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interviewLe Média (sur YouTube)· 2 juin 2025 27 min

"UNE AUSTÉRITÉ XXL" : POURQUOI LA MACRONIE CACHE LA VÉRITÉ SUR LES RECETTES DE LA SÉCU

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Media TV et le Mia 247, et d'activer la cloche. Faut faut arrêter, faut sortir du délire. Et effectivement, à un moment, si on continue comme ça, on héritera d'une dette.

Pourquoi ils ont privatisé des entreprises ? Pourquoi ils ont vendu des bâtiments publics ? C'est des gouvernements comme celui de Berou et de Macron qui ont voulu privatiser jusqu'à privatiser même les aéroports de Paris.

Souvenons-nous de ça. Ils sont revenus dessus mais ils voulaient le faire. C'est pas acceptable.

Les termes du débat, ils vont être mal posés, on le sait très bien. Donc dès le début, quand il dit ça, faut lui dire "On connaît la chanson, on sait ce qui va se passer. Au revoir !

Bonjour tout le monde. Je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant forcher. Avec tous les discours qu'on entend autour de nous, notre meilleure arme c'est de les connaître et de les comprendre.

L'extrême droite, aidée par des médias financés par les milliardaires, cherche à imposer sa vision en muselant la diversité des voix et en baffant le pluralisme. Pour y poster, le média lance Repipost, une campagne citoyenne cruciale pour bâtir une chaîne d'information indépendante et populaire. Sur les réseaux sociaux et la TNT francilienne, nous voulons porter les voix qui dérangent, celles qu'on ne veut pas entendre ailleurs.

Cette bataille pour la démocratie nous concerne tous. Rejoignez-nous et soutenez la repost sur campagne.v.fr.

Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi aujourd'hui au programme, François Baou va demander un effort au français et le gouvernement cherche à faire des économies sur le transport de patients.

C'est [Musique] parti. Les Français doivent faire des efforts. Vous commencez à connaître la chanson.

Non, ce n'est pas un ancien épisode. La Cour des comptes a dénoncé une situation alarmante tant l'année 2024 fut sombre à propos de la sécurité sociale ce lundi 26 mai 2025. La Cour des comptes rappelle que le déficit de la sécurité sociale s'est creusé à 15,3 milliards d'euros en 2024, soit 4,8 milliards d'euros de plus que la prévision initiale.

Libération écrit à ce rythme, le trou va passer à 22,1 milliards d'euros en 2025. La prévision de déficit 2027 est supérieure d'un tiers à ce qu'elles étaient en 2024, écrit la cour. Les rapporteurs est donc qu'à cet horizon, dans 2 ans, une crise de liquidité pourrait se matérialiser, comprendre un défaut de paiement.

Donc je dis le gouvernement va proposer aux français un plan de retour à l'équilibre des finances publiques et ce plan de retour à l'équilibre des finances publiques, il va demander un effort à tous les Français. le plus juste possible, mais euh un effort suffisant pour que la France sorte de cette situation dans laquelle on est montré du doigt et qu'on a laissé grandir au travers du temps. Peut-être vous souviendrez qu'il y a un homme politique, un seul qui a essayé de faire du sujet de la dette un grand sujet.

C'est le moment, c'est le moment du fishing for comme on dit. Le gouvernement cherche 40 milliards d'économies pour le prochain budget. Thomas, est-ce qu'on doit s'inquiéter là des propos de la Cour des comptes et de François Baot ?

Alors, d'abord sur sur la Cour des comptes, le rapport de la Cour des comptes est est assez clair. Il dit que le problème du déficit, c'est qu'il y a eu moins de rentrée fiscale parce qu'il y a eu des prévisions qui ont été trop optimistes, elles ont été revues à la baisse, donc il y a moins de rentrée fiscale. Ce qui ce qui veut dire qu'il y a qu'il y a un déficit.

Et là, là-dessus, personne ne le conteste. Moi, ce qui me dérange après, c'est que monsieur Moscovici, il se concentre sur la question des économies. D'ailleurs, il est passé à cet à vous.

Il dit voilà, il va falloir faire des économies. L'économie, c'est pas l'austérité. Bah, c'est un peu près la même chose.

Une politique de rigueur, c'est queon augmente moins les dépenses en fonction des des besoins. Et et le vrai problème, c'est que voilà, on est toujours dans le même débat, c'est-à-dire qu'on pose, on on se focalise sur la question unique des dépenses. Alors que le problème c'est c'est un c'est une question de de recette.

Cette année, c'est une question de recette d à des prévisions qui ont été beaucoup trop euh trop ambitieuses et un contexte qui a fait baisser ses prévision. Et quand on regarde sur l'ensemble des recettes, on se rend compte qu'il y a eu un certain nombre de baisses euh de cotisation notamment patronal qui ont asséché très fortement la sécurité sociale créant ce déficit. Donc moi, il faut vraiment être très clair là-dessus.

C'est pas qu'une question d'économie, c'est une question aussi de de de baisse de ressources qui coéit plus ou moins organisé. Et pour après le ce que ce que dit ce que dit Beou, c'est un peu près la même chose. C'estàd qu' on veut vraiment créer un effet de sidération.

Il part du principe qu'il y a un gros problème d'endettement, de surendettement. Et quand on regarde factuellement les choses, rien n'indique en fait que nous sommes, nous avons une dette certe qui augmente mais rien n'indique que nous sommes dans un véritable problème de surendettement comme des pays comme la Grèce ou d'autres d'Amérique latine ont connu. Ouais.

Ben tu l'as dit he, il y a Nicolas da Silva qui est économiste spécialiste dans la SQ aussi qui a avancé ses chiffres que tu viens de dire que sur le sur les 4,8 milliards d'euros d'écart avancés, 3,7 milliards proviennent des recettes insuffisamment dynamiques et que le dérapage entendu comme des dépenses supérieures à ce qui était prévu ne s'élève qu'à 1,1 milliards. On est donc loin de la mythologie du dérapage des dépenses. Est-ce que c'est ça qu'on essaie de faire oublier la la question des recettes qui est en fait centrales dans ces trous à chaque fois ?

Bah tout à fait. En fait, il y a une stratégie, moi que j'appelle la stratégie des de la caisse vide ou la stratégie des des conservateurs américains qui qui s'appelle affamer la bête. Vous affamer la bête pour ensuite mieux la réformer.

Vous réduisez les recettes, donc il y a moins d'argent qui qui rentre, vous avez des déficits, vous coupez dans les dépenses, donc le le service public fonctionne moins bien et à la fin vous réformez la totalité des choses. Et donc, vous voyez, on en est là là. C'està-dire qu'il y a eu vraiment une stratégie pour affamer la bête.

Et quand euh moi je me souviens même d'un rapport d'il y a à peine un an hein qui disait que si on on supprimait la plupart des revenus qui ont des exonération sur euh sur les les cotisations, notamment les heures supplémentaires qui sont exonérées de cotisation, si on ramenait ces cotisations, et ben la sécurité sociale, elle serait en excédent. Vous voyez ça, c'est un rapport d'il y a un an de 2024. Donc on voit bien que voilà la volonté ça a été pour des raisons hein compétitivité export euh on vous dit voilà il faut baisser les cotisations.

Si on baisse les cotisations, les entreprises sont plus compétitives, elles vont employer, elles vont beaucoup plus exporter. Or la majorité des études ont montré que ça n'avait pas créé d'emploi significativement et qu'à l'export, elles avaient pas non plus forcément progressé. Donc c'est des baisses de de de cotisation et ensuite vous vous créez un déficit et ensuite vous faites des économies et vous rendez la politique publique beaucoup moins efficace.

Donc il y a vraiment une stratégie derrière. faut pas ça c'est la stratégie de la caisse vide ou la strategie d'affamer la bête c'est très connu ça a été théorisé et c'est exactement ce qu'on ce qu'on applique monsieur moscici plutôt que de dire il y a eu un problème de recette il y a eu des exonération il y a eu des des plans qui ont été des des prévisions qui ont été mauvaises et donc on s'est trompé sur ce qu'on allait avoir comme type de recette il se concentre uniquement sur la dépense. Alors même vraiment il faut le rappeler rappelons-le.

On parle de l'assurance là, on parle de la santé. On parle majoritairement d'un d'un trou qui est fait par l'assurance l'assurance maladie. Et les dépenses dans les dans la santé, elles vont augmenter.

Elles sont obl forcées d'augmenter. Il y a pas d' d'autres alternatives sauf si on veut moins soigner les gens. Pourquoi ?

Parce que la population augmente, parce que la population vieillit. Vous avez 50 % de la population aujourd'hui qui a plus de 42 ans, un/ers qui a plus de 60 ans et donc ce sont ces gens-là qui sont touchés par des maladies qui coûtent cher. 80 % des dépenses de santé, elles font après 60 ans, vous voyez ?

Et donc là, c'est important d'avoir ça en tête. C'est-à-dire qu'il faut mieux accepter que ça va augmenter et aller trouver des recettes plutôt que de dire qu'il faut faire des économies à un moment où nous avons besoin justement de ces dépenses de soins. Les derniers traitements contre le cancer coûtent extrêmement cher.

Ils coûtent extrêmement cher. Ils sont remboursés euh par la sécurité sociale. C'est une bonne chose, n'est-ce pas une bonne chose ?

C'est une avancée sociale quoi. On va se passer de ces ces traitements contre le cancer pour faire des économies. Je veux dire c'est c'est complètement délirant.

Donc vous voyez à un moment il faut faut faire attention là structurellement ça va augmenter. Si ça augmente et ben il faut trouver des ressources. Si on coupe dans dans dans les dans les dépenses, très clairement, on va offrir une offre de soins qui va être de moins bonne qualité.

Puis tu dis faire des économies, faut le rappeler, à chaque fois qu'on fait des économies sur un service public, on finit par le payer beaucoup plus cher juste après, en tout cas les Français lambda, hein, pas les plus riches bien évidemment. Ouai. Alors soit on le paye tout à fait soit on le paye plus cher de de sa poche parce que on a recours à des assurances privées qui elle doit rémunérer les actionnaires et et dont le but est de faire du profit, ce qui est pas le cas de la sécurité sociale, même si un certain nombre de services publics aujourd'hui sont menés avec une idéologie de management du secteur privé avec les effets que nous connaissons, c'est-à-dire une offre de service qui est complètement dégradée.

Mais le privé doit faire du du business ou sinon à un moment l'État se rend compte qu'il a été trop loin et là il doit souprer comme avec l'hôpital de l'argent parce que il y a une pandémie, parce qu'il y a des besoins. Et là c'est toujours les grands discours de je vais me réinventer, je vais changer, c'est important le service public, on doit les applaudir et cetera. Alors qu'il y a eu une véritable volonté de d'affaiblissement à des choix politiques pour affaiblir service public pendant au moins une vingtaine d'années.

Le plus dégueulasse, c'est qu'on laisse s'accumuler la dette. C'est ce qui a avancé le premier ministre. Thomas, est-ce que c'est vrai ça ?

Alors oui, la dette augmente mais alors en fait quand il dit ça, ce qui ce qui me pose problème, moi il joue aussi avec nos enfants, on laisse la dette aux enfants et cetera. Ça agit de la peur ça ça fait peur. Voilà, c'est de dire en fait que nous sommes responsables parce que nous vivons au-dessus de nos moyens.

Alors pour peu qu'on connaisse un peu la France, ça être très difficile à entendre puisque les Français ont vécu le Covid puis ils ont vécu l'inflation. Ils ont dû quand même s'adapter à un certain nombre de situations. Et là, on va leur dire, vous vivez au-dessus de vos moyens et le fait que vous viviez au-dessus de vos moyens, vous allez faire payer vos enfants.

C'estàd vous allez donner en héritage à vos enfants une dette eux vont être face au mur et vont devoir faire des efforts. Et ce discours, en fait, ce qui m'étonne moi, c'est que ce discours est accepté par une grande partie de la population. Alors que vous savez dans dans la comptabilité de base, on l'a dit des millions de fois ici mais il faut le répéter, vous avez un passif, une dette et vous avez un actif.

Si mes parents me laissent une dette, je sais pas moi, de de 500000 € mais il me laisse euh 800000 € d'appartement, est-ce que je suis en endetté ou est-ce que j'ai un patrimoine ? J'ai un patrimoine, j'ai un patrimoine de 300000. Et là, c'est pareil, nous avons une dette effectivement élevée qui augmente mais nous avons un patrimoine et c'est les chiffres de l'INC qui couvrent un patrimoine public.

Je parle même pas du patrimoine privé. Je parle que des bâtiments publics, des entreprises publiques, des revenus financiers du public. Je parle pas non plus des œuvres d'art, de la tour efffel, de la Joconde et cetera qui sont inestimables.

Je parle vraiment du patrimoine public. Ce patrimoine public couvre entièrement la dette publique. Ce qui veut dire que en terme de public, la les générations futures héritent d'un patrimoine et pas d'une dette.

D'accord ? Si on commence à prendre l'épargne et cetera, on a une épargne qui couvre largement les dettes publiques et les dettes privées. Mais ça c'est une autre question.

Mais sur le patrimoine public, nous héritons pas d'une dette, nous héritons d'un patrimoine. Et la vraie question de monsieur Beou, c'est plutôt pourquoi pourquoi les gouvernements dans lesquels il a été successivement ont bradé notre patrimoine public et qui ont fait qu'il a fortement diminué ? Pourquoi ils ont privatisé des entreprises ?

Pourquoi ils ont vendu des bâtiments publics ? C'est ça en fait petit à petit, il brade notre patrimoine public et effectivement à un moment si on continue comme ça, on héritera d'une dette. Mais si on avait un fort patrimoine public, le même que l'on avait il y a quelques années, et ben probablement queon serait encore plus en sécurité face à la dette.

Et c'est des gouvernements comme celui de Berérot et de Macron qui ont voulu privatiser jusqu'à privatiser même les aéroports de Paris. Souvenons-nous de ça. Ils sont revenus dessus mais ils voulaient le faire. il vou le faire au nom encore une fois de la dette alors que on allait transmettre quelque chose de public à au secteur privé qui allait gagner énormément d'argent en ayant la une des premières portes sur la France du monde.

Donc voilà, monsieur Beou ferait mieux de regarder ce que ces politiques ont fait ces dernières années, y compris sur la dette parce que c'est le gouvernement de Macron qui a aussi fortement augmenté la dette plutôt que d'imposer comme ça des mesures très fortes aux Français. Euh François Baou a dit que les Français allaient devoir faire un effort. On a l'habitude de l'entendre dans tous les ans.

On dit les Français doivent faire un effort. Mais il a promis que cet effort demandé au français serait juste. Est-ce que tu y crois ?

Bah le problème c'est qu'en fait quand on regarde le dernier quinquena, bon on peut on peut regarder la politique sur 30 ans mais regardons les le dernier quinquena de Macron et le début du quinquena. En fait, ce qui s'est passé, c'est que ceux qui ont été gâtés par ce quinquena sont les entreprises pour 40 milliards et une partie des ménages pour 30 milliards avec des baisses d'impôts. Euh ces baisses d'impôts, notamment sur les entreprises étaient ont été avancés avec des résultats qui devaient être magiques en terme d'investissement, en terme de création d'emploi, ce qui n'a pas été le cas.

Or aujourd'hui, comme ça n'a pas été le cas, une grosse partie du déficit s'explique par ses baisses, par ses baisses d'impôts. Et là, que nous propose monsieur Ber, c'est que tout le monde se sert la ceinture. Alors, j'attends de voir parce que peut-être qu'effectivement des gens accepteraient de faire des efforts s'ils sont proportionnés.

C'est-à-dire que si vous avez euh ceux qui ont été le plus gâtés qui acceptent de revenir sur ces baisses d'impôts et ainsi de suite et ainsi de suite et que c'est proportionné, moi je suis persuadé qu'une peut-être qu'une partie des Français accepterait de faire des efforts. Après, il faut que ces efforts euh il faut pas que le remède soit pire que le mal. Faut pas que ces efforts aient un impact négatif parce que ça aura un impact négatif sur la croissance parce que dans ce cas-là là c'est la catastrophe.

Mais mais je suis persuadé que il va nous faire ce discours-là et puis qu'après il va faire son cadrage comme d'habitude en disant on ne touche pas aux impôts, on ne touche pas à c, on ne touche pas à ça et à la fin tout sera concentré uniquement sur des économies sur les retraités qu'il a en ligne de mire depuis le début et sur l'assurance maladie. C'est parce que l'assurance chômage, on a déjà fait plein de réformes. Donc ce sera sur les médicaments euh à débourser ou à faire payer plus cher ceux qui gagnent mieux euh les médicaments.

Euh et ce sera sur les retraites. Donc il faut être méfiant. On on connaît Beou, on connaît sa méthode.

Sa méthode c'est de dire "Je fais un conclave sur les retraites puis je vous envoie une note de cadrage." Donc ça veut dire queon peut plus faire grand-chose puis je vous dis que à quel âge il faut et puis je vous dis puis je vous dis et à la fin donc il y a qu'une seule solution possible, c'est celle qui veut. C'est-à-dire on doit faire travailler les gens plus longtemps, voilà, où on baisse les pensions.

Voilà. Et ben là, ce sera pareil, ce sera tout le monde doit faire un effort mais on doit pas toucher aux entreprises, mais on doit pas toucher aux plus riches pour l'activité, mais vous savez les entreprises, on est le pays le plus taxé au monde, donc on donc on touche pas. Donc à la fin, on touche que au retrait et à l'assurance maladie.

Donc c'est pas acceptable les termes du débat. Ils vont être mal posés, on le sait très bien. Donc dès le début quand il dit ça, faut lui dire on connaitt la chanson, on sait ce qui va se passer.

Au revoir. Quand on entend de la part de François Vou que le pays est surendetté, que il faut qu'on participe toutes et tous, que la situation est alarmante, est-ce qu'on n'est pas là comme d'habitude, j'ai envie de dire sur une stratégie politique pour orienter la stratégie de baisse des dépenses et encore une fois ne pas parler des recettes ? Est-ce qu'on fait porter le encore une fois le poids de la dette et des dépenses sociales pour alimenter l'idée reçue que bon bah voilà, c'est le SMAR ou ou le chômeur [Musique] qui appauvrit la France ?

Si si si. Et c'est quoi son but dans toujours continuer cette idée reçue pas toucher au modèle ? Moi, je pense que la stratégie politique qu'il a derrière, je pense en terme de stratégie, euh beaucoup à droite partent du principe en fait que celui qui va mener les réformes contre sa population va en ressortir vainqueur.

Un petit peu comme Toucher l'a fait avec les mineurs. Personne n'avait réussi à mettre à quatre pattes les mineurs. Elle a réussi à le faire et à partir de ce moment-là, le patronat s'est dit "On peut tout faire." Personne n'avait réussi sauf elle.

Elle a tenu contre la population. Elle a tenu, elle a fait les réformes et en fait elle en est sortie gagnante. Et dans la tête, dans le logiciel des gens de droite de de Macron, même une partie du PS de Macron jusqu'à jusqu'à la la droite Rotaillo, il y a cette il y a cette idée de dire voilà celui qui fait les réformes est courageux et Macron a cédé, moi je vais pas céder, je vais faire ces réformes là.

Ça je pense c'est le logiciel de base. Mais après dans l'analyse globale, bah tout est quasiment faux. C'estàd parler de de de de surendettement. qui je veux dire quand on regarde les vrais les les vrais indicateurs, on l'a dit plusieurs fois ici, les investisseurs veulent toujours acheter notre dette très fortement.

Euh les taux d'intérêt sont plutôt faibles, moins élevés que des des pays aussi puissants que les États-Unis. Euh l'épargne française est à son plus haut niveau. Euh il y a aucune raison demain que la France ait le scénario de la de la la Grèce.

La je dire c'est pas du tout le même les mêmes les mêmes conditions en Grèce. Il y a aucune raison et pourtant c'est ce qu'on vous rabâche constamment. Donc oui, on pourrait dire on doit surveiller la dette, il faut faire attention, il faut un programme de réduction, on va dire, mais beaucoup moins beaucoup moins rapide.

Il y a plein de solutions qu'on pourrait mettre sur la table. Or là, c'est la la volonté de créer un effet de sidération pour que les gens aient très peur. Pour que les gens aient très peur alors qu'on a tout fait honnêtement pour que les marchés ne nous fassent pas confiance.

Comme on l'a dit plusieurs fois ici, Bruno Lemire, les services de Bruno Le sont trompés sur les déficits. Aujourd'hui encore, on se demande comment ils ont pu se tromper. Euh, on a baissé la fiscalité sans conditions.

Euh, il y a plein de choses pour la sécurité sociale, par exemple, on a financé le Ségure ce des ce qui est ce qu'on avait promis sans sans aller chercher un financement. On a juste augmenté donc on l'a financé par le déficit. Donc, il y a plein de choses comme ça qui ont été faites et en fait euh les marchés financiers nous font tout le temps autant confiance.

Donc, il faut pas dramatiser la situation. Il dramatiseer la situation pour pouvoir avoir son agenda de réforme à faire et que les gens euh l'acceptent un peu plus, on va dire parce qu'ils vont pas l'accepter hein, parce que c'est très dur, mais l'accepte un peu plus parce qu'il y a cette peur qui est agitée. Les taxis sont en colère depuis mi-méai, les chauffeurs de taxi sont mobilisés et multiplient les actions.

Leur mal-être est connue et crié depuis des années. Ils ne s'en sortent plus. surtout face à la concurrence accrue des VTC ubérisé où la plateforme américaine n'a pas du tout les mêmes charges sociales et salarie ces chauffeurs en auto-entrepreneur pour toujours réduire les coûts.

Ici, les taxis luttent aussi contre la nouvelle tarification qui doit s'appliquer à partir du 1er octobre aux quelques 40000 artisans conventionnés réalisant du transport de patients. La tarification sera désormais la même pour tous, un forfait de 13 € plus un tarif kilométrique basé sur le tarif préfectoral des taxis dans chaque département. Une majoration de 15 € est prévue dans les grandes agglomérations pour prendre notamment en compte les bouchons.

Des taxis annoncent une perte de chiffre d'affaires. À noté, 85 % des taxis font du transport de patients selon les chiffres de la Fédération nationale du taxi. Et lorsqu'ils en font, cette activité représente en moyenne 50 % de leur chiffre d'affaires.

Selon les chiffres de l'assurance maladie, la proportion peut monter à 80 % ou encore voir plus pour certains d'entre eux selon la même source. Et le gouvernement a promis d'agir sur les VTC, notamment sur les méthodes de racollage parfois illégales avec des contrôles intensifs qui seront menés via des opérations ciblées dès cette semaine. Je cite le gouvernement.

Thomas, on entend beaucoup d'idées reçues sur les taxis. C'est un sujet qui est un peu méconnu. Comment tu analyses toi leur colère cette fois-ci ?

Bon, moi je pense que dans dans les solutions, on part vraiment dans tous les sens. Il faut faut regarder la base effectivement et là tu l'as bien rappelé euh Uber est une concurrence déloyal envers les taxis qui s'est installé qui s'est installé parce qu'il a été soutenu politiquement. L'ubérisation de l'économie ça a été théorisé par Macron.

Donc une grosse partie des politiques était était favorable à Uber. Uber qui est une entreprise, tu l'as rappelé, qui emploie des des des VTC en auto-entrepreneuriat. Et donc c'est eux qui paye la charge, eux qui payent leur voiture et qui n'ont pas les mêmes réglementations.

Par exemple, euh les taxis ont un peu plus de réglementation. Ils doivent avoir un casier judiciaire vierge et cetera. Il y a il y a beaucoup plus de réglementation et de charge sur les nombres d'heures et cetera.

Euh ce qui n'est pas le cas des des auto-entrepreneurs. Donc ça s'est développé massivement massivement et et eux ont vécu ça effectivement comme une concurrence des loyelles qui a fait baisser le prix de la plaque. Puis ils n'ont pas la même fiscalité non plus.

Ils n'ont pas la même fiscalité. Le prix de la plaque a baissé. Le prix de la plaque a baissé alors que vous savez la plaque valait 200000 €.

Maintenant elle vaut elle est à un moment descendu jusqu'à 120. Elle vaut un peu plus mais la plaque qui est en fait la la retraite le fond de commerce du taxi a fortement baissé. Donc, il y a eu il y a ce contexte-là euh dans dans lequel les taxis ont évolué depuis à peu près 10 ans.

Euh, il y a le transport sanitaire qui s'est développé. Alors, c'est pas les taxis qui ont choisi le transport sanitaire. C'est-à-dire que il y a eu des politiques qui ont été menées, par exemple, du tout ambulatoire.

Aujourd'hui, vous faites opérer mais même vous avez une petite intervention de contrôle, je sais pas, une coloscopie. Vous sortez de l'hôpital, après une anesthésie, vous n'avez pas le droit de rentrer seul. on doit vous ramener.

Donc si personne ne vous ramène, bah vous faites appel à un taxi de un transport sanitaire qui et en plus de 50 % des cas, c'est un taxi. Donc vous voyez donc il y a eu c'est une conséquence et ce n'est pas le taxi qui choisit, c'est le médecin qui signe. Donc vous voyez donc moi je comprends que finalement ils sont dit voilà il y a il y a il y a quelque chose qui se développe, on a on a le droit de le faire, ça va avec les politiques d'économie à l'hôpital hein, l'ambulatoire et cetera.

Donc nous nous sommes là pour assurer un transport de malades et que aujourd'hui on leur dise c'est vous le problème. On doit faire des économies sur vous parce que d'ailleurs plus largement on a un problème de déficit donc on doit économiser partout. Donc j'arrive à comprendre leur colère dans le contexte de concurrence déloyal déjà qui leur est attribué et dans le fait que ils ont un moment servi à compenser des économies qui étaient fait ailleurs.

On rappelle aussi que pendant le Covid tout le monde éit heureux que les taxis soient là et qui transportent des malades à l'époque dans des conditions sans masque et cetera que eux-mêmes ont dû payer pour mettre les les vitres et c enf prendre des leurs précautions. Donc j'arrive à comprendre leur colère. Euh, tu l'as dit, il y a pas du tout que les taxis pour particulier, hein.

Ça d'ailleurs c'est accessible à pas grand monde. Il y a le transport sanitaire. Les dépenses liées au transport en taxi ont augmenté de près de 40 % depuis 45 % pardon depuis 2019.

C'est ce qu'indique l'assurance maladie. Et le gouvernement cherche donc à faire des économies avec cette réforme, hein, on les connaît. Ils veulent freiner de 300 millions d'euros par an d'ici 3 ans la croissance des frais de transport sanitaire dans leur ensemble.

Thomas, pourquoi les dépenses augmentent dans ce domaine et qu'est-ce que ça va produire cette réforme ? Parce que toi, tu parles de de danger carrément. Non, mais en fait tout le transport sanitaire augmente.

Je veux dire là, on a ce chiffre de 2019 à 2024, une augmentation de 45 % ou là là, mais tous les ans il augmente, il augmente un près de 5 % par an depuis 10 ans. 5 % par an, c'est quand même pas mal. Pourquoi ? comme on l'a dit, parce que il y a une politique de de fermeture des petits hôpitaux, de fermeture des petits centres de soins, de concentration des grands pôles d'excellence.

Quand vous avez une maladie grave, il y a un pôle qui va être dans telle ville et quand vous habitez loin, vous devez y aller pour vous faire une chimio, une opération et cetera. Donc, il y a une concentration quandme, il y a une volonté politique, voilà, de concentrer, de fermer des lits, de fermer des petits hôpitaux et de concentrer l'offre hospitalière pour des raisons des d'économie d'ailleurs. Donc ça ça a été ça ça a été ça a été très clairement la politique qui a été mise en place.

Ensuite euh c'est pour ça que le transport sanitaire augmente. Ensuite quand on regarde 2019 à 2024, vous faites un un taux de croissance cumulé 5 % 5 % 5 % 5 % avec la formule, vous prenez en compte l'inflation. Euh déjà le chiffre de 45 % il paraît un peu moins important.

Vous voyez, c'est important vraiment de prendre tous les éléments parce qu'il y a eu de l'inflation sur le prix des carburants et cetera et donc c'est important mais il faut le dire, ça va augmenter en fait aujourd'hui vouloir baisser l'offre de transport sanitaire. Alors, je sais pas, on peut la remplacer si vous voulez par des busques, des choses comme ça, mais elle va augmenter parce que la, je l'ai dit dans le sujet d'avant, parce que la population vieillit et vous regardez aujourd'hui le l'utilisation du transport sanitaire par tête, il est très élevé dans des villes où il y a une majorité de vieux et où il y a l'offre de soins la plus faible. Donc, c'est clair, net, précis, on a la raison.

Vous vous êtes une vieille dame, vous vivez dans dans un endroit où il y a pas votre pôle d'excellence pour vous soigner et vous avez 70 ans, donc une maladie plutôt de longue durée, plutôt grave. bah vous devez prendre un taxi pour aller dans le pôle le plus de compétence le plus proche qui va vous soigner. Donc c'est c'est comme ça.

Ça va être comme ça. Après moi ce qui m'étonne c'est que quand on fait des économies, ça veut dire quoi ? L'économie c'est de vouloir faire du covoiturage.

Enfin je sais pas la maladie c'est quand même quelque chose d'important. Vous venez de faire une chimio, vous vous rentrez, vous avez la nausée, on va vous obliger à partager votre taxi avec quelqu'un d'autre. Enfin dans quelle société on va là ?

Vous êtes vous êtes une vieille dame malade. Vous avez vous vous subissez vous-même les les politiques qui ont été appliquées ces 20 dernières années. C'estàdire pas d'offre de soins à côté et cetera. un un trajet qui est remboursé, il est remboursé, il a été mis en place pour faire d'autres économies ailleurs et on va vous imposer peut-être d'attendre une demi-heure, tris qu4 d'heure de plus après une chimio pour attendre l'autre patient qui va vous faire je sais pas moi, peut-être 40 minutes de trajet en plus pour vous ramener chez vous.

Faut faut arrêter, faut sortir du délire. C'est c'est c'est on est en train de faire des économies de bout de chandelle et et on les fait on les fait sur le bien-être infiné parce que c'est ça, c'est du transport de malad sur le bien-être infiné des malades. Alors s'il y a des abus, on est tous d'accord, il faut les corriger.

Nous sommes tous d'accord. S'il y a des gens qui ont triché et tout, il faut qu'il soit mais la tendance de fond, il faut pas se mentir, elle va augmenter. Elle va augmenter avec des désertifications médicale, avec la population qui vieillit, elle va augmenter.

Donc le transport sanitaire, c'est un vrai enjeu du futur. Mais c'est toujours la même chose dans l'impression que avec les premières économies, c'est-à-dire enlever des hôpitaux, fermer des services et cetera, il crée des nouvelles dépenses et après il faut refaire des économies sur ces nouvelles dépenses. C'est c'est vraiment le serpent qui se Ouais, c'est exactement ça.

C'est et c'est au final la stratégie de voilà de comme on l'a dit tout liquider, affamer la bête que ça fonctionne de moins en moins bien. Mais qu'est-ce qui se passe infine ? C'est quoi ?

C'est on va demander à quelqu'un qui va aller se faire soigner de alors s'il peut plus prendre de taxi, si on lui rembourse plus le taxi sanitaire, bah qu'est-ce qu'il va faire quand il va même se faire une opération de contrôle après une anesthésie ? Qu'est-ce qu'il va faire ? Et ben, il va rentrer tout seul.

S'il a pas de parents et tout, qu'est-ce qu'il va faire ? Benah, il va pas écouter, il va rentrer tout seul. Ce qui est dangereux, si les médecins vous disent qu'il faut un taxi pour vous ramener après une anesthésie, c'est que vous avez des risques de tomber, enfin il y a un danger, c'est un médecin qui le dit.

Donc si quelqu'un même le médecin lui dit qu'il y a il y a moins d'offres parce qu'il y a moins de remboursement, il y a moins de taxis qui veulent faire ça, il va prendre là justement c'est lui qui va le subir, vous voyez ? et et c'est pareil quelqu'un qui va être malade, bah il va prendre le les transports publics. On va imposer à quelqu'un qui va aller se faire un traitement lourd de ne pas avoir un petit peu de de confort dans le traitement d'une maladie qui est lourde.

Voilà où est-ce qu'on en est. Voilà où la 7e puissance veut faire des économies sur ses malades. C'est pour ça que tu parles de réforme dangereuse.

Bah bien sûr que c'est une réforme dangereuse parce que encore une fois c'est exactement ce qu'on a dit, c'est qu'à un moment les ajustements se feront toujours. S'il y a moins de remboursement, il y aura probablement moins d'offres au bout d'un moment. Et qui c'est qui payera l'ajustement ?

C'est la personne qui est malade. On parle du transport de malade. Voilà, on parle pas d'un transport de confort pour aller dans une discothèque et rigoler.

On parle du transport de malade. Et on voit que ce transport de malade est très réglementé à des interventions chirurgicales et cetera, à des infections de longue durée et que voilà, il faut pas que à un moment c'est c'est une population qui vieillit va être une population qui aura des besoins de santé et il faut plutôt se préparer à les accompagner plutôt que de faire des réformes brutales qui frappent toujours encore une fois les mêmes. Et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant Porsché.

J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique et face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultra conservateur stérrain qui veut installer l'extrême droite au pouvoir, le média lance Repost, une contreoffensive vitale et citoyenne. C'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'infos populaire et indépendante capable de percer sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne pour donner enfin la parole à celles et ceux qu'on ignore.

Ensemble, reprenons le terrain et protégeons notre démocratie. Soutenez-nous sur campagne.v.fr. frateurs, abonnés, donatrices et sociaux, je vous dis à la semaine prochaine. [Musique]