qu'on le leur demande donc là aussi il va falloir avoir des dispositions qui puissent faire éteindre permettre d'éteindre et surtout confiner les IA pour qu'elles n'échappent pas à l'humanité la créature échapperait aux créateurs c'est l'histoire de Frankenstein donc moi je pense je suis plutôt technophile j'ai été spécialiste du numérique ça ne se voit pas pendant des années au Sénat mais je pense qu'il faut être très réaliste et surtout conserver cette idée que l'IA doit être au service de l'homme et non pas l'homme au service de l'IA
c
'est le dernier mot Bruno Retailleau une phrase à retenir pour nos téléspectateurs nos auditeurs le plus important pour vous dans cette élection c'est en une phrase attention
en
une seule phrase c'est de leur dire que même si la France va mal on va la redresser on va la redresser en France avec cette fierté d'être français de croire en notre pays et tout est possible
c
'est possible de changer notre modèle social pour que le travail paye plus que l'assistanat c'est possible de rétablir l'ordre républicain je vous donnerai la parole justement pour que vous puissiez décider et ensemble on relèvera la France on va remettre la France à l'endroit donc je veux porter une espérance même si la France va mal j'ai beaucoup d'espoir
merci beaucoup Bruno Retailleau c'était votre dernier mot merci d'avoir été notre premier invité dans Objectif Elysée 2027 qui recevra tous les candidats au cours de cette saison bonne soirée sur CNews Gauthier Lebrecht vous attend et sur Europe 1 Melle Hassani
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