Macron reconfine, le débat s'enflamme ! #cdanslair 01.04.2021
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 45 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'avec de telles mesures, la France peut espérer reprendre le contrôle ?
- 3:18RelanceRéponse directe
Le pic, le plus dur est à venir. Le problème, c'est quand on prend des mesures...
- 6:17OuverteRéponse directe
C'était inévitable aussi la sortie parce que c'est vrai que le jour où on refera le film de cette gestion de crise...
- 6:41OuverteRéponse directe
Votre avis sur l'aspect de dire de toute façon, si on veut que ça marche, il faut qu'on soit tous à la même enseigne.
- 9:56OuverteRéponse directe
Alors, ils ont regardé Emmanuel Macron. Quant à savoir si le bout du tunnel qui l'aurait présenté, ils y croient.
- 14:48OuverteRéponse directe
Le président n'admettra jamais qu'il a une fois de plus laissé la situation dégénérer avant de prendre des décisions. Agnès dans le Finistère, il a fait un mea culpa ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:08InvitéFait
« Oui, elle va reprendre le contrôle. »
- 2:13InvitéFait
« Je pense que les mesures qui avaient jusque-là étaient extrêmement fortes. »
- 3:22InvitéFait
« Le problème, c'est quand on prend des mesures, l'effet qu'on va obtenir va dépendre de l'intensité de la mesure. »
- 4:31InvitéFait
« Oui, c'est pour ça qu'il est venu à la télévision. »
- 5:29InvitéFait
« Oui, mais il a raison dans un tel climat. »
- 11:17Invité politiqueFait
« Hier soir, Emmanuel Macron a encore insisté sur la généralisation du télétravail. »
- 12:09Locuteur non identifiéFait
« Nous devons, pour les mois à venir, fournir chacun un effort supplémentaire. »
- 12:26Invité politiqueFait
« Dès demain soir, les établissements scolaires fermeront pendant au moins trois semaines. »
- 13:28Invité politiqueFait
« Ces fermetures d'école auraient pu être évitées. »
- 13:55Locuteur non identifiéFait
« L'objectif de toutes ces restrictions, désengorger les hôpitaux, freiner les contaminations. »
- 14:18Locuteur non identifiéFait
« Ce qui a été annoncé hier, c'est le prolongement de ce qui avait déjà été annoncé précédemment. »
- 14:59InvitéFait
« Quelques erreurs, il ne veut pas faire de mea culpa parce que, d'ailleurs, il n'utilise pas le mot confinement. »
- 22:45PrésentateurChiffre
« on a eu un calendrier un peu plus précis avec une accélération notamment de la vaccination des plus de 50 ans à la mi-mai. »
- 24:46PrésentateurChiffre
« j'avais annoncé la vaccination de 15 millions de personnes d'ici à la fin du premier semestre nous sommes largement en avance. »
- 26:41InvitéChiffre
« Oui c'est vrai que ce seuil n'a pas été rappelé par le gouvernement ni par le président de la République c'est donc la cible que l'on peut retenir avec au-dessous de 5000 cas par jour en France. »
- 37:13Locuteur non identifiéChiffre
« Il y a 21 000 morts de plus depuis le 29 janvier. »
- 47:54PrésentateurChiffre
« La France passera de 7 000 à 10 000 lits de réanimation. »
- 51:59InvitéChiffre
« 60 000 patients ont pu bénéficier de l'oxygénothérapie à domicile depuis mars 2020. »
- 1:02:53InvitéPromesse
« à partir normalement de fin avril début mai de commencer à vacciner les enseignants »
- 1:03:19PrésentateurFait
« ils seront soumis à une quarantaine »
- 1:03:24PrésentateurFait
« ils auront un passeport sanitaire »
- 1:03:43PrésentateurFait
« il faut commander du vaccin russe du Spoutnik V »
- 1:03:46InvitéFait
« il n'y a pas d'autorisation européenne donc il pourrait à la limite en commander mais il n'aurait pas le droit de l'injecter »
- 1:05:06InvitéFait
« on sait que pour le variant britannique les vaccins qu'on a sont très efficaces »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Invité15 %
- Emmanuel Macron3 %
- Invité 23 %
- Locuteur non identifié2 %
- Locuteur non identifié 22 %
- Locuteur non identifié 32 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. C'est un sentiment de grande lassitude qui l'emportait ce matin après les annonces du président. Dernier effort, dernier confinement, dernier casse-tête d'organisation dans les entreprises, dans les écoles, dans les foyers. Et c'est un vent de colère qui soufflait à l'Assemblée nationale où les oppositions ont étrié les choix du président, la politique du gouvernement et le mépris du Parlement. Une passe d'armes qui a fait sortir le Premier ministre de ses gonds, comme jamais. Il faut dire que ce troisième tour de vie se passe mal.
Fermeture des écoles pour trois semaines, renforcement du télétravail, limitation des réunions, interdiction des voyages entre régions, comme un air de déjà-vu. Alors ces mesures seront-elles efficaces ? Comment allons-nous gérer le pic à venir ? Sur quoi portent exactement les critiques des oppositions ? Macron reconfine le débat sans flammes, c'est le titre de cette émission. Avec nous, pour en parler ce soir, Cécile Cornudet, vous êtes éditorialiste politique aux Echos. Elle a une de votre journal aujourd'hui, Emmanuel Macron, et ce titre, l'ultime épreuve. Je cite votre tout dernier édito, freiner, vacciner, le nouveau Paris de Macron, nous y reviendrons naturellement.
Vincent Maréchal, vous êtes professeur de virologie à la Sorbonne Université. Vous êtes le confondateur du réseau Aubépine, l'Observatoire épidémiologique des eaux usées. Avec nous ce soir également, Antoine Flau, vous êtes épidémiologiste, directeur de l'Institut de Santé Global à l'Université de Genève. Je rappelle votre livre, Covid, le bal masqué, publié aux éditions d'une ou enfin Fanny Guinochet. Vous êtes journaliste spécialiste des questions économiques et sociales. Vous êtes chroniqueuse à la radio France Info. Votre dernier édito s'intitule « Le coût du reconfinement ». Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce « C'est dans l'air » en direct.
Je vais me tourner vers vous pour commencer cette émission, Antoine Flau. Est-ce qu'avec de telles mesures, la France peut espérer reprendre le contrôle ? Oui, elle va reprendre le contrôle. Je pense que les mesures qui avaient jusque-là étaient extrêmement fortes. Ce sont des mesures que l'on n'avait jamais vues avant cette pandémie. En réalité, des mesures qui enlevaient toute vie et interaction sociale entre les adultes. Mais il manquait un maillon qui était les interactions entre les enfants. Et c'est plus que cela, la fermeture des écoles pendant trois semaines. C'est les parents qui ne vont pas s'y rendre. C'est beaucoup moins d'interactions sociales.
C'est un peu une paralysie du pays. C'est évidemment extrêmement douloureux, triste, difficile. mais c'est de nature à reprendre la main et le contrôle sur cette pandémie. Quand ? Parce qu'on a eu des déclarations du Premier ministre et du ministre de la Santé disant « le pic est devant nous », parlant de 7 à 10 jours. Les deux semaines qui arrivent ne seront pas franchement plus évidentes à gérer, notamment pour nos services hospitaliers. Antoine Flau. Vous m'entendez, Antoine Flau, sur cette question-là ?
C'est une question difficile.
Eh bien non. Alors c'est à vous, Vincent Maréchal. On a un problème de connexion avec Antoine Flau. Mais la même question, le pic, le plus dur est à venir. Le problème, c'est quand on prend des mesures, l'effet qu'on va obtenir va dépendre de l'intensité de la mesure. Ce sera plus ou moins important. Et puis, il y a un délai. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si on limite des contacts, on limite des infections. Mais ces infections-là n'auront de conséquences à l'hôpital que dans une semaine ou deux semaines.
Donc il y a toujours un temps de latence entre le moment où on prend la mesure et le moment où ça va se traduire par une diminution de la circulation et surtout par une diminution des admissions des gens à l'hôpital et en animation. Le pic, il nous emmène où ? Il nous emmène au niveau de mars dernier ? Alors c'est difficile de le dire. Moi, les prévisions sont toujours dangereuses parce qu'elles ont vocation à se tromper la plupart du temps. On parle d'un pic aux alentours du vin. Moi, je n'ai pas vu les réalisations, je n'ai pas vu les paramètres qui sont pris en compte.
Il faut voir également que c'est difficile à évaluer parce que comme le disait Antoine, ou qu'il a essayé de le dire, il y a l'effet sur les contacts des enfants, mais il y a aussi le fait qu'effectivement, on va bloquer une partie des parents à la maison. Et puis, il y a toujours une composante importante dans les modèles, c'est l'effet sidération. C'est-à-dire que quand on annonce une mesure, qu'on la dramatise, il y a quand même un facteur qu'on n'évalue jamais clairement, mais qui est le fait que les gens qui laissaient les mesures barrières un petit peu en retrait se disent « mince, quand même, il faut que je fasse attention ».
Donc, il y a toujours cet effet qui va jouer dans le même sens. Est-ce qu'il a dramatisé ? Puisque c'est le mot que vous utilisez hier soir, Emmanuel Macron.
Oui, c'est pour ça qu'il est venu à la télévision. En fait, il y a eu déjà les annonces il y a 15 jours, exactement par Jean Castex, et le constat, c'est que ce n'était pas suffisamment frappant, justement, dramatique, pour que les gens vraiment réalisent ce qui s'était passé. Alors, pour que ça marche, vous demandiez si ça allait marcher, il y a toute une opération quand même pour essayer de trouver de nouveaux lits de réanimation. Donc là, on va plus encore s'appuyer sur le privé, on va faire appel à des étudiants, à la réserve sanitaire.
Ça aussi, c'est un air de déjà-vu.
Oui, mais c'est encore fois 10. Et puis, il y a toute la dimension responsabilité personnelle, parce que si les ados ne vont pas à l'école, mais qu'ils se retrouvent entre eux à boire des verres au fond du jardin de la grand-mère, eh bien, ils se contamineront quand même et on n'avancera pas.
Vous avez raison d'insister là-dessus. C'est d'ailleurs un choix qu'a fait le président de la République hier. C'est de dire, il n'y aura plus d'attestation. Je vous fais confiance. J'ai décidé de m'appuyer sur la responsabilité de chacun.
Alors ça, c'était déjà il y a 15 jours. Oui, mais il a raison dans un tel climat. Lui, il fait le pari qu'un an après, on ne peut plus faire un confinement comme celui de l'année dernière et qu'on ne pourra plus jamais le faire parce que les gens craquent, la société craque. On a vu le taux des dépressifs, on a vu les violences familiales. Bref, ça n'est plus possible. Donc, il y a des mesures quand même de coercition. Il va y avoir plus de contrôle, je pense, pour les fêtes clandestines, les choses comme ça. Et puis, il y a cet appel à la responsabilisation qui nécessite la dramatisation.
D'où Emmanuel Macron à la télévision parce que lui, quand il parle, c'est 31 millions de personnes qui le regardent et on a l'impression qu'il se passe quelque chose. C'est pour ça d'ailleurs que les mesures des zones en tension sont étendues à toute la France alors qu'on a des départements où il ne se passe rien parce que ça fait partie de la dramatisation. Et il faut que tout le monde se rende compte que là, on est face à un mur dangereux.
Ça, Antoine Flau, pardon, c'était inévitable aussi la sortie parce que c'est vrai que le jour où on refera le film de cette gestion de crise, on n'en est pas encore là parce qu'on n'est pas encore à tirer les bilans et les enseignements. Mais c'est vrai qu'il y a eu des allers-retours, gestion très ciblée. C'était une demande notamment de certains commerçants qui disaient à quoi ça sert de fermer nos commerces. Et il y en a sans doute qui le disent encore aujourd'hui alors qu'au final, dans mon coin, ça ne se passe pas si mal.
Ce que disait à l'instant Fanny Guinechet, votre avis sur cet aspect-là, Antoine Flau, de dire de toute façon, si on veut que ça marche, il faut qu'on soit tous à la même enseigne. Oui, je suis assez d'accord avec cet avis-là parce que toute la France, tout le territoire national aujourd'hui, et d'ailleurs en réalité, c'est presque toute l'Europe qui est dans la même situation, est dans une situation de croissance exponentielle et non contrôlée. Donc il faut reprendre le contrôle et ça n'est pas une question d'une région par rapport à une autre. Bien sûr, il y a des différences entre les régions, mais toutes les régions sont dans cette croissance et dans cette progression.
Et donc les mesures seront peut-être un tout petit peu plus préventives dans certaines régions, par exemple de la façade atlantique, que dans des régions du Grand Est ou des Hauts-de-France ou de la région parisienne. Mais partout, ces mesures sont nécessaires aujourd'hui et vont permettre, encore une fois, de reprendre la main. Et vous me demandiez tout à l'heure à quel moment, je pense que clairement, il faut quelques jours. Tout dépend en fait, je dirais, de la participation citoyenne.
Je dis cela parce qu'en Irlande, on avait vu que pratiquement 15 jours avant que le gouvernement décide le deuxième confinement, c'était le 21 octobre, eh bien les Irlandais avaient eux-mêmes décidé de s'autoconfiner. Ils prenaient beaucoup moins les transports en commun, etc. Si les Français sont dans une attitude aussi du même genre, anticipatrice quelque part des décisions gouvernementales, alors ça peut aller plus vite. Sinon, il faut attendre une semaine à 10 jours avant que les mesures fassent leur effet. Et ça, c'est, on va surveiller bien sûr, Fanny Guinochel, les enquêtes d'opinion. Et on voit d'ailleurs depuis ce matin qu'elles sont plutôt bien reçues par les Français.
Mais les Français disent aussi qu'on ne les appliquera pas. Alors, un certain nombre, c'est le risque. On a parlé de l'assitude. Il y a de la résignation. Et il y a aussi le sentiment que, finalement, puisqu'il faut vivre avec ce virus, eh bien on prend des risques quand même. Ça témoigne d'une grande, grande fatigue de la population française. Et c'est aussi pour ça qu'Emmanuel Macron ne veut pas un reconfinement comme on a connu au mois de mars dernier parce qu'il sait que, de toute façon, l'attestation, par exemple, un certain nombre de Français ne l'auraient même pas faite. On l'a vu, vous avez vu le sketch qu'il y a eu lors d'une attestation il y a une quinzaine de jours.
Elle n'a pas tenu 24 heures, l'attestation. Donc, les Français auraient de toute façon manifesté leur rejet. Donc, ça, Emmanuel Macron le savait. Maintenant, l'énorme signal, vous l'avez dit, le signal fort, c'est la fermeture des écoles. On le sentait venir, les gens s'y préparaient, mais c'est le sentiment qui devient la réalité, le fait, c'est-à-dire que l'épidémie se propage et que notre vie va changer parce qu'un certain nombre d'actifs ne pourront plus aller sur leur lieu de travail comme ils le faisaient, qu'un certain nombre vont basculer en chômage partiel, que le télétravail va être... Il était encouragé, mais là, il va être beaucoup plus systématisé, de fait.
C'est ce changement-là qui s'opère. Maintenant, est-ce que les Français... Alors, ils ont regardé Emmanuel Macron. Quant à savoir si le bout du tunnel qui l'aurait présenté, ils y croient. Il y a un sondage au DOXA aujourd'hui qui est fait par France Info et qui montre que, finalement, les Français s'attendaient à ce reconfinement.
Il y en a, grosso modo, un sur deux qui est favori, mais il y en a aussi un sur deux qui n'est pas convaincu par le chef de l'État et qu'il se dit que le point d'horizon qui nous est donné, c'est-à-dire 26 avril pour la reprise des écoles en élémentaire, et puis le 15 mai, grosso modo, pour retourner sur les terrasses et aller dans des lieux culturels ne sera pas tenable. Et on va y revenir. En tout cas, un dernier effort. Voilà ce qu'Emmanuel Macron a demandé hier soir aux Français. Ce matin, dans les entreprises, les familles, chacun tente d'imaginer des solutions pour s'adapter à ce nouveau calendrier avec désormais un seul cas pour tout le monde. La mi-mai, pour ceux qui y croient.
Barbara Stagg, Juliette Perrault et David Lemarchand. Depuis ce matin, un seul mot d'ordre dans cette start-up parisienne, réorganisation.
En vue des mesures qui vont être prises et qui ont été prises par le gouvernement, il va falloir, malgré le fait que vos présences soient indispensables dans le développement de nos produits physiques et au sein du bureau, travailler sur des nouvelles manières de travailler à distance.
Hier soir, Emmanuel Macron a encore insisté sur la généralisation du télétravail. Alors il faut de nouveau s'adapter
pour les employés de cette entreprise de masques. Pas simple.
C'est plus de charges de travail, en gros, parce qu'il faut tout refaire, c'est-à-dire toutes les projections au niveau financier, il faut recalculer, penser comment on va gérer, combien ça va impacter la compagnie au niveau de dépenses opérationnelles. Ce qui est frustrant, c'est qu'on sait que les solutions, ce n'est pas forcément de mettre les gens chez eux, c'est surtout de vacciner et de faire en sorte qu'on avance vers une solution plutôt qu'on se confine chez nous.
En une ce matin, la France n'échappe donc pas à un troisième confinement national. Les mesures de freinage n'auront pas suffi. Le président demande aux Français encore un effort.
Nous devons, pour les mois à venir, fournir chacun un effort supplémentaire. C'est cela ce que je nous demande collectivement ce soir. Si nous savons durant les prochaines semaines nous organiser, alors nous verrons le bout du tunnel et nous nous retrouverons.
Dès demain soir, les établissements scolaires fermeront pendant au moins trois semaines. Un casse-tête pour des millions de parents. Aurélie Lancelot va devoir s'occuper de ses deux filles. Mais avant cela, cette coiffeuse doit annuler ou repousser tous ses rendez-vous. Est-ce qu'on peut conserver l'option que j'avais notée demain matin puisque du coup, je risque de partir ? Jusqu'à lundi, circuler en France sera toléré. Alors la famille Lancelot va se confiner en Bretagne. Arrêter son activité professionnelle,
une décision difficile, mais nécessaire selon elle, pour le bien-être de sa famille.
Il y a une pression. Il y a une pression de se dire il faut que je rentre après mon rendez-vous pile-poil à l'heure parce que mon mari a une réunion importante. et donc du coup, il y a du stress, il y a une tension qui a augmenté et qui se répercute sur les enfants. Et du coup, on se met à crier, il y a des pleurs.
Donc non, je n'ai pas envie de ça pendant trois semaines.
Des parents à fleurs de peau et des syndicats d'enseignants désabusés. Pour cette porte-parole du SNES-FSU, ces fermetures d'école auraient pu être évitées. Pas plus tard qu'il y a 15 jours, on disait à Jean-Michel Blanquer mais il faut passer en demi-groupe en collège pour limiter la circulation du virus. En début d'année, dès le 24 août, on lui a dit il y a des mesures à prendre sur la cantine parce qu'on sait que c'est le point faible de la journée. Et tout ça n'a jamais été fait. Donc il aurait été possible de faire autrement en écoutant ce qu'on avait à dire.
L'objectif de toutes ces restrictions, désengorger les hôpitaux, freiner les contaminations, des mesures qui vont dans le bon sens pour ces experts.
Ça va nous permettre, ça va freiner un tout petit peu l'épidémie, ça ne va certainement pas l'arrêter, mais ça va nous permettre d'arriver vers des jours
qui vont être un peu plus chauds, les gens vont vivre un peu plus dehors, et puis ça va maintenir le plateau des réanimations entre 5000 et 6000. Ce qui a été annoncé hier, c'est le prolongement de ce qui avait déjà été annoncé précédemment. Moi j'ai toujours trouvé que ces mesures étaient relativement intelligentes puisqu'elles ciblent les endroits où les gens se contaminent, c'est-à-dire le travail et les gens qui se réunissent chez eux avec des plus larges que le foyer centré sur femmes et enfants. Maintenant, il faut que ce soit respecté.
Jouer le jeu et espérer que le président respecte sa promesse, accélérer les vaccinations encore et encore.
Alors nous allons naturellement revenir sur la vaccination, mais d'abord cette question. Le président n'admettra jamais qu'il a une fois de plus laissé la situation dégénérer avant de prendre des décisions. Agnès dans le Finistère, il a fait un mea culpa ou pas ? Il a reconnu quelques erreurs.
Quelques erreurs, il ne veut pas faire de mea culpa parce que, d'ailleurs, il n'utilise pas le mot confinement. C'est bien pour dire je n'ai pas eu tort le 29 janvier quand j'ai décidé de ne pas reconfiner et je continue comme ça à essayer de, alors il y a un de ses proches qui dit on godille dans le brouillard, donc d'adapter au fur et à mesure de l'évolution des indicateurs et de faire comme ça. En fait, son calcul, c'est que la situation est devenue tellement complexe.
Il y a la question des lidréas mais il y a tout ce qu'on dit tout le temps sur cette société très fragile qu'en prenant tous ces indicateurs on construit quelque chose qui ne ressemble pas au bête et méchant confinement de l'année dernière et qui peut avoir des failles, des interrogations. Il y a plein de gens qui ne comprennent pas exactement ce qu'on a le droit de faire, pas le droit de faire. Donc c'est vrai que c'est compliqué et qu'il y a une critique qui se libère en disant on a mal géré.
Et on l'entendra dans un instant parce qu'à l'Assemblée c'était extrêmement violent, virulent cet après-midi. Vincent Maréchal vous me disiez il faut que les gens s'approprient pour que ça marche il faut que tout le monde s'approprie ces mesures qui ont été annoncées. Il ne faut pas être passif et subir les mesures il faut comprendre alors je pense qu'il est important de comprendre comment se construit la décision politique on part d'indicateurs auxquels tout le monde peut accéder.
Il y a une phase d'interprétation où là déjà il peut y avoir des divergences sur qu'est-ce qui est le moteur de l'épidémie où sont les foyers et puis après il y a la décision il y a différents scénarios et ça c'est le rôle de l'exécutif de choisir parmi ces scénarios. Moi j'ai été un peu choqué par ce terme de pari par exemple on a beaucoup parlé d'un pari ça donne l'impression qu'on laisse au hasard la possibilité de décider pour nous.
Non, il y a des choix qui sont faits c'est pas un pari il y a un choix qui est fait en toute conscience je crois que l'exécutif l'assume alors après qu'il reconnaisse ses erreurs pour ça il faudrait de l'humilité d'un côté il faudrait de l'indulgence de l'autre côté comme il n'y a pas d'indulgence il n'y aura pas d'humilité ça c'est humain.
Sur la question des écoles par exemple on voit bien il y a eu un choix comme vous le dites très bien un choix politique pendant des mois des semaines et Jean-Michel Blanquer est très fier de défendre cette méthode française qui a permis de laisser les écoles ouvertes mais à un moment donné il y a eu une réalité épidémiologique parce que pour le coup c'est vrai qu'on a entendu un peu tout et le contraire de tout le ministre de la Santé a évoqué la situation dans les écoles ce matin en disant qu'on était à peu près sûr désormais que ça accélérait l'épidémie Alors il y a plusieurs choses en fait parce qu'encore une fois on a tous les mêmes chiffres on a des chiffres récents parce qu'il y a des enquêtes depuis une quinzaine de jours 15 jours, 3 semaines on a des enquêtes en école qui montrent que le virus circule ce qu'on savait qui montrent qu'il peut y avoir des passages des adultes aux enfants et ça dépend aussi beaucoup des classes d'âge c'est-à-dire qu'à partir du collège et ça Antoine Flau pourra nuancer mais à partir du collège ou du lycée on a le même niveau de propagation qu'avec un adulte en fait il y a quand même une fenêtre de tir pour l'exécutif la grande différence c'est qu'à quelques mois on ne parlait pas de fermeture des écoles parce que psychologiquement il y avait une très mauvaise acceptabilité aujourd'hui les parents sont angoissés les instituteurs et les professeurs étaient prêts même pour certains à faire grève en disant il y a trop de risques pour nous donc quelque part la mesure arrive aussi comme un soulagement avec une période de vacances qui permet de séparer les contacts et de gagner du temps et de dire surtout qu'on ne ferme pas les écoles
et de dire qu'on rallonge un peu les vacances il y a eu un débat d'ailleurs jusqu'à hier après-midi à l'Elysée il nous disait vous verrez il ne prononcera pas le mot je ferme les écoles finalement il l'a prononcé du bout des lèvres c'est quand même une fermeture des écoles mais c'est vrai que pour poursuivre ce que vous disiez c'était en train de craquer le système vous savez qu'à chaque fois qu'il y avait un cas dans une école la classe fermait et en fait il y avait quand même une accumulation de classes et d'écoles qui étaient en train de fermer et c'était en train de déstabiliser l'hôpital pourquoi ?
parce que les enfants de soignants devenaient malades et empêchaient leurs parents soignants d'aller à l'hôpital travailler donc il vaut mieux un système où on ferme les écoles en profitant des vacances et où on organise un système de garderie comme ça avait été le cas l'année dernière pour les enfants de soignants et les enfants de policiers le taux d'incidence augmente plus vite
chez les enfants et ados que dans la population générale c'est ce qu'a dit Jean Castex ce matin en tout cas sur la stratégie Antoine Flau il n'y a pas de changement on en a souvent parlé avec vous ici même sur la stratégie du zéro Covid on n'y est pas on est là face à un chef de l'État qui continue à considérer qu'on va essayer alors il utilise le mot tenaille c'est-à-dire dans cette course contre la montre il y a l'idée d'augmenter et d'accélérer la vaccination et d'essayer de passer entre les gouttes il n'y a pas il n'y a plus cette volonté si tant est qu'elle ait jamais eu lieu en France de dire stratégie zéro Covid on essaie de s'en débarrasser oui vous avez raison la stratégie zéro Covid n'a jamais été utilisée en Europe sauf en Islande petite île quand même au milieu de l'Atlantique la stratégie de circulation minimale du virus qui est une deuxième stratégie très proche de la stratégie zéro Covid est utilisée actuellement en Finlande et en Norvège et bien sûr aussi au Japon en Corée du Sud on a eu souvent l'occasion d'en parler et c'est plutôt vers cette stratégie semble-t-il qu'actuellement le gouvernement se dirige en France mais pas simplement en France vous savez aujourd'hui quand vous voyez le Royaume-Uni le Portugal le Danemark qui sont en décrue très très prononcés parce qu'ils sortent d'un confinement assez fort assez sévère et bien eux réfléchissent en ce moment à mettre en place une stratégie de circulation minimale du virus avec bien sûr l'aide de la vaccination on se dit plus jamais ça quelque part on se dit allez on arrête une fois pour toutes c'est stop and go c'est pas du tout l'esprit l'état d'esprit dans lequel on était disons en juin dernier à une période où on pouvait aussi rêver d'une stratégie de type circulation minimale du virus mais que l'on n'a pas faite parce que on en avait tellement assez on a déconfiné de façon beaucoup plus décomplexée on va dire sans trop réfléchir au potentiel d'une deuxième vague à ce moment-là alors est-ce qu'il a raison peut-être Vincent Maréchal et Antoine Flahaud encore sur ces questions-là de dire qu'il faut tout faire reposer en quelque sorte sur la campagne de vaccination le bout du tunnel c'est la vaccination et deuxième question en une et je vous donnerai la parole ensuite c'est de dire vous inquiétez pas ce qu'on avait déjà entendu il nous avait dit il y a un mois ce sera fini dans 4 à 6 semaines ne vous inquiétez pas on en est sorti à la mi-mai alors sur cet aspect-là sur le tout faire reposer la lutte contre le Covid sur la vaccination est-ce que tout ne repose pas justement sur la vaccination il faut déjà arriver à maîtriser cette phase très difficile mais dont on va sortir pour des raisons effectivement liées à la météo qui va nous aider qui va être favorable la vaccination le fait quand même que beaucoup de personnes étant naturellement infectées évidemment ça va commencer aussi à venir s'ajouter à l'effet de la vaccination donc moi j'aurais tendance à dire que l'été normalement devrait être heureux pour la majorité de la population mais que c'est aussi une période de grande vigilance et je voudrais revenir sur ce que vient de dire Antoine Flahaud il y a quand même la question de la vaccination c'est la question des enfants qu'on n'ose pas encore aborder en France qui est abordé par ailleurs dans certains pays on commence à vacciner on a d'ailleurs des études récentes qui semblent montrer que la vaccination marche chez les jeunes Pfizer, Moderna ont lancé des essais c'est plutôt rassurant avec très très peu d'effets pas plus d'effets que chez les adultes en termes d'effets secondaires donc ça c'est un premier point et il va falloir se poser la question pourquoi ?
parce que c'est alors j'y arrive parce qu'en fait si vous avez une population non vaccinée qui est trop importante évidemment vous avez des risques de recirculation du virus ça c'est la première chose il y a des gens qui nous disent aujourd'hui je disais une enquête je ne sais pas ce qu'elle vaut 44% des gens aujourd'hui disent je ne me ferai pas vacciner dans ces 44% la moitié disent j'attends de voir ce qui se passe chez les autres et puis peut-être que je changerai d'avis il y en a qui vont résister donc on va constituer en France et ce sera peut-être le cas dans d'autres pays des cibles potentielles qui vont profiter de l'immunité générale mais qui vont quand même laisser éventuellement circuler donc il faudra probablement profiter de l'été pour mettre en place ce qu'évoquait Antoine c'est-à-dire une politique de surveillance c'est un peu comme un incendie il ne faudra pas laisser des brindilles repartir il faudra sans doute surveiller identifier les zones où ça circule pourquoi ?
parce que plus le virus circule plus on prend un autre risque c'est que le virus évolue et qu'il évolue dans la mauvaise direction donc il va falloir être vigilant dans les mois qui arrivent un mot vous vouliez dire un mot Fanny Guinochet peut-être sur la campagne de vaccination c'est vrai qu'on s'attendait peut-être à des annonces hier sur la campagne de vaccination on a eu un calendrier un peu plus précis avec une accélération notamment de la vaccination des plus de 50 ans à la mi-mai oui mais ça semble quand même très éloigné par rapport à nos voisins les français ont aussi entendu que du côté de Londres par exemple il n'y avait plus de mort de Covid là le week-end dernier qu'en Israël ils voient des images d'un pays qui redémarre en tout cas une chose est sûre on n'a pas beaucoup parlé d'économie mais ça a aussi pesé dans la balance du côté des entreprises et des milieux économiques de la vie de l'activité tout le monde mise sur la vaccination en se disant finalement c'est la seule porte de sortie pour retrouver un rythme économique une activité qui repart une vie normale et ça c'est vrai que de ce point de vue-là je ne suis pas sûre que le président est convaincu par ailleurs sur on entend les gens les études il y a encore évidemment des sceptiques par rapport au vaccin et notamment le vaccin AstraZeneca mais globalement je pense que et on l'a vu quand il y a des vaccins au Drôme qui sont ouverts les gens y vont moi ce que un certain nombre d'actifs aujourd'hui disent c'est bien beau mais nous on aimerait bien se faire vacciner on en a ras le bol ça participe aussi de l'acceptabilité de ce confinement c'est de dire il faut être patient on se reconfine rentrez à la maison occupez-vous des enfants recommencez l'acrobatie parce que quand même pour un certain nombre de français même si ça va pas ressembler totalement au confinement de l'année dernière parce qu'on pourra sortir mais quand même ça veut dire des devoirs à la maison ça veut dire des enfants à gérer sur une longue période et de l'autre côté on nous parle de vaccins qui vont arriver pour les actifs au mois de juin quand même donc ça semble l'éternité cette phrase cette déclaration de l'OMS qui estime que le rythme de vaccination en Europe est d'une lenteur inacceptable ce sont les mots qui sont utilisés et parallèlement à ça le Premier ministre a déclaré ce matin j'avais annoncé la vaccination de 15 millions de personnes d'ici à la fin du premier semestre nous sommes largement en avance et nous serons très largement en avance Antoine Flau sur cette stratégie qui repose sur la vaccination vous vouliez dire un mot je voulais tout à fait être d'accord avec ce qu'a dit Vincent Maréchal c'est à dire que tout ne repose pas sur la vaccination fort heureusement c'est à dire que ce confinement actuel qui inclut la fermeture des écoles ce sont des mesures qui visent à réduire la circulation du virus et on ne peut espérer un effet de ce frein estival salutaire et bienvenu que si on a une circulation très basse du virus on a observé cela entre l'Europe l'année dernière et les Etats-Unis vous vous souvenez que les Etats-Unis avaient une politique qui refusaient les gestes barrières qui refusaient tous les confinements et à enregistrer des taux très élevés de circulation sur leur territoire et ils n'ont pas bénéficié du frein estival ils ont eu un été pourri si je puis dire à cause du coronavirus ils ont eu des épidémies extrêmement fortes ils ont eu à batailler pendant tout l'été alors que nous Européens nous bénéficions d'un répit estival agréable et long et je pense que si l'on veut avoir ce répit estival outre donc les effets sanitaires qui seront très appréciés la diminution de la mortalité la diminution de ces personnes qui souffrent dans ces lits de réanimation on aura une vie sociale qui pourrait être beaucoup plus appréciable et beaucoup plus appréciée et aussi comme vous le dites une vie économique qui va repartir ce que j'entends d'ailleurs ce que vous dites Antoine Flau c'est il ne faut pas rouvrir trop tôt il va falloir être patient pour vraiment faire retomber l'épidémie et à quel seuil estimez-vous qu'il faut le faire retomber on avait entendu parler de ce seuil de 5000 cas par jour est-ce que c'est ça le sujet pour les semaines qui viennent ?
Oui c'est vrai que ce seuil n'a pas été rappelé par le gouvernement ni par le président de la République c'est donc la cible que l'on peut retenir avec au-dessous de 5000 cas par jour en France sachant qu'aujourd'hui on est entre quoi 40 et 50 000 cas par jour au-dessous de 5000 cas la veille sanitaire peut reprendre la main c'est-à-dire que ça n'est plus l'heure des confinements ça n'est plus l'heure de toutes ces mesures de couvre-feu etc c'est au contraire l'heure de la réouverture puisque le virus circule très peu on peut réouvrir en toute sécurité et avec la condition que la veille sanitaire reprenne la main c'est-à-dire recherche toutes les chaînes de transmission et que les mesures d'isolement soient efficaces par exemple les mesures d'isolement que les Britanniques sont en train de mettre dans des hôtels pour que les gens qui viennent de l'étranger avec potentiellement des nouveaux variants ne reviennent pas circuler sur le pays Antoine Flau n'en a même pas parlé hier soir il n'en a même pas parlé de l'isolement on a l'impression que ça aussi ça fait partie des choses qu'on a abandonnées en cours de route je me tourne vers Cécile Cornudet on se souvient d'autres interventions du président de la République qui disaient il faudra isoler tracer ces mots qui ont complètement disparu
et pour poursuivre ce que disait Antoine Flau ce que nous explique l'Elysée c'est qu'il ne veut plus chercher à organiser la sortie progressive du confinement en s'asseyant sur des données épidémiologiques parce que le virus est trop volatile et qu'il n'a pas réussi à le maîtriser ce qu'il voudrait c'est organiser la sortie en fonction du nombre de vaccinés et en fait il y avait toute une interrogation de savoir si dès hier il disait voilà à partir du 1er mai on aura tant de vaccinés donc on pourra ouvrir ça etc.
il a finalement décidé de ne pas le faire parce que ça compliquait tout et sans doute qu'il n'est pas complètement assuré de pouvoir dire tant de personnes seront vaccinées à tel moment mais en tout cas c'est ça l'idée la donnée tangible sur laquelle il veut s'appuyer aujourd'hui c'est le nombre de vaccinés et donc c'est pour ça qu'il a rapproché il a rabaissé le calendrier pour que les plus de 60 ans ça commence à mi-avril et puis ensuite les plus de 50 ans voilà et aussi les enseignants notamment ça va commencer par les enseignants qui s'occupent d'enfants handicapés donc ça ça va être vers début mai
et les gendarmes les policiers etc. ceux qui sont en première ligne ça a du sens ça dans la tête d'un épidémiologiste de dire en fait on ne va pas s'appuyer sur les nouveaux cas sur le R etc.
le taux de reproduction le taux d'incidence on va s'appuyer sur le nombre de vaccinés en France c'est d'ailleurs une forme de seuil d'immunité alors c'est en fait oui on peut en fait la question qui se pose et ça il faut que les gens le comprennent c'est que le scénario qu'on construit il est forcément tributaire de l'objectif qu'on s'est fixé l'objectif qui s'est fixé il est clair c'est de faire diminuer la pression hospitalière Antoine Flau l'a dit on aurait pu fixer comme objectif de retomber sur les 5000 cas par jour alors c'est pas un chiffre magique c'est un chiffre qui vous permet de dire que si on identifie correctement on peut effectivement identifier les contacts et évidemment Antoine a raison et moi ça fait des mois qu'on le dit il y a quelque chose qu'on va complètement rater c'est l'isolement c'est à dire que tester 3 millions de personnes par semaine sans vérifier s'ils s'isolent ou pas ça sert à rien non ça sert pas complètement à rien ça coûte très cher le rapport bénéfice-coût me semble un peu un peu excessif et effectivement on aurait pu dire et mais ça peut-être c'est l'objectif de l'été ou en tout cas de la fin du printemps c'est de dire qu'on va viser ces 5000 cas par jour et reprendre la main et éteindre les braises quand elles vont réapparaître pour qu'on rentre dans un dispositif où la vaccination va protéger collectivement mais le fait est que l'indicateur qu'il a choisi il l'a dit c'est l'indicateur hospitalier c'est clair question que je pense tous les gens qui nous regardent ce soir se posent Vincent Maréchal et je la poserai aussi Antoine Flo est-ce que vous croyez à la perspective de la mi-mai ?
pour faire quoi ? pour faire ce qu'il y a dit le président mi-mai ?
le président de la république on arrivera à la mi-mai on l'espère on l'espère franchement pour ouvrir les terrasses des restaurants pour recommencer à imaginer un calendrier de déconfinement ce qu'ont fait les britanniques mi-mai comme étant le moment on aura fini collectivement notre effort je trouve qu'il y a beaucoup d'inconnus dans l'équation donc moi j'adorerais qu'effectivement mi-mai période favorable on l'a vu l'année dernière mi-mai dans une situation très dégradée voilà exactement une situation très dégradée confinement très stricte mais on n'est plus dans la même circonstance on a commencé à reprendre vie peut-être un peu trop d'ailleurs parce que c'est là où on va démarrer la deuxième vague là maintenant il y a trop d'inconnus à mon avis pour dire mi-mai on peut sortir on peut par contre espérer et faire collectivement les efforts nécessaires pour y arriver Antoine Flau sur cette même question mi-mai vous y croyez ?
alors on arrivera jusqu'à la mi-mai à dire Vincent Maréchal ça comment confiné ou pas on est à peu près sûr moi mi-mai c'est dans un mois et demi et je pense que je remercie on a besoin de certitude aussi décidément on s'appuie sur des faits concrets heureusement que vous êtes là les épidémiologistes pour nous rappeler le calendrier oui je pense qu'on peut en un mois et demi espérer véritablement reprendre la main descendre être en décru tel que l'on peut espérer réouvrir en effet probablement ce qui devra se passer c'est prolonger un petit peu cette fermeture des écoles si jamais on s'aperçoit qu'elle est très efficace et qu'on est sur une bonne pente si on est si on est sur une non vous savez si on est sur une bonne pente ça veut dire si le taux de reproduction est autour de 0,7 alors on diminuera de moitié toutes les semaines le nombre de cas et même si ça n'est pas l'indicateur retenu aujourd'hui comme l'indicateur prioritaire il va quand même être un indicateur très précieux parce que les nouvelles contaminations c'est l'indicateur le plus en amont de l'épidémie et donc si on arrive et donc si on arrive à diminuer par deux chaque semaine alors à un moment on se dira peut-être ça vaut le coup de prolonger ces mesures d'une semaine ou deux et de nous amener au mois de mai de façon assez sereine à pouvoir déconfiner et même déconfiner assez rapidement encore une fois quand le virus ne circule pas ou peu pourvu qu'on arrive à protéger correctement les frontières pourvu qu'on arrive à retracer ce qu'on a dit les chaînes de contamination alors on peut réouvrir la vie sociale et économique de façon assez rapide et assez forte en fait donc oui moi je dis que la mi-mai c'est jouable Vous n'avez pas vu la tête Antoine Flau de Fanny Guinochet lorsque vous avez évoqué le fait de prolonger la fermeture des écoles mais je ne suis pas sûre que ce soit une perspective très réjouissante pour vous Fanny Je crois qu'il y a beaucoup de parents voilà hier quand ils ont entendu la date ils se sont aussi dit que le 26 avril finalement on aurait un petit prolongement en tout cas la date de mi-mai elle a été entendue dans les milieux économiques et là aussi il prend un pari Emmanuel Macron très fort parce que évidemment un certain nombre de commerces retrouvent une baisse rideau là et quand vous avez entendu tous les responsables patronaux ils vous disent tous oui mais maintenant on a un objectif mi-mai on va pouvoir c'est ce qu'on voulait depuis longtemps donc on va pouvoir se mettre en ordre etc donc là aussi le pari il est très audacieux je trouve de la part de l'Elysée et en plus c'est difficile de faire des comparaisons même si je ne suis pas épidémiologiste mais on a tous compris que ce variant n'était pas le même que celui d'il y a un an donc c'est aussi ça quant à la vaccination on parlait de la vaccination des enseignants ce matin Olivier Véran sur France Inter est resté extrêmement prudent sur le calendrier sur la vaccination pour les enseignants pour les policiers il n'a pris il a vraiment été d'une prudence de sioux parce que effectivement on sent bien que là-dessus ce n'est pas tout à fait sous contrôle et vous parlez des commerces ce chiffre on est passé de 90 000 à 150 000 commerces qui sont désormais fermés et un coût 11 milliards d'euros voilà c'est ça 11 milliards d'euros par mois le coût de ce reconfinement donc on est dans l'air du quoi qu'il en coûte qui continue Jean Castex ce matin est sorti de son costume de Premier ministre besogneux et sympathique lors du débat consacré aux annonces du Président l'opposition a littéralement étrié la politique sanitaire et les choix présidentiels une charge de trop pour le chef du gouvernement qui est donc sorti de ses gonds Walid Berissoul L'Asso Gélavert et Mathias Garnier
Mars 2020 de nombreux députés sont en télétravail et dans l'hémicycle flotte une ambiance de gravité l'heure est à l'unité nationale
Je voudrais remercier tous les collègues vous-même qui êtes présents l'ensemble des présidents de groupe qui ont tous permis que l'on s'adapte aux circonstances exceptionnelles sans que pour autant nos débats
puissent être troublés Même lieu un an de crise sanitaire plus tard S'il vous plaît vous laissez le Premier ministre exprimer Alors soyons tous humbles Soyons tous humbles Jean Castex dans une arène politique survoltée face à des partis d'opposition très remontés Oui c'est un mauvais poisson d'avril et le poisson d'avril comme tous les poissons pourris par la tête Les Français par contre n'ont pas une mémoire de poissons rouges eux ils se souviennent que vous avez passé votre temps à les tromper Les yaka faucons les surenchéristes ceux qui cherchent à tirer des avantages politiques d'un drame national n'apportent finalement pas grand chose à la résolution de leurs difficultés Le Premier ministre très remonté lui aussi contre ces groupes d'opposition parlementaire qui ont décidé unanimement de boycotter le vote sur les nouvelles mesures sanitaires de son gouvernement une défiance des communistes jusqu'au banc de la droite Vous voulez continuer à décider seul alors alors nous vous laisserons seul pour plébisciter les décisions déjà prises En responsabilité nous ne prendrons pas part au vote en vous renvoyant avec l'ensemble des oppositions à votre propre isolement et en vous laissant assumer seul cette bérésina sanitaire Des partis d'opposition qui parlent d'une seule voix pour dénoncer la verticalité du pouvoir et un président de la république disent-ils seul lui aussi face à son milan Il y a 21 000 morts de plus depuis le 29 janvier 21 000 morts de plus et il y a aujourd'hui des familles qui se trouvent entravées dans leur liberté ça n'a pas été un temps de gagner ça a été un temps de perdu un temps de perdu sur des vies
Le regret c'est d'avoir un président qui décide toujours seul et comme il décide seul il désorganise
y compris ses propres services
Nous ne croyons évidemment plus à aucune des promesses qui sont faites par le gouvernement parce que nous avons pu constater depuis un an qu'il a été totalement défaillant dans la gestion de cette crise sanitaire
Alors pour répondre à toutes ces critiques il faut bien hausser le ton tenter de renvoyer l'adversaire dans ses cordes Nous parlions des prorogatives du parlement mesdames et messieurs les députés je vous écoute mardi après mardi les commerces ne les fermaient pas les stations de ski ne les fermaient pas les universités rouvrez-les les établissements publics culturels rouvrez-les Une journée houleuse comme un avant-goût peut-être de l'ambiance des prochains mois à moins d'un an de la présidentielle le débat politique est très loin d'être confiné
Juste votre réaction Cécile Cornudet on l'a rarement vu comme ça moi je l'ai jamais vu comme ça
Oui oui c'est vrai mais en même temps je pense que finalement cette électricité cette charge des oppositions ça le servait c'était la démonstration qu'on vous donne la parole et qu'est-ce que vous faites vous ne votez même pas on vous donne l'occasion de voter vous vous défaussez et vous nous accusez alors que jamais vous n'avez fait une vraie proposition et qu'à chaque fois il y a des critiques dans un sens ou dans un autre il y a eu assez peu de propositions de fait des oppositions assez peu de propositions ou alors exprès pour par exemple quand on sait qu'Emmanuel Macron va fermer une école les écoles et bien depuis deux jours il y avait les oppositions qui disaient il faudrait fermer les écoles donc il y a un jeu politique qui s'est installé dans les deux sens parce que c'est vrai que du coup le pouvoir macronien n'a aucune confiance et ne tend absolument pas la main aux oppositions mais on est quand même dans un climat de pré-élection qui je pense désintéresse beaucoup les Français
Qui dans l'opposition a fait des propositions concrètes, réalistes et applicables ? Fanny Guinochet est-ce que vous en avez entendu quelques-unes ?
Non justement la critique est facile c'est vrai que les mesures sont très difficiles à prendre il y a des moments on voit bien que c'est très brouillon on ne comprend pas toujours même là dans les dispositions je ne suis pas sûre que tous les Français aient bien compris ce qu'ils ont le droit de faire de ne pas faire ou d'aller on a le droit de se déplacer là pendant le week-end de Pâques mais en fait pas vraiment on doit être resté dans les 10 km bref c'est vrai que souvent ça a été brouillon mais à la décharge de l'équipe en place il n'y a pas eu des propositions ou bien alors vous souvenez-vous par exemple il y avait Anne Hidalgo qui avait essayé de lancer un ballon d'essai sur on va fermer d'un coup toutes les écoles vous vous souvenez la façon dont elle avait rétropédalé 24 heures derrière donc on voit bien que de toute façon aujourd'hui c'est très difficile d'avoir une parole entendable ce qui est très délétère et je rejoins Cécile Cornudet pour les Français parce qu'aujourd'hui je pense que ça donne une image de la politique politicienne dans ce qu'elle a de plus délétère de moins glorieux et aujourd'hui les Français ils sont plutôt préoccupés par quoi ?
par effectivement leur santé la crainte d'attraper le virus garder leur job arriver à tout gérer et de voir les uns et les autres se tirailler s'envoyer des noms d'oiseaux je pense que ça n'augure pas d'une adhésion collective aux politiques il y a quand même quelques propositions je voudrais juste les évoquer avec nos deux épidémiologistes qui sont sur le plateau à voir votre avis notamment une qui concerne les eaux usées Marine Le Pen passe son temps à dire il y a des choses très simples à faire il faudrait surveiller de plus près les eaux usées pour savoir où il y a du virus et ensuite ce serait simple d'adapter des mesures de manière très précise est-ce que ça vous qui êtes un spécialiste c'est faisable ?
Alors analyser les eaux usées oui ça se fait après il faut savoir ce qu'on peut faire et ne pas faire donc ce qu'on voit dans les eaux usées en général c'est apparaître le virus un peu avant qu'il n'apparaisse dans une population là c'est pertinent en revanche quand un virus et on le voit aujourd'hui dans une situation de très forte circulation qu'il y a du virus partout dans une ville et bien là aller regarder chaque égout pour dire il y en a plus dans tel quartier ou tel autre à mon sens pas vraiment d'intérêt donc il faut être prudent chaque indicateur vous donne une information il faut exploiter tout ce qu'on peut autour de cette information il ne faut pas lui dire beaucoup plus que ce qu'elle ne veut dire parce que sinon très vite on dit les choses je fais le tour de quelques propositions que j'ai entendues parce que ça arrive quand même jusqu'au français la France insoumise qui dit il faut faire une société par roulement Antoine Flau c'est-à-dire dire c'est chacun son tour moi j'ai le droit de sortir les jours pairs vous avez le droit de sortir les jours impairs est-ce que d'autres pays ont adapté cette mesure-là est-ce que ça vous paraît crédible ?
ça je ne connaissais pas je connaissais ça pour les voitures lors des pics de pollution mais pas pour les personnes lors des pics de Covid donc ça n'a pas été expérimenté ? non je ne crois pas je pense que ce qui a été expérimenté qui ressemble peut-être un petit peu c'est dans les classes il peut y avoir des jauges de cette façon-là c'est-à-dire qu'on peut prendre la moitié des élèves un jour ou une après-midi et l'autre moitié le matin etc ce n'est pas applicable à la société tout entier c'est ça ?
non peut-être pas ce qu'on peut dire c'est que si je peux me permettre allez-y c'est que ces sujets sont des sujets complexes des sujets de santé et que très souvent par peut-être un manque de culture mais qui commence à croître dans la population générale mais aussi chez les politiques par ce manque de culture scientifique et médicale beaucoup de politiques hésitent à prendre la parole hésitent à entrer dans le débat c'est des débats en effet on dit souvent c'est la république des experts c'est les épidémiologistes qui décident voire même pire c'est le taux de reproduction qui mène notre politique en réalité c'est des sujets difficiles et à cause de ça peut-être on n'a pas beaucoup de débat on n'a pas beaucoup de débat sur les stratégies des débats démocratiques qui seraient très utiles mais c'est vrai que c'est délicat parce que les politiques comme vous le disiez se prennent les pieds dans le tapis lorsqu'ils abordent ces débats et rétropédalent et c'est vrai qu'ils ont tous vous avez raison ils ont tous un sujet par exemple les républicains disent il faut généraliser et mettre à disposition les autotests pourquoi est-ce qu'on n'a pas d'autotests alors on dit est-ce que ça ce serait la solution
ils ont tous comme il n'y a pas la capacité de faire une stratégie générale parce que c'est très difficile chacun s'est fait une petite spécialité donc Marine Le Pen les eaux usées les autotests pour les républicains la France insoumise c'est aussi les purificateurs d'air dans les écoles c'est vrai que c'est des outils des outils parmi mille qui existent dans certains pays que certains pays ont développés ou pas que la France a peut-être été assez peu créative peut-être pour les mettre en oeuvre mais il n'empêche qu'ils sont du coup chacun focalisé sur leur outil en disant c'est la pierre philosophale et c'est ça qu'on aurait dû faire et ça permet d'éviter d'avoir un discours global
Fanny Guinochet est-ce que cela vous surprend qu'il n'ait pas été question d'économie on en a dit très rapidement un mot tout à l'heure et c'est vous qui avez abordé le sujet on a l'impression que ça a totalement disparu du débat public du débat politique c'est-à-dire que le quoi qu'il en coûte a tout emporté et évidemment c'est un sujet de préoccupation pour Bruno Le Maire qui a jusqu'au bout fait pression je parle sous votre contrôle pour que l'économiste ne soit pas confinée mais on a l'impression que ce n'est plus un sujet dans cette gestion de cette pandémie parce que ça lui a été beaucoup reproché ces derniers temps on disait il ne veut pas fermer les écoles il ne prend pas les mesures c'est ce que disaient un certain nombre de médecins ou de soignants parce que l'économie prime maintenant ça n'est plus la santé c'est l'économie qui prime c'est pour ça qu'on ne prend pas les vraies mesures pour stopper l'épidémie donc c'est aussi pour ça qu'il n'a pas voulu rentrer sur ce terrain et puis par ailleurs vous le disiez le quoi qu'il en coûte maintenant est rentré dans les mœurs mais c'est aussi un piège parce que comment on va en sortir de ce quoi qu'il en coûte on avait quand même en ce début d'année un début de petite musique qui disait on va continuer les aides on ne les arrêtera pas brutalement mais quand même on était dans la perspective de débrancher petit à petit rien que sur le chômage partiel par exemple le chômage partiel jusqu'à peu vous aviez une prise en charge qui était moins importante là depuis hier par exemple un salarié qui demande à entrer en chômage partiel parce qu'il doit garder ses enfants il retrouve il fait une attestation sur l'honneur il retrouve un chômage partiel qui est qui est pris en charge par l'état à hauteur de 84% de son net 100% s'il est au SMIC donc on revient en plus à des mesures de quoi qu'il en coûte là aussi on fait marche arrière on voit bien que de ce point de vue là il y a une équation intenable mais qui aujourd'hui c'est plutôt astucieux de la part d'Emmanuel Macron de ne pas la mettre sur la table parce que de toute façon en fait il fait la facture et puis la facture derrière et bien c'est la dette on est dans ce dispositif là ça se posera en revanche très fortement au moment de la présidentielle dans quelques mois en tout cas personne ne s'en est emparé aujourd'hui alors peut-être que j'ai raté quelques extraits du débat au Parlement mais on a l'impression que ça ne prend pas
dans le débat politique et ce qui est intéressant c'est que c'est le quoi qu'il en coûte à chaque confinement ça coûte de plus en plus cher mais que c'est aussi un mot que ni Jean Castex ni Emmanuel Macron ne prononcent plus pourquoi ? parce qu'ils savent bien quand même que ça devient un problème parce qu'on rentre quand même dans une campagne présidentielle qu'Edouard Philippe par exemple revient un petit peu avec cette thématique de la dette etc donc c'est un sujet qui les embête et en même temps vis-à-vis de la population ils sont rentrés dans une logique ils ne peuvent pas faire marche arrière c'est impossible
le président l'a promis pour faire face au pic de l'épidémie qui arrive d'ici 7 à 10 jours c'est ce qu'a dit ce matin le ministre de la Santé la France passera de 7 000 à 10 000 lits de réanimation en attendant pour décharger des hôpitaux sous pression un nouveau protocole est en train de s'imposer l'oxygène je ne vais pas y arriver je me suis entraînée toute l'après-midi je n'y arriverai pas l'oxygène l'oxygénothérapie merci c'est parfait à domicile reportage à Argenteuil Laura Radeau et Arnaud Faura
de retour chez lui depuis deux semaines François Latu est relié par un tuyau à cet appareil médical 24 heures sur 24
ça va jusque dans le nez et j'ai de l'oxygène qui arrive dans le nez en fonction de ce que j'ai besoin comme débit on monte un petit peu le débit pour la nuit et puis pour la journée j'ai un débit un peu inférieur
hospitalisé suite à des complications respiratoires il est à présent soigné sous oxygénothérapie un transfert à la maison vécu comme un soulagement
comme je suis resté six jours j'ai vu notamment quelqu'un qui a été obligé de partir en pleine nuit en réanimation pour aggravation de son état moi j'ai des problèmes d'anxiété déjà à la base et de savoir à l'hôpital je pensais que j'allais me retrouver dans un état tellement dégradé que j'allais me retrouver intubé et puis mis hors connaissance et puis puis voir mes proches
un traitement à domicile réservé à des malades du covid stabilisé sous l'étroite surveillance d'une infirmière comment vous vous sentez ?
ça va un peu essoufflé mais ça va
quand vous vous déplacez ou c'est à l'effort quand je me déplace chaque jour elle vient vérifier son taux d'oxygène et sa fréquence respiratoire c'est pour s'assurer que le maintien au domicile il est toujours possible au vu de l'état du patient qui en effet peut évoluer en quelques heures toutes les informations sur l'état du patient sont enregistrées et directement transmises à l'hôpital d'Argenteuil c'est la chef des urgences le docteur Le Gall qui assure le suivi des malades après leur sortie une centaine est actuellement prise en charge dans ce projet pilote on a sur cet écran général les principaux symptômes ceux qui sont rouges sont plus alarmants donc ça justifie en général un appel téléphonique ceux qui sont oranges sont en général satisfaisants vert ça veut dire que tout va bien seuls les malades en voie de guérison et avec de faibles besoins en oxygène sont concernés autre condition être autonome entouré et résider à moins de 30 minutes de l'hôpital
bon et bien écoutez je viens vous annoncer une bonne nouvelle c'est que vous allez rentrer à la maison le Covid va beaucoup mieux tout ce qu'on fait ici
on peut le faire à la maison avec le même niveau de sécurité alors que l'hôpital affronte une troisième vague épidémique l'oxygène dispensé à domicile devient ici une solution pour libérer des lits pour nous on est passé de 8 jours en moyenne de durée moyenne de séjour à 4 jours donc sur un même volume
de lits on peut prendre le double de patients donc ça nous permet
de garder des lits pour des patients non Covid et de poursuivre les soins en non-co en hématologie en cardiologie en pneumologie en diabétologie en endoscopie si cette prise en charge est autorisée par la haute autorité de santé de manière exceptionnelle elle fait débat chez les pneumologues et les infectiologues
la société de pathologie infectieuse considère que le maintien à domicile de patients devenant oxygéno-requérants est dangereuse
l'oxygénothérapie sur ces pathologies aiguës à mon sens ne sont pas des prises en charge dégradées ce sont au contraire l'utilisation optimisée du système de santé avec une interaction ville-hôpital des systèmes d'hospitalisation en domicile qui devrait amener d'ailleurs secondairement à repenser beaucoup de prises en charge hospitalières qui pourraient être faites en ville en interaction
avec l'hôpital en France 60 000 patients ont pu bénéficier de l'oxygénothérapie à domicile depuis mars 2020 il serait environ 5000 actuellement
et cette question alors je ne sais pas qui est-ce qui peut répondre à cette question comment pourra-t-on augmenter rapidement les capacités en réanimation alors qu'il faut des médecins correctement formés pour les faire fonctionner alors moi je ne suis pas spécialiste de la question Antoine pourra peut-être répondre mais ce qu'on entend c'est qu'effectivement on va remobiliser des gens des étudiants en médecine des gens qu'on va former de façon un petit peu expresse faire revenir des gens à la retraite et rééquiper des lits mais là c'est aux collègues hospitaliers qu'il faut poser la question Antoine Flau voulait ajouter quelque chose sur ce point-là vous savez ça me rappelle les années 1970 en France lorsque il y avait à l'époque je crois près de 15 000 décès par an d'accidents de la route et les gouvernements à l'époque avaient décidé de redimensionner l'hôpital de Garche pour pouvoir traiter ces accidents de la route en fait est-ce que c'est cela qu'on veut augmenter les capacités de réanimation c'est traiter les malades qui vont venir mais finalement ce qui est le plus important c'est d'essayer pour les accidents de la route c'était les infrastructures c'est de faire baisser les accidents de la route et on a fait considérablement baisser les accidents de la route avec les limitations de vitesse avec l'alcoolémie qui a été vérifiée etc et donc la prévention routière a économisé beaucoup plus de vie que nous ne pouvions le faire bien sûr il faut traiter les malades bien sûr il faut les traiter dans des bonnes conditions mais quand même ce n'est pas la réponse que l'on attend ce que l'on attend c'est diminuer le monde ça ne peut pas être une solution c'est ça que vous voulez dire on a beaucoup entendu ça aussi dans le débat politique de dire c'est quand même incroyable qu'on soit obligé de fermer le pays parce qu'il nous manque il nous manque 3000 ou 2000 lits de réanimation en fait vous nous dites on pense à l'envers quand on pense comme ça oui je pense qu'on pense à l'envers et qu'on n'investit pas assez dans la prévention quand on commence à penser comme cela il faut plutôt se dire comment faire pour avoir le minimum de circulation de virus possible afin qu'on n'ait pas à engorger les hôpitaux Singapour avait et Taïwan avaient beaucoup prévu de dimensionner correctement leurs hôpitaux ils n'ont jamais eu à s'en servir ils ont réussi à bloquer toutes les arrivées de virus sur leur territoire alors peut-être ce sont des petits territoires peut-être que c'est plus simple dans ces pays là je n'en sais rien mais c'est quand même les solutions qui me paraissent être les plus raisonnables et c'est une critique qu'on entend beaucoup Cécile Cornudet puisqu'on parlait à l'instant du débat politique on entend beaucoup il ne s'est pas passé grand chose depuis le Ségur de la santé
oui le Ségur de la santé avait annoncé 4000 lits supplémentaires et c'est vrai qu'aujourd'hui on voit qu'on manque de lits et qu'on pousse un peu les murs pour essayer d'en trouver alors l'année dernière c'est vrai qu'on s'était appuyé sur le privé et surtout il y avait pas mal de médecins volontaires qui étaient en province par exemple qui étaient remontés à Paris pour dépanner etc et là comme il y a du virus partout et qu'en plus les forces soignantes sont absolument épuisées ce mouvement spontané d'entraide c'est beaucoup beaucoup moins fait et puis sans parler des envois de malades dans d'autres hôpitaux qu'on ne peut quasiment plus faire parce que les familles ne veulent pas l'année dernière on ne leur demandait pas en fait mais cette fois elles s'y opposent
on les a même parfois envoyés dans d'autres pays oui en Allemagne en Belgique
ça aussi
non non il n'y en a plus et nous revenons maintenant à vos questions les personnes déjà vaccinées ont-elles le droit de sortir où elles veulent et quand elles le veulent pendant le confinement sinon à quoi ça sert d'être vaccinée alors ce n'est pas elles n'ont pas le droit de sortir
elles ont le droit en revanche et ça ça change beaucoup je pense pour la période qui va s'ouvrir de s'occuper de leurs petits-enfants quand elles sont et donc ça ça va soulager quand même pas mal des familles qui en ce moment sont en train de s'arracher les cheveux sur les vacances mais non parce qu'on peut être vacciné et quand même diffuser le virus et puis que sinon c'est incontrôlable donc il y a vraiment
l'exemplarité aussi
voilà l'exemplarité
si on voit une personne sur deux sans masque dans la rue on va se poser des questions 4 semaines ce sera suffisant c'est une question ou le gouvernement envisage-t-il déjà de rallonger cette durée petit à petit vous nous disiez tout à l'heure Antoine Flau que si on respecte correctement ces mesures-là ça pourrait suffire mais on pourrait peut-être être amené à rallonger un peu la fermeture des classes oui ce sera peut-être 4 ou 6 semaines mais il faudra voir où on en est dans 4 semaines peut-être qu'on aura bien baissé on a aussi l'effet de la saison comme on l'a dit donc on peut espérer en effet avec les vaccinations avec l'ensemble des dispositifs que l'on baisse et que l'on baisse vite ça va aussi dépendre en effet de l'adhésion des Français à ces mesures Quand vous dites l'effet de la saison c'est-à-dire le retour des beaux jours le fait qu'on soit davantage en extérieur c'est ça ?
Oui c'est ça la saison c'est pas que la chaleur et l'humidité qui baissent c'est aussi le fait qu'on ouvre beaucoup plus ses fenêtres plus facilement c'est le fait qu'on peut avoir beaucoup plus d'activité dehors en fait il faut promouvoir les activités à l'extérieur il faut qu'on arrête de voir je pense des forces de police inquiéter des gens qui sont dehors on peut inquiéter des gens qui sont dedans trop regroupés mais des gens qui sont dehors bien sûr quand ils sont trop près les uns des autres il faut qu'ils mettent des masses de protection ou sinon il faut qu'ils respectent la distance sociale mais sinon les activités à l'extérieur en fait il n'y a pratiquement aucun cluster aucune contamination qui n'a été rapportée survenant à l'extérieur même quand on voit ces rassemblements qui tous les lundis il y a toujours des images sont très contestées très critiquées de jeunes qu'on retrouve sur les quais de Seine ou sur les quais de Saône qui sont rassemblés même dans ces cadres de proximité là ?
Oui même dans ces cadres en fait il y a eu des raf parties il y a eu de la fête de la musique il y a eu récemment le carnaval à Marseille beaucoup de manifestations où les gens semblaient être corps à corps être très proches les uns des autres et en fait on n'a jamais montré de clusters on n'a jamais montré de contamination extérieure Merci de le dire aussi clairement Oui les seules qui ont été montrées c'est souvent des gens qui en fait étaient dans des boîtes de nuit où il y avait la moitié il y avait un bar qui était à l'intérieur et ils allaient probablement se contaminer d'eau barre et pas sur la scène de danse qui était à l'extérieur Où en est-on de l'immunité collective ?
On y croit on y croit c'est difficile à évaluer parce qu'il y a l'immunité qui est liée à l'infection donc là on disait il y a peut-être des chiffres pointés évalués on était aux alentours de 20% je crois d'immunité naturelle la vaccination va venir se surajouter on veut arriver quand même à 60% d'immunité collective pour espérer que ça bloque et c'est l'occasion quand même de rappeler aussi qu'on a de très bons résultats sur la capacité parce que c'était une des questions au départ sur la capacité des vaccins actuels à bloquer la transmission il y a encore des travaux qui viennent d'être publiés qui montrent qu'on bloque très efficacement ça a été fait notamment sur les patients enfin les gens vaccinés en Israël très très bons résultats sur le blocage de la transmission donc ça encore une fois c'est l'intérêt de rappeler encore une fois que cette immunité collective elle protège les gens vaccinés bien sûr mais elle protège aussi ceux qui ne le sont pas ce qui n'est pas une bonne raison pour ne pas se vacciner par ailleurs A-t-on pensé que les autotests seraient la solution miracle ?
Alors c'est vrai que les autotests on en a parlé puis puis parlé on en est où ? Vous savez Cécile Cornudet ?
Il y a eu tout un débat sur qui doit les diffuser surtout a priori ça sera possible dans les pharmacies et pas dans les grandes surfaces mais peut-être que Fanny Guinochet sait ça mieux que moi en fait ça peut être quand même une aide si vous voyez que votre enfant justement avant d'aller à l'école coule un peu du nez de lui faire un autotest mais c'est vrai que c'est pas tellement utilisé en France
Alors Fanny Guinochet je vous en prie allez-y Effectivement il y a un bras de fer et d'ailleurs qui est entre les grandes surfaces les pharmacies qui pourraient les utiliser on en a beaucoup parlé aussi pour les enfants c'était présenté comme une solution pour éviter la fermeture des écoles pour que les enfants puissent se tester ou que les parents puissent tester ou qu'on puisse faire des tests dans les écoles et c'est un peu comme ce que vous disiez tout à l'heure sur le isolé, tracé c'est quand même ça a été très très vite mis de côté du fait de ce bras de fer entre pharmaciens grande surface sur la vaccination aussi je voulais juste dire un mot c'était impossible d'imaginer de faire en sorte que ceux qui sont vaccinés puissent avoir le retour à la vie d'avant parce que vu la difficulté il y a quand même encore un certain nombre de gens qui attendent des doses qui cherchent des possibilités pour se faire vacciner ça soulignait encore plus le fait que certains y arrivent et n'y arrivent pas et le manque de vaccins que l'on a là pour le coup il n'y a eu pas un mea culpa du président de la république mais il a entendu cette colère-là en disant il faut absolument qu'on prenne en charge les gens qui ne peuvent pas passer leur journée au téléphone pour essayer d'avoir un rendez-vous
oui il y a toute une opération pour les plus de 75 ans pour aller les chercher à domicile et leur proposer et ça c'est vrai qu'il fallait ça
où se situe le problème avec les vaccins au niveau de la production de la livraison de la logistique Fanny Guinochet je crois que ça a été beaucoup un peu tout j'ai envie de dire là quand vous entendez que le vaccin Johnson-Johnson suite à un bug on perd des millions de doses ça fait froid dans le dos après on voit le verre à moitié vide mais c'est vrai qu'il faut rappeler que quand même on a eu un vaccin très vite que ce vaccin vous le disiez visiblement à l'air de faire effet et que même si en termes de production de logistique ça reste compliqué par exemple le vaccin AstraZeneca c'est qu'une dose le vaccin Johnson & Johnson là aussi ça devrait aller plus vite mais cette crise aura souligné par exemple la difficulté d'un Sanofi qui a raté le coche et d'une recherche française en tout cas qui n'a pas été à la hauteur sur AstraZeneca 75% des doses injectées pour 90% du Pfizer il va falloir aussi arriver à redonner confiance dans ce vaccin là peut-on croire que les enseignants seront effectivement vaccinés courant avril
alors courant avril c'est une date qu'avait donnée Emmanuel Macron il y a 15 jours dans un déplacement en disant ce serait bien si parce que Jean-Michel Blanquer fait beaucoup pression et là dans ces derniers jours il a fait pression auprès de l'Elysée en disant d'accord on ferme les écoles mais il faut que pendant ce temps-là on en profite pour vacciner les enseignants donc il y a eu un débat mais ça pose plein d'autres questions parce qu'on but toujours sur le nombre de doses ça veut dire que si vous changez toute la priorité aujourd'hui vaccinale ça veut dire qu'il y a plein de personnes fragiles qui n'ont pas pu y accéder et tout d'un coup on détourne pour faire les enseignants et après il y a toutes les premières et les secondes lignes qui vont dire et moi aussi et moi aussi donc l'idée c'est de tant qu'on n'a pas des millions et des millions de doses de continuer à prioriser les personnes les plus fragiles et puis à partir normalement de fin avril début mai de commencer à vacciner les enseignants en commençant par ceux qui travaillent avec des enfants handicapés
Une fois ce confinement passé ne doit-on pas fermer les frontières même durant l'été pour vraiment juguler l'épidémie c'est ce que vous nous disiez tout à l'heure Antoine Flau à prendre de nos erreurs Oui alors c'est pas fermer les frontières mais c'est bien les contrôler lorsque les gens arriveront sur le territoire ils seront soumis à une quarantaine ils seront soumis à des tests ou alors ils auront un passeport sanitaire mais il faut absolument en effet que personne ne puisse entrer sur le territoire avec un virus qu'il viendrait diffuser parce que sinon ça repartira de plus belle Va-t-on enfin se tourner vers le vaccin russe ?
Alors il y a certains élus je pense en particulier à Christian Estrosi qui a dit il faut commander du vaccin russe du Spoutnik V
Oui alors pour l'instant il n'y a pas d'autorisation européenne donc il pourrait à la limite en commander mais il n'aurait pas le droit de l'injecter donc lui il fait pression pour qu'il y ait une autorisation européenne après l'idée c'est que le vaccin russe il faut le produire et qu'aujourd'hui toutes nos lignes de production et en Europe elles sont concentrées pour produire de l'AstraZeneca du Pfizer et du Moderna donc il n'y a pas la place si vous voulez dans les lignes de production aujourd'hui donc il arrivera mais plus tard quand il y aura d'autres lignes de production ouvertes
Commencer à prévoir des vacances d'été à l'étranger c'est peine perdue alors peut-être Antoine Flau sur cette question Alors ça dépend de ce qu'on appelle l'étranger je pense que si c'est l'espace Schengen les pays de l'espace Schengen devraient pouvoir arriver à peu près tous en décru au moment du début de l'été et donc à mon avis prévoir d'aller dans un pays de l'espace Schengen ne devrait pas être très compliqué après ce qui se peut c'est que si on veut aller dans je ne sais pas en Amérique latine ou en Asie ce soit soumis à des conditions difficiles et évidemment il y aura aussi ce passeport sanitaire qui pourra nous aider pour voyager mais je ne crois pas du tout à mon avis au contraire on est en train de se préparer un été plutôt calme sait-on désormais si les vaccins protègent des variants ?
alors c'est variable comme dirait l'autre c'est-à-dire qu'on sait que pour le variant britannique les vaccins qu'on a sont très efficaces on a toujours des incertitudes sur l'impact effectif de certains variants dont le variant sud-africain et le variant brésilien notamment les études faites en Afrique du Sud sur le AstraZeneca AstraZeneca n'était pas totalement encourageante la crainte n'est-elle pas que les mesures soient trop faites pour enrayer l'épidémie vous nous avez bien expliqué les uns et les autres il faut surtout les appliquer on va commencer par ça merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 23h30 demain vous retrouvez Axel de Tarlay pour un nouveau C'est dans l'air tout de suite c'est à vous
Emmanuel Macron