Fête de LO 2025 : meeting de Nathalie Arthaud, dimanche 8 juin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 400 plans de licenciement, 200000 peut-être 300000 travailleurs menacés de perdre leur gagne pain »
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« Un gouvernement qui prépare une nouvelle attaque contre nos droits à 40 milliards »
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« attendre 66 67 ans pour être à la retraite »
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« La dette de l'État a doublé sous Macron »
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« Les 500 plus grandes fortunes du pays sont devenues deux fois plus riche »
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« En 2019 60 milliards. En 2022 80 milliards. En 2024 100 milliards »
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« Bernard Arnaud, encaisse 300000 € de l'heure »
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« Face à la décision d'Arcélor Mital de supprimer 630 emplois et de réduire ses investissements à Dunkerk »
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« l'État lui a accordé 850 millions pour décarboner le haut fourneau de Derk »
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« le code du travail lui-même est contourné et piétiné dans beaucoup d'entreprises »
- 8:50Invité politiqueFait
« Trump organise des rafles de migrants qu'il déporte spectaculairement au Salvador »
- 13:49Invité politiqueFait
« Fillon pique dans la caisse de l'État, quand Sarkozy sa coquine avec Kaddafi pour obtenir de quoi financer sa campagne présidentielle »
- 14:34Invité politiqueChiffre
« Le Pen est prise la main dans le pot de confiture, un pot de confiture à 4 millions »
- 15:17Invité politiqueFait
« un gouvernement prétendument démocratique, un allié de la France et de l'Europe, se comporte comme un barbare »
- 25:06Invité politiqueChiffre
« Le budget de la défense était de 32 milliards. Il est aujourd'hui de 50 milliards et il doit monter à 70 et peut-être à 100 milliards en 2030 »
Temps de parole
- Nathalie Arthaud94 %
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[Applaudissements]
Travailleuses, travailleurs, chers amis, chers camarades, 400 plans de licenciement, 200000 peut-être 300000 travailleurs menacés de perdre leur gagne pain, de plus en plus de salariés au SMIC, c'est-à-dire 1426 € nets par mois. Un gouvernement qui prépare une nouvelle attaque contre nos droits à 40 milliards et des ministres et des chroniqueurs confortablement assis autour d'un plateau télé qui nous explique qu'il faut travailler plus. Les salariés licenciers ou en cours de licenciement à Michelin, Valéo, Arcellor, Forviade, Jennifer, Ruchamp Casino voudrait travailler tout court, tous ceux pousser dans le chômage parce que tropagés ou trop malades voudraient eux aussi gagner leur vie.
Ce sont les capitalistes qui les mettent dehors et les condamn à la misère et à la précarité. Beaucoup de travailleurs se tuent à la tâche pour produire des richesses comme il n'y en a jamais eu. Et il faudrait travailler plus, renoncer à des jours de congé, attendre 66 67 ans pour être à la retraite. Le gouvernement Baou pleure niche comme s'il n'y avait pas d'argent dans le pays. Mais toutes les caisses ne sont pas vides. La dette de l'État a doublé sous Macron. Mais dans le même temps, le pays compte 13 milliardaires de plus. Les 500 plus grandes fortunes du pays sont devenues deux fois plus riche. Les actionnaires ont été mieux servis en dividende et en rachat d'action.
En 2019 60 milliards. En 2022 80 milliards. En 2024 100 milliards. Quand nous nous travaillons pour 10 15 20 € de l'heure, l'homme le plus riche du monde du plus riche de France, bon il en est encore là. L'homme le plus riche donc du pays, Bernard Arnaud, encaisse 300000 € de l'heure. Pour un pays décrit comme un enfer pour les riches, ils s'en sortent plutôt bien. Vous ne trouvez pas ? Les inégalités sont vertigineuses, absurdes, révoltantes et ceux qui les dénoncent sont accusés par des Vauquè, Macron ou encore Le Pen et Bardella de ne plus vouloir de riches dans ce pays. Mais c'est de pauvres dont nous ne voulons plus.
Même des personnes qui travaillent se retrouvent forcé de se nourrir au resto du cœur, ont du mal à se loger, à se soigner ou à se déplacer. Et la solution n'est pas d'enchaîner les heures supplémentaires, de travailler le dimanche ou les jours fériers. Ce n'est pas de travailler plus, c'est de nous battre plus. de nous battre pour l'interdiction des licenciements pour forcer le grand patronat à répartir le travail entre tous sans diminution de salaire pour imposer le contrôle des travailleurs sur les comptabilités des entreprises et celles de leurs actionnaires.
Oui, il faut nous battre pour que les richesses que nous produisons collectivement profitent à tous pour que les progrès de la société nous permettent de travailler moins pour vivre mieux pour vivre plus. L'intérêt
[Applaudissements]
collectif n'existe pas pour les capitalistes. Ils n'ont que faire de préserver l'emploi ou de développer l'économie nationale. Ils ne jurent que par le profit. Ils veulent l'accumuler le plus vite possible en faisant tout et n'importe quoi, tant vis-à-vis des travailleurs que de l'environnement. Face à la décision d'Arcélor Mital de supprimer 630 emplois et de réduire ses investissements à Dunkerk, le gouvernement français a expliqué son incompréhension et c'est en fait que les ministres n'ont pas ménagé leurs efforts pour défendre les intérêts de l'aciériste. À l'échelle européenne, un plan acier a été adopté qui répond à toutes les exigences d'Arcélor.
À l'échelle nationale, en plus des 300 millions d'aques, l'État lui a accordé 850 millions pour décarboner le haut fourneau de Derk. Et bien oui, ce grand patronat n'a pas la reconnaissance du ventre. Les partis politiques et les syndicats s'indignent de ce que des grandes entreprises comme Michelin, Arcelor ou ST Microlectroni reçoivent de l'argent public sans contrepartie. Il faudrait conditionner les aides publiques, disent-il. Comme si un bout de papier pouvait retenir ses rapace, comme si leur parole valait quelque chose. Regardez comment le code du travail lui-même est contourné et piétiné dans beaucoup d'entreprises.
Comment de nombreux patrons s'arrangent pour ne pas payer toutes les heures ou pour ne pas déclarer les accidents du travail ? les mêmes sont capables de nous vendre tout et n'importe quoi. Pendant des années, Nesle nous a vendu de l'eau traité pour de l'eau minérale naturelle sont à 300 fois plus cher que l'eau du robinet. Bien sûr, les constructeurs automobiles ont laissé en circulation des pneus dangereux, des airbags mortels. Ils ont falsifié les tests de pollution de leur véhicules. Gouverner, exploiter et mentir, ça va ensemble pour ceux qui dirigent.
Alors, se plaindre de l'attitude des capitalistes, leur demander d'être moins égoïste et plus patriote, c'est-à-dire faire croire qu'il pourrait jouer collectif, c'est mentir au travailleurs. Les capitalistes font ce qu'ils ont à faire, c'est-à-dire, ils amassent leurs profits et leurs fortunes en exploitant le monde du travail par l'intensification de l'exploitation, l'écrasement des salaires et des conditions de travail et en tapant au maximum dans les caisses de l'État. Leur seul patriotisme va à leur coffre fort qu'ils préfèrent placer dans les paradis fiscaux. Alors, la seule question qui se pose à nous est de savoir si nous allons les laisser faire.
Allons-nous continuer à leur laisser les rennes, à les laisser décider de ce qu'ils produisent et ne produisent pas, où et comment allons-nous les laisser spéculer au lieu d'investir ? Il ne le faut pas. La situation exige de s'affronter au grands patronats, aux financiers et aux capitalistes. Elle exige de s'opposer à leur décision. Elle exige de contester leur pouvoir de diriger toute la société.
[Applaudissements]
Les attaques que nous vivons ici dans un des pays les plus riches de la planète sont sans commune mesure avec ce que subissent les Ukrainiens, toujours plongés dans une guerre fratricide. Rien à voir avec la routine terrifiante de la guerre et de la fin que vivent des millions de femmes et d'hommes à travers le monde. Rien à voir avec la guerre d'extermination dont sont victimes les Palestiniens de Gaza. Dans les pays impérialistes, le recul réactionnaire et la barbarie ne prennent pas encore le visage de la guerre.
Ils prennent la forme de l'indifférence vis-à-vis du sort des autres, de l'indifférence vis-à-vis de ceux qui sont sous les bombes, de ceux qui sont dans la misère ou dorment sous les ponts. Ils prennent la forme de l'individualisme, des idées xénophobes et racistes diffusées d'en haut par les politiciens au pouvoir. Il faut suivre de près ce qui se passe aux États-Unis parce que c'est ce que nos politiciens français nous préparent pour demain. Aux dernière nouvelle, il y a la rupture consommée entre Trump et Musk. Et quand deux coques capitalistes se volent dans les plumes, cela cela soulève beaucoup de fumiers.
Mais le problème, c'est que ces deux clownes concentrent un pouvoir économique et politique considérable. Ils ont fait et vont continuer de faire beaucoup de dégâts aux États-Unis. Trump organise des rafles de migrants qu'il déporte spectaculairement au Salvador. Il coupe les vivres aux universités qui refusent de livrer les étudiants ayant manifesté contre la guerre à Gaza. Il a licencié des dizaines de milliers de fonctionnaires et il vient d'interdire l'entrée des États-Unis au ressortissant de 12 pays parmi les plus pauvres de la planète.
Et n'en doutons pas, Musk, son exacolite, même fâché, continuera de faire le service aprèsvente de cette politique xénophobe en défendant la suprématie blanche et en Saint-Jean Gubbles. Alors oui, la même évolution est en cours ici en France avec la surencher démagogique anti immigré sécuritaire entre la droite et le RN de Le Pen et de Bardella, il ne se passe pas un jour sans une nouvelle accusation contre les étrangers, les travailleurs issus de l'immigration ou contre les musulmans. Les bas salaires, le chômage et les fermetures d'entre ne sont même plus des sujets. Tous les problèmes sont mis sur le dos des immigrés, c'est-à-dire des travailleuses et des travailleurs les plus exploités.
Retaillot, ministre de l'intérieur et désormais chef du parti, c'est-à-dire candidat à la présidentielle est en campagne électorale permanente et c'est une nouvelle croisade contre les musulmans. Quand il ne nous rejoue pas la guerre d'Algérie avec les nostalgiques du temps des colonies, il endosse son armure de chevalier pour défendre les racines chrétiennes de la France contre les musulmans. Il s'est fait une spécialité aussi de fabriquer des travailleurs clandestins parce qu'à force de réduire les possibilités de renouvellement de titres de séjour, des dizaines de milliers de travailleurs qui étaient en règle se retrouvent sans papiers et donc perdent leur travail.
Ces politiciens de droite et d'extrême droite sont à l'affu du moindre fait d'hiver pour attiser les haines et répandre le poison du racisme ou de l'islamophobie. Et quand ils n'ont rien à se mettre sous la dent, et bien ils alimentent la peur en montant en épingle en rapport sur les frères musulmans. Dans cette atmosphère chauffée à blanc, la presse relève la recrudescence des actes antisémites. Mais il y a aussi une montée des agressions contre les musulmans. Il y a un mois, le jeune Abouakar Sissé a été poignardé dans une mosquée du gare. Et samedi 31 mai dans le Var, un raciste a tiré sur ses voisins tunisiens et turcs tuantem Mirawiou de 5 balles.
Le racisme et la xénophobie diffusée par les sommets de l'État ne font pas que diviser les travailleurs, ils tuent. Et bien ne laissons pas les petits roquet de droite et d'extrême droite faire passer nos camarades de travail pour des profiteurs ou pour des menaces. Ne laissons pas le patronat utiliser nos différences de couleur de peau, de culture, de religion ou d'idées pour opprimer davantage tel ou tel, c'est-à-dire pour nous diviser et dresser des frontières entre nous. La perspective n'est pas de nous barricader contre des travailleurs plus pauvres que nous, c'est d'entraîner tout le monde dans la défense de nos intérêt de travailleur.
C'est que chacun prenne sa place dans les organisations et dans le combat qu'il faut mener pour changer toute la société. Il n'y aura jamais un combattant de trop dans le camp des travailleurs. Alors, il faut dire haut effort à l'Europe des barbelets, régularisation de tous les 100 papiers, liberté et circulation d'installation des travailleurs de toute la planète.
[Applaudissements]
L'évolution réactionnaire dans un pays riche comme la France se mesure aussi à la violence des bandes de jeunes, à l'explosion du trafic de drogue et de la délinquence qui va avec. Le gouvernement et tous les réactionnaires en chef les prennent pour preuve d'une crise morale et de l'ensauvagement de la société. Mais cette délinquence est le fruit de leur politique, le fruit de leur abandon de l'éducation, de leur abandon des quartiers populaire.
Elle est le fruit d'un système qui cultive l'individualisme et le chacun pour soi et qui au lieu d'intégrer ces jeunes les rejette, les marginalise, les confronte au racisme et aux 1000 et une humiliation quotidienne à commencé par celle de la police. Alors, comment s'étonner qu'un certain nombre de jeunes, une minorité est une envie de casse et de vengeance ? Tout cela est un gâchi humain révoltant, mais il est d'abord et avant tout de la responsabilité d'un état qui méprise et piétine les plus pauvres. Et puis l'indignation des rotaillot et des darmanins est sélective.
Il ne parle d'auvagement que pour pointer du doigt les parents des quartiers des populaires, les immigrés bien sûr, les professeurs qui ne savent plus que c'est l'autorité et qui ont tourné le dos aux bonnes vieilles valeurs morales et familiales. Mais quand Fillon pique dans la caisse de l'État, quand Sarkozy sa coquine avec Kaddafi pour obtenir de quoi financer sa campagne présidentielle. Et quand Le Pen est prise la main dans le pot de confiture, un pot de confiture à 4 millions quand même hein, et bien il n'y a pas une seule leçon de morale.
Bairrou, le père la vertu a préféré ignorer et peut-être même couvert les crimes odieux des responsables qui ont officié pendant des décennies dans l'établissement catholique de Betaram. Mais vous n'entendrez ni Retaillo ni Le Pen mettre en question sa moralité. Et regardez ce qui se passe à Gaza. Depuis 20 mois, un gouvernement prétendument démocratique, un allié de la France et de l'Europe, se comporte comme un barbare. Il bombarde, assassine hommes, femmes et enfants impunément. Impunément. Il utilise aujourd'hui la famine comme une arme d'extermination. Mais pour Bairou, Darmanin, Rota ou Le Pen et Bardella, c'est circulé. Il n'y a rien à voir. Israël ne fait que se défendre.
Pire encore, il s'agite avec le gouvernement pour réprimer, condamner, punir ceux qui osent dénoncer l'enfer monstrueux dans lequel le gouvernement d'extrême droite de Netania ou plonge les Palestiniens. Pour dissoudre l'organisation Urgence Palestine et la jeune garde pour sanctionner une enseignante qui a organisé avec ses élèves une minute de silence pour les victimes de Gaza. Avec ces chiens de garde médiatique, le gouvernement s'agite pour que l'on accolle systématiquement le mot terrorisme au Hamas. Quand un terrorisme à bien plus grande échelle s'étale tous les jours sous nos yeux, le terrorisme de l'État israélien.
Et pour se justifier de ne rien faire, il conteste doctement l'usage du mot génocide. Alors, on ne peut être que pris de dégoût face à autant d'hypocrisie et de cynisme.
[Applaudissements]
Tant que le monde du travail reste larme au pied et laisse les politiciens de la bourgeoisie occuper le premier rôle, et bien nous reculerons et l'évolution réactionnaire se poursuivra. défendre des idées contestataires, critiquer la patrie, l'armée ou la police, dénoncer l'appareil d'État sans parler de faire grève et manifester, vaudra peut-être demain la prison ou des agressions par des bandes de Nervie ou la police. Cette évolution est possible, d'autant plus que les dirigeants de la bourgeoisie ne savent même plus comment gérer leur propre système.
et ni la démocratie, ni le droit, ni la justice ne nous protègeront de la montée de l'extrême droite qui va de pair avec la crise du capitalisme. Mais une chose est sûre, les crises qui nous attendent feront bouger les consciences et elles contribueront à la politisation. Regardez, en Israël ou en Ukraine et en Russie, il y a toujours des réactions, parfois de quelques individus qui ne cèdent pas. Ce ne sont que des petites lueurs dans la nuit, mais elles sont porteuses de grands espoirs. Car les périodes les plus sombre ont parfois accouché des plus grandes révolutions, c'est-à-dire des moments où des millions de femmes et d'hommes se transforment en combattant pour changer leur sort.
Alors même minoritaire, même à contre-courant, et bien il nous faut maintenir vivant nos idéaux indissociables de nos idées révolutionnaires.
[Applaudissements]
Certains tentent de se rassurer en espérant encore dans dans l'avènement d'un vrai gouvernement de gauche capable de freiner la capacité patronale, d'imposer un peu de justice sociale et d'endiguer la montée de l'extrême droite. Ce gouvernement là, les travailleurs ont cru l'avoir avec Mitteran, puis avec Jospin, puis avec Hollande. Et au lieu de défendre les intérêts et les droits des travailleurs, ces prétendus présidents de gauche ont fait prospérer la grande bourgeoisie. Tout aussi bien que Chirac et Sarkozy. Au lieu de freiner la montée des idées réactionnaires, ils l'ont accéléré.
Le Parti socialiste, la France insoumise malgré son rad radical et le PC malgré son étiquette communiste veulent gérer le capitalisme. Ils veulent tous faire du rafistolage. Ils pensent tous que le système capitaliste est récupérable et qu'il suffirait d'une bonne réforme fiscale et de quelques lois limitant la capacité capitaliste pour le rendre représentable. Il promettent aussi une planification écologique agrémentée de quelques nationalisation, mais sans la volonté d'exproprier la bourgeoisie et sans l'intervention des travailleurs, ce ne sont que des mots creux.
Nous rêvons tous que des biens aussi vitaux que l'électricité, les transports, la santé, les logements échappent au marché capitaliste. Nous rêvons que ce soit des biens communs disponibles pour tous. Nous rêvons d'une économie planifiée où il serait possible de produire l'acier, les panneaux solaires, les trains nécessaires pour répondre à nos besoins et nous rêvons d'en finir avec la concurrence qui est un gâchie et de la remplacer par une planification et une coopération internationale. Pour cela, oui, il faut que les travailleurs prennent le pouvoir sur les grandes multinationales.
Ce qui signifie en finir avec la propriété capitaliste en expropriant la grande bourgeoisie et pas seulement dans les secteurs dont elle se détourne parce qu'ils ne sont plus assez rentables à ses yeux, mais aussi dans les secteurs les plus lucratifs en commençant par les banques, la grande distribution, le secteur de l'énergie et des communications. et je parle bien d'expropriation, c'est-à-dire de prendre le contrôle de ces grands groupes sans rien payer au capitaliste car nous n'avons rien à leur rembourser. Ces entreprises ont été construites, entretenues, développées par le labeur et la sueur de génération de travailleurs et elles ont toujours profité de la perfusion d'argent public.
Nous devons donc les considérer comme les nôtres. Nous ne devons rien à nos esclavagistes modernes. C'est notre travail qui leur a tout apporté.
[Applaudissements]
Alors, il faut, comme disait Marx, exproprier les expropriateurs. À la propriété capitaliste, il faut opposer la propriété collective. Au marché, à la concurrence, il faut opposer la planification pour répondre aux besoins de tous. Au capitalisme, il faut opposer le communisme et aux illusions électorales, il faut opposer les perspectives révolutionnaires.
[Applaudissements]
Pendant qu'on nous lanterne avec les élections et que les uns ou les autres nous font croire au miracle électoral, la société s'enfonce dans la barbarie. L'évolution inégalitaire et guerrière de la société n'est pas d à des dirigeants plus singlés, cyniques et raciste que les autres. Elle est liée à la crise du capitalisme, à l'intensification de la guerre économique, aux rivalités croissantes concernant les matières premières, les terres rares ou les satellites.
La concurrence entre Rapace plonge depuis longtemps des régions entières dans des guerres sanglantes et pas qu'en Ukraine, en République démocratique du Congo, au Soudan et le Moyen-Orient aussi et ravagé par des guerres alimentées par les appétits et les manœuvres des grandes puissances. rivalité qui demain peuvent opposer militairement les deux géants que sont les États-Unis et la Chine. La nouvelle flambée de protectionnisme provoquée par Trump a déclenché une épidémie de protectionnisme à l'échelle du monde. En France, tous les partis sont aujourd'hui protectionnistes. Mais ce protectionnisme n'est pas la fin de la guerre économique.
C'est son intensification et c'est l'antichambre de la guerre tout court. Partout, on entend les mêmes cris. L'Amérique d'abord, l'Italie d'abord et ici la France d'abord. Souvenons-nous que dans les années 1930, la flambée protectionniste et la débauche de nationalisme ont conduit à la Seconde Guerre mondiale. Au fond, tous les pays sont unis. Le monde entier est uni de la pire façon qu'il soit dans la concurrence, la crise économique, la réaction, le repli national et peut-être demain dans une nouvelle guerre mondiale. Macron a sonné la mobilisation contre la Russie de Poutine accusé de constituer une menace existentielle.
Mais qui sait si le jeu des rivalités, des visées et les visées des États-Unis sur le Groenlande et le Canada n'en fera pas demain un et ennemi ? Et bien, il faut l'affirmer au effort. Ces guerres que les capitalistes se mènent pour emporter la plus grosse part du morceau ne sont pas les nôtres. Notre propre gouvernement est un des principaux fauteurs de guerre et le premier combat à mener, c'est contre lui et la classe capitaliste qu'il représente.
[Applaudissements]
Il faut se préparer à se défendre et faire la guerre si nous sommes attaqués, nous disent Macron et le corps nu, le ministre des armées. Mais qui nous attaque aujourd'hui ? Qui attaque nos retraites, nos salaires, nos conditions de vie ? Les hôpitaux ne sont pas détruits par des bons brusses. Ils sont démolis de l'intérieur par notre propre gouvernement. Et c'est à lui, à ces politiciens qui passent leur temps à nous faire reculer qu'il faudrait faire confiance. C'est à eux qu'il faudrait s'en remettre.
Si le pays était attaqué, tant que la population ouvrière ne peut pas contrôler l'armée et ses officiers, tant qu'elle ne peut pas décider elle-même si une guerre mérite d'être menée, il faut refuser de marcher. Si le gouvernement, l'armée et l'État de la bourgeoisie veulent nous embrigader, ce sera pour que l'on meure pour leur profit. Ce sera pour que l'on défende leur ordre impérialiste, infamme, meurtrier et barbare. Nous ne sommes pas encore sous les bombes et nos enfants ne sont pas au front, mais nous payons déjà pour la guerre. Parce que là, les discours sont bel et bien suivis des faits. Là, il y a des centaines de milliards qui sont mis sur la table.
En 2017, le budget de la défense était de 32 milliards. Il est aujourd'hui de 50 milliards et il doit monter à 70 et peut-être à 100 milliards en 2030. Un peu partout, l'État subventionne des entreprises qui fabriquent de la poudre, des obus, des drones ou entrent dans leur capitale. Voilà ce qu'est la réindustrialisation quand elle est décidée par l'État de la bourgeoisie. Et bien, contrairement aux déclarations de certains dirigeants, syndicaux ou politiques, il n'y a sûrement pas à s'en réjouir. Les économies que le gouvernement veut nous imposer vont passer dans l'achat d'engin de mort, dans l'embrigadement de nos enfants. Nous manquons d'hôpitaux mais nous aurons des chars d'assaut.
Nous manquons de logement mais nous aurons des rafales. Le gouvernement veut que nous creusions notre propre tombe. Alors en plus des revendications traditionnelles du mouvement ouvrier sur les salaires, l'emploi ou les salaires ou les retraites, il faut revendiquer la réquisition de tous les profits des marchands d'armes et le contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises de guerre. Aucun capitaliste ne doit pouvoir se transformer en profiteur de guerre. Pas un sous de plus pour l'armée, pas un homme pour la guerre.
[Applaudissements]
L'humanité n'a jamais eu autant les moyens de vivre dignement, mais le capitalisme brise des millions de vies, détruit la planète et mène à une nouvelle guerre mondiale. C'est un gâchi sans nom. Rendez-vous compte, la guerre commerciale s'intensifie parce que l'économie mondiale est trop productive parce que collectivement les États-Unis, la Chine, l'Europe produisent trop de voitures, trop de vêtements, trop de nourriture, trop d'équipements de toutes sortes. En tout cas, bien plus qu'il n'y a de consommateurs capable d'acheter. Elles sont donc forcées de se battre les unes contre les autres pour vendre ce qu'elles produisent, forcé de se mener à une guerre économique de tous les instants.
Nous sommes donc confrontés à une exploitation de plus en plus impitoyable, au chômage et à la misère parce que le système économique est trop performant, parce qu'il y a trop d'abondance. C'est une stupidité sans nom. Chaque progrès technique qui devrait être une merveilleuse nouvelle est un malheur entre les mains des capitalistes. Ce qui devrait être la promesse d'une vie meilleure pour tous est une malédiction collective. Et bien, c'est la preuve que la classe bourgeoise et son système ont fait plus que leur temps et il ne méritent qu'une chose, c'est d'être renversé en même temps que les Trump, Macron et compagnie.
[Applaudissements]
Les travailleurs ont un autre type de société à opposer au capitalisme. Une société supérieure au capitalisme. une société où l'on mettrait en commun les moyens de production, où on les organiserait sans cette course folle au profit, sans cette concurrence stupide, sans cette exploitation de l'homme par l'homme et sans la domination des pays riches sur les pays pauvres. On pourrait organiser la société selon le principe popularisé par Carl Marx de chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins. Voilà les véritables perspectives communistes et il n'y a pas de combat plus enthousiasm que celui-ci.
[Applaudissements]
Les capitalistes, les Arnaud, Mulia, Boloré, les Musque et les Trump ne sont forts que de la faiblesse de notre camp. Ils sont forts de notre faible combativité et de notre faible niveau de conscience. Nous ne sommes pas conscients de la force que nous constituons collectivement. Nous nous laissons commander par une bande de parasites qui sont incapables de faire tourner la société par eux-mêmes, incapable même de s'occuper de leurs enfants, de se faire à manger, de se déplacer sans le travail de d'une armada de de serviteurs. Prenons conscience du pouvoir que nous avons entre les mains. Prenons conscience que nous faisons tout dans cette société.
Prenons conscience que nous apportons l'essentiel pour que la société tourne. Notre force de travail, notre intelligence manuel et intellectuelle. On nous rabâche qu'il faut respecter le grand patronat parce que c'est lui qui a investi. Mais nous sommes les véritables constructeurs, nous sommes les véritables investisseurs. Nous investissons notre temps, le meilleur de notre énergie, de notre intelligence dans les entreprises. Bien des travailleurs leur sacrifient leur santé, leur vie de famille. Les grands actionnaires, eux, ne sont que des aventuriers de la finance.
Pour la plupart, ils n'ont jamais mis les pieds dans telle ou tel de leur usine si tenté qu'ils savent ce qu'elles produisent. Le grand patronat a besoin de nous pour tout et il nous craindra à nouveau quand nous nous battrons. pas seulement dans les rues ou sur les ronds-points, mais dans les entreprises, quand nous le menacerons de ne plus fabriquer ses dividendes, quand nous occuperons les entreprises et lui dirons ici c'est chez nous et désormais c'est nous qui déciderons et c'est nous qui organiserons
[Applaudissements]
Cette force du monde du travail s'est illustrée à bien des reprises dans le passé. Les travailleurs ont imposé leur marque à toute la société. Ils ont fait des grèves dont on tire encore les bénéfices 50 80 ans plus tard. se sont insurgés, ont pris le pouvoir entre leur m entre leurs mains montrant qu'ils étaient capables d'inventer quelque chose de tout nouveau. Ils ont même comme en 1917 en Russie en novembre 1918 en Allemagne forcer leur gouvernement à arrêter la boucherie qui était la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui, la force du monde du travail est métée. Elle ne se montre que sporadiquement et à une petite échelle.
Cela pèse sur le moral de nombreux travailleurs qui se sentent dépassés et impuissants face à l'avalanche de problèmes qui nous tombe dessus. Mais c'est l'état d'esprit et le sentiment qui domine aujourd'hui. Il n'empêche que la force des travailleurs demeure car le capitaliste ne peut pas vivre sans exploiter et il ne peut pas échapper aux révoltes qu'il finit toujours par provoquer.
[Applaudissements]
On le voit à l'échelle du monde, il y a toujours des femmes et des hommes prêts à se battre contre l'inégalité et l'injustice. Pour que leur lutte est une chance d'aboutir, il faut qu'ils aient une politique et un parti à la hauteur de leur courage et de leurs idéaux. Encore une fois, ce parti doit être communiste révolutionnaire et il ne peut être qu'internationaliste parce que le capitalisme est à abattre à l'échelle internationale et même si l'internationalisme est aujourd'hui très minoritaire et à contrecourant, soyez convaincu, camarades que c'est bien lui qui fait aussi la force du monde ouvrier.
Et pour finir, je voudrais dire que le combat pour la révolution et le communisme est un combat difficile, forcément minoritaire, l'essentiel du temps. Car en temps normal, les mécanismes de domination de la bourgeoisie fonctionnent à plein régime et les exploiter épousent les idées de la classe dominante et ils se résignent à l'ordre social qu'on leur présente comme le seul et unique possible. Alors, il est impossible de savoir quelle crise, quelle infamie, quel bouleversement va changer cette conscience et quand ressurgiront les soulèvements de masse.
Mais pour que des révoltes se transforment en révolution, il faut que la chaîne des militants tienne bon et chacun d'entre nous peut représenter un de ces chénons. Heureusement qu'ils ont existé ces centaines de milliers de militants obscurs anonymes de l'histoire depuis les pouchistes du temps de Blanquy jusqu'aux militants des cordons révolutionnaires chiliens en passant par les opposants à la guerre de 14 emprisonné. Selon les périodes, ils n'ont pas forcément connu de grandes luttes. Ils ont consacré leur vie à des tâches souvent ingrates, mais ils n'ont pas abdiqué et cette chaîne ne s'est pas brisée et ils ont permis à d'autres poursuivre le combat.
Et ce n'est pas le propre des militants révolutionnaires. Il en est de même en science ou en médecine. Certains travaillent toute leur vie pour faire avancer un problème qu'une autre génération résoudra. Ils ne sont pas récompensés par l'histoire, mais sans eux rien n'aurait débouché. Alors, quoi que nous réserve la période d'avenir, il faut tenir bon sur nos idées et nos perspectives révolutionnaires et il faut rester fier. Fier de ne pas céder au culte de l'argent, à l'individualisme et au carriérisme. Fier de nous élever contre les injustice et la barbarie montante. Fier de nous battre pour des relations dénuées de rapport de domination, de sexisme, de misogynie ou d'homophobie.
Fier de croire en l'égalité et la fraternité des peuples contre ceux qui veulent nous transformer en brut nationaliste et raciste. de porter après Marx et bien d'autres la perspective d'un autre monde, un monde sans frontière débarrassé de l'exploitation de l'homme par l'homme.
[Applaudissements]
camarades pour finir ensemble et bien on va reprendre l'international debout les dané de la terre debout les forces de la fin la raison Yeah.
Nathalie Arthaud