Jean-Louis Borloo face à François Lenglet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 26 %Attaque 44 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse partielle
Jean-Louis Bourleau, bonjour.
- 0:24OuverteRéponse directe
Tu as eu plusieurs vies ? Une vie de business ? Une vie politique éminente ?
- 1:02OuverteÉludée
Est-ce que tu n'es pas, dans ta position, l'homme qui a raison tout seul ?
- 2:05OuverteRéponse directe
L'idée d'aller à Matignon, c'était quelque chose qui ne t'en a plus ?
- 3:09RelanceRéponse directe
Il n'y a que ça qui peut faire bouger les choses ?
- 4:00ComplaisanteRéponse directe
C'est ce qu'on a fait la fois dernière, on a changé et on a mis un jeune.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Invité politiqueFait
« Depuis, tu es resté la personnalité politique préférée des Français. »
- 2:23Invité politiqueFait
« Le modèle français culturel et organisationnel est mort. »
- 2:56Invité politiqueFait
« On est en train d'accompagner pour 500 dodos un système qui est aujourd'hui disqualifié. »
- 4:27Invité politiqueFait
« L'État faisait tout et donc on avait assez organisé. »
- 5:09Invité politiqueFait
« L'Europe n'est qu'un marché. »
- 7:21Invité politiqueFait
« La France est une entreprise en faillite, mais pas en faillite financière. »
- 7:46Invité politiqueChiffre
« On en a 400 000 suivis par l'aide sociale à l'enfance. »
- 7:55Invité politiqueChiffre
« On a 50 000 enfants soldats, qui, avant la puberté, définition de l'enfance soldat, a déjà utilisé une arme. »
- 8:02Invité politiqueChiffre
« On a 80 000 mineurs isolés. »
- 9:09Invité politiqueChiffre
« On a la pire ponction fiscale dans les cas de l'Union européenne et la deuxième globalement de l'OCDE. »
- 9:17Invité politiqueFait
« On a le pire déficit de l'Europe et on a la plus grande dégradation des services publics. »
- 9:27Invité politiqueFait
« On a moins de policiers que les Allemands, moins de médecins que les Allemands, et moins de magistrats que les Allemands. »
- 26:36Invité politiqueFait
« Comment tu peux penser un quart de seconde que tu vires 400 000 emplois aidés ? »
- 27:03Invité politiqueFait
« Les adultes relais, c'était quoi ? »
- 28:10Invité politiqueFait
« Notre capacité à remettre ces 20% de la jeunesse dans le train de la croissance et de la République. »
- 31:40Invité politiqueFait
« elle a été totalement professionnelle jusqu'au moment où j'ai quitté mon métier. »
- 31:53Invité politiqueFait
« En revanche, totalement amicale. »
- 33:09Invité politiqueFait
« Il a été un collaborateur. Il a été ministre un temps ? Oui, mais donc collaborateur. »
- 33:40Invité politiqueFait
« C'est mon père est sort de la science publique. »
- 34:45Invité politiqueFait
« Les loves de la paresse. Paul Lafargue. »
- 34:53Invité politiqueFait
« il y a un bouquin de barré, celui-dessus, sur De Gaulle. »
- 35:05Invité politiqueFait
« Le Front National, qui est le parti lancé par les communistes, les crypto-communistes, pour élargir au-delà du communisme. »
Temps de parole
- Jean-Louis Borloo86 %
- Présentateur14 %
≈ 2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Jean-Louis Bourleau, bonjour. Bonjour. Merci d'être mon invité pour ce podcast. Pourquoi faire compliqué ? L'idée, c'est d'explorer les crises françaises, d'essayer de comprendre d'où elles viennent et surtout, comment en sortir. Alors, il y a non pas une tradition, mais une pratique dans ce podcast. On se tutoie, si vous en êtes d'accord.
Je m'en fous.
C'est un oui ou c'est un oui ?
Oui, oui, très bien.
Tu as eu plusieurs vies ? Une vie de business ? Une vie politique éminente ? Tu étais ministre, maire de Valenciennes, brillamment réélu. Et puis, tu as interrompu cette carrière politique au début des années 2010. Depuis, tu es resté la personnalité politique préférée des Français. Alors que tu es plutôt à l'écart du jeu politique. Et à chaque crise, on dit, mais pourquoi pas Borloo ? Par exemple, tout récemment, quand il a fallu choisir un Premier ministre, ton nom a été mentionné dans les journaux à plusieurs reprises. Et pourtant, ça ne s'est pas fait. Est-ce que tu n'es pas, dans ta position, l'homme qui a raison tout seul ?
Quand je te dis ça, d'ailleurs, je pense à une image, je vois la dernière vignette des albums de Lucky Luke, là, avec le cow-boy qui part vers le soleil couchant, son Stetson et sa cigarette au bec. il a réglé un certain nombre de mes problèmes, pour autant, ça n'est plus son affaire. Est-ce que tu n'es pas l'homme qui a raison tout seul ?
Aucune importance. Aucune importance. D'abord, je n'ai pas eu plusieurs vies, je n'en ai qu'une. Je ne comprenais rien à l'école. Comme tous ceux qui ne comprenaient rien, pas les dissiper, qui ne comprennent rien. Je me suis mis en retrait, et puis j'ai beaucoup écouté, je me suis enrichi de l'intelligence des autres. C'est ce qui fait peut-être une toute petite originalité, c'est-à-dire que je ne sais pas, a priori. Et donc, si je peux donner un coup de pied dans la forme, hier, je le fais, c'est ce que je suis en train de faire. C'est pour ça que je suis ici, alors que je déteste la communication et les interviews.
L'idée d'aller à Matignon, c'était quelque chose qui ne t'en a plus ?
Ça n'a aucun sens. Non, mais il faut juste bien comprendre. Moi, je suis convaincu que le... Je pense que c'est un tout petit peu l'objet de la conversation. Le modèle français culturel et organisationnel est mort. Voilà, la tribu va mourir sauf ressaisissement. Donc l'idée d'être l'accompagnateur de ce système, même sympathiquement, même... Mais ça n'a pas de sens. Ni ça m'a traversé l'esprit, ni je pense d'ailleurs que ça n'a traversé l'esprit aux gens du fleuve, au président ou à ses amis. Pas par antipathie antagoniste, c'est que ça n'a pas de sens. Bon, on est en train d'accompagner pour 500 dodos un système qui est aujourd'hui disqualifié. 500 dodos jusqu'à l'élection présidentielle ?
Jusqu'au départ du président. Au pire, c'est 500 dodos.
Il n'y a que ça qui peut faire bouger les choses ?
Ah non, il n'y a que les français qui font bouger les choses. Ce n'est pas le calendrier qui fait bouger. Parce que l'idée de dire, il y a une présidentielle, ça ne va rien régler. Mais si on ne demande pas, on ne propose pas un mandat, enfin, offenser une ligne, une organisation, un choix humain et culturel pour qu'ils puissent dire oui, non, mais au moins que ça soit tranché, vous pouvez mettre l'équipe que vous voulez. La catastrophe va s'accélérer. L'idée selon laquelle on prend à peu près le même clan qui a le même regard sur la Cité française, et en disant, je vais plutôt prendre celui qui s'est démarqué avant l'autre ou celui qui a été plus loyal ou je ne sais pas quoi.
Juste, on change un peu. Vous avez changé un jeune, je vais vous mettre un vieux.
C'est ce qu'on a fait la fois dernière, on a changé et on a mis un jeune.
Oui, on a changé un cours des comptes pour un inspecteur des finances. Et une fois de plus, c'est décor estimable. C'est une position très claire sur le sujet. Donc, le modèle d'organisme français est mort. La domination culturelle des contrôleurs et d'inspecteurs est dramatique. Donc avant, c'était simple. L'État faisait tout et donc on avait assez organisé. On est pour, on est contre, mais il est organisé. Et puis, il y a une construction européenne. La construction européenne, au départ, c'est la paix. C'est la paix entre la photo, c'est l'Allemagne, la France, les moteurs de l'Europe. Mais les moteurs moraux pour la paix, c'est les deux protagonistes.
Et puis, on fait une organisation, sauf qu'à un moment donné, c'est les fermiers généraux de l'Europe ou du monde, les intermédiaires, les financiers, ils t'expliquent que pour faire la paix, il vaut mieux faire juste un marché. Et donc, de la paix, on est passé à une organisation de marché. L'Europe n'est qu'un marché. On t'a fait croire que c'était la puissance économique qui faisait le marché. On aurait pu faire l'Europe de la culture, l'Europe de la recherche, l'Europe des producteurs, l'Europe de l'industrie, l'Europe de l'espace. Non, non. On a fait l'Europe des marchés. Donc, on fait une monnaie.
Dans le système français, tu n'as déjà plus l'Europe de la paix, mais tu as l'Europe du marché qui édique des directives. Et puis, tu ne contrôles plus ta monnaie, donc tu ne fais plus les ajustements. Donc, tu ne tires pas les conséquences. Comment je fais les ajustements, puisque je ne peux plus les faire par ma monnaie ?
C'est vrai que, de ce point de vue, l'Union monétaire nous a coûté cher.
C'est-à-dire qu'en fait, on vit dans une fiction, on est un État central. Pas du tout. Aucune organisation au monde n'est aussi émiettée que la France. La cour, elle est à Paris. La cour d'influence, la cour de nomination, la cour d'ambiance, les normes, les règlements, l'empêcheur, le contrôleur, le donneur de son, le normalisateur, comment tailler la haie, comment curer la rivière, la taille des fenêtres dans la crèche. C'est ça, oui. Mais je ne plaisante pas. C'est authentique. C'est authentique, ce que je dis. Évidemment, tout ça n'a aucun sens. Tout système humain a besoin d'une organisation. Une tribu, une famille, une armée, un syndicat, une religion, un État.
Pour ce qui concerne les États, le plus important de les groupes humains, c'est qui fait quoi et qui répond à qui. Alors, on a le Portugal, qui est un État centralisé, qui se redresse magnifiquement. On a l'Espagne, qui est un État fédéral. Fédéral, ça veut dire quoi ? C'est-à-dire les peines et soins, qui concernent la vie quotidienne, les mamans, les enfants. Voilà, c'est la province, pour simplifier. Et puis ce qui est la sécurité, la recherche, un peu plus que le régalien. Nous, tout le monde s'occupe de tout. C'est fou, ça ne fonctionne pas, et du coup, tout se dégrade.
Car la caractéristique aujourd'hui de la France, qui est absolument unique, qui est malheureusement qui me rappelle mes premières années professionnelles, la France est une entreprise en faillite, mais pas en faillite financière. La faillite, c'est faillir. On est en faillite sur la chaîche judiciaire, sur le système pénitentiaire, sur les mathématiques, mais aussi sur les gamins en grande difficulté. On en a 400 000 suivis par l'aide sociale à l'enfance, 150 000 par la protection de la jeunesse. On a 50 000 enfants soldats, qui, avant la puberté, définition de l'enfance soldat, a déjà utilisé une arme. On a 80 000 mineurs isolés. On a une désintégration républicaine.
On a la situation de l'université, celle de l'hôpital. C'est-à-dire que le propre d'une boîte, en fait, est en difficulté. C'est qu'elle est en difficulté partout. Parce que c'est le bloc ressources humaines qui n'est pas adapté, et c'est l'organisation qui n'est pas adaptée. Alors, au début, ça ne se voit pas trop. Parce que tu as l'air du navire. Et puis, quand ça commence à se voir, on fait de la réclame. La boîte en faillite, c'est elle qui augmente le plus sa publicité. Alors, la publicité, ça peut faire croire que tu as vendu 100 Mirage, ou Rafale, et on va faire un programme qui ? Il n'y a pas un programme que 4,4 milliards à Marseille. Tout ça... C'est Macron, ça, hein ?
Mais non, c'est les familles généraux. Tout ça, c'est fait de bonne foi. Ce qui est terrible, en d'autres affaires, qui est le drame. Tout ça est tellement énorme que les Français savent très bien qu'on a la pire ponction fiscale dans les cas de l'Union européenne. et la deuxième globalement de l'OCDE. Dans l'OCDE, oui. On a le pire déficit de l'Europe et on a la plus grande dégradation des services publics. Et avec tout ça, on a moins de policiers que les Allemands, moins de médecins que les Allemands, et moins de magistrats que les Allemands. Donc, on a un problème d'organisation. Bon. Ce que je dis, moi, simplement, c'est qu'on ne met pas les forces publiques au bon endroit.
Par où on prend le problème, Jean-Louis ?
Ce tableau calamiteux, le premier levier, c'est lequel ?
C'est juste, qui fait quoi dans le pays ? C'est assez simple. On est 67 millions, je vous ouviens, après. On a la Manche, l'Atlantique, la Méditerranée, on a quelques montagnes, des hautes, des moyennes, on a des dômes. On a des îles qui ne sont pas des dômes, d'ailleurs. Bon. Une agriculture, une histoire, une formation. Voilà. On a la première communauté arabo-musulmane d'Europe. En quoi on a fait une force ? La première communauté juge d'Europe. En quoi c'est une force ? La première communauté chinoise d'Europe. Bon. Voilà le type de formation qu'on a. Bon. Comment on s'organise ? Pour les mamans, pour les enfants, etc. Comment on s'organise ? Quand même pas très, très compliqué.
Il y a deux modèles. Il n'y en a pas 50. les peines et soins en province et l'État central qui est responsable. Parce que quand tu es responsable de tout, dont la sécurité, la sécurité, c'est qu'un sujet. Non, non. Mon pote, tu es responsable de toute la sécurité. C'est d'ailleurs un quart de ton boulot. Et du coup, tu vas d'ailleurs dédramatiser toute élection présidentielle. Tu as tellement de sujets. Le mec qui gagne, c'est le malin qui prend le sujet, qui arrange. Mais est-ce que tu as un mandat pour tous les autres ? Pas du tout. Donc, tout ça est absurde. Mais j'ai été élu, donc j'ai un mandat pour avoir raison dans ce que je raconte. Vous faites que ce soit.
Tu n'as pas été élu pour ça. Emmanuel, il n'a pas été élu pour tout ce qu'il dit ou ce qu'il n'a pas dit. Ou l'inverse. Tout ça est une blague. Les fermiers généraux devaient mettre un des leurs au pouvoir. Ça n'aurait pas été lui. Ça aurait été Mathieu Pigasse ou un autre. Ça n'a aucune importance. Simplement, la dégradation est telle que les Français, ça y est, ils ont compris. Ils ont tous une nièce qui a été bousculée à la gare ou dans le tramway, un vieillon qui a attendu 11 heures à l'hôpital de Châteaudin, Château-Rouge, Château-Rouge, je ne sais pas où. Ils voient les trucs bizarres. Ils voient bien un parc en plus, je ne sais pas quoi. Ils voient bien...
Donc ils ont compris que ça ne marchait plus. Oui. Ils le subissent. Ils le subissent. Ils ont compris que ça ne marchait plus. Ils ne savent pas trop pourquoi. Alors, la seule réponse, c'est une réponse de radicalité politique. Mais en fait, il faut une radicalité de changement de méthode et d'équipe. Il faut casser tout ça.
Il faut casser. J'allais dire décentraliser. C'est même plus que ça. Décentraliser, c'est les tutelaires de 25 ans qui vont t'expliquer comment couper les haies. Mais alors, est-ce que tu ne te heurtes pas quand même au travers de la psychologie nationale qui est qu'on demande tout à l'État ? Je t'ai préparé un petit truc justement de Tocqueville. Tocqueville, c'est de l'Ancien Régime. Il raconte l'Ancien Régime. Donc, je te lis quelques phrases. Des paysans demandent qu'on les indemnise de la perte de leurs bestiaux ou de leurs maisons. Des propriétaires aisés qu'on les aide à faire valoir plus avantagement leurs terres.
Des industriels sollicitent de l'intendant des privilèges qui les garantissent d'une concurrence incommode. Il est très fréquent de voir des manufacturiers qui confient à l'intendant le mauvais état de leurs affaires et le prix d'obtenir du contrôleur général un secours ou un prêt. C'est ça aussi la France. Malheureusement, c'est ce que tu décris. Mais c'est vieux comme le bébé.
C'est juste la nature humaine. Je vais te dire. Quand tu es à l'arrêt, tu es con. La France est un pays d'épopées. Un pays de grandes transformations, de révolutions ou d'épopées. On n'est pas capable de s'ajuster à la marche. C'est comme ça. Tu peux faire le Concorde et la Corvette, premier vrai jet de niveau mondial. Tu peux faire Kourou. Tu peux faire en 10 ans un parc électronucléaire incroyable. Mais tu n'es pas foutu de régler ça. Donc aujourd'hui, on est revenu un peu à ce qu'il décrit avec un système qui ne peut pas répondre parce qu'il n'en a pas les capacités et c'est tant mieux. Et tout le monde est à l'arrêt.
Et alors, quand tout le monde est à l'arrêt, tout le monde déteste tout le monde. C'est ce qui se passe maintenant. C'est exactement ce qui se passe maintenant. Donc quand tu es à l'arrêt, c'est touche pas ma gamelle. Je te déteste. Il faut relancer l'épopée. Et au fond, ce qui est devant nous, c'est l'épopée de la confiance.
On peut régler ça avec une élection ou comment ça se passe ? Qu'est-ce qui fait le point de bascule ?
Qu'est-ce qui a fait que Jaruleski est tombé en Pologne ? Une petite grève dans un syndicat sympa, l'équivalent de la CFTC française. Puis les gens trouvaient ça sympa. Et puis il y a un maire qui meurt, un gléviste. Un mec qui se présente et il dit « Vous voulez bien que je mette votre logo ? » Ouais, le mec était lui au premier tour. Le régime tombe. Lénine disait « Ne demande pas et ce n'est pas d'organiser l'avenue de la révolution, c'est elle qui décide de la date. » Ce dont je suis convaincu c'est que la nouvelle révolution française est en haute. C'est-à-dire qu'on va réorganiser notre État sur une société de la confiance, de la performance qui rendait compte à tout le monde.
Ça, c'est sûr. L'épopée va se faire, je n'ai aucun doute. La question, c'est maintenant, dans les six mois qui viennent, est-ce que j'aurai assez de force et d'autres pour imposer ça au débat pour que les Français donnent mandat à une équipe pour le faire ? Parce que c'est les Français qui décident à la fin de la journée, pas moi. Parce qu'il faut un petit mandat quand même pour le faire. Il y aura un peu d'obstacles, donc il faut un mandat. Est-ce que ça se fera trois mois après ? Je n'en sais rien. Mon intuition, à moi, c'est que c'est maintenant.
Voilà. Est-ce que ça peut se passer sans spasme ? Une révolution, comme dit l'autre, ce n'était pas un délai de gala.
Mais ce qui va se passer, c'est l'espace terrifiant si on ne fait pas. Mais au fond, les Français, c'est un grand peuple intelligent, ils savent très bien. Il y a eu ce rêve révolutionnaire. Ce n'est pas de la contre-révolution. Moi, on aurait un État sans vie qui marche bien. jamais j'imaginerais ça. Sauf qu'il n'est plus centralisé. Il redeviendra plus centralisé. Vraie centralisation, c'est-à-dire tu as les capacités de faire, tu as les hommes, les moyens. Mais ce qui est fou, c'est quand on dit qu'on est réfractaire. Mais attends.
Gaulois réfractaire.
Mais tu plaisantes. T'es réfractaire avec tout ce qui nous arrive. Non, mais être réfractaire de quoi ? T'as des infirmiers qui se font insulter à l'hôpital. T'as des médecins agressés. On est dans une contre-société. On est rentrés dans une mexicanisation de la société française. C'est-à-dire réfracteur. Tu parles. Non. Il y a un moment... On est le peuple le plus docile. Contrairement à ce qu'on se raconte dans notre espèce de mythologie. On est un peuple docile. très docile. Jusqu'au moment où... Jusqu'au moment où là quand on viole ton enfant là, tu fais... Tu fous la merde. Et là, c'est pas pour rigoler. Mais enfin, c'est quand même une fois tous les 200 ans. En vrai.
Le grand mythe de la France réfractaire révolutionnaire, machin, c'est sympa. Mais c'est pas très vrai. Alors on voit des épisodes quand même de temps en temps. Les gilets jaunes. Mais non, mais ça, excuse-moi. Mais ça, c'est une colère absolue. C'est-à-dire que tu as... Faut bien comprendre ce qui se passe. Mais on peut parler des retraites. Pas des retraites. Pareil. T'as des gens qui bossent raisonnement toute la journée qui voient le service... Pardon, le service public. Je m'en fous qu'il soit public. Mais le service pour les gens pour être privés. Je m'en tape. Qui se dégradent. Mais ils ne se dégradent pas d'un tout petit peu.
Ils se dégradent de beaucoup, y compris pour aller chercher des papiers à la préfecture. Il faut faire le parcours quand même. C'est édifiant. C'est... C'est des heures d'attente. J'ai changé un passeport. Non, non, il faut que tu appelles parce que c'est à Nantes. Enfin bon, bref. Le système est démoniaque. C'est quoi le sujet d'un retraité ? C'est ses petits-enfants. Or, voilà, on est là et ça va de plus en plus mal pour les petits-enfants. En réalité, des gens se demandent s'il faut que les petits-enfants vivent en France. Non, mais on en est quand même là. Et ça, on n'est pas en train d'y suivre la preuve fiscale, l'évasion de son famille. Ce n'est plus le sujet.
Non, mais je pense qu'on ne se rend pas compte le dysfonctionnement. Moi, je suis allé à la Cour nationale du droit d'asile. Pardon, je ne suis pas nombreux à y être allés. Je suis allé voir comment ça se passait pendant une journée complète. Tu es allé voir justement pour voir. Pour comprendre. Pour comprendre. le dossier le plus rapide, c'est un géorgien qui a depuis 7 ans qui a déjà deux enfants. Le reste, c'est 10 ans, 11 ans, 12 ans. Alors, je suis allé voir comment ça se passe pour le manien qui arrive. Rien ne marche. La chaîne ne marche. Pas la peine de faire des grands débats. La migration est-elle une chance ou un drame ? On ne commence pas à faire fonctionner ta bécane quand même.
C'est quand même plus simple.
Alors, il y a une autre hypothèse politique. C'est les extrémistes d'un côté ou d'un autre face à une situation aussi dégradée qui propose des solutions simplistes, parfois dramatiques et coûteuses, mais séduisantes à court terme.
Mais là, c'est ce que je te disais tout à l'heure. L'idée qu'on prend globalement les mêmes, en plus sympa, plus malin, moins malin, on continue, en gros, la même saga, c'est une blague. Donc, pour l'instant, les réponses, elles sont de ces deux côtés dits extrémistes. Très bien. Quel rôle tu joues là-dedans, toi ? Alors, moi, je suis un peu le tiers de confiance. Et c'est bien parce que ce n'est pas une écurie. C'est une révolution. Et dans une révolution, tu as des... Alors, c'est une révolution joyeuse qui est quand même très documentée, qui ne part pas comme ça. Bon, à cette heure-ci, je suis le tiers de confiance.
Parce que... Je ne sais pas pourquoi. Tu dis à cette heure-ci, ça veut dire que ça peut changer.
Non. Non, je dis... Alors, ce n'est pas à cette heure-ci par rapport à un autre rôle que je pourrais avoir. Je dis à cette heure-ci, ce n'était pas vrai il y a deux mois. Donc, là, à l'heure où je parle, c'est comme ça. Je découvre, voilà, je préfère le dire qu'apparemment, je suis un certain tiers de confiance pour tout le monde, pour les organisations syndicales, pour le patronat, pour les collectivités, les communes, les départements, les régions, les membres du gouvernement, les sénateurs, les députés. Ça ne veut pas dire qu'ils pensent que j'ai raison sur tout. Mais, en tous les cas, je suis dans une révolution comme ça. C'est le concept qui...
Enfin, c'est la vision et le concept qui comptent. C'est l'idée qui comptent. L'incarnation, c'est essentiel. Oui, mais il peut y avoir... Oui, mais pétons ce système pseudo-monarchiste à la con qui nous a amenés au pire des... Je ne comprends pas que c'est nous. Au pur dérive.
Finalement, on élit le président et que ça nous permette de décapiter le roi plus souvent que si on le faisait en réalité. Oui,
sauf que si on avait une organisation qui est très bien faite et on décapite le roi ailleurs, il n'y a pas qu'en France. Il y a des poussières ailleurs, il n'y a pas qu'en France. Voilà, c'est le propre même du pouvoir et de l'incarnation. Mais la grande idée est qu'on ait des gens très différents. Enfin, tout ça, c'est... Pardon. Un peu d'humilité. Un peu d'humilité. Je trouve qu'on est d'une faiblesse absolue à accepter toutes les dérives de tous les systèmes qu'une présidence... Mais quels qu'ils soient, convoquent la presse, toutes les chaînes s'arrêtent. Mais est-ce qu'on se rend compte où on en est ? C'est dingue. Et une fois de plus, ce n'est pas à l'égard d'Emmanuel Macron.
C'est un... Et si c'était efficace, je m'en foutrais. Tu peux me dire qu'il est ministre de l'énergie à cette heure-ci ? Non. Tu peux me dire... Je vais demander... Non, mais attends, tu es le meilleur spécialiste de l'interview de l'économie. Alors, tu poses à quelle pièce ? Tu interviewes qui ? Tu demandes à qui ? Sur un sujet aussi crucial qui engage nos 50 ans qui viennent, à qui ? À qui M. François Langlais propose une interview d'une heure pour aller au fond des choses, pour discuter de la stratégie énergétique énergétique, géothermique, nucléaire, petit, moyen, grand.
Dans la sphère publique, honnêtement, il faudrait chercher.
Non, mais donc, tu comprends bien que ce modèle ne peut plus marcher. Il ne peut plus fonctionner. J'ai appris qu'on avait vendu des rafales hier. Pourquoi ça te fait rire ? Parce que Zélinski, il a acheté des Gripen suédois il y a six mois, 130. Enfin, bref, tout ça est ridicule. Quand tu sais le caractère, tout est complexe, les dossiers sont compliqués, ça ne se fait pas comme ça, entre la poire et le dessert. qu'est-ce que tu trouves ? Enfin, tout ça n'a aucun sens. Mais la presse de la Cour entretient tout ça. Pardon de le dire, mais c'est... Je dis, sans méchanceté, sans...
Ton plan Borloo, de 2018, tu ne le regrettes pas ? Finalement,
c'est un plan... Ce n'était pas un plan Borloo, d'abord, c'était 17 programmes qu'on avait élaborés avec... C'était pour l'intégration ? La France des quartiers ? Pas seulement. C'était des zones rurales, des DOM. En fait...
Macron l'a balayé en deux temps, trois mouvements. Ce n'est pas deux blancs qui vont régler les problèmes d'intégration.
De mâles blancs.
De mâles blancs.
C'était devenu de la bande des mères. Moi, je ne vais rien demander. Et en fait, moi, je considérais qu'il fallait des programmes opérationnels. Parce que l'effet Blast, si tu n'as pas l'effet Blast, ça ne marche pas. Donc, il fallait travailler avec les entreprises, avec les chambres de commerce, d'agriculture, avec les départements, les régions, les mamans, enfin, initiative économique, parce que c'était 17 programmes opérationnels qui étaient totalement financés par tous les acteurs. Et puis, tout ça est connu, tous les ministères, tout ça, il n'y a rien de secret, ce n'est pas une conférence de presse. Donc, le truc, il est lancé. Pas besoin de...
Mais lui, il veut le symboliser, il veut faire un truc à l'Élysée. On va savoir pourquoi. Il demandera.
Parce qu'il est comme ça ?
Je ne sais pas.
La communication, le désir, justement, de l'effet Blast, etc., non ? Je ne sais pas.
Je ne sais pas. Je n'ai juste pas mis d'huile sur le feu parce que je considère que... Tu n'en as pas conçu du ressentiment ? Non. Non, que je dis non, c'est non, aucun. J'aurais dû, probablement, mais non. Pourquoi ? Je me suis dit je vais mettre le feu aux poudres. Je veux dire, je ne suis pas un personnage considérable, mais enfin, quand même un tout petit peu de crédit, notamment dans ces quartiers, toute la révélation urbaine, les zones franches économiques, les équilibres, c'est un petit capital, quand même. Si je fais ça, le président, il est là depuis un an et demi, il va rester là trois ans et demi, je vais plutôt essayer de donner une deuxième chance au produit.
Donc, je n'ai pas d'ancune pour cette raison-là. Tout le monde peut faire une bêtise. On est sur des sujets suffisamment graves pour que les éventuelles petites vexations soient très ridicules et très secondaires, franchement.
Les années qui ont suivi, n'ont pas été très productives sur ce chapitre non plus. Non,
il y a eu un autre truc fait par Blanquer, d'ailleurs. La cité éducative, il y a eu deux, trois trucs. Non, non, mais tout à fait... L'intégration en France, là aussi. C'est un échec total. Là aussi. Mais c'est un échec total. Mais c'est un... Mais attends, comment tu peux penser un quart de seconde que tu vires 400 000 emplois aidés ? On peut détester les emplois aidés comme concept, mais ça, c'est une autre question. mais aidés. Ils étaient d'abord ils dedans. Et ils aidaient qui ? Les mamans, les gamins, les trucs soutiens scolaires, pardon, et pas Henri IV. Bon. Donc, tu pètes complètement les éducateurs, le système de soutien. C'est quand même dans des univers compliqués.
Tu ne les remplaces pas rien et tu t'étonnes. Et tu t'étonnes. Les adultes relais, c'était quoi ? Là, ils s'en égueillissent. Quasiment, il y a les dernières qui s'en vont. C'était quoi l'adulte relais ? Il fallait qu'il y ait une maman dans chaque bâtiment qui puisse épauler les autres mamans, qui a un vrai salut, un vrai statut, une vraie rémunération. Voilà, qui était là. Cette année, on réussit. S'il n'y en a plus du tout.
Franchement, tant qu'on ne comprendra pas que le redressement du pays passera par ses ressources humaines, les ressources humaines, ce n'est pas pleurniché socialement, qu'on organise les guichets, mais pour ça, il y a un poste de commandement unique et pour ça, on fout du pognon dans le sable de manière inconsidérée, commençant par l'hôpital, pardon. Mais pas... La France, c'est un grand pays d'éducateurs. La France retrouvera la croissance, se redressera moralement et économiquement que par la jeunesse de France. Notre capacité à remettre ces 20% de la jeunesse dans le train de la croissance et de la République. Le reste, c'est des flûtes. Voilà à quoi je crois.
La ressource humaine et l'attention portée à l'humain, c'est vraiment un marqueur des démocrates chrétiens, c'est ta famille,
non, non, je crois pas, je...
Euh... C'est ta famille. Idéologique, si je puis dire. Je sais pas. Non ? De quoi tu te revendiques ?
Je sais pas. J'espère que je suis un brave type voyou, c'est-à-dire de parole, de l'oral. Bon, et je trouve que le gâchis, le gâchis, c'est jamais bien, mais le gâchis humain, c'est vraiment pas bien du tout. quoi. Et j'ai une petite, si, une certaine révolte sur des gens qui ont qui ont franchement tout, quoi. L'éducation, le système, le truc, le bon endroit, le bon pays, on a quand même une chance folle et qui s'intéressent pas beaucoup euh... aux richesses différentes des leurs. Euh... Donc euh... Donc je pourrais pas dire ma famille, oui, chrétien, euh... Chrétien ? Ouais, ouais, chrétien, mais franchement, un mauvais chrétien, quoi. Pourquoi mauvais ? Ben, parce que... Ben... Euh...
Un peu renégat, quand même.
Mais ça compte, quand même,
la religion, ta foi. Moi, je trouve que tout ce qui tient, qui permet aux gens de tenir bien, tenir, avoir un peu de tenue, on peut avoir de l'orgueil étant laïque. Euh... Au fond, j'aime beaucoup l'orgueil, je déteste la prétention. Et euh... Mais on peut l'être dans le... Moi, mais... Moi, ce que j'adorais dans le Nord, c'est... C'est mes copains communistes, quoi. C'était des patriotes. Faut voir, c'était des patriotes. C'est toujours des patriotes. Y'a... Y'avait... C'est quand même l'école du collectif, quoi. C'est l'école de l'usine, c'est l'école de... On laisse pas un camarade dans la mine, quoi. C'est... Donc, euh...
Est-ce que je suis finalement crypto-communiste, démocrate chrétien ? Avocat... Pas bien. En tout cas, je suis heureux de vivre. T'as mis le business, elle t'a appris quoi ? Écoute. Écoute avant de parler. Écoute. Et puis, quand t'as vraiment, vraiment bien à écouter, si tu peux porter une accélération, fais-le, quoi. Tu as vu la série Tapie ? Oui, bien sûr. Qu'est-ce que tu en as pensé ? Écoute. C'est tout sauf un documentaire. C'est-à-dire que tout est très... C'est romancé ? Non, c'est très, très loin de la vérité. Mais à la fin, c'est le génie de l'art. Finalement, tu dis que le petit Tristan, il a fait un truc et... Alors, tu vois, presque tout est faux.
Si tu prends le rôle de Dominique, machin... Dominique, c'est la femme, de Bernard Tapie. Oui, enfin, etc. Bon. Mais à la fin, il a fait un truc. Tu t'y retrouves.
Tu vois ? Qu'est-ce que tu... Justement, cette relation amicale et professionnelle avec Bernard Tapie, ça a été quelque chose d'important ?
Ah ben, oui. Alors, d'abord, elle a été totalement professionnelle jusqu'au moment où j'ai quitté mon métier. Je suis parti à Valenciennes, donc question de se poser plus. Un an après. Elle est restée, en revanche, totalement amicale. On a passé les 20 ans ou 15 ans, 20 ans, les plus intenses, les plus sympas de nos vies. Enfin, lui, en tout cas, c'était toute la période de gloire. Et là, c'était tous les jours, toutes les minutes. Et moi, j'étais tout jeune, tout jeune avocat. C'est un personnage, Bernard. Tu ne peux pas faire traverser de l'Atlantique en prenant toi-même les commandes du bateau parce que le capitaine pense qu'il faut reposer ses chemins.
Tu ne remets pas Lemon et Ino en selle. Tu ne fais pas à jamais les premiers avec le foot. Tu ne fais pas tout ça. Tu ne fais pas Adidas. Tu ne fais pas... C'est... C'est... C'est... C'est pas un type de défi. Ça s'appelle des... Des champions, c'est des gens qui se lancent des défis à eux-mêmes. Et donc, il s'est lancé des défis à lui-même.
Et...
Enfin, le seul qui ne s'est pas lancé, c'est... C'est d'être lui-même dans la vie publique. Il a été un collaborateur. Il a été ministre un temps ? Oui, mais donc collaborateur.
Toi, tu as fait une réussite professionnelle et financière. C'est important ? C'est sympa
de ne pas t'angoisser pour tes enfants. C'est... Sans que ce soit non plus, pas exagéré, hein. Mais... Oui, c'est une forme de libre. Mais je pense que même si après ça, je serais resté à peu près libre quand même. Je crois pas que ça influe. C'est mon père est sort de la science publique. J'ai jamais eu le sentiment de revanche économique. Bon, non. Ça, c'est neutre au fond. Non, sincèrement, c'est neutre. Je me sens pas en revanche, c'est très chiant pour ceux qui sont dans l'angoisse quotidienne. Ça, c'est autre chose. Donc, l'angoisse quotidienne peut te blesser, te réduire. Te miner. Te miner. Te miner, blesser, oui, c'est miner, oui, bien sûr. Et empêcher que tu déploies tes ailes.
Plutôt dans ce sens-là. Sinon, franchement, je me suis jamais pris pour un autre que moi. je suis venu avec Pazzoé, elle va bien. Elle marche très bien.
Est-ce que tu as un livre à nous conseiller ? Un bon livre que tu as lu, je sais pas, récemment, dans l'année révolue, qui t'a marqué, qui t'a intéressé, qui t'a intrigué, qui t'a bousculé ?
Les loves de la paresse. Paul Lafargue. Exactement. C'est quand même, je trouve que ça génère l'éloge de la paresse. Et puis, il y a un bouquin de barré, celui-dessus, sur De Gaulle. Il en a écrit plein. Mais celui-là, j'ai quand même découvert toutes les difficultés, les angoisses de 1944-1945. Le Front National, qui est le parti lancé par les communistes, les crypto-communistes, pour élargir au-delà du communisme. Il y a des clins d'œil de l'histoire, comment une partie de l'organisation de l'époque, notamment le paritarisme, est liée dans la compétition entre les gaullistes et les communistes. On apprend toujours des choses de l'histoire. Mais enfin, les loges de la paresse me va mieux.
Merci Jean-Louis Bourleau. Merci à vous. Merci à toi. Explorez la crise française. Merci à vous de nous avoir suivis. Vous pouvez nous retrouver, bien sûr, sur tous les réseaux sociaux de TF1. Et puis, si vous avez des idées ou des souhaits pour nous recommander un invité dans ce podcast, formulez-les bien sûr sur les messages ou les commentaires. Merci encore et à bientôt pour le prochain épisode. Sous-titrage Société Radio-Canada
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Jean-Louis Borloo