EMMANUEL MACRON : LE PRÉSIDENT PYROMANE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Vous avez l'impression que le monde commence sérieusement à s'effondrer. Vous êtes soudainement pris d'une anxiété profonde. Et bien, c'est justifié.
Depuis le début de l'été, les événements climatiques s'enchaînent et donnent à notre actualité des aires d'apocalypse. Des flammes virulentes font rage tout près d'une route. Prix de cours, ces pompiers doivent faire marche arrière.
Dépanage de fumée épaisse à seulement 50 [musique] km de Paris. Et pour la première fois dans le ciel d'Île-de-France, des Canadaires un peu plus loin des habitants affolés tire des tuyaux d'eau. Pensez à bien les [musique] gars.
Ouais. Cette grange a pris feu. L'incendie menace de se propager au hameau juste derrière.
Il y a des habitants à côté. Il y a des mamis, il y a des [musique] il y a des familles, c'est tout. On est du village, on travaille là, on est là pour sauver notre village.
On le voit à la télé mais on pense pas que ça peut nous arriver. L'attention dans les funéariums, ce patron de pompe funèbre l'a subi de plein fouet. Il enregistre ces temps-ci 50 % de morts en plus.
Incendie historique, canicule historique, sécheresse historique. Tous ces mots font la une de la presse. C'est des monstres météorologiques qui font peur et qui mettent à mal en fait le fonctionnement de la société entière.
On a l'impression d'être dans un four. [musique] La carte parle d'elle-même. Elle est totalement inédite, stupéfiante, sidérante et les mots finissent par nous manquer.
Vient de pénétrer dans l'inconnu. Les faits annoncés par les scientifiques sont très clairs. Non, le monde tel qu'on l'a connu avec son eau abondante, ses étés plus frais, sa biodiversité extraordinaire, ce monde-là n'existera plus.
Il n'existe déjà plus. Et c'est le fait de l'action humaine, notre action collective. Ni vous ni moi n'avons jamais connu un climat réchauffé à ce niveau-là.
En fait, on connaîtra plus jamais le climat qui était le nôtre quand on était enfant. Ceci n'est pas une opinion, c'est un fait scientifique. Ça va marcher ?
Probablement pas, mais moi je dois faire mon travail et je demande aux autres de le faire. Vous dites "Ça va pas marcher, vous croyez pas ?" Moi je je ne parle je vous parle de possibilités, je ne parle pas de probabilité.
H bon, vous [musique] devez quand même vous montrer optimiste, sinon on suit pas. Non, pas du tout. Moi, je veux montrer réaliste.
Les possibilités existent mais ça ne veut pas dire pour autant qu'elles vont être adoptées. Donc là, on demande aux citoyens, nous demand nous implorons tout le monde qui nous écoute de vraiment de prendre ce message à cœur et de faire partie des personnes qui vont agir pour ce changement. Autrement, on y arrivera jamais.
Est-ce que en fait on on réalise réellement ce qui ce qui nous arrive là ? On réalise pas ce que veut dire ce Excusez-moi là, je suis je suis mieux parce que parce que tu as dit du mal à embrayer. [musique] Ne pas ressentir la nécessité urgente d'une transformation profonde de nos sociétés.
C'est ça qui est dangereux. Penser que l'on va continuer avec ce système économique productiviste comme si de rien n'était. Traiter les épisodes caniculaires ou incendiaires comme des faits d'actualité comme les autres.
Continuer à donner de la visibilité à de fausses informations, c'est dangereux. OK, il y a une responsabilité humaine, ça a l'air d'être admis. Est-ce que c'est 10, 20, 50 ou 60 % ?
Personne ne le sait. 100 % du réchauffement que l'on observe est dû [musique] aux activités humaines. Mais franchement, on est capable de supporter ça.
Enfin, un jeune homme en bonne santé est capable de supporter ça. Il faut arrêter. Énoncer de fausses promesses, dire qu'on va mettre la climatisation et que ça va tout régler.
Focaliser toute l'attention sur le problème des pyomanes sans parler du problème de changement climatique. Continuer à attaquer les personnes qui défendent l'écologie. Cela équivaut à nous mettre toutes et tous en danger.
C'est factuel. Alors aujourd'hui dans cette émission, nous allons faire le point. Pourquoi y a-t-il autant d'incendies actuellement ?
Quelles en sont les causes et les conséquences en terme de vie humaine, d'habitation, mais aussi de biodiversité ? Dans quel contexte cela s'inscrit-t-il ? Même s'il n toute responsabilité, quel est le rôle concret de nos dirigeants dans ce désastre écologique ?
Quelle compréhension plus large pouvons-nous faire de ces événements ? Réponse dans cette nouvelle émission écologique pour Blast. Dans la dernière émission sur l'écologie, on a parlé de canicule.
Dans cette vidéo, on vous expliquait à quel point le débat organisé autour de la climatisation était absurde puisqu'il évacuait tout le reste des problèmes. Or, comme pour nous rappeler que non, la climatisation ne va pas suffire à camoufler le désastre climatique, juste après, une série d'incendies historiques a commencé à ravager le pays. [musique] Alors, revenons sur les faits.
Au moment où nous tournons cette vidéo, les autorités parlent de 8000 départs de feu dans notre pays pour une surface brûlée estimée supérieure à 25000 hactares, ce qui est probablement déjà beaucoup plus au moment où vous regardez cette émission. Cela représente le double de la surface brûlée à la même date en 2025. Un peu plus loin près du Stade équestre, une saute de feu, des braises emportées par une rafale.
En quelques secondes, tout s'embrase. Les chevaux avaient été évacués hier en fin de journée. Les arbres tomb et déjà ça repart de l'autre côté.
Là, ce qui est inquiétant, c'est qu'on voit la lueur alors qu'on est sur une une distance évaluée à 600 m. Et sur les 8 premiers jours de juillet, environ 7800 hectares sont partis en fumée, soit bien davantage que pendant l'intégralité du mois de juillet 2025. À la mi-juillet 2026, c'est déjà la 4e année la plus touchée par les incendies depuis 2006 alors que la saison des feux vient à peine de commencer.
Et le 9 juillet, 54 départements étaient classés en danger élevé à très élevé. Un record absolu. Le précédent datant de 2025 avec 29 départements.
Le 6 juillet, Météo France décrivait déjà une situation inédite et en de semaines, tout s'est enchaîné. Le 1er juillet, un feu parti d'uppia dans l'héroude et parcourt environ 900 hectares dans le Minervois. Plusieurs villages sont évacués.
Dans ce quartier de Puzzle Minervoie, tout le monde doit évacuer à la hâte. Il y a encore des gens qui sont dans une maison, c'est tout. Mon frère il va, il faut aller chercher.
Cet habitante et son mari n'emporte que l'essentiel d'épité. La situation est plus que critique. Ils sont avec des lances à incendie mais nous on a rien.
Ça fait que rester pour voir le désastre ça n'intéresse pas. Fermer sa maison, la quitter alors que les flammes avancent. Un crèvecœur pour tous les habitants.
Le même jour, deux feux dans les bouches du Rône à Lanson Provence et Ronnac. Les flammes sur les crêtes d'abord. Puis elle se rapproche dangereusement des maisons.
Le vent est fort, imprévisible, ce qui complique le travail des secours. 200 pompiers à pied d'œuvre, 80 engines mobilisés. Mais le feu continue de progresser.
Sur la commune voisine de la Phare les Oliviers, environ 600 habitants doivent évacuer. Pour toi, on a pas pour tout parce que le 4 juillet au soir, un incendie se déclare à Trévillac. dans les Pyrénées orientales à une trentaine de kilomètres de Perpignan.
En quelques jours, il parcourt environ 4500 hectares. Les habitants de 26 communes sont évacués, environ 10000 personnes au total et deux personnes sont blessées en urgence absolue. Résultat, 4900 hectares brûlés.
Moins d'une semaine après le passage de l'incendie, Robert revient sur son lieu de travail. Ah là là là, on a tout perdu. On a tout perdu.
On a plus rien. On a tout investi. Il y a il y a plus rien.
Au même moment dans la drôme, un feu parti près de 10 ravagent le 10wa. Environ 4400 hactares partant fumé. Tout ça va être mentionné médiatiquement bien sûr, mais ce n'est rien à côté de l'énorme couverture médiatique qui va être dédiée aux incendies qui vont toucher les départements du nord que l'on est moins habitué à voir concerné par des incendies.
Ces deux derniers jours, le nombre d'incendies localisés dans la partie nord du pays se multiplie. Voici ce que nous avons recensé. Des maisons ravagées dans le menéoire. 300 hectares de lande et de forêts parties en fumée aujourd'hui.
Les forêts au nord du pays sont moins adaptées que celles du sud pour la lutte contre les incendies. Point d'eau, route d'accès mais aussi formation des sapeurs pompiers doivent être améliorés. En Sologne, dans le Loirécher, une série de sep départs de feu détruit environ 400 hectares.
Un épisode qualifié d'inédit pour ce département. Tout comme dans l'Indre où un incendie ravage 900 hectares, l'un des plus importants de l'histoire du département. Mais celui qui débute le 12 juillet dans la forêt de Fontainebleau aux portes de Paris va monopoliser les chaînes d'information.
Au 14 juillet, plus de 2000 hectares ont été parcourus par les flammes. Environ 1 millier de personnes évacuées. L'autoroute à 6 a été coupée.
Plus gros incendie qui a connu la moitié nord du pays en 20 ans est le plus grand incendie de l'histoire moderne de cette forêt où des Canadaires ont été déployés pour la première fois en région parisienne. On est forcément sidéré par ces images parce que l'Île-de-Fance, c'est vrai que on a toujours eu l'impression que cette région était à l'abri. [musique] Le bilan humain provisoire compte un mort.
Un pompier volontaire de 22 ans tué le 8 juillet au planet en sa voix emporté par la chute d'un bloc rocheux alors qu'il luttait contre un feu de végétation. Ouais, un drame qui est aussi lié, on l'imagine, à à l'épuisement parce que les pompiers sont sur le front depuis plusieurs jours maintenant. Ça s'est passé au lever du jour, aux alentours de 5h15 du matin.
On est après un combat nocturne dans des circonstances particulièrement difficiles. Si ajoutent des blessés parmi les civils et les pompiers dont les deux urgences absolues des Pyrénées orientales et une dizaine de blessés légers recensés depuis juillet. Sans parler bien sûr des conséquences matérielles désastreuses pour toutes celles et ceux qui perdent leur maison ou leur lieux et outils de travail.
Si près des habitations, on n'avait jamais vu. Moi, j'ai vécu un feu de 2000 hectares aussi il y a il y a une 25 25 30 ans, mais pas de cette ampleur et pas aussi proche des gens. Mais le bilan des incendies, c'est aussi un désastre absolu en terme de biodiversité.
Dans les paysages désormais calcinés de la forêt de Fontainebleau, cet agent de l'ONF est venu observer à quel point la nature a souffert de l'incendie. Ça à la base c'était de la mousse. Il n'y a plus rien.
C'est des espèces protégées comme ça et il y en a des milliers qui ont disparu. Ces incendie directement et très massivement les animaux les moins mobiles et détruisent les habitats des autres. À cela s'ajoute un effet climatique en retour.
Une forêt qui brûle relâche d'un coup le carbone qu'elle avait stocké et cesse de l'absorber. Ce qui alimente le réchauffement climatique qui lui alimente les feux. Le service européen Copernicus a mesuré l'ampleur du phénomène à échelle continentale.
L'année 2025 a été celle des plus fortes émissions d aux incendies en Europe depuis le début des relevés en 2003 avec environ 13 m tonnes de carbone relâché. La même saison 2025 a vu brûler plus d'un million d'hectares dans l'Union européenne près du double de la moyenne des deux décennies précédentes. Fait révélateur, environ 39 % de ces surfaces se trouvaient à l'intérieur d'air protégé.
Les feux dans les milieux naturels ont causé l'émission de 8,6 milliards de tonnes de CO2 dans le monde entre mars 2023 et février 2024, c'est-à-dire environ 15 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre des humains. Certains scientifiques évoquent même le pirocè, autrement dit l'air du feu. C'est comme si on assistait à un retour de la peste.
Les mégafeux sont le signe d'un profond dérèglement. Alors, combien de temps faut-il exactement pour que ces forêts s'en remettent ? C'est compliqué, il y a évidemment des différences entre les forêts et entre les régions.
Le calendrier dressé par l'Office national des forêts sur des cas réels montre que 3 mois après les feux, les premières repousses percentus les tronquinés et le chaîn vert redémarre. Au bout d'un an, la régénération naturelle reprend ses droits. Mais retrouver un couvert vert, ce n'est pas retrouver une forêt.
La reconstitution complète se compte en plusieurs générations humaines. Si les habitants se disent soulagés de retrouver leur domicile, ils racontent aussi leur tristesse pour la forêt. Si j'avais à choisir, j'aurais préféré que la maison brûle et que la forêt reste intacte.
La maison, c'est vrai qu'elle est pleine de souvenirs, mais ça se reconstruit, hein. [grognement] une forêt. Non, ça va m'être je suis trop vieux pour pour voir la reconstruction là.
Autrement dit, une forêt qui brûle aujourd'hui ne redeviendra une véritable forêt mature que pour les petits enfants de ceux qui l'ont vu partir en fumée. Et cet horloge ne vaut que dans le meilleur des cas, celui d'un écosystème adapté qui ne brûle qu'une fois. Seulement, au vu de la multiplication des incendies, de l'intensification du réchauffement climatique, il est possible que de nouveaux incendies surviennent au même endroit.
De plus, la sécheresse qui s'intensifie et se répète elle aussi affaiblit les arbres au point de multiplier par 5 le risque de départ de feu et de compromettre la repousse elle-même. Mais alors pourquoi ? Sur certains plateaux de télévision ou de radio, on tourne en boucle sur les pyomanes.
On cherche des responsabilités individuelles. On vit dans un monde de maboule. Non, mais on savait que 9 inc 110/ 10 étaient commis par les êtres humains.
En revanche, ce qu'on savait pas, c'est qu'ils étaient commis par des êtres humains qui par ailleurs étaient pompiers volontaires. Et c'est peut-être là ça qui doit nous alerter, c'est comment est-ce que des personnes qui sont censées éteindre ces incendies, bah en fait sont les mêmes, en tout cas dans ce cas extrêmement précis qui déclenche ces incendies. C'est-à-dire qu'il y a un vrai problème aujourd'hui de responsabilité et même, j'ai envie de dire, de civilité.
Est-ce que les peines sont suffisantes contre ces pyromanes ? Mais il faut être clair, ces incendies sont le résultat d'un cocktail explosif entre des déclenchements d'origine humaine et l'état du pays après trois canicules majeures. Rappelons que lors du début des incendies, la France sortait à peine de la canicule la plus intense jamais mesurée sur son territoire.
À cette chaleur étouffante s'est ajouté une sécheresse historique avec un déficit de précipitation de près de 50 % en juin tandis que les pluies abondantes de l'hiver et du printemps avaient fait pousser une végétation dense transformée en combustible par les vagues de chaleur successives. Toutes les études sur le changement climatique nous montrent qu'on va avoir une augmentation du risque avec des saisons qui vont pouvoir commencer plus tôt et puis un risque qui va remonter euh vers le nord jusqu'au bassin parisien. Ensuite, oui, neuf départs de feu sur 10 sont d'origine humaine.
La moitié est d à des imprudences ou des comportements dangereux et une part relève d'actes délibérés. Mais il faut rappeler que des MO et des pyomanes, il y en a malheureusement depuis très longtemps et à l'époque ça ne provoquait pas des feux de cette ampleur. Ce qui a changé, c'est l'état du combustible et la vitesse à laquelle une étincelle devient une catastrophe écologique.
On a toutes les conditions qui sont réunies pour avoir des feux de grande intensité avec une propagation rapide, surtout quand le vent s'en mêle. On a une disponibilité en combustible. Donc il y a une recolonisation végétale qui se produit, qui met à disponibilité pour le feu un combustible qui va alimenter l'incendie, qui va le renforcer.
Donc quand on a ce mélange du combustible comburant et des conditions météorologiques, on se retrouve dans une situation qui est vite ingérable. Est-ce qu'on est vraiment sûr que ça a un rapport avec le réchauffement climatique ? Oui, oui, oui et oui.
Là, avec le changement climatique, la situation ne va pas s'améliorer. Donc, on voit là déjà des feux dramatiques, mais avec les émissions, la concentration de gaz à effet de serre qui va continuer à augmenter le réchauffement climatique qui va s'intensifier, on va avoir effectivement des événements qui vont être plus sévères, qui vont être plus nombreux, qui vont toucher des zones qui euh auparavant étaient peu sujetes au risque incendie. Donc on sait que à l'horizon 2050, on aura à peu près 50 % du territoire français qui sera vulnérable au feu et en l'entièreté du territoire avec notamment le bassin parisien et et la Loire, la région de la Loire qui seront soumis à une vulnérabilité telle que la Méditerranée connaît aujourd'hui dans le sud.
L'Organisation météorologique mondiale explique que juin 2026 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré en Europe de l'Ouest avec plus de 3°grés au-dessus de la moyenne 1991-2020. [musique] Alors en ce qui concerne notre avenir, que disent les organismes scientifiques ? Météo France d'abord dont les projections s'appuyent sur la trajectoire de réchauffement de référence retenue par la France à savoir les 2,7°gr d'ici à 2050 et 4°gr en 2100 par rapport à 1900.
Et bien dans ce climat, les régions méditerranéennes verront une multiplication par deux des jours de danger très élevés passant de 40 actuellement pour dépasser les 80 jours en moyenne par an. Le risque de feu se généralise à l'ensemble du pays au point que les régions allant de la Loire au bassin parisien connaîtront un risque de feu élevé selon des fréquences rencontrées à ce jour sur l'arrière-pays méditerranéen. Enfin, la saison complète des risques de feu pourrait durer 1 à 2 mois supplémentaires.
Autrement dit, un incendie majeur dans la forêt de Fontainebleau, ce n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend. Ce qu'on considère aujourd'hui comme un feu précoce, malheureusement demain ce sera la normalité dans les années à venir. Ce sera tout à fait normal d'avoir de grands incendies dès le début du mois de juillet.
C'est clair que là aujourd'hui, on est dans un nouveau régime de feu. On a des incendies qui sont beaucoup plus rapides et qui ont une intensité que n'avait pas ceux des années précédentes. Les travaux de l'INRAE vont dans le même sens.
Le modèle développé avec l'ONF et Météofrance projette pour le Sud-Est une hausse de l'activité moyenne des feux de 13 à 22 % dès 2030 et de 34 à 67 % à l'horizon 2050. Le nombre de grands feux passerait de 7 à 10 par an en 2050 et jusqu'à 20 par an en 2090 avec une expansion géographique vers le Hangdoc, les Coses, les Sven et les MondArdèches. Ces conclusions s'ados au consensus mondial.
Le 6e rapport du JC établit que les extrêmes chauds sont devenus plus fréquents et plus intenses sur la quasi totalité des terres émergées et que les conditions météorologiques propices aux incendies ont augmenté dans plusieurs régions dont l'Europe du Sud. Si on regarde ce qui ce qui est prévu pour 2050, c'est cinq fois plus de journées de canicules euh qui sont prévues et quasiment 1/3 de l'année en en nuit tropicale sur le sur le pouretour méditerranéen. Donc euh oui oui, il y a là il y a aucune ambiguïté sur euh les causes euh de ces canicules.
Début juillet 2026, une tribune publiée dans le monde par des figures majeures de la climatologie française dont Valérie Masson Delmot et Jean-Jousel réclamai une loi d'urgence climatique. Les scientifiques avertissaient, nous allons franchir avant 2030 le seuil de 1,5°gr de réchauffement. Jean Juselle, l'ancien vice-président du groupe scientifique du J y ajoute "On ne pourra pas s'adapter à une augmentation de + 4° ni même + 3°.
C'est faux." Bref, ce qu'il faut comprendre, c'est que le réchauffement a rendu possible la canicule qui a préparé les feux de 2026 et ce même réchauffement en se poursuivant rendra ces étés plus fréquents, plus long et plus étendu. La seule variable encore ouverte, c'est le rythme qui dépend des émissions mondiales et l'ampleur des dégâts qui dépend de la préparation de chaque pays. qu'on souffre d'amnésie météorologique.
On se rappelle pas forcément des événements extrêmes qui peuvent se produire, mais rappelez-vous euh 2022 et les incendies, les mégafeux qu'il y a eu sur le bassin à Quittin, là également toute la France était concernée. Ça a brûlé aussi y compris en Bretagne qu'on pensait une région préservée. Les mondar les mondes arrêtés ont brûlé.
Et c'est à ce moment-là qu'on rentre dans le chapitre politique. [musique] Au moment où on tourne cette émission, c'est près de 10 % de la forêt de Fontainebleau qui est encore en train de partir en fumée. 2000 hectares de forêt ravagées, des tas de cendres.
En apparence, les incendies de Fontainebleau semblent éteint. Pourtant, le combat des pompiers des militaires de la sécurité civile continue. Il noit la moindre parcelle de ce solci particulier composé de tourbes, de végétaux en décomposition et de sable.
Le feu couve dessous et à tout moment ben il ressort il ressort d'autres endroits donc par le par un réseau souterrain. Or, le risque incendie n'a surpris aucun service de l'État pour une raison très simple. Ce sont des missions commandées par l'État qui ont annoncé le risque incendie.
Dès juin 2010, la mission interministérielle changement climatique et extension des zones sensibles au feu de forêt concluait qu'à l'horizon 2050, près de la moitié de la surface des landes et forêts métropolitaines pourraient être concerné par un niveau élevé de l'alléa feu de forêt contre environ 1/3 à l'époque. En août 2022, un rapport d'information du Sénat reprenait et actualisait l'alerte. Surface brûlée en hausse possible de 80 % d'ici 2050 en région méditerranéenne, triplement de la période à risque fort.
Saison s'étendant de juin au début d'octobre. 16 ans sépare le rapport chârierie de l'été 2026. Après l'été 2022 et ces dizaines de milliers d'hectares brûlés, Emmanuel Macron reçoit à l'Élysée les acteurs de la lutte contre les feux et annonce en octobre 2022 une stratégie nouvelle.
C'est évidemment le Canader qui est cet instrument de lutte. contre les feux. C'est l'avion le plus éprouvé, le plus performant.
Nous en avons 12 aujourd'hui. Nous allons investir massivement pour que d'ici la fin du quinquena ces 12 soient remplacés et que leur nombre soit porté jusqu'à 16. La fin du quinquena, c'est 2027.
Nous sommes à l'été 2026. Aucun Canader neuf n'a été livré. Le calendrier réel est établi par le rapporteur spécial du budget de la sécurité civile au Sénat, Jean-Pierre Vogel.
Les deux premiers appareils cofinancés par l'Union européenne et commandés par contrat ont été signés en août 2024 et sont attendus en mars 2028 et en novembre 2028. Deux appareils supplémentaires financés au budget 2026 avec 209 millions d'euros d'autorisation d'engagement serait livré entre fin 2032 et courant 2033. Dès novembre 2023, le même rapporteur jugeait en tout état de cause irréaliste la perspective d'un renouvellement complet de la flotte et de son extension à 16 appareils tels qu'annoncé par le président de la République.
Pire, l'exécutif a ralenti le mouvement avec des coupes budgétaires. Le 21 février 2024, un décret d'annulation de crédit a été pris sous le gouvernement de Gabriel Atal qui a retiré près de 53 millions d'euros au programme de sécurité civile, soit 8,13 % de ses crédits de paiement. Conséquence directe, cette annulation a contraint à renoncer à la perspective de commande de deux Canadaires hors du programme européen d'acquisition pour 2024.
Au cœur de la polémique, ce décret, il montre une coupe budgétaire de 10 milliards d'euros signé par Gabriel Atal en 2024. Parmi les économies effectuées, [musique] 52 millions d'euros pris sur le budget de la sécurité civile. Malaise !
Gabriel Atal se défend par l'attaque. Gabriel Atal se [musique] justifier he puiss on voit que Jean-Luc Mélenchon ne sait plus quoi faire pour faire parler de lui et donc il fait du trumpisme et il raconte absolument n'importe quoi et on le voit depuis plusieurs jours. Pendant ce temps, la flotte existante vieillit.
Le constat du Sénat est clair. À certaines périodes critiques de l'été 2024, seuls trois appareils sur 12 étaient opérationnels. Ces appareils ont en moyenne 30 ans.
Et pour un Canader, c'est vieux. Exposé aux flammes et à la corrosion à cause de l'eau de mer, il s'abî vite et demande beaucoup d'entretien. En 2024, certains jours critiques, aucun canader n'a pu décoller, cloué au sol à cause de problèmes techniques.
En juillet 2025, face à des feux simultanées dans l'aud et les bouches du Rône, le sous-dimensionnement du nombre d'avions bombardiers d'eau disponibles a cette fois conduit à arbitrer entre des demandes simultanées. Alors voilà, on vous a parlé de préparation politique pour lutter contre les incendies et on voit que sur ce volet comme sur les autres, les autorités n'ont clairement pas été à la hauteur. Mais la lutte n'est pourtant qu'une petite partie du sujet.
La prévention a été encore plus négligée. Il faut pas éluder les mécanismes de prévention qui, on le rappelle 1 € mis dans la prévention y compris sur les feux de forêt, c'est 5 à 15 € évités au moment de l'alléa. 5 € si on compte que les dégâts matériels et jusqu'à 15 € si on compte la santé mentale des populations.
Imaginez toutes ces personnes qu'on a dû évacuer, toutes ces personnes qui ont perdu leur maison parce que ça représente sur la santé mentale, sur des dépressions, sur des suicide, sur des arrêts de travail qui vont arriver par la suite et qui ne seront pas forcément comptabilisés tout de suite dans les coûts mais c'est tout ça qu'il faut intégrer au coût de ces catastrophes. L'outil central, c'est l'Office national des forêts dont les effectifs fondent depuis des décennies. On est passé de 12500 agents en 2000 à environ 8000 en 2022 selon les chiffres de l'Assemblée nationale.
Cette décrue a commencé bien avant 2017 et Emmanuel Macron. Elle est l'œuvre de majorité successive mais elle s'est poursuivie sous les gouvernements récents avec environ 1 millier de postes supprimés depuis 2017. Ces 20 dernières années, il a perdu un tiers de ses effectifs.
C'est une situation qui a des conséquences dramatiques. Non, le gouvernement n'a pas décidé de changer de cap malgré l'urgence climatique, la crise de biodiversité ou l'augmentation des incendies en forêt et ce alors que l'alerte était claire. Dans son rapport de 2024, la Cour des comptes constate que l'ONF ne compte plus que 8043 agents fin 2023 en baisse de 12 % depuis 2013 et écrit je cite que les moyens humains de l'établissement apparaissent désormais insuffisants.
En 20 ans, globalement, faut compter qu'on a doublé la surface par personne à gérer. On aé à 800 hectares, maintenant on a 1600 et si on a 1600, on est plutôt à 3000. L'objectif de l'administration, c'est pas de défendre l'ONF en fait, c'est d'appliquer les consignes des ministères.
Et clairement les consigners ministères, c'est progressivement de mettre fin au services publics. Les budgets 2023 et 2024 programmaient encore la suppression de 95 équivalents temps pleins par an, une baisse finalement annulée sous la pression. Même retard sur le terrain réglementaire.
Le Sénat relevait dès 2022 que les taux de réalisation des obligations légales de débroussaillement, l'outil le plus efficace pour protéger les habitations, est souvent inférieur à 30 %. La loi de 2023 visait à renforcer la prévention contre le risque incendie, souvent mise au crédit de l'exécutif et qui est en réalité issu d'une proposition de loi sénatoriale et non d'un projet gouvernemental. Et il a fallu attendre juillet 2025, 2 ans après son adoption pour que la ministre annonce l'arrêté nationale destinée à harmoniser l'application du fameux débroussaillement dans les départements concernés.
Donc imaginez si même le volet le plus visible et le plus consensuel de sa stratégie, les avions n'a pas été tenu, le volet le plus efficace, la prévention et l'adaptation de la forêt a été lui carrément mis de côté. [musique] Là, on a évoqué le sujet de la lutte contre les incendies, mais c'est à l'image de ce qu'on fait nos dirigeants politiques ces dernières années. Ça n'a pas été à la hauteur des enjeux écologiques en dépit de ce qu'il raconte et ça se paix aujourd'hui en vie humaine, en arbres ou en animaux.
Le président en question Emmanuel Macron à l'époque revendique de s'emparer de ses enjeux avec son fameux discours Mor Planet Great again. Absolument. Et et donc pour moi, il a magistralement foiré cette opportunité qui lui était servie dans un alignement de planète rare.
On a perdu 10 ans qu'on aurait pu ne pas perdre. Et par ailleurs, le fait de vouloir continuer à jouer à l'ancienne économie avec les anciennes règles du jeu a pas marché puisque comme je l'ai dit tout à l'heure, le pays est en contraction économique réelle, en contraction physique réelle. Donc je suis triste, je me dis c'est dommage.
Ce mec là a pas compris l'histoire quoi. Il faudrait une émission de 8h pour décrire en quoi la politique d'Emmanuel Macron n'a pas été à la hauteur. Mais si on doit résumer, ce sont les institutions liées directement au gouvernement ou à l'État qui posent ce constat, pas uniquement les ONG et les associations.
Le Haut Conseil pour le climat, par exemple, créé par Emmanuel Macron en 2018, documente depuis h rapports l'insuffisance de l'action politique. Le tribunal administratif de Paris a condamné l'État pour une action climatique. Le Conseil d'État a ordonné par deux fois de prendre des mesures supplémentaires.
La Cour des comptes a chiffré le coût du renoncement et c'est l'inventaire national des émissions tenu par le site épa pour le compte du ministère qui a mesuré le déraillement de la trajectoire. La plus haute juridiction administrative française, le Conseil d'État ordonne officiellement et instamment au gouvernement [grognement] français d'en faire plus pour protéger le climat. La question n'est plus de savoir si la France connaîtra des pics à 50°.
Mais quand le Conseil d'État nous ordonne aujourd'hui d'en faire plus pour respecter les accords de Paris, mais a-t-on vraiment les moyens d'éviter le pire ? L'État français est condamné pour son inaction à la réduction de la pollution de l'air dans H8 zones en France. Une condamnation prononcée par le Conseil d'État qui laisse 6 mois au gouvernement pour agir s'il ne veut pas payer de lourdes amendes.
Après de nombreux avertissement, la sanction est tombée. L'État français [musique] a été condamné ce mercredi pour son inaction contre la pollution de l'air. Le Conseil d'État a rendu une décision inédite en imposant au gouvernement de payer 10 millions d'euros d'astreintes pour n'avoir pas pris les mesures suffisantes pour améliorer la qualité de l'air.
Cette somme record pourra être renouvelée dans 6 mois si rien n'est fait d'ici là. Bref, le bilan de la Macronie a été fait de renoncement voire de mensonge à l'image par exemple du dossier sur le glyphosate. En novembre 2017, le président s'engage sur Twitter à ce que l'usage de cette herbicide classé cancérigène probable soit interdit en France au plus tard dans 3 ans.
En janvier 2019, devant des citoyens réunis dans la drôme, il enterre lui-même sa propre promesse. Je vous dis, c'est impafable et saturer notre agriculture. Mais même en 3 ans, on fera pas 100 %, on n'y arrivera, je pense pas.
Le 4 décembre 2020, l'échéance dépassée. Il reconnaît je n'ai pas réussi et plaide un échec collectif. Comment faire confiance à quelqu'un qui ne tient pas ce pourquoi il a été élu ?
Ah non, j'ai pas changé d'avis. J'ai pas réussi. Vous n'avez pas réussi ?
J'ai pas changé d'avis. Je suis pour qu'on en sorte mais j'ai pas réussi. C'est un échec collectif.
En avril 2019, en clôture du grand débat national suite au mouvement des gilets jaunes, Emmanuel Macron s'engage à ce que ce qui sortira de la convention pour le climat soit voté au Parlement ou par référendum. En juin 2021, les 150 citoyens qui avaient été tirés au sort remettent 149 propositions. Imaginez le monde de demain dans une société plus vertueuse de l'environnement.
Voici la mission des 150 citoyens tirés au sort il y a un an pour former cette convention climat. Un format inédit en France directement issu de la contestation populaire des gilets jaunes entre 2018 et 2019. Je suis porté volontaire pour voilà pour une mesure qui va être difficile à faire passer mais je suis prêt à recevoir les tomates quoi.
C'est justement cette promesse du sans filtre qui donnait tout son pouvoir à la convention et aux mesures proposées par les [musique] 150 citoyens tirés au sort. Et pourtant, elle n'a pas été respectée. Et dans la loi climat, censé [musique] reprendre une grande partie de ces propositions, le gouvernement les a vidé de leur substance.
Alors, comment est-on passé de ça ? Et je vous confirme ce matin que j'irai au bout de ce contrat moral qui nous lit à ça. Les gilets jaunes ont accouché des merve, je suis plus réservé là-dessus.
Peut pas y avoir une irrecevabilité pour les uns et une recevabilité pour les autres. En fait, on vient chercher les citoyens pour le faire et voilà ce qu'il en sort. C'est pas acceptable.
Mais vous nous prenez pour des imbéciles. Au final, seul 10 % seront reprises sans modification et un/ers d'entre elles seront carrément abandonné ou dénaturé. Les rapports sur l'insuffisance de sa politique ont beau s'enchaîner.
Lors de l'entre de tours de la dernière présidentielle à Marseille, le candidat Emmanuel Macron a relancé la machine à promesse. La politique que je mènerai dans les 5 ans à venir sera donc écologique ou ne sera pas. 8 mois plus tard, les promesses sont loin derrière lui et il ose lancer une phrase qui va sidérer la communauté scientifique.
Qui aurait pu prédire la vague d'inflation ainsi déclenchée ou la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? En mai 2023, 1 an après sa promesse marseillaise, le président réclame publiquement, je cite, une pause réglementaire européenne en matière de normes environnementales. Nous, on a déjà passé beaucoup de réglementations en européen, plus que tous les voisins.
On est devant en terme réglementaires les Américains, les Chinois ou toute autre puissance au monde. On s'est donné les objectifs 2050 pour décarboner, réduire les phyos et cetera. Moi, j'appelle à la pause réglementaire européenne.
On ne va pas sacrifier la question environnementale à l'ône de l'enjeu économique. Enfin, c'est c'est une erreur fondamentale. Bref, encore une fois, il ne s'agit que de quelques exemples et dans cet article édifiant pour le journal Le Monde, le journaliste Stéphane Fouard décrit cette dynamique qui malgré tout, malgré les morts, malgré le désastre écologique continue, il rappelle que si la canicule a doublé la mortalité à domicile, le gouvernement Lecnu a déposé le 24 juin dernier un projet de loi qui doit remettre 700000 passoirs thermiques sur le marché locatif.
Début juillet, le premier ministre a dissou le groupement d'intérêts public Europe des projets architecturaux et urbains chargés de piloter des centaines de projets de recherche destinés à adapter le bâti et les territoires au climat de demain. Le fond vert censé financer l'adaptation des collectivités territoriales a été divisé par 3. Quant au plan concernant les arbres, n'en parlons même pas.
Est-ce que vous considérez que ce qui est derrière moi est une forêt ? Certes, il y a des arbres qui poussent vers le ciel, mais si on écoute ce qu'il y a au-dessus, il y a pas un seul champ d'oiseau. Si on regarde au sol, tu as des épines, un peu de mousse, mais quasiment pas de vie.
Alors, comment on en est arrivé là ? Bah, c'est simple. Il y a un moment où on a décidé d'industrialiser la forêt.
Le journaliste s'agace. Le débat politique semble se tenir dans un monde parallèle. La simple mise en regard des conséquences de la canicule avec les projets structurants de l'exécutif lié au climat produit un choc de sidération et d'irréalité.
Nous ne sommes plus seulement coincés dans une dystopie climatique, mais aussi dans un scénario de comédie noire où le grotesque le dispute à la farce hwélienne. Devant le constat d'une pénuie rampante de la ressource hydrique, ces élus ont ainsi voté sans trembler le 3 juillet la destruction pure et simple des principes qui fondent les instances de la démocratie locale de l'eau au bénéfice de quelques irrigants. On voit aujourd'hui la clientèle de certains supermarchés en venir aux mains pour emporter les derniers ventilateurs en rayon.
Que se passera-t-il quand c'est l'eau qui viendra à manquer ? Il se trouvera alors sans doute quelqu'un pour demander qui aurait pu prédire. Or, l'avenir n'est pas seulement prévisible, il est en train d'être écrit.
Or, cette question là pourrait symboliser les choix qui s'offrent à nous. Voulons-nous anticiper, acter le manque d'eau à venir par exemple et s'organiser pour optimiser ce qui reste, s'assurer que personne n'en manque pour ses besoins vitaux ou faire comme si cela n'allait pas arriver et le jour venu se battre pour être celui ou celle qui ne manque pas d'eau et des ressources qui en découlent comme la nourriture. Les transformations nécessaires à notre survie et à celle des écosystèmes sont profondes.
Elles ne peuvent pas se traiter en une émission sur internet. C'est une compréhension globale et sur tous les sujets que nous devons faire pour comprendre les rapports de force à l'œuvre et pour pouvoir faire les bons choix collectivement. Alors oui, la responsabilité politique dans ce que nous vivons est immense et on ne peut pas faire comme si l'écologie n'était pas politique.
Si vous voulez en savoir plus, si vous voulez comprendre les phénomènes en cours, cela fait plus de 5 ans que la rubrique écologie de Blast documente tout ça avec précision et il y a toute une série de vidéos encore d'actualité disponibles en ligne. sur l'impact des canicules sur notre corps. Il y a cette vidéo par exemple sur les responsabilités politiques et médiatiques.
Il y a toutes celle-ci et il y en a tout un tas d'autres sur l'attitude à adopter et sur les modes d'action que nous pouvons envisager. Même si on continue à entendre des choses parfaitement ahurissantes sur certains plateaux de télévision. Je comprends pas que cette dame puisse être ministre.
Enfin, c'est délirant. Et cette dame dit des bêtises qui sont grosses comme elle. Mon père s'est évadé quatre fois des camps d'Asie.
Il faisait très chaud aussi, surtout dans le four qu'on avait préparé pour lui. Bon, c'est invraisemblable. On est quand même capable de supporter ça.
Il est essentiel de rester informé sur ces questions, de ne pas lâcher face à la confusion que certains tentent d'installer sur les questions écologiques. Non, nous ne sommes pas tous égaux face aux conséquences du réchauffement climatique. Non, ce n'est pas une fatalité.
Et oui, nous y pouvons quelque chose. Tout n'est pas perdu. Beaucoup de choses restent à transformer et à construire.
Enfin, au vu de l'ambiance politique, il me semble essentiel de le rappeler, le racisme et la xénophobie sont un prétexte pour camoufler les véritables problématiques auxquelles nous faisons face collectivement, parmi lesquelles les incendies et les canicules vont occuper une place de plus en plus importante. Je vous laisse avec cette vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux ces derniers jours. Pendant que Marine Le Pen et Bardel aent des jets privés climatisé, les étrangers, ils font quoi ?
Benah il travaille sur 35°gr. Après ils disent quoi ? Problème c'est les étrangers.
H problème c'est les étrangers. Ouais on va voir si on va tous quitter la France. On va voir qui va travailler.
Viens viens bard posé le pavill à 35°gr. Tu vas voir ce 35°gr. Et tu vois mon slip il est mouillé.
La casquette elle est mouillée. de merde quelle vie de merde. C'est la fin de cette émission.
J'espère qu'elle vous aura plu. Je me permets un petit point de précision. Ma collègue Paloma Moritz qui anime normalement la rubrique écologie est absente depuis quelques mois car elle tourne et monte un documentaire pour le cinéma sur la démocratie en partenariat avec Blast qui va sortir en mars 2027.
Alors en attendant et surtout au vu de l'actualité, je m'occupe ponctuellement de cette rubrique avec d'autres à Blast mais c'est temporaire et elle revient à l'automne. En attendant, si vous avez trouvé cette vidéo utile, n'hésitez pas à la partager ou à la commenter. Et je vous rappelle comme toujours que nous sommes un média indépendant.
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Emmanuel Macron