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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 3 mars 2014 14 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprises

Marine Le Pen au Salon de l'Agriculture : reportage complet

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:08Invité politiqueFait
    « Car je pense que ce marché transatlantique est la mort programmée de l'agriculture française, »
  • 0:14Invité politiqueFait
    « soutenue et impulsée par l'UMPLPS. »
  • 1:36Invité politiqueChiffre
    « Quand on voit qu'on a supprimé la moitié des exploitations en 12 ans, »
  • 2:01Invité politiqueFait
    « Or, remettre tout ça en cause par des politiques qui sont d'une stupidité absolument terrible, »
  • 4:31Invité politiqueFait
    « qui sont leur argent. »
  • 4:40Invité politiqueFait
    « face à la concurrence de pays qui aident directement leur agriculture, »
  • 5:56InvitéFait
    « Les Américains sont revenus à un système d'aide directe. »
  • 10:21Invité politiqueFait
    « Il y a un nouveau système de calcul du PIB qui est imposé par l'Union Européenne, dans lequel on met dans la création de richesses, les stupéfiants, la prostitution, et les trafics en tout genre. »
  • 11:02InvitéFait
    « On nous a supprimé les aides, entre guillemets, parce que c'est pas soi-disant co-européen, pas légal. »
  • 13:11InvitéFait
    « et français de bananes sud-américaines et africaines sous lesquelles il y a des millions de tonnes de pesticides, »

Temps de parole

  • Marine Le Pen51 %
  • Invité12 %
  • Invité 210 %
  • Invité 39 %
  • Invité 45 %
  • Invité 53 %
  • Invité 63 %
  • Invité 73 %
  • Invité 83 %

6,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Marine Le Pen

Oui, c'est une année particulière. Je viens faire une déclaration d'amour aux agriculteurs français et une déclaration de guerre au marché transatlantique. Car je pense que ce marché transatlantique est la mort programmée de l'agriculture française, soutenue et impulsée par l'UMPLPS. C'est un rendez-vous extrêmement sympathique. Moi, je ne raterais pour rien au monde. Les vaches, les cochons, les journalistes de Canal. Elles sont sereines et paisibles, avec toute cette agitation.

0:31
Invité

C'est gentil, merci beaucoup. On va faire le nécessaire.

0:41
Marine Le Pen

Gagnez la France.

0:44
Invité

Merci. On compte sur vous, pourquoi nous soutenir dans d'autres professions, parce qu'on en a bien besoin. C'est compliqué là. Sortons d'élevage, c'est de pire en pire. Et si les gens ne font rien pour nous, on va pouvoir.

0:57
Marine Le Pen

Vous avez raison, et moi, je suis en guerre contre le traité transatlantique, parce que je suis extrêmement inquiet des conséquences pour les éleveurs.

1:04
Invité

Je tiens d'Argentine, tous ces secteurs parlant, de toute façon, ça devient l'industrielle. Mais nous, avec notre petite race, on essaie de faire de la qualité, on n'est pas reconnus.

1:12
Marine Le Pen

Non, mais vous n'êtes pas reconnus, vous n'êtes pas aidés, et même vous êtes plombés. Le souci, c'est que ceux qui nous dirigent ne pensent qu'à leurs intérêts, ils ne pensent qu'à être réélus, et que vous n'êtes pas assez nombreux pour susciter chez eux un intérêt. Et s'ils pensent, honnêtement, qu'ils vont imposer aux Américains de s'adapter à nos propres normes...

1:29
Invité

Il ne faut pas arriver, hein ?

1:30
Marine Le Pen

Voilà, d'accord, merci. Vous voyez, c'est le bon sens qui parle. L'agriculture française n'a pas le secours, c'est sûr. Quand on voit qu'on a supprimé la moitié des exploitations en 12 ans, il y a quand même deux cas extrêmement inquiets. Quand on voit que les agriculteurs ne vivent plus de leur travail, qui pourtant, je veux dire, est un don pour nous. L'agriculture, c'est notre indépendance alimentaire, c'est aussi ce qu'on mange, c'est notre sécurité. C'est quand même pas complètement anodin. Or, remettre tout ça en cause par des politiques qui sont d'une stupidité absolument terrible, tout ça pour faire plaisir aux Américains, c'est juste l'assassinat organisé de notre agriculture.

Voilà, c'est tout. Donc, nous allons nous battre de toutes nos forces contre cet accord de libre-échange, et cette bataille-là, elle se mènera au Parlement européen. Bonjour ! Merci, merci, bonjour ! Bonjour ! Bonjour ! Regarde, mais regarde, regarde, regarde-le ! Il est monté dessus, non mais c'est trop grave ! Les mamans sont patientes ! Regarde !

2:34
Invité

30% des races de volailles sont françaises. Ah oui ! Les races mondiales sont françaises. Donc, notre but, c'est de préserver les races par rapport à...

2:42
Marine Le Pen

Mais dans les marchés, dans les marchés de province, on en voit,

2:45
Invité

des races qui sont incroyables, qui sont incroyables !

2:49
Marine Le Pen

Et qui existent toujours ! Moi, je n'avais jamais vu, honnêtement...

2:52
Invité

Mais nous, le but, c'est de faire des concours, de pouvoir transmettre quelque chose à nos enfants, parce que sinon, on va transmettre la poule, le bébé, etc.

3:00
Marine Le Pen

Ah ben, ça, c'est le problème un peu du mondialisme ! Faire rentrer dans des casse et obtenir la rentabilité maximum, c'est, honnêtement, la mort de nos inambités, la mort de notre patrimoine, la mort de la diversité, c'est effrayant ! Dites-moi, alors, c'est un morceau, ça ! Et donc, il fait combien, lui ? Euh, 1450 ! Hein ? 1450 ! 1450 ! Alors, cette année, on gagne encore ? On espère, on est venu, il y a pour ça ! C'est bien !

L'accueil est toujours très bon, c'est surtout très agréable pour nous, de pouvoir rencontrer, dans un même endroit, des Français qui viennent de partout, qui viennent exprimer leur attachement à l'agriculture, et à cette diversité, qui semble être tout de même en danger. Tu dois, on s'extasiait !

3:48
Invité

Un animal de race partenaise, a su s'adapter aux divers modèles économiques, depuis la nuit des temps. Troisième race française, il y a un siècle, retombée très bas, dans les années 60, suite à la mécanisation et la spécialisation, tant au niveau du lait que de la viande. On est les derniers en tant qu'éleveur. On va s'en rendre compte, mais ce sera trop tard. Il est déjà trop tard.

4:07
Marine Le Pen

Ne me dites pas ça, il n'est jamais trop tard.

4:09
Invité

La nouvelle PAC qui s'annonçait pour l'élevage, on se rend à l'évidence que finalement, on va encore être les dindons de la famille.

4:17
Marine Le Pen

Les agriculteurs, ils savent pertinemment que la PAC ne répond pas à leurs inquiétudes, ne répond pas à leurs problèmes. Ils savent pertinemment que ce ne sont pas aux technocrates de Bruxelles de pouvoir mettre en œuvre les subventions, qui sont leur argent. Et puis ils savent pertinemment qu'ils ne pourront pas survivre face à la concurrence de pays qui aident directement leur agriculture, alors même que nous nous soumettons à l'interdiction émise par l'Union européenne de l'aide directe à notre agriculture. Donc je pense qu'il y a eu, encore une fois, une véritable escroquerie à faire croire aux agriculteurs que nous étions pour la suppression pure et simple de la PAC.

Ce n'est pas notre programme. Et d'ailleurs, à chaque fois que nous leur évoquons la réalité de notre programme, à chaque fois, évidemment, ils sont d'accord avec nous. Et je pense qu'ils le démontreront aux élections européennes.

5:07
Invité

Et j'ajouterais que si vous leur demandez aussi ce qu'ils pensent de la PAC 2014-2020, parce qu'il y a une nouvelle PAC, toutes les PAC ne se valent pas, et la dernière, vous demanderez aux éleveurs, ils vous diront « on s'est fait arnaquer », vous demanderez aux céréaliers, ils vous diront « on se fait arnaquer aussi ». Et parce qu'on a promis une redistribution, une réégalisation des aides entre toutes les filières, sauf qu'ils ont oublié de dire qu'il manquait de l'argent, puisque le budget est à la baisse. Et donc, ils ont promis à tout le monde, résultat, ils en enlèvent aux uns pour mal rhabiller les autres.

Et ce qu'ils proposent ne garantit rien, ne couvre pas les productions en cas de chute des marchés. Ces dix dernières années, on a eu une crise par an, selon les filières à peu près, avec des gens qui, tous les ans, sont composés à d'années, selon la filière dans laquelle ils travaillent, à travailler à perte. Personne ne peut travailler à perte, même avec des subventions. Les subventions ne couvrent pas ça. Les Américains sont revenus à un système d'aide directe. Tu fais du maïs, tu as un prix garanti pour ta tonne de maïs. Tu fais du lait. Et l'OMC interdit ça. Nous, on impose des aides qui vont à l'hectare. Donc, on aide pas une production, on aide un hectare.

C'est inepte comme type d'aide. Et les Américains, pendant ce temps-là, reviennent, eux, à une aide directe. Et on veut nous mettre en concurrence en face, on veut qu'on reste, nous, à respecter les critères de l'OMC. Il est là, le suicide. Et demandez-leur à tous, qu'ils soient céréaliers, éleveurs, éleveurs viande, éleveurs lait, ce qu'ils pensent de la nouvelle PAC qui a été votée l'année dernière et acceptée, après moult, des années de négociations pour obtenir un truc qui est inepte, qui ne marchera pas. Les Américains, en 6 mois, 6 mois et demi, ont mis en place une machine de guerre en face qui ne respecte aucun accord international. Comment voulez-vous qu'on fasse face à ça ?

6:45
Marine Le Pen

Voilà, tac ! Je suis toujours battu, moi, pour qu'il existe un étiquetage. Je sais très bien pourquoi il n'existe pas, parce qu'il y a des grandes multinationales de l'agroalimentaire qui n'ont pas du tout envie de révéler que dans le poulet basquets, ce qu'ils vendent, il y a des tomates marocaines, de l'huile ukrainienne, des patates polonaises et du poulet brésilien. Sauf que moi, je crois, encore une fois, à la vérité. Et je pense que le meilleur moyen de développer nos filières, de les sauver même face à la concurrence, c'est justement d'appuyer sur cette sécurité. Et puis, encore une fois, sur le désir pour les Français d'acheter français.

Encore faut-il qu'ils en aient la possibilité en sachant ce qu'ils achètent. Et ça, ce sera un des combats que nous mènerons au Parlement européen.

7:32
Invité

Ben la voilà ! Ah, ça nous plaît ! J'ai eu députée pour venir arcanter le salon de l'agriculture. Aujourd'hui, je suis venue en soutien à ma résidente et j'ai le grand plaisir de constater que l'accueil est chaleureux, à la fois de la part des exposants et du public. Ce qui prouve que le travail de Marine Le Pen, l'attention particulière qu'elle a à l'égard du monde agricole, le soin qu'elle met à leur apporter des solutions et de l'espoir payent. Et en cela, j'en suis extrêmement fière, puisque c'est vrai que la culture agricole en France fait partie de notre identité. Et en cela, même s'ils se réduisent d'année en année, on ne doit pas les oublier, mais bien au contraire, les défendre.

Elle n'a pas voulu faire seulement un effet de manche pendant les présidentielles, puisque c'est vrai que pendant les présidentielles, on avait développé un site spécialisé avec France Pluralité. Elle avait été une des candidates qui parlaient le plus pour les politiques du monde agricole, notamment à travers l'Europe. Et c'est vrai qu'elle a voulu continuer cela, bien au-delà des périodes électorales.

Par ce tour de France, les oubliés, aujourd'hui par le salon de l'agriculture, et semble-t-il, ça paye, puisque aujourd'hui, ce monde agricole nous entend de plus en plus sur les questions européennes, sur les questions de la renationalisation de la PAC, sur l'équitaxe, la question des prix fixés par la grande distribution. Et donc, je pense qu'ils ont le sentiment que cela est sincère et va bien au-delà d'un simple positionnement électoral. Ah bon, hein ? Pensez aux agriculteurs. Ah, j'arrête pas. Dans nos conférences, vous n'avez oublié. J'arrête pas. Ne vous oubliez pas. Non, non. N'oubliez pas les pommons.

9:02
Marine Le Pen

Je ne peux pas vous oublier. Les petites coffres. On ne peut pas vous oublier.

9:06
Invité

Les mille producteurs. C'est ce qu'ils font. Le produit de qualité et qu'ils le vendent eux-mêmes. Bah oui. C'est de la vente direct. Oui. Je peux te faire la baisse. Ah bah oui. Franchement. Avec grand plaisir. Tu veux savoir quoi sur ces vaches ? Elles veulent toujours le meilleur pâturage, elles meilleurs point d'eau. Dès que la reine elle passe, si tu es en train de manger dans un coin comme il faut, tu t'en vas ou tu te bats. Ah oui, elles sont un peu... Donc on a organisé les combats de vaches, on a rempli les arènes complètes. Par contre, elles se font pas mal. Ça fait plaisir que tu sois là. Elle est passée. Je te tue toi, hein. Sans problème. J'ai raison.

9:36
Marine Le Pen

Ah bah moi aussi. Ça me fait très plaisir.

9:38
Invité

T'as un grand respect.

9:40
Marine Le Pen

Vous pouvez vous embrasser ? Mais bien sûr. Je suis tout coeur avec vous. C'est gentil, merci beaucoup. Merci. Merci. Ça va bien ?

9:49
Invité

Ça va bien.

9:50
Marine Le Pen

Bon, bonjour.

9:51
Locuteur

Bonjour.

9:52
Marine Le Pen

Le rendez-vous incontournable. Le rendez-vous incontournable. Et à la fin de la loi Evin. Ah ah.

10:02
Invité

Le secteur qui rapporte à l'autre pays près de 10 milliards. C'est 6.000 emplois aussi, direct et indirect, donc de la viticulture. C'est pas un produit qu'il n'a pas le droit d'exister chez lui. Voilà, et avec quand même des difficultés.

10:13
Marine Le Pen

C'est tout le malheur, c'est tout le malheur.

10:14
Invité

On souhaite que les politiques ne nous stigmatisent pas.

10:16
Marine Le Pen

C'est toujours, c'est toujours l'un ou l'autre. C'est quand même étonnant, quoi.

10:20
Invité

On va ressortir de cette logique binaire.

10:21
Marine Le Pen

Il y a un nouveau système de calcul du PIB qui est imposé par l'Union Européenne, dans lequel on met dans la création de richesses, les stupéfiants, la prostitution, et les trafics en tout genre. Voilà, donc producteur de vin, mis au même niveau que le producteur du cannabis, quoi. Bon, moi je veux bien, mais à un moment donné, ça devient n'importe quoi.

10:44
Invité

On est moins consommé par certaines de nos autorités. Donc la race ardenneste qu'on trouve dans le nord-est de la France. Donc en comptant sur vous pour bien représenter le monde agricole et surtout la race de chevaux de trait, une race en voie de disparition. Donc au niveau européen, on n'est pas aidé. Non. On nous a supprimé les aides, entre guillemets, parce que c'est pas soi-disant co-européen, pas légal. Donc là, on est en train de relancer sur le niveau...

11:09
Marine Le Pen

Ah oui, parce que c'est toujours la même interdiction d'aider les filières, etc. Exactement. Ça c'est vraiment un truc à dégager. À côté de la TVA, surtout, de 7 à 20% de 13 points du 1er janvier. Alors je peux vous dire que là-dessus, on a été, nous, extrêmement clairs. Non, mais c'est de la folie.

11:27
Invité

C'est aussi toute une filière, le cheval de trait en général. L'Ardenneur fait partie. Nous sommes neuf races. Et aujourd'hui, c'est une filière qu'il faut défendre, qu'il faut faire avancer, qui fait partie du patrimoine français.

11:38
Marine Le Pen

Et c'est ça que je ne comprends pas, parce qu'il me disait qu'il y avait une suppression des aides à la filière. Mais ça n'a aucun sens, parce que là, il n'y a pas de problème de concurrence. C'est pas fait pour faire de l'argent, c'est pour la préservation de la biodiversité. Donc c'est un problème patrimonial.

11:53
Invité

C'est euro-incompatible. Voici le discours.

11:55
Marine Le Pen

Euro-incompatible. Ah ! Ils s'organisent pour se défendre. Ça, c'est vrai. Défendre la qualité.

12:16
Invité

Est-ce qu'on est tous dessus ? Il est toujours en train de me parler de Marine, alors. Oui, oui. Avec nous, on va doubler notre chiffre d'argent.

12:22
Marine Le Pen

J'ai pas beaucoup de résistance, moi, si vous me mettez ça sous le nez. La Guadeloupe et la Martinique qui viennent à nous. À la Guadeloupe et la Martinique.

12:35
Invité

Aujourd'hui, la France et l'Europe laissent rentrer pour nourrir les consommateurs européens et français de bananes sud-américaines et africaines sous lesquelles il y a des millions de tonnes de pesticides, c'est vrai. La France a vendu son âme à l'Europe. Et avec ses agriculteurs, ses producteurs, les familles. Voilà.

13:26
Marine Le Pen

Vous avez parfaitement analysé la situation. Chaque année, vous passez de nous voir. C'est gentil. Il y a certains qui parlent, on ne les passe jamais. Oui, mais je passe, mais je ne fais pas que ça. Voilà. Je vous défends au Parlement européen aussi, où on vous assassine. Ça, c'est délicieux, ça. Et Mme Le Goupon, c'est bon ? Ah oui. Le Goupon, le Goupon. La super ? La meilleure banane, c'est la banane des autres Martinique-Guadeloupe. Moi, ce qui me tue, c'est qu'on n'arrive pas à la trouver, quoi. Je l'achète.

13:53
Invité

Il y a dite chose, on dit « j'aime à la banane parce qu'il n'a pas d'honneur ». Je la connais, celle-là.