Présidentielle: David Lisnard défend sa candidature et se dit ouvert à une "primaire de droite"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
8h29 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour David Lissnard. Merci d'être mon invité ce matin.
Vous êtes maire de Cannes, vous êtes à la tête de votre propre mouvement politique, un mouvement libéral, résolument libéral, et vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Honnêtement, vous devriez être le candidat des patrons. Et pourtant, hier, ils ne vous ont pas mis sur la scène.
Est-ce que vous n'êtes pas trop nombreux ? Pardon de vous poser la question aussi franchement, mais est-ce que vous n'êtes pas trop nombreux ? C'est pour ça que je propose une sélection pour éliminer un certain nombre d'entre nous.
Vous dites candidat des patrons. Moi j'ai été petit patron, j'ai été commerçant, j'ai été aussi salarié. Je suis aussi le candidat de ceux qui veulent s'en sortir dans la vie.
C'est-à-dire de montrer que le système tel qu'il est aujourd'hui ne peut créer que du déterminisme social, de la précarité, etc. Le débat d'hier, c'était entre ceux qui ont planté le pays et ceux qui le planteront encore plus. Donc moi j'arrive avec mon expérience du terrain, à la fois de maire, de père de familles, de personnes qui viennent aussi du privé.
Et on le sent bien d'aller l'Élysée Nard ? J'ai envie de faire entendre cela parce que je crois qu'on peut vraiment redresser le pays à condition de tenir une direction, de redonner le pouvoir aux Français, de travailler avec le pragmatisme, bref, de retrouver une certaine constance. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a, vous parlez souvent aussi de questions régaliennes, de sécurité, mais sur l'économie, clairement, ce début d'année présidentielle, il commence avec des problématiques très clivantes, avec la question de la dette, de l'héritage, des retraites.
Sur l'héritage, voilà une question fondamentalement clivante. On a eu cette semaine, du côté de la gauche, quelqu'un comme Mathilde Panneau à mon micro qui disait « À partir de 12 millions, on prend tout ». On a la CFDT qui dit « Il faut taxer dès le premier euro ».
Et on a de l'autre côté, quelqu'un comme Marine Le Pen qui dit que c'est un impôt immoral, l'impôt sur les successions. Et Bruno Retailleau qui dit « je les baisserai ». Vous ferez quoi ? – Vous voyez, je ne vais pas aller tout de suite sur la morale, mais on pourra aller sur les principes.
Si la France manquait d'impôts, je trouve que ce débat serait légitime. On est le pays qui a le plus d'impôts et de charges, c'est incontestable, 45 % de prélèvement obligatoire, premier élément. Deuxième élément, on est le pays qui taxe le plus l'héritage aujourd'hui, c'est incontestable aussi, le taux de 45 % le plus élevé ou un des plus du monde, un des trois plus élevés.
Donc je veux bien, mais tout ça c'est à du détournement d'opinion, parce que ça évite la seule question qui vaille aujourd'hui. Comment est-il possible que dans le pays où nous payons le plus d'impôts et de charge, on est une dégradation des services publics et des comptes publics ? Comment se fait-il qu'alors qu'on paie plus d'impôts qu'ailleurs, on ait de plus en plus de dettes ?
Et comment se fait-il que dans le pays qui a le record du monde de la dépense publique, on attende de plus en plus aux urgences ? Moi je le vois dans ma commune et dans plein de communes on a quasiment plus les impôts en soi mais il faut de l'impôt évidemment il faut du bien commun et il faut du service public c'est une évidence en subsidiarité comme on dirait mais ce que je veux dire c'est qu'aujourd'hui quel est l l'efficacité de l'impôt. A quoi sert notre argent ?
Comment se fait-il que dans plein de villes aujourd'hui, dont la mienne, après une heure du matin il n'y ait quasiment plus voire plus de police nationale ? Comment se fait-il qu'on ait des multi-récidivistes dans la rue ? Comment se fait-il qu'il manque 20 000 places de prison depuis 15 ans ?
Donc il ne parle pas de ça, il ne parle absolument pas de l'organisation des pouvoirs publics. On a de plus en plus d'agents de la fonction publique, très souvent d'ailleurs pas managés, pas commandés, pas bien traités et on a de moins en moins de services publics sur le terrain. C'est ça la question et c'est cette question-là que j'essaie de répondre parce qu'en tant que Français, c'est ce qui me préoccupe.
Sur la question de l'héritage, je vous repose la question. Est-ce qu'il est compréhensible, acceptable de taxer dès le premier euro ou alors à l'inverse, de se dire qu'il y a un seuil et en dessous on ne paie rien ? Je suis...
On en vient au principe. Je pense qu'il faut respecter la propriété privée et notamment la propriété du fruit de son travail. Pourquoi Mme Panot dit qu'on prend tout ?
Mais c'est qui ce « on » Pourquoi l'État gérerait mieux l'argent que ceux qui l'ont gagné ? Moi, je suis même pour la liberté d'attribution de l'héritage à qui on veut. De faciliter, de baisser toutes les fiscalités pour le transmettre aux jeunes du vivant.
Aujourd'hui, c'est 100 000 euros par tranche, par 15 ans, par enfant. Mais c'est totalement insuffisant. Tous les pays qui ont libéré cela ont recréé de la mobilité du capital au profit de la jeunesse.
Et je le Dans les détails, ça veut dire quoi ça, David Disnarkand ? Vous dites deux choses. C'est-à-dire un, je veux favoriser la transmission.
Ça veut dire qu'il faudrait pouvoir transmettre plus et moins taxé, plus régulièrement tout au long de sa vie, à ses enfants, ses petits-enfants Oui, notamment l'indirect, mais aussi donner une plus grande liberté d'attribution pour des gens qui ont de l'argent, pour des causes. La cause animale attribuée pourquoi pas à un fonds de capitalisation. Vous remarquerez que je propose depuis des années pour la retraite, et maintenant j'ai vu que d'autres l'ont reprené, les mêmes qui les disqualifiaient.
Et pardon, vous avez dit une autre chose David Disner, vous avez dit je suis pour aussi faciliter le fait de transmettre y compris à d'autres et à qui on veut. Vous avez peut-être vu que Clémence Guettet, député LFI, est favorable à davantage de droits pour l'amitié et notamment la question de la transmission du patrimoine. Je ne comprends pas ces gens-là Mais vous dites un peu la même chose Ce n'est pas l'amitié L'amitié c'est subjectif, c'est intime Je comprends que quand on est ultra ultra-interventionnistes, d'extrême-gauche, ultra-communistes.
On veuille même réguler l'amitié. On veut même faire un régime fiscal pour l'amitié. Mais moi, ça ne m'intéresse pas.
Ce que je veux, c'est qu'on laisse les gens tranquilles, qu'on les laisse faire leur vie. C'est aussi simple que On ne va pas faire un régime fiscal pour l'amitié. Et en plus, elle ne dit pas que cela.
Elle rattache cela à évidemment le dénigrement de la famille dans le même propos que j'ai entendu a posteriori elle estime que la famille traditionnelle on va dire, qui peut être recomposée ou pas d'ailleurs, est une espèce de scorie d'extrême droite. Donc vous voyez ces gens là sont des idéologues, sont des extrémistes et sont très dangereux à mon sens. Donc favoriser malgré tout effectivement la transmission Mais la propriété, parce que vous savez l'impôt, moi je ne suis pas concerné à toute personne par l'héritage dont j'en parle très librement mais c'est L'héritage, il a déjà payé l'impôt.
Plein de fois. C'est un impôt sur la mort, l'impôt sur l'héritage. C'est quand même un argent qui a été déjà le plus taxé au monde.
Nous avons le record du monde des prélèvements obligatoires des impôts et des charges. Alors, tous ces gens-là sont des génies pour inventer des nouveaux impôts. Ça, je leur fais confiance.
Ils sont super astucieux pour ça. Mais aujourd'hui, on a trop d'impôts. Si on veut relancer l'activité économique, la prospérité, si on veut que les Français gagnent plus d'argent, il faut aujourd'hui moins pénaliser la création de valeur et la transmission du capital et de la valeur.
David Lysnard, tout est lié au fond à la question de la transmission, la question de la vie, la retraite, l'âge. Vous l'avez peut-être entendu, vous venez de parler de la capitalisation, on va y venir, mais simplement sur l'âge pivot, l'âge de la retraite. Bruno Retailleau hier dit qu'il faut indexer potentiellement ou faire évoluer l'âge de départ à la retraite en fonction de l'espérance de vie.
Qu'en pensez-vous Oui, c'est une proposition qu'on fait depuis très longtemps, qui a été suivie dans beaucoup de pays. C'est un principe de réalité. Mais moi je vais bien plus loin.
Je pense qu'il faut cesser de vouloir entretenir un système qui est mort. L'État-providence ne peut plus fonctionner tel qu'il a été conçu en 1945 parce qu'il reposait sur trois piliers qui n'existent plus. Le premier pilier, le plus important, c'était la démographie.
On faisait des enfants et on faisait reporter. C'était une base de pyramides qui cotisait pour les autres. Aujourd'hui, c'est une pyramide de Ponzi, comme on dit, c'est-à-dire qu'il y a une pyramide de Ponzi, comme on dit, c'est-à-dire qu'il y a de moins en moins de cotisants.
On va fermer 4 000 écoles, pas classe, en France dans les cinq prochaines années. Je suis maire, je vois ça partout parce qu'il n'y a plus de gamins. Et c'est une réalité.
On va ouvrir 2 000 EHPAD et on va fermer 4 000 écoles. La révolution démographique, elle change tout. Elle change le rapport à la santé, elle change le rapport au bénévolat, elle change tout.
Le deuxième pilier, c'était une immigration maîtrisée, moins de 100 000, et du travail. L'année dernière, seuls 13 % des titres de séjour ont été pour le travail. Donc c'est une immigration maintenant massive, non maîtrisée de peuplement, qui coûte cher aux finances publiques.
Troisième élément, c 'était des gains de productivité énormes. On va en retrouver dans quelques années. Je travaille beaucoup actuellement sur la robotique, l'IA et L'évolution du rapport au travail, j'aurais aimé d'ailleurs qu'on parle de ça hier dans les débats.
J'ai essayé d'en parler dans mon débat avec M. Roussel. Le vrai débat de la REF hier c'était entre M.
Roussel communiste et moi. Il y avait deux versions et c'est celui d'ailleurs, je trouve qu'une grande chaîne telle que la vôtre, on dû s'en emparer et laisser le débat pénible aux autres. – Qui n'aurait pas dû être privatisé ce débat, vous avez bien raison et moi j'ai envie de pour le dire, l'an dernier, j'étais moi-même sur cette scène et c'est moi qui avais animé le grand débat de de l'AREF, et nous avions tout à fait laissé les autres chaînes pouvoir le partager.
France Info avait d'ailleurs diffusé ce débat en même temps-même. – Je ne pensais pas toucher une corde aussi sensible. – Oui mais je le fais parce que je trouve que c'est très important la démocratie.
David Lissnard, vous disiez, les robots, en effet, vous l'avez vu, notamment en Chine, il se développe. Est-ce qu'au fond, il faut accepter que face à cette réduction de la démographie, certains disent ça justifie davantage d'immigration ? Vous vous dites non, ça ne doit pas justifier davantage d'immigration ?
Non, parce qu'on doit transformer le travail ? Oui, absolument, parce que la population française, y compris, moi j'ai beaucoup d'immigrés récents dans ma commune, c'est une ville qui a un tout pauvreté élevé, beaucoup d'immigration maghrébine, capverdienne, etc., veulent de l'ordre.
Et me disent qu'aujourd Aujourd'hui, eux-mêmes sont les premiers à me dire qu'il faut fermer le robinet migratoire. Et qu'il y a un enjeu, c'est de préserver un mode de vie, l'égalité homme-femme. Vous voyez cette extrême gauche qui voit du patriarcat dans une côte de bœuf sur un barbecue, mais qui ne voit pas de patriarcat sur la burqa.
Ils sont quand même un peu désingués, si tu voulais. Oui, je le pense. Et ce problème, c'est qu'ils sont en train cette idéologie indigéniste devient racialiste qui devient raciste qui est souvent antisémite est en train de contaminer des écoles et des universités parfois des médias parfois des grandes écoles donc il ya un problème civilisationnel aussi qu'il faut regarder en face et la robotique je vous annonce je fais du teasing comme on dit mais je vais sortir un ouvrage sur l'IA et la robotique, un petit ouvrage sur l'encyclique du pape dans quelques semaines Il y a un lien oui parce que d'abord c'est accrocheur pour le vendre mais je me disais attendez le pas à la robotique j'ai visité une entreprise à Paris qui s'appelle Vend Aircraft qui est fantastique une des meilleures au monde pour les exosquelettes et les robots qui m'ont faire un accord stratégique avec Renaud et j'ai compris beaucoup de choses ce jour-là et en même temps, j'avais lu l'encyclique qui pose des vraies questions.
Après, je ne suis pas d'accord surtout dans l'encyclique mais j'aurais aimé que les hauts commissariats aux grands machins qui ne servent à rien en France ou commissariats aux pleins hautes autorités machin aient la même réflexion, de prospective. Ce que je veux dire, c'est qu'on va avoir dans 30 ans d'hypothèses raisonnables, 50 millions de robots en France, 20 millions dans l'industrie et les services, 20 millions dans les ménages, ça va être un marché colossal, et 10 millions pour aider les personnes à mobilité réduite les personnes âgées et tout. Donc tout cela, il faut voir quelle sera la fiscalité là-dessus, comment on répartit la productivité, la valeur ajoutée et la taxation de la valeur ajoutée par rapport à ces nouveaux outils.
C'est passionnant et c'est ce futur-là qu'il faut qu'on construise. David Lissnard, la dette, voilà aussi un des... alors à la fois évidemment un des grands débats parce que Clivant, là aussi, faut-il brûler la dette ?
Faut-il geler la dette ? Une partie en tout cas mais bien au-delà de ça, comment faire face ? Aujourd'hui même, l'agence Fitch va devoir rendre sa notation de la France.
Elle est redoutée. La France qui est non seulement très endettée mais qui paye cette dette de plus en plus chère. Plus cher que l'Espagne ou l'Italie.
L'Italie c'est la droite, l'Espagne c'est la gauche. Ils ont réussi, nous on n'y arrivera pas ? Si on va y arriver évidemment, mais on n'y arrivera pas avec ceux qui nous ont amené dans le mur.
C'était extraordinaire. Dans le débat d'hier, vous aviez ceux qui nous expliquent comment ils vont régler les problèmes alors que ça fait 20 ans qu'ils les créés et qui ont créé la dette, qui nous explique tout de façon très docte. Et puis vous avez les autres qui ont des propositions encore pires, ultra-dépensières ou ultra-démagogiques.
Voilà, il faut faire comme on fait dans n'importe quelle entité, dans n'importe quel entreprise, n'importe quelle association. Il faut regarder à budget zéro, regarder les dépenses qui ne servent à rien. On a 950 milliards de dépenses sociales en France.
On n'a jamais autant eu de SDF dans nos rues. Mais est-ce qu'il faut baisser les dépenses sociales ou est-ce qu'il faut changer le modèle Il faut les deux, évidemment. Parce que le problème, c'est que ce modèle de dépense sociale non maîtrisé avec plus de 200 aides, il ne permet pas d'aider les plus précaires, que nous on traite dans les centres communaux d'action sociale et qu'on aide.
Il est une réalité humaine. Et parallèlement, il favorise l'importation de la pauvreté et la culture de l'oisiveté. Donc il faut en finir totalement avec ce modèle qui n'est plus finançable.
Ce qui arrive sur la dette, c'était prévu. Enfin, je vous avais interviewé il y a trois ans et après la dissolution, les mêmes qui nous font des leçons d'austérité sont ceux qui viennent de voter sous la pression du Parti Socialiste l'abandon de la réforme des retraites. Ce sont les mêmes qui votent des surfiscalités, ce qu'ils ne comprennent pas.
On est tellement en apnée budgétaire qu'on ajoute des impôts qui, eux, tuent l'activité économique et qui réduisent les flux qui reviennent aux services publics. David Lysna, vous allez tenir combien de temps – Moi, je soutenir...
Écoutez, je ne sais pas si je ferai un ou deux mandats de président de la République, mais... – Non, vous avez bien compris, évidemment, vous pouvez ironiser, mais comme je le disais, vous êtes très nombreux, on est en train de se retrouver dans une sorte de primaire sauvage où les uns et les autres espèrent peut-être une sorte de sortie, comme dans les courses automobiles, où il y en a un qui va à un moment ou à un autre prendre la tête et que les autres vont dire « Allez, ok, je lâche l'affaire.
Écoutez, moi, entre 50 nuits et 11 détentis d'étatisme, je propose autre chose. Je propose que la société civile, que le pays se reprenne en main. Je crois que je le travaille.
Après, on est d'accord ou pas avec moi. Mais c'est élaboré. C'est le fruit de mon travail.
J'y au bout. Et je propose une compétition à droite avant. C'est à ceux qui la refusent de se justifier, n'inversons pas la charge de la preuve.
Ceux qui la refusent, c'est qui ? C'est Édouard Philippe ? Oui, apparemment.
Apparemment. Mais quand Gabriel Attal dit « Je ne suis pas hostile ». Gabriel Attal, ici même, à mon micro hier matin, disait « Mais moi, cette primaire, je suis OK ».
Chiche, qu'ils le fassent. Brulon-Rentaille aussi. Allez, on y va.
On se réunit. Et vous y allez sans Édouard Mais je pense que ceux qui ne viendraient pas auraient besoin de se justifier, de pouvoir faire gagner Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Ce matin, vous nous dites, David Lysnard, allons-y, montons-la tout seul.
On y va avec Gabriel – Ceux qui veulent, ce n'est pas à moi. – Avec Bruno Rottagio, avec qui ? Est-ce que ça va jusqu'à Éric Zemmour ?
Est-ce que ça va jusqu'à… quoi ? Raphaël Luxman ? – Je ne vais vous répondre pas.
Non, non, je suis… – Non mais je veux dire, si on fait entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Moi si vous voulez, je n'irai pas gouverner avec des gens en qui je ne crois pas Je n'irai pas gouverner avec Édouard Philippe, avec Attal, ces gens-là nous ont amenés dans le mur Et je pense qu'ils disent des choses intéressantes Vous n'irai pas gouverner avec eux ? Vous me dites ce matin, je n'irai pas vous ne serez pas ministre d'Edouard Philippe ou de Gabriel Attal ? Je ne suis déjà pas allé.
Hier, je n'irai pas demain. Je ne cherche pas des points à retraite ni sur un CV. En revanche, j'ai un principe de réalité.
C'est que la division L'éparpillement Sur le centre Le centre droit et la droite Fait perdre Ce n'est pas à moi de délivrer des titres De compatibilité républicaine Des uns ou des autres, etc Je ne veux pas être assimilé au macroniste Je ne suis pas d'extrême Mais vient qui veut à la primaire de droite Alors est-ce que vous dites De droite ou de droite et du centre ? De droite et du centre si vous voulez Mais vient qui veut Dans cette primaire de droite Comme il y a une primaire de gauche qui s Et qui vote ? Tout le monde.
Alors la primaire de gauche, il y a plusieurs modèles de primaires. Là en ce moment c'est en train de virer effectivement la primaire sauvage. Mais si on reprend ne serait-ce que la primaire telle qu'elle était faite pour la droite en 2016 ou la primaire de la gauche en 2011.
La primaire de la gauche en 2011, c'était une primaire dite ouverte, c'est-à-dire que venait qui voulait, mais il fallait quand même cocher une petite case qui disait qu'on se reconnaissait dans les valeurs de la gauche et blablabla. Est-ce que vous, vous vous dites, on fait le même principe. On fait une sorte de texte commun sur...
C'est quoi le texte ? Je ne veux pas vous le dire là, mais c'est de dire...
Alors est-ce qu'on va jusque...
Non mais c'est quoi vos valeurs ? C'est quoi les valeurs communes à tous ceux qui pourraient participer à cette primaire De refuser les extrêmes ? C'est quoi le dénominateur commun ?
Moi je pense que c'est de libérer la société. En tout cas, c'est ma conviction. De dire qu'on s'engage à rétablir les comptes public, de faire en sorte qu'on rétablisse l'ordre républicain, de trouver une vraie politique sécuritaire, de rétablir l'école et après chacun y mettra ce qu'il veut dedans.
C'est aussi simple que cela. Mais il y a un principe de réalité. Et la réalité est en face, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous voyez bien, et ça va s'accentuer à partir de décembre, c'est-à-dire que les candidats, à mon avis, liés à la Macronie s'effondreront parce que personne n'en veut.
Personne n'en veut en réalité dans le pays réel. Est-ce qu'en vrai, David Disner, vous vous parlez ? Alors pas avec tout le monde, mais oui, moi je parlais avec certains, oui, avec Bruno Ottaglio notamment.
Alors est-ce que vous pourriez faire cette primaire tous les deux ? Ah mais non, c'est pas une primaire. Non, donc on peut imaginer que vous fassiez ça la gauche est en train d'y arriver il y aura un candidat, il y aura Mélenchon il y aura un candidat de gauche et vous ne vous parlez pas avec Edouard Philippe ? de temps en temps il n'y a pas de problème humain ce n'est pas mon souci ce qui bloque c'est que ces personnes là s'imaginent que le pouvoir l'aurait dû quand vous êtes vous avez été nommé et que vous êtes conseiller d'état vous imaginez que le pouvoir vous est dû moi c'est cette caste là je vais faire voler en éclats je pense qu'une primaire elle peut révéler non seulement des propositions mais aussi des des parcours et des comportements.
Le courage qui était le thème de l'AREF, c'est bien le courage dans les mots, c'est déjà un début, mais il faut regarder le courage dans les actes, dans la façon d'être, dans la façon d'avoir dirigé des entreprises, ou d'avoir été salarié, ou d'avoir fait sa vie. Je pense qu'il faut ce grand moment démocratique qui peut être un révélateur de projets, de personnalités. Et puis moi, je vais essayer de faire une équipe de France de gens qui savent faire, de gens qui ont géré des complexités.
Ce week-end, j'ai le campus de la elles gagnent, écoutez, on joue à guichet fermé, je m'en réjouis. Il y a des personnes qui viennent, certaines me soutiennent, d'autres ne me soutiennent pas, mais sont plutôt des sympathisants. Mais vous verrez, des profils très différents.
Ça veut dire quoi de la Gagne, le campus de la Gagne ça veut dire qu'on peut faire gagner notre pays ça veut dire que c'est un état d'esprit on dit la grinta en football ou en Italie il faut être méditerrané il y aura qui à votre campus de la Gagne ? il y aura beaucoup de monde parce que pour le coup le campus de LFI c'était le campus de la Gagne c'était le campus de la De la gagne de quoi ? L'ambiance, le nombre de personnes...
Ils peuvent gagner électoralement, mais ce serait la loose pour la France. Par revanche, ça j'en suis convaincu. Vous estimez, quand vous regardez les sondages, qu'effectivement il est de plus en plus crédible désormais ce duel du deuxième tour Malheureusement, oui.
Et puis surtout, il y a une cohérence. C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon et son équipe, ils sont cohérents. Je les combat ardemment.
Je suis aux antipodes de ce qu'ils sont et de ce qu'ils disent. mais ils ont une dynamique d'offres politiques qui correspond à une sociologie etc donc c'est des gens structurés politiquement il n'y a pas de soucis moi je veux les affronter d'ailleurs je veux les démystifier mais là dessus donc vous verrez vous aurez des intervenants comme de laurent et qui a tant fait pour aider à lutter contre le narcotrafic. Je sais que ça va être évoqué dans quelques instants.
Sur BFMTV. Avec mon collègue Dallès, dont je salue le courage, et qui affronte comme tous les maires le développement de ce fléau et de cette violence. Ça sera un des enjeux pour vous ?
Oui, bien sûr. Ah oui, c'est un enjeu fondamental. Vous rendez compte qu'aujourd'hui le chiffre d'affaires du narcotrafic, on l'évalue à 8 milliards, en réalité il est supérieur au budget de la justice.
Il y a 300 000 familles qui vivent du narcotrafic en France, il y a 200 000 forces de l'ordre en France entre les gendarmes, les policiers, etc. Donc on est face à un phénomène colossal, colossal, de violence, des détournements de la jeunesse, de problèmes sanitaires, c'est colossal. – Merci beaucoup d'avoir répondu à mes questions sur RMC et BFM TV.
David Lissnard, il est 8h49.
David Lisnard