Sébastien Chenu : "Il faut privatiser l'audiovisuel public !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:19OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous reprenez tel quel, à la fois les propos et ce qui ressemble à une leçon de Trump à l'Europe ?
- 1:21OuverteRéponse directe
Est-ce que vous y voyez un écho en France avec cette phrase, ne méprisez pas la colère du peuple ?
- 1:39OuverteÉludée
est-ce que quelque part, c'est l'union des droites via une pétition ?
- 2:18RelanceÉludée
un grand rassemblement, un peu comme ce qui s'est passé en Grande-Bretagne, vous ne descendez pas la rue ?
- 3:04OuverteRéponse partielle
Est-ce que là encore, Sébastien Chenu, vous reprenez les propos de Philippe de Villiers ?
- 3:18OuverteRéponse directe
le changement de peuplement, oui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:02Invité politiqueChiffre
« nous ne pouvons pas accueillir 500 000 personnes par an. »
- 7:05Invité politiqueChiffre
« C'est un milliard et demi par an. »
- 8:55Invité politiqueFait
« la transmission, le fait de transmettre un patrimoine ne peut pas et ne doit pas être taxé. »
- 9:39Invité politiqueFait
« On tue un impôt, on le remplace par un autre. »
- 10:03Invité politiqueFait
« La taxe Zucman, c'est un rideau de fumée. »
- 12:23Invité politiqueFait
« ce n'est pas le paquebot, c'est le Titanic. »
- 13:53Invité politiquePromesse
« l'audiovisuel public dans notre pays n'a qu'une vocation. C'est à être privatisé demain »
- 14:39Invité politiqueChiffre
« 4 milliards d'euros. Voyez-vous, une belle source d'économie encore qui pourrait rentrer dans les caisses de l'État »
Temps de parole
- Sébastien Chenu71 %
- Présentateur28 %
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Notre invité ce matin, Sébastien Chenu, bonjour et bienvenue, merci d'être là. Vous êtes député aérin du Nord, vice-président du groupe à l'Assemblée Nationale. L'Europe dévastée par l'immigration, prévient Donald Trump à la tribune de l'ONU, le président américain. Sébastien Chenu qui en parle comme d'un monstre, je cite, qui détruit tout sur son passage. Il appelle les Européens au sursaut. Est-ce que vous reprenez tel quel, à la fois les propos et ce qui ressemble à une leçon de Trump à l'Europe ?
Mais Donald Trump, moi je ne reprends pas forcément ses propos parce qu'il a son style, mais il a un mérite. Il dit les choses, il pose le doigt sur des problématiques, il le fait avec beaucoup de clarté. Et nous, dans notre vieille Europe et surtout dans un pays dans lequel on a l'impression parfois, comme dans la Bible, que ce sont des aveugles qui guident des aveugles, c'était Mathieu, je crois, dans la Bible qui disait ça, eh bien on ne voit pas la vérité en face, le ON étant les gouvernants.
Les gouvernements qui se suicident, qui se suicident aussi peut-être un peu parfois d'ailleurs, mais qui se succèdent, refusent de prendre à bras le corps le problème de l'immigration et de voir cette vérité qui est que nous ne pouvons pas accueillir 500 000 personnes par an. Nous n'avons pas cette capacité d'assimilation, d'accueil, de logement, problématique aiguë aussi en ce moment. Et Donald Trump, eh bien, met le doigt là où ça fait mal.
Donc vous ne reprenez pas les propos, mais vous dites, il dit les choses. Est-ce que vous y voyez un écho en France avec cette phrase, ne méprisez pas la colère du peuple ? Ce sont les propos de Philippe de Villiers qui affirme dans les colonnes du JDD en s'appuyant sur sa pétition en faveur d'un référendum sur l'immigration qui est à peu près à 2 millions de signataires, que si le pouvoir, Sébastien Chenu, s'entête, eh bien les pétitionnaires descendront dans la rue, autrement dit un rassemblement, vous en serez ?
Moi, je ne fais pas les rassemblements, je fais rarement, je manifeste... Vous pétitionnez pas, vous rassemblez pas ? Non, non, je suis législateur, donc je fais en sorte de faire bouger la loi. Nous, ce que nous voulons, c'est avoir le pouvoir pour faire bouger la loi. Philippe de Villiers fait œuvre utile, à n'en pas douter, parce que lui aussi, quelque part, il met le doigt sur quelque chose, sur cet énorme problème de société qui va mal. Mais nous le faisons au Rassemblement National avec Marine Le Pen depuis des dizaines d'années. Nous l'avons fait sous les insultes, nous l'avons fait sous les moqueries, nous l'avons fait sous le dédain de certains.
C'est une idée de ce que vous demandez sur la fin d'années. Aujourd'hui, il y a un consensus.
La question, c'est si demain, il y a un grand rassemblement, un peu comme ce qui s'est passé en Grande-Bretagne, vous ne descendez pas la rue ?
Non, mais encore une fois, chacun fera ce qu'il voudra, ceux qui auront envie de manifester, manifesteront, et moi, je n'y vois pas d'inconvénients. Moi, je fais mon boulot de législateur. On est des députés Rassemblement National à l'Assemblée, et on est autour de Marine Le Pen dans la conquête du pouvoir. Pour l'instant, nous sommes dans l'opposition.
C'est pour ça que je vous dis, est-ce qu'il n'y a pas d'autre voie ?
Mais qu'il y ait des voies avec un X ou des voies avec un E et un S, telles que celles que présente Philippe de Villiers, font œuvre utile parce qu'elles vont dans le même sens, c'est-à-dire dans ce sens qui est une prise de conscience. Une prise de conscience, c'est à la fois dire les choses, mais c'est aussi trouver les solutions. Donc nous, nous sommes sur le travail des solutions.
Dire les choses. Est-ce que là encore, Sébastien Chenu, vous reprenez les propos de Philippe de Villiers ? Donald Trump, vous avez marqué une différence. Philippe de Villiers, il lui parle d'un changement de peuplement. Il dit que nous sommes en train de changer de mœurs, de changer d'art de vivre, et nous sommes en train de changer de civilisation. Je sais que vous ne reprenez pas à votre compte le grand remplacement, mais le changement de peuplement, oui ?
C'est-à-dire que lorsque 500 000 personnes arrivent dans un pays, chaque année, évidemment, ils arrivent avec des mœurs parfois différentes, avec des coutumes parfois différentes, et parfois même avec la volonté de faire changer le pays dans lequel ils arrivent, évidemment, ça provoque des changements. Donc il y a des changements sociologiques, culturels, c'est une évidence. Et c'est ça aussi, j'allais dire, la deuxième problématique de l'immigration. Elle n'est pas seulement économique, elle est évidemment culturelle. Mais c'est là aussi où j'en veux, voyez-vous.
Et pas de grand remplacement, vous me dites.
Non, mais je n'utilise pas cette théorie parce que...
Jean-Luc Mélenchon, lui, n'a pas de pudeur de gazelle à l'utiliser, par exemple. Bien entendu, mais parce que c'est... À l'inverse, lui, il voit ce grand remplacement à l'œuvre. Oui, mais il le souhaite. Jean-Luc Mélenchon travaille à l'idée, justement,
d'une théorie qui est celle du grand remplacement. Moi, je ne la vois pas comme une théorie qui aura été imaginée par quelques-uns pour s'imposer à nous. Je la vois comme la conséquence de phénomènes sociaux, climatiques, économiques qui font que nous ne sommes qu'au début du chemin. L'idée n'est quand même pas de transférer, de déménager le continent africain sur le continent européen parce que ce n'est pas possible. Mais c'est là aussi où j'en veux à ceux qui nous gouvernent depuis si longtemps. Bruno Retailleau, en particulier, qui continue à naturaliser, qui continue à donner du droit d'asile.
Il le conteste par des chiffres. Il l'avait répondu à Marine Le Pen, notre invité.
Mais ça, et ça, aucune cour ne viendra lui taper sur les doigts s'il arrêtait demain de donner la nationalité française à des milliers de gens, s'il arrêtait demain de donner le droit d'asile à des milliers de gens. En attendant... Je pense qu'il faut arrêter le flux. L'urgence, c'est déjà arrêter le flux.
Ils sont encore au pouvoir, Sébastien Cheney. C'est pour ça que je vous pose la question, quand vous avez des signataires comme Louis Alliot, Julien Oudoul, Sarah Knafo, Éric Zemmour, Laurent Wauquiez, Marion Maréchal, est-ce que quelque part, c'est l'union des droites via une pétition ?
Mais ça ne suffira pas, l'union des droites. Et d'ailleurs, je vais vous dire, il y a une majorité d'électeurs de gauche qui souhaitent un référendum sur l'immigration. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est une question qui fait consensus. C'est un consensus auquel Philippe de Villiers donne de l'écho à travers cette pétition, et pourquoi pas ? Mais j'allais dire, on est déjà à l'étape d'après. La prise de conscience de la population française sur la problématique d'immigration, elle est déjà faite. Et c'est d'ailleurs pour ça que sa pétition marche fort. C'est parce qu'une majorité de Français, aujourd'hui, ont pris conscience.
Ceux qui n'ont pas pris conscience, ce sont ceux qui nous gouvernent. Alors, ils n'ont pas pris conscience, parfois par naïveté, parfois par idéologie, parfois par manque de courage, parfois tout s'amêlé, et je pense que c'est exactement ce qui se passe avec ce gouvernement. Naïveté, manque de courage, idéologie, ils ne veulent pas ouvrir le dossier de l'immigration.
Vous parlez de ce gouvernement, pendant ce temps, l'horloge tourne, mais Sébastien Lecornu est en passe de battre le record du délai d'attente le plus long pour nommer un gouvernement. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui continue de multiplier les rencontres et les consultations. Comment vous appréhendez cette période, cette longue séquence ?
D'abord, je ne vois pas de rupture chez Sébastien Lecornu. C'est lui qui nous avait parlé de rupture. Alors, est-ce qu'en fait, on a tous entendu une rupture avec Emmanuel Macron et qu'il ne voulait qu'une rupture avec François Béroud, auquel cas, il y aurait déjà tromperie sur la marchandise ? Je ne vois pas de rupture. Il a repris les mêmes conseillers économiques, c'est assez savoureux, que François Béroud. Il nous dit qu'il va arrêter les campagnes de communication du gouvernement pour faire des économies. Mais enfin, sur les trois mois, jusqu'à la fin de l'année, enfin, il se moque de nous, quoi. Trois mois de campagne de communication et que les contrats déjà passés vont continuer.
En fait, c'est une sorte d'inspecteur gadget, quoi, Sébastien Lecornu. Il fait des toutes petites choses pour essayer d'embobiner l'opinion publique. Et derrière, on voit la situation.
Rien ne trouve grâce à vos yeux, par exemple, ce qu'il compte faire sur l'AME, l'aide médicale d'État pour les sans-papiers. Il a reçu les deux auteurs, Claude Devain et M. Stéphanini, sur leur rapport.
Il ne s'agit pas de détricoter l'aide médicale d'État en enlevant la balle néothérapie. C'est une aide, je le rappelle, parce que nos spectateurs doivent être bien informés, qui est réservée aux personnes qui sont sans droit ni titre sur notre territoire, aux clandestins. C'est un milliard et demi par an. Chaque année, ça augmente. Et il y a de tout dans l'AME. Il y a l'orthodontie, il y a les consultations, il y a les vaccins, il y a les opérations.
Il va mettre à plat et voir ce qui peut être gardé ou pas.
Nous, on demande, mais vous disiez tout à l'heure, mais finalement, à quoi vous servez ? Au Parlement, on a déjà proposé de transformer l'aide médicale d'État en une aide qui soit uniquement une aide d'urgence vitale, c'est-à-dire pour les pandémies et pour les problématiques vitales. Quand quelqu'un est à l'article de la mort, on le soigne. Mais on l'a proposé à l'Assemblée nationale. Mais M. Lecornu et ses amis, ils s'y sont opposés. Et puis pendant ce temps-là, pendant que M. Lecornu joue avec ses petits gadgets, regardez les frais sur les anciens premiers ministres, ils vont être limités dans le temps.
C'est-à-dire que Mme Cresson va encore avoir, pendant 10 ans, qui a été premier ministre en 1991, un chauffeur, un garde du corps, une secrétaire. Enfin, ils se moquent du monde. Et pendant ce temps-là, on a Stellantis à Poissy qui fait... Moi, j'ai un site à Ordin sur Stellantis. Je suis inquiet. Je préférais que M. Lecornu aille voir l'Union européenne sur les normes, sur la fin du moteur thermique et qu'il se batte là-dessus pour que notre pays ne se désindustrialise pas.
Désindustrialisation, normes et puis impôts. C'est un peu le concours lépine de la fiscalité. Sébastien Chenu qui se poursuit d'ailleurs ce matin dans la presse. Certains membres du bloc central proposent le retour sur une certaine forme de l'ancien ISF. C'est Marc Fénoin qui propose un impôt, cette fois, sur la fortune improductive. Et de votre côté, il faut bien reconnaître, on n'a pas compris ce qui s'est passé ces derniers temps.
Vous avez l'air surpris. Oui, c'est assez simple. D'abord le bloc central.
Vous ne reconnaissez pas que votre communication était un peu brouillonne sur le sujet ?
Non, sur le bloc central, je réponds d'abord sur le bloc central. Moi, je suis fasciné par l'absence totale de conviction et la capacité de plasticité qu'ont ces députés, de Gabriel Attal à Marc Féno du Modem, etc. Ils se font élire en disant pas d'impôts, ils sont capables d'en créer de nouveaux. Ils n'ont aucune idée, aucune vision, etc. Nous, on a une idée, c'est de dire que la transmission, le fait de transmettre un patrimoine ne peut pas et ne doit pas être taxé. Parce que c'est le rêve des Français de se constituer un patrimoine et que de le transmettre. En revanche, qu'on demande un effort à ceux qui ont beaucoup un moment.
Dans toutes les démocraties, c'est possible et c'est entendable. Même les électeurs, d'ailleurs, LR, ils sont favorables et les gens le comprennent. Mais cet effort ne doit pas reposer sur la transmission du patrimoine personnel.
Mais quand on entend Jean-Philippe Tanguy fustiger la taxe de Khmann et se plaindre qu'on ne parle pas assez des impôts proposés par le RN, reconnaissait qu'il y a de quoi, pour certains, tomber de la table, de chaise et même de plus haut.
Non, mais il ne s'agit pas des impôts proposés par le RN puisque nous, lorsqu'on propose une taxation comme celle d'un impôt sur la fortune financière, elle a deux objets. D'abord, elle tue l'impôt sur la fortune immobilière. Pas de nouvel impôt. On tue un impôt, on le remplace par un autre. Non, mais c'est important.
Pendant des années, on n'a dit pas de nouvel impôt. À la fin, il y a toujours un impôt en plus
dans un pays où le taux d'imposition est démentiel. On en éteint, madame Mabrouk. On éteint d'abord un impôt. Et puis surtout, on le flèche. On le flèche sur quoi ? Eh bien, on le flèche sur la capacité à pouvoir avoir une deuxième part fiscale à partir du deuxième enfant. Donc ça, c'est intéressant. La taxe Zucman, c'est un rideau de fumée. La taxe Zucman, elle n'aura même pas le temps de naître que les entreprises auront délocalisé parce qu'elles touchent l'outil de travail. Il faut que les Français comprennent bien, ça touche les boîtes, ça touche les entreprises. Donc dès qu'on leur dira, vous allez payer, elles vont partir.
Donc les recettes miracles que la gauche essaye de nous vendre sont une illusion.
Justement, recettes miracles de la gauche. Et vous, on a l'impression que vous avez une calculatrice magique. Est-ce que vous l'avez d'ailleurs ? Non, d'accord. Est-ce que vous pensez, je précise, c'est que ça a choisi de faire rentrer dans les caisses plus de 8 milliards d'euros grâce à une taxe de 33% sur les rachats d'actions. En y travaillant, je ne trouve absolument pas le même montant.
Mais sur la bataille des chiffres, je vais vous dire, personne ne réussira à s'entendre parce que moi, je me souviens, l'Institut Montaigne faisait des calculs qui ne correspondaient pas. Emmanuel Macron nous a vendu des réformes qu'il devait rapporter, ça n'a pas donné, etc.
C'est ça, 33% sur la valeur nominale des actions, ça ne donne pas une différence.
Basons-nous sur des logiques. Nous, on considère et on était d'accord sur l'idée de faire 40 milliards d'euros d'économies. Mais à partir du moment où on ouvrait le dossier de l'immigration, je ne vois toujours rien arriver. La contribution à l'Union Européenne, je ne vois toujours rien arriver. Les dépenses toxiques de l'État réelles, je ne vois toujours rien arriver. L'aide au développement, je ne vois toujours rien arriver. La lutte contre la fraude, je ne vois toujours rien arriver. Eh bien, je veux dire, avec ces 5 sujets, nous avons ces 40 milliards d'économies possibles.
Mais sur les 33% sur les rachats d'actions, je ne vois toujours rien arriver, les 8 milliards, je vous assure. Mais vous ne voulez pas rentrer dans une bataille de chiffres. Non, je ne veux pas rentrer dans une bataille de chiffres. Elle est importante pour la crédibilité de notre programme.
Oui, mais pourquoi est-ce que ce ne serait pas crédible chez nous et crédible chez les autres ? Moi, je crois tout à fait à la crédibilité de notre proposition économique. Tout comme, je pense, que nous sommes capables de relancer aussi de la croissance avec ce programme d'économie. Car il y a des économies d'un côté, il y a des réformes, mais il y a aussi la nécessité de relancer de la croissance. Je vous ai parlé tout à l'heure de Stellantis. Par exemple, se battre au niveau de l'Union Européenne pour les faire reculer sur les moteurs thermiques, sur la fin du thermique, c'est nécessaire. Sinon, on va tuer notre secteur automobile.
En parlant d'argent, justement, et de budget, c'est une alerte rouge sur France Télévisions. La Cour des Comptes alerte sur la situation critique de l'audiovisuel public. Gabgi, métier non polyvalent, frais de mission incroyablement élevés. Décidément, l'audiovisuel public traverse une zone de très forte turbulence. Vers quoi se dirige, selon vous, le paquebot public, Sébastien Chenu ?
Voilà, ce n'est pas le paquebot, c'est le Titanic. D'abord, qui était au courant de ce rapport de l'Arcom avant la nomination, la reconduction de Mme Ernotte ? Moi, je vais poser la question à la ministre de la Culture,
des sages de l'Arcom, vous voulez dire ?
Oui, j'aimerais savoir qui avait eu connaissance puisque Mme Ernotte a été reconduite il y a peu.
Vous voulez dire, attendez, que le rapport a été mis...
Je vais poser la question. Dans un tiroir, en attendant qu'elle soit nommée ? Un rapport comme ça, ça ne se fait pas en 15 jours. J'aimerais savoir si ce rapport était déjà connu d'un certain nombre de magistrats ou de personnalités publiques avant la reconduction de Mme Ernotte. Et je poserai la question à Rachida Dati. C'est un naufrage.
Et je précise que vous voulez savoir parce que vous êtes en train de dire que ce rapport aurait été mis de côté pour faciliter la nomination de Mme Ernotte.
Si c'est le cas, on a déjà vu des rapports de la Cour des comptes, notamment sur l'immigration qui n'avaient pas été livrés à l'opinion publique parce qu'il y avait des débats qui arrivaient. On a déjà vu ça. Donc je vais poser la question. Je vais faire mon rôle de député. La deuxième chose, c'est que c'est un naufrage cet audiovisuel public. Je veux dire, n'importe quel patron d'entreprise serait dans la situation de Mme Ernotte mettrait la clé sous la porte. D'ailleurs, c'est presque dit dans le rapport. S'il n'y a pas un redressement des comptes, c'est la clé sous la porte. Mme Ernotte a ruiné l'audiovisuel public.
Elle l'a ruiné dans son approche puisqu'elle est une approche idéologique et non pas neutre. Et ça, je pense que c'est évidemment... Ça fait partie du naufrage. Et puis elle l'a ruiné financièrement. Alors, ce n'est peut-être pas seulement son œuvre et c'est aussi de la responsabilité de ceux qui nous gouvernent de ne pas avoir vu cette gabegie. Mais l'audiovisuel public dans notre pays n'a qu'une vocation. C'est à être privatisé demain si on veut encore qu'il y ait effectivement une multiplicité d'offres dans le paysage audiovisuel. Mais l'audiovisuel public tel que nous le connaissons n'a plus vocation à perdurer. Titanic, dites-vous, privatisation.
Alors, imaginons, Delphine Ernotte, dites-vous, est en partie responsable de ce naufrage. Mais alors, vous avez un candidat en vue ?
Ah mais écoutez, si on privatise, ce n'est pas nous qui allons demain nommer le président ou la présidente. Par définition. Est-ce que vous pensez que vous aurez des garanties
pour qu'il y ait un patron plus ou moins neutre ?
Oui, mais ça fera partie évidemment du cahier des charges. La neutralité fait partie du cahier des charges dans un service public. Mais moi, je vous parle d'un audiovisuel public demain qui a vocation à être privatisé. C'est 4 milliards d'euros. Voyez-vous, une belle source d'économie encore qui pourrait rentrer dans les caisses de l'État et qui pourrait permettre d'ouvrir ce paysage audiovisuel qui, de ce côté-là, n'est quand même pas très neutre et quand même fortement connoté mais surtout très mal géré. C'est l'argent des Français. Et aujourd'hui, le rapport de la Cour des comptes dit que sans intervention de l'État, c'est la clé sous la porte.
Ça veut dire qu'on va encore demander aux Français de payer, de payer, payer, payer, toujours payer pour des gens qui roulent carrosse.
Question à Madame la ministre de la Culture pour savoir pourquoi ce rapport ou si ce rapport était su, dans tous les cas, renseigné avant la nomination de Delphine Ernotte. Vous lui voyez un rôle important dans cette gabegie. En parlant de rôle, tout autre chose, on va finir un peu en beauté, si je puis dire, et en douceur. Si je vous dis, Sébastien Chenu, les pétroleuses, le guépard, Visconti, Fellini, Berthe Lancaster, Alain Delon. Mais quelle est donc cette star qui a tourné avec les plus grands et qui est elle-même une star, évidemment ?
Angelina rejoint en crède. Bravo. C'était dans le guépard, bien sûr. Qui nous a visités. Et si certains, ici, au gouvernement, sont à l'ouest, elle, elle était. Il était une fois dans l'ouest. C'est votre film préféré. Oh, c'est quand même un immense film. Le guépard, quand même. Là aussi, ça fait partie d'une filmographie majestueuse de Claudia Cardinal, qui s'était beaucoup mobilisée dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Elle avait été victime elle-même d'un viol.
Et je pense que sa voix aussi comptait au-delà même de son talent, de son sourire incroyable, de cette belle filmographie. Sa voix a compté dans ses programmes de lutte contre les violences faites aux femmes. Il faut la saluer.
Que dire alors ? Sinon, belle la ciao. Merci, Sébastien Cheney. Bonne journée à vous.
Merci, Sébastien Cheney. Merci, Sébastien. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.
Sébastien Chenu