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interviewFrance Inter — L'invité de 8h20· 10 février 2026 32 min

Narcotrafic, propreté, écoles... Débat entre Franck Allisio et Benoît Payan, candidats aux municipales à Marseille

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

France Inter, Benjamin Duhamel, spéciale élection municipale. Mais oui, Benjamin Duhamel, c'est à vous, en direct de Marseille, il y a un peu plus d'un mois des élections municipales.

0:15
Invité politique

Merci beaucoup Florence. France Inter au cœur de la deuxième ville de France pour vous faire vivre l'un des scrutins les plus serrés. Deux candidats sont à égalité en tête dans les sondages. Le maire sortant, Benoît Payan, soutenu par la gauche hors la France Insoumise et le candidat du Rassemblement National, Franck Alizio. Et pour la toute première fois, il se retrouve face à face. Bonjour Benoît Payan. Bonjour Benjamin Duhamel. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter. Bonjour Franck Alizio.

0:40
Franck Allisio

Bonjour.

0:41
Invité politique

Merci à tous les deux d'avoir accepté ce débat. On va parler dans un instant sécurité, narcotrafic, services publics, des alliances aussi, en vue du second tour. Mais d'abord, je voudrais vous poser à tous les deux la même question en guise d'introduction. Quel regard est-ce que vous portez sur votre adversaire du jour ? Benoît Payan, je commence par vous. Quel regard sur celui, Franck Alizio, qui vous décrit comme le maire de l'impuissance ?

1:03
Présentateur

D'abord, je n'aurais évidemment pour Franck Alizio aucune insulte, aucun jugement à l'emporte-pièce. Ce que je constate, c'est qu'on a évidemment des visions qui sont totalement opposées, et de la ville, et de sa situation, et des réponses qu'il faut apporter. Marseille, c'est une ville qui a un ADN qui est particulier, une histoire particulière. Et tout, dans le programme de Franck Alizio, et tout dans le parcours de Franck Alizio, va à rebours de l'idée que je me fais de cette ville. De ce qu'il faut pour cette ville, parce que ce n'est pas de la division qu'il faut, c'est du rassemblement.

Ce n'est pas un fractionnement de la ville, c'est une unité de la ville qu'il faut, et ça, pour moi, c'est le plus important. Et finalement, chez Franck Alizio, ce qui est, à mon sens, le plus grave au moment où on tient cette émission, c'est évidemment cette volonté de trier les Marseillaises et les Marseillais.

1:54
Invité politique

Vous triez les Marseillais, Franck Alizio, et donc cette question, vous pouvez à la fois répondre à Benoît Payan, et me répondre à cette question, quel regard est-ce que vous portez sur votre adversaire du jour ?

2:05
Franck Allisio

Écoutez, je pense, comme beaucoup de Marseillais, que Benoît Payan a fait un mandat pour rien. Que Benoît Payan, la formule n'est pas méchante, vous voyez, il ne fait rien, mais il le fait bien. Que ça a été un mandat de communication, 5 ans de communication, pour masquer 5 ans d'échec, 5 ans d'inaction, 5 ans d'immobilisme. Les Marseillais le ressentent, les Marseillais le disent, me le disent, il y a une majorité silencieuse de Marseillais qui en ont marqué, qui n'en peuvent plus. Et je porte non seulement cet espoir, et cet espoir d'un véritable changement pour notre ville et pour tous les Marseillais.

2:48
Invité politique

Et je précise pour la bonne intelligence de ce débat qu'il faut bien sûr, messieurs, que vous échangiez. Juste, Benoît Payan, vous entendez Franck Alizio, il dit, c'est un mandat pour rien.

2:58
Présentateur

Et moi, d'abord, je veux vous remercier parce que ça nous permet de discuter, et puis surtout, ça nous permet d'échanger. Vous dites, Franck Alizio, c'est un mandat pour rien. Ensuite, je crois que, plus que des slogans, il faut être concret. On va parler de sécurité, on va parler de pouvoir d'achat, on va pouvoir parler d'un certain nombre de choses qui intéressent les Marseillaises et les Marseillais. Prenons le premier débat, et je me permets de le lancer à votre place, Benjamin Duhamel, si vous le permettez, la question de la sécurité, puisque c'est une des premières préoccupations, non seulement des Marseillaises et des Marseillais, mais en plus des Français.

Vous dites, un mandat pour rien. La police municipale, vous savez quand est-ce qu'elle a été créée à Marseille ? Oui, c'est Jean-Claude Godin. Non, elle a été créée en 1971. Jean-Claude Godin était très jeune, il n'était pas encore maire, il va être maire beaucoup plus tard. Elle est quasiment inexistante. Très bien, donc elle est créée en 1971. Je suis maire en 2020, c'est-à-dire quasiment 50 ans plus tard. En 50 ans, 375 policiers municipaux sont embauchés. En un mandat, M. Alizio, j'en suis à 820 policiers municipaux. C'est-à-dire qu'en un mandat, là où vous dites que je n'ai rien fait, là où vous dites que c'est un mandat pour rien, on passe de 375 à 820.

Sur les caméras, on passe de 1500 à 2000. Mais ce n'est pas que ça la sécurité, puisqu'on parle de chiffres, puisqu'on parle de mandat pour rien.

4:18
Invité politique

Il y a plein de choses qu'on peut dire et qu'on peut raconter. Si vous permettez, Benoît Payan, et on va effectivement rentrer dans ce premier chapitre, et on va s'arrêter sur la question de la police municipale. Là encore, pour la clarté pour les auditeurs, vous proposez, Benoît Payan, de doubler au cours du prochain mandat les effectifs de la police municipale. Vous, Franck Alizio, vous proposez... Pardonnez-moi, ce n'est pas que je propose, c'est que d'abord, je l'ai déjà fait. Et vous proposez de continuer, si vous me permettez, de parler clairement. Pour vous, Franck Alizio, c'est vous souhaitez tripler les effectifs de police municipale.

En fait, vous proposez à peu près la même chose sur la question des effectifs de la police municipale.

4:51
Franck Allisio

Non, M. Payan est fâché avec les chiffres, c'est normal, il est socialiste. A son arrivée à la mairie, il y avait 450 policiers municipaux. Oui, il y avait 450 policiers municipaux. Et il y en a 700, et il y en a 700 aujourd'hui. Il n'y a pas 800, vous projetez sur la fin de l'année, moi aussi je peux... Ah non, non, pardonnez-moi, pardonnez-moi. Non, il y en a 700. Alors, messieurs, s'il vous plaît, là encore... Non, ça ne va pas être...

5:13
Présentateur

Attendez, attendez, attendez, ou on a un débat avec les chiffres, et des gens qui vérifient les chiffres,

5:17
Invité politique

ou alors on lance des choses en-là. Alors, Benoît Payan, Franck Alizio, je vais, dès le début de ce débat, pour, là encore, nos éditeurs, fixer cette règle, on essaie de ne pas se parler les uns sur les autres. Le débat peut être vif, j'espère qu'il le sera, mais on laisse Franck Alizio répondre, et vous aurez l'occasion, Benoît Payan, de répondre dans un instant. Franck Alizio.

5:31
Présentateur

Ah non, mais pardonnez-moi, il ne peut pas y avoir un débat où, d'un côté, quelqu'un dit la terre est plate, et de l'autre, la terre est ronde. Ça, ça ne fonctionne pas. Donc, quand on donne des chiffres, on donne des chiffres précis.

5:40
Franck Allisio

Je maintiens les chiffres, vous maintenez les vôtres, on verra. Marseille en ordre, ce n'est pas un slogan, c'est l'attente des Marseillais. Marseille en ordre, c'est la priorité, c'est l'urgence pour Marseille. Aujourd'hui, notre ville a le double du taux d'homicide national. Notre ville est la championne en France, malheureusement, du record de cambriolage, de vol de voiture, de désossage de voiture. Notre ville est dans l'urgence en matière de sécurité. Je maintiens que M. Payan n'a quasiment rien fait. Je rappelle que M. Payan, quand même, c'est l'un des summums de son mandat.

Il y a eu la moitié de son mandat où il y a eu un moratoire, c'est-à-dire zéro caméra de vidéosurveillance installée parce que vous étiez, parce que vous étiez pris en otage par votre majorité de gauche et d'extrême-gauche. Vous le serez d'ailleurs dans le prochain mandat, cette fois-ci, M. De Logu. Donc non, juste mes propositions. Si je suis élu le 25 mars prochain, je triplerai le nombre de policiers municipaux, je doublerai le nombre de caméras de vidéosurveillance et je créerai un poste de police municipale dans chaque arrondissement. Ce qui ne ferait que mettre Marseille dans le peloton de tête des villes qui investissent le plus dans leur sécurité. Je ne comprends pas pourquoi M.

Payan ne l'a pas fait. Je ne comprends pas pourquoi on a aujourd'hui, parce que vous auriez dû le signaler, vous auriez dû monter auprès de vos amis macronistes au gouvernement. Aujourd'hui, nous avons moins de policiers nationaux qu'en 2016, ce qui est une folie, alors que la sécurité a explosé dans notre ville.

7:19
Invité politique

Réponse de Benoît Payan. Et là encore, pour préciser les faits, vous parliez il y a un instant des vidéosurveillances. C'est vrai, Benoît Payan, qu'entre 2020 et 2022, ça faisait partie des engagements de campagne qui étaient les vôtres. En 2020, vous aviez fait un moratoire sur la vidéosurveillance, considérant qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments qui permettaient d'attester de l'efficacité de ces caméras. Réponse de Benoît Payan.

7:39
Présentateur

En considérant qu'un certain nombre de caméras ne fonctionnaient pas. Je vais vous dire exactement ce qu'a donné le moratoire, que vos anciens amis ont fabriqué et ont installé. À Marseille, quand on arrive, il y a plusieurs centaines de caméras qui n'ont jamais été allumées. C'est-à-dire que vos anciens amis sarkozistes, et c'est à partir d'ailleurs de Nicolas Sarkozy qu'on perd de la police nationale, mais je ne veux pas entrer dans un débat national. Je préfère rester sur ma ville. Plusieurs centaines de caméras, et notamment dans le quartier dans lequel nous nous trouvons ce matin, M. Alizio, n'ont jamais été allumées au moment où je deviens maire. Ça, M. Alizio, ça n'est pas possible.

Installer des caméras de complaisance, ça n'est pas possible. Et en effet, il me paraissait normal, M. Duhamel,

8:20
Invité politique

Et vous avez changé d'avis sur la question de la vie de surveillance.

8:22
Présentateur

Je n'ai jamais changé d'avis. J'ai dit qu'il y en a qui ne servaient à rien, et elles l'ont prouvé, M. Duhamel. Vous installeriez des caméras, vous, dans une rue, où elles ne sont jamais allumées ? Parce qu'il faut faire du chiffre, du chiffre. Moi, je préfère mettre des caméras devant les écoles, mettre des caméras là où il y a des éléments criminogènes, là où il y a des rues accidentogènes. On sait à quoi elles permettent. On sait qu'elles servent à résoudre un certain nombre d'enquêtes. Donc, vous ne ferez, d'abord, sur les caméras, vous ne ferez pas dire ce qui n'existe pas.

Et sur la police municipale, je vous demande, par respect pour la police municipale, par respect pour la police nationale, de ne pas inventer de chiffres. Donc, quand j'arrive, il y a 390 policiers municipaux. Au moment où je vous parle, il y en a 803. Et je pense qu'au moins sur la question de la police, au moins sur la question des forces de l'ordre, vous qui vous faites le chantre du respect de la police,

9:13
Invité politique

au moins respectez-les sur ces questions-là. Franck Alizio, pour qu'on avance sur la question de la sécurité et de la lutte contre le narcotrafic, vous avez versé au débat une proposition qui est celle de déclarer, ou du moins de vouloir déclarer, l'état d'urgence à Marseille pour lutter contre le narcotrafic. Je voudrais qu'on en débatte. Et pour introduire cette thématique, poser une difficulté. Ce n'est pas la compétence du maire de Marseille que de déclarer l'état d'urgence, puisque c'est une prérogative du président de la République. Ça ne m'a pas échappé. Comment est-ce que vous faites ?

9:41
Franck Allisio

Est-ce que c'est une proposition pour rien, Franck Alizio, vouloir l'état d'urgence à Marseille ? Ça ne m'a pas échappé, mais le maire de Marseille, le maire de la deuxième ville de France, peut faire des propositions au gouvernement. Ça arrive. Il peut demander des choses pour sa ville. Moi, je ne me satisferais pas de ce que se satisfait M. Payan depuis cinq ans, de dire, sur la sécurité en général, vous l'avez dit, je ne sais plus sur quelle concurrence, ce n'est pas moi, c'est l'État. Non. Depuis 20 ans, un maire a les moyens de faire en matière de sécurité.

L'autre excuse, là où nous avons une vraie différence sur la lutte contre le narcotrafic, c'est, vous êtes pour la légalisation de la drogue. Bon, je suis contre la légalisation de la drogue. Je considère qu'on ne légalise pas le poison qu'on le combat. Répondez, répondez, répondez à la question que vous avez posée et ensuite, moi, je vous répondrai. Non, non, non, non, à ce que je veux. Oui, je vais demander, quand je serai maire de Marseille, au Premier ministre et au Président de la République de décréter l'état d'urgence à Marseille. Cette proposition a été faite par, y compris des gens comme M. Edouard Philippe, avec qui je ne partage pas grand-chose.

Ça permet, ça permet de ce que les gradés, je ne sais pas si vous parlez parfois à la police, les gradés parlent de ramasser les armes durant l'état d'urgence contre le terrorisme islamiste. À chaque fois qu'on a utilisé l'état d'urgence, ça a permis de récupérer les armes. C'est justement ce qu'il faut faire. Récupérer les armes des narcotraffiquants, c'est important. Il y a d'autres propositions. Non, mais tant qu'à faire, je les termine. Il y a d'autres propositions, par exemple, mettre en place... Vous voyez, votre obsession, ça a été d'installer une salle de shoot. Vos amis écologistes voulaient même l'installer au pied de la bonne mère.

Moi, je veux créer une brigade municipale anti-stuc, comme elle existe à Perpignan, qui travaille en accord avec la police nationale et qui aurait des résultats.

11:23
Invité politique

Tout va bien et on va essayer de prendre les choses dans l'ordre. Réponse de bonne réponse sur la proposition d'instaurer un état d'urgence à Marseille.

11:29
Présentateur

L'état d'urgence, j'espère que M. Elisio ne s'imagine pas encore président de la République. Ça, c'est le premier point. Sur le deuxième point, est-ce que le maire peut le demander ? Oui ou non. En effet, le maire pourrait demander l'état d'urgence. Si ça avait du sens, d'ailleurs, j'aurais demandé l'état d'urgence, mais non seulement ça n'a aucun sens, mais en plus c'est inefficace. L'état d'urgence, c'est la possibilité de faire des perquisitions. Je vous rappelle que dans le cadre du travail exemplaire du parquet de Marseille, dans le cadre du travail exemplaire de la police judiciaire et de la police nationale, les perquisitions se font. Ensuite, c'est l'interdiction de manifester.

Moi, pardonnez-moi, M. Elisio, je n'ai pas vu beaucoup de manifestations de narcotrafiquants à Marseille. Donc interdire... Je vais au bout. Donc interdire les manifestations de narcotrafiquants, on sait que ça ne sert à... Ça peut permettre, par exemple,

12:13
Invité politique

Benoît Payan, d'instaurer des couvre-feux. Ça, ça peut être utile quand il s'agit d'un côté contre le narcotrafique.

12:16
Présentateur

Bien sûr, d'ailleurs, vous savez combien il y a de mineurs à Marseille ? Combien il y a de policiers nationaux la nuit ? Donc, pardonnez-moi, instaurer un couvre-feu pour les 185 000 mineurs à Marseille avec la centaine de policiers nationaux qui existent à Marseille, ça ne sert à rien. Mais je vais revenir sur la question de la lutte contre le narcotrafique. D'abord, force doit rester à la loi et à l'État dans ce pays. Et rien ne vous aura échappé, je l'espère en tout cas, il ne s'agit pas d'une compétence municipale. Vous parlez de Perpignan. Alors là, celle-là, elle est quand même extraordinaire. Perpignan, le maire de Perpignan, votre ami, M.

Alliot, crée une section de police municipale spécialisée sur le narco ou sur les stupes. Est-ce que vous savez où est-ce qu'on en est au moment où on parle, à Perpignan, du nombre de délits, de l'augmentation du nombre de délits dus au narcotrafique ? C'est quand même formidable d'avoir créé une police municipale, ce que je ne ferai pas, anti-narco, et d'avoir plus de 30%

13:12
Invité politique

de délinquance. Là encore, pour qu'on avance, je voudrais quand même rappeler le contexte. Vous avez sur votre liste quelqu'un qui s'appelle Amine Kessassi, dont le frère a été assassiné, qui a dû être exfiltré d'un meeting jeudi parce que sa sécurité est en jeu. Et vous pensez que je jouerai avec ça ? Non, pas du tout. Mais là, je vois bien un certain nombre de propositions que vous récusez. Qu'est-ce qu'on fait alors quand on veut être maire de Marseille et qu'on a 6 ans devant soi si vous êtes réélu pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise ? D'abord, on fait les choses dans l'ordre.

13:40
Présentateur

Les choses dans l'ordre, c'est que la lutte contre le narcotrafique, c'est évidemment la police et la justice. Et là, je n'ai cessé de demander et d'obtenir, au cas où ça vous aurait échappé, des moyens pour les magistrats parce qu'il nous faut des magistrats spécialisés. J'ai réclamé sur l'antenne de France Inter et de France Info en 2021 la création... Non, je vais au bout. D'un parquet spécialisé, il aura fallu attendre janvier 2026. Je vais au bout. En matière de laxisme, c'est quand même un vrai sujet. Et ensuite, pardonnez-moi, et ensuite, qu'est-ce qu'il nous faut ? Il nous faut de la police scientifique, de la police financière parce que les narcotrafiquants, M.

Alizio, au cas où ça vous aurait échappé, ils ne sont pas à Marseille. Ils sont à l'étranger. Il ne faut pas couper simplement les tentacules de la puèvre. Il faut lui couper la tête. Et puis ensuite, je vais au bout. Le principe d'un débat, c'est qu'il puisse y avoir des échanges. Oui, d'accord, mais le principe d'un débat, c'est de pouvoir aller au bout. Et donc, parce que moi, je veux bien qu'on ait un débat uniquement sur la sécurité sur France Inter, si ça vous va, mais moi, ça ne me va pas.

14:37
Franck Allisio

Non, ça va au marge. Parce que là, c'est de parler de la sécurité et du service public. On a bien compris.

14:43
Présentateur

Justement, j'y viens. Donc la réponse sur le narcotrafic, c'est aussi le service public. C'est aussi l'école. C'est aussi le fait que dans des quartiers, il puisse y avoir de la rénovation urbaine. C'est aussi le fait qu'on puisse s'occuper de ses enfants, qu'on ne les abandonne pas. Dans votre déclaration de candidature, M. Alizio, vous avez dit, moi, je ne m'adresse qu'aux gens du 9e au 13e arrondissement. Et c'est ça la différence entre vous et moi. C'est avoir déclaré ça. C'est l'inverse de l'esprit.

15:10
Invité politique

Réponse de M. Alizio. Est-ce que vous êtes convaincu, au fond, Benoît Payan ? S'il vous plaît. Et c'est vrai qu'en lisant attentivement votre programme, effectivement, vous plaidez pour une approche globale, notamment sur la question de la sécurité de la lutte contre le narcotrafic. On viendra dans un instant à la question des services publics. M. Alizio, est-ce que vous êtes convaincu par ces arguments ?

15:27
Franck Allisio

Il n'y a pas de service public sans ordre. Le premier des services publics, c'est la police. Le premier des services publics, c'est assurer la sécurité. C'est la première liberté, par définition. Vous avez raison. Le procureur fait un formidable boulot. Le préfet aussi. La police aussi. Le problème dans notre territoire, ce sont les politiques. Les problèmes, d'ailleurs, dans notre pays, ce sont les politiques qui ne prennent pas de décision. Je n'ai pas entendu votre réponse sur les salles de shoot. On en fait, on n'en fait pas. On donne ce signal catastrophique en disant... On y va, on fait des salles de shoot.

15:58
Présentateur

Vous me l'avez laissé à Paris ? Alors, rapidement, très rapidement, c'est intéressant. D'abord, ça ne s'appelle pas une salle de shoot. Ça s'appelle, pour commencer, et ensuite, oui, vous savez quoi ? Je préfère qu'il y ait des gens qui sont malades et qui sont addicts qui soient dans des endroits pour se soigner plutôt que de s'injecter dans la rue et de laisser des seringues devant... On ne se soigne pas

16:16
Franck Allisio

dans une salle de shoot. Ça se passe de toute manière de partout dans le monde.

16:18
Présentateur

Et vous vous rendez compte de ce que vous êtes en train de raconter ? Vous parlez de gens malades

16:21
Franck Allisio

comme s'ils étaient des délinquants. Ça s'appelle les services d'addictologie et ça existe déjà, M. Le Maire.

16:27
Présentateur

Mais qui vous dit que je ne les ai pas demandés à l'intérieur des salles... Oh, vous savez bien Et d'ailleurs, il en faut...

16:33
Franck Allisio

S'il vous plaît, pour les auditeurs,

16:37
Invité politique

pour que ce soit audible, je vous demande de ne pas parler les uns sur les autres. Je crois qu'on a là, pendant un peu plus d'une dizaine de minutes, évoqué ces sujets d'insécurité, de narcotrafic. Je voudrais qu'on parle de la question des services publics puisque l'une des thématiques qui s'est imposée dans la campagne, c'est la question de la propreté qui, je le rappelle, là encore, pour la bonne intelligence des auditeurs, dépend en grande partie des compétences de la métropole, même si, bien sûr, ça fait partie des enjeux auxquels devra faire face le futur maire de Marseille. Je commence avec vous, Franck Alizio.

Vous proposez, j'ai lu attentivement votre programme, notamment une brigade anti-tag en ce qui concerne la propreté à Marseille. Est-ce que ça veut dire que même quand on parle propreté, le sujet, c'est la sécurité, en fait ?

17:15
Franck Allisio

Ah ben, les tags, ce n'est pas forcément la sécurité. D'accord, ce ne sont pas des gens recommandables, parfois, qui font des tags. Il faut qu'ils soient sanctionnés, tout simplement, oui. Encore une fois, baladez-vous dans Marseille. Les Marseillais n'en peuvent plus des tags. Donc moi, j'ai entendu M. Payan dire Marseille propre, c'est possible. Bon, après 50 mandats, c'est extraordinaire d'arriver comme s'il ne s'était rien passé, comme si vous arrivez de nulle part. Vous êtes en co-gestion. Attendez, vous ne pouvez pas exonérer vos amis macronistes, ne vous inquiétez pas. Nous sommes, vous êtes en co-gestion. Non, non, pas tout à fait. Allez-y, Franck Alizio, terminez sur la question.

Avec la co-gestion, la co-gestion avec vos amis macronistes, s'il vous plaît. Qui a été, c'est pas moi, c'est elle. C'est pas moi, c'est elle. Je te refus la propreté, je la refuse. On s'entend, on ne s'entend plus avec Mme Vassal. Bon, la réalité, c'est que si vous n'êtes responsable de rien, il faut rester chez vous, M. Payan. Moi, je pense qu'il faut évidemment avoir un accord avec la métropole. Moi, parce que vous n'avez pas réussi, parce qu'évidemment, vous avez été une histoire de cohabitation mal-scène avec Mme Vassal.

Il faut avoir un contrat pour augmenter, pour améliorer, je pense qu'on arrivera tous les deux aux mêmes solutions, mais vous avez eu cinq ans pour le faire, augmenter le nombre de tournées de collecte, augmenter le nombre de bacs, nettoyer autour des bacs, je fais du basique là, mais il y a un pouvoir que vous aviez et que vous n'avez pas utilisé, c'est la verbalisation. C'est la verbalisation, c'est la police de la propreté qui était pour le coup une compétence de la mairie qui aurait pu être faite. Le nombre de verbalisations sont ridicules, en réalité, il n'y a jamais eu de verbalisation. Oh, je crois que c'est 200, enfin c'est ridicule. Alors, réponse...

Et de véritables amendes, véritablement payées, que ce soit sur les dépôts sauvages, mais jusqu'au mégot, vous allez jusqu'au crachat, quelqu'un qui ne respecte pas Marseille doit être sanctionné, tout simplement. Aujourd'hui, comme il n'y a pas de sanction, il ne peut pas avoir de résultat, M. Payan.

19:15
Invité politique

Réponse de Benoît Payan. Et je précise deux éléments... C'est un problème avec la contradiction avec la pratique. Et je précise deux éléments de votre programme, Benoît Payan. Vous voulez augmenter le nombre d'agents dédiés à la collecte d'ordures ménagères et augmenter la fréquence de leur collecte. Voilà ce qui est dans votre programme en ce qui concerne la propreté.

19:30
Présentateur

Je pense qu'on voit bien que sur cette question, l'obsession sécuritaire du député Franck Elisio est permanente. C'est-à-dire, en fait, on essaie de trouver des solutions pour rendre Marseille propre, de quoi il nous parle, des crachats et des tags. Très bien. qu'il faut être efficace. Pendant ce mandat, j'ai demandé à plusieurs reprises à la métropole d'effectuer un certain nombre de travaux et de missions qui permettent...

19:54
Invité politique

C'est juste la métropole dirigée par Martine Vassal, qui est d'ailleurs candidate aux élections municipales, soutenue par Renaissance, les macronistes et par le Parti des Républicains.

20:01
Présentateur

Merci, M. Duhamel, de la précision. Donc, encore une fois, qu'est-ce qui va se passer dans cette élection ? Et c'est d'ailleurs la première fois, puisque la loi PLM vient de passer, mais en enlève l'aura. Loi Paris-Lyon-Marseille

20:12
Invité politique

qui change le mode de scrutin pour l'élection de la métropole.

20:15
Présentateur

Elle ne change pas que ça, puisque celui ou celle qui sera maire de Marseille se trouvera dans une situation où rien ne se fera à la métropole, contrairement à ce qui est le cas aujourd'hui, sans la ville de Marseille. Donc, un, reprendre la main, reprendre la main, c'est-à-dire laisser la compétence à la métropole, reprendre la main sur la gouvernance de la propreté à la métropole. Il faut revenir au cantonnement, comme on a toujours eu à Marseille, ce sont des choses basiques, simples.

Moi, quand j'étais petit à Marseille, il y avait un cantonnier, c'est-à-dire qu'à Marseille, il y avait, prenons le quartier dans lequel on est, il y avait un ou deux cantonniers qui restaient ici pendant des années que les gens connaissaient, ils nettoyaient la rue et ça fonctionnait correctement. Ensuite, vous, par exemple, dans la ville dans laquelle vous êtes élu, il y a jusqu'à deux tournées par jour. Moi, ici, à Marseille, alors que c'est quand même la ville sente et que nous payons le taux de taxes d'ordures ménagères de 18%, le plus élevé de la métropole.

J'y reviens et je ne veux plus qu'on punisse les Marseillaises et les Marseillais puisque nous sommes aujourd'hui 92 communes et que les Marseillais paient la taxe d'ordures, d'enlèvement d'ordures ménagères la plus importante. Qu'est-ce qu'il faut ? Il faut détourner au moins deux par jour, surtout en centre-ville, voire trois par jour. Il faut créer une brigade de la propreté. Je vous rappelle qu'elle existait. Peut-être l'avez-vous oublié. Quand c'était vos amis, elle existait. C'est la métropole qui l'avait mise en place, cette brigade de la propreté. Et cette brigade de la propreté, elle a été supprimée. Je propose de la remettre.

Qu'est-ce qui existe par contre quand vous dites que je mets 200 amendes ? D'abord, les fake news, ça suffit. Vous avez fait des fake news sur le nombre de policiers. Maintenant, vous faites des fake news sur le nombre d'amendes. Les amendes, c'est plusieurs milliers et c'est les amendes de la brigade de l'environnement. Je comprends bien que vous confondiez l'environnement, les crachats, la sécurité, la propreté et les tags. Mais là, il faudrait avoir un débat sérieux.

22:05
Franck Allisio

Je n'ai pas compris qu'est-ce qui va changer dans le prochain mandat si vous êtes élu avec vos amis, si vous êtes réélu par malheur avec vos amis de LFI. La majorité métropolitaine, vu que les autres élus de maire sont plutôt des gens de divers droits, vous aurez la même cohabitation, la même opposition et donc le même immobilisme. Vous n'avez donc pas saisi. Je n'ai pas compris. Vous n'avez donc pas saisi

22:25
Présentateur

la loi que vous avez votée, ce qui est quand même peu rassurant. Mais vous ne serez pas plus majoritaire

22:29
Franck Allisio

à la métropole, ça ne changera rien. Attendez, attendez. Ça ne changera rien.

22:34
Présentateur

Vous avez voté une loi et vous n'avez pas compris à quoi elle sert. J'avoue que ça, c'est assez surprenant. En fait, qu'est-ce que vous avez voté ? Vous n'avez pas compris. Vous avez voté une loi... Rapidement, s'il vous plaît, Benoît Payan, parce que j'aimerais qu'on avance. Oui, mais c'est très important parce que ça va tout changer. Ça va tout changer, ce qui va nous permettre en réalité d'avoir une représentation municipale à la métropole beaucoup plus importante, c'est-à-dire 50% supérieure à ce qu'elle était. Mais je ne vais pas rentrer dans des calculs qui sont compliqués. En fait, qu'est-ce que ça veut dire que plus personne ne pourra faire sans Marseille ?

Ni vos anciens amis, ni ceux qui gouvernent la métropole aujourd'hui.

23:07
Invité politique

Je voudrais, puisqu'il nous reste encore quelques minutes, qu'on parle de la question des écoles qui a été au cœur du débat, notamment du plan lancé par le président de la République, Marseille en grand, un plan de 5 milliards d'euros qui visait à faire un certain nombre d'investissements pour la ville de Marseille. Il faut dire, Franck Alizio, que le bilan est relativement mitigé. Aujourd'hui, c'est des chiffres qui datent de décembre, moins de 15% des bâtiments scolaires visés par le programme ont été entièrement rénovés. Comment est-ce que vous feriez si vous étiez élu maire de Marseille pour que les choses aillent plus vite ?

Et j'ajoute, est-ce qu'il n'y aurait pas une difficulté, puisque vous êtes candidat du Rassemblement national, à avoir une relation, disons, constructive avec, sinon la tutelle du moins, le pouvoir central, le président de la République et le gouvernement ?

23:50
Franck Allisio

Quand vous dites que c'est un million mitigé, vous êtes gentils. C'est le plus grand fiasco et c'est le plus grand mensonge de la majorité. Oui, de M. Payan. Nous étions partis avec le printemps marseillais en 2020 sur la promesse de la rénovation et de la reconstruction de 88 écoles. 188. Vous voulez faire 188 ? Mais je crois qu'en fait, vous n'avez pas... C'est pire, je pense que c'est 88. Je pense que... Bon, le résultat, c'est mieux, c'est mieux, c'est mieux. Allez-y, vous terminez. C'est mieux. Le résultat, et je m'en tiens à peu près à vos chiffres. Alors, ils ont dû changer en tout temps, vous changez tout le temps les chiffres.

Mais je ne prends pas ceux de vos amis macronistes qui disent que vous avez pour tout rénové 15 écoles. Moi, je dis que c'est 27. C'est à peu près vos chiffres il y a quelques semaines. C'est le vrai chiffre. Ah, ben vous voyez. Alors allez-y, comment est-ce que vous faites pour que ça n'aille plus ? 27. Donc, il y a... très très peu a été fait. L'État est intervenu à Marseille et normalement, il n'intervient jamais pour reconstruire l'école. C'est dire l'incompétence. Et ce n'est pas que la vôtre, c'est celle de vos prédécesseurs aussi. Je vous l'accorde. Bon. Maintenant, je pense qu'à Marseille, pour aller, et vous avez vu d'ailleurs les problèmes avec l'affaire de...

On vous dénonce sur favoritisme, etc. Ah non, mais dénonce pas moi. Moi, je ne... Moi, je ne... Je ne suis pas mis en cause dans une affaire. Si vous voulez qu'on aille sur ce terrain, vous risquez d'être piégé. Je ne parlerai pas de malversation. Il vaut mieux. Je parlerai d'une gestion brouillonne, pas de malversation. À la différence des autres, je ne pense pas que ce soit... Vous avez voulu faire vite en vous exonérant de règles de droit. Oula, oula, oula, oula. Et vous avez... Je dérapez là. S'il vous plaît, Benoît Payan. On laisse juste focaliser le terrain. Encore une fois, je ne parle pas de malversation. Je prends votre propre version, M. Payan.

Donc, là où il y aurait une solution, c'est qu'en effet, il faut une loi spéciale à Marseille pour avoir des procédures plus souffles, pour avoir des procédures d'urgence, pour aller plus vite. Bon, on l'a eu, par exemple, pour la préparation des Jeux Olympiques. On l'a eu, par exemple, pour reconstruire Notre-Dame. Oui, il faut une loi spéciale. Pourquoi vous ne l'avez pas demandé ? Encore une fois, c'est quelque chose qu'on pouvait obtenir. Vous avez des amis à l'Assemblée nationale. Vous êtes l'ami du gouvernement macroniste. Pourquoi vous ne l'avez pas fait ? Pour les écoles, il y a beaucoup de choses à faire.

Moi, je pense qu'il faut faire en sorte que les Marseillais soient à niveau fiers de leur école. Oui, mais c'est des symboles. Les symboles, ça compte. Moi, j'aimerais aussi qu'on ne laisse pas tomber toutes les écoles. Vous avez parlé longtemps. Toutes les écoles privées. Il y a de plus en plus de petits Marseillais qui vont dans les écoles privées. Non, de plus en plus. Monsieur Payan coupe, enfin réduit les aides sur les écoles. Aujourd'hui, si on a 80% des enfants de confessions juives qui vont dans les écoles privées, c'est parce qu'il y a un problème de sécurité dans nos écoles. Je crois qu'on vous a entendu sur la question des écoles.

J'aimerais aussi mettre la priorité sur le sport, l'école, le sport. Il y a beaucoup de choses dans ce que vous avez dit. Aider les associations de sport, tout ça, ce qui n'est pas fait.

26:42
Invité politique

Benoît Payan, je précise. Quand vous parlez longtemps, ça ne vous dérange pas.

26:45
Franck Allisio

On est dans un débat.

26:46
Invité politique

On compte les temps de parole. Benoît Payan, que vous êtes en avance sur Franck Elisio. Réponse sur ce bilan par rapport aux objectifs que vous étiez fixés sur la rénovation des écoles.

26:56
Présentateur

D'abord, je veux rappeler d'où je viens et ce qui s'est passé. Vous l'avez dit, nous avons reconstruit 27 écoles dans le mandat. Je vous rappelle que c'est plus que ce qui a été fait les 25 dernières années avant que j'arrive. C'est-à-dire qu'en un mandat, on a construit ou reconstruit plus d'écoles que ce qui a été fait en 25 ans. Et ensuite, et vous l'avez dit, on est en train de monter en charge. C'est-à-dire qu'en fait, vous savez, vous, vous arrivez à faire de la politique avec des tweets, moi, je n'y arrive pas. Vous, vous avez une baguette magique, moi, je n'en ai pas. J'ai la réalité. Et donc, en effet, construire des écoles, c'est un peu plus compliqué que de proposer l'uniforme.

Mais il se trouve qu'on est passé, juste pour votre information, de 10 millions d'euros par an, je vous parle, hors Marseille-en-Grand, à 457 millions d'euros sur tout le mandat sur la question de la rénovation des écoles. Et en effet, quand on sera à la fin de Marseille-en-Grand, c'est-à-dire dans 9 ans, il y aura 188 écoles puisque le rounding, ça va être 15 écoles par an. Donc, si vous savez compter, non mais vous me laissez aller jusqu'au bout. Si vous savez compter, ça fait 188 écoles. Par ailleurs, pardonnez-moi, vous parlez de on va mettre l'uniforme, pas l'uniforme. Vous savez de quoi ils ont besoin, les gamins, en fait ? Ils ont besoin qu'on les respecte d'où qu'ils soient.

Ils ont besoin de pouvoir manger à la cantine. Ils ont besoin de pouvoir avoir des petits déjeuners le matin. Ils ont besoin, en fait, qu'on les respecte pour ce qu'ils sont.

28:19
Invité politique

Et le personnel des écoles aussi. Et on voit sur ce sujet, encore Franck, Elisio, Benoît Payan, les clivages. Je rappelle qu'on est en direct de Marseille pour ce débat inédit entre vous. Il nous reste quelques minutes.

Il y a beaucoup de sujets qu'on aurait aimé traiter, mais comme vous êtes assez bavard, pardonnez-moi, et que le temps passe, je vais vous demander de conclure et de conclure sur la question des alliances puisque se pose la question en vue du second tour, d'une éventuelle quadrangulaire, puisque sont en mesure de se qualifier, quand on regarde les sondages, également, la candidate Les Républicains soutenue par Renaissance Martine Vassal, également le candidat insoumis Sébastien Delogu. Franck Elisio, vous conclurez, donc je pose la question à Benoît Payan sur les alliances.

Benoît Payan, est-ce que vous pouvez vous engager ce matin solennellement à ne conclure aucune alliance avec la France insoumise puisque plusieurs fois Benoît Payan dans ce débat vous a... Franck Elisio. Franck Elisio, pardonnez-moi, a pointé du doigt vos amitiés insoumises. Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin qu'il n'y aura aucune alliance

29:08
Présentateur

d'ailleurs quand on écoute le candidat insoumis on voit que c'est mon ami. Vous avez compris que je faisais de l'humour pour ceux qui nous écoutent et qui ne nous regardent pas.

Quand vous m'avez appelé Benjamin Duhamel pour me demander si je voulais faire un débat avec le député Elisio j'ai eu quelques secondes d'hésitation et puis je me suis dit que Marseille vivait un moment historique c'est-à-dire que c'est la première fois peut-être que le Rassemblement National peut gagner cette ville et que ma responsabilité c'était en effet de combattre non seulement le Rassemblement National mais l'idée que je me fais de ce que serait l'arrivée du député Elisio à Marseille et je pense que dans cette période-là on ne s'amuse pas et je trouve que le candidat insoumis s'est amusé dans cette campagne à partir seul à partir vite et qu'il va prendre ses responsabilités du début à la fin.

Il a choisi d'être candidat il prendra toutes ses responsabilités

29:59
Invité politique

jusqu'à la fin. Merci. Conclusion de Franck Elisio et même question sur les alliances est-ce que vous demandez à Martine Vassal de vous rejoindre est-ce que vous lui tendez la main si vous arrivez en tête ?

30:11
Franck Allisio

Les électeurs de Martine Vassal enfin ceux de 2020 nous ont déjà rejoints. Les élus de terrain proche de Martine Vassal nous ont déjà rejoints.

La logique ce serait qu'elles prennent le même chemin mais Martine Vassal je la vois faire un pas on l'a vu sur des concurrents un pas vers moi en disant on verra au second tour c'était un bon pas ça a été très bien vécu par les Marseillais qui ont dit enfin elle a compris enfin elle a compris comment on pouvait battre la gauche et l'extrême gauche et puis elle a fait un autre pas elle a fait un autre pas non ne croyez pas ça vous êtes optimiste ou pessimiste pour vous mais elle a fait un autre pas vers vous ces derniers jours ces derniers jours elle en parle comme la gauche à nouveau Madame Vassal moi je ne crains qu'une chose c'est que Madame Vassal je crains ça va être de prendre sur la socialité qu'elle se retire au second tour une nouvelle fois comme elle a fait lors de la dissolution pour faire gagner la gauche et l'extrême gauche les candidats soutenus par LFI et par M.

Payan donc Marseille est à la croisée des chemins il faut remettre Marseille en ordre et arrêter cette descente aux enfers de Marseille cette chute de Marseille si Marseille tombe la France tombera elle tombera avec M. Payan

31:17
Invité politique

Merci Franck Alizio merci Benoît Payan d'avoir participé à ce débat je remercie toutes les équipes techniques de France Inter je remercie également ici Provence de revenir à Marseille d'avoir contribué à l'organisation de ce débat et je vous rends la main chère Florence avant de vous retrouver demain matin à Paris

31:31
Présentateur

Merci Benjamin Duhamel la revue de presse à suivre

Narcotrafic, propreté, écoles... Débat entre Franck Allisio et Benoît Payan, candidats aux municipales à Marseille — Franck Allisio · Pourquijevote