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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 27 février 2025 26 min

Minerais : la France discute "depuis le mois d'octobre" avec l'Ukraine, selon Sébastien Lecornu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour Sébastien le Cornu bonjour merci pour votre invitation bonjour Donald Trump annonce taxer prochainement les produits européens à 25 % du même coup il dit que l'Europe a été faite pour emmerder les États-Unis bon tout ça 3 jours après la visite d'Emmanuel Macron à Washington cette visite elle a servi à rien non enfin ça serait journalistique que de résumer C comme ça et que beaucoup de choses ont été au menu on va y revenir de la visite du président français je crois malheureusement comprendre qu'il y a pas beaucoup de surpris à l'annonce du président américain bon après il y aura pas non plus beaucoup de surprise sur la réaction de l'Union européenne c'est pas moi qui gère ça évidemment comme ministre des armées mais le principe du commerce mondial et du libre échange ce sont les principes de réciprocité et donc il est fort à parier quand je dis ça c'est plus qu'un Paris que l'Union européenne dans les moments les plus immédiats vont prendre aussi la France va pousser pour 25 % de taxes aussi au il faut avoir une réaction qui soit ferme et proportionnée c'est le principe même de la circulation des biens et des marchandises dans un espace de libre circulation et de libre échange il y a pourtant eu un un débat chez vous le mois dernier vous vous êtes opposé notamment à Stéphane séjourné vice-président de la Commission européenne qui proposait d'acheter du matériel militaire américain pour éviter une guerre commerciale c'était c'était pas ça la solution pour pour l'vité justement opposé à ces fin de ces journées mais de fait j'ai indiqué clairement que pour le gouvernement français il était pas question de mettre nos paramètres de défense pour l'Union européenne et encore moins pour les critères français de notre propre sécurité dans une forme de troc on va vous acheter plus d'armes aux États-Unis et en échange de quoi on aura peut-être une forme de bénévolence américaine je pense que la relation transatlantique elle doit pas reposer là-dessus mais quand même Sébastien Lecornu on ne sait pas vraiment ce que Donald Trump veut taxer euh ce n'est pas très précis donc l'Europe vous dites vous parlez de réciprocité c'est quoi c'est est-ce que c'est la la les 25 % comme Donald Trump est-ce qu'on on vise d'ors et déjà des des secteurs comment ça fonctionne c'est pas moi qui m'occupe de ça uneis plus je suis ministre des Armées je pense que j'ai suffisamment de sujets à vous à vous déper ce matin devant vous et qui sont tout à fait graves et qui vont organiser notre monde et notre continent pour les les les mois et même les les les années voir les décennies qui vont venir en tout cas il est clair que l'Union européenne se doit de réagir de manière la plus ferme qu'il soit de la manière la plus immédiate et j'insiste de la manière la plus proportionnée parce que c'est comme ça que le commerce mondial doit fonctionner justement Sébastien lecnu Donald Trump n'a pas parlé que de droit de douane hier soir il a aussi parlé de l'Ukraine et je vous propose d'écouter ce qu'il a dit l'utant on peut oublier ça cela a probablement été la raison du début de toute cette affaire donc pas d'adhésion de l'OTAN de l'Ukraine à l'OTAN ça y est vous actez que ça n'arrivera donc pas mais je pense que là aussi pour expliquer pour celles et ceux qui nous regardent ou qui nous écoutent il y a des choses qui sont des surprises des ch choses qui sont pas des surprises Donald Trump il a toujours dit qu'il ne souhaitait pas que l'Ukraine rentre dans l'OTAN du reste vous aurez noté que l'administration Biden ne s'est jamais beaucoup mobilisé pour que l'Ukraine rentre dans l'OT temp du reste vous aurez vu aussi que Madame Haris pendant la campagne américaine ne s'est pas engagé pour se faire vous avez vu aussi que beaucoup de pays Européens n'étaient pas particulièrement allant sur l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN et donc de cela c'est pas une surprise la vraie surprise dans la manière dont les négociations sont en train de s'enclencher de manière bilatérale entre les États-Unis d'Amérique et la Russie c'est de voir que des concessions importantes sont faites dès l'entrée en ego et c'est pas vrai que de l'OTAN c'est vrai aussi de la question évidemment des territoires occupés c'est vrai du fait qu'il n'y aura jamais de troupe américaines c'est pas tant que ça soit surprenant c'est de se dire mais au fond quelle carte reste-t-il dans la Manche pour avoir une négociation équilibrée qui défende les intérêts Ukrainiens mais qui défendent aussi nos intérêts de sécurité et c'était ça l'objet de la visite du président de la République en début de semaine il était pardon Sébastien Lecu comment réintroduire des éléments dans la Manche quand on les a quand on les a déjà donnéà l'objet de la visite du chef de l'État vous l'avez bien vu et ça n'a rien de facile c'est d'essayer de fédérer les Européens bon vous voyez bien que de la visite du président Trump à la cathédrale Notre-Dame de Paris pour sa réouverture avec le sommet qui avait lieu en marge informelle entre le président Zelenski le président Trump au match retour lundi dernier à Washington avec ses consultations avec toutes les capitales européennes avant et après c'est d'arriver le plus uni possible et dimanche vous aurez aussi un moment de coordination important à Londres et donc ça c'était le premier défi c'est de ne pas être complètement morcelé complètement fragmenté vous le savez malheureusement dans le passé ça a pu arriver et le deuxième point objectif important c'est au fond de dire l'Ukraine a des besoins de sécurité particulierers mais nous aussi sur le continent européen nous avons des besoins de sécurité si je suis honnête avec vous c'est surtout vrai pour les autres pays européens nous sommes une puissance nucléaire notre dissuasion nucléaire est un des dépendante des États-Unis on a une armée d'emploi qui nous permet de nous protéger ça veut donc dire quoi aussi que nous nous avons français un rôle d'assemblier pour emmener la plupart des Européens dans cette discussion là vous le voyez on voit l'Europe potentiellement disparaître du champ de la discussion les Ukrainiens aussi et c'est en cela qu'Emmanuel Macron a demandé au président Trump lundi dernier qu'il fallait que Zelenski soit reçu à Washington et on va peut-être y revenir sur cet accord sur les minerais mais il ne s'agit pas que de l'accord sur les minerais qui fait que justement C une bonne nouvelle que le président ukrainien puisse être reçu à Washington vous parlez de l'arme nucléaire justement est-ce que vous pensez que c'est le moment pour la France d'étendre son paraplui de protéger d'aider les nos partenaires européens en la matière il convient d'être précis dans une vie médiatique dans lequel on a pu entendre beaucoup de bêtises ces 10 ou 12 derniers mois la dissuasion nucléaire française elle est française ça veut dire que le système d'armes leur contrôle la manière de les produire et surtout la mise en œuvre et donc de la décision qui n'appartient qu'au seul chef de de l'État c'est français et ça restera français en revanche cette dissuationion nucléaire elle sert à quoi elle sert à protéger la France dans ses intérêts vitaux alors qu'est-ce que sont les intérêts vitaux et bien je ne sais pas vous répondre à cette question puisqu'une seule personne peut y répondre c'est le président de la République et c'est d'ailleurs ce pourquoi en 1962 le général de Gaulle a choisi qu'il soit élu au suffrage universel direct en revanche depuis le général de Gaulle plusieurs chefs d'État jusqu'à Emmanuel Macron ont dit nos intérêts vitaux ont une dimension européenne al général leg est encore plus précis dans une instruction aux armées en 1964 il a écrit qu'il considérait que les les intérêts vitaux français étaient engagé si l'Allemagne de l'Ouest et le Benelux était attaqué donc pour vous répondre très directement à votre question mais il faut être précis sur ces sujets la dissuasion nucléaire française elle est française est-ce que les intérêts vitaux français sont enfermés strictement dans nos frontières plusieurs chefs de l'État il ont répondu depuis 1962 alors ce qui nous amènera un petit peu plus tard à parler de la défense européenne mais d'abord vous avez évoquer les les les l'accord sur les mineras entre entre les États-Unis et et l'Ukraine volodimir Zelenski attendu demain à Washington euh on parlait d'une d'une paix par la par la force d'une paix peut-être par les armes bon là on a l'impression plutôt d'une trêve peut-être par le business est-ce que c'est vraiment ce que vous imaginiez euh je pense qu'il y a plusieurs choses dans votre question déjà c'est le présent zensk lui-même qui à l'automne dernier peut-être passé inaperçu à Paris mais a mis la question des matièrees premièr dans son plan pour la victoire faisant d'ailleurs un certain nombre de propositions non pas qu'aux États-Unis he mais aussi à la France de dire voilà on mesure votre effort de guerre pour pas notre guerre mais la leure on mesure ce que ça veut dire pour le contribuable et donc c'est pour ça qu'on a la question des avoirs gelés russes qui est apparu qui permet de soulager le contribuable européen le contribuable français dans l'aide que nous apportons à l'Ukraine et zenski son équipe ont vu que cette question des matières premières pouvait être un des éléments transactionn avec nous pour créer de l'endurance donc le président Trump il l'a pas complètement inventé parce que ce sont les Ukrainiens eux-mêmes qui l'ont fait deux il faut que cet accord soit scellé nous on n'est pas parti à la discussion pour ce qui concerne les États-Unis mais il faut que vous sachiez que moi-même avec mon homologue ministre de la Défense ukrainien nous parlons de cette question pour nos propres besoins français moi j'ai des industries de défense qui vont avoir besoin d'accéder à un certain nombre de matières premières dans les années qui VI vous considérez ça comme une forme de remboursement pour l'aide apporté non mais ça c'est c'est c'est dans le c'est manière pour le président Trump de faire de la politique intérieure je rentre pas làdedans est-ce que un jour on demander aux Ukrainiens de rembourser je suis en train de vous dire quelque chose que je n'ai jamais dit publiquement je suis en train de vous dire que nous on cherche pas à se faire rembourser mais notre industrie de défense va avoir besoin d'un certain nombre de matières premières tout à fait clé dans nos propres systèmes d'armes non pas pour l'année prochaine mais pour les 30 ou 40 prochaines années et qu'on se doit de diversifier ça est-ce que M' demander Emmanuel Macron c'est justement moi aussi de rentrer en discussion avec avec les Ukrainiens pour être avec N je le fais depuis je le fais depuis le mois d'octobre dernier au niveau Françis troème commentaire qu'on le veuille ou non les questions économiques sont toujours entremêlé aux questions militaires ou stratégiques ou de sécurité en tout cas c'est particulièrement vrai de l'énergie vous le voyez bien Donald Trump il dit il y aura pas de garantie de sécurité donné par les États-Unis à l'Ukraine sous-entendu pas de troupe américaine sous-entendu pas d'intégration dans l'OTAN sous-entendu c'est pas notre affaire bon enfin en même temps au moment où les les Américains commencent à à mettre des intérêts économiques aussi importants que des ressources des systèmes de d'entreprises partagé en mauvais français John venture qui permet aux industries américaines considérez ça comme une garantie de sécurité en quelque sorte pas en tant que tel enfin vous voyez bien quand même que des intérêts américains sont en train de de de s'installer en Ukraine vous n'oubliez pas que derrière il y aura aussi le sujet une fois que les armes se seront tues de la reconstruction qui sera un marché absolument h et intéressaoupreis sur le sujet des minerais pardon c'este pour bien comprendre parce que je je pensez pas que je ne suis pas attaché aux valeurs à la morale et cetera mais oui derrière il y a un cadre économique qui est en train de se dessiner et ne soyons pas naïfs ce que fait Emmanuel Macron depuis des mois c'est aussi de faire en sorte que les intérêts français soient défendus en la matière donc je pense que là-dessus il faut qu'on soit luci précisément les mineraiss il s'agit comme les États-Unis de les de les acheter on imagine enfin c'est oui ou des systèmes de de effectivement d'entreprises locales ukrainiennes qui pourrai les extraire avec après la mise à disposition sur le marché qui pourrait faire l'objet d'accord à 50 50 tout ça est au début de l'histoire hein vous avez déjà estimé le montant de de ce que les États-Unis par exemple parlent de 500 millions de dollars est-ce que 500 milliards même 500 milliards ouais tout ça devra quand même à mon avis être être vérifier et documenter y compris parce que beaucoup de beaucoup de ces matières premières font l'objet d'études qui datent de la période soviétique non pas que je remettrai en doute euh les études soviétiques moi enfin je pense que tout ça mérite aussi d'être fa revérifier si vous dites revérifie vous Avaz fait peut-être non non mais en tout cas c'est le début de l'histoire ce que vous voyez là en direct avec la visite du président Zelenski à Washington ce que je vous dis concernant les intérêts français c'est le moment dans lequel au fond on cherche à trouver des paramètres d'endurance non seulement parce que la guerre continue là on parle comme si tout était fini ce n'est pas le cas la guerre continue mais le jour où les les armes vont se taire comment on est capable de garantir une paix durable et nous nous racontons pas d'histoire les questions économiques font partie des nombreux critères de cette paix durable quand justement quand il y aura une trêve euh Emmanuel Macron l'estime dans dans les prochaines semaines l'estime possible du moins dans les prochaines semaines il y aura une un possible envoi de de soldats européens une sorte de de maintien de la paix on évoque aujourd'hui 30000 soldats européens ça vous semble non mais ça c'est un chiffre je sais pas d'où il sort de la presse britannique euh ouais bon voilà donc je pense que et par ailleurs d'autres sources disent que c'est un chiffre sérieux et bien je je pense c'est une source militaire étatique fiable euh je vous dis qu'on en est pas là avec ce chiffre je le considère comme étant vraiment médiatique il trop pé ou il est trop de ça fonctionne pas comme ça je vous explique je prends un l'inant là-dessus parce que c'est un des éléments clés qui me permet aussi d'expliquer où nous en sommes les garanties de sécurité comprennent plusieurs couches potentielles dans les discussions et dans nos réflexions elles partent d'intérêt économique de coproduction d'armement localisé en Ukraine je pense aussi qu'il y aura la question de la constitution de stock d'armes en Europe payé aussi peut-être par les Européens pour l'Ukraine ce qui est une manière de dissuader si la guerre devait redémarrer nous avons x mois de stock de munition qu'on est capable tout de suite d'attribuer à l'Ukraine c'est une idée que nous allons mettre sur la table pour que les différents pays européens effectivement s'en enemparent puis ensuite c'est le stade un peu ultime en quelque sorte c'est de se dire bon on a connu Minsk 1 Minsk 2 c'està-dire en clair des cesser le feu qui n'était pas des trêve pas vrai cess le feu pardonnez-mo exactement qui est peut-être de bons accords néanmoins la diploma française à enfin moi je critique pas le président land sur ce qu'il a fait là-dessus je pense qu'il a été courageux enfin force de constater que les Russes n'ont pas tenu parole ça c'est c'est factuel et donc c'est de se dire comment on ne recommence pas ça donc après oui il y a il y a un cadre de réflexion qui do avoir des forces de paix c'estàd une fois que les armes se sont tues avoir des contingents qui permettent de le garantir lenu pour être très précis ces forcesl peuvent faire avoir plusieurs missions très différentes des missions d'observation pour constater que la paix est toujours là n'ont rien à voir avec des missions de déconfliction voir des missions d'interposition parce que dans le débat politique Sébastien le il a l'idée d'envoyer des soldats en RA rép des des des forces sur une zone à partir de la Pologne ou même en Pologne n'est pas la même chose que de les mettre sur le territoire ukrainien les mettre à pratiquement le long de la ligne de cesser de feu n'a rien à voir que de les mettre en en base arrière pour former l'armée ukrainienne ce que je veux vous dire c'est que on en est pas là parce que ce qui se joue aussi dans les discussions actuellement c'est de faire en sorte que l'armée ukrainienne continue de pouvoir se défendre non seulement en ce moment mais même lorsque les armes se Terront parce que la meilleure garantie de sécurité pour l'Ukraine c'est l'armée ukrainienne s'interromt un instant Sébastien Lecornu pour le fil info de 9h moins leart Maurine Suignard la France a perdu 50 de ses enfants dans l'infamie du 7 octobre la barbarie du Hamas doit prendre fin écrit ce matin Emmanuel Macron le chef de l'État réagit à la confirmation de la mort du Franco israélien OAD yalomi son corps a été restitué pendant la nuit à Israël les produits européens bientôt taxés à 25 % aux États-Unis nouvelle menace du président américain sans plus de précision pour l'heure il faut une réaction ferme et pro proportionné au niveau européen dit il y a quelques minutes sur France Info le ministre des Armées c'est le début du fameux conclave sur les retraites voulu par François baayrou 3 mois de négociation entre les partenaires sociaux autour de la réforme votée en 2023 le Premier ministre leur adresse une lettre et leur demande maintenant de rétablir l'équilibre financier du système pour l'année 2030 alerte rouge au cyclone déclenché à la Réunion dès ce soir 19h heure locale seuls les recours les secours et les forces de l'ordre auront le droit de circuler est sur l'île 600 pompiers sont mobilisés précis sur franceino le préfet de la [Musique] Réunion France Info le 830 France Info victoriaakousa Adrien becck vous êtes sur France Info avec Sébastien lecnu ministre des Armées on parlait de cette force de maintien de la paix en cas de trêve demain entre la Russie et l'Ukraine vous dites qu'on en est pas là pour l'instant est-ce que ça veut dire qu'on n pas prêt si demain il y a une trêve les détails ne sont pas encore affiné bah en fait il y a un décalage de temporalité médiatique entre la réalité des discussions et ces questions si votre question c'est est-ce qu'on sait le faire il est clair que les armées françaises et britanniques sont capables de donner le cadre pour le faire mais une fois plus moi je suis précis sur ces sujets je pense que les auditeurs ils sont quand même très inquiets de voir tout ce qui se passe donc il faut donner le bon rythme pour l'instant vous avez des un conflit qui est toujours en cours vous avez des discussions qui sont engagées et nous on dit attention on va pas revivre les accords Minsk 1 mink 2 nous nous parlions avant la pause info et donc on cherche évidemment à durcir à donner du crédit de la crédibilité de la consistance à un accord qui sera un véritable accord de paix la question des forces est un des paramètres un des critères mais n nous enfermons pas dans celui-ci uniquement parce que d'autres sujets sont tout aussi importants pour garantir ça j'insiste la capacité à continuer à équiper et à former l'armée ukrainienne c'est absolument clé pour la suite quand vous dites effectivement Sébastien Lecornu le conflit est encore en course qu'on l'a vu avec encore hier des alertes des alertes sur Kief euh et aussi des des propos de Sergey Lavrov le ministre des Affaires étrangères russes voilà qui explique que il refuse des des soldats européens du côté de la ligne de front que de toute façon il n'y a pas de cesser le feu sur la ligne de front actuelle est-ce que vous avez l'impression que Donald Trump d'une certaine façon c'est peut-être un peu fait berner mais trop tôt pour le dire après comme j'aime l'histoire peut pas ne pas voir que la première discussion avec l'Iran sur le document qui permettait d'encadrer la prolifération nucléaire iranienne a été déchirée par le président Trump et on connaît la suite on se rappelle tous du sommet de Singapour avec le dirigeant nord-coréen pour limiter justement son arsenal nucléaire et les empêcher d'avoir la bombe ils l'ont aujourd'hui et ne sous-estimez pas dans le monde entier le signal de faiblesse qu' a été la manière dont les États-Unis ont quitté l'Afghanistan donc moi j'aime les États-Unis je pense qu'il y a parfois dans la vie politique française il y a un fond d'anti-américanisme qui est plus ou moins mal dissimulé notamment dans les extrêmes euh néanmoins je suis lucide c'est est-ce que l'administration américaine a décidé d'assumer le rapport de force et et donc clairement de comprendre aussi la psychologie son russe bah j'attend c'est le moment de vérité savez ce qu'on est en train de vivre est un tournant absolument majeur c'est pas une parenthèse hein là on est sur des choses dont on apprendra ça à nos enfants nos petits- enfants dans les bouquins d'histoire c'est c'est la la relation transatlantique c'est la suite de ce qui'est l' temp c'est la manière dont les Européens vont se réveiller ou pas et ça explique aussi pour c'est en direct ça dépend lesquels ça dépend des capitales plus vous êtes proche de l'Ukraine plus vous êtes plus vous êtes un pays qui a été un expays de l'Union soviétique plus vous avez peur nous on a une population qui est inquiète mais au fond on a quand même digéré notre dissuasion nucléaire notre géographie on est le pays le plus à l'ouest de l'Europe bon donc vous le voyez bien les capitales européennes ne vivent pas complètement au même rythme et ce qu'on essaie de faire avec le président de la République c'est justement d'organiser un tout petit peu tout ça parce que c'est soit le moment où le continent européen crée les conditions de sa sécurité pour l'avenir et sans être européen ba moi je suis très goliste donc je me méfie aussi de des grands discours qu'on a déjà 30 fois et qui ne se suivent pas d'actes concrets néanmoins là il y a une réalité et ça faut les auditeurs de France Info le comprennent une bonne fois pour toutes pour Washington le vrai sujet c'est la Chine la Chine la Chine et la Chine ça veut donc dire que le pivot comme on dit cet intérêt pour l'Europe est en train de se déonner camala Haris avait été élu président des États-Unis cela aurait peut-être été différent sur le verbe sur la forme mais nous y trompons pas cette orientation uniquement vers le Pacifique Nord organise toute la politique extérieure américaine et ça c'est une petite révolution pas tellement pour Paris vive le général de Gaulle on a un héritage qui nous a organisé un système de sécurité on n'est pas du tout dépendant des Américains imaginez pour l'Allemagne imaginez pour la Pologne imaginez pour les pays baltes avant de parler justement de l'Europe Sébastien lecnu un mot peut-être sur la menace russe quand on parle le Danemark par exemple évoque la possibilité pour la Russie d'envahir un pays de de l'OTAN sous 5 ans est-ce que la France dispose d'éléments similaires bah la réalité c'est élément de renseignement ferme non faisceau d'indice oui 10 % du PIB russe qui est pas un PIB très élevé he comme vous le savez est dédié à la défense ça veut dire que même le pb de l'Espagne à peu près exactement c'est veutd que le moment où les armes russes vont se taire vous allez avait des stocks en Russie qui vont continuer d'augmenter considérablement vous avez un axe entre Pyongyang et téran qui est préoccupant vous avez une militarisation de l'espace y compris avec des suspisss d'emport d'armes nucléaires dans l'espace vous avez des manœuvres informationnel terrible vous savez il y a une ironie du sort en ce moment nous on a 1000 soldats en Roumanie pour réassurer la Roumanie c'estàd faire en sorte que globalement il y a pas d'agression militaire russe en Roumanie bon bah au même moment on voit la Russie manipuler l'élection président roumaine donc en fait il même pas besoin de pénétrer en Roumanie il est possible que le kremelin choisisse le président roumain d'ailleurs vous noterez que les ennuis de l'Ukraine viennent aussi du fait que les présidents Ukrainiens n'étaient plus aux ordres du du du du comment dire le président Ukrain ntait plus au ord du chremelin donc on est dans un moment dans lequel il y a un agenda d'agressivité russe et même si les armes se taisent en Ukraine il ne faut pas mentir cette létalité cette agressivité et gage de survie du régime en Russie comme on a pu malheureusement le connaîre dans d'autres pays et et dans l'histoire justement nous en face nos stocks à nous en France comment vous les estimez est-ce que demain on serait capable de faire face à une guerre de haute intensité en fait on a un problème de rythme de réarmement c'est dire que toutes les décisions qu'on a pu prendre avec Emmanuel Macron depuis 2017 et depuis 2022 je le fais vite mais c'est important que vous ayez ces chiffres en tête hein globalement quand le président est élu en en 17 on est sur quelque chose comme 31 32 milliards d'euros de budget pour les armées au moment où je vous parle on est à 50,5 20 milliards d'euros de plus par an ce sont des sommes absolument considérables et on est prévu pour une terminaison autour de 68 milliards d'euros en 2030 notre vrai sujet c'est un est-ce que c'est suffisant la réponse est non et je l'avais d'ailleurs écrit dans mon livre vers la guerre qui étit publié à la fin de l'année dernière par que je voulais expliquer justement à nos compatriotes que cette trajectoire de réarmement elle devra aller plus loin donc accélérer l'économie de guerre non non la dépense aussi les commandes parce que l'économie de guerre repose aussi sur des commandes si vous voulez l'économie de guerre c'est parce que les industriels n'allaient pas assez vite enfin c'est aussi parce que pendant des années il n'ont pas eu assez de commande donc moi au moment où je repasse beaucoup de commande j'ai besoin d'avoir une industrie qui va plus vite mais c'est la p d le prochain budget par exemple dès le prochain budget ou est-ce qu'il faudrait une nouvelle loi on en discute nouvelle loi de programmation non parce que je considère que les orientations pour l'instant sont les bonnes après man quelques milliards selon vous hein mais bien sûr moi j'étais sur la copie qui a été arrêtée et votée par le Parlement c'est 413 milliards moi j'avais fait une proposition à l'époque de 422 milliards et même ces 422 milliards je savais que ce n'était pas suffisant est-ce que 67 ou 68 milliards d'Ur par an de budget militaire ça sera suffisant à terminaison la réponse est non après le débat des 5 % du PIB tel que les Américains le mettent dans l'atmosphère n'a pas de sens pour nous parce que notre modèle d'armée est singulier il est complexe il correspond à des besoins 5 % de notre PIB ça serait 140 milliards d'eurosah vous voyez bien qu'entre 70 milliards d'euros et le double 140 il y a un chemin médian c'est le poids de forme on a tous un poids de forme dans lequel on se sent en bonne santé et donc on est en train de définir précisément c'est ce que Emmanuel Macron m'a demandé ainsi qu'aux différents état-majors c'est de définir un peu le poid forme de l'armée française est-ce qu'il est à 140 milliards d'euros par an je ne le crois pas est-ce qu'on pourra se contenter de 68 milliards d'euros par an je ne le crois pas et surtout pour répondre à votre première question sur est-ce qu'on saurait faire face sera 8 ou termin le sujet c'est qu'il y a urgence à aller plus vite à accélérer ce que je disais dans les colonnes du Parisien dimanche dernier on sait qu'il nous manque trois frégates pour la marine on sait qu'il nous manque entre 20 et 30 rafales pour vous avez dit entre 68 et 140 bon il y a 80 entre les deux c'est quelque chose comme ça c'est non mais je je veux pas de chiffres parce que je ne m'enferme pas justement dans cette dialectique utanienne américaine nous sommes français qui fait que on prend un pourcentage du PIB et on l'applique pardon mais nous dans nos 2 vir quelque chose pourent du PIB cette année en 2025 on a notre dissuision nucléaire c'est pas le cas des autres pays est-ce qu'on est mieux défendu que les autres pays bah il y a pas de doute on est une puissance nucléaire donc vous voyez il faut comparer ce qui est comparable pardon mais il y a aussi la question de la prise de risque nous sommes une armée d'emploi qui a des blessés qui a des tués nous avons prendre des risques pour lutter contre le terrorisme en Afrique c'est pas pour faire offense à certains pays européens mais toutes les évidences tous les systèmes politiques ne le tolèent pas donc il faut comparer ce qui est comparable moi ce que je veux dire à celles et ceux qui nous regardent et qui nous écoutent c'est qu'on peut être fier notre modèle d'armée il est issu de l'histoire il est issu des décisions du général de Gaulle aucun président de la République ne les a remis en cause maintenant avec Emmanuel Macron on remet beaucoup de moyens on se modernise parce que vous avez aussi des nouveaux segments qui se Militaris je parlais du spatial le cyber et donc oui il y a un moment dans lequel il faut se réveiller il faudra faire des choix politiques des choix budgétaires et vous le verrez ça sera des éléments de la future campagne présastien le corn pas exactement sur les tous les sujets dont on vient de parler mais quand même c'est lié d'une manière ou d'une autre il y a la crise diplomatique avec l'Algérie les annonces de François Baayou hier j'avais simplement une question on sait qu'on a des des collaborations de renseignement avec l'Algérie est-ce que pendant cette crise diplomatique ces collaborations se poursuivent moi je fais tout pour qu'elle se poursuive moi vous savez depuis maintenant 8 ans je suis ministre d'Emmanuel Macron 3 ans son ministre des Armées j'ai vu ses efforts hein quand on est allé faire cette visite importante en Algérie j'étais à ce déjeuner à Zéralda avec le président tboun et le président Macron dont il a été quasiment exclusivement question que de lutte contre le terrorisme donc je pense que l'intérêt des peuples algériens et français et de ne rien lâcher dans la lutte contre le terrorisme après la question migratoire elle est importante Bruno retaillot s'en est emparé avec beaucoup de force il a bien raison le Premier ministre hier a fait des annonces il faut que les autorités algériennes comprennent que nous sommes en attente d'acte qu'on a besoin de signau de bonne foi sur la question vous êtes certain que ça va apaiser ce qui a été annoncé hier je pense que les actes d'apaisement nous les avons eu à de nombreuses reprises certains d'ailleurs nous l'ont reproché je pense que nous avons fait les choses dans l'ordre et donc on pourra pas nous reprocher de ne pas les avoir fait dans l'ordre et j'insiste c'est pas un sujet entre peuple c'est un sujet entre gouvernement et je pense que le gouvernement algérien moi je le dis parce que j'aime l'Algérie le gouvernement algérien doit comprendre que nous sommes en attente véritablement d'actes de bonne foi ce seront les actes d'apaisement Merci à VOUS Sébastien Lecornu ministre des Armées d'avoir été l'invité du 830 France Info ce matin vous restez bien sûr avec nous sur France Info les informés sont à suivre dans 5 minutes

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