AUDITION IA : SOPHIE VIGER, DIRECTRICE DE L'ECOLE 42
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment l'école 42 intègre-t-elle l'IA générative dans son parcours de formation ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Quels sont les moments où des adultes accompagnent les étudiants dans la méthode 42 ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Comment votre méthode évalue-t-elle le processus plutôt que le résultat ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quels outils logiciels ou modèles d'IA utilisez-vous dans vos campus ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Comment sensibilisez-vous vos étudiants aux biais et à la protection des données avec l'IA ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quelle place accordez-vous à l'impact environnemental de l'IA dans votre formation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Sophie VigierChiffre
« On a mené une étude par un organisme indépendant qui s'appelle Utopie qui a montré que 76 % des personnes qui rejoignaient 42 n'auraient pas eu les moyens de pouvoir poursuivre des études supérieures pour des problématiques de coût. »
- 4:00Sophie VigierFait
« On recrute principalement sur la motivation et la capacité à apprendre par ce qu'on appelle des piscines. »
- 6:00Sophie VigierChiffre
« On a mené une évaluation extrêmement sérieuse avec un laboratoire extérieur pendant 3 ans sur 2371 élèves avec des groupes témoins. »
- 26:00Sophie VigierChiffre
« On a mené une évaluation extrêmement sérieuse avec un laboratoire extérieur pendant 3 ans sur 2371 élèves avec des groupes témoins. »
- 32:00Sophie VigierChiffre
« Le plus âgé à 42 a 64 ans. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bon ben alors, nous pouvons y aller. Bien mesdames et messieurs, mes chers collègues, nous poursuivons ce matin les auditions conduites dans le cadre de la mission d'information intitulée création, diffusion et acquisition des connaissances. Comment l'intelligence artificielle transforme notre éducation et notre culture.
Nous avons à présent le plaisir de recevoir madame Sophie Viget, directrice générale de l'école 42. Nous vous remercions madame d'avoir accepté notre invitation. Je rappelle que l'école 42 fondée en 2013 et présidée par monsieur Xavier Niel est une école privée d'informatique qui repose sur des méthodes pédagogiques singulières.
Pas de cours, pas de prof, pas de classe. Telle est l'une de des promesses audacieuses mises en avant par votre école. Au fil des auditions de cette mission d'information, il nous apparaît évident que l'essort de l'IA est voué à transformer nos manières d'apprendre et nos manières d'enseigner.
L'école 42 se trouve à l'avant-garde de ses bouleversements, tant par son caractère technologique que par ses méthodes de paire à paire fondé sur l'apprentissage et l'évaluation par les paères. Vous aurez l'occasion madame de nous en dire davantage sur la méthode 42, ses grands principes et ses enjeux. En outre, l'IA générative est de plus en plus perçu comme un levier majeur d'individualisation des parcours et à cet égard, nous serions curieux de savoir comment l'école 42 intègre aujourd'hui l'IA générative dans son parcours de formation.
L'IA peut-elle constituer selon vous un outil efficace qui répond aux enjeux d'inclusivité que promeut votre formation ? Madame Vigier, afin d'aborder ces nombreux sujets et d'autres encore, je vous cède la parole pour un propeliminaire d'environ 5 à 10 minutes. Dans un second temps, madame Calvez, rapporteur de cette mission d'information, vous posera la question qu'elle a préparé à votre invention.
Vous avez la parole madame. Faut appuyer sur le bouton. Voilà, c'est le bon bouton.
OK, merci beaucoup. Donc merci, merci beaucoup. Merci madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames et messieurs.
Merci beaucoup pour votre invitation. Donc en effet, je dirige l'école 42 depuis à peu près 7 ans. Euh ce sont 58 campus qui sont disséminés à travers le monde dans 30 pays et c'est 28000 étudiants.
Donc c'est une formation qui est gratuite où il n'y a pas de cours magistraux, il y a pas de professeurs, il y a pas non plus de sélection par les diplômes. On recrute principalement sur la motivation et la capacité à apprendre par ce qu'on appelle des piscines. Donc c'est une période d'immersion d'un mois.
Euh et je pense que c'est important de le souligner. On recrute aussi des personnes que le système éducatif avait parfois mis de côté et convaincu qu'elles n'étaient peut-être pas capable d'apprendre et qui pourtant découvre chez nous qu'elles peuvent penser, construire et même réussir par elles-même. On a mené une étude par un organisme indépendant qui s'appelle Utopie qui a montré que 76 % des personnes qui rejoignaient 42 n'auraient pas eu les moyens de pouvoir poursuivre des études supérieures pour des problématiques de coût pour des problématiques bien sûr de diplôme ou de parcours.
Concrètement à 42 c'est une formation qui est basée sur l'apprendre par projet ce qu'on appelle les PBL project based learning. Donc on apprend en faisant, on s'évalue entre paè puisqueil n'y a pas de pas de professeur. Ça veut dire queon échoue, on recommence.
Il n'y a pas de honte à ne pas savoir à 42. Il y a même un véritable plaisir d'apprendre par soi-même et de réussir par soi-même. Et en plus, il n'y a jamais une seule bonne solution puisque il y a différentes manières de pouvoir résoudre un même problème.
Alors 42 est connu comme vous l'avez dit pour être une école dite de développeur ou de codeur mais je voudrais appuyer sur le fait que notre ambition c'est pas du tout de former uniquement des développeurs et c'est ça qui va faire certainement la différence. on essaie de former et on forme des personnes qui sont prêtes à à agir directement sur des problèmes, à s'adapter rapidement, activement et de manière volontaire. Ce qu'on appelle l'agentivité.
Donc l'agentivité ou est jamy en anglais, on l'utilise plus souvent, qui est cette capacité à se sentir responsable, à se sentir maître de sa vie, à pouvoir affronter des problèmes inconnus et avoir le sentiment qu'on va pouvoir trouver des réponses. Et comment on construit cette agentivité ? et bien par la satisfaction répétée de réussir par soi-même et elle est aussi constituée de compétences que les entreprises recherche d'autant plus en cette période pas non seulement les compétences techniques mais aussi toutes ces compétences dites soft skill power skill deep skill comme vous voulez qui sont la collaboration la communication l'empathie savoir travailler ensemble savoir recevoir du feedback savoir donner du feedback dans les questions que vous étiez posé il me semble deux sont ressortis principalement à mon sens qui sont est-ce que nos étudiants continuent à trouver un emploi malgré tous les les propos alarmiste qu'on entend partout et ce que le modèle pédagogique de 42 tient finalement face à l'IA.
Donc très rapidement concernant l'employabilité, oui, nos étudiants continuent à trouver des emplois et on a vu aucune baisse jusqu'ici. L'étude d'UPE a montré des postes à 93 % nos étudiants trouvent un emploi dans les mois qui suivent la fin de leur formation. Je parle dans l'ensemble des campus qui ont été audités.
On est plus proche des 100 % pour le campus de Paris. Donc c'est pas une situation qui est figée. Les métiers se transformment.
Je ne sais pas ce qui va se passer par la suite, mais en tout cas pour l'instant nous constatons que les entreprises continuent à recruter des profils qui sont quand même particuliers, des profils qui s'adaptent facilement, qui sont autonomes, qui savent prendre des initiatives et visiblement on en a toujours autant besoin dans les entreprises. Je me permettrai de rajouter aussi que je ne vois pas comment des entreprises pourraient aussi déléguer de manière aveugle des compétences numériques ou des projets numériques à des superviseurs humains qui ne comprendraient pas ce que font ou des agents donc je pense que ce sont des compétences dont on a encore particulièrement besoin. On voit que nos étudiants travaillent dans des grandes entreprises comme Open AI, Mistral, Hugging Face et cetera.
Ils ont aussi performé euh à de nombreux. Euh on a par exemple comme exemple une équipe de 42 Prague qui a gagné leon d'IG euh et du HAC qui était organisé par la Commission européenne avec plus de 800 projets, une trentaine de pays qui ont participé ce sont nos étudiants qui ont gagné. Il y a eu encore leon Gemini 3 euh qui a été organisé.
Là, ce sont deux équipes qui sont arrivées sur le podium en premier et en 3è. Bref, il performe dans ces dans ces acatons des compétitions sur l'IA. Et pourtant ces étudiants ont pas nécessairement appris en tant que tel l'IA.
Nous avons intégré, on en parlera plus tard certainement dans le programme de l'IA, mais c'est plus notre modèle pédagogique qui a permis, je pense, cette réussite. Et pourquoi ce modèle pédagogique ? Bah parce qu'il rentre nos étudiants avec qui ont des compétences pérennes indépendamment des outils qu'ils vont rencontrer.
Euh donc, est-ce que change rien ? Bien sûr que non. Elle change beaucoup de choses.
Elle change l'approche, l'utilisation massive par nos étudiants. Le fait que parfois l'effort cognitif peut-être plus difficile parce qu'on peut avoir une solution beaucoup plus rapidement. Mais comme je vous le disais, nous on a un design pédagogique qui fait que on ne va pas évaluer le résultat qui est attendu ou pas uniquement, on va évaluer tout le processus qui a permis d'arriver au résultat.
Cette évaluation, elle se fait dans le cadre des évaluations paire à paire. On pourra en reparler plus spécifiquement. On a aussi des examens qui sont, je vous expliquerai comment ils sont organisés, mais des examens où le l'étudiant est seul avec la machine bien sûr, avec l'ordinateur, mais il n'a pas accès à internet et on évalue ses réelles compétences, sa capacité à résoudre des problèmes.
On utilise aussi bien sûr le collectif, le droit à l'erreur, le jeu qui est aussi un moteur extrêmement important. Donc finalement Lia dans ce cadre pédagogique, je voudrais pas dire qu'elle est nulle et nonvenue mais en tout cas elle ne permet pas de pouvoir tricher dans ce système. Voilà, ça veut pas dire aussi comme je l'indiquais qu'il y a des personnes qui sont fragilisées par la venue de Lia qui pourront avoir peut-être moins confiance dans leurs compétences, dans leurs capacités et qui vont vouloir l'utiliser comme raccourci mais très vite ils vont être confrontés aux examens face machine, ils vont être confrontés à leur père et du coup ça ne va pas les servir beaucoup pour pouvoir avancer.
Alors, une dernière chose que j'aimerais partager avec vous, c'est du coup peut-être j'ai pas la formule magique mais quoi qu'il en soit, ça fonctionne très bien. Est-ce que ce serait transposable dans l'éducation ? Ma réponse est oui.
Tout à fait. Et je veux pour preuve qu'il y a 4 ans, j'ai pris l'initiative d'aller voir l'éducation nationale et de leur proposer d'utiliser une méthode 42 au sein même de l'éducation nationale. Dans ces échanges, il est apparu que la porte de du lycée n'était pas ouverte parce qu'il y avait déjà des possibilités avec l'option NSI, le collège non plus.
Donc on m'a orienté vers le primaire. C'était une vraie gageur parce que se demander si la méthode 42 elle est fonctionné sur le primaire ou pas, c'est quand même des jeunes enfants. Euh ben on a relevé le défi avec les équipes de 42 et on a créé le projet Yota qui est un projet pour les classes qui vont de CE2 à CM2.
On l'a fait en collaboration avec la DNE. Euh en 2025, donc l'année passée, on a 12000 jeunes qui ont été formés à travers le projet Yota qui ne consiste que en 45 minutes 1 heure par semaine, hein, c'est mais qui est mis au programme scolaire. Euh je vous passerai tous les les euh retours d'Itambi.
Je voudrais dire qu'on a eu des institutrices, instituteurs, des étudiants qui sont extrêmement émus par ce que ça apporte dans la classe, par la manière dont des jeunes vont pouvoir se révéler, vont interagir avec leur les autres écoliers. Mais ce qu'on a fait pour pouvoir prouver cet impact, on a mené une évaluation extrêmement sérieuse avec un laboratoire extérieur pendant 3 ans sur 2371 élèves avec des groupes témoins. Ça a été mené par Cam Terrier de l'université Quinmarie et Fanny Lando du CNRS et ça a montré des effets positifs sur cinq dimension : les compétences scolaires, sociales, numériques, le réseau d'amitié, le bien-être scolaire et on a vu aussi des réductions très marquées sur le harcèlement scolaire et sur la confiance des enfants dans leur capacité à prendre particulièrement des enfants venant de milieu défavorisés.
Donc oui, c'est transposable, ça a été documenté. Malheureusement, ce déploiement, il est difficile en l'occurrence parce que dans le primaire, c'est très difficile de pouvoir faire rentrer des des des outils. Il y a aussi, je pense, peut-être une résistance par rapport aux écrans que je peux aussi comprendre.
Mais en tout cas, voilà, je vous le dis, c'était assez frustrant mais on a réussi à prouver que ça fonctionnait. Voilà ce que je voulais vous dire en en limire. Très bien.
Merci beaucoup madame Buget. Madame, vous avez la parole. Monsieur le président, merci pour cette introduction et vous avez effectivement identifié quelles étaient les questions principales qu'on se posait, mais votre intervention en pose forcément d'autres et même de nouvelles.
Dans la méthode pédagogique utilisée par l'école 42 que j'ai eu l'occasion de visiter il y a quelques années, ce qui surprend le plus, c'est l'absence de professeur. C'est-à-dire que on est vraiment sur un parcours à la main de l'étudiant plutôt qu'à la main du professeur. Néanmoins, est-ce que vous pouvez nous dire quels sont les moments où des adultes, des humains viennent accompagner ?
Alors que ça soit au moment de la piscine, que ce soit aussi jusqu'au bout du parcours, à quel moment euh les les des professeurs ou en tout cas des accompagnateurs ou en quoi en tout cas des guides euh interviennent ? Est-ce qu'ils sont distincts ? puisque vous nous avez parlé du père à père et j'aimerais bien que vous puissiez approfondir ça.
Est-ce que nous avons des des des tiers personne au-delà du père à père ? Est-ce que vous pouvez nous expliquer à quel moment euh ça intervient euh le la dose humaine ? Alors, la dose humaine, elle intervient tout le temps, je pense, parce qu'elle se fait par le collectif et par les apprenants.
Et en revanche, il n'y a vraiment pas du tout d'intervention de professeur. Il y a pas de professeur, il y a pas de guide, il y a personne qui sait exactement. Donc la manière euh concrètement comment ça se fait, on a quand même une équipe pédagogique.
Le rôle de l'équipe pédagogique a été de designer en fait un parcours, un parcours dans lequel vous allez avoir des étapes, des exercices qui vont partir d'un exercice extrêmement facile et qui vont devenir de plus en plus complexes. Donc ça c'est le travail des équipes pédagogiques, mais elle travaille aussi sur tous les éléments qui vont être des éléments qui vont permettre de motiver les sur toute la partie gamification, sur le système de l'équilibre des points. On a un marché des points pour inciter les personnes à pouvoir collaborer.
Vous gagnez des points quand vous corrigez, quand vous êtes corrigé par les autres. Donc tout le design en fait du système qui est gamifier et qui dans lequel on va analyser quelles sont les compétences, quels sont les savoirs qui vont être acquis au fur et à mesure de ce système. Il n'y a pas d'intervention de professeur.
Donc la manière dont ça va se passer en fait les euh les apprenants vont devoir trouver des solutions chacun par eux-même pour pouvoir résoudre un problème. Ils vont le résoudre de différentes manières. Donc c'est là où euh quand on parle du fait que Lia pourrait euh peut-être donner des exercices spécifiques à des personnes pour leur permettre d'apprendre dans ce qu'on appelle la zone proximale de développement et qui serait vraiment le l'endroit où on fournit l'effort exactement parfait.
Nous, ça se fait pas par l'algorithmie, ça se fait de manière organique. C'est-à-dire que chaque personne va créer son propre cadre d'apprentissage à sa vitesse quand il le souhaite. Un une chose importante aussi, le bâtiment est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Donc vous pouvez venir exactement quand vous le souhaitez. Donc un étudiant va apprendre parfois en lisant un manuel, en regardant une vidéo, en testant un morceau de code. Donc ils vont chacun créer leur propre cheminement d'apprentissage pour finalement résoudre un projet.
Lorsqu'ils vont avoir résolu ce projet, ils vont le push sur le cloud, ils vont le pf et puis vont être corrigés par différents différents apprenants. Ces apprenants vont avoir non seulement une grille de correction qui permet en fait de tester, on va dire, des fonctionnalités, ils vont essayer de pousser aussi le le projet qui a été réalisé dans ces retranchements et puis surtout ils vont s'intéresser à comment il a été réalisé, comment tu as fait et pourquoi tu as utilisé telle variable, telle fonction et cetera et cetera. C'est hyper intéressant parce que ces moments en fait d'apprentissage, c'est des moments où non seulement la personne qui est corrigée va devoir formaliser son raisonnement.
Donc évidemment quelqu'un qui aurait triché, qui aurait utilisé Lia va très vite flagué et donc il va avoir soit un zéro, soit carrément il va être déclaré comme triche. Euh et la personne qui le qui va corriger va aussi découvrir une nouvelle manière peut-être de pouvoir résoudre cet exercice. Voilà, je sais pas si ça a répondu.
Merci beaucoup. vous insistez beaucoup et moi ça fait beaucoup écho aussi à l'intérêt de ne pas seulement évaluer le résultat mais évaluer la façon dont on a eu de répondre à une même question les plusieurs plusieurs façons. On a eu souvent une crainte de l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le cadre scolaire et enseignement supérieur plus classique avec notamment le fait de déplorer qu'il qu'il suffirait d'utiliser UNIA pour faire une dissertation sans vraiment réfléchir même au-delà du sujet.
Euh votre méthode finalement, elle est un peu comme ce que l'on pourrait faire à la maison, c'est-à-dire les faire à la main de l'élève euh son propre parcours d'apprentissage et de se dire quel est le le le meilleur la meilleure moyen manière de se poser les questions et ça résoudrait éventuellement euh ce qu'on se pose comme question sur est-ce qu'il faut encore donner des devoirs à la maison. vous ce que vous cultivez euh c'est cette indépendance, c'est cette autonomie. Euh vous dites le les écoles sont ouvertes tout le temps, mais est-ce que vous privilégiez aussi le travail à la maison ou c'est plutôt tout l'intérêt c'est de venir dans l'école ?
Alors je dirais que l'intérêt c'est plutôt de venir dans l'école, c'est le travail à paire. Je vois à quoi vous faites référence, c'est-à-dire à la classe inversée qui a son intérêt, mais en fait nous, on est allé au-delà, pardon dire comme ça, mais du cours magistral. En fait, comme on n pas de cours magistral, on n pas cette difficulté.
En plus, la difficulté de la classe inversée, si je peux me permettre, c'est aussi que la maison est pas la même pour tout le monde. Vous avez pas le même cadre d'apprentissage, la même liberté, les mêmes device, le même temps, le même confort d'une maison à une autre. Donc ça rend même aussi la classe inversée peut-être pas toujours équitable.
Donc là, le fait d'avoir une des infrastructures qui sont accessibles en permanence pour des apprenants qui peuvent venir exactement quand ils le souhaitent, ça ça palie en fait aussi euh à cet inconvénient. Euh et est-ce qu'on favorise le travail à la maison ? Ben chacun fait comme il l'entend.
Il y a des étudiants qui vont travailler un peu chez eux, qui vont travailler à l'école. C'est vrai que quand vous êtes sur le campus, on a en plus la chance d'avoir un campus où il y a beaucoup d'infrastructures de de de services qui sont sur place et qui vous donnent envie d'être sur place. Il y a aussi toute une communauté, le collectif, tout ce qu'on appelle le socioconstructivisme qui se passe en dehors du fait d'être en train d'essayer de résoudre un problème.
Passez des heures à résoudre un problème. Vous en avez marre à un moment. Vous allez vous lever, prendre un café, discuter avec quelqu'un, nouer des relations.
Vous allez être porté aussi par ce collectif. Donc voilà. Il y a une méthode, il y a un collectif et puis bien sûr il y a des outils.
Je voulais savoir quels étaient les choix des écoles 42 dans l'utilisation de matériel, de logiciel, de modèles que vous utilisez. Comment vous intervenez dans une trentaine de pays ? Est-ce que c'est un peu les mêmes outils partout ?
Est-ce qu'il y a une différence selon les pays ? En gros, quels sont les les les outils, on va dire, logiciel ou modèle DIIA, vous utilisez ? Est-ce que vous offrez une diversité d'accès justement ?
Comment vous les avez intégré dans ce qui permet le parcours personnalisé de l'ensemble des étudiants ? Alors, on les a pas complè enfin disons que c'est pas ils sont pas intégrés dans le parcours. Donc dans dans notre parcours, comme je vous le disais, on a on a intégré de l'IA, c'est-à-dire qu'on a intégrer des projets.
Alors, intégrer de l'IA, c'est pas apprendre à prompter. Nos étudiants savent très bien prompter. Dans l'intégration de l'IA, on a intégré en fait des projets dans lesquels ils vont apprendre comment ça fonctionne, c'est quoi des tokens, l'utilisation des tokens et cetera, l'utilisation d'un LLM, mettre en place un rag, voilà, questionner aussi les dataset et cetera.
Euh l'utilisation de de l'IA euh en tant que tel en fait quand on les fait travailler sur du LIA en fait c'est des LLM open source qui sont très très légers et qui peuvent installer sur leur machine. Donc euh par ailleurs eux ils vont utiliser beaucoup de beaucoup de di un peu différentes. En fait c'est c'est pas nous qui allons leur indiquer exactement quoi utiliser.
Il y a beaucoup de projets par exemple il a ou pas il y a où c'est très agnostique, on leur demande de résoudre un projet, ils peuvent utiliser différents types de langage. Donc on on est assez agnostique. Après, si je vois où est-ce que vous voulez m'emmener, on les on les sensibilise énormément à toutes les questions liées autour de l'utilisation de l'IA, que ce soit sur la sensibilisation, sur toute la partie biais, sur à quel point on peut avoir des stéréotypes et des biais en fonction des modèles utilisés et en fonction aussi des données mais en fonction aussi des prompting.
On les sensibilise énormément sur toute la partie aussi propriété des données, sur la partie protection des données RGPD. On les sensibilise essentiellement aussi sur la dépendance Alia qu'il faut faire extrêmement attention. Je pense que c'est extrêmement bien de l'utiliser mais de savoir aussi faire par soi-même donc d'alterner et on les sensibilise aussi beaucoup aussi sur le le raccourci que ça peut être et que ça peut éviter de comprendre complètement les fondamentaux.
Donc donc c'est utilisé mais à nous, moi j'insiste dans nos programmes euh les étudiants sont obligés malgré tout de passer par l'apprentissage de tous les fondamentaux de l'algorithmie de comprendre exactement ce qui se passe. Donc ils peuvent utiliser LIA mais comme ils doivent répondre du code qu'ils ont produit et de la qualité de ce qu'ils ont produit, ils doivent être capables de pouvoir l'auditer, de pouvoir le challenger, de pouvoir détacher l'IA et le traiter directement. Donc voilà, merci beaucoup.
Vous venez de dire qu'il y a une vraie invitation à prendre conscience des biais éventuellement d au type de données utilisé pour entraîner. Une sensibilisation également à la protection des données, que ça soit dans le cadre du RGPD ou la protection par exemple des données soumises au droits d'auteur. Attention, vous l'avez dit aussi à la dépendance.
Moi, je voulais savoir comment vous inscriviez aussi votre vos formations dans la prise de conscience aussi de l'impact environnemental, de l'utilisation de tous ces outils. I quelle place accordez-vous à une juste sobriété d'utilisation éventuellement ? Alors, on le laisse à la main à la main des clients.
C'est c'est pareil, on leur on la on a des conférences, on a des meetup, on a tout ce genre de choses qui leur permet de seiser et on a en fait des guidelines comme je vous l'indiquais au sein des projets et aussi dans notre knowledge base qui les sensibilise à toute cette utilisation et à l'impact que cela peut avoir. Après, ils sont libres et responsables. On essaie d'en faire des êtres éthiques qui ont le sens des responsabilités de ce qu'ils font et ce à travers tous les pays.
Merci. Vous avez parlé de l'employabilité. Alors, c'est vrai que d'une semaine à l'autre, on peut avoir des témoignages très différents.
La semaine dernière, nous avions Pierre Dub d'Open Classroom qui constatait que parmi les développeurs sortis de grandes universités, on avait une baisse de d'employabilité. Euh vous vous affichez des chiffres qui sont euh justement beaucoup plus élevés. Euh diriez-vous que c'est euh parce que justement vous prêtez attention à développer les compétences transversales et pas uniquement des compétences qui sont peut-être celles sur laquelle insistent d'autres instituts de formation.
Qu'est-ce qui pour vous attire le plus les employeurs dans ce que vous pouvez cultiver chez vos chez vos étudiants ? Alors pour revenir sur le sur l'employabilité, il y a différentes choses, je vous le dis, enfin c'est c'est vraiment c'est sincère, on n pas vu de belles employabilité dans nos étudiants. Alors il y a beaucoup de choses à dire à ce sujet.
Il y a malgré tout une réalité. On a vu le stand for des Index qui montrait que aux États-Unis, il y avait une baisse de 20 % sur l'employabilité des jeunes, des développeurs entre 22 et 25 ans. Donc ça a tout l'air d'être une réalité.
Euh, on a vu aussi beaucoup de licenciements massifs parfois avec la justification de l'IA, mais voilà, on a un peu le le même avis qui je pense est partagé. Il y a aussi des licenciements qui ont été faits en phase d'avance en imaginant ce que ça veut être. Il y a beaucoup il y a une une euh une étude par orvue qui montrait que 55 % des entreprises qui l'avaient fait le regrettaient amèrement parce que derrière quand elles ont mis en place de l'IA ben parfois finalement ça s'avirait de plus coûteux parce qu'on perd de la connaissance de de l'entreprise parce que l'ambiance que cela crée est pas toujours la bonne la bonne et la meilleure.
Donc c'est après il y a je pense aussi quelque chose qui est en train de se faire. On a vu par exemple hier le patron de Coinbase Brian Amstrong indiquait qu'il avait licencié 14 % de ses employés. Mais là c'est pas exactement la même chose mais je pense que c'est ce vers quoi on se dirige.
C'est plus sur une réorganisation de l'entreprise plus orientée et aive et où en effet on va supprimer en fait des couches de management. on va avoir des équipes beaucoup plus réduites avec des personnes qui sont extrêmement polyvalentes. Les roses sont un peu plus euh porexus euh et ça je crois en effet qu'on se dirige vers ça euh beaucoup plus.
Mais il faut quand même garder des profils. Et ces profils là c'est quoi comme type de profil ? Bah c'est justement des personnes qui maîtrisent la technique qui sont peut-être beaucoup plus capables de de de de polyvalence de passer d'un rôle à l'autre. des rôles qui peut-être arrivent à avancer son filet hiérarchique en prenant des décisions qui sont peut-être plus curieux.
Euh et ce genre de profil là, c'est justement le genre de profil queon forme à 42. Donc il faut non seulement être capable, je crois que les la principale qualité c'est celle c'est l'adaptabilité, celle d'apprendre à apprendre. Je vous apprends rien.
C'était Yuva Larari qui sont don livre dans son livre pardon sur les compétences du 21e siècle mettait cette compétence comme étant clé ou Demis Asabis de Google Deep Mind qui disait qu'en fait c'était bah l'élément le plus important. Je veux dire, tout change en permanence. Euh on peut pas euh y compris même nous dans dans nos formations euh je veux dire le le manage et qui est ce qui a sorti en tropique qui est vraiment quelque chose absolument incroyable qui vous permet enfin vous êtes chef d'orchestre maintenant un dev n'a plus du tout besoin de toute une équipe.
Vous êtes capable de pouvoir monter une équipe entière avec un agent qui s'occupe du front, un agent qui orchestre tout enfin qui qui gère qui est chef d'orchestre, un agent qui s'occupe du front, un agent qui va vous créer en backend, qui va vous créer la PI, un QA et cetera et cetera. Mais il faut être capable et je c'est des compétences particulières de pouvoir orchestrer tous ces agents. Faut avoir une compétence de de d'avoir tout dans la tête.
Et d'ailleurs c'est pour ça que je pense qu'il faut des équipes un peu plus un peu plus resserrées. C'est plus difficile de de d'organiser avec beaucoup plus de personnes. Donc des transformations, il y en a énormément.
Un autre point, pardon, deux autres points peut-être. Il y a un moment, je me disais aussi que il paraissait évident que des dev ça qui ont un peu des petites compétences, pardon peut-être pas très jolie mais euh qui ont peut-être un peu moins de curiosité, qui connaissent un langage et cetera. Pour moi, il paraî évident que tout ça ça va disparaître, ça amè à disparaître.
Faut être capable en effet d'orchestration, de comprendre euh t tous ces éléments. Mais peut-être ça va pas si vite parce que aussi finalement euh je vois que parfois des clients sont engagés sur des projets qui sont assez simples. J'espère que nos étudiants vont apporter justement cette vague d'IA pour aller plus vite.
Mais même des projets simples, une entreprise a pas envie de les confier à quelqu'un qui n'y comprend rien. Je dirais vous avez envie de les confier à quelqu'un qui va être capable de l'auditer, de le challenger, de le faire évoluer et de répondre du code qui est à l'intérieur quand même. Donc bon, on continue à recruter.
Par ailleurs, il y a quand même beaucoup d'investissements qui sont faits dans l'Union européenne, que ce soit en en défense, en cybersécurité, que ce soit dans l'IA, dans le cloud et dans le cloud, pardon, il faut bien des personnes qui sont capables de comprendre et de de gérer tous ces investissements, de s'en occuper. Donc, il faut quand même encore des profils. Et puis il y a peut-être un dernier point euh qui m'a qui me qui est aussi que on parle de dev, mais en fait on parle de dev mais ça regroupe tellement de compétences et de métiers différents que c'est quand même très compliqué.
Et pardon de de le dire mais ça me rappelle un petit peu la grande école du numérique euh où on se disait euh "Ah ben dis donc, il faut former plein de dev." Bah alors super, donc on a formé des dev mais le rapport entre les dev et les dev dont on parle c'est ça n'avait rien à voir. On a formé par exemple beaucoup de devil avent du HTML, CSS et un peu de développement.
Je veux dire sur le marché on s'en fichait complètement. On n'a pas besoin aucune entreprise n'ait vraiment besoin de de ces gens-là. Un dev, c'est quand on parle de quelqu'un qui fait un petit statique pour son voisin maintenant se fait très très très facilement.
On a même plus besoin de quelqu'un pour le faire, vous pourriez le faire tout à fait. Et quelqu'un qui travaille, j'en sais rien, dans une banque sur la cybersécurité, je ça n'a rien à voir, c'est pas les mêmes compétences. Il a pas fallu, enfin c'est pas c'est pas les mêmes responsabilités et cetera.
Donc peut-être ce gros paquet où on met dev et dev une une difficulté à comprendre exactement de de quoi on parle. Merci beaucoup. Alors, vous pointez le besoin de de d'apprendre à apprendre, d'avoir une vraie adaptabilité.
Vous nous avez parlé un peu plus tôt d'une d'un projet mise en place avec l'éducation nationale qui a touché 12000 jeunes à raison de 45 minutes, 1 heure hebdomadaire. Ça n'avait pas l'air facile de pouvoir rentrer en contact avec l'éducation nationale. Euh vous vous êtes intéressé au primaire parce qu'on vous a dit qu'au collège et qu'au lycée c'était pas possible.
Euh est-ce que aujourd'hui peut-être parce que ça a été annoncé depuis quand on parle d'une sensibilisation à aux élèves par exemple de 4e, est-ce que c'est quelque chose qui peut être requestionné avec l'idée de aussi aller proposer ce type euh de de de module au au collège ? D'après vous, vous nous avez dit voilà c'est un outil informatique, il peut y avoir des réticences par rapport à l'utilisation de l'écran, mais est-ce que c'est pas aussi parce que on n'utilise pas de professeur en fait. Enfin, je je je voulais savoir dans quelle mesure le les comment s'organisaient ces sessions de 45 minutes.
Est-ce que c'est des interventions ? proposer des gens qui vont accompagner ces 45 minutes. Vous mettez l'outil à disposition des enseignants.
Je voulais savoir un peu plus comment cette expérience sur une année, hein, si j'ai bien compris et encore en cours, euh c'était mise en place et même si vous avez souligné qu'on pouvait déjà constater des bienfaits au niveau scolaire ou social et de cohésion, comment on pourrait aller un petit peu plus loin pour déployer ce type de module et dans plus d'école et plus de niveau scolaire ? Alors euh vous faites et je et j'ajoute aussi une question de coût en fait, c'est-à-dire est-ce que vous avez une évaluation de ce que ça représente comme investissement et quelle est le forme de partenariat avec l'éducation nationale ? Alors euh oui, tout à fait.
Donc sur le coup, c'était mon engagement quand j'ai vu bah c'était le ministre Blanca, c'était zéro euh pour l'éducation nationale. Je dis ce sera entièrement gratuit, on va le développer. C'était notre devoir civique de se dire bah qu'est-ce qu'on pouvait apporter aux enfants pour qu'ils apprennent à évoluer dans un monde digital dans lequel ils vont rencontrer tellement de dangers auquels ils ne sont pas nécessairement euh éduqués.
Euh donc ça n'a rien coûté pour nous. Ça a coûté plusieurs millions d'euros euh voilà pour développer cette plateforme sur le comment ça fonctionne. Alors c'est très loin de moi l'idée en fait le professeur est absolument indispensable.
D'abord, on est sur des enfants euh et en fait le professeur a à la main aussi la manière dont la séance va se passer. Il est animateur, il organise aussi cette séance. La seule chose, c'est qu'il a pas besoin, enfin le professeur, l'instituteur ou l'institutrice n'a pas besoin d'avoir des compétences techniques, d'avoir des compétences en développement informatique pour les transmettre.
C'est pas de la transmission de savoir. Donc c'est vraiment les enfants qui vont pendant 45 minutes travailler entre eux. Euh c'est ça fonctionne un peu comme un jeu vidéo.
Ils traversent des planètes, ils vont devoir résoudre des problèmes. Ils peuvent demander de l'aide à un autre enfant quand ils sentent qu'ils sont un petit peu bloqués. Et là en fait, il y a des matchings qui se font.
L'intervenant peut aussi intervenir, enfin le le l'instituteur dans ses matchings pour euh orienter des matchings entre différents enfants et puis les enfants se lèvent, vont aider les autres. Donc ils se découvrent, ils appellent à travailler ensemble, à s'entraider et ils se corrigent aussi les uns les autres un peu sur le même modèle même modèle que 42. euh sur vous me faites extrêmement plaisir.
Je serais absolument ravie de pouvoir travailler avec l'éducation nationale. Ça n'a pas été difficile de travailler avec l'éducation nationale. C'était pas mon mot pardon si je me suis mal faite comprendre.
On a travaillé avec la DNE. Ce qui est plus compliqué en fait, c'est euh en effet, je pense que peut-être euh les écrans sur des jeunes enfants, peut-être qu'il y a des instituteurs et institutrices qui sont plus réticents et puis c'est le modèle de fonctionnement aussi chez les primaires. Euh c'est c'est les les instituteurs institutrices sont beaucoup plus maîtrasse de ce qu'ils vont utiliser.
Donc c'est plus difficile pour nous parce qu'il faut aller les chercher un par un. Je veux dire, vous avez une start-up d'état Pix qui a eu un taux de pénétration qui correspond quasiment au nô autre auprès des primaires parce que c'est juste tout simplement plus compliqué. euh le faire avec vous sur le le collège ou le lycée, mais avec un immense plaisir.
Vraiment, je serais tout à fait prête avec nos équipes à pouvoir travailler de manière collaborative. Euh en plus je suis pas je pense pas qu'il faille faire ni tout blanc ni tout noir. En fait c'est-à-dire que je pense que les cours tels qu'ils existent ont aussi beaucoup d'intérêt.
On pourrait le voir je le dis avec beaucoup d'humilité mais par exemple à 42 quand vous arrivez sur des notions de mathématiques extrêmement importantes en a. On va pas tout réinventer. C'est juste pas possible hein.
Donc il faut à un moment aussi des cours de la transmission de savoir qu'ils sont à des niveaux de compétences très élevés. Mais je pense que ce serait intéressant en effet de pouvoir glisser, injecter dans l'éducation nationale d'autres formes d'apprentissage et je serai tout à fait prête à pouvoir vous aider. Alors après, je crois pas, si je peux remettre les choses dans l'autre sens, je crois pas que c'est l'IA qui va nous permettre des choses.
Je crois que c'est vraiment le modèle pédagogique qu'il faut modifier et transformer. Et ce modèle pédagogique, on en est la preuve, on l'avait déjà modifié à 42 avant qu'il y ait l'IA, mais je veux dire ce modèle pédagogique qui s'appuie sur les pédagogies de Joseph Jacoto du début du 19e siècle, ça existait déjà avant tout ça. Mais en effet, avoir une autre méthode, une autre manière d'apprendre qui va s'adapter beaucoup mieux au monde dans lequel on est, qui est beaucoup plus incertain.
Donc développer ces compétences dont on parlait, c'est aussi un une méthode pédagogique qui permet de développer ces compétences là. Votre méthode pédagogique est déployée dans plusieurs pays. Moi, j'aimerais bénéficier comme ça de votre vision internationale pour voir quelles sont les spécificités d'un pays à un autre.
Euh on a euh une méthode qui euh est euh répandue dans une cinquantaine d'écoles, c'est ça, dans une trentaine de pays. Euh on voit bien, et vous nous l'avez dit, voilà, on accueille des gens qui n'auraient pas forcément euh continué euh leur leurs études. Qu'est-ce qui fait euh la spécificité de la France par rapport aux autres pays, entre le système éducatif d'un pays à un autre ? que vous vous accueillez des élèves qui en sortent plus ou moins facilement.
Euh quel quels sont les les bonnes pratiques que vous avez pu voir dans d'autres pays et qui seraient intéressant éventuellement à à impulser davantage en France ? Est-ce que le la mise en place que vous avez fait auprès des 12 12000 élèves, ça a été le cas aussi dans d'autres pays ? Est-ce que ça a été déployé ?
Je voulais avoir voilà vos vos lumières internationales. Merci. Alors, on n pas encore déployé Yota, on l'a fait uniquement en France pour l'instant et donc là on l'a traduit donc on va le on va le déployer dans d'autres dans d'autres pays.
Sur les spécificités à l'international, nous on s'est pas particulièrement intéressé aux méthodes d'apprentissage dans les pays dans lesquels on était. C'est plutôt l'inverse. On a par exemple la Corée, ils sont extrêmement fans de notre système.
Je crois qu'on a reçu vraiment énormément énormément de Coréens à Paris pour leur montrer comment fonctionnait notre système pédagogique. Il y a eu beaucoup d'échanges et de porosité entre les universités en Corée et 42. Jeis juste dire quelque chose qui qui est peut-être un peu étonnant auquel enfin on était pas sûr dans ce déploiement international, c'est est-ce que ça allait fonctionner partout, notamment par exemple dans les pays en Asie où peut-être il y a une relation un peu plus forte sur la l'apprentissage entre un maître et son disciple.
Voilà. Est-ce que est-ce que malgré tout cet apprentissage professeur est fonctionné ? Et je dois vous le dire, c'est absolument phénoménal, extraordinaire.
Ça fonctionne dans toutes les cultures. Je crois qu'il y a un truc de profondément humain dans la manière d'apprendre de 42. qui est une manière qui permet de développer de sans parler, c'est-à-dire cette confiance en soi, cette capacité à croire dans le fait d'être de de pouvoir apprendre, de pouvoir se saisir de différents problèmes et que ça c'est profondément humain de le faire ensemble et que cette manière qu'il y a de se révéler les uns aux autres, de se relever aussi, de s'entraider et bien elle fonctionne partout.
Je vais même vous donner une petite anecdote un peu particulière. Quand on a déployé justement le campus en Corée, c'était juste au moment du Covid. Euh mon interlocuteur était un ancien universitaire qui parlait très mal anglais.
Je le voyais en viso. Je me demandais comment il était en train de déployer tout ça. Euh quand on aller faire le premier audit parce qu'on fait des sortes d'audit euh dans les campus, le premier où je suis allée c'était vite en Corée dès qu'on a pu en me disant "Mon dieu, mais qu'est-ce qu'ils ont fait ?" Et en effet, c'était un petit peu la cata, il faut bien l'avouer.
Et ils avaient utilisé des sortes de tuteurs qui étaient des mentors, mais en fait c'était des professeurs. Donc c'était c'était un peu un peu délirant. Je ça va pas du tout.
Ce qui m'a bluffé, c'était de voir qu'en fait les étudiants qui qui étaient rentrés dans ce système eux-mêmes étaient venir en disant "Non, mais on n veut pas." On a compris comment ça fonctionnait et à quel point ça nous nourrissait, à quel point ça nous permettait de nous épanouir et de constituer des compétences qui nous appartenaient, de pas nous sentir dépendant du savoir de quelqu'un, de la vérité que quelqu'un serait détenir, ça serait détiendrait, pardon. Euh et c'était très beau de voir ça dans leurs yeux et on voit ça partout.
Je vais vous assurer que je fais d'audit des audits un peu partout. Chaque fois, on fait des séances qu'on appelle des Ask Me Anything avec les étudiantes, les étudiants et c'est troublant de voir ce qu'ils apprennent à travers cette méthodologie et comment ça les nourrit, les transforme. J'ai un exemple peut-être un exemple assez émouvant qui était à CO à la lumour en Malaisie où on a un étudiant qui est sour et muet.
Donc sour et muet, faire des évaluations c'est quand même très contraignant. C'est veut dire qu'il fait tout par téléphone. Donc il demande aux étudiants pourquoi tu as utilisé tes variables et comment tu as structuré ton truc.
Les étudiants doivent répondre aussi en en utilisant un téléphone. Cet étudiant nous a écrit, j'étais avec ma directrice com il nous a été dit je ne savais pas qu'il y avait un endroit sur terre où j'avais le droit d'exister. C'est quand même assez dingue et assez fort.
Je veux dire ce qu'il voulait dire par là c'est que il avait été accepté dans son entièreté dans un collectif. il avait été reconnu que sa différence n'était pas un handicap, était une différence comme vous et moi et que il pouvait apporter quelque chose à l'ensemble. Et ça on le voit partout c'est comme on a des profils tellement différents à 42 j'ai des maires de famille, des conducteurs de taxi, des gens qui sont sortis de de l'école en 3è des gens qui ont fait les mines ou centrales.
C'est vraiment très très très varié. Et on a des profils comme je vous le disais, on a Charlotte qui a raté son bac je pense trois fois quelque chose comme ça qui pensait qu'elle n'était absolument pas capable d'apprendre qui a fait 42 pendant la piscine elle s il s'avérait qu'elle avait été déjà aidée des gens qui avaient fait science pot donc vraiment ça l'a reconnecté en disant bon dieu je suis capable d'aider ces gens-là c'est quand même merveilleux qui ensuite a réussi 42 elle est rentrée chez cherche une boîte qui a été créée par des une super boîte qui a été crée par des gens de 42 et elle était On avait fait une émission ensemble sur BFM, on disait "Bah c'est génial, vous avez un super boulot, vous êtes bien payé." Il disait "Ouais mais le truc le plus extraordinaire que ça m'a appris, 42, c'est pas tellement ça." Et je suis ravie hein, c'est que je sais que je peux faire ce que je veux.
C'est que je je peux je suis capable de confronter à n'importe quel projet sujet et que c'est une question de travail en fait et d'envie et de désir. Et donc pour répondre à votre question à l'international qu'on aille du Brésil jusque en Australie partout on a vu la même chose c'est-à-dire ce même plaisir d'apprendre partagé dans toutes les cultures. Merci beaucoup.
Je sais pas si monsieur le président voulait intervenir, si madame Lunman qui est avec nous en salle veut intervenir aussi, je vous donne la main, monsieur le président. J'ai coupé le son. Ah non, vous l'avez recoupé votre son.
Oui oui. Non non mais j'avais une question madame s'agissant de vos étudiants. Quel est l'âge moyen des étudiant ?
Enfin s'il y a un âge moyen ou en tout cas quel est le plus jeune l'âge du plus jeune ? Alors figurez-vous c'est une bonne question. Quand je suis arrivée à la tête de 42, il y avait une limite d'âge qui était à 30 ans euh voilà qui m'a paru être super fait à toi, inutile et donc on l'a faite sauter.
Donc le plus jeune a alors on avait fait une dérogation. Vous avez un jeune à il faudra pas me tromper de campus, je crois que c'était à Nice qui avait 14 ans qui maintenant est à Way Combinator qui fait des trucs absolument extraordinaires. Moi, j'avais fait une dérogation.
Euh normalement en fait c'est à partir de 18 ans. Vous pouvez rentrer à 42 sans baccalauréat bien évidemment. En dessous de 18 ans, on vous demande d'avoir le baccalauréat.
C'est pour une question aussi d'éditer un peu une peut-être une hémorragie parce que je pense que beaucoup de jeunes souhaiteraient venir à 42 sans baccalauréat très très tôt mais on essaie de mettre un peu une voilà une forme de limite et le plus âgé à 42 à 64 ans. J'ai aussi fait une réunion sur la question sur la question de vos relations à cette présente notamment. Je ne comprends pas comment il vous a été euh comment il se peut qu'on vous ait refusé l'accès au collège et au lycée.
Quels sont les arguments qui vous ont été opposé ? Je comprends pas très bien. Alors euh à l'époque quand on a eu la première réunion euh avec les deux personnes, donc c'était Jean-Marc Merieux qui est Mario qui nous avait euh qui était très très volontaire sur cette expérimentation.
Euh mais après les deux personnes avec qui on a travaillé m'ont expliqué que au lycée, il y avait déjà quelque chose qui avait été fait par l'État puisqueil y avait euh la spécialisation NSI que donc il n'y avait pas lieu de pouvoir proposer autre chose qu'au collège il y avait déjà quelque chose qui était fait avec l'initiation à la programmation informatique au Python qui est fait par des professeurs soit de mathématiques soit des professeurs enfin bref différents professeurs. Oui. Je je pas critiqué, je suis pas là pour mais bon euh euh voilà et que donc il nous restait que que que le primaire mais après ça été franchement c'était un peu difficile au début, je me suis demandé mais ça a été extraordinaire et puis ce travail qu'on fait avec les enfants et je vous assure que vraiment les résultats, je vous invite à aller les voir même sur notre site et il y a une super émission là sur les les maternels, c'est assez bluffant mais nous on serait absolument mais volontaire et ravi de pouvoir accompagner l'éducation nationale d'une manière manière ou d'une autre de mettre à votre disposition comme vous souhaitez de prendre un laboratoire à côté pour faire une évaluation d'impact et de pouvoir offrir une une autre manière d'apprendre avec plaisir.
Ouais. Bon très bien. Nous manquons pas de poser la question au directeur des du numérique éducatif que nous recevons cet après-midi.
Je crois sera intéressant d'entendre son son point de vue là-dessus, c'est-à-dire sur le partenariat avec votre école notamment et en tout cas avec des organismes qui semblent a priori relativement éloignés des de la doxa éducative et pédagogique. Ce sera intéressant de confronter ses points de vue. Très bien.
Moi, je n'ai plus d'autres questions. Madame la rapporteur. Est-ce que la collègue qui nous a rejoint aurait des questions à poser à madame Bigier ?
Exactement. Oui, je veux bien. Alors, une remarque, moi je suis issue du de l'enseignement du premier degré donc tout ce que vous avez dit me ravie pour l'avoir un peu expérimenté à l'école.
Alors, plutôt par la classe inversée euh mais euh toutes les compétences euh psychosociales que cela développe sont indéniables et pour moi ça devrait faire partie des programmes de l'éducation nationale et il faut à mon avis commencer à l'école élémentaire. à la maternelle, c'est intuitivement mis en place cet apprentissage par les pères et dès qu'on arrive euh au CP, l'apprentissage de la lecture, on casse quelque chose euh qui fonctionnait bien et on se rend compte qu'on perd d'ailleurs on perd des élèves dans dans le dans les apprentissages à partir de ce moment-là alors qu'on a une école maternelle exceptionnelle. Donc pour moi, il faudrait que ce soit inclus dans les programmes de l'éducation nationale et que c'est par ce biais-là aussi qu'on qu'on parviendra à utiliser correctement les écrans hein, puisqu'on en parle beaucoup en ce moment.
Je crois que euh il faut utiliser euh ce enfin ce type de dispositif pour euh permettre une meilleure utilisation, une meilleure formation sur l'éducation euh euh à à aux écrans. Euh donc moi, je suis convaincu et ravie d'avoir entendu tout ce que j'ai entendu ce matin. J'avais une question euh par rapport au travail entre pères.
Euh comment est-ce que ça se déroule sur place quand vous quand les élèves sont sur site ? Entre eux, il y a vraiment euh une entraide, un apprentissage en entre les élèves ? C'est c'était ma première question.
Et puis 2è question, euh pourquoi école 42 ? Je connaissais pas du tout avant et l'intitulé école 42. Voilà.
Merci. Ben, je vous remercie beaucoup. Ça fait chaud au cœur.
Merci infiniment. Je pense que vous avez tout à fait raison et je pense qu'on peut pas lutter. On va pas empêcher les enfants d'utiliser ni les écrans ni.
Ils vont y aller et heureusement. Mais en revanche, c'est très important de les éduquer à ces usages là. Euh je veux dire rien que je vois dans ce qu'on apprend dans Yota, on leur fait de la sensibilisation Alia, ils apprendent des choses simples aussi.
C'est quoi un avatar à se méfier d'une identité numérique ? Je dire c'est tellement essentiel à comprendre qu'est-ce que c'est qu'une donnée, une information, pourquoi elle peut être modifiée. Donc il y a tout ce socle là de compétences qui pour moi est fondamental pour des enfants, mais aussi la manière de l'apprendre qui va justement développer ce dont on parlait beaucoup plus ce que Bourdieu appelle le capital symbolique, la confiance dans leur dans leur pensées et donc de leur manière de pouvoir être critique justement par rapport à Lia ensuite plutôt que on en parlait de Olivier Ré qui était passé qui disait ben en fait Lia va être utilisé tellement de manière différente pour des enfants qui ont confiance dans leur capacité Bah c'est un levier pour d'autres ça va être une béquille et ça va aggraver les inégalités en fait avec ce avec ce genre d'outil.
Donc oui, je pense que vous avez raison, c'est tout à fait important sur la manière dont se passe l'apprentissage père à pè il y a plein il y a des choses qui sont indues par 42. Par exemple, pendant ce qu'on appelle la période de piscine, des groupes vont se former mais le weekend on forme ce qu'on appelle des rush. Donc on met de manière aléatoire trois personnes qui vont devoir réaliser un projet.
Ben c'est comme en entreprise hein, vous allez tomber avec des gens que vous n'avez pas tout à fait choisi, avec qui vous allez devoir travailler, qui des fois ça se passe bien, des fois ça se passe pas très bien. Et donc on les force un peu à travailler ensemble. Après ils vont choisir des groupes et puis des fois les groupes aussi, il y a des aléas qui font qu'ils peuvent les choisir, parfois pas.
Il faut quelqu'un qui est à peu près au même niveau que vous. Euh et comment se passe sur ? En fait, c'est il y a des outils qui permettent de les de se dire bah tiens, il y a une personne qui travaille sur le même projet que moi, je vais la voir.
On organise aussi parfois ce qu'on appelle des pédiluves. Donc c'est des périodes où on dit bah il y a plein de personnes qui sont coincées là sur ce même projet, on vous rassemble, vous pouvez travailler entre vous, discuter entre vous et donc ça se passe à 42. Je vous invite, je rêve de vous inviter à venir voir comment c'est.
C'est très étonnant et aussi l'architecture vachement très importante de de l'organ de de de cette ce bâtiment qui favorise aussi ces échanges hein. C'est des grands grands espaces, on a des espaces au calme aussi. Euh donc voilà, donc c'est les étudiants qui par eux-mêmes euh aussi il y a beaucoup de vies, il y a beaucoup d'associations, il y a beaucoup de choses qui se passent sur le campus qui permet de faire se rencontrer les personnes qui vont enfit de travailler ensemble.
Donc il compris pendant la piscine qu'on dit "Tu comprends pas quelque chose ?" Ben tu demandes à ton voisin de gauche, à ton voisin de droite. Euh donc voilà.
Euh et votre autre question était sur le nom. Alors oui bah c'est un nom, c'est un peu un truc de geek. C'est un bouquin que moi j'ai lu quand j'avais 19 ans mais qui est génial qui c'est qui est le guide du retard galactique.
C'est extrêmement drôle. Voilà. Oui, c'est un c'est un bouquin de science-fiction.
Et dans ce bouquin de science-fiction, il y a à un moment donné un ordinateur qui est l'ordinateur le plus puissant qui met 8 millions d'années à répondre à une question. Euh et la question en fait c'est la question à tout, la question à la vie, l'univers et le reste. Et cette réponse c'est 42.
Donc c'est un peu un symbole pour dire que c'est un peu la réponse à tout. On comprend plus tard dans le livre pourquoi 42. Mais donc voilà, c'est c'est une petite blague de de guitar.
Très bien. Madame la rapporteur, avez-vous d'autres questions ? Ah, je viens de lui faire ça le timing.
Non, excusez-moi, j'ai pas entendu la réponse. C'est fini. Bon, très bien.
Bien écoutez madame DJ. Merci infiniment. Merci infiniment.
Merci. Bon courage pour la commission et merci pour le travail que vous faites. Bravo.
Oui, madame Biget, je voulais remercier également pour cet échange très intéressant. Je je souhaiterais à un moment donné pouvoir visiter votre je pas dire école. Euh donc je prendrai contact avec vous si vous voulez bien parce que je suis curieux de voir comment ça fonctionne.
Je me dis bien regarder j'ai un mci professeur. J'aimerais bien voir comment ça fonctionne vraiment in situe si j'ose le dire. Et si vous acceptez de de m'accueillir ce sera avec joie que je je regarderai comment ça marche.
Avec très grand plaisir. Vous êtes le bienvenu. Merci beaucoup.
Bon merci beaucoup. Bon, merci. Donc la séance est levée.
Bonne fin de journée à tous. À bientôt. Au revoir.