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interviewyoutube.com· 25 mai 2026 2 min

SIA2026 Laurent Wauquiez député LR — entretien Gil Rivière-Wekstein

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

La loi sur la crise agricole, l'urgence agricole, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que ça suffit pour renverser la table ?

0:07
Laurent Wauquiez

Il faut qu'on soit clair, en ce moment, ce n'est pas une période où on renverse la table. Par contre, on peut faire des choses utiles, et moi je préfère quand on est pragmatique et concret, plutôt que de rêver du grand soir et on ne fait jamais rien. Qu'est-ce que j'attends de cette loi ? Première chose, l'eau. Je répète juste ce chiffre. L'Espagne stocke 80% de l'eau qui tombe sur l'Espagne. Nous, on stocke 5%. Derrière, on a des communes qui n'ont plus d'eau, on a des pompiers qui n'ont plus d'eau, on a des agriculteurs qui n'ont plus d'eau. Donc nous, par exemple, en Auvergne-en-Alpes, on est le château d'eau de la France.

J'attends de cette loi qu'elle nous aide à pouvoir organiser le stockage, respectueux de l'environnement, permettant de protéger nos rivières en perte d'été et d'accompagner nos agriculteurs. Deuxième exemple très concret, la prédation. On va avoir l'année internationale du pastoralisme. Donc nous, sur le pastoralisme, le loup aujourd'hui a un problème colossal. Vous ne faites pas vivre au même endroit. Les agriculteurs et le loup, ça n'est pas vrai. Donc il faut qu'on prenne les bonnes décisions, qu'on fixe un quota très clair en disant, par exemple, qu'on accepte 400 loups, mais on ne va pas au-delà. Et on inverse la donne.

On part du nombre de loups qu'on veut sur nos territoires au lieu de partir du nombre de loups qu'on a le droit d'abattre. Ça, c'est un changement considérable d'approche. Et puis enfin, il y a toutes les folies, qui sont les folies de normes, de règles. Par exemple, vous avez une exploitation. Par le passé, elle faisait 150 vaches. Si vous basculez à 151, c'était pénal. On a envoyé un agriculteur en prison. Ça, on a réussi à le simplifier. Mais il y a bien d'autres choses qu'on veut simplifier. Et la loi d'urgence doit nous le permettre. Donc c'est vraiment un enjeu très concret, très pragmatique. Faire sauter des verrous qui découragent des agriculteurs.

1:38
Présentateur

Mais l'agenda de cette loi d'urgence, si elle va être discutée à la Sommée nationale au mois d'octobre, ça ne fait pas un peu dans le temps ?

1:47
Laurent Wauquiez

D'abord, elle va commencer au Sénat. Moi, je suis content que ça commence au Sénat. Je suis député. Pourtant, je le dis, je suis content que ça commence au Sénat. Pourquoi ? Parce qu'il y aura Laurent Duplon. Donc comme sénateur, il va pouvoir se battre dessus et pouvoir faire le travail. Nous, derrière, on va embrayer. La seule chose qui compte pour moi, c'est qu'on ait cette loi avant la fin de l'année. Et là, on a un part collectif qu'on peut franchir.

2:07
Présentateur

Très bien. Merci beaucoup.

2:08
Laurent Wauquiez

Merci à vous, surtout. Merci à vous.