Pour un Centre national du Jeu Vidéo | #Amfis2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11non_speechChiffre
« le secteur du jeu vidéo, c'est un secteur extrêmement important dans le pays. Et ne serait-ce que n'importe quel homme ou femme politique de ce pays qui est un peu responsable et qui regarde un peu la société dans laquelle il vit, devrait s'intéresser aux jeux vidéos puisque c'est quand même la première industrie culturelle du pays. 5,8 milliards d'euros. »
- 9:55non_speechFait
« c'est le cinéma objectivement qui finance le jeu vidéo. Alors que je vous ai dit que c'était la plus grosse industrie culturelle du pays loin devant le cinéma. »
- 17:46MorganFait
« aujourd'hui, c'est le syndicat qui est majoritaire dans le secteur de l'industrie du jeu vidéo par notre nombre d'adhérents, notre omniprésence dans les entreprises et aussi notre capacité de mobilisation. »
- 18:29MorganFait
« on estime que d'ici 2028, si ça continue, l'industrie de jeux vidéo française n'existera plus. En tout cas pas comme c'est le cas aujourd'hui. »
- 24:14MorganChiffre
« pour l'année 2025, si on reprend les 10 % du TS de la TSA, ça fait 500 millions d'euros. C'est 10 fois le budget du CJV actuel. »
- 27:52MorganFait
« il y a actuellement l'ort qui est bon Christine Kev en parlera plus que moi mais qui est pas mal récupéré par qui est pas mal financé par l'Arabie Saoudite. »
- 40:14Florent MorinChiffre
« si on veut vendre un jeu vidéo sur des téléphones Apple, et ben on doit passer par App Store. Alors Epic challenge un peu ça en essayant de créer une place de marché alternative. Bon, je veux pas vous saouler avec les détails, mais on a besoin de payer 100 € à Apple par an, plus 30 % de nos ventes. »
- 46:34Christine KevChiffre
« on estimait qu'on était un peu moins de de 12 de 12 millions de consommateurs et de pratiquants d'ort en France. Cette enquête, elle date de 2023. »
- 56:00non_speechFait
« Moi, j'adore j'adore les jeux de combat. J'adorais mettre en avant un jeu de combat français mais j'en ai pas en fait à mettre. »
- 56:15non_speechFait
« Donc aujourd'hui, on a aucun moyen de financement. donc peut-être dialoguer avec les pouvoirs publics pour trouver de nouvelles manières de de financer l'ort en France »
- 56:43non_speechFait
« aujourd'hui, dans la fameuse loi esport qui existe en France, il y a l'existence d'un CDD esport, donc à destination des joueurs et des joueuses. »
- 57:25non_speechFait
« il faut que le jeu sur lesquels on veut contractualiser cette personne, c'est du 1er septembre au 1er mars. Les saisons esport changent chaque année et donc sortent de ces fameuses dates. »
- 58:51non_speechFait
« Une dernière chose qui pourrait être très intéressante, c'est aussi toute une phase d'éducation et de sensibilisation. »
- 59:27non_speechFait
« il y a des professeurs, il y a des encadrants, il y a tout un suivi pour essayer 2 heures par semaine hein, on parle d'une pratique de 2hur par semaine et ça y est, ça s'est excité sur l'exposition aux écrans majeurs. »
- 1:00:11non_speechFait
« elle est lycéenne, elle est en première et en fait bah elle doit adapter enfin elle aimerait bien adapter son emploi du temps pour pas se retrouver éclater le matin et pouvoir suivre une scolarité. »
- 1:02:20non_speechFait
« Est-ce que c'est un centre national du jeu vidéo qui va régler le problème des questions qui sont se posées là ? »
- 1:03:35non_speechFait
« si on met pas dans une même structure les gens des différents ministères, les différents actrices et acteurs sur l'isport, sur le le les salariés, les patrons, en fait, ça se disperse trop et il y a plus de cohérence »
- 1:04:59non_speechFait
« l'ort, on le mettrait où à ce moment-là s' avait pas une structure dédiée aux jeux vidéos alors que c'est vraiment en lien. »
- 1:05:39non_speechFait
« Il y a une pétition européenne qui a été lancée qui s'appelle Stop Killing Games. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bien, donc bonjour à toutes et à tous. Alors, on va parler aujourd'hui dans cette conférence de Centre national du du jeu vidéo. C'est vraiment l'objet.
Et avant que je ne commence à présenter nos intervenantes et intervenants, euh je vais vous rappeler pour ceux qui ont l'habitude de des conférence que je fais, on va fonctionner euh de manière un peu interactive euh de sorte à ce que vous puissiez nourrir la conférence au fur et à mesure qu'elle se déroule en faisant remonter des petits papiers sur lesquels vous pouvez mettre vos questions tout au long de la conférence et moi bah mon job ça va être de bah de les retranscrire et de de relancer nos intervenantes et intervenants sur le sur le sujet, il y a Anas qui est là qui travaille avec moi et qui va pouvoir vous réceptionner les petits papiers et me les apporter.
Donc vraiment hésitez pas. Comme je disais à nos intervenantes et intervenants, en fait c'est un peu comme un live Twitch avec le chat mais c'est avec des papiers. Euh voilà, donc si vous pouvez mettre des essayez de pas mettre de trucs trop troll mais bon voilà si c'est un peu l'état d'esprit. [grognement] Euh OK, j'aurais pas dû dire ça je crois. J'aurais pas dû dire ça hein. C'est Ouais. Bon euh en tout cas, je suis très heureux de de pouvoir animer cette conférence euh pour plusieurs raisons euh parce que le jeu vidéo, je sais qu'il y a des gens qui sont là aujourd'hui en se disant euh bah je vais aller voir pourquoi ils font un truc sur le jeu vidéo en fait.
C'est quoi le rapport avec la campagne électorale et la politique et tout ? Et je peux comprendre ce sentiment pour des gens qui sont un peu éloignés du du secteur de l'univers du jeu vidéo. Vous avez tort mais je peux comprendre et je sais qu'il y a aussi dans la salle des gros geeks. Voilà. Euh ben oui. Oui. Voilà. Évidemment. Euh donc on va pas faire le best of des 10 meilleurs jeux narratifs de l'été. Non c'est pas le c'est pas l'objet aussi. On fait ça aussi. Bon, dommage. Euh [grognement] donc on va pas faire ça. Et l'idée c'est que effectivement le le secteur du jeu vidéo, c'est un secteur extrêmement important dans le pays.
Et ne serait-ce que n'importe quel homme ou femme politique de ce pays qui est un peu responsable et qui regarde un peu la société dans laquelle il vit, devrait s'intéresser aux jeux vidéos puisque c'est quand même la première industrie culturelle du pays. 5,8 milliards d'euros. OK. loin devant le cinéma, la musique et tout le reste. C'est pas, je dis pas ça pour pour craner ou je sais pas quoi. Je suis moi-même pas fabricant de jeux vidéo je suis juste qu'un un humble joueur. Et et mais c'est c'est pour dire que ça pèse ça pèse beaucoup et il y a plus des deux trois pardon tr quarts de la population qui jouent plus ou moins régulièrement.
Euh donc c'est quand même quelque chose de d'en fait colossal comme fait de société en réalité. Et évidemment, nous on considère que c'est d'abord et avant tout un le jeu vidéo a une expérience et un bien culturel avant d'être un produit industriel et commercial. Et ça c'est important parce qu'on a tous des imaginaires de plus en plus maintenant avec les générations qui passent qui sont autour du jeu vidéo, des références qui sont autour du jeu vidéo, des des du vocabulaire qui va avec he tout un univers avec lequel on peut se parler. Enfin, c'est de la culture en fait. Voilà, résumé, je résume à gros trait.
Par exemple, quand là il tardait à partir de la conférence précédente, je me suis dit s'il reste, on va les ganquer. Donc là, ceux qui ont Paris, tant pis pour vous. Euh non, on va expliquer. Bon, en fait, c'est dans les jeux quand vous faites un gang, c'est que vous allez percuter votre adversaire pour le pour le virer. Voilà. Enfin, on aurait pu faire un raid aussi. C'est bon, c'est pour notre Voilà. Donc euh voyez, ça crée de la culture. On a Rit ensemble pour ceux qui qui connaissent et euh et c'est ça aussi qui est important.
Certains le considèrent même comme un art total en réalité puisque les jeux vidéos, on va dire les plus complets vont mêler euh à la fois les le côté visuel, artistique, graphique, mais aussi musical. Vous avez de la musique dans le jeu vidéo, vous avez besoin d'un scénario dans votre jeu vidéo pour que ce soit bien et que vous vous ayez envie d'y rejouer. Bon, des fois, il y a des jeux sans scénario, on rejoue beaucoup trop, hein. Euh tu es triste, le scénario était pas ouf, hein.
Euh et pourtant, mais la musique un peu un peu entêtante comme quoi finalement, il y a toujours un des ingrédients qui fait que ça intéresse les uns et les autres et que ça nous fait aussi une expérience à partager. Donc euh il faut considérer les choses comme elles sont et euh regarder de plus près parce qu'évidemment si on joue aux jeux vidéos, c'est qu'il y a des gens euh qui les fabriquent. Et donc les conditions de fabrication de ces jeux vidéos vont nous intéresser surtout si je vous ai dit que c'était la première industrie du pays.
Voilà, vous allez découvrir peut-être même sans doute puisque je vais le dire dans un instant qu'il y a notamment un crédit d'impôt jeux vidéo qui existe dans le secteur. Voilà, vous connaissez tous un peu le crédit d'impôt recherche qu'on a dit décrié qui est voilà il y a il y a aussi dans le secteur du jeu vidéo et tous ceux qui sont dans le secteur du jeux vidéo à l'international savent qu'en France il y a un crédit d'impôt sur le jeu vidéo. Bah oui. E certains diraient même qu'on est un paradis fiscal du du jeu vidéo. Euh voilà. Je sais pas si c'est génial génial génial. On va en discuter.
Vous savez que les crédits d'impôts quand on est de gauche, c'est pas spontanément le truc qu'on a envie de de développer. Euh mais on y reviendra. Mais c'est aussi au-delà de ça, même des usages qui sont euh très larges. Au-delà d'être une économie, on va parler aussi d'ort. Donc l'isort ce sera développé mais en fait c'est comme le sport mais avec un e devant. OK. Et c'est-à-dire que c'est jouer sur les jeux vidéos de manière compétitive. En ce moment, il y a soi-disant une coupe, tu dis soit-disant, on verra y reviendra après, une coupe du monde de jeux vidéo à Paris. OK, vous étiez pas au courant. Euh si les geeks, je sais que vous êtes au courant.
Les autres, je parle, ceux qui réagissent pas trop au fond là. Il y a une coupe du monde actuellement, il y a tout un univers, il y a des stades dans lesquels les gens se retrouvent pour regarder des joueuses et des joueurs jouer à leurs jeux compétitifs et ça va de FIFA, enfin des jeux de foot aux jeux de jeux de baston. Voilà. D'ailleurs, il y en a qui ont découvert que ça existait en jouant aux échecs peut-être hein, puisque maintenant c'est devenu quelque chose quand même de colossal avec sur les échec en ligne ou même les pros dans le monde physique en fait ben finissent par jouer par voie numérique avoir leur leur ho leur leur score leur classement quoi.
Et avec des rencontres sur retransmises sur les réseaux sociaux. Vous avez des chaînes he sur internet pour ceux qui savent pas où vous pouvez regarder en direct les matchs comme à la télé en fait et tout pareil. Donc vraiment, c'est tout un univers qui existe et évidemment là-dedans, il y a des batailles politiques, des luttes et euh des rapports de force qui s'exprimente. Je vais présenter euh nos intervenantes et intervenants. À ma droite, j'ai Christine Kev qui est organisatrice de tournois esport amateur.
Elle a été aussi administratrice de de Woman in Games qui est une association féministe qui vise à se battre pour une meilleure représentation des femmes dans l'industrie en tant que telle et aussi sur le contenu vidéoludique et les stéréotypes de genre qui sont véhiculés. Et elle a été aussi administratrice de France esport qui est le la structure qui qui essaie un peu de d'organiser l'univers en France. Euh à ma gauche, Morgan qui est euh artiste technique. Ouais, c'est bon, elle vous dira ce qu'elle fait.
euh et euh qui est surtout euh adhérente du syndicat des travailleurs du jeu vidéo euh qui est donc euh le syndicat qui euh permet la représentation des des travailleuses et des travailleurs, même s'il y a aussi d'autres centrales syndicales qui syndiquent euh les travailleuses et les travailleurs en fonction des tailes des des entreprises, mais on est content d'avoir de l'avoir avec nous et aussi Florent Morin qui est un patron. Bah oui. Bah et alors euh [rires] non et surtout il est il est il est président du du studio Pixel Hunt, c'est intéressant. Vous irez peut-être voir les jeux qui sont produits, il en parlera un petit peu.
Il surtout membre du syndicat national du du jeu vidéo qui est le syndicat patronal hein du du secteur. Et on les on le remercie, on les remercie d'avoir accepté de venir discuter avec nous. Je reviens sur l'objet de notre conférence et je vais pas être très long mais pour vous dire que on propose dans le programme de créer un centre national du jeu vidéo et c'est ça de ce dont on va parler. Il y a plein de sujets à l'intérieur du secteur hein. Voilà, le sujet salarial, le sujet patronal, le sujet de l'isport et les intervenants et intervenants vont revenir sur ces sur ces aspectsl.
Mais surtout la question c'est à quoi pourrait servir demain un centre national du jeu vidéo qui n'est pas fait aujourd'hui en terme de politique publique par les ministères, par les différentes structures qui existent déjà ? Quelle politique publique cohérente on fait sur les différents domaines qui pourraient euh qui pourrai être portés par ce centre national du jeu vidéo ? Je fais une première parenthèse pour vous dire que il y a déjà une partie qui est supportée par le Centre national du cinéma. Vous ne le savez probablement pas mais en réalité le jeu le secteur du jeu vidéo est géré par le Centre national du cinéma.
On voit les passerelles he par ailleurs qui qui peuvent exister évid évidemment. Il y a même, vous le savez peut-être, mais dans certains jeux vidéos, des actrices et des acteurs qui tournent des scènes avec des des combinaisons aptiques pour retrans bon bref, je vais pas vous perdre là-dedans, mais en gros, il y a il y a des liens évidents et euh il y a un fond d'aide à la création hein du jeu vidéo qui est qui est géré par le Centre national du cinéma et ce fameux crédit d'impôt jeux vidéo qui est aussi administré par le centre national du du cinéma. Il y a un petit hic avec ce centre national du cinéma, c'est que vous savez comment il est financé.
Non, je vous redis mais c'est par les les les tickets de cinéma. OK. Quand vous allez au cinéma, ouais, il y a pas que ça, je sais. Mais oui oui, il y a il y a plein de il y a il y a il y a mais c'est la principale l'historique source de financement évidemment et il y a pas 1 € qui est mis par le secteur du jeu vidéo pour financer le jeu vidéo. C'est-à-dire que c'est le cinéma objectivement qui finance le jeu vidéo. Alors que je vous ai dit que c'était la plus grosse industrie culturelle du pays loin devant le cinéma.
Vous voyez un peu le donc on va on va discuter notamment dans ce centre national du jeu vidéo de comment on pourrait le financer par le secteur puisque le principe du CNC c'est que le secteur finance le secteur hein et que ça permet d'aider d'aider évidemment le le secteur lui-même. C'est pas ça finance pas l'état hein, ça c'est c'est pas le sujet. Et demain, l'idée c'est aussi que le secteur se finance lui-même et et permette justement de continuer à avoir euh des studios euh en France et euh du des jeux euh fabriqués en France.
En quelque sorte, on pourrait même dire que l'objectif, ça pourrait être d'avoir l'application de l'exception culturelle française aussi au secteur du jeu vidéo qui pourrait être un des objectifs politiques. Mais ce centre national du jeu vidéo, il pourrait si être l'endroit où et ben il pourrait y avoir le le dialogue social entre les salariés et le patronat pour que ce soit cadré et cohérent avec le Il y a encore des marges de progression substantielle dans le secteur. Vous savez que comme beaucoup de métiers passion, le code du travail, bon c'est voilà, je j'en dis pas plus.
Euh vous connaissez peut-être, on développera après, mais il y a le les histoires de crunch, c'est moment où le code du travail vraiment c'est même plus hein. Bon voilà, euh il y a plus vraiment de code du travail dans cette période là. C'est la dernière ligne droite avant de publier le le jeu et c'est très culturellement intégré dès la formation initiale d'ailleurs hein. C'est un truc qui est qui a qui est qui est qui est qui est déterminant.
D'ailleurs, ce centre national du jeu vidéo pourrait mieux cadrer aussi la formation initiale, une seule école publique dans le pays et des tas d'écoles privées où d'ailleurs régulièrement même le secteur, même le syndicat patronal explique qu'il faut peut-être faire un peu le ménage parce qu'il y a un peu de tout et n'importe quoi avec des gens qui payent quand même des sommes colossales pour ensuite pas être recruté vraiment dans le secteur ou en tout cas à des prix qui sont extrêmement bas en terme de en terme de salaire. Euh il y a la question évidemment euh et c'est l'endroit aussi on pourrait avoir une politique qui soit cohérente avec le reste du secteur.
Comment on aide à organiser les tournois, les tournois amateurs, comment on règle on aide à à encadrer euh des futures fédérations euh un peu plus un peu plus structurées comme dans les fédérations sportives plus classiques. Euh il pourrait y avoir des des directeurs techniques nationaux comme il y a dans les dans le sport côté esport. La question s'était posée d'ailleurs de de mettre l'ort aux Jeux Olympiques à un moment donné.
Donc parce que aujourd'hui en réalité euh tous ces sujets-là, y compris celui de la santé publique, l'exposition aux écran, le degré de rétention des joueurs, le fait qu'il y ait des des pratiques aussi pour essayer de bah vous faire payer un max sur les jeux dit pay to win par exemple sur les sur les sur le sur les les smartphones. Tout ça pourrait avoir une politique un peu plus cohérente parce que aujourd'hui en réalité bah vous avez le ministère de la culture qui s'occupe du jeu vidéo parce que c'est un bien culturel. Nous av le ministère de l'économie qui s'occupe euh du jeu vidéo parce que c'est un bien euh industriel et commercial.
Vous avez le ministère des sports qui s'occupe du volet esport euh parce que c'est voilà et vous avez le ministère de la santé qui va aussi ramener son grain de sel à certains moments. Notamment euh il y a une petite polémique sur la dernière stratégie espsort jusque 2030. Voilà 2030 on était plus sûr du chiffre à un moment donné. Euh et euh et euh et en fait en réalité euh dans ce secteur euh il y a des choses qui sont tout à fait euh incohérente parce que il y a pas d'endroit où tout ce beau monde se parle et va dans la même direction et il y a une chose cohérente euh parce que quand je vous ai dit le ministère des sports s'occupe de l'ort. Ouais, vite fait quoi.
Quand je vous ai dit que le ministère de la culture s'occupait de de du jeu vidéo sur l'aspect culturel vite fait quoi. C'est ministère de l'économie un peu plus parce qu'il y a le crédit d'impôt. Voilà, vous avez des fois des ministres du numérique qui viennent là alors que ils ont pas trop de de levier ou de d'action sur le sur le sur le sujet. et le ministère de la santé qui a mis son grain de sel là parce que dans la stratégie de sport, ils ont dit "Ah l'exposition aux écrans." Alors que tout ça aurait pu être discuté en amont et et cadré et que ce soit cohérent y compris du point de vue des politiques publiques et de l'État.
C'est ça qui nous intéresse nous demain quand on gouvernera que y compris sur ce secteur là il y ait une cohérence d'ensemble. J'en dis pas plus parce que vous voyez tous les sujets à tiroir qui sont là et ce que ce que j'ai demandé à nos intervenantes et intervenants, c'est de pouvoir nous exposer ce que eux aimeraient que fasse demain un centre national du jeu vidéo et comment ça pourrait être un support pour développer le secteur, le l'encadrer et que ce soit dans une dynamique aussi d'intérêt général puisque c'est ça évidemment que qu'on poursuit ici à la France insoumise. Donc hésitez pas, je vous rappelle les petits papiers.
Vous pouvez me faire remonter vos questions pour que je nourrisse la conférence et les intervention au fil au fil de l'eau. Je regerearde ce qu'on s'était dit. Qu'est-ce qu'on s'était dit ? Qui parle en premier ? Vous souvenez ce que je vous ai dit ? C'est toi Morgan ? C'est Morgan pour les travailleuses et travailleurs du secteur du jeu vidéo. Euh, bonjour à tous et à toutes. Alors déjà, on m'a demandé de d'expliquer ce que c'est artiste technique. Euh donc euh moi, j'appelle plutôt ça technical artiste parce qu'il y a beaucoup d'anglicisme dans dans l'industrie du jeu vidéo. que c'est le terme plus utilisé. Mais bon voilà, j'ai francisé.
Euh euh donc euh les artistes techniques euh on fait le pont entre les artistes et les programmeurs, c'est-à-dire que euh on va parfois faire de la vulgarisation, par exemple juste de jargon technique. Euh un artiste qui arrive et qui dit "Bah le ciel, il est pas assez bleu." et euh faut expliquer au programmeur ce que ça veut dire ou inversement programmeur qui va dire "Bah, je peux pas faire plus bleu." Il faut expliquer expliquer à l'artiste bah la contrainte technique qui fait que le ciel peut pas être plus bleu. C'est peut-être pas le meilleur exemple pour les gens qui bossent dans le jeu vidéo, mais pour ceux qui n'y bossent pas, je pense que c'est le plus clair possible.
Et parfois, ça va être aussi bah mettre en place des outils concrets pour permettre d'animer un personnage, pour faciliter les exports parce qu'on a beaucoup de fichiers à générer pour produire des jeux vidéos et les artistes parfois se retrouvent à cliquer 67 fois par jour sur le même bouton. Et bah c'est mon job de créer un outil qui leur permettra de cliquer une fois pour pas s'arracher les cheveux à la fin de la journée. Voilà. Euh mais euh là donc je suis là pour représenter le STJV, le syndicat des travailles heureuses du jeu vidéo. C'est un syndicat indépendant qui existe depuis 2017.
Euh le but du STJV, c'est de créer un pact d'amitié, de solidarité et de défense mutuelle entre tous les travaille heureuses de l'industrie du jeu vidéo. Par travaille heureuse, on inclut aussi les étudiants, étudiantes, les professeurs, les streamers, streameuses, euh enfin toutes les personnes qui contribuent à l'industrie du jeu vidéo. Euh aujourd'hui, c'est le syndicat qui est majoritaire dans le secteur de l'industrie du jeu vidéo par notre nombre d'adhérents, notre omniprésence dans les entreprises et aussi notre capacité de mobilisation. Euh peut-être que vous avez vu passer cette info en février 2025 quand on a mis 20 % de l'industrie du jeu vidéo française en grève. Euh voilà,
[applaudissements]
on m'a demandé aussi de faire un petit bilan de d'état des lieux de notre industrie. Faut savoir que ça fait 2 ans qu'on traverse une crise qui est majeure. Euh on enchaîne beaucoup de plans de licenciement, de liquidation d'entreprise, des entreprises qui étaient historiques pour l'industrie en France qui qui s'effondre, euh les recrutements qui sont gelés. Euh et on voit pas du tout la fin de cette crise, sachant que là on a déjà à peu près 10 % des travailleureuses en France qui ont perdu leur emploi. Euh la situation est vraiment assez dramatique et urgente. On estime que d'ici 2028, si ça continue, l'industrie de jeux vidéo française n'existera plus.
En tout cas, pas comme c'est le cas aujourd'hui. Euh historiquement, euh le l'industrie française, c'est une industrie qui est au premier plan sur la production de jeux vidéo dans le monde. Euh notamment depuis les années 80, on parlait beaucoup de la French Touch, du jeu vidéo. Il y a beaucoup de jeux qui ont eu une portée internationale et qui ont fait du coup rayonner la France culturellement dans de par le monde. Au-delà de ça, le jeu vidéo bah comme vous le savez et comme ça a été introduit, c'est une pratique qui se qui se veut en ligne mais aussi en physique.
Il y a des événements, il y a Speedon, le Z Event, l'port aussi, il y a des fanf, il y a des modes, des communautés qui se qui se créent autour du jeu vidéo. Donc c'est vraiment un fait social. c'est le jeu vidéo, ça a une ampleur culturelle qui est très très importante et du coup c'est pour ça que on estime qu'il y a un besoin une une si on si on considère vraiment le jeu vidéo honnêtement tel qu'il est, ça paraît évident d'avoir une politique publique majeure pour le soutenir. D'autant que donc il y a un énorme enjeu d'indépendance financière par rapport à des multinationales qui qui depuis plusieurs années acquent un quasi monopole dans notre industrie. Je vais reprendre mes notes.
Hésitez pas. Je vous sens timide sur les sur les petits papiers. Me laissez pas tout seul. Merci. Merci. Parfait. Euh donc le système actuel financier actuel qui existe euh le système de financement pardon actuel qui existe entraîne une grosse dépendance euh comme je le disais des studios envers les éditeurs, les distributeurs et les multinationales. Euh ça s'est accentué donc avec l'entrée en bourse de nombreuses entreprises et euh et dans le contexte actuel, l'émergence de nouveaux acteurs pour péréniser l'industrie et permettre un renouvellement est peu prou impossible, en tout cas très très compliqué.
Euh et pour nous, c'est une priorité donc de de trouver un de de trouver de créer un des des de créer un plan de sauvegarde de notre industrie qui inclurait les trava travaille heureuses, les les organisations syndicales dans les réflexions. Si on reprend du coup ce qui existe actuellement, on a donc le le CJV, le crédit d'impôt jeux vidéo. Pour le moment, il est principalement monopolisé par des gros studios qui il est pas accessible à des entreprises qui seraiit récente et qui serait qui se mettrai en place. Il y a le FAJV qui lui est malheureusement pas assez important pour permettre à de à une quantité diverses et nouvelles de jeux de d'être d'être produit.
Et surtout ces ces ces critères d'attribution sont aujourd'hui incontrôlables parce qu'ils sont décidés en hc clos par une commission qui est en partie major voire carrément majoritairement composé de pardon euh majoritairement composé de de patrons qui eux-mêmes touchent le FAJV euh et un contrôlé notamment nous ce qui nous intéresse beaucoup forcément c'est l'obligation de respect de la législation sociale. Ce qu'on constate, c'est que elle est pas respectée.
On atteste les victoires que le STJV peut avoir au Prudom et au tribunal judiciaire contre certains certaines de ces entreprises, notamment des entreprises qui touchent du coup les subventions qui sont censées leur faire respecter les législations sociales. En plus de ça, nous on a on constate aussi que que ces subventions sont souvent gâchées et cache des mauvaises gestions, des mauvaises décisions, des abus sur les coûts de production.
Et dans certains cas, on a carrément de la fraude au CJV euh avec des entreprises qui vont sortir une version exprès pour le CNC pour justifier d'une sortie et pour avoir leur agrément entre de et respecter les 36 mois entre les deux agréments enfin de de financement et de commercialisation. Euh on a aussi un cas des cas extrêmes par exemple des entreprises qui vont sortir le jeu sur le store pour que le CNC vérifie que c'est bien sorti puis le retirer du store parce qu'en fait c'était pas du tout commercialisable. Donc, il y a vraiment un une grosse problématique de de contrôle à ce niveau-là.
Euh d'où notre revendication depuis quelques années au STJV de mettre en place un centre national du jeu vidéo qui euh contrôlerait euh les critères d'obtention de ces aides. Il faut savoir qu'actuellement les l'État via le crédit d'impôts jeux vidéo finance déjà 30 % des salaires dans dans le jeu vidéo. Donc au final ce serait pas si compliqué que ça de de s'y intéresser un peu plus. Si si on reprend l'idée c'est pas de repartir de zéro évidemment, donc si on reprend les missions actuelles du CNC qui sont du coup pour le cinéma, mais si on s'intéresse à comment on pourrait les adapter aux jeux vidéos, il y a une marge de de manœuvre qui est tout à fait tout à fait envisageable.
Euh la première mission, c'est le la mission de euh de réglementation de de du secteur. Bon, du secteur du cinéma, mais si on se disait réglementation du secteur du jeu vidéo, bah par exemple, il y a le recueil de la taxe de la taxe TSA, la taxe sur les entrées des salles de spectacle. Elle est d'environ 10 %. Comme on l'a dit précédemment, le chiffre d'affaires annuel du jeu du jeu vidéo, il est entre 5 et 6 milliards d'euros par an. Euh c'est euh en 2025 dans le bilan de marché du CEL, le syndicat des éditeurs de logiciel, euh il était de 5,8 milliards d'euros. Donc pour l'année 2025, si on reprend les 10 % du TS de la TSA, ça fait 500 millions d'euros.
C'est 10 fois le budget du CJV actuel. Et on a fait un petit calcul un peu plus tôt, il me semble, que ça du coup ça correspond à peu près au budget annuel du jeu vidéo en France. Donc c'est pas du tout négligeable comme option. C'est tout à fait possible et et bien sûr on pourrait pas faire exactement comme le cinéma cinéma. On peut pas faire que sur la vente dans les jeux vidéos. Il y a toutes les microtransactions dont on a parlé. Il faudrait réfléchir à comment est-ce qu'on l'adapterait mais c'est quelque chose qui nous paraît tout à fait envisageable. Un autre une autre mission du CNC, c'est le soutien économique à l'industrie.
Et bah dans le jeu vidéo, on a énormément besoin d'un soutien pour diversifier les productions. Euh actuellement euh j'ai parlé de la French Touch un peu plus tôt, ça date des années 80. Aujourd'hui, c'est un terme qui est un peu démodé malheureusement parce que même les jeux qui sont produits en France racontent des narrations qui se passent en Amérique du Nord.
Alors, peut-être que quelqu'un va me dire "Et attention, Expédition 33 OK, il y a Expédition 33, peut-être qu'on pourrait envisager d'autres jeux qui racontent des narrations qui se passent en France ou qui ou bien tout simplement supporter plus de diversité dans les narrations de manière générale et que ça soit pas une exception qui fasse tout un buzz parce que elle est unique alors que on pourrait avoir tellement de diversité dans les productions de jeux vidéos. Je vois que tu joues avec les petits papiers du coup. Ouais. Bah tu veux on reste là pour l'instant ou j'ai pas fini mais OK. OK. OK. Je continue.
L'intérêt aussi de de reréfléchir ces aides, c'est aussi de se concentrer sur des subventions qui du coup serait accessibles aux nouvelles structures. Comme je disais, le CJV pour le moment, c'est accessible qu' a des structures qui sont déjà en place. Alors que euh une réflexion plus axée sur euh sur des des l'accompagnement de nouvelles entreprises, ça permettrait aussi de renouveler les emplois, de les périniser et cetera. Ensuite, il y a une mission de promotion et de diffusion auprès du public. Alors là euh si on regarde euh le FAJV c'est 10 dernières années, même un peu plus, j'ai regardé depuis 2013 euh il y a une part euh euh action d'intérêt collectif dans le FAJV.
Euh alors majoritairement c'est les associations patronales qui récupèrent cette part. Euh il y a Game Gaming, le SNGV et Capital Games qui euh récupère cette part pour pour organiser des événement alors que bah il y a plein d'autres associations, plein de festivals qui pourraient bénéficier de cette aide. Je pense par exemple au festival du Stunfest en 2024 qui a été annulé euh par souci de financement. On pourrait aussi soutenir l'ort. Il y a actuellement l'ort qui est bon Christine Kev en parlera plus que moi mais qui est pas mal récupéré par qui est pas mal financé par l'Arabie Saoudite.
Donc il y aurait peut-être une réflexion à avoir à ce niveau-là et aussi un cadre à poser sur le statut juridique des joueureuses. Euh et enfin bah forcément dans la diffusion, il y a la question de médiation culturelle. Euh aujourd'hui, il commence à y avoir des médiations culturelles qui intègrent, qui trouvent un lien entre cinéma et jeux vidéo, des jeux qui sont présentés en même temps que certains film. Bah, il faudrait pousser ça encore plus. Il y a une association qui s'appelle Playful qui a commencé à faire des choses comme ça, mais il y a un besoin de support et d'accompagnement à ce niveau-là.
Euh, sachant que dans l'idée, ce serait aussi pour de la même façon qu'en médiation culturelle, il y a des formations sur pour les pour les jeunes, pour les enfants, sur l'addiction aux réseaux sociaux. Bah, peut-être qu'on pourrait parler de la violence dans les jeux vidéos autrement que euh par coup de buzz médiatique. Euh ensuite, il y a euh je vais pas faire toutes les missions du CNC, je vous rassure. Euh mais il y a aussi une mission de protection du patrimoine vidéoludique qui serait intéressante de mettre en place. Aujourd'hui, elle est euh difficilement assurée parce qu'il y a un manque d'équipement, il y a un manque de connaissance de formation.
par exemple, il y a un dépôt légal à la BNF, mais ça prend pas forcément en compte le fait qu'il y a différentes versions d'un jeu vidéo qui existe, qui a un besoin de serveur parfois pour qu'il continue à fonctionner. Donc aujourd'hui, c'est quelque chose qui est principalement porté par des associations euh qui parfois ne perviennent pas à subsister et aussi porté par des initiatives de joueureuses comme Stop Killing Games qui est une initiative européenne en ce sens. Euh pour conclure, [rires] euh c'est quand la prochaine date de Manif ?
C'est ça la pour conclure je l'ai abordé un peu tout à l'heure mais pour nous il y a une vraie problématique de respect de la législation sociale dans les entreprises de jeux vidéo. Aujourd'hui, le code du travail, il est piétiné par nos employeurs, il est méconnu par nos collègues et souvent euh même oui, presque systématiquement euh les critères d'attribution des aides qui sont délivrées par le CNC aujourd'hui ne sont pas contrôlées.
Donc pour nous, il y a une vraie problématique à ce niveau-là d'amener du contrôle que ça soit systématiquement que les aes soient les les critères d'attribution soit systématiquement contrôlé qui est une vérification qui est des processus aussi de dissuasion donc peut-être un remboursement de l'aide ou une inilégibilité en cas de non respect des critères euh et même enfin même je dis même mais idéalement dans les les contrats pour pour ces aides avoir des conditions d'engagement, que les entreprises s'engagent à améliorer les conditions de travail, à réduire le turnover, à ne pas faire de crunch, euh à améliorer la mixité sociale dans leur entreprise tout au long de la production euh pour laquelle cette aide est engagée.
Évidemment, les patrons, ça leur plaît pas du tout. On va on va leur demander après. On va leur demander. Je je tiens juste à citer Anne de Voisou euh présidente du SNJV euh qui disait qu'il ne faut pas contrainte plus présidente, d'accordésid ex-présidente du SNGV qui disait qu'il ne faut pas contraindre les entreprises.
H bon, nous ce qu'on voudrait donc c'est dans ces ces commissions qui attribuent les aides dans la gouvernance d'un centre national du jeu vidéo évidemment inclure les instances de représentation du personnel que les transactions que les instances de représentation du personnel est un droit de regard sur ces transactions et sur comment elles se passent et euh et donc voilà pour nous un centre national du jeu vidéo ça impliquerait une meilleure participation de notre industrie à ces subventions avec une redistri distribution via une taxe sur les ventes de jeux vidéo.
Ça permettrait de péréniser les emplois, mieux nous armer face à la concurrence internationale et et clairement il y a urgence aujourd'hui pour notre industrie pour la sauver, pour la péréniser et pour sauver les emplois actuels et s'assurer que pour le futur, on puisse continuer à développer des jeux vidéos dans des bonnes conditions. Merci. Merci Morgan. On va laisser maintenant la parole au patronat. euh avec Florent, cette mise en scène n'a pas été travaillée à l'avance. Euh euh mais en tout cas, c'est important puis qu'il y a il y a des il y a aussi des discussions au sein du patronat. En réalité he faut pas croire que tout ça est homogène et il y a il y a des choses assez différentes.
Vous avez des il y a un monde entre bah ton studio et et et Ubisoft quoi. Enfin, il y a un monde d'ailleurs toi tu es un je crois. C'est ça. Voilà. 1 et demi. Un et demi en vrai salarié de sa propre entreprise. C'est ça. Enfin de patron euh à temps plein quoi. Je je suis le le méchant de cette table ronde mais je suis clairement un méchant de wish quoi. C'est je je suis grou dans moi et méchant néanmoins. Bon et d'ailleurs forcé de constater qu'il y a plein de choses que tu as dites avec lesquelles je suis assez d'accord. Il y a aussi d'autres choses avec lesquelles je suis un peu moins d'accord et que je trouve pas hyper précise.
Peut-être c'est pas la peine de débattre trop dans le détail, mais par exemple le CJV est quand même accessible à partir de 100000 des projets à 100000 € de budget ce qui est pas hyper haut en fait pour un jeu vidéo. 100000 € c'est pas c'est pas hyper haut. Et il y a plus de 70 % des projets aidés par le CJV qui ont moins de 5 millions d'euros de budget. 5 millions d'euros de budget, ça peut paraître 5 millions d'euros, c'est beaucoup d'argent. Ça c'est pas si énorme que ça pour faire un jeu vidéo. Je pense que celles et ceux qui travaillent dans le jeu vidéo, enfin voilà, c'est pas du triple A nécessairement.
Après évidemment, il y a aussi des très grosses entreprises en France qui font des très gros projets et qui bougent et qui touchent beaucoup de crédit d'impôt. C'est sûr, ça c'est je n pas cette réalité mais c'est pas quelque chose qui est si binaire que ça, j'ai l'impression. En tout cas, après, je vais beaucoup parler ici en tant que Florent Morin, président de The Pixelunt et président un peu tout seul. Enfin, c'est pas vrai. On est deux avec Vivian qui est alternante et que j'espère pouvoir enfin que je vais engager là à la fin de son alternance, mais on est deux quoi.
Je vais beaucoup parler de ce que moi je connais en tant que chef d'entreprise et pas nécessairement je vais pas être la parole du SNJV. Si vous avez des questions spécifiques, je peux essayer de vous dire ce que le SNGV dit est fait parce que je suis membre de son conseiller d'administration mais mais je je je n'aurais pas la fatuité de me présenter comme la parole du patronat. Je suis désolé, je suis pas ce je suis pas cet épouvantail là. Euh ouais, c'est dommage. Ouais, [rires] peut-être sinon je serai pas là, je sais pas. Euh en tout cas euh je pense aussi que on est relativement d'accord pour dire que le le le secteur traverse une crise importante.
On est d'accord pour dire qu'elle est qu'elle a plusieurs sources, que une de ces sources est un problème de financement et notamment de fin d'accès d'accès au financement privé qui nous met les studios dans des situations qui en général ne enfin sont très négatives pour nous. Le rapport de force entre les éditeurs et les studios de production de jeux vidéos sont est en général très clairement en faveur des éditeurs qui sont qui sont moins nombreux et la demande est très forte pour être financé. Ça ça pose des problèmes euh évident.
Et puis il y a aussi voilà des des raisons conjoncturelles qui font que il y a eu des gros problèmes et probablement aussi des raisons de mecs qui déconnent et qui et qui gèrent mal leur studio et qui font des conneries et au final c'est les travailleuses et les travailleurs qui en payent le prix et ça je le regrette clairement et ça ça peut c'est tout à fait possible que ça arrive. Je sais que ça arrive. Donc c'est pas c'est même pas la peine de mettre ça au conditionnel. Je pense que c'est l'occasion probablement de remettre les choses à plat.
Et moi, je serais ravi du fait qu'on considère le jeu vidéo plus comme un un produit culturel et qu'on ait une politique publique qui soit très clairement dans cette direction là et qu'on puisse comme tu le disais encourager plus de diversité dans les projets. Même si en fait quand on regarde dans le détail les projets aidés par le FAJV, il y a quand même déjà pas mal de diversité. Il y a quand même des jeux qui se passent en France et qui sont pas et qui sont pas avec des mecs en marinière en berré. Je sais, j'en ai fait un euh et euh un jeu avec des mecs en marinière et en beré. Non non, j'ai pas fait expédition 33 malheureusement, sinon je serai pas là non plus probablement.
Eu et euh et voilà, je pense que c'est important de pouvoir revendiquer le fait qu'on fait de la culture comme Hugo, tu l'as dit en introduction. C'est important d'autant plus que peut-être que ça permettra aussi à l'imaginaire collectif d'arrêter de prendre le jeu vidéo pour un loisir pour adolescent attardés. Moi, j'ai toujours des grands moments de malaise quand je vais à la sortie de l'école et que je parle au aux autres parents d'élèves et que je dis que je fais des jeux vidéos, souvent c'est soit "Ah bon, soit ah c'est toi qui rend mes enfants débiles." Donc c'est quand même voilà, j'aimerais bien qu'on dépasse un petit peu ça.
Et je pense que un centre national du jeu vidéo pourrait totalement aider à ça, entre autres choses. Après bon, la question qui se pose l'éléphant dans la pièce dont on va probablement parler un peu plus tard, c'est est-ce qu'on a vraiment besoin de créer une structure particulière ou est-ce qu'on peut pas dire que on a déjà une structure qui existe qui est pas si inefficace que ça ? On est quand même en France enfin on est on n'est pas trop mal quand même. On est on est frappé très durement par la crise mais enfin on a quand même des mécanismes de financement public qui sont qui sont qui sont pas si mal loin de là. Euh et euh et on a aussi des beaux succès.
On parlait expédition 33, on pourrait parler de Stray, on pourrait parler de euh Shance of Scenar, on pourrait enfin il y a quelques jeux là récemment qui ont été des très très beaux succès et même chez les tout petits ind, on parlait récemment la enfin tout à l'heure de Sol Sesto qui est un tout petit jeu indé de personnes et voilà plus de enfin beaucoup beaucoup de je sais plus combien mais beaucoup de ventes. Donc on a évidemment des travailleuses et des travailleurs qui sont extrêmement talentueux, qui font des très bons jeux et aussi des patrones et des patrons bah qui créent des structures qui permettent aussi la création de ces de ces jeux.
Je trouve que si on pouvait leur venir vraiment en aide, encore plus en aide qu'on le fait aujourd'hui, on aurait tout et tous à y gagner. Est-ce qu'on a besoin d'un organe spécifique ? Je ne sais pas. Est-ce qu'on a aussi besoin d'un organe qui euh s'occupe de tout à la fois ? Je ne sais pas non plus. par exemple, les questions de conditionnement des aides. Moi, moi je m'interroge là-dessus, j'ai pas j'ai pas de de certitude, mais je me dis en fait il y a déjà un truc qui s'appelle le code du travail, la loi et cetera et ça ça existe déjà. Et donc des studios qui respectent pas leur leurs obligations doivent déjà aujourd'hui être condamnés et avoir des problèmes avec la justice.
Et et je vois pas en quoi le fait de dire "On conditionne les aides au fait que vous respectiez la loi" soit quelque chose de vertueux. Parce que ça veut dire si on vous donne pas d'aide, vous pouvez ne pas respecter la loi. Je comprends pas très bien en fait en quoi les deux sont liés. Je suis un peu mal à l'aise avec cette idée-là. Et puis après, oui, il faut aussi dire que le jeu vidéo est extrêmement divers. On va parler de d' sport juste après. Je vais pas tenir le micro trop longtemps. Je je comprends qu'on se dise comme c'est très divers, on a besoin d'une structure à part entière.
Euh mais moi, je suis toujours un petit peu méfiant avec l'idée d'avoir plein plein de structures différentes. Le jeu vidéo, c'est environ 10000 emplois en France. Donc c'est pas non plus un énorme bassin d'emploi, même si c'est beaucoup d'argent. Et je suis aussi d'accord que cet argent est bien mal réparti. C'est pas c'est pas un énorme bassin d'emploi. Donc est-ce qu'on peut pas peut-être faire plein de choses super pour pour le secteur pour la filière et pour les travailleuses et les travailleurs sans nécessairement créer une structure dédiée ?
Je ne sais pas, j'ai pas de certitude, c'est juste une question et je me dis que comme c'est le sujet de la table ronde, autant qu'on qu'on en parle toutes et tous. Ouais, j'aimerais juste une petite pression. Je donnerai un peu mon avis après parce que j'ai fait l'introduction sans vraiment dire ce que je pense si vous avez compris un peu ce que je pensais mais euh juste sur le le la relation avec les éditeurs et les distributeurs euh parce que euh concrètement c'est quoi les conditions quand on veut mettre un jeu sur Steam par exemple qui est une plateforme qui est très utilisée bah la principale où on va on va vendre ces jeux.
Ouais, il y a le sujet de la dématérialisation, on va plus vendre trop les jeux en physique et de toute façon on y reviendra après mais le sens de l'histoire c'est celui-là pour plein de raisons et c'est ça a déjà commencé depuis longtemps. C'est pas une nouveauté ne serait-ce qu'à votre smartphone, vous avez jamais mis de CD dans votre smartphone ou de disquette ou de je sais pas quoi pour mettre un jeu hein. Donc la dématérialisation là depuis longtemps. Euh c'est quoi les conditions en fait quand on est quand on produit du jeu vidéo pour ensuite le faire le vendre quoi ?
Très clairement, c'est un des problèmes on a auquels on a à faire face, c'est que on peut vendre aujourd'hui des jeux vidéos très facilement partout dans le monde, sauf qu'on est dépendant pour ça d'acteur monopolistique. C'est-à-dire si on veut vendre un jeu vidéo sur des téléphones Apple, et ben on doit passer par App Store. Alors Epic challenge un peu ça en essayant de créer une place de marché alternative. Bon, je veux pas vous saouler avec les détails, mais on a besoin de payer 100 € à Apple par an, plus 30 % de nos ventes. Donc en gros, 30 % des ventes de tous les jeux vidéos euh reviennent à la plateforme.
C'est le 30 % chez Steam, c'est un petit peu moins chez Epic Game Store mais c'est pas très loin, c'est 30 % chez chez Google Play, c'est aussi 30 % chez les consolés. Il y a des exceptions, il y a des trucs mais enfin globalement c'est ça. Donc on est dépendant de ça complètement. Euh c'est et à la fois c'est extraordinaire, c'est-à-dire que si vous avez 100 € et euh un une licence Unity que techniquement vous pouvez utiliser gratuitement, vous pouvez fabriquer un jeu et le vendre partout dans le monde. Donc il y a aussi quelque chose de de super là-dedans de se dire qu'on peut accéder. Voilà.
Sauf que le problème aujourd'hui, il est très clairement un problème de sursaturation, enfin un des problèmes de sursaturation de la proposition au jeu. Il y a tellement de jeux sur ces sur ces sur ces places de marché que pour exister et pour trouver son son ses ses joueuses et ses joueurs, et ben en fait il faut déposer beaucoup plus d'argent en marketing, en publicité sur le web, en tout ce que vous voulez pour exister ou alors il faut réussir à faire un jeu qui va être viral et qui va un sur 1 million décoller complètement.
30 % c'est quand même un peu du c'est pas un peu du c'est pas un peu abusé non et c'est et c'est pas tout parce que là on parle des 30 % de la place de marché mais quand on signe un deal avec un éditeur donc quelqu'un qui va qu'est-ce que fait un éditeur qu'est-ce que faisait un éditeur il y a quelques années vous arriviez avec un prototype ou même avec un concept vous lui disiez voilà je veux faire ce jeu on on vous prouve qu'on sait le faire parce qu'on est une équipe qui a déjà fait des jeux similaires et cetera et cetera ça va coûter temps à faire euh prêtez-nous nous l'argent et en échange, on vous donne un pourcentage sur l'exploitation commerciale du jeu.
Aujourd'hui, c'est de plus en plus dur, c'està-dire qu'il faut il faut être de plus en plus avancé dans le jeu et les conditions sont de plus en plus dures. Les conditions avant étaient aussi de 30 %, aujourd'hui c'est plutôt 70 80 voire 100 % jusqu'à réoupe donc ça veut dire que on a fabriqué un jeu et si ils ne recoupeent pas entièrement leur l'argent qui nous ont avancé on touche 0 centimes dessus. Donc les conditions, c'est des conditions d'accès au financement. Et c'est beau le capitalisme, hein. Ouais. Ouais. Alors le le truc, c'est que par contre si ça marche la fête, mais quand ça marche pas, c'est beaucoup beaucoup plus compliqué. Voilà. Ouais. Ouais.
C'est enfin peut-être un petit peu moins que ça quand même, mais donc oui, il y a clairement un sujet d'accès au financement. Très clairement. Très clairement. Et puis après, il y a il y a un sujet de de d'être pardon je t'en prie. Du coup, vu qu'il y a un vu qu'il y a une condition d'accès au financement qui est aussi dure, euh un centre national du jeu vidéo, ça pourrait avoir sa place. Moi, j'ai pas dit le contraire, hein. Je suis moi je suis je pense tout à fait que d'ailleurs au SNGV, il y a une réflexion en cours sur les nouveaux modes de financement et sur comment est-ce qu'on pourrait avoir euh d'autres façons de financer le jeu vidéo que celle qui existe aujourd'hui.
Donc cette réflexion, elle est elle existe chez les patrons autant qu'elle existe parce qu'en fait le le diagnostic de la situation, il est pas il est pas très dur à faire. Bien sûr, on peut se on peut on peut ne pas s'entendre complètement sur la responsabilité. Est-ce que c'est vraiment purement uniquement dû au fait que le management des studios est extrêmement mauvais et que et que donc les échecs sont d à ça ou est-ce qu'il y a aussi des questions structurelles ? Bon, les patrons vont dire "Bah non, c'est pas de notre faute, normal." Et les travailleurs vont plutôt avoir tendance à dire quand même c'est beaucoup de la faute des patrons, c'est aussi normal.
Enfin, c'est quelque chose que qui peut s'entendre. Néanmoins, je pense que tout le monde est d'accord pour dire que il y a un énorme problème aujourd'hui d'accès au financement et que cette ce problème peut-être qu'il est il est très possiblement en partie on peut on peut le l'attaquer, on peut s'y s'y attaquer avec des nouveaux m financement et avec un centre national de jeux vidéo. Ce que je disais juste c'est est-ce que ce centre national de jeux vidéo il peut pas exister dans la structure qui existe déjà qui s'appelle le CNC qui est d'abord le centre du cinéma et de l'image animée donc qui concerne déjà plus que simplement le cinéma. Merci.
On va on va on va euh décentrer un peu mais rester dans le thème avec l'univers Iortif qui n'est qui est en plein boom en plein développement. Euh est-ce que euh Christine tu peux nous expliquer de quoi ça s'agit ? Oui. Et et quels sont les enjeux sur le secteur ? Est-ce qu'on est trop content d'avoir la Coupe du monde de jeux vidéo [rires] ? [souffle coupé] Euh ça dépend du point de vue où on va se positionner. Euh peut-être pour remettre quelques éléments de contexte. Alors, je suis désolée, c'est ça, c'est vrai que je décentre un peu le débat alors que j'imagine qu'on aurait plein déjà de choses à dire.
Juste pour vous rappeler, donc l'ort c'est bien la compétition de jeux vidéos et sur des outils enfin sur les jeux vidéos que qui sont créés et édités. Euh lors de la du dernier baromètre qui a été édité en France, on estimait qu'on était un peu moins de de 12 de 12 millions de consommateurs et de pratiquants d'ort en France. Cette enquête, elle date de 2023. Donc aujourd'hui, on peut assez aisément dire qu'on a dépassé les 12 millions de consommateurs et de pratiquants. Et là, on est on a évalué seulement ceux qui ont 15 ans et plus. Donc euh si on ajoute les euh les moins de 15 ans, vous vous doutez bien que euh qu'on est beaucoup euh sur euh sur la page et ça en fait des voix ça hein.
Et ça en fait des potentielles voix euh effectivement. Euh pour euh j'ai euh pour vous parler tout de suite parce que comme on m'a introduit, j'ai été également euh euh vice-présidente de l'association Women in Games France. Euh évidemment, c'est un secteur très majoritairement masculin puisque dans les pratiquantes régulières dans de l'univers du jeu vidéo, on est et plutôt du de l'isort pardon. Euh on stagne d'un 7 %. Donc on a comment lorsqu'on avait commencé le baromètre à évaluer, on était autour de 5 millions de de pratiquants réguliers et de compétiteurs et compétitrices. On était toujours à 7 %.
Donc on a vu en fait que cette courbe, elle a augmenté en tant que nombre de euh de millions de personnes qui pratiquent régulièrement des compétitions et ou qui en consomment, c'est-à-dire qui en visionnent régulièrement. Par contre, la part euh des personnes minorisées euh sur la question du genre et bien elle a elle a stagné. Et euh et ça c'est aussi vrai dans l'industrie du jeu vidéo, c'est que euh d'ailleurs on euh les derniers baromètres ont montré la première baisse historique euh de la part des femmes dans l'industrie euh du jeu vidéo. Avant, on stagdait environ à 25 %, c'est la première fois qu'on repasse à 20 %.
Donc c'est aussi montrer que la crise, elle traverse non seulement l'ensemble de l'industrie et plus durement bien sûr les personnes s'identifiant au genre féminin ou non binaire puisque évidemment ce sont des personnes qui sont déjà plus précarisées et l'industrie ne s'est absolument pas adapté à ces personnes. Peut-être pour vous donner un second chiffre, c'est finalement l' sport c'est sympa, on en a entendu parler par-ci parl mais concrètement est-ce que c'est un secteur qui est significatif notamment économiquement ? Il y a eu deux enquêtes économiques qui a qui ont lieu en France, c'est très peu. Il y en a une en 2019 puis une autre en 2023.
Donc en plus, on a même pas des études année par année, mais sachez que la dernière euh a noté en 2000 en 2024, pardon, que le les secteurs de l'isort étaient à environ 141 millions d'euros en France et euh donc c'est une hausse de 182 % depuis la dernière étude de 2019. Ça fait beaucoup. Euh mais pour autant, on est à à peu près 1000 emplois. Je vous la fais courte. 1000 emplois et bien évidemment, on a compté tous les types d'emplois donc euh entre les CDD, CDI et majoritairement des personnes en freelance.
Donc maintenant que je vous ai donné quelques éléments euh chiffrés du secteur de l'ort, finalement euh la place de l'ISort dans l'esprit collectif, c'est un phénomène qui a été grandissant évidemment c'est euh au-delà de la pratique de régulière qu'on a en France, on est à je crois une 7 personnes sur 10 qui pratiquent du jeu vidéo assez régulièrement. la pratique sportive bah a pris une grande place et finalement c'est un peu un un phénomène soft power en France puisque euh c'est euh un moyen assez efficace de toucher la jeunesse.
Euh le côté un peu fancy euh puisque bah un peu comme dans le sport, un peu comme nous tous et nous tous on est plus ou moins passionné de sport, bah on aime bien les belles histoires de nos joueurs et joueuses préférées. On pense naturellement au foot. Et bien l'ort finalement génère un peu le même phénomène d'adhésion. Et euh bah pour toutes celles et ceux qui ont grandi avec euh l'esport, moi ça fait 15 ans que je fais euh des compétitions espsort, j'ai commencer en tant que joueuse et puis maintenant j'ise des compétitions.
Et bien on a euh on a grandi avec ces petites histoires ou ces grandes histoires où aujourd'hui on a euh bah les fameux phénomènes de joueurs et de joueuses qui remplissent des stades où nos streamers et streameuses passionnés qui remplissent des stages plus vite que certains chanteurs français. Donc évidemment évidemment qu'on fait face à un phénomène national fort et qu'aujourd'hui il est récupéré politiquement de plus en plus euh pour bah déjà dans un cadre légal d'encadrement. Euh lorsque la France a été créée en 2019 et bien il y avait toutes c tout cet enjeu d'encadrement de ce phénomène grandissant qui était l'ort. L' sport n'est pas arrivé en 2019 en France, hein.
Je pense que peut-être chacun et chacune a pu potentiellement vivre découvrir les fameuses lanes dans des garages et compagnie. Moi aussi je j'en ai fait euh où chez les copains et chez les copines, on s'est tous à un moment amuser à se faire une petite compétition de Mario Kart chacun dans nos dans nos foyers. Bah voilà, vous avez fait une sport sans même le savoir ou ne serait-ce que une effectivement la partie d'échec que chacun échancule lance sur son téléphone. Bah sachez que vous faites de l'isport euh à tout âge. Euh voilà.
En tout cas, euh ce phénomène grandissant arrive en France euh de de plus en plus mal maîtrisé par les politiques publiques parce qu'effectivement euh dans lorsque on rassemble autant de pratiquants et de pratiquantes qui commencent à se rassembler euh bah dans des dans des salles et autres, il y a déjà un juste un un un un un enjeu de politique locale de réserver des salles, adapter, faire venir des ordinateurs, autant de gens et puis en fait face à un qui viennent jouer aux jeux vidéos tous ensemble dans dans le même endroit.
Bon bah là dans dans un premier temps, il dès queon commençait à avoir aussi les premiers clubs esport, donc les les premières entreprises ayant pour vocation de rassembler des joueurs et après créer des compétitions et ben bien évidemment des éditeurs qui ont décidé que leur modèle économique tournerait autour de la compétition. Je passe notamment à des Starcraft, à des à des Dota, des League of Legends où bah pour ma spécialité, ce sont les jeux de combat. Donc Street Fighter, Teken, voilà pour ou Super Smash Bros peut-être pour celles et ceux qui connaissent ce genre de jeu.
Bah forcément c'est voilà, c'est un phénomène qui doit être encadré, accompagné et donc lorsque la France a commencé à s'intéresser au secteur, c'est sous sous la pression en fait tout bêtement des acteurs de l'ISport qui commençaient à eux-mêmes se rassembler de manière informelle. Donc ce soit les clubs, les organisateurs de tournois, les diffuseurs de compétition, mais aussi les joueurs et les joueuses en eux-mêmes. Et puis euh à l'époque le secrétariat d'État au numérique euh c'est euh a vu ça un petit peu arriver et a dit "Ah tiens, c'est sympa ce que vous faites." Bon bah créer une association. Et ça a donné Francisport.
Et Francisport après a essayé de de créer ce dialogue entre les pouvoirs publics, de les acculturer à ce que c'était ce phénomène de l'portu de route et des politiques publiques et une loi autour de de l'ort en France qui euh pour la plupart de cette loi est malheureusement inapplicable actuellement dans nos dans nos politiques. Donc effectivement, si demain on devait créer un centre national du jeu vidéo, l'ort serait force serait intéress enfin ce serait intéressant de d'y ajouter des enjeux d' sport parce que au-delà de la création du jeu vidéo, c'est finalement comment on le fait vivre auprès de ses pratiquants et de ses consommateurs. Il y a énormément de questions qui se posent.
On le voit aujourd'hui sur la question du financement. Nous, il se trouve que l'isport ne bénéficie de aucun financement de l'État. nous ne touche. Alors peut-être celles et ceux qui potentiellement s'intéressent beaucoup à la question pourrai se dire qu'on peut toucher de temps en temps des subventions locales. Oui, mais c'est parce que on on s'est battu et que en fait finalement l'objet de l'association qui arrive par hasard à bénéficier d'une d'une subvention de l'État sur le sujet, c'est parce que dans son objet, elle ne fait pas que du jeu vidéo et ni que de l'isort.
Parce que en fait, il faut savoir que euh les sports c'est quand on va voir une mairie, on va voir un pol enfin voilà des des des personnes élues en général, il faut déjà lui expliquer ce que c'est du sport et en fait elle n'arrive pas à le mettre dans une case. Elle ne sait pas si euh le sport peut le financer, si c'est si c'est l'éducation, si c'est autre chose. Enfin bref, en fait une compétition esport n'est pas finançable. On aurait pu imaginer aller demander des subventions au CNC. Et effectivement, moi la réponse officielle que j'ai eu du CNC, c'est oui, finalement nous pourrions financer des des compétitions esport seulement si c'est sur un jeu français.
Je vous laisse euh essayer de creuser s'il existe un jeu esport français. Il n'y en a pas si ce n'est Just Dance. Euh voilà. Mais on alors on pourrait mais bon. Vous êtes chaud ? Écoutez, euh on pourra en discuter avec euh avec euh celles et ceux qui pratiquent du Jazzon, mais voilà, aujourd'hui euh c'est une contrainte qui est juste impossible en fait à mettre en place pour les organisateurs et organisatrices de tournois de jeux vidéo en France. S'il faut imposer un jeu français, c'est pas qu'on veut pas mettre de jeux français, c'est que aujourd'hui il n'y en a pas. Moi, j'adore j'adore les jeux de combat.
J'adorais mettre en avant un jeu de combat français mais j'en ai pas en fait à mettre. Donc je suis désolée, je suis obligé d'aller sur Street Fighter ou TK. Euh et donc il y a cet enjeu-là de financement. Donc aujourd'hui, on a aucun moyen de financement. donc peut-être dialoguer avec les pouvoirs publics pour trouver de nouvelles manières de de financer l'ort en France et qui évidemment faciliterait la la pérenisation des emplois dans le secteur aujourd'hui.
sans parler des joueurs et des joueuses puisque là c'est encore un autre sujet mais toutes les personnes qui contribuent sur les boîtes de production sur la diffusion de tournois sur autre chose on est majoritairement tous freelance sur l'organisation de tournois moi je travaille soit en tant que bénévole soit en tant que freelance et j'ai voilà je connais très très peu de de personnes qui sont en CDI quelque part juste pour organiser des tournoisort ça n'existe quasiment nulle part en France si on s'intéresse à la à la question des joueurs et des joueur qui font les compétitions. Donc ce sont les clubs esport qui qui contractualisent avec eux.
Aujourd'hui, dans la fameuse loi esport qui existe en France, il y a l'existence d'un CDD esport, donc à destination des joueurs et des joueuses. Bon bah, pas de bol. au moment où on a fait notre cahier des charges où on leur a dit en gros comment ça fonctionne la contractualisation d'un d'un joueur d'une joueuse avec un club euh ils ont essayé de faire un goobie boulga avec la loi et en fait euh la loi est juste devenue inapplicable euh par les les clubs et concrètement comment ça fonctionne c'est que le club doit demander un agrément pour pouvoir créer ce CDD esport et ce CDD esport euh il faut qu'il suive un certain nombre de règles.
par exemple une saison idée, c'est-à-dire que il faut que le jeu sur lesquels on veut contractualiser cette personne, c'est du 1er septembre au 1er mars. Les saisons esport changent chaque année et donc sortent de ces fameuses dates. Donc voilà, typiquement ça ne fonctionne pas. Les éditeurs bah très régulièrement changent leur modèle économique autour de des compétitions esport. Et donc et moi par exemple sur les jeux de combat, bah je n'ai pas de saison. Si si j'ai déjà un circuit compétitif, c'est déjà pas mal. Euh et euh et en fait il change chaque année.
Euh j'essaie d'aller vite et euh et donc du coup voilà typiquement et donc les joueurs et les joueuses aujourd'hui contractualisent en freelance. Sauf que on a un gros problème vis-à-vis de ça, c'est que on a beaucoup de jeunes joueurs et de joueuses qui euh ont commence leur carrière à 16 ans, si ce n'est avant, quand on a un malhonnête en tant que club euh et euh il ne leur explique pas ce que c'est le le statut d'auto-entrepreneur. Et donc par exemple, moi j'ai dû j'ai j'ai accompagné des joueurs et joueuses qui découvraient que finalement ils n'avaient pas cotisé ni à leur retraite ni au chômage et à la fin de leur carrière esport.
Et donc il se retrouvait dans le carreau après avoir été compétiteur et compétitrice au bout de 10 ans. Le club considère qu'ils ne sont plus assez forts puisque bah forcément des nouveaux talents arrivent et compagnie. Donc il les laisse partir au bout de 10 ans un peu de manière pas très sympa et après il les laisse sur le carreau sans aucun accompagnement par la suite.
Et donc bah en fait ce sont des jeunes sans diplôme euh avec aucune possibilité d'insertion parce que aller euh aller voir un employeur et lui dire "Bon ben en fait j'ai été compétiteur de jeux vidéo pendant 10 ans et je n'ai fait que jouer devant ma console avec l'image que que qu'on peut avoir des des des compéteurs et des compétitrices de jeux vidéos. Bah c'est pas c'est pas génial. Une dernière chose qui pourrait être très intéressante, c'est aussi toute une phase d'éducation et de sensibilisation. Évidemment, l'isport, notamment celles et ceux qui suivent l'actualité ont dû entendre parler de cette fameuse polémique de faire rentrer l'ort à l'école.
C'est juste en fait, ils se sont basés sur une expérimentation qui existe sur l'Académie de Versaille que j'ai eu la chance de suivre assez attentivement qui se fait dans un cadre extrascolaire. dans leur Oui, ce sont dans des établissements sccolaires, collèges et lycées. Mais le mercredi après-midi, comme moi je faisais mon sport du mercredi encadré avec le collège, et bien il y a des professeurs, il y a des encadrants, il y a tout un suivi pour essayer 2 heures par semaine hein, on parle d'une pratique de 2hur par semaine et ça y est, ça s'est excité sur l'exposition aux écrans majeurs. Et l'idée et je le dis tout de suite, il n'y a pas de projet de d'portisport.
Il y a des initiatives qui existent effectivement pour essayer d'accompagner notre nos jeunes euh à concilier bah esport et études comme on a des jeunes sportifs qui doivent faire des sports études. Moi par exemple, j'ai accompagné une jeune de 16 ans qui euh s'est révélée au monde entier comme une des meilleures joueuses de TKEN en France et en dans le monde. Et bah en fait, elle est lycéenne, elle est en première et en fait bah elle doit adapter enfin elle aimerait bien adapter son emploi du temps pour pas se retrouver éclater le matin et pouvoir suivre une scolarité. À ce jour, on a réussi à à plus ou moins adapter son emploi du temps.
Mais par exemple, lorsqu'elle a dû passer ses épreuves du anticipé du bac, bah le lycée qui devait l'accueillir a totalement refusé qu'elle qu'elle adapte son emploi du temps et du coup, elle a dû bah abandonner sa compétition et passer ses épreuves du bac.
Bon voilà et ça ça pourrait être un un des enjeux du du centre national du jeu vidéo de venir accompagner effectivement nos d'autres politiques publiques, d'autres ministères sur bah voilà ces enjeux d'éducation aussi bah sur les enjeux de sensibilisation à la question du genre d'accompagner les studios, les éditeurs, les travailleurs travailleuses sur bah comment on représente la femme dans le jeu vidéo histoire qu'elle soit pas hypersexualisée. personnes racisées, éviter que toutes les personnes afrodescendantes, elles aient juste une afro euh et que par exemple les femmes asiatiques et ben elles aient pas un autre type de de physique.
Voilà, donc ça c'est ça c'est euh on pourrait on pourrait en parler encore très longtemps mais déjà voilà, ce sera tous les sujets sur lesquels l'ort pourrait être traité au sein d'un organisme contre le centre national du jeu vidéo. Merci. Merci [raclement de gorge] Christine. Je vais reprendre celui-là. C'est bon. C'est bon. Je vais reprendre celui-là parce que le son est un peu plus fort sur celui-là. Euh bon, vous m'avez spammé de waouh ! Euh j'avais oublié que dans le monde réel, il y a pas le bouton pour mettre l'antifil, vous savez, pour que limiter. Bon bref, euh le l'idée c'est je on va pas pouvoir répondre à toutes les questions que vous vous m'avez transmis.
Il y a déjà eu des réponses qui ont été données par les intervenantes et les intervenants dans leur dans les interventions respectives et de toute façon, on va pas pouvoir traiter au fond le sujet de chacune des questions puisque l'objectif c'est est-ce qu'on met dans une seule et même structure euh toutes ces questions ? C'est ça la question hein, c'est est-ce que c'est un centre national du jeu vidéo qui va régler le problème des questions qui sont se posées là ? Évidemment, j'ai un avis, chacun chacune a un avis sur les questions que vous posez là. Il y a des questions sur la la dématérialisation du du jeu vidéo.
Évidemment, je suis revenu rapidement tout à l'heure, on a oublié un organe qui existe et je l'ai fait sûrement en l'occurrence qui s'appelle la la bibliothèque nationale de France. Ça a été ça a été redit par par Morgan notamment sur sur la conservation du jeu vidéo. Et aujourd'hui la BNF effectivement elle a on lui donne pas les moyens quand les jeux ils sont consignés, ce qui est une obligation légale hein, de faire en sorte qu'il puisse continuer à tourner d'avoir la console qui va bien avec ou le serveur qui va bien avec ou les DLC qui vont bien avec. Les DLC c'est les les les contenus additionnels en bon français euh qui que quand qu'un jeu développe.
C'est vous avez le jeu principal et puis le le contenu additionnel. Si vous jouez au jeux de société, le le l'équivalent existe. D'ailleurs, une question s'était posée. Est-ce que ce serait pas un centre national du jeu pour y mettre le jeu de société dedans ? En vrai, j'ai envie de dire pourquoi pas. Euh je sais qu'il y a il y a un besoin aussi de d'encadrement et de structuration du secteur du jeu de société. Je vous rend avec ça avait déjà proposé le camarade Adrien Clouet sur le prix unique du jeu de société. Bon bref, je digresse, je recentre centre national du du jeu vidéo.
Effectivement, nous pensons que en terme de pratique de gouvernement, c'est-à-dire de conduite d'une politique publique, si on met pas dans une même structure les gens des différents ministères, les différents actrices et acteurs sur l'isport, sur le le les salariés, les patrons, en fait, ça se disperse trop et il y a plus de cohérence et ça démultiplie aussi les problématiques, les interrupteurs et du coup, on n'arrive plus à à avoir quelque chose de cohérent. À la limite, on pourrait mettre Centinente nationale du cinéma, de l'image animée et du jeu vidéo si on veut pas recréer une nouvelle structure.
Mais de toute façon, à l'intérieur à l'intérieur du CNC aujourd'hui, il y a une sous-branche jeux vidéo qui qui s'administre toute seule sans que les gens du cinéma aillent voir ce qui se passe dans le jeu vidéo. Donc de toute façon, il y a il doit y avoir une entité. Nous, on pense que c'est plus cohérent de de le de l'identifier comme objet jeux vidéo parce queil y a une cohérence qui va jusqu'à l'ort. Si on commence à mettre avec le cinéma, je sais pas s'il y a des compêtes de cinéma. Non, me dites pas que ça existe. Cann. Ouais, Cann. OK. OK. Ah bon ?
D'ailleurs, le festival de Cann, j'ai appris tout à l'heure, je savais enfin si j'avais déjà entendu dire que c'était un truc de gauche à la base du sortir de la guerre tout ça. La CGT, j'avais oublié le tapis rouge. Le rouge c'est le rouge. Bon bref, donc il y a il y a pas de cohérence euh en soi complète. Je veux dire l'ort, on le mettrait où à ce moment-là s' avait pas une structure dédiée aux jeux vidéos alors que c'est vraiment en lien. Et puis pareil sur le on a on a pas complètement abordé mais le streaming des gens des tas de gens qui streament leur parties en direct sur différentes plateformes. Ça pose des tas de questions.
la question de la propriété qui a la propriété la propriété intellectuelle en l'occurrence elle est chez chez les les les bah les boîtes de jeux vidéo hein qui ont la propriété sur leur jeux qui peuvent décider du jour au lendemain d'arrêter une compétition du sport du jour au lendemain d'interdire à un streamer de streamer sur leur jeu de manière unilatérale sans qu'il y ait de possibilités de recours qui peuvent interdire à un joueur de jouer à leur jeu parce que il va être plus il va être uniquement dématérialisé, il va être sorti de la plateforme sur lequelle vous l'avez acheté, vous l'avez pourtant ont acheté et il est plus là.
Il y a une pétition européenne qui a été lancée qui s'appelle Stop Killing Games. J'ai eu des questions sur le sujet, j'attendais de de de pouvoir en parler pour pour le relayer. Effectivement, ma collègue Leilla Shebi s'est intéressé de ça de très près à ça au Parlement européen. On bosse ensemble. On va essayer de faire des choses à l'Assemblée nationale mais surtout de gagner l'élection présidentielle de 2027 évidemment. Et oui euh pour que pour qu'il y ait une cohérence d'ensemble et que tous ces sujets là soient traités et pas mis sous le tapis. Tous traités les uns après les autres, on pourrait lancer des pistes. Je veux dire, pourquoi on aurait pas un steam public français ?
Parce que il y a des questions qu'on se pose qu'on se pose aussi dans le cinéma, qu'on se pose aussi dans la musique. On fait quoi vis-à-vis de Spotify ? On fait quoi vis-à-vis de Netflix ? Netflix est en train de produire lui-même ses propres films depuis longtemps et ses propres séries. C'est déjà des des endroits monopolistique où si vous passez pas par là, vous pouvez pas exister. Donc c'est les mêmes problématiques qui se posent. Effectivement, c'est la même problématique. L'inspection du travail, qu'est-ce qu'elle fait ? Qu'est-ce qu'elle fait ? Bah, elle fait ce qu'elle peut. L'inspection du travail avec les moyens que les macronistes ont supprimé.
Elle fait vraiment ce qu'elle peut, quoi. C'estàd pas grand-chose malheureusement. Donc demain, on va recruter des inspecteurs du travail. Et ben ce serait bien qu'il ait un centre national du jeu vidéo. L'inspecteur du travail dit "Bah voilà, ce secteur là, il a des identifiants, je sais ce que je dois contrôler, je sais où c'est les points de faiblesse et et ça crée de la norme et c'est et c'est l'utile et logique et ça devient cohérent en fait de cette de cette manière de de prendre le sujet politiquement tel tel qu'il est là." Euh, on me posait les questions sur les freelance parce qu'il y a beaucoup de freelance dans le secteur du jeu vidéo.
Bah oui, il pourrait y avoir un répertoire des freelance qui soit géré par le centre national du jeu vidéo. On les on les référence, les gens du entreprises savent qu'ils sont ils sont là. Pour les trouver, eux, ça leur permet de de se valoriser et d'être même si bon, je pense que le salariat c'est quand même aller voir les conférences avec Bernard Friot tout ça, j'ai pas le temps là de vous développer. Mais en gros, je pense que ça doit être aussi un un un un c'est un moyen de régulation.
en fait du secteur comme le fait le centre national du cinéma et de traiter et de répondre à toutes vos questions une à une sur les représentations de genre ça a été dit par Christine sur les représentations racistes aussi parce que ça existe sur tout ce qui se passe et qui est pas modéré ou très mal modéré sur les jeux en ligne voilà qui sont des des zones de recrutement aussi de l'extrême droite. Et pourquoi c'est pas des zones de recrutement de nous d'abord hein ? Qu'est-ce que vous faites ? Oh, réveillez-vous. Mettez des tortues dans vos pseudos. Bon sang, c'est pas compliqué quand même. Ça prend 5 minutes et comme ça quand vous jouez, vous militez en même temps.
Et si vous pouvez pas mettre des moticoles, vous mettez JLM 27, je sais pas, débrouillez-vous à la fin de votre mettez le en tag quoi. Je sais pas. Oh, vous êtes militant ou pas ? J'espère qu'on fera une coupure de cet extrait pour le mettre sur les sur les réseaux sociaux le moment venu et qu' a des tortues de partout et que les fachot il il pleurent des larmes de fachot et que après et gagnez vos parties du coup à la fin hein. Oh voilà. Non mais c'est pas c'est les consignes à un moment donné c'est on est en campagne ou pas ?
Bon, je je je vais pas en dire plus, je vais vous repasser la parole pour que vous puissiez réagir et compris à vos interventions respectives et relancer et remettre remettre un peu 10 balles dans la machine. Mais en gros, c'est l'endroit où on doit pouvoir se poser toutes ces questions là, y compris les questions de prévention.
Euh bon, alors quelqu'un me demandait "Est-ce que c'est là qu'il y aura une salle de jeux on pourra jouer Euh non mais mais du coup celui qui veut créer une salle de jeux chez lui ou une collectivité qui vont créer ce club du sport et ben il et ben il sait où il doit s'adresser pour avoir les infos, savoir comment on fait qu'on l'accompagne et qu'il le fasse proprement et que ce soit pas n'importe quoi avec des gens qui passent 11 heures d'affilé sur un écran. Voilà c'est ça le sujet. Le le contrôle parental bon et mais tout ça va nécessiter ensuite pour traiter le sujet au fond de faire des lois. Voilà, la propriété intellectuelle, bah ouais, il faut faire une loi pour la bouger.
Si on si on dit que il doit y avoir des droits voisins comme ça peut exister sur la musique, je dire bah voilà, demain je je le droit de streamer librement un jeu et le le celui qui a fait le jeu ne peut pas me couper l'accès mais je lui droit des royalties qui sont automatiquement gérés comme la Sassem le fait pour la musique. Ben faisons-le pour le jeu vidéo. C'est possible, on le fait pour la musique, on saurait pas le faire pour le jeu vidéo ? Bien sûr que si. La question de la taxation, on va pas la résoudre ici. J'ai ma petite idée sur le sur le sujet. Bien sûr qu'il faut taxer le jeu vidéo. Moi, je pense que c'est les jeux, il y a les questions.
Est-ce qu'on taxe aussi les consoles, les manettes ? Parce que c'est en vrai, c'est plus simple pour nos services fiscaux ça que le jeu quand il est dématérialisé avec des des moyens d'esquiver qui sont un VPN et vous habitez plus en France quoi. Donc vous voyez le truc, si dis pas que ça va être facile cette histoire et quand même on arriverait pas à tout prendre en prendre une partie, ça ferait toujours plus que les 1,3 million d'euros de budget à les 4 millions on va arrondir à 4 millions du fond d'aide jeux vidéo qui est géré par le CNC 4 millions pour 5,8 milliards de chiffres d'affaires du secteur.
On peut on peut quand même faire mieux même en en en ayant pas une taxe qui soit hyper efficace en tant que tel en terme de de rendement et de collecte et puis si après à la fin faut qu'ils aillent devant les tribunaux pour qu'ils payent leur leurs sous, bah on fera Vous sa avec Google, avec Amazon et avec d'autres. Et ben c'est tout. Faut qu'on avance, qu'on ait des services des impôts de la DG fib, de la JCCRF, j'ai rajouté une lettre en qui soit où on fasse on remette des fonctionnaires en face du recrutement, que chacun fasse son travail.
C'est les mêmes problèmes qu'il y a dans le jeu vidéo, parfois avec des degrés supérieurs, mais c'est les mêmes problèmes que dans tout le reste de la société. Ça tombe bien, le programme, il est déjà bien foutu sur les autres sujets. Donc on va l'appliquer en fait euh tout simplement. Voilà ce que moi je voulais je voulais dire là-dessus et de faire en sorte que quand même du point de vue des joueuses et des joueurs, les droits soient préservés. Je terminerai là-dessus en disant aujourd'hui le problème de la dématérialisation, c'est pas la dématérialisation en elle-même. Elle pourrait poser des sujets écologiques, les serveurs et cetera.
Allez voir d'autres conférences, il y en a sur le numérique, les serveurs, tout ça. Euh mais au moins sur les droits, le jeu en physique, il vous garantissait le fait que vous puissiez bah vous l'avez, vous le possédez le jeu en fait. Du coup, vous pouvez le prêter à un ami, le le revendre, voilà, le jeu en dématérialisé. Vous pouvez pas faire ça aujourd'hui. Mais qu'est-ce qui nous empêche de recréer les mêmes droits de manière dématérialisée ? En soi ? Rien. Rien. Ah, techniquement, il y a des contraintes et cetera, je le sais. Mais en soit, on doit on doit pouvoir recréer le même le même écosystème que physique dans le dans la dématérialisation. Voilà.
On pourrait imaginer que quand un éditeur décide de ne pas matérialiser son jeu, une entreprise tiersce puisse le matérialiser et euh euh se prendre des sous que sur la boîte, le packaging, le machin et puis le reste continue d'aller au fabricant de de jeux vidéo.
Et quand je vous disais tout à l'heure qu'on pourrait faire un steam à la française, peut-être que la bibliothèque nationale de France pourrait être le steam à la française en fait et qu'on lui donne les moyens de faire ça puisque tous les jeux vidéos sont déjà là-bas, ils sont déjà tous là et que quand un éditeur décide de ne plus distribuer son jeu vidéo, bah la BNF, elle le fait et elle lui reverse ses droits comme ça peut être fait sur la musique avec les droits d'auteur. Je pense que on les solutions, elles sont là à porter de main. Il faut il faut juste les mettre en œuvre et se donner les moyens. Et pour ça, un centre national du jeu vidéo, c'est The Place to Be, pardon.
C'est l'endroit où être. Ouais, ça fait moins bien en français. Je me suis euh on refait un tour de piste. Qui veut réagir ? Est-ce que est-ce que est-ce que le patronat euh patronat veut s'exprimer ? Est-ce que ça irait quand même ? En vrai, je sais que le syndicat, moi je les ai rencontré déjà en 2017. En vérité, on dit ouais un centre, pourquoi pas ? Mais en vrai, c'est pas mal aujourd'hui. Comment ça se passe ? Crédit d'impôt, tout ça, c'est ça va, c'est OK. Puis le secteur était quand même en en monté, le Covid encore maintenant est-ce que vous allez pas devenir tous les salariés de Steam quoi à la fin ?
C'est peut-être ça qui vous en est si on crée pas une structure de solidarité même interpatronale quoi. C'est Ouais. C'est sûr qu'entre 2017 et aujourd'hui le le paysage a pas mal changé et je crois que on enfin je sais pas encore une fois je peux pas parler au nom de tout le monde au SNGV mais je crois que personne n'est super content de laisser 30 % de de ces jeux à Steam en position monopolistique. Enfin voilà même les plus libéraux d'entre nous et Dieu sait qu'il y en a sont pas forcément hyper contents de cette situation là. Après, c'est vrai qu'il y a aussi parfois une enfin on un doute que cette que la modification de ce rapport de force soit possible.
Si la France insoumise veut s'emparer du sujet, évidemment qu'elle qu'elle le fasse. Et puis nous, on sera un partenaire on sera un partenaire tout à fait ouvert à la discussion. La preuve étant que je suis là. Et et d'autre part, si en plus, enfin moi personnellement, vous savez le jeu vidéo a le à la les fesses entre deux chaises, euh certaines personnes le considèrent plus comme euh de la culture et certaines personnes le considèrent plus comme de l'industrie, du divertissement. Moi, je suis plus de la team culture et les jeux qu'on fait à The Pixel, je pense le en témoignent.
Euh et je serais ravi qu'on ait comme on a pour le documentaire de création un statut d'œuvre difficile qui permettent pour le coup euh parce qu'on répond à des critères de diversité, de représentation, de sujets pas forcément simples à parler à à aborder, notre dernier jeu parle quand même de de d'agression sexuelle sur mineur. Donc j'aime autant vous dire que quand je vais voir des des éditeurs privés et que je leur pitche Wednesdays, c'est pas il se ils se précipitent pas pour me donner de l'argent, quoi.
Donc c'est sûr que si on avait une structure qui pouvait orienter la création française vers plus d'originalité, plus d'unicité et le retour d'une French Touch, même si je pense honnêtement que vu la qualité des travailleuses et travailleurs, elle a pas disparu parce qu'on fait quand même pas des jeux en France comme on les fait ailleurs. Bien sûr que moi à titre personnel et je pense beaucoup de gens dans le patronat du jeu vidéo, on serait ravi ravi. Après là où ça va s'écharper, c'est à qui on prend les sous quoi. à qui on à qui est-ce qu'on fait payer enf c'est normal on vous redonne tous les sous quand même. Oui.
Non mais bien sûr il y aura des petits perdants dans les il y aura des gros per il y aura des perdants dans l'équation quoi. Et [rires] oui mais l'idée de ceux qui perdent c'est ceux qui auront quand même gagné beaucoup quoi. Et non mais tout à fait tout à fait j'entends j'entends tout à fait l'argument. Euh je j'entends aussi qui ceux qui gagnent beaucoup, c'est aussi ceux qui parfois pèsent le plus lourd et que donc ça va être ceux qui va falloir convaincre que c'est la bonne que c'est la bonne façon de voir les choses.
Mais du reste euh entretenir une entretenir un un secteur qui est en forme avec des gens de qualité qui bossent bien et qui au lieu de quitter le jeu vidéo au bout de 10 ans parce queen fait ils arrivent pas à trouver, ils galèrent, ils sont dans la précarité, ont une certaine stabilité et monté et sont encore meilleurs. Honnêtement, il faudrait pas être très honnête pour ne pas reconnaître qu'on a toutes et tous à à gagner à ça, au fait que voilà, les gens soient soient plus dans une situation plus confortable et puisse continuer à faire ce qu'ils aiment. On en parlait avec David tout à l'heure. Si on doit fermer nos boîtes parce que on fait faillite, on sait pas trop ce qu'on fera d'autre.
Et parfois, on se moque un peu du métier passion en disant que c'est la source de tous les abus. Je suis pas en train de dire qu'il y en a plus. Je pense aussi qu'il faut reconnaître que la situation quand même du point de vue du crunch s'est quand même amélioré ces derniers temps dans les studios en France en tout cas c'est pas parfait. Personne ne prétend que ces tour rose est loin de là mais je pense que quand même il y a eu des améliorations et qu'il faut aussi pouvoir le le reconnaître. On aimerait bien que aujourd'hui c'est 74 % des gens les chez les adérants les adhérents du SNGV, 74 % des gens sont en CDI.
Alors que le CDI, c'est vrai et pas nécessairement la forme de contrat de travail la plus adaptée quand on a des des grands pics de de d'activité puis ensuite des moments où on sort le jeu et on a pas forcément de DLC à sortir derrière et c'est pas forcément évident et ça peut mettre les structures y compris les petites et moyennes comme la mienne dans des situations qui sont délicates. C'est sûr que si on avait un soutien plus fort et enfin un filet de sécurité plus sur lequel on peut s'appuyer, en fait je connais pas beaucoup de patrons qui seraient contre ça non plus. Enfin, il faut être il faut être clair. Après, la question c'est comment on le met en œuvre concrètement ?
Qu'est-ce qu'on propose ? Qui qui y gagne, qui y perd et est-ce que ceux qui y perdent finalement il gagnent aussi et donc sont sont convaincus que c'est aussi la bonne chose à faire et ça ça se négocie en fait. C'est comme c'est comme tout en fait ça ça se négocie une fois que la France insoumise a gagné les élections présidentielles avec un bon rapport de force. Morgan, il y avait des questions sur le sur les licenciements effectivement actuellement le secteur, comment on fait pour éviter qu'il a des licenciement ? Est-ce que est-ce que vous syndiquez les freelance ? Comment quel état du rapport de force ? Est-ce que tout ça avance pas aussi parce que bah il y a des luttes ?
Euh oui, alors déjà oui, on s'indique les freelance. Pour nous du coup, il y a une une problématique globale de structuration du secteur. L'intérêt d'un SNJV, c'est aussi bah de reconnaître CNGV, pardon. Euh l'intérêt d'un CNGV, c'est aussi de reconnaître du coup le jeu vidéo comme comme l'industrie qu'elle est, comme la force culturelle qu'elle est. Euh il y a un CN livre, il y a un CN musique, il y a un CN danse. Donc pourquoi pas CNGV ? Et ce serait aussi un lieu pour avoir des discussions de structuration du secteur au global.
Pour les freelance par exemple, il y a beaucoup de de personnes qui sont en freelance qui sont en fait dans des situations de salarié déguisé ou pour qui il y aurait d'autres formes de contrat qui pourraient être intéressantes. Euh tu parlais du fait qu'il y a des personnes qui quittent l'industrie au bout de 10 ans, c'est aussi parce qu'il y a très peu de plans de formation dans les entreprises aujourd'hui. Donc il y a en fait le seul euh pour beaucoup de personnes, le seul objectif long terme, c'est une reconversion. Euh je suis pas tout à fait d'accord sur le crunch mais [rires] ça pourrait prendre très longtemps.
On tu as parlé de Netflix par exemple euh si je me trompe pas pour le CNC, il y a aussi pour les pour certaines euh services de vidéo à la demande un engagement à financer des productions françaises ou des productions européennes. Et en échange, bah du coup, il y a une exclusivité ou une non, c'est pas une exclusivité pour eux, c'est ils ont une ils adaptent un petit peu le la chronologie chronologie des médias. On a pas de chronologie des médias dans le jeu vidéo, mais justement on a un système d'exclusivité, donc on pourrait avoir un système comme ça aussi. Euh, j'ai vu nationaliser Ubisoft.
Euh, il y a il y a quand même il y a une problématique, c'est sûr, de de d'avoir l'État aussi qui s'en part du sujet qui aide les travailleureuses potentiellement euh par rapport au licenciement à faire des reprises aussi de leur entreprise. Pourquoi pas ? Euh mais pour ça, pour tout ça, il y a besoin d'un soutien institutionnel. Euh le rapport de force, on y travaille vraiment à fond. Euh euh et euh et pour nous c'est aussi euh l'engagement politique qui va pouir et l'engagement vers des politique publique qui va pouvoir euh nous aider euh à avancer vers ça. Je crois des questions. Merci. Je crois que j'ai répondu à tout. Ouais, nickel. Merci Morgan.
Est-ce que euh du coup on va favoriser le les débiles et les violents avec l'isport ? Question pas du tout provocatrice. [rires] Euh c'est marrant parce qu'il y a certaines études économi économiques psychologiques qui ont été évaluées sur l'impact des jeux vidéos chez les jeunes chez les jeunes enfants, pardon. pas française malheureusement et qui ont plutôt évalué que le jeu vidéo était vraiment positif pour le développement cognitif des g notamment sur le développement des réflexes et et de la compréhension et de la multiplicité des tâches et autres.
Bon bah voilà, forcé de constater que on est loin de d'un jeune débile euh et euh et développer en tout cas la pratique de l'isport, en tout cas de l'encadrer puisque l'idée c'est pas de la développer plus qu'on ce qu'on doit développer particulièrement d'autres formes de pratique. Au-delà par exemple si est-ce qu'on on doit pas forcément pousser développement du sport ou autre. Oui, j'ai envie de dire dans dans les faits si c'est un si c'est une si c'est une pratique que que toutes et tous on a envie de le faire, bah faisons-le. Maintenant, c'est de le faire de manière raisonnée, encadrée.
Aujourd'hui, l'isport euh on est très dépendant un des éditeurs et qu'aujourd'hui, il n'y a pas de lieu de pratique en France encadré. Ça se fait majoritairement en ligne. On j'imagine que j'ai énormément de parents dans l'assemblée. Euh bon bah voilà, si votre enfant joue à Fortnite, à Rocket League ou à d'autres jeux, euh bah il le fait dans sa chambre. Vous savez pas du tout avec qui il discute euh ou pas, c'est très dérégulé et personne ne s'y intéresse et en premier lieu, pas les éditeurs. Et lorsque moi il se trouve que j'ai eu la chance de travailler pendant 2 ans dans une dans un lieu expérimental à Lyon.
Donc euh le National Esport Club and Community où c'était un lieu à ventin euh avec l'objectif de de de conjuguer éducation populaire et euh loisirs numériques. Donc au-delà de l'ISORT, il y avait le jeu vidéo, la les réseaux sociaux euh euh et tout type de de loisirs en lien avec le numérique. Et voilà, l'idée c'est que là à l'échelle locale, on a pu répondre à des grandes inquiétudes à parents de parents qui sont totalement dépassés par la pratique jeux vidéo ludique de leurs enfants, de leur de leur utilisation des réseaux sociaux parce que ce parce qu'il n'y a pas de formation, il y a pas de de de proposition de sensibilisation à ça auprès des parents.
On s'imagine que quand on devient parent déjà, il faut apprendre à être parent. Et euh et la deuxième chose qu'apparemment puisque on est né tous avec des euh des jeux vidéos et des euh et et des téléphones dans la main et qu'on sait très bien utiliser toutes ces plateformes, non ? Et du coup bah pour comme dans le sport on n'est pas tous professionnels du foot et bien ça pourrait être bien d'avoir des lieux de pratique du jeu vidéo du petit club de quartier jusqu'à la grand le grand le grand club national un peu comme bah on peut l'imaginer dans le foot vous avez le club du quartier et jusqu'à jusqu'à le grand club de de le PSG quoi.
Ça pose aussi euh euh ouais Paris FC si tu veux je ou le ou l'Olympique lyonnais enfin bref. Ouais. Ben moi je suis de l'île donc Non mais ouais. Alors je je passion pour Lance si tu veux. J'ai j'ai eu de la passion pour Lance ayant vécu aussi dans les Haut de France donc de nombreuses années. Une club de lance OK était un peu tout seul. [rires] Wouh ! En tout cas ce qui est sûr c'est que allez la carving Corp c'est déjà mieux tu vois.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que oui, il y a un dialogue, un rapport de force à créer notamment avec lesiteurs de jeux vidéo qui font aujourd'hui office de fédération euh dans l'industrie du de l'iseport et qui peuvent comme on l'a dit décider de vie ou de mort d'un jeu ou bah par rapport aux travailleurs aux travailleuses qui qui développent des jeux et par exemple là j'ai un exemple très récent qui décide bah du jour au demain de d'arrêter un jeu et donc de tuer dans l'œuf tout son modè et compétitif et en plus super pour les personnes qui ont passé 10 ans de leur vie à travailler sur un jeu pour au final tuer le jeu au bout d'un an après sa sortie.
Euh c'est genre un jeu de baston euh c'est un jeu de baston créé par Riot Games. J'ai j'ai même pas eu le temps de faire la mise à jour pour essayer de retester quoi. Tu peux mais à partir de décembre il y aura plus il y a plus il y aura plus rien. Mais tu pourras encore y jouer apparemment. Je suis nul au jeu de combatçon. Après euh où est-ce que j'en étais ? Oui. Et donc du coup voilà des lieux ont tenté d'exister pour conjuguer jeux vidéo et éducation populaire.
Moi personnellement je suis plutôt favorable qu'un jour il y ait véritablement un un un un un dialogue avec l'éducation nationale, avec l'expérimentation dont je vous ai parlé tout à l'heure et d'essayer d'aller un peu plus loin sur ce sujet. Il y a un lycée public à Grenoble qui a euh tenté qui a créé sa section esport étude. Euh et euh et on voit les effets bénéfiques notamment de lutte contre le décrochage scolaire, de permettre à des jeunes de pouvoir cumuler leur passion et leur et et leur et et l'éducation et je vois pas pourquoi on pourrait le faire dans le sport et pas dans l'eport.
Il y a aussi effectivement la question autour de ces questionsl c'est-à-dire l'éditeur qui aujourd'hui fait office de fédération. Bah le financement de ces éditeurs, je je ne serai pas enfin je pense que vous êtes très au courant mais aujourd'hui l'Arabie Saoudite est en train de racheter un peu beaucoup de choses dans l'ort et a créé un produit qui est l'esport World Cup et aujourd'hui et on ont créé aussi l'esport Nation Cup. Alors c'est quoi la différence entre les deux ? C'est l'esport World Cup, c'est la Ligue des Champions pour pour dans l'ort et la l'esport Nation Cup, c'est la coupe du monde. Je pense que voilà.
Donc c'est pour ça on parle de coupe des clubs et ensuite de coupe de coupe des nations. Bon bah là pas de bol en tout cas pour la coupe des nations. Elle est reportée à 2027 alors que notamment elle devait avoir lieu en novembre. Bon euh l'influence aujourd'hui qu'on a qu'on voit directement, c'est notamment sur les jeux qui sont présents sur ces compétitions. Euh il y a un vrai dumping des des salaires. Ils ont fait x 5 sur les salaires présents. Alors du coup ça crée des des des folies et sur bah sur les conditions de contractualisation entre les joueurs et les et les clubs.
demande au club de faire de plus en plus de levées de fond et du coup le jour où la bulle économique va éclater et bien on va avoir un un une crise sans précédent dans le milieu de l'port et ça va être catastrophique notamment en France qui accueille énormément de compétitions aujourd'hui.
première pour vous donner un chiffre des premières retombées chiffrées sont ont été évaluées là avec l'PORN World Cup c'est 60 millions je crois 60 millions d'euros qui a été généré à cause de cette compétition à Paris donc évidemment que vous vous doutez bien que beaucoup de gens se raccrochent à cette à ce développement en France on devient aussi de plus en plus dépendant des choix du coup de l'Arabie Saoudite. Si demain, l'Arabie Saoudite dit "Ah ben on veut plus venir en France ou les jeux, bah on va arrêter les compétitions en France." Bah ça va être aussi de plus en plus catastrophique pour pour notre nation. Merci Christine.
Alors avant qu'on ne se quitte puisque nous sommes arrivés au terme de de l'heure et demi, deux pistes pour vous faire rêver. Demain, un centre national du jeu vidéo pourrait peut-être lancer le développement de jeux compétitif et sportif libre de droit public. Voilà qui permettrait que ils sont en développement continuel et qu'on y mette des moyens et que peut-être de faire des ou des obligations même de portabilité en gros des joueurs d'un jeu sur l'autre avec des règles communes. Enfin tout cas, de créer du cadre qui structure le milieu et qui évite que ça parte aussi dans le décor. Pourquoi pas en tout cas qu'on mette ça sur la table et qu'on commence à discuter de ça ?
Et puis deuxième en fait le deuxième truc c'est pas une proposition, c'est il y a il y a des développeurs ou des développeuses dans la salle là e voyez-vous là faites-nous un truc qui déchire, je sais pas, on a on a une élection présidentielle, il y a il y a des camarades qui lancent des trucs, qui expérimentent, il y a le jeu LFI jefi.fr et et ben il il est il cherche un graphisme parce qu'il en a marre d'utiliser Lia, par exemple. Euh bon, on est en campagne. Si vous savez, je sais, je vous êtes je vous demande pas de faire du crunch militant, mais peut-être un peu quand même.
En tout cas, de faire en sorte aussi qu'on qu'on s'empare de de ce domaine, de ce secteur, qu'on en fasse un secteur de de mobilisation. Oubliez pas, syndiquez-vous évidemment si c'est pas déjà fait. Et en tout cas, la lutte la lutte continue. Vraiment, je compte sur vous et en 2027, ça va le faire.