Groenland, Emmanuel Macron: retour sur la conférence de presse de Donald Trump à la Maison Blanche
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Donald TrumpFait
« Nous allons faire en sorte que l'OTAN soit très contente et que nous aussi nous soyons très contents, mais nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. »
- 0:15Donald TrumpFait
« Vous allez voir. Vous allez aller voir jusqu'où je peux aller pour acquérir le Groenland. »
- 5:00Donald TrumpFait
« Non. Emmanuel n'y sera pas, il ne sera plus. C'est un ami à moi, vous savez, c'est quelqu'un de bien. Mais il n'est plus là pour très longtemps. »
- 8:20Journaliste (non identifié)Fait
« Il y a eu les propos d'Emmanuel Macron à Davos, qui ne sont pas des propos faibles, qui sont des propos qui mettent directement en cause Donald Trump. »
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Nous allons faire en sorte que l'OTAN soit très contente et que nous aussi nous soyons très contents, mais nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Vous allez voir. Vous allez aller voir jusqu'où je peux aller pour acquérir le Groenland.
Réponse un peu énigmatique de Donald Trump qu'on va décrypter ensemble dans un instant, mais juste avant, je voulais qu'on aille à Washington retrouver notre correspondant Antoine Lard. Vous étiez au plus près de Donald Trump, vous étiez dans cette salle de conférence de presse. Antoine, il faut expliquer un petit peu le contexte.
Il n'était pas tellement supposé être là. C'était le special guest, l'invité surprise à cette conférence de presse que donne la porte-parole de la Maison Blanche habituellement. Et c'était un peu chaotique, un peu bordélique.
C'était un peu décousu cette conférence de Donald Trump. Antoine, comment vous l'avez senti le président américain ? Oui, décousu comme souvent lorsque Donald Trump prend la parole d'ailleurs.
En fait ce qui est marquant c'est que pendant plus d'une heure, 1h20 exactement, Donald Trump s'est lancé dans un très long monologue pour essentiellement faire le service après-vente de sa politique. Vous savez que ça fait un an, jour pour jour, qu'il est de retour à la Maison Blanche et Donald Trump voulait montrer tout ce qu'il a accompli à un moment où il est en difficulté dans les sondages avec une très grande majorité d d'Américains qui sont mécontents de son action, mécontent en particulier de son action sur l'économie. C'est vrai que Donald Trump a été élu avant tout pour améliorer le pouvoir d'achat des Américains, ce qu'il n'a pas réussi à faire pour le moment.
Il y a un certain nombre de ses électeurs qui sont déçus. Et ce qui était frappant pendant cette prise de parole de Donald Trump, effectivement décousu, qui passe parfois d'un sujet à l'autre sans vraiment de fil directeur, c'est qu'il semblait passablement fatigué en réalité. Il parlait d'une très petite voix, parfois presque un murmure, il fallait vraiment tendre l'oreille pour entendre ce qu'il avait à dire.
Et le seul moment où il s'est vraiment animé, Donald Trump, c'était à la fin de cette conférence de presse, lorsqu'il y a eu une session de questions réponses avec les journalistes et qu'il a été interrogé en particulier sur les questions internationales. Là, on a senti un peu plus revigoré, ce qui est assez révélateur. Finalement, Donald Trump n'a pas été élu pour être le gendarme du monde.
Ses électeurs lui demandent de s'occuper avant tout de leurs problèmes. Et finalement, on voit que les affaires du monde intéressent Donald Trump peut-être plus que ce qui se passe à la l'intérieur du pays, en tout cas sur les questions économiques. Et ça a été assez révélateur tout à l'heure au cours de cette conférence de presse.
Un dernier mot sur le Groenland. Vous disiez effectivement que Donald Trump entretient le mystère sur ses intentions. La presse américaine ce soir dit qu'à ce stade le pentagone n'a préparé aucun plan concret pour une action militaire afin de s'emparer du Groenland.
Merci beaucoup Antoine. Ça c'est un point intéressant Ulysse Gosset, c'est même rassurant. Le pentagone n'a pas...
Ah je vous vois faire nuancer un peu. Si c'est rassurant, si le pentagone n'a pas encore élaboré de plan...
Trump ménage de suspense avant Davos et il a dit qu'il y aura des discussions très intéressantes sur le sujet. Visiblement il a envie d'en parler. Je crois qu'il n'a pas changé d'idée.
Il veut absolument s'emparer du Groenland d'une façon ou d'une autre, pas forcément de façon militaire mais en tout cas économiquement il veut prendre le contrôle. C'est, ne l'oublions pas, l'empereur des Amériques. Juste un point pour dire quand même qu'il y a, pour moi, l'information la plus significative pour nous les Français c'est la façon dont il a traité avec mépris l'invitation faite par Emmanuel Macron à venir dîner à Paris jeudi soir et surtout avoir une réunion du G7 dont la France est haute cette année.
Et en fait, ce dîner n'aura pas lieu, cette rencontre n'aura pas lieu c'est une rebuffade on voit bien que...
Vous savez quoi ? On va l'écouter Donald Trump qui répond. Voilà parce que c'est l'un des points intéressants ce soir qu'on attendait vraiment.
Qui répond à l'invitation d'Emmanuel Macron, on n'était pas supposé connaître cette invitation c'est Donald Trump qui l'a révélé il a révélé ses conversations privées sur les réseaux sociaux avec Emmanuel Macron qui lui propose donc d'établir un dialogue, de venir au G7 en présence des Russes notamment et ça c'est inédit. Écoutez la réponse méprisante on peut le dire de Donald Trump à Emmanuel Macron. Est-ce que vous pourriez venir à Paris pour le G7 ?
Non. Emmanuel n'y sera pas, il ne sera plus. C'est un ami à moi, vous savez, c'est quelqu'un de bien.
Mais il n'est plus là pour très longtemps. Je veux avoir des réunions avec des gens qui sont vraiment impliqués. Alors ça, cette réponse quand même du président américain à Emmanuel Macron, en gros, il ne compte plus.
En fait, c'est assez intéressant. Ça s'interpelle. – Moi, je trouve que...
Ulysse a raison. Pour nous, en tout cas, c'est le truc le plus important. Pourquoi ?
Il a rendu publique l'invitation pour pouvoir lui dire non. Parce que si elle n'était pas publique, il ne pouvait pas le faire. Donc, il Donc, on voit bien que c'est une stratégie.
Il rend public l'invitation d'Emmanuel Macron et pour pouvoir dire « On n'ira pas ». Fin de la passe. De toute manière, on ne veut pas compter sur lui.
Pourquoi c'est Emmanuel Macron qui est dans son viseur ? Parce que les Américains, et particulièrement Donald Trump, ont parfaitement compris que la « résistance » des huit qui ont déployé des troupes au Groenland, justement dans le cadre de l temps, ce n'est pas pour raconter les Américains, mais pour justement assurer cette solidarité et transatlantique et européenne. C'était la France qui était derrière.
C'est nous qui envoyons le plus de matériel. On y était il y a trois ans. On y était en en septembre, personne n'en avait parlé.
Je rappelle qu'on y va tous les ans. Tu le sais mieux quoi ? Mais en fait, l'idée de Donald Trump, on l'avait vu, quand il a mis des sanctions sur 8 pays et pas les 27, puis maintenant, en faisant peser l'essentiel de son effort d'écartement sur la France, il essaye de détacher le pays qui est le plus traditionnellement capable.
Parce qu'on a l'habitude, parce qu'on a ça dans la tête, parce qu'on vit stratégique, qu'on n'a pas peur des plus grands, etc., qui est la France, pour qu'on évite de faire le moll, c'est-à-dire que viennent se regrouper autour de nous les Européens, les Canadiens, etc. Donc il tape très très très fort sur Emmanuel Macron pour faire peur aux Américains, aux Anglais, aux Allemands, à tous les autres en fait.
Mais c'est sûr qu'il nous a pris tout de suite dans le viseur. Et il ne faut pas oublier une chose qui est très importante, j'y tiens, c'est que Saint-Pierre-et-Miquelon n'est pas loin non plus. Et comme il a dévisé sur le Canada, comme il a dévisé sur quasiment tout l'hémisphère de ce côté-ci, eh bien la France, évidemment, elle est présente.
Et la France, comme l'a dit très bien Didier, c'est la puissance européenne de l'Union européenne, en tous les cas la plus forte. Donc c'est pour ça aussi qu'il est aussi virulent. Il n'est pas aussi un petit peu, finalement, on a moqué la réaction de l'Europe la semaine dernière avec l'envoi de quelques soldats.
Mais finalement, il apparaît un peu vexé finalement par cette manœuvre qui, quelque part, ne l'a pas vu venir Et aujourd'hui, il est assez violent dans ses réactions. Encore plus qu'il ne peut l'être. Miko Lugion me révélissait plus que ça.
Oui, c'est plus que ça. J'ai publié une tribune dans Le Monde aujourd'hui pour expliquer ce qui s'est passé au Groenland sur ces six derniers jours. En fait, l'exercice qui s'est passé au Groenland et qui a commencé mercredi dernier, Donald Trump et son premier cercle, non seulement ne le voyaient pas venir, non seulement ne pensaient pas qu'il y allait avoir des grands pays européens comme la France, comme l'Allemagne, mais surtout la France en particulier, aussi bien en termes de compétences qu'en termes de soldats, qu'en termes d'officiers, qu'en termes de moyens qui ont été mis en œuvre.
Ils ne pensaient pas que ça allait aller jusque-là, en tout cas qu'il y aurait cette première réponse. Et donc ce qui est assez intéressant, c'est et pour moi c'est une double rebuffade ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui avec Donald Trump, c'est que quand ils ont vu à Washington ce qui se passait au Groenland et la réponse des Danois avec le soutien des Français qui est absolument fondamental ici, tout simplement il ne s'attendait pas à ce qu'il y ait ça et ça trahit un manque de préparation côté américain peut-être même un bluff évidemment ça traduit un aveu de faiblesse également sur le fait que tout simplement ils n'étaient pas prêts à aller au Groenland, ils n'étaient pas prêts à mettre en oeuvre ce qu'il nous dit depuis des mois Et puis surtout, ça traduit...
D'où la déclaration du Pentagone d'ailleurs. Oui, bien sûr, c'est là que je veux revenir. Ils n'ont rien préparé pour l'instant.
Et ça traduit aussi un excès de confiance, tout simplement, vis-à-vis du Groenland. Et taper sur les Français vis-à-vis de son électorat, c'est très évidemment, est proche d'être à peu près à 30-35%, un tiers de l'électorat républicain. Et pour une prise du Groenland par la force, par Donald Trump, c'est du pain béni, taper sur les Français, c'est hyper facile, c'est hyper galvanisateur.
Donald Trump peut être sous-préparé, mais sa riposte en tout cas là, elle est quand même assez puissante. Vous l'évoquiez, il avait en réaction à l'envoi de ses militaires annoncé des droits de douane de 10 % à ses huit pays européens à partir du 1er février. Et puis il a ajouté donc des menaces de droits de douane de 200 % sur les vins et les champagnes, c 'est dans ça que la France est particulièrement Il y a eu les propos d'Emmanuel Macron à Davos, qui ne sont pas des propos faibles, qui sont des propos qui mettent directement en cause Donald Trump.
Et c'est pour ça que Donald Trump ce soir réagit comme ça. Parce qu'il ne s'attendait probablement pas à un discours aussi ferme du président de la République. Emmanuel Macron qui dit « Je préfère le respect au brut à la brutalité ».
Oui, c'est énorme. Et il parle à Donald Trump. C'est énorme, c'est un discours qu'on a tourné.
On l'écoute Emmanuel Macron aujourd Aujourd'hui, je précise qu'il a des lunettes de soleil, ce qui peut interpeller parce qu'il a un petit problème à l'oeil. On écoute Emmanuel Macron. On ne peut même plus mettre d'autres lunettes, mais enfin bon.
We do believe that we need more growth, we need more stability in this Mais nous préférons le respect des bullies. Nous préférons la science du plotisme et nous préférons le règne de l'ordre du droit du brutalité. Que pensez-vous de la réponse La réponse d'Emmanuel Macron.
Il y a un changement de ton aussi de la part du président français ? Oui, parce que là ce qui s'est passé au Groenland avec cet exercice endurance arctique depuis six jours est absolument fondamental. Ce que la France envoie comme message c'est simple c'est pas juste vous ne prendrez pas le Groenland ce que les danois les français et leurs partenaires ont réussi à faire en six jours c'est interdire à l'armée américaine de débarquer au Groenland comme il l'espérait de manière facile pour la faire très très courte rassurez Pour contrôler le Groenland, même si c'est grand comme 4 fois la France et une petite population de 56 500 habitants, il y a 7 points à contrôler, 7 infrastructures clés.
Et en moins de 6 jours, les Danois et les Français les ont d'un point de vue humain et d'un point de vue technique, les ont prises. Donc si aujourd'hui Donald Trump voulait venir au Groenland et essayer de nous répondre militairement, un, il ne pourrait pas, premièrement. Deuxièmement, même la base américaine de Pitufik, donc l'unique base américaine au nord-ouest du territoire.
Elle est occupée en ce moment parce qu'il y avait des exercices de NORAD, c'est-à-dire l'alliance de défense nord-américaine entre les Etats-Unis et le Canada. Ces exercices, effectivement, sont en train de se dérouler en ce moment. Donc la base ne peut pas, si vous voulez, servir à autre chose.
Donc il ne peut répondre à rien d'autre que sur le volet économique. Il est bloqué. Et ça, s'il n'y avait pas eu l'action décisive des Français, des Allemands également, par ailleurs, des autres partenaires, mais donc des Français avec les Danois.
Aujourd'hui, ils ne seraient pas bloqués comme ça. Donc vous dites finalement que la réponse des Européens est plutôt forte. Ah mais oui !
Des Français ! Menés par les Français Les Danois déploient pas mal en ce moment. Ce n'est pas du décoratif, et pour vous donner encore un autre ordre d'idée, ce que les Danois, les Français et les autres ont réussi à mettre en place au Groenland, c'est tout simplement avant cet exercice endurance arctique, les Américains avaient 150 soldats au Groenland, et puis les Danois n'en avaient que 70.
Aujourd'hui, les Européens et les Danois ont deux fois plus de soldats au Groenland que les Américains. Donc Donald Trump ne peut même plus dire « nous sommes la première force du Groenland ». – Justement, on va aller au Groenland retrouver notre journaliste Élise Phillips.
Élise, ces mots du président américain « elle n'est pas prête », me dit-on, on ira la retrouver un petit peu plus tard. Mais quand même sur la méthode Trump, qui révèle un SMS privé envoyé par Emmanuel Macron, qui dit la chose suivante. « Mon ami, nous sommes totalement alignés sur la Syrie.
Nous pouvons faire de grandes choses en Iran. Mais je ne comprends pas ce que tu fais au Groenland. » Sur la forme que Donald Trump révèle des conversations privées avec le président de la République française, à nouveau, c'est pas anodin, Ulysse C'est une forme de trahison du secret, je ne dirais pas de la confiance, parce qu'il n'y a pas de confiance entre chefs d'État.
Il y a simplement un rapport de force. Mais là, effectivement, de la part de Trump, c'était une sorte de coup de pied de l'âne pour dire à Emmanuel Macron, ce qu'il a donc confirmé en conférence de presse. Ton G7, eh bien tu te le gardes pour toi et moi, pas question d'y participer à Davos.
Mais ce qui est très important pour Emmanuel Macron, c'est le G7 déviant qui a lieu au mois de juin prochain, qu'on a déjà décalé dans les dates justement parce que la date prévue, c'était le jour de l'anniversaire de Donald Trump et Trump voulait le souhaiter comme il faut avec grand défilé, aux États-Unis. On a décalé la date pour aménager l'emploi du temps des chefs d'État et celui de Donald Trump en particulier. Et là, c'est une rebuffade à Davos.
Donc c'est une façon pour Trump, je dirais, effectivement, de de dire « notre ennemi principal aujourd'hui, c'est d'une certaine manière Emmanuel Macron, plus que les Allemans qui sont pourtant engagés, ou les Danois et les autres Européens donc la manière si vous voulez elle est un peu perfide mais c'est de la réelle politique on se sert de tout pour affaiblir l'adversaire et aujourd'hui l'adversaire c'est la France mais c'est aussi l'Europe n'oublions pas il y a une chose très importante qui s'est passé aujourd'hui au-delà des polémiques et des trahisons c'est le vote du parlement européen qui a décidé de geler l'accord conclu par Ursula von der Leyen entre les Etats-Unis et l'Europe fameux vous souvenez c'était les 15 % de douane qui était considérée comme une soumission de l'Europe et bien les députés européens ont dit niette niette à qui ? à Donald Trump donc on voit qu'on est dans un rapport de force quand même assez important il y a la France gira en pas simplement il y a les députés européens il y a le chancelier allemand qui va essayer demain ou plutôt oui non demain de parler à Donald Trump donc on voit que c'est un combat quand même et les Européens qui se réunissent d'ailleurs à Bruxelles jeudi pour discuter d'une réponse à Donald Trump on a rétabli la collection avec le Groenland Elis Phillips vous êtes bien avec nous voilà je vous vois tout ça se passe dans une situation de montée en tension de pression militaire accrue au Groenland oui tout à fait c'est vrai qu'hier il y a eu cette annonce à laquelle on ne s'attendait pas parce que ça n'avait pas été C'est annoncé plus tôt, c'est-à-dire l'arrivée sur le sol du Groenland d'avions américains et canadiens. Mais il a été tout de suite précisé qu'il s'agissait d'un exercice prévu, planifié de longue date.
Et on se doute que dans le contexte de tensions extrêmes entre le Groenland et les Etats-Unis, il était nécessaire de faire cette précision pour ne pas que les Groenlandais pensent qu'on faisait face à une escalade. Et ce soir, il y a donc cette prise de parole de Donald Trump lors de cette conférence de presse surprise. Et c'est vrai qu'il est difficile depuis ici d'analyser ces paroles parce qu'en même temps, Donald Trump a réitéré sa volonté d'acquérir le Groenland.
Et en même temps, il a eu ses paroles. Il a dit que les choses allaient s'arranger, qu'il allait parler aux Groenlandais et que quand il le ferait, les habitants seraient contents. Comment interpréter ces paroles du président américain ?
Comment cela va être interprété aussi ici par les Groenlandais ? C'est compliqué à savoir parce qu'ici, même si la vie continue à peu près normalement, vous le voyez sur ces images de Sonia Reynaud, Anouk, malgré ce contexte de tension, les habitants essayent de vivre le plus normalement possible. On sent cette inquiétude.
Quand on leur parle, ils nous expliquent à quel point ils sont inquiets. Certains se préparent même au pire. Le pire, ce serait une option militaire, même si pour l'instant il n'en est absolument pas encore question.
Mais c'est vrai que, étant donné que Donald Trump enchaîne, multiplie les déclarations toutes plus outrancières les unes que les autres et bien on peut comprendre ces Groenlandais de se préparer potentiellement au pire. Ils suivent toutes les interventions du président américain et on va voir comment ils interprètent effectivement ces paroles de Donald Trump ce soir quand il dit les choses vont s'arranger, oui mais pour qui et pour l'intérêt de qui ?