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interviewEurope 1· 1 septembre 2025 2 min

Pour l’honneur des boomers (Olivier Babeau)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et à 7h20 sur repitrivelk place à l'édito bonjour Olivier Babo. Bonjour Dimitri, bonjour Anissa. Bonjour à tous.

Alors vous nous parlez ce matin Olivier des boomers, la génération née après guerre et les jeunes accusés d'avoir profité sans soucier de l'avenir. Vous voulez défendre les boomers ? Oui Dimitri c'était un thème en fait très présent déjà sur les réseaux sociaux mais depuis les déclarations de François Baou s'est enflammé.

On reproche au boomer d'avoir eu la belle vie, la croissance, le plein emploi, des retraites grasses et longues et de nous laisser en héritage la dette, le réchauffement climatique ou le logement hors de prix. Mais cette vision oublie que sans eux, nous n'aurions pas le niveau de vie dont nous bénéficions aujourd'hui. Je veux ici défendre l'honneur des boomers.

Alors, qu'est-ce qu'on oublie exactement ? D'abord, un fait simple. Cette génération a reconstruit le pays.

Quand les baby boomers naissent, la France sort exangle de la guerre. Tout est à refaire. Ils ont d'ailleurs subi l'éticket de rationnement jusqu'en 1949.

C'est leur effort qui va permettre l'explosion de l'éducation, de la santé, de l'équipement des ménages. En 1950, seul 5 % d'une classe d'âge à l'université. 30 ans plus tard, c'est près d'un/3.

On a aussi les infrastructures, l'accès au confort moderne. Tout ça, c'est leur œuvre. Mais est-ce qu'ils n'ont pas surtout de la chance finalement ?

Ah oui, ils ont profité d'un contexte exceptionnel, mais ils ont aussi pris leur responsabilité. Ce sont eux qui ont fait ce que notre génération n'arrive pas à faire. des enfants.

Ils les ont élevés, soutenus, nourris avec ce que cela implique de sacrifices financiers et personnels. Sans eux, pas de renouvellement démographique, pas de main d'œuvre pour faire tourner l'économie. Et concernant le travail, à l'époque, souvenons-nous, personne n'imaginait partir à 62 ou 64 ans avec 25 ans de vie à la retraite devant soi.

Les boomers s'attendaient à travailler comme leurs parents jusqu'à la mort ou presque. Leur bonne situation actuelle n'était pas un privilège garanti d'avance, mais une heureuse surprise ajoutée à une vie de travail par l'allongement de l'espérance de vie. Mais pourquoi il y a tant de critiques à leur égard aujourd'hui ? parce qu'on juge le passé avec les lunettes du présent et qu'on les rend responsables de ce qui n'était pas leur choix.

Quand ils polluaient, ils produisaient, logeait, nourrissaient, consommai, c'était libéré des millions de familles de la misère. La conscience écologique n'est née qu'ensuite. Et sur l'immobilier, bah oui, les boomers ont bénéficié de la forte raréfaction de l'offre relative de logement, mais c'est bien l'État le responsable est pas eux.

Donc, vous dites arrêtons le procès à la charge des boomers. Exactement. Oui, la condition des jeunes est aujourd'hui objectivement difficile.

Oui, les boomers ont eu de la chance, mais ils ont aussi construit à force d'effort ce dont nous profitons tous avec des conditions de travail que beaucoup refuseraient aujourd'hui. Ils ont soutenu les forts collectifs, investi dans leurs enfants, énormément travaillés. Nous montons tous sur les épaules de nos aînés.

Signature Europ Olivier Babo.