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interviewSud Radio· 7 avril 2025 16 min

Mobilisation pour Marine Le Pen, et après ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

André Berkov, ça balance pas mal. Berkov dans tous ces états, ça balance pas mal sur Sud Radio. C'est quoi une manifestation ?

Donald Trump Donald Trump, c'est nouveau ce type de réaction. [Musique] Il est pas [Musique] fraiation, c'est des personnes qui défilent dans la rue pour exprimer leur conviction ou leur mécontentement. Les manifestants clam des slogans.

Vladimir Fin Vladimir Fin Voilà Vladimir Pine c'était les fémines et hier hier évidemment une très grande quatre quatre manifestations en France. Voyez on sent que c'est une France très unie, très pacifiée et cetera. quatre manifestations, ce qui n'est pas rien.

Je rappelle manifestation de la France insoumise avec Europeécologie des verts, c'était pour la Palestine et c'est devenu évidemment pour ce qui se passait vis-à-vis de Rassemblant national et de Marine Le Pen. Privé ou pas d'élection présidentielles, ça on le verra. C'est pas et puis il y avait la manifestation du Rassemblant national effectivement en solidarité pour Marine Le Pen et contre un certain jugement.

Il y avait effectivement Gabriel Atal et Renaissance qui était aussi sur le terrain pour manifester contre les extrémistes, qu'il soit de droite le péniste ou de gauche LI. Et enfin, il y avait on en a moins parlé quand même la manifestation contre les zones à faible émission, les motards notamment les motards en colère. Alors Jean-Paul Garot, bonjour.

Bonjour Jean-Paul Garot, vous êtes député européen Ren et puis on on vous écoute toujours parce que vous avez au moins une lucidité, on peut être d'accord avec vous ou absolument hostile mais vous avez une vraie lucidité et vous dites vous employez les mots mots sur les mots maux. Alors ces manifestations et puis relié à ce qui se passe évidemment en Europe et ailleurs hein dont on parlait avec Ludovic Malot mais ces manifestations qui avons-le soyons clair n'a pas rassemblé beaucoup de monde y compris parce que le RN par exemple dit oui nous avons 11 à 13 millions d'électeur il y avait 8000 personnes ou 10000 personnes, c'est bien mais c'est pas hallucinant les LFI 5000 personnes rassemblement c'est ce qui est intéressant dans cette histoire c'est qu'on fait des manifest estation et qu'on a l'impression que dès qu'il fait beau qu'il a le soleil et ben la France ils sont partis taginer le gougeon ou prendre un petit verre de rosé. Il faut relativiser un petit peu parce que si vous voulez cette manifestation on l'avait organisé en 5 jours et elle était donc organisée très bien d'ailleurs au passage.

On a quand même 25000 nouvelles adhésions en l'espace de quelques jours aussi. On a 500000 pétitionnaires qui ont signé la pétition au soutien de Marine Le Pen. Donc si vous voulez, non, moi je crois qu'il y a un vrai fond, un mouvement de fond par rapport à ce qui s'est passé.

Voilà. Alors après Paris, c'est pas toujours facile pour un provincial d'y venir hein. Ensuite c'est compliqué.

La région parisienne n'est pas forcément Paris n'est pas forcément le meilleur vecteur pour le Rassemblement national encore, mais ça va changer certainement, je l'espère. Donc on est on est quand même dans une situation où il y a quand même une forte mobilisation et ça et ça et je crois honnêtement qu'il y a euh une certaine indignation qui dépasse d'ailleurs euh nos frontières parce que je je viens d'entendre le juge Di Pietro euh qui est quand même un magistrat en Italie qui n'a rien à voir avec le Rassemblement national qui a organisé vous savez tout tout ce qui était la lutte contre les mafias opération main propre en Italie très connue en Italie qui vient de dire que la manipulité Oui. Ouais. qui vient de dire que ce jugement c'était n'importe quoi.

Donc donc il y a beaucoup de personnalités en dehors du Rassemblement national. Donc il y a quelque chose si vous voulez. Moi, je suis magistrat donc je c'est c'est ça peut être compliqué pour moi d'être magistrat et de critiquer une décision de justice.

Alors d'abord premièrement, je ne critique pas la justice bien sûr parce que mais ce jugement ce jugement pose de très gros problèmes de fond sur les motivations notamment et on voit bien que ce jugement, on le lit dans ces motivations. Ce jugement a été là pour éviter effectivement que Marine Le Pencoup par alors si les jug justement Jean-Paul Garot, parlons-en ce qui est le vrai problème, c'est que moi je suis frappé. Je dis pas que c'est votre cas, mais on proteste quand il s'agit de Marine Le Pen.

Les autres disent "Très bien, c'est la justice. Il faut que la que la justice se fasse. Ce n'est pas en politique, ça doit passer, c'est la justice." Mais moi, ce qui me frappe notamment ces histoires euh de d'emplois fictifs qui sont pas des emplois fictifs, qu'on emploie euh on est député européen, vous l'êtes on emploie des bon sauf que tout le monde le fait.

Enfin, tout le monde, énormément de gens dans tous les partis le font. Et moi ce qui me vraiment ce qui me pose question c'est quand il s'agit euh d'un parti adverse, on dit "Ah là là, regardez, regardez comme il se comporte, vraiment c'est dégueulasse, il faut que la justice passe." Et quand c'est les nôtres, et je ne citerai pas de nom, mais enf vous connaissez mieux que moi, regardez ce qui s'est passé avec François Fillon qu'on a proprement euh tué, qui s'est peut-elle s'est tuer en 2017.

Regardez ce qui se passe avec un centre de gens, que ce soit euh le modèem, que ce soit même on parle de Jean-Luc Mélenchon euh quand il était député européen, enfin tout ça me paraît extraordinaire. C'est on ne peut pas dire "Mais écoutez, la justice est valable pour tout le monde à égalité. On peut pas revenir à à ce ce cette banalité de base, j'allais dire." Oui.

Alors, je je veux pas rentrer dans les détails techniques, mais il y a une évolution jurisprudentielle de depuis un arrêt de la Cour de cassation qui permet maintenant à la Cour de cassation d'aller à et à la justice française d'aller euh finalement juger des relations qu'il peut y avoir entre un député et son collaborateur, si vous voulez, avant la séparation des pouvoirs, empêcher cela. Donc et on applique euh on applique un certain nombre de règlements euh du Parlement européen qui ne sont plus les mêmes aujourd'hui que ceux qu'ils étaient à l'époque des faits reprochés à Marine Le Pen. C'est-à-dire que les faits reprochés à Marine Le Pen, c'est entre 2004 il y a plus de 20 ans et et 2015.

Depuis, il y a eu toute une série de règlements nouveaux qui imputent maintenant des fautes à Marine Le Pen alors que les faits reprochés remontent à plus de 20 ans. Il y a quand même de de gros problèmes et il est vrai que cet empiétement de plus en plus du du judiciaire sur le sur le politique pose des questions. Là, il faut bien que les gens comprennent qu'il ne s'agit en aucune façon de gens qui sont mis de l'argent dans les poches si vous voulez que ça soit que ça soit d'ailleurs nous le modèem ou d'autres.

Donc si vous voulez, tout le monde va passer euh excusez-moi du terme au tourniqué, tout le monde va y passer. Euh le modè, il y est passé, il est en appel. Euh bon euh on va voir mais il compris le premier, ça risque d'arriver maintenant et c voilà.

Bon et et le effectivement Mélenchon, c'est la même chose. Donc si vous voulez, il y a un problème de fond par rapport à cela. Il y a un problème de séparation des pouvoirs, je veux dire.

Alors bien sûr, il ne s'agit pas de couvrir des choses illégales, mais il y a une question vraie de séparation des pouvoirs. Tout à fait et vous avez tout à fait raison de de le souligner mais mais qu'est-ce qui fait que le le le judiciaire encore une fois il s'agit pas de mettre tout le monde dans le même sac et surtout pas que soit le magistrat ou autre mais qu'est-ce qui fait que le judiciaire a empiété à ce point sur le politique parce que c'est quand même le politique qui a donné au judiciaire les armes pour voà vous avez donné la question et la réponse. C'est la faute politique naturellement.

C'est la faute politique et si vous voulez il y a une pensée je dirais politique des gouvernements entre guillemets dit de droite qui sont qui ont fait exactement comme la gauche judiciaire. Donc il y a une il y a une évolution qui est en réalité la même dans ce domaine et dans d'autres domaines. Mais pourquoi à votre avis attendez-vous le parlementaire que vous êtes, pourquoi le politique a donné des verges au judiciaires pour se faire fouetter parce que parce que alors ça ça mériterait des plus que quelques minutes naturellement.

Mais si vous voulez, pour faire très très simple, la gauche judiciaire a eu la main mise, bon, je dis pas que le syndicat, la magistrature, je pourrais vous en parler naturellement, mais euh euh ça a influé, ça a distylé une pensée euh politique en quelque sorte à l'intérieur de la justice. D'ailleurs à travers des lois, si vous voulez, à travers des lois qui sont allées dans ce sens-là, à travers des formations qui sont faites à l'école nationale de la magistrature, à travers tout un environnement qui fait qu'on a jamais la la droite entre guillemets n'a jamais n'est jamais allé à culpabiliser, n'est jamais et ce qu'on voit là, on le voit à l'université, on le voit dans au niveau médiatique, on le voit dans plein d'autres domaines. Donc cette évolution a touché aussi la justice.

Maintenant, à partir du moment où on se remet pas en question, et bien naturellement ça peut continuer et la remise en question est absolument nécessaire mais ça sera au législateur, ça sera aux politiques de reprendre l'offensive. On va en continuer en parler avec vous Jean-Paul Garot après cette petite pause et on va se demander effectivement quel rôle joue le politique aujourd'hui parce que c'est vraiment à la racine du problème parce que tant que vous donnez des lois, vous vous permettez à la magistrature d'avancer et d'avancer en faisant ce qu'elle fait. Donc on va en parler tout de suite après cette petite pause.

État sur les bourses du Kant et compagnie mais ça on en reparlera. Jean-Paul Garot, on était en train de de parler à vous êtes député européen, je le rappelle, on était en train de parler des rapports assez spéciaux, disons style "Je ta moi non plus entre le politique et la justice et la séparation des pouvoirs." Et effectivement, vous parliez de bon le le ce qui se passe avec Marine Le Pen et le dernier avatar, mais il y en a eu d'autres et il y en aura d'autres.

Qu'est-ce qui fait effectivement que droite et gauche confondu, le politique a donné effectivement attendu le le plat et le menu à à une certaine forme de justice ? Mais le politique en général a fuit ses responsabilités dans un premier temps, n'a pas assumé ses responsabilités, a fait pas mal de démagogies, les choses se sont délitées de plus en plus. Moi d'ailleurs, j'étais magistrat et et la magistrature m'a permis, la justice m'a permis de voir l'effondrement de la société.

Je l'ai vu, je l'ai comment c'est de quelle manière ? Ah ben je l'ai vu, j'avais de nombreux dossiers et je voyais bien que tout porte. Alors c'était surtout des dossiers effectivement répressif.

J'étais juge d'instructure notamment. Donc je voyais je voyais la montée de l'islamisme, je voyais tous les tous les réseaux qui se mettaient en place. Et donc naturellement il faut une solution globale à tout ça.

Chacun dans son coin ne peut pas y arriver. Donc la solution globale, c'est la politique. C'est l'une des raisons principales pour laquelle donc je me suis je me suis engagé et pendant longtemps d'ailleurs, je me suis dit mais le politique fuit ses responsabilités, c'est de l'irresponsabilité peut-être de l'incompétence.

Et à un moment donné, j'ai compris qu'il y avait aussi quelque part de la part de de certains la volonté finalement d'en rester là et ils ont ils ont démissionné en quelque sorte par rapport à ça. On laisse faire pas de on laisse faire parce que on n'y arrivera pas de toute façon. Voilà, il y a une sorte de fatalité à cette évolution.

Ils ont intégré la fatalité, donc le renoncement. Oui, le renoncement a été intégré. Euh alors je dis pas, il y a des politiques exceptionnelles, il y a bon bien entendu, mais ce mouvement général est arrivé et et c'est de d'où le décalage de plus en plus important entre le peuple et et et c'est entre guillemets élite et et ce décalage, on le retrouve à tout à tous les niveaux.

Et et maintenant il y a une politique quasiment assumée, moi je vois bien au niveau du Parlement européen, de de passer à un autre monde en réalité le mondialisme est freiné et qui pourtant un échec total. Il y a quelques temps Mario Dragué qui n'est de loin qui n'est pas proche du Rassemblement national a dressé un constat un bilan calamiteux de l'Union européenne et la solution c'est de faire encore plus d'Europe tel telle qu'elle est. Sans frontière, démembrement des étalations et complètement complètement.

Donc donc tout ceci voulez, il y a une accélération d'autant plus rapide qu'ils sentent qu'ils sont menacés. Donc si vous voulez actuellement le système c'est la fuite en avant, c'est la fuite en avant parce que ils veulent se protéger par tous les moyens et ils veulent surtout mettre en place ce qu'ils ont prévu. La la fin par exemple de du droit de véto par exemple la mise en place du super état qui va qui va régenter en réalité tous les États nations.

Madame Vleyen, il va à fond par rapport à cela. Donc il veulent faire passer le pacte migratoire, le pacte vert, tout ce qu'on tout ce qu'en fait les gens ne veulent pas. Donc toute une politique que les gens ne veulent pas ça.

Et le passé, ils ont une ils ont une majorité encore là. Donc nous évidemment on se bat pour s'y pour s'y opposer. Donc si vous voulez, on est c'est la fin un peu en quelque sorte de ce de ce cycle massrichien qui commence en 92, très décrié à l'époque par mon ami Philippe Deviler, par Philippe Segin, par enfin voilà et qui ils avaient totalement raison.

On avait totalement raison. Et là ce cycle est en train de se terminer et là ils se ils se se cramponnent, ils veulent aller, ils veulent faire passer tout ce que les gens ne veulent pas. Et cette mondialisation soi-disant rose, on le sait bien personne maintenant tout le monde a compris que c'était fini.

Et la réponse c'est le patriotisme économique. Alors Trump on donne une démonstration brutale mais nous on a toujours dit que Trump bon c'était très bien parce que c'était un patriote parce que voilà sauf qu'on savait très bien qu'il allait faire une politique pour les Américains. Mais il a été élu pour ça.

Ben bien sûr. Donc nous c'est à nous aussi de nous protéger de alors que au moment où je vous dis cela, madame Vleyen, elle elle multiplie les accords de libre échange avec la Nouvelle-Zélande et cetera. Mercosour évidemment contrairement à ce que le gouvernement de monsieur Berou nous disent non non c'est toujours en route.

On continue on continue à donner des fond au lieu de dire produisons européens produisons français produisons bien sûr et par ailleurs, on continue les crédits de préadhésion avec la Turquie et cetera pour qu'elle rentre dans l'Union européenne et cetera et cetera. Donc si vous voulez et l'élarchissement à tout craint de l'Union européenne alors que bien entendu c'est évidemment l'inverse qu'il faut faire. Mais alors Jean-Paul Garo quand même là je c'est je sais tout députés européens que je m'adresse au-delà même des étiquettes mais est-ce que c'est comment arrêter cette cette espèce de vous savez j'ai l'impression que chez la Vanderle enfin si je j'en crois ce que vous dites c'est euh nous étions au bord du gouffre mais depuis on a fait un grappin en avant c'est ça non mais je veux dire comment comment euh changer ça que ce soit gauche ou droite comment arrêter ou endiguer ou non mais oui oui.

Alors déjà, il y a des éléments qui arrivent, c'est-à-dire que nous, notre pression, elle est beaucoup plus forte au Parlement européen. On a quand même gagné les élections en France et dans d'autres pays. Donc même si nous n'avons pas encore la majorité au Parlement européen, nous arrivons à faire passer par exemple tout dernièrement, nous avons nous évitons nous évitons une chose qui tombe de bon sens qui le financement par la Commission européenne de promotion en faveur du port du voile au niveau européen. va être financé par la s ils en ont ils en ont déjà financé plusieurs campagnes.

Vous l'avez ça ça s'est arrêté tombé grâce à nous. Voilà par exemple c'est le dernier exemple et et le pardon et le financement des ONG pour peser sur les parlementaires européens. Merci d'en parler parce que s'il y a des détournements de fond, c'est bien là.

Là la Commission européenne et il y a des contrats qui ont été établis. La Commission européenne finance des ONG dans le cas d'un programme dit Life la vie euh auprès d'ONG donc à but environnemental hein très favorable bien sûr au pacte vert à tout ce qu'on déteste en réalité donc comme contrainte que ça va nous amener et des coûts considérables et tout ceci pour influencer des députés européens. Moi, j'ai saisi le parquet européen et là curieusement le parquet européen, l'Olaf si rapide dans notre dossier hein et bien là ne ne fait rien.

Hors des détournements de fond, il peut y en avoir. En tout cas, il faut une enquête. On se rappelle de quelques valises bourrées de billets dans certains salons de Bruxelles et appartements de Bruxelles catargate et là c'est des détournement de fond qui sont récents récents de réel crapuleux rien à voir avec ce qu'on nous reproche bien entendu.

Jean-Bolgaro continuera en tout cas en parler et en parler avec vous parce que c'est vraiment on est dans on sent un moment charnière de bouleversement non pas seulement européen mais mondial donc on va suivre ça. Merci, merci à vous monsieur.

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