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ChroniqueLigne Droite • La matinale de Radio Courtoisie· 2 septembre 2026 10 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & famille

Retraites : l’État veut faire les poches des familles nombreuses ! - Ludovine de la Rochère

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:09Fait
    « Remplacer les 10 % de majoration de retraite par un forfait. Et le montant privilégié est de 125 € par mois. »
  • 2:53Chiffre
    « À 125 la mesure permettrait justement environ 1,1 milliards d'euros d'économie par an. »
  • 3:38Fait
    « On peut forfaitiser à budget constant. On peut redistribuer sans diminuer l'enveloppe. »
  • 4:20Fait
    « Demain, avec 125 € chacun, il touche 250 €. Madame gagne personnellement 65 €. Monsieur 125 et on pourra donc publier une magnifique statistique montrant qu'on a réduit l'écart entre les sexes. »
  • 7:16Fait
    « Quand vous travaillez aujourd'hui, vos cotisations ne sont pas déposées dans un coffre avec votre nom dessus pour vous être rendu dans 30 ans. Elles servent à payer les retraites d'aujourd'hui. »
  • 7:59Fait
    « Pour sauver un système de retraite par répartition, il faut travailler, il faut produire, il faut cotiser bien sûr, mais avant même tout cela, il faut faire des enfants. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Et désormais, nous retrouvons l'udovine de la Rochronique hebdomadaire que vous commencez donc euh aujourd'hui pour cette année. Bonjour. Bonjour Alexandre. Vous avez passé de bonnes vacances ? Absolument. Absolument. Délicieuses. Euh chaude mais c'est pas désagréable. En réalité, c'est ce qu'on appelle l'été. Oui. Oui. Tout à fait. Vous êtes d'attaque pour la rentrée. Tout à fait. Bon alors maintenant vous vouliez nous parler donc des retraites pour vous. Au nom de l'égalité, on crée une nouvelle fracture pour les familles. Alors oui, en effet, Jean-Pierre Farandou, le ministre du travail, vient de mettre sur la table une nouvelle réforme des retraites. Une trouvaille fondée sur l'idée que c'est un peu trop compliqué pour les journalistes pour que les journalistes en parlent et que les

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Français s'y intéressent d'un peu près. Farandou nous prend à vrai dire pour des idiots et je suis polie parce qu'en réalité, vous allez vite comprendre le problème, je vous l'assure. Alors, de quoi s'agit-il ? Cette nouvelle trouvaille concerne les parents qui ont élevé au moins trois enfants. Aujourd'hui, ces parents bénéficie d'une majoration généralement égale à 10 % de leurs pensions. Et Jean-Pierre Farandou nous explique que ce système est injuste. Pourquoi ? parce que les hommes ont en moyenne des pensions plus élevées que les femmes. Donc 10 % de la retraite d'un homme, c'est plus que 10 % de la retraite d'une femme. Et le ministre nous dit en substance, un enfant rapporte donc plus pour un homme que pour une femme. Ce

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n'est pas normal. Il veut donc égaliser les droits entre les pères et les mères. D'accord. [grognement] Et alors ça sent l'arnaque. Alors oui, en effet, avant d'applaudir cette grande avancée pour l'égalité entre les sexes, regardons ce qu'il y a derrière. Car il existe justement un rapport récent de l'Inspection générale des finances et de l'inspection générale des affaires sociales. Vous savez, les fameux petits hommes gris de Pascal pro. Hm hm. Et ce rapport récent est sorti de leur chapeau en plein été quand les familles sont en vacances. un rapport consacré aux politiques familiales et dont l'un des objectifs, pour ne pas dire le principal, est de trouver plusieurs

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milliards d'euros d'économie. Parmi les mesures proposées, remplacer les 10 % de majoration de retraite par un forfait. Et le montant privilégié est de 125 € par mois. Pourquoi 125 ? parce que 125 € représente 10 % d'une retraite de 1250 €. Donc très schématiquement, si vous avez une petite retraite, vous pouvez gagner là-dessus, mais si vous avez une retraite supérieure à 1250 € vous commencez à perdre. Et surtout les inspections avaient étudié plusieurs forfaits, notamment une piste de forfait de 150 € beaucoup plus proche de la

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neutralité financière. Mais elle privilégie 125 et à 125 la mesure permettrait justement environ 1,1 milliards d'euros d'économie par an. Alors, quel est donc l'objectif réel ? [grognement] Alors, le cabinet de Jean-Pierre Farandou nous assure maintenant que l'objectif n'est pas de faire des économies. Très bien. Dans ce cas, monsieur le ministre doit commencer par nous expliquer pourquoi il va chercher sa réforme dans un rapport qui lui cherche précisément à en faire. Hm. Parce que si son objectif est seulement l'égalité entre les hommes et les femmes, rien ne l'oblige à retirer 1 milliard d'euros aux familles nombreuses. On peut forfaitiser à budget constant. On peut redistribuer sans

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diminuer l'enveloppe. On peut même mieux reconnaître les maires sans enlever quoi que ce soit aux familles. Donc l'argument de l'égalité ne suffit pas à justifier le choix des 125 €. Et surtout cette présentation par l'égalité entre les sexes masque un autre problème. Alors c'est donc pire encore. Oui, parce qu'une famille ce n'est pas deux statistiques indépendantes, c'est un ménage. Prenons un couple qui a élevé trois enfants. H monsieur touche 2500 € de retraite. Madame touche 600 € parce qu'elle a interrompu sa carrière pour s'occuper des enfants. Aujourd'hui, monsieur reçoit 250 € de majoration. Madame en

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reçoit 60. Total pour la famille 310 €. Demain, avec 125 € chacun, il touche 250 €. Madame gagne personnellement 65 €. Monsieur 125 et on pourra donc publier une magnifique statistique montrant qu'on a réduit l'écart entre les sexes. Sauf qu'à la fin du mois, le couple a 60 € de moins pour vivre. On aura donc réussi cette prouesse, réduire l'inégalité dans le couple en appauvrissant le couple. Mais il existe un cas encore plus gênant, celui des maires au foyer. Alors, faut-il s'inquiéter pour elle ?

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Oui, parce que dans les années 70 80 ou 90, beaucoup de couples ont organisé leur vie d'une façon certes aujourd'hui moins fréquente. Monsieur poursuivait sa carrière. Madame s'arrêtait de travailler pendant 10x quiz quinze ans parfois davantage pour élever trois ou quatre enfants. Certes, il existait l'assurance vieillesse des parents au foyer, la VPF, mais elle était soumise à des conditions de ressources et notamment aux ressources du ménage, donc au salaire du mari. Si monsieur gagnait trop, madame ne pouvait pas bénéficier de la VPF. Et trop, je précise, ne voulait pas forcément dire être riche. [souffle coupé][grognement] Une famille de trois enfants vivants sur

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le seul salaire d'un cadre pouvait dépasser les plafonds. Résultat, 30 ou 40 ans plus tard, monsieur a une bonne retraite. Madame en a une minuscule, parfois même pas de droit propre ou presque pas. Et maintenant, l'État arrive et constate "Monsieur a beaucoup plus de retraite que madame. C'est injuste. Nous allons rétablir l'égalité." Très bien. Ah oui, mais comment ? En augmentant la retraite de madame ? Non. en lui donnant un droit spécifique pour les quinze années passées à élever les enfants. Non. En reconnaissant enfin que c'est elle qui a sacrifié sa carrière. Pas d'avantage. On va réduire la majoration de monsieur. Et comme monsieur et madame vivent toujours ensemble, ils seront plus égaux certes,

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mais ils seront plus pauvres. Alors oui, le système actuel mérite probablement d'être corrigé, mais qu'on arrête de nous vendre comme une pure mesure d'égalité, ce qui peut aussi devenir une réduction des droits familiaux. Si l'objectif est vraiment l'égalité, faisons l'égalité sans retirer 1 € aux familles. Et c'est ici qu'arrive le deuxième problème. Alors ce cela ne suffisait pas encore en terme d'absurdité ? Non, parce que faire des économies sur les familles serait déjà contestable dans n'importe quel système social, mais dans le nôtre, c'est carrément absurde. Pourquoi ? Parce que notre retraite fonctionne par répartition.

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Et ici, il faut rappeler ce que cela signifie. Quand vous travaillez aujourd'hui, vos cotisations ne sont pas déposées dans un coffre avec votre nom dessus pour vous être rendu dans 30 ans. Elles servent à payer les retraites d'aujourd'hui. Et qui payera votre retraite à vous ? Les actifs de demain. Et les actifs de demain, ce sont les enfants d'aujourd'hui. Voilà l'éléphant au milieu de la pièce. Pour sauver un système de retraite par répartition, il faut travailler, il faut produire, il faut cotiser bien sûr, mais avant même tout cela, il faut faire des enfants parce qu'on peut repousser l'âge de départ, on peut augmenter les cotisations, on peut modifier les

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indexations, on peut écrire tous les rapports que l'on veut. S'il n'y a plus suffisamment d'actifs demain pour financer les retraités, le problème devient insoluble. Et c'est pourquoi la politique familiale ne devrait jamais être considérée comme une dépense sociale ordinaire. On ne le répètera jamais suffisamment à nos politiques. La famille n'est pas un coût. La famille est un investissement. [grognement] Ce n'est même pas ici une affirmation morale. C'est une conséquence de notre système de retraite. Un couple qui élève trois enfants supporte aujourd'hui une dépense considérable. Hm. [grognement] logement plus grand, nourriture,

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vêtements euh et cetera et cetera. Euh oui, allez-y de la rechercher, pardon, vous devez je je vous je pour nos auditeurs, j'ai dû vous forcer à couper un petit peu votre euh votre chronique sur sur la fin. Euh mais donc euh est-ce que Mais je vais je vais je vais quand même terminer Alexandre, mais je fais vite. Nous nous inquiétons du financement des retraites, nous nous inquiétons du nombre de futurs quotisans et quelle solution trouvons-nous faire une nouvelle économie sur les familles qui ont eu trois enfants ? Il faut quand même reconnaître une certaine créativité. On pourrait presque en rire si les conséquences n'étaient pas aussi sérieuses. Jean-Pierre Farandou risque donc d'ajouter une

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erreur supplémentaire à toutes celles accumulées depuis 2014. Ben écoutez, ça on fera un sacré paquet. Merci beaucoup Ludovine de la Rocher et écoutez sans doute que on poursuivra votre chronique d'une certaine façon peut-être la semaine prochaine ou celle d'après. Je pense que j'ai l'impression que vous avez beaucoup à dire sur le sujet. C'estàd que le budget va être un vaste débat et les familles risquent de le payer cher ce que nous ne pouvons pas le laisser faire. Je j'entends parfaitement. Merci beaucoup en tout cas d'avoir été avec nous.