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InterviewL'Hémicycle· 21 avril 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprises

Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'Industrie

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse partielle

    La France a un taux d'industrie dans le PIB parmi les plus faibles d'Europe. Partagez-vous ce constat ?

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Comment vous mobilisez-vous pour l'innovation, l'allègement des normes et la compétitivité des entreprises ?

  • 1:25RelanceRéponse directe

    On est à un taux d'industrie dans le PIB parmi les plus faibles d'Europe. Comment l'expliquer ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    La désindustrialisation a frappé tous les pays européens. Pourquoi la France a-t-elle continué ce mouvement après 2008 ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    La situation industrielle française est-elle aujourd'hui flatte ? Quels sont les résultats de France 2030 ?

  • 4:49OuverteRéponse directe

    L'usine Stellantis à Poissy ferme. Quel symbole pour l'industrie française ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:33Locuteur 2Chiffre
    « Nous sommes assez victimes toutes et tous, ce qu'on appelle les surcapacités asiatiques et euh nous avons en 2025 détruit à peu près 15000 emplois industriels. Les Allemands ont détruit 250000 emplois industriels ces quatre dernières années. »
  • 3:33Locuteur 2Chiffre
    « 54 milliards d'euros qui ont été investis par France 2030, 40 d'ors et déjà engagés investis par France 2030 va faire ses résultats ? »
  • 7:00Locuteur 2Chiffre
    « On vendait un peu plus de 2 millions d'automobiles en 2019 en France. 2200000 immatriculations en 2019. Aujourd'hui, on est à 1600000 immatriculations. »
  • 7:45Locuteur 2Fait
    « Le problème, ça a été post Covid inflation, ça a été monté en gamme des automobiles, ça a été effectivement hésitation sur le choix de passer à cette technologie là. »
  • 9:03Locuteur 2Fait
    « Nos ingénieurs à nous, nos salariés à nous. Vous pensez vraiment qu'il leur faudra 15 ans pour apprendre à faire une voiture électrique ? »
  • 10:29Locuteur 2Chiffre
    « aujourd'hui, on exporte 60 % des véhicules français produits en France. »
  • 14:02Locuteur 2Fait
    « On a des outils industriels qui ont été construits tout au long du 20e siècle et face à nous, on a aujourd'hui des outils industriels qui ont été bâtis en Asie subventionnés à mort parce qu'il faut se dire les choses. »
  • 14:41Locuteur 2Fait
    « nous avons un marché mondial globalement qui États-Unis s'est refermé, Chine consommation intérieure beaucoup moins forte et donc on a les fameuses surcapacités asiatiques. »
  • 15:55Locuteur 2Chiffre
    « BPI a déjà tout ce qu'il faut, hein. Aujourd'hui, vous avez un fond d'investissement qui est ouvert par BPI qui s'appelle un fond de souveraineté pour financer le l'effort de réarmement qui est ouvert et qui qui don l'objectif est d'essayer d'aller récupérer 500 millions d'euros. »
  • 16:33Locuteur 2Chiffre
    « Si on veut répondre aux demandes de tous ceux celles et tous ceux qui sont en face de nous, c'est pas avec des fonds d'investissement à 50 millions, 100 millions, 300 millions qu'on va répondre. Il faut des trucs en milliards. »
  • 16:33Locuteur 2Chiffre
    « il y a 9000 milliards d'épargnees, assurance vie, enfin euh alors il y a la possibilité de taxer cette épargne pour donner un peu d'élasticité au budget. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

J'ai peut-être forcé un peu le trait, monsieur le ministre, tout à l'heure en commençant. Euh je rappelais et Anne Auergon m'a corrigé euh de manière importante que la France avait un pourcentage de d'industrie de contribution au PIB qui était quasiment le plus faible d'Europe. Alors, on entend le chef de l'État souvent nous parler de réindustrialisation et on a l'impression que depuis des années, on a dû se réindustrialiser de manière forte. Or, on est en dessous de 10 % aujourd'hui comme les États-Unis. Comme les États-Unis. Bon ben écoutez, oui, enfin les États-Unis, ils ont mis en place inflation. Non, non, mais mais attendez juste sur le sur le constat, est-ce que est-ce que vous le partagez ou pas ? Et nous on célèbre aujourd'hui la journée de l'innovation.

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comment euh donc journée internationale innovation, comment le le ministre que vous êtes dans le ministère que vous occupez bah se mobilise à la fois pour l'innovation, pour l'allègement des normes et pour une meilleure compétitivité de nos entreprises en général. Non mais vous avez raison. Enfin les chiffres, ils sont ce qu'ils sont, je pas les réinventer. Je veux pas vous dire qu'on a 20 % du PIB qui est industriel en France. Ou alors vous diriez "Il est vraiment bizarre". Je dirai rien. Il est vraiment bizarre. Euh et d'autant que l'industrie est pas un sujet que j'ai découvert en avance ministère, je suis élu d'un territoire industriel qui lui aussi a connu des épreuves mais qui s'en est relevé. J'avais KODAC chez moi 2500 salariés en 2005 et en 2008 200

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parce que c'est tout ce qui à peu près ce qui rester et pour autant on a su rebondir. On a mis des usines sur l'ancienne zone industrielle et j'ai toujours un emploi salarié sur qu est industriel. Mais vous l'avez dit, on est à un taux de de d'industrie dans le PIB qui est sans doute un des plus faibles d'Europe, à peu près la moitié des Allemands et puis moins que les Italiens ou moins que les Espagnols. Madame Lubergon l'a dit, on a vécu dans ce pays à un moment avec un mythe qui a été invité inventé, il me semble pas forcément d'ailleurs par un monum politique mais par un chef d'entreprise. Oui, on en a parlé, on l'a même cité tout à l'heure. Voilà. Oui. Bon, néanmoins, on pas se cacher derrière derrière son petit doigt. La désindustrialisation, elle avait frappé

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tout le monde et puis à partir du milieu des années 2000, quand même un certain nombre de pays qui eux ont plutôt arrêté le mouvement parce que la désindustrialisation, elle avait frappé aussi l'Allemagne, elle frappé tous les pays européens mais les Allemands à partir des années 2000, eux ont plutôt arrêté et nous est venu en plus par-dessus la crise de 2008 et en fait on a plutôt continué. Et d'ailleurs, si on regarde un peu les chiffres entre 2005 et 2015, ça a été extrêmement brutal parce que sur 10 ans, on a perdu 1 million d'emplois industriels. 1 million d'emplois industriel. On a connu un mouvement et c'est la la chiffres que je je vous donne sont les chiffres de la fabrique de l'industrie. Comme ça, c'est pas les miens et les objectifs, c'est ceux de

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Louis Galois. Puis de 2018 à 2024, on a stoppé ce mouvement de désindustrialisation. C'estàdire qu'on a recréé des emplois industriels dans le pays, à peu près 180000 emplois industriels recréés. Puis 2025, on vit d'ailleurs comme beaucoup de pays un moment qui est assez complexe et assez difficile et particulièrement depuis fin 2024 puisque ça vous a pas échappé mais quand même avec l'élection de monsieur Trump, il y a un léger bouleversement du commerce mondial. Nous sommes assez victimes toutes et tous, ce qu'on appelle les surcapacités asiatiques et euh nous avons en 2025 détruit à peu près 15000 emplois industriels. Les Allemands ont détruit 250000 emplois industriels ces quatre dernières années. 250000. Donc c'est pas un phénomène

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ce que l'on vit depuis quelques années là qui est propre à à la France. Donc néanmoins, bien évidemment la situation aujourd'hui elle est là, on va dire elle est un peu flatte parce que il y a un peu un peu moins de 3 millions d'emplois industriels dans le pays. Elle est un peu flat. Le sujet c'est est-ce que on va avoir le niveau de réaction suffisant ? Est-ce que les politiques d'innovation qui ont été menées, je veux dire 54 milliards d'euros qui ont été investis par France 2030, 40 d'ors et déjà engagés investis par France 2030 va faire ses résultats ? Est-ce que les mesures de protection qui arrivent enfin au niveau européen en matière commerciale peuvent faire leur leur leur effet ? Puis un certain nombre de filières d'innovation. Moi, je crois beaucoup quand même à à l'innovation et

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particulièrement dans les mobilités. On a beaucoup tapé sur le véhicule électrique en expliquant que c'était la cause de tous nos mots. Je pense qu'au contraire, il y a un certain nombre d'éléments de réponses qui sont là-dedans. Ce qu'on a fait en faveur de l'industrie verte qui reste sur un solde positif en matière d'investissement, d'ouverture d'usine reste quelque chose de fort. Et on a des grands secteurs industriels. J'étais hier avec Jean-Pierre Farandou du côté de Saint-Nazer. À Saint-Ana, allez pas leur parler de désindustrialisation. C'est un naz, vous allez prendre les Haut de France à Dunker qu' Allez pas leur dire que le pays se désindustrialise. Tous les territoires d'ailleurs qui ont une culture, une histoire et des vrais savoir-faires industriels sont plutôt

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les territoires qui prendre un exemple qui que vous devez avoir en tête parce qu'il est tout récent, tout frais et au-delà des 1500 emplois qui sont menacés, c'est évidemment le symbole d'une d'un pays qui ne fabrique plus d'automobile par exemple. l'usine Stenantis a poi a annoncé sa reconversion avec l'entreprise qui je crois va investir 100 millions d'euros pour permettre cette reconversion. Mais là aussi, monsieur le ministre, pardonnez-moi, mais quel symbole ! Parce que l'automobile c'est pas juste un moyen de se déplacer de manière plus ou moins propre. C'est aussi en amont et en aval des filières qui sont en train de de partir ailleurs. Vous pouvez pas nier

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que BYD inde voiture le chinois nonom de voiture hybride. Oui, très bien. Très bien. Mais voilà le symbole de la fermeture de Poissie comme usine de fabrication d'automobile a dû vous frapper quand même. C'est marrant parce que quand c'est une usine qui est en Île-de-France, tous les journalistes en parlent. Non mais parce que Citroëne était à Nterre et que Renault était à Boulogne et qu'à l'époque il fallait pas désespérer Boulogne bien on est bien sur une table ronde d'innovation là. Absolument. Il y a pas 10000 chercheurs et et ingénieurs qui restent sur le site de Poissi et par ailleurs sur le site de Poissie certes on va plus forcément fabriquer des automobiles et je suis le premier à le regretter. Et il y avait il y a toujours d'ailleurs aujourd'hui on parle

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de 2000 2000 postes. En réalité derrière c'est 1600 à peu près salariés et on va descendre à la moitié voilà mais on garde sur place 10000 ingénieurs et 10000 postes RD attachés à Stellantis. Donc oui, bien évidemment, je je préférais continuer à faire des automobiles, mais un quand même, il y a une partie industrielle qui demeure qui va être plutôt autour de la maintenance, des pièces d'été tachées, de la réparation et d'un certain nombre d'éléments. Et deux, puisque je suis invité à interable ronde sur l'innovation, la capacité d'innovation, elle reste sur le site Stellentis à Poissie. Et en parallèle de cela, qu'est-ce qui se passe sur l'industrie automobile ? On vendait un peu plus de 2 millions d'automobiles en 2019 en

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France. 2200000 immatriculations en 2019. Aujourd'hui, on est à 1600000 immatriculations. 1600000 immatriculations. Donc le marché euh je veux dire si qui que ce soit dans la dans la salle a 25 % de clientèle en moins, ça peut pas aller bien forcément. Et alors, on peut se dire que tout est la faute du véhicule électrique comme je l'entends sur certaines antennes télévisées. Mais très honnêtement, très honnêtement, on peut pas expliquer 2019, on vendait 1,9 % de véhicules électriques. La décrue commence. On peut pas expliquer que 100 % des problèmes de l'automobile en France viennent à l'époque de 1,9 % des ventes. Le

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problème, ça a été post Covid inflation, ça a été monté en gamme des automobiles, ça a été effectivement hésitation sur le choix de passer à cette technologie là. Hésitation sur le choix de passer à cette technologie là. le coût des véhicules, pas des véhicules électriques, ils étaient déjà chers, des véhicules thermiques hybrides qui sont devenus de plus en plus chers parce qu'au plus on a rajouté des équipements qui étaient auparavant options, qui désormais sont des équipements obligatoires notamment en matière de sécurité que vous débranchez tous quand vous montez dans votre voiture. Vous savez le truc pour changer de ligne, le petit bruit qui sonne dès que vous dépassez, tout ça c'est 500 € 1000 € à chaque fois de plus sur un véhicule. Donc on revient vers une idée qu'il faut

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faire des des véhicules un peu plus populaires, un peu moins chers et on accompagne la transition vers le véhicule électrique. Il y a 4 Go Factory avec 1000 emplois chacune dans les Haut-Fance. J'étais chez Valeo qui passe sur l'électrification. J'étais chez Renault Adoué qui a ouvert une ligne de nuit supplémentaire pour la R5 électrique qui est le véhicule le plus vendu en France et qui est un véhicule Médine France. Hm hm. Alors sur l'innovation, monsieur le ministre, euh les voitures qui rentrent, moi je je discute avec des syndicats professionnel de la voiture, Mobilienance, pour pas les citer qui m'explique quand ils ont été au salon au grand salon de Shanghaiï qu'ils avaient l'impression d'avoir devant eux non pas des automobiles mais des smartphones à roue. les smartphones

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à roue. C'està-dire que l'avance technologique l'avance technologique semble-t-il d'après les professionnels de ces automobiles là est sans commune mesure avec même si vous avez raison de le rappeler c'est une fierté pour la France de voir cette Renault renaître de ses cendres et devenir électrique. Cette avancée technologique là est-ce qu'elle est pas rédébitoire dans un secteur comme le secteur automobile ? J'ai j'ai pas la liste des participants là là, mais ce que ont été capables de faire les Chinois, ils ont mis 15 ans hein, ils sont partis de zéro. Ils ont mis 15 ans pour apprendre à faire euh ces technologies là et faire des véhicules électriques. Enfin, je je vais me placer sous le contrôle d'un certain nombre d'industriels.

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Nos ingénieurs à nous, nos salariés à nous. Vous pensez vraiment qu'il leur faudra 15 ans pour apprendre à faire une voiture électrique ? Ils sont pas un niveau de formation à la base qui est quand même un peu meilleur. On n pas des salariés, des ouvriers, des chefs de ligne dans nos usines qui ont des compétences ? C'est quoi cette résignation permanente que j'entends partout ? C'est Non, mais on est sur une table ronde sur l'innovation. Pensez vraiment que nos ouvriers français, nos salariés français, nos ingénieurs français, ils vont mettre 15 ans, ils vont mettre 10 ans de plus que les Chinois pour apprendre à faire un véhicule électrique qu'on ait des sujets. Donc on vendra dans 15 ans des véhicules électriques français en Chine. Je sais pas si on vendra des véhicules.

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En tout cas, ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui, on exporte 60 % des véhicules français produits en France. Ça, je le sais. Je sais pas si on les vendra en Chine ou pas. De toute façon, je ce que je ce que je crois c'est que contrairement d'ailleurs à ce que pensent peut-être nos voisins qui pensent encore que leur avenir passera par business as usual comme faisait Audi machin aller vendre des voitures énormément sur le marché asiatique, les Chinois aujourd'hui ils attendent plus forcément après Audi ou BMW pour acheter des voitures. On a un marché européen avec 450 millions de consommateurs sur l'innovation monsieur le ministre, il y a beaucoup d'industriels dans la salle qui évidemment veulent vous entendre aussi sur le crédit impôt recherche. Bon, on sait que le budget est dans

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on le garde le crédit impôt recherche on vous pouvez mais ça mais demander au parlementaires de faire en sorte à ce qu'on le garde. Mais celui qui est là en tout cas il va pas faire en sorte qu'on le garde pas le président Marseille. Mais oui, on le garde. C'est un élément de compétitivité extrêmement important pour les entreprises. J'ai plus les chiffres là, excusez-moi, en plus, j'aime pas. Mais bon, peu importe. Mais en tout cas, ce qui était important pour nous dans ce dans les mois qui se sont passés où honnêtement, je veux dire, je comprends un moment la colère des chefs d'entreprise, je peux que la comprendre. On est sorti quand même d'une séquence, excusez-moi, où fin du gouvernement Bairou, juillet septembre, tout est la tout était la

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faute des retraités, des boomers. Les boomers étaient responsables de tout. Et puis dans la foulée euh merci monsieur Zucman tout est la faute des riches et des chefs d'entreprise. Donc si jamais vous aviez un peu d'argent, plus de 65 ans et chef d'entreprise, vous étiez la cible idéale pour être en colère à partir jusqu'à Noël. Et donc dans ce débat parlementaire, on a essayé d'éviter un certain nombre de délires. A commencé par suppression du crédit impôt recherche. Après, on a eu droit à suppression du pacte du trail. Après, on a eu droit euh main dans la main RN LFI 53 milliards d'impôts supplémentaires sur euh des multinationales, sur je ne sais plus quoi. Enfin voilà, on a eu droit quand même à un certain nombre de trucs. Je peux pas vous dire que le

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budget qu'on a voté c'est le meilleur budget de la terre hein, on est tous d'accord. Voilà. B simplement il y a un moment, il fallait avoir un budget lo de finance rectificative. On ne touche pas ce que vous dites ce matin au crédit impôt recherche. Mais non, mais les gens se posaient la question. Non, je pense que ce qu'on a défendu au mois de décembre, on va essayer de le garder. Oui, oui. Je sais pas. Euh oui, vous avez on a peut-être des difficultés devant nous, mais Oui, on a peut-être des difficultés devant nous. Bon, peut-être pour conclure euh sur l'innovation. Bon, vous vous êtes très souvent sur le terrain, je le sais. Euh vous voyez beaucoup de chefs d'entreprise, vous discutez, vous vous palpez le pou des secteurs industriels. Quel est aujourd'hui celui

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qui vous inquiète le plus ou qui vous ravie le plus ? Tout à l'heure à Nouvergeon, on parlait de de ces start-ups. Alors, on se rengorge beaucoup bien sûr avec Mistral qui dans le monde de l'IA est sans doute une licorne qu'il faudrait multier par 10. Mais on a le sentiment aussi qu'il y a plein de gens, voyez, les gens qui sont formés en France qui partent qui partent aux États-Unis développer leur business. On parlait aussi du fait que les banques n'aidaient peut-être pas suffisamment au développement, même si la BPI existe et que Nicolas Dufourc fait le job. Mais bon, sur ces questions, il y a il y a deux questions. Quels sont les secteurs qui m' qui m'inquiètent le plus ? Euh aujourd'hui, je suis très préoccupé par l'avenir de l'industrie chimique sur toute l'Europe et

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particulièrement en France. On a des nous, on a des outils industriels qui ont été construits tout au long du 20e siècle et face à nous, on a aujourd'hui des outils industriels qui ont été bâtis en Asie subventionnés à mort parce qu'il faut se dire les choses. Moi aussi, je sa compétitif. industriels qui sont dans la salle, ça va être compétitif si l'État leur paye 98,9 % euh de leur outil industriel et leur fait un outil tout neuf aux normes de 2020. Aussi, comme on le disait avec Thierry de la Tour d'Arthèse, on a chapter Elle qui vous permet, quoi qu'il arrive, d'être sauvé de la faillite comme aux États-Unis pourtant pays de plus que disant libéral. Voyez ce que non ce que je veux dire aujourd'hui pour je suis très inquiet sur la chimie parce que

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nous avons un marché mondial globalement qui États-Unis s'est refermé, Chine consommation intérieure beaucoup moins forte et donc on a les fameuses surcapacités asiatiques surcapacité asiatique fait à partir d'outils industriels modernes et qui ont été financés à 100 % par de l'argent public et qui ont donc pas de difficulté à vous faire des prix défiant toute concurrence et même vendre en dessous en dessous du prix de revient et en dessous même du prix de la matière. matière parce que de toute façon le dentifrice est sorti du tube de dentifrice, ils peuvent pas le faire rerentrer dedans et donc il faut qu'il l'écoule. Donc ça c'est un secteur qui m'inquiète et on travaille avec la filière chimie. J'aurai l'occasion sans doute d'annoncer un certain nombre de

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mesures pour la chimie. Il y a des secteurs par contre qui ont une dynamique incroyable. Parler du secteur du nucléaire. J'étais dans le côentin. Dans le cotentin, le sujet c'est comment on trouve 6000 emplois 6000 personnes à recruter d'ici dans les 4 ans qui viennent. l'aéronautique. Voilà, il y a un certain nombre de sujets qui vont très bien. Deuxème point, vous parlez des questions des financements. J'entends beaucoup de choses en ce moment. J'ai la dernière annerie que j'ai entendu, mais c'est pas grave, ça l'empêche pas d'aller déjeuner avec les grands patrons, c'est de dire "On va faire un fond souverain volontaire." Enfin, fond souverain volontaire, c'est très gentil mais BPI a déjà tout ce qu'il faut, hein. Aujourd'hui, vous avez un fond d'investissement qui est ouvert

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par BPI qui s'appelle un fond de souveraineté pour financer le l'effort de réarmement qui est ouvert et qui qui don l'objectif est d'essayer d'aller récupérer 500 millions d'euros. Ouais. Qui pour l'instant on a récupéré 75 ou 55, je sais plus, j'ai plus le chiffre exact en tête. Mais les vrais fonds souverains, excusez-moi, c'est pas des fonds souverains volontaires. Les vrais fonds souverains, il faudra se poser cette question là, c'est la question de 2027, ils sont basés sur une puissance nationale qui va s'appeler des fonds de pension et qui va s'appeler les retraites. Voilà. ou alors quand on s'appelle Singapour ou les Norvégiens sur notre ressources pétrolière, mais il me semble qu'on a pas capitalisation pour les retraites donc la capitalisation pour les retraites.

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Si on veut répondre aux demandes de tous ceux celles et tous ceux qui sont en face de nous, c'est pas avec des fonds d'investissement à 50 millions, 100 millions, 300 millions qu'on va répondre. Il faut des trucs en milliards. Bon donc pour faire des trucs en milliards, c'est pas avec des fonds souverains basés sur le volontariat qu'on va y arriver parce qu'on va capitaliser 400 450 500 millions maximum. Voilà. Donc ceux qui nous donnent des grandes leçons d'économie, ben devraient peut-être aller à l'école. Hm hm. Sur sur les peut-être les l'épargne parce que l'une des façons peut-être de créer des fonds à cette dimension là, c'est d'être capable de flécher une partie de de l'épargne des Français. On parle, je crois qu'il y a 9000 milliards d'épargnees, assurance vie, enfin euh

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alors il y a la possibilité de taxer cette épargne pour donner un peu d'élasticité au budget. Certains on tentation, on va arrêter. Mais il y a aussi ça. Est-ce que ça ça pourrait être un gisement pour créer des fonds souverains à la dimension des ce que vous appelez le truc à base de milliards et de milliards ? J'ai l'impression que les fonds d'épargne, si vous voulez, malgré tout les fonds d'épargne aujourd'hui, quand vous investissez dans l'assurance vie, vous savez vers quoi vous investissez votre code des vie, enfin codes, les trucs machin, mais c'est pas assez puissant pour moi. Enfin, je je tant qu'on n'ura pas ce vrai débat comme je l'indiquais à l'instant sur comment et en plus on donnera de du souffle au financement de notre système de protection sociale à

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part à partir de nos retraites. Je ne crois pas à des systèmes très volontaires. Je pense que les différents fonds aujourd'hui d'épargne qui existent, ils ont déjà un fléchage, le livréa ou des choses comme ça sont fléchés vers le logement social notamment. vous allez pas réaffecter tout leur tout leur fléchage. Donc je crois que le vrai débat c'est celui de nos retraites et de comment ils peuvent justement servir dans un moment de solidarité aussi à financer l'innovation donc l'avenir de notre pays. Sébastien Martin ministre des légales industries, merci beaucoup d'avoir participé à ce club les mystiques. Merci beaucoup et on continue la discussion entre nous. Merci beaucoup. Merci. [applaudissements]