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InterviewC à vous (sur YouTube)· 15 janvier 2026 52 minComplaisantMixteInstitutions & électionsDéfenseEurope & internationalSolidarités & famille

Les politiques selon Alain Duhamel - C à Vous l’intégrale - 15/01/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le président de la République a aussi appelé à des efforts pour accélérer le réarmement de la France d'ici 2030. Il faudra trouver 36 milliards d'euros dans un pays qui n'arrive toujours pas à voter un budget. Sur ce sujet, il peut être encore entendu?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous avez une phrase à son égard dans le chapitre que vous lui consacrez: 'Et si la principale réussite politique de M.Le Pen s'appelait J.Bardella?'

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi un rôle impossible?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes conscient de cette influence que vous avez sur les politiques?

  • 25:00FerméeRéponse directe

    C'est désespérant?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00A.DuhamelFait
    « Son pouvoir d'influence budgétaire s'est réduit comme une peau de chagrin. »
  • 10:00A.DuhamelFait
    « Elle ment avec un aplomb incroyable et avec la prétention de la pureté idéologique. »
  • 15:00A.DuhamelFait
    « Il a une capacité, qui est une chance pour lui, à ressembler à ses électeurs, notamment ceux de son âge. »
  • 20:00A.DuhamelFait
    « Je suis tellement vieux, j'ai fait tellement d'émissions... J'ai tellement commenté et je fais tellement partie du paysage. »
  • 25:00A.DuhamelFait
    « C'est un régime iranien qui est lui-même désespérant et qui est traité par l'homme le plus puissant du monde de façon tellement instable et primaire qu'on a honte pour les Américains qui ont voté pour lui. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Salut à tous les 5.

A la une, un cobra dans une peau de loutre. - J.-L.Mélenchon: Il a une forme de bonhomie qui vous met à l'aise.

Maintenant, attention. La bonhomie du personnage, c'est un cobra dans une peau de loutre. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.Duhamel.

C'est vous, ce cobra dans une peau de loutre! C'était J.-L.Mélenchon qui parlait de vous dans ce documentaire qui sera diffusé dimanche sur France 5.

Des leaders politiques qui parlent de vous...

Et vous croquez le portrait de 60 d'entre eux. Des hommes et des femmes politiques, acteurs majeurs de la Ve République. Ce livre est à paraître la semaine prochaine.

La défiance Des Français à l'égard des médias s'installe. - E.Tran Nguyen: Défiance vis-à-vis du système plus que vis-à-vis des journalistes. - A.-E.Lemoine: "C'est un monde brutal dans lequel il faut faire plus vite et plus fort", a déclaré E.Macron. - P.Cohen: Jamais, lors de voeux aux armées, un président n'avait évoqué des menaces qui ne sont plus virtuelles.

Elles sont réelles et s'incarnent avec 2 empires menaçant les conquérants. Il a parlé du Groenland et de l'Ukraine. C'est un 1er motif d'étonnement. - A.-E.Lemoine: Autant de sujets qu'on vous soumet ce soir, A.Duhamel.

A la une, un retour sur Terre prématuré. - L.Sénéchal: Rapatriement sanitaire réussi pour l'équipage de l'ISS.

On ne sait pas de quoi il souffrait. Je vous parlerai du 1er homme malade de l'histoire dans l'espace, en 61. - A.-E.Lemoine: Il a été opéré? - L.Sénéchal: Non, juste malade. - A.-E.Lemoine: La souffrance d'une championne... - J'ai commencé à avoir des crises de stress.

J'ai vu une neurologue. Le corps ne peut plus tolérer des choses qui, pendant des années, ont été tolérées. - L.Amar: G.Papadakis règle aujourd'hui ses comptes... - A.-E.Lemoine: Après 20h, A.Ducret et A.de Malherbe.

Et Pierre? - P.Lescure: Que du beau monde!

C'est le titre d'un bouquin qui regroupe 20 grandes interviews des débuts des "Inrockuptibles". - A.-E.Lemoine: Vous serez face à A.de Malherbe, une intervieweuse.

B.Chameroy est de retour avec R.Beaufour. - B.Chameroy: Bonsoir.

Je suis très curieux de savoir ce que nous prépare Rebecca. Sur la table, il y a du gros sel et des lingettes! - A.-E.Lemoine: Des lingettes au gros sel! - R.Beaufour: Des Saint-Jacques, mais comme Bertrand va les ouvrir, il aura besoin de se laver les mains. - B.Chameroy: Vous allez être surprise.

Je suis champion d'ouverture d'huîtres... - R.Beaufour: On verra ça tout à l'heure. - B.Chameroy: Ca n'intéresse personne. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'édito de Patrick.

En matière de défense, E.Macron veut que la France aille plus vite et plus fort? Et que l'Europe protège le Groenland. - P.Cohen: Message adressé lors de ses voeux aux armées par un président qui m'a paru avec un oeil rouge...

Vaisseau éclaté, rien de grave. "L'oeil du tigre", a-t-il plaisanté avant de débuter son discours. On retient une phrase, un passage calibré pour être repris partout sur la nécessité d'être fort dans un monde dominé par les rapports de force. - E.Macron: L'accélération des périls commande d'accélérer le réarmement de la France.

Pour rester libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant. - P.Cohen: Puissance qui signifie aller vite et fort, avec des efforts à poursuivre.

E.Macron se félicite du quasi-doublement des crédits militaires sous ses 2 quinquennats. Il en appelle aux parlementaires.

C'était le seul message intérieur de ce discours. La rallonge de 3,5 milliards prévue cette année pour l'armée dépend d'une loi de finances qui est toujours dans les limbes. - A.-E.Lemoine: Il a aussi été question des menaces extérieures. - P.Cohen: Groenland et Ukraine.

Si on nous avait dit il y a quelques mois qu'une menace américaine viendrait prendre le pas sur le péril russe, personne n'y aurait cru. Sur l'Ukraine, on a appris que la France fournissait à Kiev les 2/3 de ses capacités de renseignements, à la place des Etats-Unis. E.Macron a insisté sur l'utilisation par les Russes pour la 2e fois d'un missile particulier, Orechnik, qui veut dire "noisetier".

Il est très difficile à intercepter. - E.Macron: C'est un signal très clair d'une puissance dotée qui a décidé de se doter de telles capacités.

Ce message est clair. Pour tous ceux qui pensent que la Russie, c'est une question qui ne nous concerne pas, il doit être reçu 5/5. Nous sommes à portée de ces tirs. - P.Cohen: Un missile qui serait capable d'atteindre Paris en 20 minutes. - A.-E.Lemoine: Au Groenland, ça réagit enfin. - E.Macron: La France et les Européens doivent continuer, partout où leurs intérêts sont menacés, d'être là sans escalade mais intraitables sur le respect de la souveraineté territoriale. - P.Cohen: La France enverra des moyens supplémentaires au Groenland.

Le chef de l'Etat n'en dit pas plus. C'est très modeste. C'est une mission d'entraînement qui a été dépêchée hier avec 2 ou 3 soldats suédois, 2 Norvégiens, une quinzaine de Français et 15 officiers britanniques, hollandais et finlandais.

Mais diplomates et militaires expliquent que c'est un signal de solidarité avec le Danemark et de détermination à l'égard des Etats-Unis, et que personne n'envisage d'entrer en conflit armé avec l'US Army. Reste une administration Trump toujours aussi déroutante. Une réunion entre les autorités danoises, groenlandaises et américaines a tourné au dialogue de sourds. - P.Cohen: Les Américains ont répété qu'ils voulaient ce territoire.

D.Trump a ajouté un nouvel argument à sa panoplie: si l'Amérique veut le Groenland, c'est pour empêcher les Chinois et les Russes de faire de même. - P.Cohen: La Chine ou la Russie n'ont jamais exprimé de convoitise particulière sur le Groenland.

Rien ni personne n'empêche les Etats-Unis de rouvrir les bases militaires qu'ils ont fermées après la chute du bloc soviétique et d'y renvoyer les milliers de soldats qui y étaient positionnés. Il n'y en a plus que 150 aujourd'hui. Ils ont signé cet accord de défense avec le Danemark en 51. - A.-E.Lemoine: La France et l'Europe peuvent être craintes par Trump et par Poutine, comme le souhaite E.Macron? - A.Duhamel: Il faut d'abord qu'elles soient prises au sérieux, ce qui n'est pas le cas.

Il y a un défaut d'énergie collective, donc une absence d'identité politique collective qui est un des gros problèmes. Ce que je vais dire, je ne le dis pas par nationalisme. Ca n'est pas mon registre.

La France est l'un des seuls pays cohérents en Europe, quasiment depuis toujours, c'est-à-dire à vouloir à la fois, notamment dans la période post-gaullienne, une solidarité européenne et une autonomie vis-à-vis des Etats-Unis. C'est là où il faut trouver un équilibre. Jusqu'à une période très récente...

En ce sens, Trump est une bénédiction. Il oblige à se poser les questions qu'on ne voulait pas se poser avant. Et sans les Etats-Unis, comment on fait?

Sous les Etats-Unis, comment on s'y prend? - A.-E.Lemoine: Le président de la République a aussi appelé à des efforts pour accélérer le réarmement de la France d'ici 2030.

Il faudra trouver 36 milliards d'euros dans un pays qui n'arrive toujours pas à voter un budget. Sur ce sujet, il peut être encore entendu? - A.Duhamel: Son pouvoir d'influence budgétaire s'est réduit comme une peau de chagrin.

Il n'y a aucun doute. Maintenant, en ce qui concerne les crédits de la Défense nationale, il y a un quasi-consensus parlementaire qui n'existe pratiquement sur aucun autre sujet, mais qui est en lui-même une bonne chose. D'abord, le financement de la modernisation de l'armée est un objectif dont tout le monde reconnaît qu'il est nécessaire et urgent.

Les députés et les sénateurs, le problème vient plutôt des députés souvent, ils sont plus ouverts qu'ils ne l'étaient auparavant. Autrement dit, la défense s'en sort moins mal que tous les autres ministères. - A.-E.Lemoine: E.Macron ne fait pas partie des 63 portraits qui composent votre nouveau livre.

Vous avez déjà consacré 2 ouvrages à E.Macron. Vous ouvrez ce livre par le portrait de G.Attal, dont vous dites qu'il a l'avenir devant lui mais pas de calendrier.

Mais il a ce privilège précieux: le temps. Vous lui donnez le conseil de ne pas être trop pressé, quitte à laisser passer son tour et 2027? - A.Duhamel: Si je commence par G.Attal, c'est parce que c'est classé par ordre alphabétique.

Les portraits se terminent par Zemmour. - A.-E.Lemoine: De A à Z. - A.Duhamel: C'est pas une prise de position politique.

Cela étant, pour G.Attal, c'est évident qu'en ce qui concerne les ressources politiques personnelles, les motivations, les qualités et les défauts des politiques, c'est un jeune animal politique, mais c'est un animal politique. Il n'y en a pas 10. - A.-E.Lemoine: Il y a un autre animal politique à la lettre B, après Badinter et Balladur: J.Bardella.

Vous le qualifiez de "cas". C'est le plus jeune chef d'un parti politique de toute l'histoire de France. Selon vous, ce n'est pas seulement une créature de M.Le Pen.

Il vous impressionne? - A.Duhamel: Il ne m'impressionne pas, notamment parce qu'il manque de culture, c'est évident, mais il m'intéresse parce que, contrairement à tous les calculs de probabilités théoriques, il a l'air d'être véritablement à l'aise dans un rôle impossible à son âge.

Ca, ça prouve qu'il a quelque chose. Ca fait peut-être pas plaisir...

Ca n'en fait pas une personnalité complète. Je répète que la dimension culturelle est trop absente. Elle l'est déjà chez M.Le Pen, mais lui, ça va plus loin. - P.Cohen: Pourquoi un rôle impossible? - A.Duhamel: C'est un rôle impossible parce qu'à l'âge qu'il a...

Evidemment, vous allez me dire que je suis mal placé pour parler de ça. A l'âge qu'il a, on lui demande une maturité, une autorité et une habileté qui se rencontrent rarement chez un quasi-trentenaire. Pour trouver des hommes politiques de la même influence à qui on demande des choses... - P.Cohen: On lui demande d'être présidentiable. - A.Duhamel: Et aussi visible sous le regard de tout le monde.

Pour trouver quelqu'un de cet âge-là, il faut remonter à la Révolution. Depuis la Révolution, non. Quand on a cet âge-là, on ne compte pas, mais lui, il compte.

S'agissant de lui, je ne suis pas suspect de partager ses idées, mais...

Il a une capacité, qui est une chance pour lui, à ressembler à ses électeurs, notamment ceux de son âge. Et des quartiers dont il vient. Il leur ressemble.

Les gens le sentent. - A.-E.Lemoine: Vous avez rencontré J.Bardella à plusieurs reprises.

Ce n'est plus le cas de M.Le Pen... - A.Duhamel: Je n'ai jamais rencontré en tête-à-tête ou en déjeuner... - A.-E.Lemoine: Les relations avec M.Le Pen sont devenues glaciales. - M.Le Pen: Monsieur Duhamel, est-ce que vous avez pris conscience que c'est dans la zone euro que la crise a été la plus grave? - A.Duhamel: En Europe!

C'était aussi grave dans la Grande-Bretagne. - M.Le Pen: Non, monsieur.

Le Danemark, le Royaume-Uni...

Ils s'en sortent...

Vous avez lu "Der Spiegel"? Il la reprend sur l'accent allemand. - A.-E.Lemoine: C'est l'un des extraits qu'on retrouve dans le documentaire diffusé dimanche.

On vous sens hors de vous. Depuis, vous ne vous parlez plus? - A.Duhamel: Oui.

Ca va vous paraître extrêmement candide de la part d'un journaliste de mon âge...

Je déteste les menteurs. En politique, on en rencontre! J.Chirac était célèbre.

Mais elle, elle nie des faits, qui, en plus, sont acquis, mesurables, que tout le monde peut connaître. Elle disait que la Grande-Bretagne allait mieux...

Dans la même interview, elle a soutenu qu'il y avait une demi-douzaine de gouvernements européens qui préparaient leur sortie de l'Europe. Tout ça parce qu'il y avait des partis d'extrême droite dans ces pays qui souhaitaient la sortie de l'Europe. Elle ment. - P.Cohen: Elle n'est pas seule à tordre les faits. - A.Duhamel: Elle ment avec un aplomb incroyable et avec la prétention de la pureté idéologique. - A.-E.Lemoine: Vous avez une phrase à son égard dans le chapitre que vous lui consacrez: "Et si la principale réussite politique de M.Le Pen s'appelait J.Bardella?" - A.Duhamel: C'est ce que je pense.

Elle n'a jamais rien fait de bien en politique, sauf d'avoir trouvé quelqu'un susceptible de jouer un rôle que, vraisemblablement, elle ne parviendra pas à jouer. C'est très rare et...

Pour le coup, je lui rends grâce. Je reconnais que c'est rare et bien. Très rare et très bien.

Elle se prépare un dauphin qui régnera là où elle ne portera, elle, jamais la couronne, et chez les personnalités politiques, ceux qui se préparent un dauphin comme ça, alors même qu'ils n'atteignent pas leurs objectifs, il n'y en a pas beaucoup. - A.-E.Lemoine: Le choix des portraits est arbitraire.

Vous prévenez vos lecteurs dès l'introduction que parmi eux, certains politiques chercheront vainement leur nom dans ce livre. En 2007, vous aviez publié "Les Prétendants". S.Royal n'était pas présente dans l'édition originale.

Elle s'en souvient encore. - S.Royal: A.Duhamel écrit des livres sur les différents candidats possibles.

Moi, il me zappe. - Dans votre livre, j'ai cherché, j'ai pas trouvé S.Royal. - A.Duhamel: C'est original! - S.Royal: Il a du mal à imaginer qu'une femme puisse exercer les plus hautes fonctions.

Mais il était en phase avec les éléphants du PS. Il était en phase avec mes adversaires politiques qui me méprisaient parce que j'étais une femme. - A.-E.Lemoine: Vous aviez du mal à imaginer qu'une femme puisse exercer les plus hautes fonctions? - A.Duhamel: C'est pas du tout ça.

J'ai pensé que S.Veil avait tout à fait la carrure de quelqu'un qui pouvait être à la tête de l'Etat. - A.-E.Lemoine: Elle est d'ailleurs présente dans ce livre. - A.Duhamel: C'est pas parce que c'est une femme.

C'est parce qu'elle incarnait, face à ce à quoi je suis attaché, c'est-à-dire la démocratie représentative, la démocratie d'opinion. C'est-à-dire: pas de rationalité, la spontanéité, le décalage permanent...

Dans de nombreux livres, je l'ai écrit et je le dis dans celui-ci: elle a beaucoup de talents. Mais elle a une façon d'aborder la politique qui n'est pas du tout la même et que j'ai du mal, pas à digérer, parce que je n'en suis plus là, mais à laquelle j'ai du mal à m'habituer. - P.Cohen: Elle a été précurseure.

Aujourd'hui, la démocratie d'opinion est partout, mais elle a été la première. - A.Duhamel: C'est pour ça que je me rebellais.

Je sentais bien que ce qu'elle incarnait, non pas la rationalité politique, mais l'émotion et l'exploitation de l'émotion, et l'incarnation de l'émotion, ça allait être contagieux. Donc je la regardais comme quelqu'un qui est un précurseur. - P.Cohen: Ce qu'on voit dans d'autres portraits, c'est que le talent ne suffit pas.

Le talent politique pur...

Il faut aussi l'habileté politicienne. Exemple: B.Le Maire.

Il rêvait d'être Premier ministre et le poste ne lui a jamais été proposé. "Il en avait l'envergure mais pas le talent politicien." C'est un problème qui s'applique à d'autres, j'imagine. - A.Duhamel: Il a un très bon cerveau, de bonnes connaissances.

Il travaille beaucoup et il a du talent. Il écrit de bons livres, la nuit, mais chacun son style. Mais il n'a pas le sens politique.

Il lui arrivait de faire des choses ridicules, de se présenter à une élection en proposant un programme de 1000 pages ou de se présenter dans une autre élection pour arriver à 2 %! Il n'est pas réaliste en politique. Il a un très bon cerveau.

Euh...

Mais le cerveau et l'intuition politique, ça n'est pas du tout synonyme. - E.Tran Nguyen: Vous avez parfois des avis définitifs sur les hommes politiques.

Savez-vous que votre regard a beaucoup d'importance? C'est ce que souligne N.Sarkozy. - N.Sarkozy: Quand j'étais plus jeune, je me suis souvent demandé ce qu'il fallait que je change pour séduire ou convaincre des gens comme A.Duhamel, qui représentaient une certaine élite intellectuelle, alors que moi, j'étais un pirate.

J'ai pas fait l'ENA. J'avais pas les codes de la vie politique. J'ai fait évoluer des choses dans la forme de mon expression. - E.Tran Nguyen: Vous êtes conscient de cette influence que vous avez sur les politiques? - A.Duhamel: Je ne la recherche pas.

Je ne l'ai certainement pas toujours eue. Ce qui est sûr, c'est que je suis tellement vieux, j'ai fait tellement d'émissions...

J'ai tellement Commenté et je fais tellement partie du paysage, même si c'est un tableau qui pâlit et qui s'écaille et dont il ne reste peut-être que le cadre... - P.Lescure: Il peut arriver que connaître bien les hommes et les femmes politiques, c'est aussi parfois leur donner le gîte et le couvert.

C'est ce qui vous est arrivé avant l'élection de 1981 alors que F.Mitterrand se préparait. Il n'était pas très loin de votre maison des Cévennes.

Un jour, il s'invite chez vous. - A.Duhamel: C'est la chambre de Mitterrand.

Il aurait détesté que cette maison soit confortable. Il a été vraiment servi! Il était dans une chambre dans laquelle il y avait des chauves-souris, donnant sur une salle de bains qui fonctionnait quand elle voulait bien.

C'était pas quelqu'un de commode, F.Mitterrand, mais quand il était ici, il était d'un naturel et d'une décontraction absolus. - P.Lescure: Ca m'amène forcément à vous poser la question...

Pour bien connaître la stratégie et le fonctionnement de la pensée d'un homme ou d'une femme politique, d'avoir, par moments, qu'on décide une proximité avec eux? - A.Duhamel: Je pense qu'on ne comprend rien à la politique si on ne connaît pas les hommes.

On ne comprend pas non plus une course automobile si on ne connaît pas les pilotes. Ca va de soi. Les journalistes qui se vantent et prennent un air noble en disant qu'ils ne rencontrent pas les politiques, qu'ils fassent autre chose!

Qu'ils soient professeurs de mathématiques ou d'éducation physique! Bien sûr qu'il faut les connaître. Ca ne veut pas dire qu'il faut en être dupe.

Ca ne veut surtout pas dire qu'il faut en être dépendant. Avec F.Mitterrand, je ne risquais rien.

Je le connaissais par coeur, comme peu de journalistes le connaissaient. J'ai fait un livre avec lui, qui a beaucoup compté pour lui. Il est souvent venu chez moi.

Je suis venu encore plus souvent chez lui. C'était vrai à Paris et à la campagne. On n'était pas du tout du même avis politique.

C'est notoire. D'ailleurs, on s'en amusait. Avec lui, en même temps, il nous est arrivé de partir en week-end et de parler 20 heures de la diplomatie française en 1814...

Le sujet du Congrès de Vienne, c'était inépuisable. Et on s'engueulait à propos de Talleyrand! Il me disait que Talleyrand, c'était l'horreur, et je lui disais que ça avait été un génie.

En 14, la France ne comptait plus. Elle était marginalisée. Il est arrivé à lui faire obtenir ses frontières naturelles.

C'est un génie. Il me répondait: "Il était pourri. C'était une horreur." J'ai toujours suspecté qu'il y avait dans l'amoralité de Talleyrand et dans celle de F.Mitterrand des toutes petites connexions qui l'horripilaient. - E.Tran Nguyen: Un point commun entre les journalistes et les politiques, c'est la défiance qu'ils suscitent chez les Français et qui se vérifie cette année encore.

C'est ce que révèle ce 39e baromètre sur la confiance dans les médias. 56 % des personnes interrogées ont une bonne opinion des journalistes. 61 % pensent qu'il faut se méfier de ce que disent les médias sur les grands sujets d'actualité.

Les Français ont aussi des reproches à faire aux journalistes. Je commence par la bonne ou les mauvaises nouvelles? - A.Duhamel: Ca m'est complètement indifférent.

Je regrette le moment, dans les enquêtes annuelles qu'on faisait sur l'information...

Il y avait une liste de journalistes et on demandait: à qui faites-vous le plus confiance? J'aimais bien. J'étais pas trop mal placé. - P.Cohen: C'est pour ça! - E.Tran Nguyen: Je commence par la bonne nouvelle.

Ils sont 60 % à trouver les journalistes clairs et faciles à comprendre. Parmi les critiques, 54 % les pensent éloignés des préoccupations des Français. La profession est mal connue des Français.

Elle génère pas mal de fantasmes. Pour 49 %, on ne peut pas associer la notion de précarité au journalisme. Or, c'est l'inverse. 2 journalistes sur 3 à 30 ans ne bénéficient pas de CDI. 79 % des gens disent qu'ils n'ont jamais parlé à un journaliste.

Et ce, Dans l'année passée. Voilà qui devrait nous interroger. Il y a une fatigue informationnelle pour 44 % des Français.

Mais une grande partie suivent encore l'actualité avec intérêt. Ca s'est vérifié cet après-midi auprès des Parisiens qu'on a interrogés. - A.-E.Lemoine: Donc ils ont rencontré des journalistes! - Le journal TV le matin. - La radio et les journaux... - "Le Monde", franceinfo.

TikTok, il y a pas mal de news qui viennent, mais sinon, je vais sur Internet. - Les vidéos de HugoDécrypte. - Brut... - Les médias ont perdu un peu d'objectivité.

Souvent, ils ont des sensibilités qui leur sont un peu propres. - E.Tran Nguyen: C'est ce qui ressort de certaines réactions de nos téléspectateurs.

Certains recoupent les infos et ne font confiance qu'aux médias indépendants. Comment on retisse ce lien de confiance? - A.Duhamel: D'abord, les Français n'ont pas forcément raison quand ils disent qu'ils ne font pas confiance aux journalistes.

C'est peut-être les journalistes qui pourraient dire qu'ils n'ont pas confiance en leurs auditeurs ou téléspectateurs. - A.-E.Lemoine: Pas sûr que ce soit bien perçu. - A.Duhamel: Mais ça peut être réciproque.

La confiance est réciproque. Pour faire confiance, il faut qu'on soit confiant des 2 côtés. Les Français, ce qui serait intéressant, c'est de leur faire des exercices de comparaison avec le système médiatique dans d'autres pays, pas des pays caricaturaux, des pays comparables pour voir si, finalement, ils mettraient les journalistes français aussi bas qu'ils croient pouvoir le faire. - A.-E.Lemoine: "Alain Duhamel, la retraite moi jamais!", c'est un formidable film qui sera diffusé dimanche sur France 5 à 23h.

C'est signé de Fabrice Pierrot et Pascal Drapier. "Les politiques: portraits et croquis", c'est un cadre très acéré de votre expérience d'éditorialiste. C'est une plume extrêmement précise et maligne avec des phrases chocs consacrées à chacun des 63 responsables politiques dont vous dressez le portrait.

Restez avec nous pour commenter l'actualité. C'est l'heure de la Story de L.Amar. - G.Papadakis et G.Cizeron n'ont jamais connu d'autre partenaire sur la glace.

Fidélité, complicité et quelques différences de caractère bien marquées. - G.Papadakis: Il est plus rigoureux que moi. - L'échange donne l'impression que le jeune homme mène la danse dans le couple.

La relation est bien plus subtile. - L.Amar: C'est l'histoire d'un couple de champions qui a tout gagné et qui, aujourd'hui, règle ses comptes, les patineurs G.Papadakis et G.Cizeron.

Ils ont remporté 5 championnats d'Europe, 5 mondiaux et les derniers Jeux olympiques. Ils auraient pu défendre leur médaille aux JO de Cortina, mais ils sont séparés sportivement depuis 2024. Ils n'ont jamais été en couple à la ville.

G.Cizeron sera avec une autre partenaire. G.Papadakis a arrêté et se raconte dans ce livre.

Elle décrit une relation moins idyllique qu'elle n'en avait l'air. Elle écrit également que l'idée de se retrouver seule avec lui la terrorise. Nous l'avons rencontrée. - Ca m'a pris très longtemps pour réaliser que la relation n'était pas saine et que je vivais une forme d'emprise.

J'avais des crises de stress. J'ai vu une neurologue qui m'a dit: "Je ne sais pas ce qui se passe dans ta vie, mais il faut que tu t'en ailles." J'avais peur du moindre changement.

Le corps réagit et ne peut plus tolérer des choses qui, pendant des années, ont été normalisées. C'est une dynamique qui n'était pas saine. - L.Amar: G.Cizeron dénonce "une campagne de dénigrement".

Il évoque des propos diffamatoires et a demandé une mise en demeure des personnes impliquées dans ce livre. Il s'est exprimé. *-G.Cizeron: Ca me touche.

C'est des propos dénigrants et diffamatoires. Malgré le respect que j'ai envers Gabriella, je ne peux pas tolérer ce genre de propos à mon égard. J'ai décidé de laisser le dossier dans les mains de mes avocats. - L.Amar: Nous avons contacté l'avocat de G.Cizeron, qui n'a pas souhaité nous répondre.

Dans son récit, G.Papadakis dénonce un système, une misogynie intrinsèque au fonctionnement du patinage artistique. - Il y a cette injonction à la beauté et l'objectification des corps.

Quand j'étais petite fille, c'était normal de mettre des coques dans les costumes pour avoir l'air d'avoir des seins. C'était normal d'avoir des commentaires sexualisants. Le fait qu'il y ait plus de filles que de garçons qui patinent, ça crée un déséquilibre.

Il y a une pression qui vient de se conformer. Il y a des violences sexuelles qui ne sont pas dites. Toutes ces choses font en sorte que les violences perdurent. - L.Amar: Des violences sexuelles, G.Papadakis en dénonce dans son livre.

Elle affirme avoir été violée par un des entraîneurs de la fédération alors qu'elle avait à peine 18 ans et qu'il était beaucoup plus âgé. Il lui a fallu des années pour en parler. - G.Papadakis: C'est un milieu qui, comme beaucoup, est très fermé.

Tout le monde se connaît. Quand une personne prend la parole, sa carrière est impactée. Il peut y avoir des répercussions drastiques sur la carrière.

Les gens ne parlent pas. Le nombre de femmes dans mes commentaires qui me disent qu'elles ont vécu la même chose...

Ca a ruiné ma carrière quand j'avais 13-14 ans. Il y a encore un grand chemin à faire. - L.Amar: En 2020, un scandale de violences sexuelles avait secoué la Fédération française des sports de glace.

S.Abitbol avait mis en cause son ancien entraîneur. Depuis, la fédération a changé de président.

G.Papadakis regrette que les choses ne changent pas assez vite. Son livre est disponible dès aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Merci.

C'est une femme qui, pendant 7 ans, a été livrée par son compagnon à des dizaines d'inconnus. De quoi rappeler les viols de Mazan. La victime s'appelle Laëtitia.

Il sera bientôt jugé pour actes de proxénétisme, viols et actes de barbarie. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, M.Lemaire.

Vous avez recueilli le témoignage de Laëtitia, préparatrice en pharmacie de formation et mère de 4 enfants. Elle veut reprendre le contrôle de sa vie et parle aujourd'hui. Elle est victime, non pas de soumission chimique, mais de soumission psychologique.

Une soumission qui a démarré sous prétexte de jeu sadomasochiste, au début de sa relation avec cet homme qu'elle accuse. Une relation qui a viré au contrôle coercitif. C'est-à-dire? - M.Lemaire: C'est un contrôle total.

C'est un terme employé par les professionnels qui travaillent sur les violences sexuelles et conjugales. Ca se met en place tout doucement. Au départ, ça peut être: "Je ne veux pas que tu sortes avec une jupe si courte." Dans le cas de Laëtitia, c'est le contrôle coercitif poussé à son paroxysme. - A.-E.Lemoine: Le contrôle de l'heure de son lever, de son coucher, même pour acheter une baguette ou aller aux toilettes, elle devait demander une autorisation? - M.Lemaire: Elle ne pouvait pas aller chercher ses enfants à l'école sans lui demander au préalable.

Pour aller aux toilettes aussi. Il prenait un malin plaisir. Dans toute cette souffrance, il y a son plaisir.

Bêtement, je lui ai demandé: "Il n'y a pas eu un moment où on a pu tirer la sonnette d'alarme? Chez le médecin, vous y êtes allée pendant 7 ans." Mais soit il venait dans le cabinet soit, quand elle y allait seule, elle avait pour ordre de l'appeler et il écoutait la consultation depuis chez lui.

C'est un degré de contrôle coercitif...

On est au paroxysme. - A.-E.Lemoine: Un tortionnaire qui a livré sa compagne et la mère de sa fille à d'autres hommes.

Des viols répétés alors qu'elle était enceinte, sous prétexte de candaulisme. C'est l'un axes de défense de l'accusé. Il explique qu'elle était consentante dans leur couple. - M.Lemaire: C'est un terme qu'on a découvert lors des viols de Mazan.

D.Pelicot a expliqué ce que c'était. La grosse différence, c'est que D.Pelicot, dès sa première apparition, il reconnaît les faits et s'excuse.

Au cours du procès, il a émis beaucoup de regrets et a expliqué qu'il était devenu pervers. Là, c'est un homme de 51 ans, dont la posture est de nier. "Cette humiliation, elle l'a souhaitée." Il explique qu'elle était la dominatrice. - A.-E.Lemoine: Elle était une femme paralysée par la peur. ... - A.-E.Lemoine: Il l'étrangle à plusieurs reprises jusqu'à ce qu'elle en perde connaissance, parfois même en pleine nuit, alors qu'elle dort.

Il a toujours veillé à ce que les marques sur son corps restent invisibles? - M.Lemaire: Pendant l'été, il n'y a aucune cicatrice sur les bras ou les jambes, pas de traces sur le visage.

Lui, il lui reste de l'entourage et quelques amis. Il faut que personne ne voie, pas même leurs enfants. Ils ont des enfants qui vivent à la maison.

La plupart des violences sexuelles se déroulent la nuit, quand ils dorment. - A.-E.Lemoine: Le corps de Laëtitia porte les séquelles de ce qu'elle a subi aujourd'hui? - M.Lemaire: Elle est encore jeune, mais ne pourra sans doute plus travailler.

Elle est incontinente à cause de tout ce qu'elle a vécu. Elle est très courageuse. Ca touche vraiment à son intimité.

Malgré ça, elle souhaite en parler parce qu'elle a besoin, c'est une formule qu'on a beaucoup entendue lors des viols de Mazan, que la honte change de camp. - A.-E.Lemoine: Comment elle a mis fin à son calvaire? - M.Lemaire: Une amie de lycée la recontacte.

Elle ne l'a pas vue depuis longtemps. Normalement, elle avait obligation de demander l'autorisation pour répondre. Il contrôlait absolument tout.

A ce moment-là, il y a du détachement de sa part. Il a failli la faire mourir quelques nuits avant en l'étranglant. Elle se confie à cette amie, qui n'est pas très proche mais avec qui elle a gardé un lien de loin.

Cette amie, en écoutant quelques minutes de récit...

Elle va au commissariat. Elle habite à plusieurs centaines de kilomètres. Elle ne connaît pas sa date de naissance, ne se rappelle pas son anniversaire, mais elle a son nom et prénom.

Elle va au commissariat... - A.-E.Lemoine: Et elle lance l'alerte. - M.Lemaire: Les policiers l'écoutent.

Quelques jours après, il est interpellé et depuis, il est en détention provisoire. - E.Tran Nguyen: Selon les experts psychiatriques et psychologiques, il est décrit comme sadique, pervers et très dangereux.

L'avocat de Laëtitia parle d'un homme au double visage. Il s'inquiète qu'il puisse être remis en liberté avant le procès. - C'est une personnalité terriblement inquiétante et dangereuse.

On ne peut avoir que des craintes par rapport à ce qu'il est et ce qu'il représente pour celle que je défends et pour la société. Il y a un risque qu'il soit remis en liberté à cause des manquements de notre justice. J'ose espérer que vu la nature de ce dossier, si la justice ne s'est pas donné les moyens de juger dans les délais prévus par la loi d'un an, qu'elle prendra ses dispositions pour s'assurer qu'il ne soit pas remis en liberté et qu'on puisse avoir droit à un procès le plus rapidement possible. - E.Tran Nguyen: Cette remise en liberté potentielle, ça terrorise Laëtitia? - M.Lemaire: Ca l'empêche de dormir.

Elle dort dans le salon parce qu'elle peut voir la porte si jamais il devait revenir. Ce que dit cet avocat, c'est un souci qui touche beaucoup d'autres victimes dans de nombreuses juridictions où il y a engorgement. La cour d'appel d'Aix-en-Provence fait partie des cours d'appel où il y a un engorgement.

On n'est pas complètement sûrs que le procès aura lieu cette année. Ca fait 3 ans et demi qu'il est en détention provisoire. C'est pas censé être la règle.

Il va pouvoir formuler des demandes de remise en liberté. Etant donné le dossier, qu'il encourt perpétuité, qu'il ne reconnaît rien, on doute qu'il puisse être remis en liberté. - A.-E.Lemoine: Un procès que Laëtitia souhaite être ouvert au public.

Elle a refusé le huis clos, tout comme G.Pelicot. - M.Lemaire: Elle y a pensé avant, à cette perspective, mais G.Pelicot, qui n'est pas de sa génération et qui a une histoire différente, a achevé de la convaincre qu'il fallait parler.

C'est pas facile, aujourd'hui, pour Laëtitia. Elle sait que son histoire est sortie, qu'on parle d'elle. C'est pas facile pour ses enfants, mais elle le fait pour reprendre le contrôle.

C'est assez puissant. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venue.

Le 5/5 de L.Sénéchal. L'intervention américaine en Iran s'éloigne. - L.Sénéchal: Malgré la répression sanglante des manifestations contre le régime des mollahs, au moins 3500 morts selon l'ONG Iran Human Rights...

Le régime est menacé comme jamais depuis 1979. Après les manifestations, les témoignages de massacres se sont multipliés. En voici un. ... - L.Sénéchal: La tension était encore montée quand l'Iran a fermé ce matin son espace aérien plusieurs heures, alors que des militaires américains d'une base-clé au Qatar avaient reçu un peu plus tôt l'ordre d'évacuer.

La veille, D.Trump postait un message énigmatique à destination des opposants aux mollahs. Comme en réponse, le ministre iranien des Affaires étrangères s'est invité sur Fox News, la chaîne préférée de D.Trump.

Il semble ouvrir une forme de négociation. Il promet de ne pas exécuter un jeune opposant devenu un symbole de la contestation. ... - L.Sénéchal: Les pays du Golfe, alliés des Etats-Unis, ont fait savoir qu'ils ont demandé à D.Trump de renoncer à une intervention militaire en Iran.

La Chine et la Russie ont aussi mis en garde les Etats-Unis. Trump a pris la parole et a dit avoir eu confirmation de la fin des mises à mort dans le pays. ... - L.Sénéchal: La Maison-Blanche assure ce soir que l'Iran a suspendu 800 exécutions prévues hier.

Ces dernières heures, l'Institut américain pour l'étude de la guerre indique n'avoir recensé aucune manifestation depuis hier. Ce regain d'instabilité géopolitique, l'éloignement d'une intervention américaine, ça a fait chuter les cours du pétrole de près de 5 %. - A.-E.Lemoine: C'est désespérant? - P.Cohen: On a un feuilleton qui nous occupe depuis une semaine, au détriment du peuple iranien, mais alimenté par les menaces pluriquotidiennes de D.Trump.

Finalement, il dit non...

C'est désespérant pour la politique en général. - A.Duhamel: C'est un régime iranien qui est lui-même désespérant et qui est traité par l'homme le plus puissant du monde de façon tellement instable et primaire qu'on a honte pour les Américains qui ont voté pour lui. - A.-E.Lemoine: Retour sur Terre des astronautes de l'ISS après leur rapatriement sanitaire. - L.Sénéchal: On ne sait toujours pas de quoi souffre le membre d'équipage.

C'est un problème médical grave qui aurait pu se produire sur Terre, précise la Nasa. Elle a procédé au 1er rapatriement sanitaire de l'histoire de l'ISS. Retour réussi à bord de la capsule Dragon de l'entrepreneur E.Musk.

Les astronautes sont arrivés à bon port et subissent une batterie d'examens médicaux. On peut faire beaucoup de gestes médicaux depuis la Terre en espace. En 2024, la Nasa a testé avec succès un dispositif d'opération à distance, un robot piloté depuis la Terre par le chirurgien. ... - L.Sénéchal: J'ai voulu savoir, en préparant cette chronique, qui a été le 1er être humain malade dans l'espace.

Vous le savez? - A.Duhamel: Pas du tout! - L.Sénéchal: C'est celui qui arrive après Youri Gagarine, Guerman Titov.

Il a fait 17 fois le tour de la Terre en 1961 et a souffert du mal de l'espace. C'est comme le mal de mer, mais en beaucoup plus fort. Sachez que vomir dans l'espace requiert du doigté et des sacs à vomi issus de décennies d'innovations technologiques.

Il ne faut pas se retrouver avec des gouttes qui flottent dans l'habitacle. Démonstration avec ce Canadien. - Comment vomit-on dans l'espace?

Voici un sac à vomi pour astronaute. L'astronaute prend le sac, l'ouvre et vomit, comme sur Terre. Ce sac a une doublure.

Quand on l'utilise, on peut ensuite se nettoyer le visage. On met le tout à l'intérieur, comme ceci. Une fois le sac utilisé, il suffit de fermer la glissière et de le jeter avec les déchets humides. - L.Sénéchal: On voudrait les mêmes sacs sur Terre.

On va suivre l'arrivée, à partir du 8 février, de Sophie Adenot. - A.-E.Lemoine: C'est une polémique qu'on n'avait pas vue venir en France. - L.Sénéchal: La galette des Rois.

Avec la raclette, c'est un indispensable de l'hiver. Les 3/4 des galettes qu'on aime sont à la frangipane. C'est pas le goût mais le coût qui fait débat, à entendre L.Wauquiez. ... - L.Sénéchal: P.Cohen dit que ça ne concerne pas beaucoup de monde.

C'est très exagéré. On parle de 2 % de la population. C'est la maladie coeliaque, pour laquelle il n'existe aucun médicament.

La seule chose, c'est un régime sans gluten. L'Assurance maladie rembourse une partie du panier de courses. C'est 30,5 euros pour un enfant et 46 euros pour un adulte.

A.Duhamel, il est au niveau du débat politique? - A.Duhamel: Non.

En revanche, il est au niveau de son ambition et des méthodes qu'il a choisies pour la pousser. - L.Sénéchal: Très joliment dit! - A.-E.Lemoine: La suite est à retrouver dans le portrait consacré à L.Wauquiez!

C'est le moment de parler du plus vieux journal de France encore en parution, qui fête ses 200 ans. - L.Sénéchal: "Le Figaro" a investi le Grand Palais, créé en 1826 pour l'occasion. 200 ans plus tard, c'est en public et devant 1000 personnes que les journalistes du "Figaro" ont tenu leur conférence de rédaction, où ils décident des sujets traités pour le journal du lendemain.

Hier, c'était la grande fête au Grand Palais avec des personnalités, des politiques et un revenant: B.Le Maire. Sur quoi se porte son attention lorsqu'il lit "Le Figaro"? - B.Le Maire: Sur la littérature, la musique, le théâtre, la gastronomie...

C'est essentiel. - Les articles écrits sur B.Le Maire, vous les regardez et vous les découpez? - B.Le Maire: Aujourd'hui, il n'y en a plus.

On est beaucoup plus tranquille. Ca me permet de venir ici désintéressé. - L.Sénéchal: Depuis des semaines, "Le Figaro" donne le micro à des politiques.

On peut trouver le journal conservateur au siège du Parti communiste. - F.Roussel: Je ne commence jamais une journée sans avoir lu "L'Humanité" et "Le Figaro".

Chacun de ces journaux montre une lecture engagée de l'économie, du monde. Si on veut avoir une lecture complète de ce qui se passe et de la lutte des classes, il faut avoir lu ces 2 journaux. Ici, au Parti communiste français, vous trouverez ces 2 journaux. - L.Sénéchal: Ce qui m'a le plus surpris, c'est le défilé de stars qui célèbrent les 200 ans du "Figaro". - "Le Figaro" fête ses 200 ans. - L.Sénéchal: De Messmer l'hypnotiseur à H.Jackman... - A.-E.Lemoine: Vous, A.Duhamel, c'est au "Monde" que vous avez fait vos débuts.

Vous avez eu le privilège d'être dans le bureau du patron. - A.Duhamel: Eh oui! - A.-E.Lemoine: C'est ce qu'on apprend, entre autres, dans le documentaire qui vous est consacré.

C'est diffusé dimanche. Merci, cher Alain. Merci à M.Lemaire d'être venue.

Dans un instant, A.de Malherbe et A.Ducret.

Les politiques selon Alain Duhamel - C à Vous l’intégrale - 15/01/2026 — Emmanuel Macron · Pourquijevote